jeudi 23 février 2017

La semaine de la mort qui tue



D'ici mercredi soir prochain, je dois:
- traduire 174 pages d'inepties et en relire 300
- constituer le dossier comptable annuel pour mon association de gestion agréée (soit réunir, remplir, photocopier  et envoyer 12 milliards de documents diverzévariés)
- assister à l'assemblée générale de ma copropriété - où nous sommes censés voter le ravalement de façade de l'immeuble, auquel s'oppose une bonne moitié des gens alors qu'il y en a vraiment besoin
- aller passer une radiographie et une échographie de mon épaule gauche dans une clinique à l'autre bout de Toulon
- retourner voir mon généraliste sans rendez-vous (compter 2 à 3h d'attente pour sa consultation libre, car il est très populaire)

Bizarrement, je me suis réveillée à 6 heures ce matin et je n'ai pas réussi à me rendormir. Je ne suis pas du tout stressée, pensez-vous. 

Mais bon, je sais qu'en m'organisant bien, en me levant un peu plus tôt et en buvant deux fois plus de thé que d'habitude, ça passera. Et qu'après, je vais me sentir hyper libre et soulagée. 

Au mois de mars, je fais un aller-retour à Paris en semaine pour le boulot; je pars quelques jours à Lisbonne avec Chouchou puis en Suisse pour fêter les 40 ans de Lady Pops. Et je commence à bosser sur le deuxième tome d'"Archer et Bennett" de Candice Fox, qui contiendra peut-être quelques scènes bien gore mais qui devrait être globalement agréable à traduire si je me réfère à mon travail sur le précédent*. Les jours seront déjà plus longs; j'aurai le temps et la motivation pour recommencer à sortir un peu. 

Tout ce qu'il faut, c'est serrer les dents une semaine encore malgré ma fatigue générale et mon bras douloureux. 

Je peux le faire. 

(Je crois.)




mercredi 22 février 2017

"Kimi no na wa" ("Your name")


Du réalisateur Makoto Shinkai, nous avions tous les deux adoré "The garden of words" et "Cinq centimètres par seconde". Aussi ne pouvions-nous que nous précipiter sur son nouveau long métrage, sorti au Japon en août dernier et qui a paraît-il battu les records d'affluence des anime du studio Ghibli. 

Mitsuha vit à la campagne. Sa mère est morte et son père a abandonné la prêtrise shinto pour devenir maire de leur petite ville, si bien que Mitsuha et sa soeur cadette sont élevées par leur grand-mère. La jeune fille ne rêve que d'une chose: s'en aller vivre à Tokyo. Voeu bizarrement exaucé lorsqu'un matin, elle se réveille dans la peau de Taki, qui vit seul avec son père et a une vie très occupée entre le lycée, ses nombreux amis et son boulot dans un restaurant italien où sa chef ne le laisse pas indifférent. 

Le lendemain, Mitsuha a réintégré son propre corps et sa propre vie, et Taki ne comprend pas quand on lui parle de son comportement étrange de la veille. Puis vient son tour de se réveiller dans la peau de la jeune fille. Quand ils se rendent compte qu'ils échangent ainsi leurs vies plusieurs fois par semaine, Mitsuha et Taki mettent au point des règles de comportement et un moyen de se tenir informés de ce que chacun a fait dans la peau de l'autre. Jusqu'au soir où une comète survole le Japon, et où l'histoire des deux jeunes gens prend un tour encore plus inattendu. 

Après une première moitié plutôt légère et amusante, "Kimi no na wa" bascule vers le drame fantastique. Son scénario original autant qu'émouvant nous a tenus en haleine jusqu'au bout. Mais surtout, le film est absolument somptueux sur le plan graphique. Les paysages et le traitement de la lumière m'ont coupé le souffle à maintes reprises. Comme a dit Chouchou, "les personnages pourraient ne rien faire d'autre qu'aller acheter le pain pendant 1h40 qu'on n'aurait pas perdu notre temps en le regardant". Si vous êtes fans d'anime, vous devez absolument le voir. Et si vous n'êtes pas fan d'anime, c'est le genre de film qui pourrait bien vous faire changer d'avis!



mardi 21 février 2017

Où je fais l'andouille au musée d'Ixelles


Le musée d'Ixelles, ce n'est pas juste cet endroit où nous allons pour voir des expos toujours très réussies, et où je reste systématiquement perplexe devant l'installation d'art contemporain temporaire de la pièce du fond. C'est aussi le lieu de résidence d'une statue pour laquelle j'ai eu le coup de foudre lors de ma première visite en juillet 2015, une femme nue figée dans une mouvement exubérant de danse ou de joie irrésistible. Du coup, c'est devenu une tradition: chaque fois, Chouchou me prend en photo avec elle. J'aime cette tradition idiote, et je me réjouis de voir ma collection de clichés similaires s'agrandir au fil des ans!


Juillet 2015
(Robe Emily & Fin, sandales Lune et l'autre)

Juillet 2016
(Robe Emily & Fin - mais une autre -, sandales Esska)

Janvier 2017
(Robe Anatopik, bottines Coqueterra, manteau récupéré à une troc party, écharpe fabriquée de mes blanches mains)

dimanche 19 février 2017

C'était la semaine où... (#7)




...dans la même journée, j'ai eu deux discussions enflammées sur Facebook: la première sur l'irréalisable union de la gauche française et la seconde sur les chauffe-épaules électriques. Il est bon d'avoir des intérêts variés.
...le prof d'aerial yoga nous a demandé de "devenir des T-shirts mis à sécher sur un fil au soleil". Et comme exceptionnellement, il faisait beau ce jour-là, je n'ai même pas pu faire de remarque sarcastique sur la météo belge.
...j'ai été bien contente de voir que la dame du Sin Street Food avait récupéré un camion en état de marche. Pour fêter ça, j'ai pris un Belixir à l'eucalyptus avec mon burger Big Sin.
...venant juste de voir que le premier tome de "La tour aux mille étages" était sorti en français, j'ai voulu envoyer un mail à l'éditrice afin de lui demander pour quelle date il lui faudrait le suivant. Et quand j'ai ouvert ma boîte, un mail m'y attendait justement: "Voilà le texte du tome 2, tu peux le faire pour le début de l'automne?". La synchro.
...j'ai rendu avec 15 jours d'avance la traduction d'un roman de SF jeunesse et appris qu'il y aurait non pas un, mais deux autres tomes dans le même univers. Chouette, encore du boulot sympa pour plus tard!
...dans un autre bouquin sur lequel je bosse en ce moment, un personnage secondaire déclaré mort depuis belle lurette au chapitre 40 est décédé la veille d'une crise cardiaque au chapitre 54. Zen, restons zen.
...j'ai passé un moment très agréable au bar du Dominican, à bouquiner devant un Lazy Red Cheeks (vodka, framboises fraîches, sirop de violette, citron vert).
...je me disais que pain + purée, ça devait quand même être bien bourratif, et j'avais raison.
...comme je manquais décidément de temps et de motivation pour aller chez le coiffeur, j'ai refait moi-même mon roux avec une colo de supermarché (L'Oréal Prodigy 740 Vermillon). Hé ben, ça donne pas mal du tout.
...j'ai aimé la déco du bar de l'hôtel Bloom, mais été super déçue par les cocktails: une demi-douzaine d'ultra-classiques, point. Et mon Cosmo n'était pas le plus inoubliable que j'aie jamais bu. Next!
...ma mère a enfin balancé son vieux PC pourri et bourré de virus pour investir dans un iMac. Je lui ai promis que ça allait lui changer la vie.
...j'ai été sidérée par le nombre de nanas qui nient l'existence même de la culture du viol (quand elles ne plaignent pas les pauvres petits garçons qui ont désormais bien du mal à trouver leur place d'hommes virils). On n'est pas sorties des ronces.
...un autre jour, à l'aerial yoga, il a fallu être une banane. Parfois, j'ai l'impression de suivre des cours de cirque à l'Actor's Studio.
...chez Marks & Spencer, j'ai craqué pour la plus chouette boîte à biscuits du monde, mais résisté (difficilement) à une bougie pamplemousse rose-gingembre.
...je me suis chamaillée avec Chouchou à propos de la note IMDb qu'il avait mise à l'excellent anime "Kimi no na wa": un 8 seulement, c'était bien mal payé!
...nous avons voulu aller bruncher au Grand Central et fui devant la salle bondée, le bordel général et le brouhaha ambiant.
...nous avons tenté de nous rabattre sur Hortense, où le brunch était un menu fixe composé de 4 plats salés dont un à base de chicons et l'autre de céleri-rave. Non plus, merci.
...en désespoir de cause, nous avons fini à l'Architecte où c'était toujours aussi bon et sympa que la première fois.
...à l'expo Pierre et Gilles, il y avait une minuscule mamie à canne hyper intéressée par tous les portraits d'homâpoâl (et ils étaient nombreux!).
...j'ai fait la troisième photo débile identique avec ma copine la statue du Musée d'Ixelles; d'ici quelques années, je devrais avoir une jolie collection.
...avec ses tableaux en papier brûlé, cette fois encore, la salle du fond et son installation d'art contemporain ne m'ont pas déçue.

samedi 18 février 2017

Be my stoemp, le hot-dog à la belge




Quand j'ai commencé à venir à Bruxelles il y a dix ans, une des premières spécialités culinaires belges que j'ai découverte, c'est le stoemp-saucisse. La saucisse, tout le monde voit ce que c'est. Et le stoemp (qui se prononce "stoump")? C'est une purée de pomme de terre mélangée à un autre légume; dans les versions les plus populaires, on trouve le stoemp carotte, le stoemp épinards, le stoemp chicon ou le stoemp poireau. 





Depuis quelques mois, un comptoir Be my stoemp a ouvert aux Halles Saint-Géry, et en plus de la version classique du stoemp-saucisse, il propose toute une gamme de stoempdogs à consommer sur place ou à emporter. Intriguée par le concept, j'ai accepté une invitation à goûter ça avec Chouchou. Nous avons mis pas mal de temps à nous décider: j'étais tentée par le Eyt végétarien (stoemp d'oignons caramélisés garni au tofu), et Chouchou par le De Salven (stoemp de céleri garni de moules et de crevettes). Histoire de goûter la partie saucisses, nous avons fini par opter pour des recettes un poil plus classiques et comportant néanmoins un petit twist: The Four pour moi (stoemp de carotte/coriandre, saucisse "Be Sun", yaourt nature, tomates, oignons rouges, zeste de citron), et Le Tout pour Chouchou (stoemp de carotte, saucisse "Be Mediterranean", sauce pesto, roquette, parmesan). Be my stoemp ne sert pour l'instant pas de boissons, qui sont à commander au bar voisin avant d'aller s'installer à l'une des tables au centre des halles - mais mon petit doigt me dit qu'ils proposeront une gamme de thés glacés dans quelque temps.





Verdict? Pour moi, l'association du pain et de la purée est un poil trop roborrative, mais les gros appétits y trouveront sûrement leur compte. Surtout, la saucisse comme la purée sont tout à fait excellentes (le pain aussi, d'ailleurs, à la française et bien croustillant). Une prochaine fois, je pense opter plutôt pour la version "normale", servie en boîte déjeuner métallique: on choisit un type de stoemp et un type de saucisse, qui seront accompagnés d'une salade pour seulement 8,50€ l'ensemble. Les gourmands et les curieux pourront préférer l'option dégustation: 3 stoemps et 3 saucisses. Enfin, il est même possible d'acheter juste le stoemp en jolies boîtes de conserve colorées pour le manger chez soi. 

Be my stoemp 
Place Saint-Géry 1
100 Bruxelles
Ouvert 7j/7 de 10h à 02h