samedi 29 octobre 2005

"Serenity" (3)

J'y suis allée parce que c'était un film de Joss Whedon et parce que quand j'ai donné le choix entre ça et "Les noces funèbres" à l'Homme, il situait déjà à peu près le second film - et soupçonnait qu'il n'y aurait ni poursuites en voiture, ni mitraillades et encore moins de fin du monde évitée in extremis.
Donc "Serenity", film dérivé "Firefly", une série de science-fiction soi-disant excellente mais rapidement et brutalement arrêtée pour d'obscures raisons (budget? audience?). Je n'en avais jamais vu un seul épisode et je m'attendais à une sorte de "Buffy dans l'espace". J'ai été agréablement surprise. D'accord, il y a bien une machine à tuer de sexe féminin, mais c'est une psychopathe qui met perpétuellement en danger ses compagnons. Elle est interpretée par une jeune actrice d'une grâce hallucinante, dont les scènes de combat ressemblent à de sanglantes chorégraphies. Les autres personnages ne sont pas trop caricaturaux (j'ai adoré la gentille méca qui réclame avec vigueur le droit de se mettre entre les jambes autre chose que l'engin à piles dont elle se contente depuis un an); et le secret qu'ils découvrent à la fin n'est pas, pour une fois, cousu de fil blanc. Pour le reste, c'est de la SF plutôt classique, bourrée d'allusions aux monuments du genre qui raviront les afficionados, et pas mal gore par moments.

jeudi 27 octobre 2005

Cultural gap

Reçu hier une carte de Noël des amis américains de l'Homme...
Mes amis français, j'ai de la chance s'ils m'envoient un texto le 27 décembre.

(Et merci de ne pas insinuer que la qualité de mes amis est inférieure à la qualité des amis de l'Homme.)

mardi 25 octobre 2005

Naïve je suis

Après un an et demi de lutte acharnée avec deux centres des impôts pour un simple changement d'adresse, je me croyais à l'abri de toutes les tracasseries "trésorpubliquiennes" pour un bon moment.
Que nenni.
Hier je reçois un papier m'invitant à régler mille euros (rien que ça!) de taxe professionnelle avant le 31 octobre... Alors que mon statut m'exempte de la payer et que j'avais déjà fait toutes les démarches nécessaires pour que cela soit pris en compte par mon ancien centre des impôts. Mais je suppose qu'à l'heure de l'informatique, c'est beaucoup trop demander que les différents centres se transmettent les dossiers entre eux, hein... Et puis c'est tellement plus drôle d'emmerder le contribuable.

dimanche 23 octobre 2005

La pensée du jour

"Qui domine les autres est fort.
Qui se domine est puissant."
- Lao Tseu

samedi 22 octobre 2005

"Alias" saison 4

Très déçue par les trois premiers épisodes que M6 a diffusés jeudi dernier... Combien de fois les scénaristes vont-ils nous faire le coup du "on prend les mêmes et on recommence"? Sans compter le coup de "Papa Bristow est un gentil... non, un méchant... non, un gentil... mais en vrai il est méchant... sauf qu'en réalité il n'a fait ça que pour protéger Sydney..." - ça devient super lassant à la longue. Quant à la révélation de ce que contenait le fameux dossier trouvé dans un coffre suisse, c'est vraiment du foutage de gueule! Les images du cliffhanger de la saison 3 montraient bien que les documents concernaient Sydney et pas sa mère. Je déteste ça quand les créateurs d'une série naviguent à vue, et que ça se voit.

mardi 18 octobre 2005

Drogue dure

Amis lecteurs, prenez garde aux Kinder Bueno! Sous leur emballage innocemment coloré se cache une drogue dure qui peut vous rendre accro dès la première prise et vous pousser à courir* au Casino le plus proche cinq minutes avant la fermeture pour fouiller fébrilement, de vos mains tremblant sous l'effet du manque, le rayon confiserie en quête d'un pack familial. Pour moi, il est trop tard, je suis déjà tombée dans la dépendance - mais vous, sauvez votre peau pendant qu'il en est encore temps!

*Vous qui ne courez jamais, sauf quand vous êtes poursuivie par une meute de loups affamés - chose plutôt rare en milieu urbain au XXIème siècle.

lundi 17 octobre 2005

Insomnie

Hier soir, coucher vers une heure du matin. Parce que marre de jamais aller au lit en même temps que l'Homme et de perdre le délicieux moment d'intimité ou je me niche sous son bras et lui colle mes pieds glacés sur les mollets.
Dix minutes plus tard, l'Homme ronfle doucement. Casse-Couilla nous rejoint et ne tarde pas à l'imiter de bon coeur. Moi, les yeux grands ouverts dans le noir, j'attends le sommeil en cogitant.
La première heure, je passe en revue le contenu de ma garde-robe et compose une foultitude de tenues stylées dans ma tête. Jusque là tout va bien.
La deuxième heure, je réfléchis à ce que je vais servir à mes invités pendant le week-end de la Toussaint; je dresse des menus faciles à préparer et qui plairont à tout le monde, puis j'enchaîne sur la liste des courses. Ca va encore.
La troisième heure, je répertorie mentalement tous les trucs dont je ne me sers plus et dont je vais me débarrasser par e-Bay. Mon inventaire est si poussé qu'il exhume des profondeurs de ma mémoire des objets dont j'avais totalement oublié l'existence (patins à glace, gants de boxe, bottes de moto...). Ca me fait patienter encore un peu.
La quatrième heure, je suis saisie d'une furieuse envie d'éventrer le chat avec les dents et d'utiliser ses boyaux pour étrangler l'Homme. Je prends mon oreiller et vais me réfugier sur le canapé du salon. Où je finis par m'endormir à cinq heures du matin.
A huit heures, l'Homme se lève, commence à ouvrir bruyamment les portes de placard et passe dans la salle de bains où il allume le sèche-cheveux pour le demi centimètre de tifs qui lui recouvre le crâne.
Si je n'avais pas été aussi fracassée, j'aurais probablement commis un pacsicide.

dimanche 16 octobre 2005

"Les frères Grimm" (1)

Boring, boring, boring. Terry Gilliam, un budget conséquent, une idée de base intéressante... J'attendais infiniment mieux de ce film. Mais le cinéma, c'est un peu comme la cuisine: parfois, tous les ingrédients sont réunis et la sauce ne prend quand même pas.

samedi 15 octobre 2005

Moi aussi j'ai un pouvoir magique

Chaque fois que je remue le nez (ou en l'occurrence la plume) pour essayer d'arranger les choses, je ne réussis qu'à les empirer.
Tu parles d'une arnaque...
OK, à partir de maintenant, j'hiberne. Absente et muette, au moins, je ne risque plus de commettre la moindre bourde.

Mon royaume pour un Zopiclone

Bossé comme une damnée cette semaine - des journées de huit heures ou pas loin, ce qui ne m'étais pas arrivé depuis... Pfiou, longtemps.
Mais aujourd'hui je suis sortie du bureau un peu plus tôt parce que j'étais à court de somnifères depuis une semaine et que je voulais absolument passer chez le docteur avant la fermeture du cabinet, histoire pas me retrouver en rade ce week-end.
J'ai juste oublié d'enchaîner sur l'étape suivante.
Me voilà donc en possession d'une magnifique ordonnance, à défaut de la boîte de cachets que je ne suis pas allée chercher à la pharmacie.
En même temps, elle est de la bonne couleur (blanche). Si je la découpe en confetti et que je dessine un trait au milieu, ça peut p'têt marcher.

mercredi 12 octobre 2005

A propos de la frustration...

Pendant longtemps, j’ai cru connaître le secret de l’équation des sentiments. Amour = amitié + désir. C’était simple et net, tout comme j’aime. Et puis quelques hommes (et femmes…) se sont chargés, parfois à leur insu, de me détromper. Ceux sans lesquels je ne pouvais pas vivre, mais dont je n’aurais jamais voulu comme copains tellement on avait peu de choses en commun… ou tellement je les méprisais sur un plan humain : amour et désir sans amitié. Ceux que j’adorais alors qu’ils me laissaient physiquement de marbre : amour et amitié sans désir. Et là, je suis en train d’expérimenter la dernière combinaison possible : amitié et désir sans amour. Ma théorie est définitivement fichue. Merci Eleven.

Bien sûr, je suis frustrée de penser que jamais je ne connaîtrai le goût de sa peau, ne verrai le désir assombrir son regard ni ne sentirai le poids de son corps sur le mien. Le plus simple aurait été de cesser tout contact pour ne pas me torturer. Mais non, j’ai accepté qu’il ne se passerait rien entre nous. Et je ne reviendrai pas à la charge – jamais, en aucune circonstance – car je ne veux ni gêner ni faire fuir Eleven. J’espère juste qu’un jour, on pourra rigoler ensemble de cette attirance à sens unique : je préfère mille fois tourner mes pulsions en dérision plutôt que de les ignorer.

En attendant, pour justifier l’exquise torture que sa proximité physique m’inflige à chaque fois, je savoure l’improbable amitié qu’Eleven m’inspire par ailleurs – et qui, avec un peu de chance, n’est pas, elle, totalement à sens unique. Je m’émerveille de l’affection, du respect et de la tendresse que quelqu’un d’aussi différent peut bien susciter en moi. J’aime sa vision des choses qui me pousse à regarder le monde sous un autre angle : un peu plus insouciant, un peu moins cynique. Nos discussions m’incitent souvent à me remettre en cause, à tenter de réapprivoiser le « côté lumineux de la Force ». A son contact, la vie me paraît presque simple. Pas forcément plus jolie, mais moins antagoniste. Je finis par me dire que, peut-être, c’est inutile de m’entêter à jouer les écorchées vives en crise contre tout, et ridicule de sombrer dans l’excès inverse - celui des apparences et de l’étourdissement par le consumérisme. Sans le vouloir et probablement sans le réaliser, Eleven m’apaise et me rend meilleure.

Et rien que ça, ça vaut largement la peine de supporter un peu de frustration.

dimanche 9 octobre 2005

"Entre ses mains" (2)

Ce film avait a priori tout pour me plaire, notamment ses deux acteurs principaux Isabelle Carré et Benoît Poolvoerde. Et puis non. La réalisation est molle, le personnage de Claire fallot, et j'aurais aimé comprendre comment et pourquoi Laurent est devenu un tueur en série. Ca faisait très longtemps que je n'avais pas traîné l'Homme au cinéma pour voir un de MES films, et "Entre ses mains" n'a pas dérogé à la règle: je me suis sentie tenue de m'excuser à la sortie.

samedi 8 octobre 2005

Elles m'énervent, mais elles m'énervent!


Les chansons qui me donnent envie de tirer des coups de pied dans l'autoradio:
- Honesty
- Everything I do (I do it for you)
- Killing me softly

Les pubs qui me donnent envie de sortir de la salle de ciné avant même le début du film, ou au moins de pousser le long hurlement déchirant du loup-garou un soir de pleine lune:
- Tercera d'Afflelou et sa pétasse de Muriel: "Ben où elles sont les deux autres?"
- Une banque dont je ne retiens jamais le nom (la Société Générale peut-être?), c'est dire l'efficacité du marketing: "Alors moi ni Eiffel Tower, ni flyboat, ni même les fleurs"

jeudi 6 octobre 2005

Alter ego cathodique

Jusqu'ici, j'avais toujours cru que je n'arriverais jamais à m'identifier totalement à un personnage de série télé.
Pendant ma période "Friends", j'étais un hybride de Monica (pour le côté folle du classement), de Rachel (pour l'addiction au shopping) et de Phoebe (pour l'anticonformisme).
Puis il y a eu "Sex and the city", où j'hésitais à me qualifier de Carrie (la fille qui collectionne les chaussures, et dont le boulot est de passer la journée chez elle à écrire), de Miranda (la cynique) ou de Samantha (celle qui a une libido débordante et fait très bien la différence entre sexe et sentiments). Par contre même en cherchant bien, je ne me trouvais pas le plus petit point commun avec Charlotte (bizarre, vous avez dit bizarre?).
Avec "Desperate Housewives", mon coeur balance entre Bree "je suis maniaque et je veux toujours tout contrôler", Gabrielle "je refuse d'avoir des enfants parce que je suis trop occupée à satisfaire ma petite personne" et Edie "Samantha bis".
Mais là, je viens de regarder la première saison de "The L word" pratiquement d'une traite, et j'ai enfin trouvé mon alter ego. Je suis Jenny: toujours en train d'écrire avec un style archi-pompeux, affectivement et mentalement instable, incapable de résister à ses pulsions parce que les sensations et les émotions sont ce qui la nourrit - et tant pis si elle fait du mal au gars gentil et pas tordu pour deux ronds avec qui elle a choisi de passer sa vie. Ouah. Vu de l'extérieur ce n'est pas un portrait très flatteur; d'ailleurs je trouve le personnage franchement tête à claque. Bien entendu, je préfèrerais être Shane - mamma mia! la gueule! le charisme! -, mais il faut que je m'y fasse: je suis une Jenny. Et ça me perturbe.

mardi 4 octobre 2005

Mais que diable allaient-ils faire....

Quand je suis arrivée à Paris vendredi en fin de matinée, il faisait 16° de moins que chez moi et il pleuvait.
Dans les grands magasins, j'ai jamais réussi à trouver les bottes que je cherchais, et Skechers n'avait pas non plus mes baskets dans la couleur que je voulais.
Au comptoir Mariages Frères, ils se sont trompés et ils m'ont filé du Nil rouge au lieu du Nil vert, mais je ne m'en suis aperçue qu'une fois rentrée chez moi.
En quatre jours, toutes les vitamines que j'ai absorbées devaient venir de la confiture que j'étalais sur ma brioche le matin. Le reste du temps, ça a été pizza, raclette et pannini.
Dimanche, on est s'est traînés jusqu'à Orléans pour voir un concert donné à l'occasion du 50ème anniversaire d'un petit bled, au beau milieu d'une brocante, sur le parking d'une école primaire. Si si. Et malgré ça, il y avait tellement de monde que j'ai tout juste aperçu le haut du crâne des filles, deux secondes par-ci par-là. Ah oui, et puis on s'est pris la pluie en attendant et on s'est gelés après.
Et j'ai quand même passé un week-end génialissime parce que j'étais avec les gens que j'aime, ceux qui transforment tous les plans galère en bons souvenirs. C'est un pouvoir magique assez rare mais vraiment chouette, et mes VIP, ben ils l'ont :)