mardi 7 novembre 2006

"I will walk through the fire and let it burn"

Ce qui est marrant dans la vie, c’est que rien ne se passe jamais comme prévu. On échafaude des plans, des stratégies, une ligne de conduite. On se prend pour un démiurge capable de contrôler l’environnement matériel et de prévoir les réactions d’autrui. Alors qu’en réalité, on ne maîtrise même pas les siennes.

Le déni est une méthode qui a souvent fonctionné pour moi. Si je feins d’ignorer l’existence d’une chose, si je fais comme s’il ne s’était rien passé, ma vérité intérieure finit généralement par s’accorder à mes apparences extérieures. Oh bien sûr ce n’est pas parfait ; il se trouve toujours quelque résurgence pour crever la surface dans les circonstances où je m’y attends le moins. Mais globalement, ça me permet d’être une adulte fonctionnelle – mieux : équilibrée. Et d’entretenir l’illusion que je peux modeler toute ma vie à la seule force de ma volonté.

Et puis parfois, l’illusion vole en éclats. Pour un film qui touche un nerf à vif et réveille des pulsions dont je me croyais débarrassée. Pour un geste qui ouvre une porte dont j’ignorais jusqu’à l’existence, et après lequel une étrangère me rend mon regard dans le miroir. Pour une présence face à laquelle je suis comme un papillon devant une flamme : je sais que je vais m’y brûler, mais c’est plus fort que moi – ma nature me pousse à l’immolation.

Le bonheur et la souffrance ne sont jamais que les deux faces d’une même médaille. Je n’existe pas dans la tiédeur médiane, mais dans ces extrêmes dont on dit à juste titre qu’ils finissent toujours par se rejoindre, cette zone où le plaisir et la douleur se confondent et se mettent mutuellement en relief. Je n’ai pas l’intention de lutter, juste de me laisser traverser par le soleil et le vent glacial. Irradiée par l’un, transpercée par l’autre – quelle différence, dans le fond ? C’est toujours une preuve que je suis en vie et debout.

7 commentaires:

Somebaudy a dit…

Chez moi le déni est tellement puissant que j'ai pas l'impression que ce post existe ni que je l'ai lu...

Somebaudy a dit…

Chez moi le déni est tellement fort que ceci est le premier commentaire que je laisse sur ce post...

mtlm a dit…

Un post? Où ça un post?

Ego a dit…

d'ailleurs, qui aurait dit à Sarah Michelle que son métier l'obligerait à chanter un jour ? Elle a résisté de toutes ses forces mais bon, elle n'a pas pu se défiler.
Mais ce genre de réalité a parfois du bon et révèle des talents trop méconnus (la preuve: Anthony, Michelle, Emma, etc).

Armalite a dit…

Ego: Alyson a réussi, elle... Deux ou trois pauvres lignes, c'est tout ce qu'elle a concédé ^^ Mais Anthony est miam, Emma rocks et Amber est une vraie révélation.

ego a dit…

Je craque pour James même s'il n'a pas vraiment tiré son épingle du jeu. J'ai rafraîchi mes souvenirs: le duo Anthony-Amber est de haut vol. Marti et David F. sont aussi étonnants. Si même les gens des coulisses s'y mettent !!! Où allons-nous ? Dire que tout ça, c'est la faute à Shakespeare !

Armalite a dit…

Ouiiii j'oubliais James et son "Let me rest in peace" qui rockait bien aussi, pourtant... Cet épisode est tout simplement à tomber par terre, je ne comprends pas que les gens du métier aient continué à ignorer la série en ne lui attribuant aucune récompense après ça.