vendredi 29 décembre 2006

Court-circuit

Et le prix du cadeau le plus drôle, le plus original, le plus neuf-kilos-en-dessous-de-la-vérité-actuelle revient aux VIP.

jeudi 28 décembre 2006

2006 dans le rétro*

* copyright Baud
Janvier : La crise « Eleven », qui couve depuis plus d’un an, atteint son apogée. Au terme d’une explication sur AIM, je décide de faire mon deuil et de me recentrer sur ma relation avec l’Homme. Dans la foulée, j’arrête de fumer du jour au lendemain, parce que j’ai besoin de faire quelque chose de positif et que j’y pensais depuis un petit moment. Succès immédiat et total, dont je suis la première étonnée.

Février : Juste au moment où je décide de travailler sur notre relation, l’Homme manifeste des signes de lassitude et de je-m’en-foutisme plus prononcés que jamais. J’ai le sentiment que cette année où j’ai eu le cœur ailleurs a réellement creusé un gouffre entre nous. Mais je veux croire que c’est encore rattrapable.

Mars : Après une tentative de week-end en amoureux à l’occasion de la sortie au Cerza avec la chouchoute et le reste de la family, l’Homme finit par avouer qu’il ne m’aime plus. Une semaine plus tard, je fête mes 35 ans à Paris avec les VIP. Anniversaire morose. Je n’ai qu’une envie : m’enfermer à l’appart’ pour pleurer.

Avril : L’inéluctable dégradation de mon couple se poursuit. L’Homme est de plus en plus absent dans tous les sens du terme. Je bois pour oublier et prend notamment une cuite mémorable pour l’anniversaire de la mère d’Autre Moi. Je me juge 100% responsable de l’échec de cette relation avec un être aussi parfait que l’Homme.

Mai : Je pensais attendre mon retour de vacances pour envisager la situation à tête froide, mais je n’y tiens plus. J’annonce à l’Homme que je m’en vais. Son absence de réaction me fait mal au cœur. Quelques jours pour déménager à l’arrache, puis décollage pour l’ouest américain avec les VIP. Voyage fabuleux, mais crevant et un peu gâché par le fait que je m’enferme tous les soirs dans la salle de bain pour pleurer. Il permet toutefois de marquer une vraie bonne coupure.

Juin : Je m’installe à l’appart’. J’achète une voiture (une Twingo vert chelou). Et pour fêter ma nouvelle vie de célibataire, je fais les 400 coups avec Etre Exquis dans la villa de l’Ecrivain Anglais. Le moral est bon, d’autant que j’ai repris contact avec Captain pendant les vacances. Je sais que c’est trop tôt pour me relancer dans une histoire potentiellement sérieuse, mais je ne peux pas m’en empêcher.

Juillet : Mois de canicule, émaillé de moments forts : d’abord une semaine à Nantes avec Captain, puis le concert de Toto avec David et enfin les 50 ans de mariage de Pierre et Jeanne, à Lyon avec une bonne partie de ma famille maternelle. Je suis toute fière d’avoir rebondi aussi vite et aussi bien, encore un peu triste mais plutôt sereine dans l’ensemble.

Août : Chouette week-end à Dunkerque avec les VIP pour l’anniversaire de Kris. Au retour, l’éloignement d’avec Captain devient vite intenable. A cran, j’ai du mal à me concentrer et mon travail (le tome 3 de Maudite Série) en souffre. Lorsque Captain arrive pour passer une semaine à la maison, la situation ne tarde pas à dégénérer. Et le jour où je le raccompagne prématurément à la gare, je découvre que l’Homme me trompait en fait depuis des mois. Effondrée, je pars à Toulouse pour panser mes plaies en famille.

Septembre : Mois de bouleversements familiaux. Sœur Cadette accouche de Cahouète, et mes parents déménagent dans la lointaine banlieue toulousaine. Mon moral est au 36ème dessous. Les VIP passent en coup de vent pour ce qui sera sans doute notre dernier concert des filles tous ensemble (à Cavalaire, avec une apparition éclair et poulpesque de Jailbait). Je commence deux correspondances assez intensives, avec mon éditeur A. et un blogueur que je fréquente de loin depuis deux ans et demi. La plus significative des deux, à long terme, ne sera pas du tout celle que je pensais.

Octobre : Nouveau séjour à Toulouse pour faire la connaissance de mon neveu tout neuf. C’est le coup de foudre. Parallèlement, je découvre la webcam et les joies du cybersex. Toute la retenue que je m’étais imposée ces dernières années saute comme un bouchon de champagne au contact de Hawk. N’y tenant plus, je file à Bruxelles pour le rencontrer en live. J’en reviens totalement chamboulée. Et pour marquer ce nouveau tournant de ma vie, je me fais piercer le labret.

Novembre : Hawk vient passer un week-end à la maison, quatre jours vertigineux. Trois semaines plus tard, c’est moi qui remonte à Bruxelles, où je rencontre plusieurs autres blogueurs lors d’une soirée d’anthologie. Une amitié instantanée et profonde naît entre Chou et moi. Quant à Hawk… C’est l’amour fou, celui qui ouvre des perspectives d’avenir insoupçonnées jusque là. Après cinq ans de totale inactivité physique, je me remets au sport en salle.

Décembre : Le mois commence par un week-end prolongé entre Paris et Bruxelles : concerts de X-tina et de Nolwenn avec les VIP, première de la pièce de Baud, spectacle de lumières sur la Grand-Place, ébats torrides en chambre et en salon. Mais je rame de plus en plus au boulot, et la frustration de l’éloignement est parfois insupportable. Elle se fait beaucoup sentir pendant les fêtes. Après un Noël en famille sympa, à Toulouse, je pars demain pour le Center Parks de Sologne avec les VIP histoire de finir l’année comme on l’a commencée (bien que pas au même endroit).

mercredi 27 décembre 2006

Power ranger family, fin



Mouah ah ah.
My work here is done.

Power ranger family, suite

Introducing: la marraine d'Attila, jamais la dernière pour faire des conneries.
Maintenant, faudrait que j'arrive à faire poser Père et Mère...

mardi 26 décembre 2006

Réorientation stylistique

[Attention, post de mauvais goût. You have been warned.]

Armalite dit :
en ce moment ma wishlist ressemble à un catalogue de sexshop haut de gamme
Armalite dit :
j'ai toujours acheté beaucoup de fringues et d'accessoires
Armalite dit :
mais depuis deux mois...
Armalite dit :
mes proches se demandent pourquoi ils ne me voient pas systématiquement un truc nouveau sur le dos
Armalite dit :
"tu as arrêté le shopping ou quoi?"
Armalite dit :
"hum non non c'est pas tout à fait ça..."
Phil H dit :
"mais mon shopping, c'est pas vraiment pour mon dos"
Armalite dit :
vala
Armalite dit :
"est-ce que mon cul rentre vraiment dans du 38?" est devenu "est-ce que du 30/8 me rentrerait vraiment dans le cul?"
Armalite dit:
c'est presque pareil mais pas tout à fait

lundi 25 décembre 2006

Power ranger family




Soeur Cadette et son mari travaillent dans la finance. Ce sont des gens tristes et aigris, qui ont perdu leur âme d'enfant et ne savent plus du tout s'amuser :)

La crèche de mon enfance




Mère l'a fabriquée pendant qu'elle était enceinte de Soeur Cadette, il y a donc un peu plus de trente ans. C'est une oeuvre d'envergure qui a occupé la famille pendant assez longtemps. Il a d'abord fallu trouver des accessoires crédibles aux rois mages: un coffret que Père a fabriqué de ses mains en clinquant de cuivre, un encensoir qu'il a mis des années à dégoter, et à ce jour, Melchior a toujours les mains vides de myrte - et non pas de mitre, n'est-ce pas Soeur Cadette ;) Chaque automne de mon enfance a été ponctué de longues balades dominicales en forêt pour trouver la mousse et l'écorce de chêne nécessaires à la confection du décor. Il paraît que je traînais les pieds et tirais la tronche un maximum, réclamant qu'on me laisse dans la voiture pour lire, voire qu'on m'abandonne sur le chemin pour y mourir car là vraiment j'en pouvais plus. Si jeune et déjà si peu branchée nature, tss tss. Bref. Quand Soeur Cadette et moi sommes devenues grandes, mes parents ont arrêté de "faire le sapin", mais ils ont toujours monté la crèche. Elle est présente dans tous mes souvenirs de Noël familiaux. Et bien partie pour figurer également dans ceux de la nouvelle génération.

dimanche 24 décembre 2006

Les joies du réveillon en famille

Attila: Bon alors maintenant on se met tous sur le canapé et on regarde Pôle Express et à la fin je pose des questions.
Moi, revenant en douce du bureau avec mon ordi sous le bras: OK OK.
Attila: Tatie tu joues pas à la console en même temps!
Moi: T'inquiète, Tatie est multitâches.
Soeur Cadette, qui me connaît bien (sur un ton ironique et en désignant divers endroits de ses vêtements): Une tache, deux taches, trois taches...

samedi 23 décembre 2006

Idée de cadeau pour Soeur Cadette

Un
pilon
pour
préparer
le
poulet
aux
noix
de
cajou
*
*
*
EDIT:
Moi: Ca y est, tes mains sont sur internet.
Soeur Cadette, fataliste: Mieux vaut mes mains que mon cul.
Moi: ...

Rapport du front

La brioche des rois au petit déj ça le fait très bien; Etre Exquis est un amour en toute saison et ça serait cool que Center Parcs vende des boules à neige souvenir; Autre Moi en Père Noël est... comment dire... enfin c'est à voir quoi; le Teoz était blindé de monde mais il fallait s'y attendre; j'ai pas vu passer le trajet parce que j'ai mis bien deux heures à adapter une chanson à la con pour le boulot (mais ça faisait longtemps que j'avais pas réussi à caser le mot "déréliction" dans une trad - on a les satisfactions qu'on peut); on se gèle grave les noix à Toulouse; j'ai attendu mon beau-frère devant l'hôtel Mercure attenant à la gare Matabiau où j'ai passé presque tous mes week-ends à m'envoyer en l'air pendant le premier semestre 1994; j'ai fait quatre grilles de loto flash au cas où l'univers voudrait se racheter pour ce qu'il m'a fait subir en début d'année (comment ça, "Hawk"?); Soeur Cadette trouve mon piercing affreux mais Père a décrété "ça va c'est pas trop gros comme clou"; je me suis roulée par terre avec Attila en lui faisant des chatouilles, tout va bien la tradition est sauve; Cahouète m'a copieusement régurgité dessus après que je lui aie filé son bib mais je m'en fous je l'aime d'amour; le meilleur beau-frère du monde m'a branché sur sa connexion wi-fi et je suis déjà en train de chatter avec Hawk; life is good and would be perfect if only he was here with me.

jeudi 21 décembre 2006

C'est la vie cui cui

(Juste parce que je ne me lasse pas d'écouter cette chanson; elle me fait vraiment mourir de rire... Comme tous les textes des Fatals Picards)
Tout a été créé super bien
Les animaux ont la bonne taaailleuu
Y a pas de chats de 700 kilos
(Ou alors, loin)
Les éléphants en plus petit
Y z'auraient été ridicuuuleuus
Et si les chèvres avaient trois pattes
Ca serait plus dur pour qu'on les en...
Qu'on les emmène dans les prés
Car après tout faut les distraire
Les chèvres ça a pas de télé
Les chèvres savent pas qui c'est
Francis Huster !!!
Les légumes ont un sixième sens
On a souvent vu des caroootteuus
Faire plusieurs milliers de kilomètres
Pour retrouver leur terrier, leur maître
(En semant derrière des petites crottes)
Il ne leur manque que la parole
Et aussi un peu le mouvement
Mais d'un autre côté c'est pas plus mal
Sinon on pourrait pas se les mettre...
Dans les casseroles à réchauffer
Si elles faisaient qu'à s'agiter
Ce serait pénible et pis galère
Rien à voir avec
Francis Huster !!!
Et c'est la vie, cuicuiiiiii
C'est un oiseau, un animaux
Et c'est la vie, cuicuiiiiii
C'est un oiseau un animaux
La nature elle est trés bien faite
On a toujours ce qu'on mériiiiteuu
Superman a fait le malin
Hé ben maintenant il a des roulettes
Le sport a plus l'air de lui plaire
Même dans le p'tit bain c'est galère
(Allez on pousse sur les bras là !)
Il flotte moins bien qu'un bidibule
Lui ce qu'il voudrait c'est qu'on l'en...
Qu'on l'emmène au gré du vent
Et puis voler au secours des gens
Et supprimer toute la misère
Et tant qu'à faire...
Stopper les guerres !!!
Et c'est la vie, cuicuiiiiii
C'est un oiseau, un animaux

Message pour Autre Moi II - La Vengeance



Mouah ah ah

La journée commence bien

Tirée du lit par un chat qui vomissait ses boyaux. Nettoyage des dégâts.

Toilettes pour pipi matinal. Constat: j'ai fui pendant la nuit. Et un bas de pyj à nettoyer à la main à l'eau glacée, un.

Préparation déjeuner. Pour le chocolat chaud, c'est 2mn20 ou 2m30 au micro-ondes?

...Apparemment c'était 2mn20.

Et aujourd'hui je dois faire le ménage à fond parce que demain j'aurai pas le temps et qu'après-demain je m'en vais. Et j'ai maaaaal partout parce que j'ai trop forcé à la gym hier soir.

Quelqu'un a vu ma coquille?

mercredi 20 décembre 2006

Message pour Autre Moi

Et me balancer des vidéos de concert toute la soirée en me disant "Pink est fabuleuse sur scène, t'aurais adoré!", alors que je suis coincée chez moi avec un lépreux et une connexion internet pourrie, c'est aussi une tradition païenne de cette époque de l'année, j'imagine? ;)

A l'attention des gens que j'aime...

...Soeur Cadette dont le mail lu ce matin au saut du lit m'a bien retournée pour la journée, mais aussi les amis IRL à qui j'ai donné l'adresse de ce blog à l'époque où je n'y écrivais que des choses inoffensives.
"Le rose et le noir" évolue avec moi. J'y parlerai encore de mes moments de blonditude qui vous font tant marrer, mais aussi, de plus en plus, de sexe, d'amour et d'opinions pas très politiquement correctes. Parce que c'est ce dont j'ai besoin et envie en ce moment. Si ça vous choque ou vous blesse, merci d'arrêter de me lire. Mon propos n'est absolument pas de vous heurter. Je veux juste m'exprimer et ce, dans tous les domaines et sur tous les sujets qui me tiennent à coeur. Mais vous avez le droit de ne pas vouloir entendre n'importe quoi de ma part. C'est facile: il suffit de ne plus passer ici.

69 things I love about you

J’aime ton regard si intense qui vire du noisette au noir selon ton humeur ; j’aime que tu aies une vraie gueule ; j’aime le creux de ton cou – blanc, doux et chaud ; j’aime la largeur de tes épaules ; j’aime les poils sur ton torse ; j’aime la peau satinée de tes flancs ; j’aime ton ventre que je trouve émouvant ; j’aime la rondeur de tes fesses dans lesquelles j’ai toujours envie de mordre ; j’aime ta façon de te tenir, mi-arrogante mi-hésitante ; j’aime tes soi-disant pattes de chien qui me caressent si bien ; j’aime l’habileté de ta langue ; j’aime ta queue quand elle s’enfonce en moi ; j’aime ta voix quand elle est cassée par le désir ou par l’amour.
J’aime ton manteau noir quand il vole un peu derrière toi comme les ailes de l’oiseau de proie dont tu as le profil et le surnom dans mon univers ; j’aime ta façon de porter le jean ; … et le pantalon en cuir ; j’aime tes combat boots de warrior urbain.
J’aime que tu lises ; j’aime que tu aies besoin d’écrire autant que moi ; j’aime quand tu parles de cinéma avec des tremolos dans la voix ; j’aime que tu prennes des photos à tout bout de champ, et j’aime me trouver vraiment belle sur certaines d’entre elles ; j’aime ta sensibilité artistique tous azimuts ; j’aime que tu sois attentif aux détails ; j’aime que tu aies le goût de la mise en scène et des décors recherchés.
J’aime que tu sois bisexuel parce que ça signifie que tu ne laisses personne te dire ce dont tu dois avoir envie ou pas ; j’aime que tu n’aies pas ou très peu de tabous ; j’aime que tu sois prêt à me caresser n’importe où, y compris en extérieur et en public ; j’aime que tes films X préférés soient aussi classe et bandants ; j’aime que tu aies une vraie culture de l’érotisme et de la pornographie ; j’aime que la confiance que je te porte fasse fondre toutes mes réticences antérieures comme neige au soleil ; j’aime que tu me fasses mal ; j’aime que tu aies trouvé mon mode d’emploi aussi facilement, et j’aime que tu t’en serves souvent ; j’aime qu’on puisse inverser les rôles au lit ; j’aime que tout un monde sensuel que j’osais à peine fantasmer s’ouvre à moi par la seule grâce de ta présence.
J’aime que tu sois si attiré par la culture japonaise ; j’aime qu’on soit déjà en train de prévoir un grand voyage ensemble ; j’aime t’imaginer intrigué, amusé, ému, stupéfait par les choses que tu découvriras à mes côtés là-bas ; j’aime que tu t’investisses autant dans ce projet d’un point de vue affectif ; j’aime penser aux albums somptueux que je ferai avec tes photos.
J’aime ta ville, cette petite capitale européenne grouillante de vie où les gens sont si gentils ; j’aime que notre histoire fasse de moi une nomade sentimentale ; j’aime autant que je hais la distance qui nous sépare car elle sert de garde-fou à notre passion ; j’aime que tu me fasses découvrir tes endroits, et j’aime enrichir l’histoire des miens en t’y inscrivant à l’encre indélébile ; j’aime l’idée que des lieux que nous ne connaissons pas encore deviendront un jour « les nôtres ».
J’aime que tu aies attendu d’être sûr de toi avant de me dire « je t’aime » ; j’aime ne jamais douter de ta sincérité ; j’aime que tu sois romantique et cru tour à tour, voire en même temps ; j’aime que tu me montre tes sentiments ; j’aime que tu les exprimes publiquement à travers ton blog ; j’aime les mots que tu utilises pour parler d’amour, pour parler de moi, pour parler de l’amour que tu as pour moi ; j’aime que tu te dévoiles si intimement et considère ça comme le cadeau le plus précieux que tu puisses me faire : toujours être toi avec moi.
J’aime avoir une influence positive sur toi, que mon amour te rende plus fort ; j’aime que tu sois une source d’inspiration pour moi, que tu me donnes envie de régler une fois pour toutes les problèmes que je traîne depuis des années ; j’aime avoir autant de choses à dire et à écrire sur toi ; j’aime que tu décuples ma créativité globale ; j’aime que tu me bouleverses à un niveau fondamental.
J’aime que tu aies Barbapapa pour avatar ; j’aime que tu l’utilises pour faire des photos drôles et attendrissantes ; j’aime que tu aies gardé une âme d’enfant et qu’elle contrebalance si bien ton côté obscur ; j’aime quand tu ris comme un môme joyeux.
J’aime que l’on puisse parler de tout ensemble, du plus léger au plus grave ; j’aime qu’on ait tous les deux un passé de rôlistes et pas mal de références culturelles un poil marginales en commun ; j’aime qu’entre nous le sexe et la conversation fassent si bon ménage ; j’aime que la parole écrite et orale tienne une place si importante dans notre histoire. Mais par-dessus tout, j’aime la conviction qui t’habite quant tu parles d’avenir avec moi alors que ça ne faisait pas du tout partie de tes plans à la base. Ca ne m’était jamais arrivé. J’aime qu’avec toi, tout soit possible et rien ne soit interdit.

mardi 19 décembre 2006

De la frustration et de ses effets nuisibles sur le romantisme

Hawk dit :
je vais bientôt me taper la tête sur les murs
Armalite dit:
ah moi c'est pas la tête le problème ^^
Armalite dit :
en même temps se taper la chatte sur les murs c'est moyennement pratique
Hawk dit :
en effet, de plus ça fait ventouse

Be careful what you wish for...

Apparemment la question de Noël va se régler d'elle-même de la façon la plus radicale qui soit. Je vais sans doute être obligée d'annuler mes vacances en famille et mon réveillon entre potes pour la bête raison que je n'ai personne qui puisse garder mes chats. Etre Exquis a manifesté son agacement d'être sans cesse sollicité (ce qui se comprend, je passe ma vie en vadrouille), ma voisine part chez ses enfants dans le sud-ouest (saleté de vieux, on peut même pas compter sur eux), aucune garderie ne me les prendra car leurs vaccins sont périmés (oui, oui, je sais, j'aurais pas dû laisser filer) et il est hors de question que je fasse appel à l'Homme ce chacal. Je cherche encore une solution, mais ça me paraît fort mal barré :(
EDIT: J'ai appelé Etre Exquis avec une voix d'outre-tombe. Il m'a dit qu'il n'y avait pas de problème, qu'il s'occuperait de mes chats, que j'allais quand même pas renoncer à mes vacances pour si peu. Si quelqu'un a une idée de chouette cadeau qui signifie en substance: "You're my hero", je prends.

Comme Manu

Extraits d'une interview d'Emmanuelle Béart parue dans le dernier numéro de Biba:
-->Mes lieux de vacances
1. La Belgique. "Pour les bottes en caoutchouc, la pluie, les feux de cheminée, les escargots... Et surtout pour les Belges, leur gentillesse, leur convivialité."
Comme elle dit la dame. Même si je sais pas trop de quels gastéropodes elle parle. Ceux en chocolat qui auraient migré depuis la Bourgogne à l'approche des fêtes, ceux que je n'ai pas repérés dans la carte des restaurants (en même temps jusqu'ici j'ai fait qu'asiatique et italien), ou ceux que je n'ai pas vus se promener dans les rues de Bruxelles?
-->"J'ai une passion pour les chaussures. J'adore Free Lance (...). J'en ai tellement que je ne sais pas où les ranger. Et avec mon petit 35, je ne peux les donner à personne."
Si. A moi, à moi, à moi! *sautille sur place en agitant la main en l'air* Si par hasard tu avais une paire de mes boots noirs que je traîne partout, mais la version en peau retournée beige façon Camarguaises basses, ce serait parfait. D'avance merci.

Réponse à Baud...

...Et à tous les gens qui me demandent sans cesse : "Alors, quand est-ce que tu écris un livre?"
"Il ne faut pas s'astreindre à une oeuvre, il faut seulement dire quelque chose qui puisse se murmurer à l'oreille d'un ivrogne ou d'un mourant." (Cioran)

lundi 18 décembre 2006

Je confirme

Les pommes dauphine, ça ne fait absolument pas passer l'envie de frites.

Nowel

Je l'ai déjà dit dans ce blog (et dans son prédécesseur probablement): Noël m'emmerde. Et pas juste parce que c'est une période riche en mauvais souvenirs pour moi. Je déteste les festivités obligatoires, le côté grand-messe de la consommation. Se ruer dans les magasins avec le reste du troupeau bêlant*, envoyer des cartes de voeux à des gens qui ne répondent jamais, tuer un pauvre arbre qui se vengera en semant des aiguilles que l'on retrouvera incrustées dans la moquette jusqu'au 31 juillet, bouffer jusqu'à la nausée et devoir afficher une humeur joviale de circonstance... Si quelqu'un peut m'expliquer en quoi c'est une façon cohérente de célébrer la naissance de Jésus et les valeurs chrétiennes, je suis preneuse.
Ca tombe bien pour mes mômes que j'en aie pas, parce que j'aurais jamais accepté de leur mentir en leur faisant croire au Père Noël. J'ai pas beaucoup de souvenirs de mon enfance, mais je me rappelle avoir eu méchamment l'impression que les adultes me prenaient pour une bille avec leur histoire de gros bonhomme qui avait le temps de faire le tour de la Terre en une nuit et qui passait par la cheminée pour déposer des cadeaux sous le sapin alors que dans notre immeuble le truc le plus approchant c'était le conduit du vide-ordures. Personne a eu besoin de m'expliquer que ça existait pas; un jour vers 4 ans et demi j'ai déclaré à ma mère que c'était juste pas possible. Si j'avais un gamin, je voudrais ne jamais le prendre pour un con. Et aussi lui épargner le jugement des autres sur les jouets sexués, "les poupées c'est pour les filles et les voitures pour les garçons". Autant dire qu'il m'en voudrait sans doute à mort de lui fabriquer une enfance aussi décalée.
Bref. En même temps, je peux pas zapper complètement le truc sous peine de passer encore pour une qui veut faire son originale à tout prix. Coup de bol, ma famille est assez soft de ce côté-là. On a arrêté les cadeaux entre adultes ; on se fait une bouffe festive mais raisonnable le soir du 24 et basta. Depuis quelques années, on réussit même à esquiver la bûche traditionnelle de Mère (imaginez le truc le plus écoeurant du monde, rajoutez encore un peu de beurre et de sucre et vous y êtes presque; c'est pas un dessert au chocolat mais une bombe au cholestérol). Honnêtement, la seule chose qui m'importe en cette fin d'année c'est de voir les gens que j'aime et de tourner la page de 2006**.
*Alors que je peux m'y ruer en toute tranquillité le reste de l'année!
**Pour attaquer celle de 2007 qui est déjà blindée - voir post précédent.

En équiliiiiibre comme sur un fiiiiil...

Reçu les bouquins que j'attendais pour boucler mon planning 2007. Tout rentre. De justesse. Le boulot, les deux voyages, les week-ends en amoureux. C'est pas le moment que mon système immunitaire en béton me lâche, moi j'vous l'dis. Ni que je me casse un bras (je ne fais plus d'arts martiaux ni de moto et ne skie pas, donc les risques sont limités; néanmoins, ne sous-estimons pas ma maladresse congénitale).
C'est marrant, quand j'ai commencé à bosser en free lance j'aurais adoré avoir du taf sûr pour les 12 ou 18 mois à venir. A l'époque j'enquillais une vingtaine de poches par an; j'étais une machine à débiter du texte en français. Au fil du temps, mon indolence naturelle s'est accentuée et mes priorités ont radicalement changé. Mais même si j'apprécie la sécurité dont je bénéficie aujourd'hui, quelque part elle m'emmerde. Elle ne laisse la place à aucune surprise, aucun défi professionnel. C'est ailleurs que je dois désormais chercher mon adrénaline, l'indispensable stimulant qui me donne envie de me lever le matin (après que le réveil en position snooze ait déjà sonné 5 fois - oui, je suis lente à la détente).

dimanche 17 décembre 2006

L'excessive

Je n'ai pas d'excuse
C'est inexplicable
Même inexorable
C'est pas pour l'extase
C'est que l'existence
Sans un peu d'extrême
Est inacceptable
Je suis excessive
J'aime quand ça désaxe
Quand tout accélère
Moi je reste relax
Je suis excessive
Quand tout explose
Quand la vie s'exhibe
C'est une transe exquise
Y'en a que ça excède
D'autres que ça vexe
Y'en a qui exigent
Que je revienne dans l'axe
Y'en a qui s'exclament
Que c'est un complexe
Y'en a qui s'excitent
Avec tous ces "X" dans le texte
Je suis excessive
J'aime quand ça désaxe
Quand tout accélère
Moi je reste relax
Je suis excessive
Quand tout explose
Quand la vie s'exhibe
C'est une transe exquise
Je suis excessive
J'aime quand ça désaxe
Quand tout exagère
Moi je reste relax
Je suis excessive
Excessivement gaie
Excessivement triste
C'est là que j'existe
Mmmm, pas d'excuse
Pas d'excuse
- Carla Bruni

Spectaculairement improductif

Pendant que certains allaient voir Johnny à la Cigale, faisaient leur shopping de Noël à Paris ou travaillaient à l'élaboration de leur prochain blog, je n'ai pratiquement rien foutu de mon samedi. Un pauvre coup d'aspirateur dans ma chambre (alors que tout l'appart' aurait eu besoin d'un grand ménage). Le rangement de mes trois dernières lessives. Deux pages de scrap. Une (une!!!) page de trad alors que j'en avais prévu 14. Ah oui, et puis j'ai regardé le pilote de "Six feet under" auquel je n'ai pas accroché du tout malgré les recommandations de nombre de gens de mon entourage. Et envoyé plein plein de textos. Et préparé mon sac pour les vacances de Noël, durant lesquelles je vais devoir bosser pour cause de fainéantise aiguë préalable. Oh joy.

samedi 16 décembre 2006

Lewis Trondheim au Japon

Dans le dernier "Carnet de bord" de sa série qui en comprend 4, Lewis Trondheim relate d'abord un voyage à la Réunion (hello Autre Moi), puis un séjour au Center Parcs de Sologne (hello le reste des VIP), et enfin un déplacement professionnel au Japon (hello toi que j'*heart*). Je vous livre une de ces constatations vachardes et pourtant pertinentes dont il a le secret:

"C'est pas un pays étranger, c'est une planète lointaine. Nos moeurs et notre naturel doivent être pour eux le comble de la vulgarité. Au Japon, il y a 5 façons de s'adresser à quelqu'un. Chez nous, deux. Chez les Américains, une. Chez les vers de terre, zéro."

vendredi 15 décembre 2006

Si quelqu'un a la moindre idée de ce dont je parle...

Armalite dit :
ce qui me fait penser que je ne retrouve pas messe pour les temps présents sur le site d'iTunes pffff
Hawk dit :
gni? (je suis inculte en ce domaine)
Armalite dit :
morceau de pierre chéplukomen remixé par chépluki
Armalite dit :
facile de chercher avec ça, tiens....
Hawk dit :
mdr
Armalite dit :
en plus c'est peut-être messe pour les temps futurs en fait
[EDIT 1: ou messe pour les temps modernes]
[EDIT 2: henri, pierre henri. je crois]

Sport en salle ou sport en chambre?

Finalement, propre et crevée, c'est presque aussi bon que sale et survoltée. Et ça a un immense avantage: je peux le devenir en faisant à peine 5 ou 6 kilomètres plutôt que 1054.

La minute anar

Temps moyen d'une visite constaté chez mon généraliste consciencieux, depuis sa salle d'attente où j'ai passé de trèèèèès longues heures ces dernières années: 20 mn.
Prix d'une consultation, récemment réévalué par la Sécu: 21 euros.
Donc mon généraliste, qui a fait 7 ans d'études et qui est responsable de la santé de centaines de personnes sur ma commune, gagne en gros 63 euros brut de l'heure.
A titre d'exemple, le bouquin sur lequel je bosse actuellement avec un enthousiasme modéré (ceci est un doux euphémisme) me rapporte dans les 120 euros brut de l'heure. Et, oui: je trouve normal de toucher ma part du fric que les romans que je traduis rapportent à mon éditeur. J'ai bossé pour en arriver là, je n'ai bénéficié d'aucun piston, je ne vole personne. C'est la conscience parfaitement en paix que j'encaisse mes chèques.
Mais quand je vois les salaires des enseignants ou des professionnels de la santé, je ne peux pas m'empêcher de penser que quelque chose ne tourne pas rond dans une société où éduquer les gens et leur sauver la vie est moins bien considéré que le fait de raconter des petites histoires de dragons et de magiciens.

Projet "get my sleep back" - étape préliminaire

11h30: Je pénètre dans la salle d'attente de mon généraliste. Comme d'habitude, elle est bondée. Mais cette fois, j'ai prévu le coup et emporté de la lecture en retard histoire de joindre l'utile à l'agréable.
13h40: Je ressors du cabinet de mon généraliste avec une attestation d'aptitude au fitness et surtout... une ordonnance pour aller voir une spécialiste du sommeil qui bosse dans un hôpital de la ville voisine.
14h15: A peine rentrée chez moi, je m'empresse de chercher le numéro de l'hôpital B. dans les pages jaunes. Mauvaise nouvelle: l'hôpital B. n'existe pas. Lecteurs lecteuses, après le garage fantôme, Armalite a l'honneur de vous présenter l'hôpital fantôme!
14h20: En regardant le plan associé à tous les hôpitaux de la ville, j'en trouve un qui porte le nom de F. mais se trouve dans le quartier de B. A tout hasard, je l'appelle. La grande prêtresse du sommeil officie bien là-bas. Sa secrétaire est en RTT, merci de rappeler lundi matin.
(A suivre...)
J'essaie de ne pas me faire de faux espoirs; je me dis que selon toute vraisemblance, la spécialiste me conseillera soit un peu plus de discipline dans la gestion de mes horaires, soit carrément une thérapie pour régler mes problèmes psychologiques. Mais bon, elle me surprendra peut-être. Et j'ai rien à perdre en essayant.

jeudi 14 décembre 2006

Flandre indépendante

Faites ce que vous voulez de la Belgique du moment que vous me laissez les Belges.
[Message perso: Chou, en cas de scénario apocalyptique, souviens-toi - on balaye et on se retrouve au-dessus de Lyon.]

mercredi 13 décembre 2006

Panic attack (not by Yawmin)

Je viens de dresser mon planning 2007 et... c'est la panique totale. Il faut dire qu'après avoir déjà accepté la totalité des trads que je pouvais caser cette année-là en prenant 3 semaines de vacances estivales, je me suis aperçue qu'il me faudrait un mois tout compris pour le road trip aux USA ("VIP III, le retour de la vengeance"), et là-dessus j'ai encore rajouté un projet de voyage de 15 jours au Japon à l'automne. Comme je me suis engagée sur plusieurs bouquins sans les avoir vus et en n'ayant qu'une vague idée de leur volume, si un seul d'entre eux dépasse mes prévisions, je suis foutue foutue foutue. A la limite je pourrais en faire sauter un, mais ça compromettrait pas mal mes projets d'un point de vue financier. Autrement dit, je n'ai vraiment plus le choix. Il faut que je règle mon problème de sommeil une bonne fois pour toutes et que je reprenne l'habitude de faire de grosses journées 6 jours par semaine quand je suis chez moi. C'est ça ou revoir mes projets à la baisse... ce dont il n'est pas question.

2006 a été l'année de tous les chambardements. Si on m'avait demandé au 1er janvier comment je voyais ma vie au 31 décembre, jamais je n'aurais imaginé me retrouver dans ma situation actuelle. Et les plus gros bouleversements n'ont même pas été d'ordre matériel - ça, ça risque de venir plus tard. En attendant, il faut que je remette de l'ordre dans ce (très) joyeux bordel. C'est bien beau de vouloir passer son temps en vadrouille ou les doigts couverts de colle et de pastilles bleues, mais du coup ma productivité a pris un sacré coup dans l'aile et je me retrouve à fonctionner n'importe comment, alternant des journées de brute et d'autres de glande totale où la seule perspective d'ouvrir Word me file la nausée. Hier j'ai réussi à me lever vers 9h30 et à 17h50 tapantes j'avais fini ma grosse trentaine de feuillets; j'ai encore pu caser une séance de gym et un paquet de formalités administratives dans les creux. C'est ce que je vise pour 2007, mais tous les jours sauf mon weekly day off. La vie que je veux est au prix de cette discipline.

mardi 12 décembre 2006

Nolwenn Leroy à l'Olympia

*Beaucoup aimé:
- la première partie (Julie d'Aimé), assez agréable pour une fois
- nos places à l'avant de la mezzanine, face à la scène (mais pile devant le projo principal, d'où interdiction de nous lever pendant tout le spectacle)
- le décor façon cabinet de curiosités
- la robe et les chansons de la première partie
- la reprise de "Running up that hill"
- le passage instrumental bien lourd à la fin de "J'aimais tant l'aimer"
- l'ambiance assez survoltée avec un public hyper enthousiaste, notamment pendant le premier rappel
- les sièges de l'Olympia, de loin les plus confortables de toutes les salles de concert que je connais
- le sourire 10 000 volts et les gesticulations de Junior
*Moins aimé:
- la tenue blanche et les chansons de la deuxième partie (je me suis beaucoup ennuyée pendant le duo avec Teitur)
- la reprise soporifique de "Time after time"
- Nolwenn est d'une beauté renversante mais elle bouge comme une patate (encore plus flagrant 4 jours après le concert de X-tina)

lundi 11 décembre 2006

Plaisir solitaire



Vendredi midi. Lendemain de soirée théâtre + ébats torrides jusqu'assez tard dans la nuit. Deux heures avant le retour de Hawk parti travailler à l'aube blême, je sirote un thé aux fruits rouges servi par un garçon souriant (on voit bien qu'on n'est pas à Paris...) et je finis "La nuit de l'oracle" en savourant le calme et la beauté discrète du lieu. C'est un moment juste parfait.

My first mysterious keyword

Moi aussi, depuis la semaine dernière, j'ai un compteur de visites Xiti et la possibilité de voir les keywords par lesquels on est arrivé sur ce blog. "Torture érotique", "noirs bandants", "calories baise", "loup affamé sexe", "accessoires d'appartenance gay", OK, ça reflète un peu le virage qu'a pris ma vie ces derniers mois. Mais "garage fantôme", ça sort d'où?

La vie est une pute

Non, ceci n'est pas une pub pour le blog de quelqu'un qui VOULAIT ME VOIR CE WEEK-END PUTAIN. Franchement, je préfèrerais.
Tout à l'heure j'étais devant la gare SNCF de la ville d'à côté. Je rentrais juste d'un week-end prolongé qui m'avait laissée totalement chamboulée. J'angoissais à la perspective des semaines à venir parce que nouvelle charrette boulot et parce que non-possibilité de revoir Hawk avant mi-janvier. Etre Exquis n'avait pas pu passer me chercher; je venais de rater mon bus à 5mn près, le suivant ne partait pas avant une heure, et il n'y avait pas de taxi (vu le prix de la course et mes nouvelles priorités financières, c'était sans doute aussi bien). Je pestais à propos de toutes les corvées qui m'attendaient chez moi.
Et puis mon téléphone a sonné. C'était JC, dont je n'avais pas pris l'appel vendredi parce que j'étais dans un bus très bruyant à Bruxelles, et qui ne m'avait pas laissé de message. Je me disais qu'il voulait juste donner des nouvelles et que ça pouvait attendre mon retour. Oui mais non. En fait c'était pour m'annoncer que sa femme venait d'être opérée d'une tumeur cérébrale. Alors qu'elle s'est déjà tapé un cancer du sein il y a deux ans, que pendant son hospitalisation leur maison toute neuve avait été cambriolée, et que le père de JC est décédé le jour de ses 50 ans au printemps dernier. Et moi je chouine pour des broutilles. Honte, impuissance, colère, j'ai parcouru tout l'arc-en-ciel des émotions négatives en l'espace de quelques minutes.
Une fois assise dans le bus, la première chose que j'ai faite, ça a été de rédiger le texte d'une carte dans le petit carnet qui ne quitte jamais mon sac. "Si l'amour qu'on a pour les gens suffisait à les protéger contre la maladie, tu n'aurais jamais vu l'intérieur d'un hôpital de toute ta vie. Mais voilà, ça ne suffit pas. Alors on se sent impuissant et on envoie des cartes pleines de voeux de bon rétablissement." Qu'est-ce que je peux faire d'autre? Rien.
Fuck fuck fuck.

vendredi 8 décembre 2006

"L'envers c'est les autres"

Parce que je bosse dans l'édition, j'écope régulièrement de manuscrits rédigés par des copains de copains persuadés d'être la nouvelle Amélie Nothomb ou le nouveau Frédéric Beigbeder. La plupart du temps, ils me tombent des mains au bout de deux pages: orthographe et grammaire ineptes, style bancal, propos d'une indigence crasse... Comme je ne mens jamais mais que je n'aime pas non plus démolir les efforts artistiques de gens qui ont mis tout leur coeur dans leur projet, je suis toujours assez bien emmerdée quand ils me demandent, l'oeil brillant: "Alors, t'en penses quoi?"

Hier soir, je suis allée à la première de "L'envers c'est les autres", pièce écrite par un blogueur belge grand romantique devant l'éternel et néanmoins ami. Je redoutais de masquer mes bâillements pendant une heure et demie et de devoir, à la fin, me fendre d'un sourire gêné et d'une remarque enthousiaste sur la qualité de l'éclairage. Et puis non. C'était drôle, avec une mise en scène dynamique et pleine de trouvailles. Au point que je me suis quasiment abstenue de tripoter mon compagnon de table avant le salut final, c'est dire! Pour le pitch, l'endroit et les horaires, c'est par là:

http://www.osamoelle.be/programme.html

[Au sujet de l'endroit: le café-théâtre se trouve au fond d'une cour et il est mal signalé. Hawk et moi sommes donc rentrés chez les voisins, qui finissaient de dîner et nous ont imperturbablement offert un riz au lait avant de nous diriger vers le fond de leur appart', partie escalier + toilettes. Décidément le Belge est farceur.]

Baud: elle était vraiment bien, ta pièce. Way to go, baby :)

jeudi 7 décembre 2006

La minute blonde d'hier

Un type hurlant et gesticulant devant l'entrée de Bercy: Pour les places fosse, c'est porte 27!
Moi, stupéfaite: Y'a tant de gens que ça qui ont acheté des faux billets?
Mes potes, écroulés de rire: ...

"Back to Basics" Tour - Christina Aguilera à Bercy


En arrivant dans la salle, déjà, j'étais toute excitée. Premier concert avec les VIP. Super bonnes places au second rang des gradins pile face à la scène. Chouchoute croisée dans le hall et trois des autres filles aperçues de loin. Première partie (Bob Sinclar) pas mon style mais assez bien pour chauffer la salle.
Et puis à 21h20, alors que nous voyions au loin la chouchoute solitaire finir son second magazine, le rideau s'est levé et tu es apparue. Costume blanc moulant, borsalino assorti, escarpins à talons de 12 cm. Une mini dynamo platine dotée d'une énergie débordante et d'une voix incroyable sortant d'un aussi petit bout de femme. Je ne peux pas dire que j'aie beaucoup apprécié les chansons du premier tiers de ton spectacle - trop jazzy pour moi. Le second tiers, où tu portais un justaucorps à paillettes rouges, a déjà commencé à me plaire un peu plus. Il s'est achevé par une petite tirade assez touchante sur ta maman, femme battue à laquelle tu rends hommage pour le courage avec lequel elle a élevé ses deux filles dans "Oh Mother". J'ai été choquée par la violence du clip en noir et blanc qui passait derrière toi pendant que tu chantais avec une voix plus fêlée que rugissante, pour une fois.
A cette claque registre "émotion" en a succédé une autre bien différente comme la scène de Bercy se changeait en piste de cirque féérique avant ton retour en Mme Loyal insupportablement sexy. Autre Moi et Junior me disent que le coup du cheval de carrousel, tu l'as piqué à Madonna, mais je m'en fous. Avec ton bustier rouge, des bottes en satin noir à talon aiguille et ta cascade de boucles platine, tu étais juste à tomber par terre pendant que tu te cambrais et te déhanchais lascivement. Mais le meilleur restait encore à venir. Pour la chanson suivante, tes danseurs ont choisi un jeune homme dans le public et l'ont fait monter sur scène. Ils l'ont attaché à une roue de lanceur de couteaux. Et tu lui as fait un numéro qu'il n'oubliera jamais de sa vie. S'il était hétéro, il risque d'en faire des rêves mouillés pendant longtemps. Tu t'es agenouillée devant lui, dos au public, la tête renversée en arrière et le micro tenu à la verticale au-dessus de ta bouche en une attitude plus qu'évocatrice. Tu as ondulé du bassin en faisant claquer ton fouet à quelques centimètres de lui. La roue a basculé à l'horizontale; tu as grimpé dessus avec quatre de tes danseuses elles aussi en petite tenue et munies de fouets. Et tu t'es trémoussée honteusement à l'aplomb du pauvre Olivier qui n'avait pas l'air de bien réaliser ce qui lui arrivait. Moi j'étais juste KO face à tant de sexitude glamour.
La fin du spectacle s'est enchaînée assez vite jusqu'aux rappels, le célébrissime "Beautiful" et "Fighter" pour lequel Junior et moi nous sommes levées afin de danser et de chanter à notre aise. A la sortie, j'ai textoté l'amour de ma vie pour le prévenir que tu avais ravi mon coeur. Et quand je dis mon coeur...

mercredi 6 décembre 2006

Pensées du jour

12h25: Marseille St-Charles. Pluie qui ruisselle sur les vitres du TGV arrêté. "She's in the bathroom, she pleasures herself; says I'm a bad man, she's locking me out"...
15h17: Croquis de layouts dans carnet de scrap. Je sais où on peut acheter du papier à motifs Mickey, M&M's, Harley-Davidson ou même Elvis Presley... Mais faut aller où pour trouver des illustrations à thème BDSM?
15h50: RER A, direction Boissy St-Léger. La fille assise en face de moi lit un bouquin que j'ai traduit. Résister à la tentation de lui demander si elle aime et le cas échéant, me présenter avec un sourire ravi: much too dorky.
19h10: Départ pour Bercy, voir le concert d'une chanteuse dont je connais trois titres en tout. Wish me luck...
EDIT
23h: Sortie du concert. Texto à Hawk: "Désolée toi et moi ça va pas être possible en fin de compte. Quand je serai grande, je veux épouser Christina Aguilera."

mardi 5 décembre 2006

We'll be like gods

Armalite dit :
t'as vu l'avertissement de ma frangine? lol
Hawk dit :
oui: qu'elle y vienne
Armalite dit :
ça m'a bêtement attendrie
Armalite dit :
lil'sis is watching out for me ^^
Hawk dit :
moi aussi, je trouvais ça mignon
Hawk dit :
elle plafonne à quelle hauteur, musclor?
Armalite dit :
1m65, c'est la géante de la famille ^^
Hawk dit :
ha je lui envoie une patate, rien qu'avec le vent je l'enrhume
Armalite dit :
amour de ma vie, tu sais combien je tiens à toi
Armalite dit :
mais si tu touches à ma soeur, je te découpe en morceaux
Armalite dit :
(pendant ton sommeil pour plus de sûreté)
Hawk dit :
je finirai comme osiris
Hawk dit :
en puzzle et le zizi jeté au nil

Arkham

Parce qu'ils connaissent drôlement bien leur affaire, parce que leurs newsletters sont à mourir de rire et parce qu'ils me font toujours des petits dessins marrants sur les enveloppes de mes commandes, un peu de pub pour les deux Philippe:

C'est pas le plus grand magasin de comics de Paris, mais c'est sûrement celui où les vendeurs sont les plus sympathiques et où on a le plus envie de traîner pendant une bonne partie de l'après-midi.

De bonne heure et de charmante humeur

9h30 sur MSN
Phil H
!!!
Armalite dit :
moque-toi de moi et je t'arrache la tête
Phil H dit :
je me moque pas, mais...!!!
Armalite dit :
j'ai repris les cachets
Armalite dit :
et perdu tout un morceau de ma soirée d'hier
Armalite dit :
je ne sais pas ce que j'ai fait de minuit à une heure
Armalite dit :
il y a un marque-page dans le bouquin que je lis, et le dernier chapitre, je ne me souviens pas l'avoir jamais lu
Phil H dit :
houlà
Armalite dit :
moyennant quoi, oui, je suis debout à une heure décente

lundi 4 décembre 2006

A vous que j'aime

Reçu ce soir deux mails très mignons qui m'ont énormément touchée, un de Soeur Cadette et un de Junior. Ils me rappellent que je n'ai pas accordé beaucoup de temps à mes proches ces deux derniers mois. Que je délaisse les gens qui m'ont portée pendant un début d'année 2006 particulièrement difficile.
Croyez-moi, j'en ai conscience. Et je culpabilise (pour tout le bien que ça peut vous faire). Mais... Il m'arrive un truc formidable. Ou plutôt: il m'arrive quelqu'un de formidable, quelqu'un que je n'attendais plus, quelqu'un que je n'ai jamais osé espérer. Pour le moment, je ne pense qu'à une chose: passer le plus de temps possible avec lui. Or les journées n'ont que 24h, et il faut bien bosser pour vivre - je sais que vous êtes tous familiers avec le concept. L'attention que je lui consacre, c'est donc autant que je vous enlève. Je m'en excuse platement. Croyez bien que ça ne diminue en rien l'amour que j'ai pour vous, famille de sang et famille de coeur. Vous qui m'avez donné des ailes, ayez maintenant la gentillesse d'accepter que je les utilise pour m'envoler ailleurs. Je ne suis pas de celles qu'on met en cage, vous le savez. Et les nids que vous m'avez construits sont si douillets que je finirai toujours par revenir m'y poser.
D'avance, je vous remercie pour votre patience et votre indulgence. Vous êtes ce que j'ai de plus précieux au monde. Aujourd'hui, je vous demande de faire un peu de place pour accueillir une nouvelle personne parmi vous. Quand vous verrez le bien que me fait Hawk, vous l'aimerez aussi :)

Parce que j'aime que les transformations intérieures se voient à l'extérieur


dimanche 3 décembre 2006

Insomnies

Chaque fois que j'arrête les somnifères, je suis pleine d'espoir. Je me dis que si je me force à me lever plus tôt le matin, je finirai bien par m'endormir à une heure décente le soir, et qu'ainsi je me recadrerai sur des horaires normaux. Comme quoi, j'ai vraiment le cerveau poreux pour certains trucs. Je le sais pourtant que sauf cas de force majeure, je n'arrive pas à me tirer du lit sans avoir dormi au moins huit heures, et que sombrant rarement avant 4h du mat', ça ne me fait pas émerger avant midi. Résultat: en cette saison, le temps que je sois nourrie/lavée/habillée et que j'aie fait mon petit tour sur internet, il me reste deux heures de soleil. Sachant qu'après la tombée de la nuit j'ai beaucoup de mal à bosser, vous imaginez la gueule de mes journées de travail en ce moment. D'autant plus que j'ai la tête méchamment ailleurs (à 1054 km vers le nord pour être plus précise). Le retard est en train de s'accumuler, et moi de me demander pourquoi le sommeil est le seul domaine d'intervention qui résiste depuis toujours à l'exercice de ma volonté.

samedi 2 décembre 2006

Playlist "gym"

Andreas Johnson: Glorious
David Bowie: Suffragette city
Nâdiya: Roc
Evanescence: Going under
Elvis Presley: A little less conversation
Olivia Ruiz: Enervé
Noir Désir: Tostaky
Véronique Sanson: Un être idéal
Emmylou Harris & Mark Knopfler: This is us
Steeve Estatof: Je n'entends rien
Sisters of Mercy: Something fast
Christina Aguilera: Fighter
Depeche Mode: Enjoy the silence (remix by Mike Shinoda)
Toto: Pamela
New Model Army: The charge
Green Day: Holiday
Madonna: Hung up
L7: Pretend we're dead
Hélène Ségara: Mefie-toi de moi
Superbus: Radio song
Shakira: Objection (tango)
L5: Turbulences
Anouk: Body brain

[Une demi-heure de bouchons en début d'aprèm pour accéder au parking de ma salle de gym qui est aussi celui du plus gros centre commercial du département... Va vraiment me falloir de la motivation pour tenir mes 3 séances hebdo jusqu'à ce que Noël et les soldes d'hiver soient passés.]

vendredi 1 décembre 2006

La réplique du jour

Mon père, apprenant que mon nouvel amoureux culmine beaucoup moins haut que mes ex: "Et ben, on a eu droit à du presque 3m, on peut bien faire dans le 20 cm, ça changera."
Il peut toujours se moquer. Mon nouvel amoureux lui met quand même 15 cm dans la vue. C'est pas encore cette fois qu'il pourra parler à un de mes mecs sans lever le nez.

jeudi 30 novembre 2006

"Lily Love Peacock"

"Aujourd'hui, rien n'est plus facile que de passer pour une folle, une originale, une salope, une aventurière, un danger public. Il suffit d'être soi-même, d'être naturelle! Non seulement l'époque ne nous en fait pas voir de toutes les couleurs, mais elle préconise les tons discrets. Le terne pour tous. Et ceux qui détonnent, ceux qui se singularisent sont marqués par le sceau du danger. Comme chez les grenouilles tropicales, les chenilles ou les poissons: couleurs vives = attention poison!"

Comment aurais-je pu ne pas craquer pour une bédé qui commence par ces mots?

[Par contre, en parlant de bédé... Le dernier Thorgal est consternant. Les dessins de Rosinski ne ressemblent plus à rien et Van Hamme se foule de moins en moins pour les scénarios. Ca fait déjà quelques tomes que ça dure - et moi, sentimentale que je suis, je continue à les acheter parce que c'est la série par laquelle je suis vraiment venue à la bédé, et parce que j'étais grave amoureuse du héros à quinze ans. Tss tss.]

mardi 28 novembre 2006

Ma blonde intérieure sème ses affaires aux quatre vents

Laissés volontairement derrière moi à Bruxelles: une robe de vampire rouge et noire, les clés de mon collier à cadenas, quelques emballages de cadeaux et une poignée de Post-It.
Oubliée à Bruxelles: ma brosse à dents.
Oublié à Paris: le reste de ma trousse de toilette. Kicéki va pas pouvoir se maquiller ni se sécher les cheveux pendant les dix prochains jours?

Autre Moi a toujours réponse à tout

Autre Moi: Y'a plein de trucs à faire là-bas: balades, baignades, vélo...
Junior: Pffff, j'aime pas le vélo, ça fait mal au cul.
Armalite: Ouais, et si je dois avoir mal au cul, y'a intérêt à ce que ça soit pour une bonne cause.
Autre Moi: Et ben on t'enlèvera la selle.

Ca s'est passé vendredi soir à Bruxelles

Les protagonistes:
- 1 grand romantique parfaitement attendrissant qui me répète toute la soirée, avec un accent à couper au couteau, "la Belgique t'emmerde". Il ne boit que de l'eau pétillante et refuse qu'on lui serve des glaçons ailleurs que dans son verre. J'aime bien les gens qui sont fidèles à leurs principes, même quand les principes en question me sont totalement étrangers.
- 1 extra-terrestre blonde qui physiquement pourrait être la soeur jumelle de ma meilleure amie, mais qui de caractère ne ressemble à absolument personne (ou en tout cas, personne d'humain). Elle détient, avec son Kamasutra, le prix de l'anecdote la plus hilarante de la soirée, du mois et possiblement de l'année.
- 1 joker entreprenant qui essaie de me soûler avant même d'être sorti du parking de la gare du Midi, et dont la tactique de décapsulage utilisant le mobilier urbain n'est pas sans me rappeler celle d'un ami très cher. Nous n'arriverons jamais au bar où nous devions rejoindre les autres pour prendre un verre avant le resto.
- 1 improbable fiancée au regard qui pétille et au sourire craquant. Comment peut-on être aussi angoissée à l'intérieur et avoir une telle expression de Madone? Faire la queue ensemble dans les toilettes d'un bar gay n'était, je l'espère, que le prélude d'une amitié qui nous verra vivre des situations encore plus délirantes.
- 1 fumeuse insaisissable, la seule vraiment différente de ce que j'imaginais. Liberté de ton et d'esprit, réparties qui font mouche. Peu coûteuse à nourrir, elle se contente d'un quart de pizza et de quelques rondelles d'aubergine en guise de dîner. Mon seul regret de la soirée: que la fatigue et un taux élevé d'alcoolémie me dissuadent de donner suite à l'invitation qu'elle me fait en partant. Ce n'est que partie remise, j'espère.
- 1 arrivant tardif dont je ne dirai rien sinon qu'avec lui, les nuits sont aussi belles que les jours et réciproquement.

Les lieux:
- Le Divino, resto italien sympa/pas cher avec des serveuses bandantes et des toilettes qui se prêteraient bien à consommation immédiate d'amant-qui-vient-juste-d'arriver si d'autres gens ne manifestaient pas l'intention de les utiliser pour leur fonction première. Les gens sont d'un égoïsme...
- Le Belgica, bar hype où les rares hétéros perdus au milieu de la clientèle gay ne sont pas forcément les plus timides.

L'action:
Chaotique et irracontable.

Les photos:
Drôles et impubliables.

lundi 27 novembre 2006

Bilan partiel du week-end


- Ne pas se tenir la main en public
- Ne pas s'embrasser "juste parce que"
- Ne pas se vautrer sur l'autre pendant le film à la télé
- Refuser de me laisser attacher les mains dans le dos
- Refuser de me laisser baîllonner
- Me trouver systématiquement moche sur les photos
- Ne pas tomber amoureuse avant mes 40 ans
...Ca, c'est mort.

dimanche 26 novembre 2006

Et le septième jour, par la force des choses, il se reposa

Armalite: Je sens plus rien. Je crois que mon clito est mort d'épuisement.
(Eclats de rire)
Armalite: Blogable?
Hawk: Blogable.
Hawk: Heure du décès... 9h51.

jeudi 23 novembre 2006

Piercing, suite et fin



...Pour le moment du moins, car:
- en faisant des courses dans l'unique magasin goth de la région cet aprèm, j'ai trouvé des bijoux absolument délirants, entre autre des pointes bicolores rose/orange ou fuchsia/rose clair, donc il n'est pas dit que je ne finisse pas avec une collection dans laquelle piocher pour assortir à mes tenues
- cette nuit on m'a fait découvrir le pocketing, et j'avoue que le principe me séduit pas mal (même après avoir décuvé de la vodka-pamplemousse qui m'a fait accepter vers 5h du matin de partir me fiancer à Prague avec un quasi-inconnu pour la prochaine St-Valentin)

Après "le Belge est un garçon direct", "le Belge est un garçon culotté" (ou pas, parfois)

Baud dit :
tu as emballé tes pulls et tes non-culottes ?
Armalite dit :
je suis en train
Armalite dit :
mais pour l'instant y'a surtout de la lingerie dans mon sac ^^
Armalite dit :
va falloir que je prenne des trucs pour dessus aussi ^^
Baud dit :
là ça flotte - prends un parapluie
Armalite dit :
mais je veux pas qu'il pleuuuuuuuve
Baud dit :
tu nous faxes les billets de Thalys et on vient tous passer le week-end chez toi
Baud dit :
(sauf s'il va pleuvoir chez toi)
Armalite dit :
non seulement vous me squattez mais en plus faut que je vous paye le voyage? lol
Baud dit :
et que tu fournisses gîte et couvert of course
Armalite dit :
tant qu'à faire...
Baud dit :
on dormira tous dans le même lit (vous essaierez d'être discrets)
Armalite dit :
ah j'ai un canapé lit deux places
Baud dit :
vous y serez très bien

mercredi 22 novembre 2006

[Note to self]

Ne plus jamais regarder la photo 59 de mon dossier "2005-05 Japon". Surtout pas à deux heures du matin quand je suis en train de me demander si j'oserai encore aimer un jour. Tout mon mépris intellectuel, toute ma rancoeur sentimentale, toute ma frustration sexuelle n'y peuvent rien: à sa vue, j'ai toujours l'estomac qui se tord.

dimanche 19 novembre 2006

Une soirée à l'Embobineuse

Parce que c'était organisé par un pote de Framboise et parce que ça avait l'air fun dans le genre alternatif, j'ai pris mon courage à deux mains et suis partie hier soir à Marseille - une ville dans laquelle je n'ai jamais réussi à me repérer, à plus forte raison de nuit. Et j'ai bien fait. Premièrement, parce qu'y en a marre de laisser ma stupide absence de sens de l'orientation m'empêcher de sortir dans un rayon de plus de 15 kilomètres autour de chez moi. Deuxièmement, parce que même si on n'est pas restées très tard (l'allaitement ça fatigue et la fumée de clope, ça tue les yeux), ça valait vraiment le déplacement.
D'abord, le lieu. L'Embobineuse, une espèce de cave comme je n'en avais plus fréquenté depuis ma période aixoise, sert de QG à une association de déjantés comme je les aime: des gens qui dynamitent les préjugés sur l'art et la société.
Ensuite, le film que les Dead Sexy Inc. - un duo d'artistes créatifs tous azimuts, essentiellement musiciens mais pas que - a tourné pendant un road trip Los Angeles-New York juste avant la réélection de Georges Bush. Un constat sur les mentalités américaines mêlant leurs clichés de voyage avec des interviews de Monsieur Tout-Le-Monde (non, pas celui-là) et d'artistes underground. Bien foutu, bien réalisé, très intéressant. Une version plus longue devrait sortir dans le commerce d'ici fin janvier; je la pisterai sûrement. En attendant, ça m'a donné envie d'éditer et de monter le film du voyage de mai dernier, et de faire un truc plus abouti durant le prochain.
http://www.myspace.com/thedeadsexyinc
Après ça on a eu droit à un concert de Jive Biquette, musique un peu répétitive mais probablement assez planante à condition d'être sous influence de substances plus ou moins licites. Et puis un "exhibitionniste international" a commencé un numéro qui m'a laissée assez perplexe, mais comme nous sommes parties avant la fin je n'ai pas pu voir où il voulait en venir. Bilan de la soirée: un peu court, mais vraiment bien pour une (re-) première :)

A propos de Ségolène

Ségolène Royal sera donc la candidate officielle du PS aux prochaines élections présidentielles. Outre son absence de programme et ses vues conservatrices sur un certain nombre de sujets qui me tiennent à coeur, ce qui m'embête le plus dans cette histoire, c'est qu'il y a quelques mois, l'Homme m'avait parié qu'elle ne passerait jamais le barrage des éléphants de son parti, que j'avais affirmé le contraire, que j'avais ENCORE raison et que je peux pas faire ma petite danse de la victoire.

samedi 18 novembre 2006

Club de gym, ce que j'avais oublié

- Les filles se matent en douce dans les vestiaires pour vérifier qui a le plus de cellulite
- Les cours collectifs ont des noms ridicules - en l'occurrence: body power, body sculpt, total body conditionning, RPM, aero power, evolu dance, stretch & tone, etc.
- Le coach est systématiquement un bellâtre qui se croit obligé de faire du charme aux clientes, même quand ça crève les yeux qu'il est gay
- Les télés de la salle de muscu sont toujours branchées sur une chaîne câblée qui diffuse des clips de musique djeûne (merci mon Dieu pour l'invention du iPod)
- Les cinq premières minutes de cardio, j'ai l'impression que je vais mourir
- Le nombre de calories brûlées sur chaque machine est absolument ridicule au regard des efforts consentis
- Et malgré tout ça, on se sent vraiment bien à la sortie

vendredi 17 novembre 2006

Aussitôt dit, aussitôt fait

Me voici l'heureuse propriétaire:
- d'un abonnement de six mois dans une salle de fitness
- d'un rendez-vous avec un coach demain à midi pour établir un programme de remise en forme (en forme de fille qui rentre dans du 36, donc)
- d'une grande boîte de Milical au chocolat pour remplacer mes repas du soir - ce qui aura l'avantage de faire moins de cuisine et moins de vaisselle.
Kilos surnuméraires, vos heures sont comptées.

Objectif: BMI 22

J'ai arrêté le sport au printemps 2001. Le médecin appelé en urgence la nuit de Noël précédente, vers 5h du matin, pour cause de lumbago aigu, m'avait dit sévèrement: "A votre âge, vous croyez pas qu'il serait temps d'arrêter les acrobaties?" Exit donc la danse, et peu de temps après, exit l'aïkido parce que ça devenait une source de friction constante (pas du genre que j'aime) entre l'Homme et moi. Depuis... rien à part deux mois de tentatives pathétiques pour courir début 2005. De toute façon, je vivais avec quelqu'un qui ne me regardait pas et d'après mes analyses sanguines, j'étais en parfaite santé, alors pourquoi me contraindre à faire quelque chose dont je ne tirais aucun plaisir? Je savais m'habiller de manière à planquer les zones à problème, et il n'y avait pas de glace en pied chez l'Homme, donc aucun moyen de constater l'ampleur du désastre réel.

Sauf que l'ampleur du désastre réel, je viens juste de me la prendre dans la gueule avec les photos du week-end d'il y a deux semaines. Call me Ms. Moby Dick. C'est simple: on dirait que je suis deux, et cette fois ce n'est pas une allusion à ma personnalité changeante. Or, il se trouve qu'avoir des complexes physiques risque de compromettre assez fort mon, euh, style de vie prévisionnel pour les mois à venir. L'heure d'agir est venue. Ce matin en me levant (si tant est que midi passé soit encore le matin...), la première chose que j'ai faite, c'est appeler la salle-de-sport-du-centre-commercial-à-côté-de-chez-moi pour m'enquérir des horaires. J'y passerai en fin d'après-midi pour m'inscrire et préparer mon programme d'entraînement. Y'a dix kilos de gélatine blanche qui doivent virer d'ici mon prochain anniversaire.

5:55

5:55 AM, c'est très poétique quand c'est chanté par Charlotte Gainsbourg. Mais quand c'est l'heure à laquelle vous êtes réveillée en sursaut par un chat en train de vomir tripes et boyaux sur votre joli canapé Habitat... Not so much.

jeudi 16 novembre 2006

9,5 / 10

Les mots sont sortis de ma bouche tout seuls, sans que j'y aie réfléchi: "Ma vie n'a jamais davantage ressemblé à ce que je voulais qu'elle soit". Mes priorités sont définies depuis un moment déjà: passer du temps avec les gens que j'aime, voyager, créer. Je monte à Paris une fois par mois pour voir mes amis qui vivent là-bas. Je serai à Bruxelles le week-end prochain pour rencontrer des blogueurs avec qui j'ai une amitié virtuelle depuis plus de deux ans. Je passerai Noël à Toulouse avec ma famille, le Nouvel An avec ma bande de globe-trotters. Même dans ma petite ville d'attache, ma vie sociale n'a jamais été aussi animée - "trépidante" serait encore un peu exagéré, mais il y a vraiment du progrès. Les voyages? Un nouveau road trip américain l'an prochain, et peut-être deux semaines au Japon (bonus: avec des gens que j'aime, et en prenant des photos qui seront une occasion de créer - le parfait 3-en-1). J'écris tous les jours. Je brûle de me remettre à scrapper dès que j'aurai mis un peu d'ordre dans ma "to do list". Je remplis des carnets d'idées à concrétiser.
Au-delà de ce que je fais, c'est sans doute la première fois que je me sens vraiment en paix avec ce que je suis, que j'accepte mes paradoxes et ne me sens plus obligée de les dissimuler. J'ai toujours dit que le jugement des autres m'importait peu, et j'ai quand même passé le plus gros de ma vie à brider mes envies par peur d'être rejetée. En partant de chez l'Homme, j'ai l'impression d'avoir laissé derrière moi tous les masques que je m'étais fabriqués, le personnage que je m'étais composé pour essayer de mener une existence dans la norme. Et contrairement à ce que je craignais, mes proches ne sont pas partis en courant. Ils ne comprennent pas forcément ce que je fais, mais ils le respectent et c'est tout ce que je leur demande.
Je suis enfin en accord avec moi-même. Et plus que jamais convaincue que rien ne m'est impossible. Reste maintenant à savoir ce que je veux accomplir. Naviguer à vue, aussi agréable que ce soit, risque de ne pas me satisfaire longtemps. Après 2006 année de la résurrection, 2007 sera sans doute l'année où je me définirai un cap, un grand projet auquel consacrer toute cette belle énergie. Pour l'instant, j'avoue que je suis un peu dans le flou quant à la nature du projet en question. Ecrire un livre? Tentant, mais je n'ai aucun besoin de reconnaissance publique, ce qui risque de me priver d'une motivation capitale. Fonder une famille? Euh on avait dit que j'évitais, pis en plus seule ça risque d'être délicat. Entamer une carrière secondaire parallèlement à mon boulot de traductrice? Idée à creuser - comme l'engagement humanitaire ou l'installation à l'étranger. Pour peu que j'arrive à canaliser mes efforts et à lutter contre ma fâcheuse tendance à la dispersion, rien ne me paraît irréalisable.
Finalement l'Homme m'a rendu un fier service. Mais si je lui envoie des fleurs, il risque de ne pas comprendre... :)

mercredi 15 novembre 2006

Le plan pour le 24 au soir

"Nous disions donc: on va manger des boulettes au fromage nues devant un cuistot chinois chippendale qui cuisine du vomi"

Finalement, je crois que c'est moi qui ai peur :)

mardi 14 novembre 2006

Chronopost saga

Lundi 6: Coup d'interphone vers 9h30. Je ne suis qu'à moitié réveillée et Hawk est en train de me faire un truc assez intéressant. Je grogne "fuck" et ne me lève pas. Plus tard, je trouve dans ma boîte à lettres un avis de passage du facteur m'invitant à venir récupérer un Chrono dans mon bureau de poste habituel. Aujourd'hui, je n'en ai ni le temps ni l'envie. Je verrai plus tard dans la semaine.
Mardi 7: Pas envie de sortir.
Mercredi 8: Idem mardi 7.
Jeudi 9: Pas envie de travailler. J'en profite pour passer à la Poste où, comme raconté dans un message précédent, je vaque à diverses autres occupations et oublie totalement de récupérer le Chrono. Damned.
Vendredi 10: Je suis déjà sortie hier et je remets ça ce soir pour un resto. L'air du dehors, c'est comme toutes les bonnes choses, faut pas en abuser.
Samedi 11: Jour férié. Pas de regret: de toute façon, je me suis levée à midi.
Dimanche 12: Poste fermée.
Lundi 13: Idem mardi 7 et mercredi 8.
Mardi 14: Je déboule triomphante place de la Poste sur le coup de 15h30. Et me retrouve face à un magnifique rideau de fer sur lequel est scotchée une pauvre feuille de papier avec écrit au marqueur noir: "Fermeture exceptionnelle pour cause de grève le 14 novembre".
Quand mon éditrice appellera pour savoir où j'en suis de la relecture des épreuves qu'elle m'a expédiées en urgence il y a près de deux semaines, je devrai donc invoquer comme excuse, au choix: la luxure, la blonditude ou la fainéantise (la mienne et celle des fonctionnaires). J'avoue que dans certaines circonstances, mentir devient une option assez tentante...

lundi 13 novembre 2006

Non, votre navigateur ne voit pas tout à coup la vie en noir

...Je viens juste de passer une grosse heure à rebidouiller mon layout grâce à la nouvelle version de Blogger. Ca a été laborieux et je n'ai pas réussi à faire sauter les barres roses sur les côtés, mais à part ça je suis assez contente du résultat :)

La fatigue physique ne me vaut rien

J'ai pourtant passé un très bon week-end. Vendredi soir je suis allée dîner avec ma vieille copine Fleur. J'avais cessé de l'appeler depuis le premier de l'an où elle m'avait chouiné sur l'épaule une fois de trop - plaquée pour la énième fois par un gars dont elle n'était même pas amoureuse. Je l'ai recroisée totalement par hasard dans un magasin il y a deux semaines, rayonnante, épanouie et enceinte de l'homme de sa vie rencontré il y a six mois. Dans ces conditions-là, je voulais bien retenter un tête-à-tête de quelques heures. Je lui ai donné rendez-vous au resto où j'étais allée déjeuner avec Hawk dimanche dernier. Elle est arrivée un peu après moi; je l'ai attendue dehors, les pieds dans le sable, à regarder les lumières de la presqu'île scintiller au loin et le vent faire frissonner la surface de la mer noire comme de l'encre, en me disant que j'habitais quand même dans une bien belle région où je pouvais encore me balader en T-shirt à manches longues mi-novembre après la tombée de la nuit. La plage était déserte, la jetée aussi. Hawk me manquait.
Le dîner s'est bien passé. Fleur m'a gentiment reproché de ne pas l'avoir appelée après ma rupture avec l'Homme; j'ai répondu que quand j'allais mal, j'étais plutôt du genre à me replier sur moi-même (ou éventuellement à me soûler à la soirée d'aniversaire de la mère d'Autre Moi, mais ceci est une autre histoire que je vais feindre d'avoir oubliée). Elle m'a raconté son histoire avec son copain, l'impression qu'elle n'avait jamais aimé avant. Marrant, je crois me souvenir avoir déjà entendu ça dans sa bouche, plusieurs fois même; mais bon, elle était si heureuse que je ne voulais pas me montrer mesquine. Je lui ai parlé de mon histoire avec Hawk, ai glissé au passage que j'étais bi et que je n'envisageais de me remettre en couple que dans le cadre d'une relation ouverte. Je pensais la choquer, mais en fait pas tellement. On a rigolé du fait qu'elle ne pouvait absolument pas coucher avec quelqu'un sans en être amoureuse, mais qu'elle pouvait être amoureuse de deux personnes en même temps, alors que moi c'est plutôt l'inverse: j'aurais tendance à faire dans la libido polygame et les sentiments monogames. Bref. Je vais tâcher de l'inviter à la maison un soir où sa 8ème merveille du monde sera libre, avant qu'elle devienne trop baleinesque pour monter mes escaliers.
Samedi soir, anniversaire de Framboise dans un resto tahitien situé à l'autre bout de la même plage, et où je n'avais encore jamais mis les pieds. Korrigan a bien fait les choses: elle ne se doute de rien et il a même rameuté ses deux meilleurs potes qui vivent l'un à Marseille, l'autre à Nice. Je trouve ça absolument adorable de sa part. J'ai un peu de mal à me mettre dans le bain au début. On est beaucoup plus nombreux que je ne le pensais; la musique live, très forte, n'arrange pas ma migraine et l'affreux gamin qui braille pas loin de mon oreille droite non plus. Mais la bouffe est délicieuse et Framboise visiblement ravie; bien que n'ayant pas perdu son arrogance habituelle, Astral se montre parfaitement supportable; je suis contente de voir Dav' et de rencontrer sa copine; et l'une des deux danseuses tahitiennes a un profil de reine aztèque qui m'hypnotise totalement - encore plus que les ondulations de ses hanches, c'est dire. Je me maudis d'avoir encore oublié mon appareil photo.
Aujourd'hui, malgré une nuit plus que hachée (dormi de 3 à 6h du matin, puis de 9h à midi), je suis d'une efficacité redoutable dans mon boulot. D'habitude je tâtonne pas mal sur les débuts de bouquin, surtout ceux de la Maudite Série. Là, je pars sur les chapeaux de roue et les phrases coulent toutes seules ou presque. Pourvu que ça dure, parce que j'en ai pour jusqu'à fin janvier... Sur ma lancée, je me décide même à faire un peu de cuisine - pas grand-chose, juste des pâtes avec une sauce tomate aux champignons maison et un crumble aux pommes, mais je n'avais pas encore cuisiné pour moi toute seule depuis que je suis dans cet appart', donc c'est toujours un progrès.
Et puis ce soir, un blanc dans une conversation MSN. "Parle-moi", réclame Hawk. Au lieu de réciter la liste de tout ce que j'ai envie de lui faire - de la bonne pornographie de base qui n'engage pas à grand-chose -, je me surprends à lui avouer que j'ai peur, que j'ai conscience d'être vraisemblablement en train de foncer dans un mur avec lui et que ça ne m'empêchera pas de le faire quand même, mais que je redoute un peu l'impact et surtout l'après. Je ne regarde pas son visage à l'écran; je fixe la nuit dehors et c'est comme si je me parlais à moi-même. Je coupe la connexion tout de suite après, en m'en voulant à mort. Parce que cet instant de faiblesse n'est pas du tout représentatif de mon état d'esprit actuel en général, et aussi parce que je m'étais juré de lui foutre la paix avec ça. Voilà ce qui arrive quand on me répète en boucle "laisse tomber ta putain de carapace", "c'est pas possible d'être aussi insensible", "arrête de jouer les dures", etc. Quand je baisse ma garde, ça ne donne que des moments embarrassants pour tout le monde. C'est bad.

samedi 11 novembre 2006

Hélas, je crains qu'il ait raison...

Baud dit :
t'es pas encore au resto ?
Armalite dit :
euh il est 18h30
Armalite dit :
on mange pas avec les poules en france ^^
Baud dit :
la belgique t'emmerde !
Baud dit :
on est 10 millions
Baud dit :
je vais faire circuler ta photo
Baud dit :
tu vas voir l'accueil !
Armalite dit :
10 millions de personnes rien que pour moi à la gare du midi?
Armalite dit :
classe ^^
Baud dit :
mailto:all@belgium.be
Baud dit :
10 millions de regards noirs, de commerçants pas aimables, de taxis pas libres, de chambres d'hôtel pourries
Baud dit :
note que si tu viens de france, des commerçants pas aimables, ça va pas te dépayser

Sevrage

Deuxième nuit sans somnifères. Plus ou moins la même chose qu'hier: un temps fou pour m'endormir, plusieurs réveils pendant la nuit, des quintes de toux parce que ma gorge est toujours aussi douloureuse, et ce matin migraine + mal au ventre me signalent l'arrivée imminente de mes règles. Quand je pense que c'est samedi, que c'est la première journée où j'ai absolument rien à foutre depuis des mois et que je voulais en profiter pour aller me balader à Aix pendant qu'il fait encore un peu beau... Au lieu de ça, je vais rester roulée en boule dans mon lit à descendre un Doliprane 1000 toutes les deux heures et à prier le ciel pour une ménopause prématurée. O joie. Et ce soir j'ai encore un resto (le 5ème en dix jours, la semaine prochaine je vais pouvoir me mettre au bouillon clair le soir). Grmlmlmlmlml.

vendredi 10 novembre 2006

Aftermath

Première nuit sans somnifère depuis des mois. J’étais si fatiguée que je pensais m’endormir assez vite. C’était sans compter les images et les émotions qui se succédaient dans ma tête, le texte qui s’écrivait tout seul et réclamait à être couché sur papier. Je l’ai ignoré. Ses implications me faisaient peur. J’ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil, et je n’ai cessé de me réveiller tout au long de la nuit avant de finir par me lever vers onze heures du matin, aussi cassée que d’habitude, avec la dernière phrase de ma confession qui tournait en boucle dans mon esprit comme un mantra : « Et nous mettrons le feu au monde ».

Aujourd’hui j’attaque la traduction d’un nouveau bouquin. Etablir le glossaire demande des efforts de réflexion intenses mais brefs. Arrivée au tiers du boulot que je me suis défini pour la journée, je marque une pause. Dans la lumière limpide de ce début d’après-midi, je décide de me lancer. Je ne me sens pas particulièrement inspirée, et c’est sans doute mieux ainsi : ça m’évitera les débordements lyriques, ces exagérations littéraires auxquelles j’ai parfois la faiblesse de succomber et qui, se réverbérant en moi, accentuent encore mon état d’esprit. Je ne veux pas me faire de cinéma, juste regarder la vérité en face. Même si un accord tacite m’interdit de la partager.

Je ne porte pas de traces visibles du cataclysme de ce week-end. Mais ma gorge me fait toujours mal et mon âme est comme marquée au fer rouge.

jeudi 9 novembre 2006

La conversation MSN du jour

Armalite dit :
en plus en ce moment je baise international lol
Armalite dit :
ou du moins européen ^^
Anne Onym dit :
lol
Anne Onym dit :
dommage ça t'fait pas apprendre d'autres langues ^^
Armalite dit :
ah nan
Armalite dit :
mais keske ça me fait utiliser la mienne ^^

Y'a des priorités dans la vie

Après avoir bossé comme une malade ces derniers jours pour boucler le livre dont j'aurais dû finir la trad le week-end dernier, j'avais décidé de m'accorder un après-midi off et d'en profiter pour expédier quelques corvées, parmi lesquelles:
- Passer à la Poste chercher le Chrono contenant les épreuves du tome 3 de Maudite Série
- Photocopier (enfin!) l'avis d'imposition 2005 et mettre le double dans la boîte aux lettres de l'Homme
- Faire le plein du frigo à Carrefour

Je suis allée à la Poste. La photocopieuse était en panne. J'ai envoyé les trois paquets, la carte postale et les deux lettres qui devaient partir aujourd'hui. J'ai bavardé avec la gentille guichetière que j'aime bien. Et je suis ressortie en oubliant totalement le Chrono.

Puis j'ai rejoint Etre Exquis et une de ses copines dans l'un de nos deux cafés habituels. Où j'ai bu un Coca light (parce que le Coca normal est bourré de calories) et mangé une crêpe crème de marrons/chantilly (pour prendre des forces pour la suite).

Après je me suis dit que tant qu'à être au centre commercial, je pouvais bien faire un peu de shopping parce que ça faisait longtemps que j'avais pas acheté de fringues. Des vraies, celles qu'on peut porter tous les jours pour vaquer à ses occupations (= pas des minijupes à carreaux écossais larges comme une grosse ceinture). Bon OK, le bustier en dentelle noire sur fond satin crème lacé dans le dos ne correspond peut-être pas tout à fait à cette définition. Mais la petite robe en angora violet ajourée de chez Antik Batik sera parfaite seule avec des collants et des boots ou par-dessus un jean avec une ceinture un peu hippie et un T-shirt noir à manches longues dessous. Le T-shirt noir avec une tête de mort en brillants, retenu sur les épaules par des chaînettes et ouvert sur le dessus des manches jusqu'aux coudes sera pile dans le ton si je retourne à Londres un jour où il fait beau (entre le 12 et le 15 juillet, donc). Accessoirement, il ira super bien avec la microjupe mentionnée ci-dessus. Hum. J'ai peur de pas encore bien maîtriser le concept "pratique". Ah mais si mais si. Le manteau militaire style longue gabardine rouge cerise pètera sur tout. Ou presque tout. La robe en voile et dentelle noire très goth m'est trop grande en 38, bizarre. Depuis ma pesée de la semaine dernière, ça m'étonnerait que j'ai perdu beaucoup de poids - nonobstant l'activité physique inaccoutumée que j'ai déployée ce week-end. Et il ne reste de 36 qu'en gris, que je n'aime pas. Tant pis.

Bon ben c'est pas tout ça mais je commence à être chargée et il se fait tard. Je regagne ma voiture.
Oubliant totalement d'acheter à manger.

mardi 7 novembre 2006

Plaisir d'automne


Tremper le biscuit Brossard dans le chocolat chaud juste assez longtemps pour qu'il soit imprégné à coeur, mais pas assez pour qu'il se désagrège dans la tasse - c'est tout un art que je ne maîtrise pas encore à la perfection à en juger les petites éclaboussures sur mon sous-main. Damned, il va falloir que je m'entraîne tous les jours vers 17h... :)

"I will walk through the fire and let it burn"

Ce qui est marrant dans la vie, c’est que rien ne se passe jamais comme prévu. On échafaude des plans, des stratégies, une ligne de conduite. On se prend pour un démiurge capable de contrôler l’environnement matériel et de prévoir les réactions d’autrui. Alors qu’en réalité, on ne maîtrise même pas les siennes.

Le déni est une méthode qui a souvent fonctionné pour moi. Si je feins d’ignorer l’existence d’une chose, si je fais comme s’il ne s’était rien passé, ma vérité intérieure finit généralement par s’accorder à mes apparences extérieures. Oh bien sûr ce n’est pas parfait ; il se trouve toujours quelque résurgence pour crever la surface dans les circonstances où je m’y attends le moins. Mais globalement, ça me permet d’être une adulte fonctionnelle – mieux : équilibrée. Et d’entretenir l’illusion que je peux modeler toute ma vie à la seule force de ma volonté.

Et puis parfois, l’illusion vole en éclats. Pour un film qui touche un nerf à vif et réveille des pulsions dont je me croyais débarrassée. Pour un geste qui ouvre une porte dont j’ignorais jusqu’à l’existence, et après lequel une étrangère me rend mon regard dans le miroir. Pour une présence face à laquelle je suis comme un papillon devant une flamme : je sais que je vais m’y brûler, mais c’est plus fort que moi – ma nature me pousse à l’immolation.

Le bonheur et la souffrance ne sont jamais que les deux faces d’une même médaille. Je n’existe pas dans la tiédeur médiane, mais dans ces extrêmes dont on dit à juste titre qu’ils finissent toujours par se rejoindre, cette zone où le plaisir et la douleur se confondent et se mettent mutuellement en relief. Je n’ai pas l’intention de lutter, juste de me laisser traverser par le soleil et le vent glacial. Irradiée par l’un, transpercée par l’autre – quelle différence, dans le fond ? C’est toujours une preuve que je suis en vie et debout.

mercredi 1 novembre 2006

T'façon je bois que du thé

Comme d'habitude les jours fériés, Carrefour est blindé de monde. Je choisis une caisse au hasard, en me demandant ce que je vais bien pouvoir faire pour m'occuper pendant l'attente. Envoyer des texto? Commencer à boulotter les chouquettes que je ne suis même pas censée acheter? Mon regard se pose sur un môme de 3 ou 4 ans qui se contorsionne devant mon chariot. Sa mère m'adresse un sourire radieux. A peu près mon âge. Mignonne sans être belle. Cheveux teints au henné, raie au milieu, pas de maquillage, une tunique près du corps avec de jolies broderies sur les manches, un pantalon en toile kaki rentré dans des bottes en daim noir plates. Je jette un coup d'oeil au reste de la famille: une blondinette de 5 ou 6 ans et un type ni très grand ni très costaud, le bas du visage un peu mou, mal rasé et le cheveu en bataille, mais avec l'oeil qui pétille et un chouette sourire. Je les observe en attendant mon tour. Les enfants chahutent sans faire trop de bordel, les parents gardent un oeil dessus tout en bavardant et en riant entre eux. Ils portent tous le même genre de pantalon, avec juste de petites variations dans la couleur ou la distribution des poches. Un clan, c'est le mot qui me vient à l'esprit: ils forment un clan. La version bobo de la famille Ricoré.
Et je les envie.
Bien sûr je sais que leur vie ne ressemble pas toujours à ce tableau idyllique, qu'il doit leur arriver d'être crevés ou juste de mauvais poil, de se disputer et de se faire du mal. Mais par moments je donnerais cher pour éprouver moi aussi ce sentiment d'appartenance. Savoir qu'il y a un homme sur qui je peux m'appuyer quand parfois le chemin devient trop accidenté - des petites personnes que j'ai fabriquées et auxquelles je tente de transmettre ce que j'ai de meilleur - une structure et des enjeux plus grands que moi.
Je suis incapable de construire quoi que ce soit. Incapable de placer cette confiance-là dans quelqu'un, de me lier à lui de manière aussi irréversible. Incapable de prendre la responsabilité d'une ou plusieurs vies que j'aurais créées moi-même. Et en même temps... Ca me fait mal de l'admettre, mais il y a en moi, bien cachée tout au fond, une midinette qui n'espère qu'une chose: l'amour fou qui la fera changer d'avis.
Cette midinette doit mourir. Je la noierai dans l'alcool, je l'overdoserai à la coke, je l'étoufferai avec le foutre de mecs pas faits pour moi. Je la brûlerai, je la transpercerai, je la déchiquetterai. Et jamais elle ne remontera à la surface.

Les jolis graphiques de Quicken

Je viens de prendre mes avant-derniers billets de train de l'année (pour monter à Paris voir deux concerts en décembre*). En 2006, mes déplacements en train ou avion à l'intérieur du pays m'auront coûté pas loin de 2000 euros. A ce tarif-là, ça vaudrait presque le coup de déménager...
Accessoirement, durant la même période j'ai dépensé à peu près trois ou quatre fois cette somme en fringues, chaussures et accessoires divers, tout ça pour passer la plupart de mes journées en pyjama et pieds nus. Cherchez l'erreur.

*A ce propos: Autre Moi, Junior, si vous me lisez - me faire des bisous pour me persuader d'aller voir Christina Aguilera à Bercy avec vous, ça devrait être interdit par la Convention de Genève!!!

mardi 31 octobre 2006

Halloween solitaire et morose


C'est très bizarre de me retrouver seule chez moi le soir d'Halloween. J'avais pris l'habitude d'avoir, à cette date-là, mon chéri et ma tribu autour de moi. Et puis après le toujours très déprimant passage à l'heure d'hiver ce week-end, le temps s'est brusquement gâté aujourd'hui; on a dû perdre dix degrés d'un coup et il pleut à verse depuis ce matin. Petit coup de mou dans le moral, donc, mais rien qui ne devrait s'arranger vendredi aux alentours de 15h30 :)

Je hais l'administration française

Monpatelin, le 25 octobre 2005
Madame, monsieur,

Je reçois ce jour un avis d’imposition au titre de la taxe professionnelle 2005.
Or en tant que traductrice littéraire affiliée à l’AGESSA et relevant du régime des artistes-auteurs, il se trouve que je suis exemptée du paiement de cet impôt.
J’avais déjà fait valoir ce droit auprès de mon ancien CDI de Lavilledàcôté en 2002, comme en témoigne l’avis de dégrèvement ci-joint.
Merci de le prendre en compte pour les années à venir.
Armalite
***
Monpatelin, le 17 février 2006
Madame, monsieur,

Ci-dessus copie de la lettre que je vous ai envoyée le 25 octobre dernier lorsque vous m’avez réclamé une première fois la taxe professionnelle dont je ne suis pas redevable. Ayant reçu aujourd’hui une lettre de rappel, je vous prie de bien vouloir prendre ma situation en compte afin d’éviter des réclamations supplémentaires.
Cordialement,
Armalite
***
Monpatelin, le 31 octobre 2006
Madame, monsieur,

J’ai reçu aujourd’hui un avis d’imposition au titre de la taxe professionnelle 2006.
Malgré les nombreux courriers que je vous ai déjà envoyés et dont vous trouverez la copie ci-joint, vous continuez à me réclamer une taxe dont je ne suis pas redevable. Je vous saurais gré de prendre les mesures nécessaires pour éviter que cela se reproduise. Si vous avez besoin d’un quelconque justificatif (autre que celui que je vous ai déjà adressé en février de cette année), de grâce, demandez-le-moi et finissons-en une bonne fois pour toutes. Ces vains échanges de courrier sont une perte de temps pour tout le monde.
De moins en moins cordialement,
Armalite

dimanche 29 octobre 2006

Je me lâche aussi au boulot

L'original:
- What have you heard from your dick?
- I don't have a dick. Not even Edward's anymore.
- I believe dick is slang for detective, silly girl.

Ma trad:
- Des nouvelles de ton limier?
- Plus personne ne me lime, tu le sais très bien. Pas même Edward.
- "Limier", c'est de l'argot pour "détective", andouille.

Et ça dans une collection pour midinettes modernes. Je suis curieuse de voir si l'éditeur va laisser passer...