mardi 23 janvier 2018

Où je démontre chiffres à l'appui qu'acheter son logement n'est pas toujours une bonne idée





Devenir propriétaire de mon logement dès que j'en aurais les moyens fait partie des rares principes inculqués par mes parents que je n'ai pas une seconde songé à mettre en doute avant de l'appliquer. Mieux valait rembourser 500€ chaque mois pour l'achat d'un appartement plutôt que de les jeter par la fenêtre sous forme de loyer, pas vrai?

...Non, pas vrai du tout, en fait. 

lundi 22 janvier 2018

La semaine en bref #3




Lundi:
Histoire de bien commencer la semaine, je réserve notre voyage à Paris de mi-mars (aller en Izy, retour en bus: plus long que le Thalys, mais à peine 32€ l'aller-retour par personne depuis Bruxelles), ainsi qu'une chambre dans un chouette hôtel à Aix-en-Provence pour mon escapade d'avril avec Isa.
 La Sofia, qui gère les droits issus du prêt en bibliothèque, envoie un courrier postal à tous les auteurs/traducteurs d'oeuvres collectives pour leur demander leur pourcentage sur ces dernières. Oui, parce qu'un mail, ça aurait été beaucoup trop rapide, sûr et économique. Là, le timbre de retour va me coûter plus cher que ce que je vais toucher sur des bouquins qui ne doivent plus se vendre depuis des lustres.
 Je voudrais bien tester la salle métro de The Game à Paris en mars, mais elle est déjà complète le week-end, et le vendredi avant 16h, tous mes amis bossent. Je suis frustration.
 Comment ça, minuit et demie, c'est pas une heure pour réorganiser mes placards de cuisine?

dimanche 21 janvier 2018

Où l'achat de nouveaux oreillers met mon féminisme à rude épreuve




En ce début d'année 2018, j'avais décidé de changer nos oreillers: d'abord, je les trouvais dégoûtants après plus de dix ans d'utilisation; ensuite, plusieurs des apparts Air B'n'B où nous avons séjourné possédaient une super literie qui m'avait fait fantasmer à mort: des draps en lin fin à Edimbourg (depuis, j'en ai acheté pour Monpatelin), des couettes individuelles divines à Oslo, et des oreillers de compète à Galway. Samedi matin, avant d'aller nous ravitailler au Delhaize Flagey, nous sommes donc passés à l'Univers du Sommeil avenue Louise. 

vendredi 19 janvier 2018

Les conversations absurdes #23


Nous sortons d'un resto italien où Chouchou a bu un demi-doigt de limoncello et nous plantons à l'arrêt de bus le plus proche. Comme il fait froid, je remonte le col de mon manteau pour y enfouir le bas de mon visage. 
CHOUCHOU: Tu ressembles à un baron Harkonnen.
MOI (vexée): Hein? Mais n'importe quoi! Une Bene Gesserit, à la limite, mais un baron Harkonnen! D'où tu sors ça?
CHOUCHOU (bredouillant): Un méta-baron. En fait, je voulais dire que tu ressembles à un méta-baron. 
MOI (sèchement): Tu es ivre, Sue Ellen. 

mardi 16 janvier 2018

"Be kind and be useful"




La semaine dernière, alors que je parcourais le bel album photo consacré à la présidence de Barack Obama, je suis tombée sur ce conseil de vie qu'il avait donné à sa fille aînée Malia: "Be kind and be useful". Autrement dit: "Sois bienveillante et rends-toi utile". En effet, je crois que c'est le mieux qu'on puisse demander à un être humain, le mieux à quoi chacun de nous puisse aspirer. Et si je fais mon propre bilan à l'aune de ces critères... Honnêtement, ce n'est pas brillant. 

J'ai toujours pensé que la vie n'avait pas de sens particulier, qu'on ne naissait pas pour accomplir quelque destin que ce soit et qu'on n'avait pas à justifier sa présence sur Terre. Personnellement, j'ai choisi de vivre pour moi-même, de ne pas avoir d'enfants et de ne me créer qu'un minimum de responsabilités afin de profiter au maximum des choses que j'aime: voyager, écrire, sortir. Etre aussi libre que possible dans les paramètres de notre société moderne. Faire le moins de mal possible autour de moi, que ce soit à la planète ou aux gens. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose que chercher à faire activement du bien. Et pendant très longtemps, ça m'a suffi. 

Oh, j'ai bien fait du bénévolat auprès des personnes âgées isolées quand j'étais plus jeune, mais assez vite, la patience et la tolérance m'ont manqué. Depuis, j'étouffe tous mes élans solidaires en me remémorant que je n'aime pas les gens - que j'aime l'idée de les aider dans l'absolu mais ne supporte ni leur présence physique, ni le fait de devoir interagir avec eux. Je ne suis même pas capable d'aller manifester parce que l'idée de me retrouver prise au milieu d'une foule m'oppresse atrocement. Du coup, je fais la seule chose qui ne me coûte guère: je donne des sous. Je m'achète, au sens littéral du terme, un peu de tranquillité de conscience. Oui, je sais, je pourrais aussi ne rien faire du tout. Mais j'ai de plus en plus honte de ne pas faire davantage alors que notre époque l'exige tant. 

Le problème, c'est que je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus sans que ce soit pour moi une contrainte à laquelle je chercherais tous les prétextes du monde pour me soustraire. Je n'ai pas élevé les grands esprits de demain. Je n'ai pas écrit de brûlot féministe ni de manifeste écologiste propre à éveiller les consciences. Je n'ai pas créé d'entreprise solidaire ou inventé de truc qui facilite le quotidien. Je ne travaille ni dans l'éducation ni dans la santé; je ne produis aucun bien de première nécessité. Je ne fais pas de politique dans l'intention sincère d'améliorer le sort des classes populaire et moyenne. Je ne suis même pas foutue de devenir coach pour transmettre ce que j'ai appris - je le partage sur ce blog, mais même s'il paraît que ça aide parfois certain(e)s d'entre vous, il ne s'agit jamais que d'un effet secondaire accidentel.

Alors, je cherche en quoi une quasi-quinquagénaire asociale et qui fuit les responsabilités comme la peste peut bien contribuer de façon positive à la société. Parce que j'ai trop conscience de ma chance pour ne pas ressentir de plus en plus le besoin de "rendre" quelque chose. Si je trouve quoi et comment, je vous fais signe.

(Quant à la bienveillance, je dois toujours écrire un billet dessus, poussez pas, ça arrive.)