mercredi 29 juin 2005

Le saviez-vous?

Tous les écureuils sont nés en mars.
(Donc tous les écureuils sont poissons ou bélier.)
C'est fou ce qu'on peut apprendre en feuilletant des revues chez le coiffeur...

mardi 28 juin 2005

Flemme

Flemme de scraper les photos du Japon.
Flemme de lire (je termine péniblement "The eight" de Katerine Neville et "House of leaves" de Mark Z. Danielewski, qui sont pourtant deux excellents bouquins).
Flemme d'écrire malgré les images plutôt intéressantes qui se sont bousculées dans ma tête ce week-end.
Flemme de chercher un DVD à louer ou une émission de télé potable (même pas réussi à regarder le premier épisode de "Dolmen" en entier - d'un autre côté, les séries de l'été sont de plus en plus nulles et je déteste quand les comédiens surjouent - et loupé par inadvertence les deux premiers de "Lost" que j'espérais pourtant depuis des mois).
Flemme d'aller balader sous un soleil de plomb.
Flemme de faire quoi que ce soit de productif à part bosser pour me débarrasser du maudit bouquin.
Flemme de me poser les bonnes questions.
Flemme de faire quelque chose de ma vie.

A bas la Freeboîte!

Saloperie de Freebox! Quand l'Homme a introduit cet artefact maléfique chez nous, il m'a promis monts et merveilles, que l'ADSL allait changer notre vie, etc. Résultat: je dois avoir un accès ininterrompu à Internet trois heures par jour, entre 2h et 5h du matin. Le reste du temps, c'est le petit serpent ou des coupures toutes les trente secondes. Ah pour sûr, ça a changé ma vie! Avant ça, tout fonctionnait plus lentement - mais au moins, ça fonctionnait.

dimanche 26 juin 2005

How can I live with your voice in my head

Pas touché terre ces trois-quatre derniers jours. Entre le maudit bouquin qui n'en finit plus, le début de canicule et les visions dans lesquelles j'erre éveillée, je ne suis qu'à moitié présente à moi-même - un peu comme si j'étais soûle, mais sans les effets agréables.

vendredi 24 juin 2005

Y'a des jours où il ne faudrait pas se réveiller

La transition du sommeil à la veille s'est fait si progressivement que je ne m'en suis même pas rendu compte. Et que j'ai poursuivi mon rêve.

Après la folle nuit que je viens de passer avec Morten entre Paris, Londres et Oslo... [J'étais en train de me présenter à son père et à ses frères quand j'ai réalisé que j'avais émergé, mais pour le fun, j'ai continué la soirée dans ma tête jusqu'après le dîner et le départ des gêneurs familiaux... Ca s'est fini sur une peau de quelque chose devant la cheminée, tant qu'à faire. Ben oui, il fait pas chaud en Norvège.] Après ça, donc, faut pas s'étonner que je manifeste qu'un enthousiasme moyen à l'idée de passer la journée devant un ordi et les pérégrinations d'un lépreux.

mercredi 22 juin 2005

Si j'étais célibataire...

...Je vivrais actuellement à Paris, à New York ou à Tokyo. J'apprendrais ou parlerais une autre langue, je sortirais beaucoup le soir, je mangerais et me coucherais à pas d'heure, j'aurais des tas d'amants juste pour le fun, je ferais des orgies de ciné en VO, d'expos et de spectacles en tous genres. Bref, je mènerais une existence plutôt rock'n'roll, et peut-être même que j'aurais matière à écrire un bouquin.

Au lieu de ça... Je crève d'ennui dans un petit bled; le mariage et les enfants sont la seule concession que je n'ai pas faite au cliché de la Française moyenne; les voyages c'est une ou deux fois par an et les sorties maximum une fois par mois si je vais à Paris; et je n'ai à raconter que des choses d'une banalité affligeante.

L'amour est une prison dont je suis à la fois la détenue et le geôlier.

Oui mais... Tous les soirs je m'endors dans les bras de quelqu'un qui m'aime et me respecte, et que j'aime et que je respecte.
Jamais je n'aurais pensé que ça puisse compter davantage pour moi que tout le reste.
En fait je ne suis toujours pas certaine que ça compte davantage pour moi que tout le reste.
Pourtant je suis là.
Vrai choix implicite ou simple lâcheté?

Remise à niveau

Finalement j'ai réussi à choper une place sympa pour le concert de A-Ha au Grand Rex le 14 novembre - je serai au premier rang du balcon bas, légèrement sur la gauche de la scène. Du coup je fais un stage intensif de remise à niveau en ce moment : DVD Live at Vallhall (ambiance un peu froide, on dirait que les membres du groupe s'ennuient...), CD "Memorial Beach" (très bien), "Minor earth major sky" (étrange, ne se prononce pas encore) et l'album solo de Morten Harket, "Wild seed" (étonnamment bon). C'est un peu quitte ou double: ou bien je retombe en adolescence ce soir-là, ou bien je me sens affreusement vieille et hors du coup. Faut voir.

mardi 21 juin 2005

Continuer, arrêter, se transformer?

Comme un certain nombre de bloggeurs "longue durée", je me heurte aujourd'hui aux limites de l'exercice.
A la base, "Le temps n'est rien" devait être une prolongation informatique et anonyme de mon journal intime.
Mais assez rapidement, j'ai tissé des liens épistolaires avec d'autres bloggeurs - par commentaires interposés, voire par mails ou par AIM.
Du coup, j'ai commencé à surveiller ce que j'écrivais.
Puis j'ai donné l'adresse à des gens de mon entourage, ceux auxquels j'avais envie de révéler une autre facette de moi.
Et la surveillance s'est encore resserrée.
Aujourd'hui, je me retiens d'exprimer ici la plupart de mes coups de gueule, de crainte qu'ils soient mal interprétés et se retournent contre moi plus tard.
Exit la fonction exutoire/introspection sans fard. Que reste-t-il?
- Un moyen pas très subtil de faire passer des messages à mes proches. Mais je ne suis pas timide au point de ne pouvoir le faire plus directement.
- Un endroit où consigner mes impressions sur l'actualité, les livres que je lis, les films que je vois. Un agenda amélioré, quoi. Moui... J'en tiens déjà un à côté.
- Une façon d'assouvir mon besoin d'écriture. Sauf que plus je découvre les blogues des autres, plus je prends conscience de mes navrantes lacunes sur la forme comme sur le fond.
Alors?
Donai yanen?

Message personnel

Je n'aurai peut-être pas d'explication à te fournir,
Pas de mots assez forts pour te réconforter.
Je ne pourrai sûrement que t'écouter,
Essayer de te comprendre et compatir.
Mais si tu as besoin de t'épancher, tu connais mon numéro
Loin des yeux, souvent ; près du coeur, toujours.

dimanche 19 juin 2005

Brochettes d'aïkidoka

Hier après le ciné, j'ai fait un tour chez Jean-Mi où les élèves de l'Homme avaient organisé leur repas de fin d'année - une cinquantaine de personnes assises autour d'une table longue comme on ne peut en trouver que chez un menuisier!
J'y suis allée surtout par curiosité, pour voir ce que devenaient les anciens et vérifier qu'il n'y avait pas de minette trop bombesque dans les nouveaux (asociale comme je suis, j'évite d'ordinaire ce genre de soirée comme la peste).
En fait, j'ai trouvé ça plutôt sympa, peut-être à cause du côté hétéroclite qui m'a rappelé un autre groupe que j'aime bien: il y avait des gens de tous les âges, de toutes les origines sociales et professionnelles, et qui pourtant s'entendaient super bien. L'ambiance était si chaleureuse et ça m'a presque donné envie de me remettre à l'aïkido. Presque.

"Les poupées russes" (2)

J'avais adoré "L'auberge espagnole", et tout le monde disait que la suite était encore mieux que l'original, si possible. Du coup, j'attendais vraiment beaucoup de ce film, et j'ai été plutôt déçue. D'abord il est "vendu" comme les retrouvailles 5 ans après de tous les étudiants dela coloc barcelonnaise; or la plupart d'entre eux n'apparaissent qu'à la fin et ont en tout et pour tout une réplique chacun. J'espérais un bilan de leurs vies respectives à l'aube de la trentaine, une sorte de patchwork européen pas forcément représentatif d'un point de vue statistique, mais permettant de confronter différentes attitudes et différents chemins.
Au lieu de ça, pendant deux heures, Xavier (Romain Duris) - à peine moins coincé et crispant que dans "L'auberge espagnole" - admire son nombril et s'interroge sur son incapacité à s'engager. On tourne en rond, et ça devient vite lassant. Et puis l'ensemble manque de continuité: dans la première partie, Martine (Audrey Tautou) et Isabelle (Cécile de France) sont omniprésentes, pour disparaître quasiment par la suite; dans la seconde partie, Xavier navigue entre Wendy et Celia; et dans la troisième l'accent est mis sur le mariage de William à Saint-Pétersbourg. On a l'impression que Cédric Klapish essaie de démontrer quelque chose, mais son scénario un peu bancal rate sa cible.
Restent quand même quelques scènes criantes de justesse (la confrontation entre Xavier le cynique nombriliste et Martine la militante anti-mondialisation), une ou deux trouvailles sympa (Xavier que l'on voit jouer du pipeau pendant qu'il essaie de baratiner son banquier ou ses clients) et surtout le rayonnement de Kelly Reilly que j'avais pourtant trouvée assez fade dans "L'auberge espagnole". Dans la vraie vie, aucun garçon n'aurait pu prendre son train après le discours qu'elle fait à Xavier sur le quai de la gare.

jeudi 16 juin 2005

L'Homme à la rescousse

7 heures à me prendre la tête sur une grosse vingtaine de feuillets de trad (pour trouver le résultat totalement bancal), plus encore 2 heures à remanier ces saloperies d'articles sans en être vraiment satisfaite... Hier était l'une de ces journées où j'ai envie de me frapper la tête contre les murs jusqu'à ce que mort s'ensuive, ou à défaut, de larguer mon boulot et de partir loin, très loin, là où je pourrais vivre de liberté et d'eau fraîche avec trois T-shirts pourris et un maillot de bain.

Et puis l'Homme est rentré tel Superman; il a sorti une bouteille de champ' du frigo et m'en a versé un plein verre à Bourgogne avec de la liqueur de framboise au fond.
Et puis un autre.
Et puis on a parlé - vraiment parlé comme on n'avait pas pris le temps de le faire depuis longtemps.
Et puis après j'ai eu un mal fou à m'endormir, comme toujours quand j'ai bu de l'alcool.
Et puis encore après j'ai re-passé une journée merdique au boulot, et ça risque de pas s'arranger pendant les semaines qui viennent.
Mais c'est pas grave, parce qu'hier soir l'Homme était mon héros :)

mardi 14 juin 2005

QCM

Pourquoi m'a-t-il fallu trois ou quatre heures pour pondre trois misérables articles de 1500 signes pièce?
a- parce que j'ai passé la moitié de ce temps-là à papoter sur Internet
b - parce que j'étais vraiment, vraiment pas inspirée par mon sujet (allez vanter les mérites d'auteurs dont vous n'avez pas lu une ligne!)
c - parce que j'ai désormais un regard plus "pro", plus critique sur ce que je fais et en suis donc moins facilement satisfaite
d - parce que mes facilités d'écriture suivent le même chemin que ma vue ou mes facultés d'adaptation: elles diminuent en vieillissant
e - all of the above

lundi 13 juin 2005

La dernière bourde de Madame Mère

Sachant que mes parents, et particulièrement ma mère, sont de grands angoissés, je leur téléphone vendredi après-midi vers 17h, dès que les infirmières m'ont remontée dans ma chambre après l'opération. Je suis encore complètement groggy, et l'usage des portables est interdit dans l'enceinte de la clinique, mais il ne sera pas dit que j'aurai laissé mes chers géniteurs se ronger les sangs pour moi.

Donc... Je compose le numéro de ma soeur, chez qui Père et Mère séjournent actuellement pour garder Attila pendant que ma soeur bosse à Londres. C'est Mère qui décroche.
- Allô? lance-t-elle, toute guillerette.
- Ouais, c'est moi, j'articule avec une voix d'outre-tombe.
- Oh, tu parles bizarrement, remarque-t-elle sur un ton insouciant. Qu'est-ce qui t'arrive?
- Ben... Je suis encore ensuquée, je grogne, irritée.
- Tiens! Comment ça se fait?
- Maman, je viens juste d'être opérée sous anesthésie générale!
- Ah oui, pardon, j'avais complètement oublié. Tu comprends, j'étais en train de jouer avec Attila...
Je vois. Je lâche deux-trois invectives dans le combiné et lui raccroche au nez. Et puis je coupe mon portable histoire de la laisser marner jusqu'au lendemain.

Le lendemain, ma soeur m'appelle et me dit que ma mère est prostrée en larmes sur le canapé depuis la veille. Mon père insiste pour que je lui parle. Admettons.
- Allô, ma chérie, je t'aiiiiiiime, sanglote-t-elle. Mais tu comprends, je ne vais pas bien du tout.
(Ca fait un an et demi qu'elle est en arrêt maladie, officiellement pour une dépression nerveuse, officieusement parce qu'elle ne veut plus travailler maintenant que mon père est à la retraite et qu'elle a un petit-fils à aller voir à Toulouse)
- Pitié, maman, me dis pas ça à moi! On vois bien que tu sais pas ce que c'est une vraie dépression.
- Mais en plus, je me suis cassé le coccyx, gémit-elle.
- Non, maman. Si tu t'étais cassé le coccyx, tu serais aux urgences en ce moment.
- Enfin je me suis fait très mal en tombant de la marche dans le couloir. (Elle baisse d'un ton et, avec des trémolos dans la voix:) J'étais au bord, j'arrivais plus à avancer ni à reculer, on aurait dit qu'une force maléfique me retenait...

La force maléfique, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. De lamentablement faible de caractère, ma mère est en train de virer barge à force de se laisser porter par les autres et de ne jamais se foutre des coups de pied au cul. Je ne culpabilise même plus pour la piètre opinion que j'ai d'elle. Oui, elle a des qualités, mais je méprise les gens volontairement dépendants, et je n'arrive pas à faire d'exception pour elle. Tout ce qu'elle dit et fait m'horripile. Sa manie de toujours réclamer des bisous alors qu'elle sait que je déteste ça. Sa façon de parler sans réfléchir et de raconter des conneries plus grosses qu'elle. Son laisser-aller. La seule chose qu'elle m'inspire, c'est "Dieu merci je ne lui ressemble pas!".
Je sais, j'irai en enfer.

dimanche 12 juin 2005

Je m'ennuiiiiiiie

Trois jours allongée sans pouvoir bouger, c'est pas aussi fun que je l'avais espéré. J'aime pas la télé. Les tomes 7 à 11 de "Mars" ne m'ont occupée que quelques heures hier après-midi, et le"Hitchiker's guide to the galaxy" de Douglas Adams ne m'a pas davantage enthousiasmée que la première fois où je l'avais lu dans sa traduction française, il y a une douzaine d'années. Il me reste bien une centaine de pages de "House of leaves", mais sur la fin je commence à trouver ça un peu indigeste, aussi génial que ce soit à la base. Me réjouir de la libération de Florence Aubenas et Hussein al-Hanoun n'a pris que deux ou trois minutes; manger les brochettes amoureusement préparées par l'Homme au barbecue, guère plus... J'ai presque hâte de retourner au travail demain.

"Mon âge" (1)

Les deux seules choses que m'aura apportées la lecture de ce bouquin, c'est:
1 - la réalisation que je ne suis pas aussi unique que j'aimerais le croire. Son romantisme mis à part, Camille Pouzol pourrait être ma soeur jumelle tant nous avons le même mode de fonctionnement, les mêmes réflexions, les mêmes convictions. Dans son auto-portrait de trentenaire, je me suis reconnue en à peine moins cynique et cabossée par la vie.
2- un renforcement de ma conviction que je ne serai jamais écrivain. J'aurais trop peur de n'arriver à produire qu'un bilan (plus ou moins déguisé) de ma vie jusqu'ici, comme le fait CP : avec un style agréable mais dépourvu d'originalité et un propos désespérément nombriliste. OK, j'imagine que beaucoup d'auteurs s'inspirent de leur vécu, de leur ressenti. Mais les bons sont capables d'aller au-delà, de transcender leur propre expérience pour pondre une histoire qui touche à l'universel. Ce n'est pas le cas de CP, et quelque chose me dit que ça ne serait pas le mien non plus.

samedi 11 juin 2005

Bilan post-op

Un trou dans le nombril pour la coelioscopie, deux dans le ventre pour les tuyaux, un dans la main gauche pour la perf', un dans le creux du bras droit pour la prise de sang et un dans la cuisse pour la piqûre anti-phlébite. My name is Passoire, Armalite Passoire.

jeudi 9 juin 2005

J'ai un aveu à faire...

Quand j'étais ado, entre ma période Iron Maiden/Scorpions et ma période Sisters of Mercy/Fields of the Nephilim, j'ai eu, tenez-vous bien... Une période A-Ha. Je sais, c'est épouvantablement banal pour une fille née au début des années 70. Je me suis même fait deux de leurs concerts avec Fleur - un aux arènes de Nîmes, assise sur la balustrade (voilà une fois où je me suis réjouie de ne pas être toute maigrichonne) et un à la patinoire d'Istres, au premier rang comme toute bonne groupie qui se respecte.

OK, je l'avoue, j'étais folle amoureuse de Morten Harket, mais c'est pas ma faute: il me rappelait Legolas. D'ailleurs j'écoutais "October" en boucle le soir dans ma chambre en lui écrivant des lettres mélodramatiques que, malheureusement, j'envoyais parfois (à Legolas, pas à Morten, hein).

Bref. Du temps s'est écoulé. J'ai continué à écouter mes trois Norvégiens régulièrement, et à penser que "Scoundrel days" était un des meilleurs albums pop jamais écrits. Mais je le criais pas vraiment sur les toits, hein - dans le genre "facteur coolitude zéro", autant avouer que j'étais fan... Je sais pas moi - des L5. Et puis il y a deux semaines, en surfant sur le Web, je suis tombée sur un méga site francophone dédié au groupe:
http://www.aha-fr.com/

Hallu! Morten, Pal et Mags continuent à faire de la musique - et de la bonne, même: il paraît que leur dernier album "tue des chats" (pour reprendre une expression lue récemment dans un bouquin dont c'est tout ce que je retiendrai). Mieux encore, des tas de gens très hype clament leur amour pour A-Ha: Raphaël, Coldplay... Vingt ans après, je vais enfin pouvoir sortir du placard et me précipiter au concert du 14 novembre au Grand Rex sans inventer un quelconque happening incontournable!

Sauf que non. Tout est déjà loué à part les strapontins, et entre ma myopie et mon mètre cinquante-quatre, si je ne suis pas devant c'est sans espoir. Tant pis, je me contenterai du DVD live et de l'album que j'ai commandés sur Amazon.

Day off

Comme d'habitude les jours où je ne me sens pas en état d'aller bosser, je culpabilise tellement que je finis par abattre un monde de corvées pour compenser. Ainsi vers 13h, après avoir trouvé la gendarmerie fermée entre midi et deux (note à moi-même: éviter de me faire braquer pendant le déjeuner, parce que personne ne viendra à mon secours) et le standard de mon éditeur désespérément muet, je me suis lancée dans une réorganisation de toute ma bibliothèque. Classer/ranger, ça doit être - avec lire! - le seul truc que je peux faire pendant des heures d'affilée, sans me rendre compte du temps qui passe et éventuellement en sautant un repas (les gens qui me connaissent savent à quel point cela relève de l'exploit pour moi; je dis toujours que je suis le chef de moi, mais la vérité, c'est que mon estomac est le chef de moi). Du coup, quand j'ai relevé la tête il était 16h30, et si je ne me bougeais pas j'allais de nouveau trouver porte close à la gendarmerie et à la Poste. Les finitions de peinture dans les WC, ça sera pour une autre fois... Là je viens de dévorer les tomes 4 et 5 de "Mars" et j'essaye de garder le 6 pour demain après-midi quand je me réveillerai à l'hosto toute seule, lâchement abandonnée par les miens.

mercredi 8 juin 2005

Hôpital, les questions sans réponse

- Pourquoi doit-on enlever son vernis à ongles avant une anesthésie générale? Pour se retrouver vraiment dans l'état de mocheté le plus absolu qu'on puisse imaginer?

- Pourquoi faut-il s'être abstenu de fumer depuis minuit la veille? Abstenu de boire et de manger, OK: j'imagine que c'est pour éviter de gerber dans son sommeil artificiel et de recréer l'effet overdose. Mais de la fumée qui s'attarde encore dans les poumons 12h plus tard... Si c'était le cas je ferais de sacrés économies sur mon budget clopes.

mardi 7 juin 2005

Star Wars 4/5/6, les questions sans réponse

- Comment un gars assez jeune pour n'avoir pas encore commencé ses études peut-il être le jumeau d'une fille déjà diplomate galactique au même moment?

- Comment se fait-il que Jabba ait triplé de taille et de volume entre les épisodes 4 et 6?

- Comment, dans l'épisode 5, Luke arrive-t-il à caser toute une formation de chevalier Jedi (ou presque) dans le temps qu'il faut à ses potes pour faire une petite course-poursuite dans une ceinture d'astéroïdes et rejoindre la cité dans les nuages? Ca doit être vachement plus facile qu'on ne le croit de devenir un Jedi! Je peux?

- Comment expliquer la négligence des responsables du doublage qui passent allègrement de "Jabba le Forestier" à "Jabba the Hutt" et d'"Etoile Noire" à "Etoile de la Mort"? Et qui, dans l'épisode 6, réembrayent sur le vouvoiement entre Léïa et Ian après que la première ait crié au second "je t'aime" à la fin du 5?

- Comment est-il possible que deux personnes qui s'expriment dans des langages différents arrivent à tenir des conversations entières sans intervention de C3PO (ou Z6PO in french in ze text)?

- Qui a pu penser que les Ewoks allaient apporter quelque chose au "Retour du Jedi"? (Réponse: sans doute le père du génie qui a créé Jar Jar Binks...)

Appréhension

Je me sens de plus en plus "de trop". C'était pas une bonne idée ce voyage, je suis sûre que ça va être une catastrophe et que je vais finir toute seule dans mon coin.

dimanche 5 juin 2005

Je réfléchis dans le TGV

En gros, être à droite, ça consiste à défendre le libéralisme économique et le conservatisme social - et par opposition, être à gauche, c'est défendre le conservatisme économique et le libéralisme social. Marrant, non?

To sum it up in just a few words...

I knew the day would come eventually where I had to shut myself off against being shut off. The best and worst thing about growing older is that you never get surprised any more.

jeudi 2 juin 2005

Des nouvelles de ma copine Fleur

On n'avait pas eu de contact depuis fin janvier je crois, hormis un laconique échange de SMS pour nos annifs respectifs en mars (ceci succédant à une longue tradition d'envoi de jolies cartes, parmi les seules que nous devons recevoir elle et moi). Je pensais que notre amitié s'était éteinte gentiment dans son coin - après une agonie de plusieurs années quand même.
Et ben non. Ce midi Fleur m'a appelée. En voyant son nom sur l'écran du portable, je me suis dit: "Ah tiens, elle doit encore avoir un truc qui va de travers". Mais j'ai décroché quand même, parce que j'étais de bonne humeur et que ça me rendait magnanime.
Aaaargh.
Une fois de plus rien ne va. Son boulot de jour la fait chier (elle me le dit depuis cinq ans mais n'en cherche pas d'autre pour autant), elle est crevée parce qu'elle donne des cours de danse tous les soirs (bénévolement en plus... trop bonne ou trop conne?), son ex l'a appelée pour l'insulter en apprenant qu'elle sortait avec un de leurs amis communs (alors que c'est lui qui s'était barré, genre l'été dernier) , elle a 8 kilos à perdre (et le front de me dire qu'elle est énorme alors qu'elle sait bien qu'avec 58 kilos pour 1,62m, elle fait le même poids que moi pour presque dix cm de plus) et un découvert abyssal. Qu'est-ce que je peux lui répondre à part que moi, ben tout va bien? D'ailleurs c'est ce que je lui dis à chaque fois, y compris quand ça ne va pas du tout. M'épancher au téléphone c'est pas mon style (sauf quand je viens juste de me faire tej par Eleven, pardon Autre Moi, j'ai encore honte!).
Mais comment puis-je me débarrasser de cette fille sans lui hurler qu'elle me fait chier? Je la connais: elle va se mettre à pleurer et à me dire qu'elle me trouve trop injuste, et je supporterai pas.

Une petite pensée pour Joraël...

...Qui écrit drôlement bien et qui traverse une épreuve pas facile en ce moment.
Allez donc découvrir son blogue, ça vaut le coup:
http://journal.skynetblogs.be/
Puis laissez-lui un mot d'encouragement par la même occasion, ça ne peut pas faire de mal.

mercredi 1 juin 2005

"Travaux (On sait quand ça commence...)" (3)

Chantal (Carole Bouquet) est une avocate bobo: habillée Chanel, proprio d'un appartement style haussmanien et néanmoins passionaria de la cause des sans-papiers. Afin de déloger un soupirant importun (Castaldi père) qui menace de s'incruster chez elle, elle entreprend quelques menus travaux et fait pour cela appel à l'un de ses ex-clients. Cette mise en application de ses principes va lui valoir bien des déboires: l'architecte voit beaucoup, beaucoup plus grand qu'elle, et ses employés sont tous d'irrécupérables - mais très attachants - "bras cassés".

Je ne sais pas trop ce qui m'a poussée à aller voir "Travaux". Je ne suis globalement pas fan de comédies, et je n'ai pas de passion particulière pour Carole Bouquet. Mais je suis bien contente de l'avoir fait, car j'en suis ressortie avec un grand sourire et une pêche d'enfer. Outre quelques trouvailles savoureuses (Chantal qui plaide en dansant, d'où une mémorable scène de hip-hop dans un commissariat), le film navigue joliment entre humour et émotion. On pourrait lui reprocher un côté politiquement correct s'il ne tapait pas toujours si juste, si vrai, et s'il ne mettait pas le doigt sur les contradictions inhérentes à nos "bonnes actions".

Exemple: Dans une scène où la famille et les ouvriers immigrés sont rassemblés autour de la table du petit déjeuner, Chantal jubile parce qu'elle a réussi à faire fermer un marchand de sommeil (vous savez, ces hôtels qui ont un accord avec les services sociaux pour héberger moyennant finances des familles en difficulté, dans des conditions souvent sordides). "Vingt euros par personne, à huit par chambre, non mais vous vous rendez compte?" s'indigne-t-elle très justement. Puis elle se tourne vers le jeune Noir assis à côté d'elle et lui fait remarquer qu'il a l'air crevé. "Mon hôtel a fermé, et mon cousin n'était pas là..." répondit-il simplement. Moralité: il a passé la nuit à la rue. On dit bien que l'enfer est pavé de bonnes intentions... [Cette scène tombe à pic en période de débat sur l'autorisation de louer les chambres de bonne de moins de 9 mètres carrés.]

Bref, la réalisatrice Brigitte Rouan prouve qu'avec des bons sentiments, on peut faire un film jubilatoire et dénué de mièvrerie.

"Travaux", c'est aussi un personnage de femme comme on aimerait toutes en être: énergique, généreuse, forte et fragile à la fois, qui ne perd jamais de vue l'essentiel et se bat jusqu'au bout pour ses idées. Et j'épouse le premier homme qui m'offre le manteau rose pétard qu'elle porte dans le film :)