mercredi 31 mai 2006

De retour à la maison, ou presque

Des news vite fait... Mes petits camarades et moi-même avons atterri à Roissy aujourd'hui vers 14h45 heure locale. Nous étions levés depuis hier, 7h heure de NYC. Avant de partir prendre l'avion en début de soirée, j'avais traversé à pied la moitié de Manhattan et retour. Comme je n'arrive pas à dormir ailleurs que dans un lit, et comme j'avais accumulé un retard de sommeil considérable tout au long des vacances, j'étais tellement crevée en arrivant à l'aéroport de Francfort que j'ai failli me rouler en boule dans un coin pour dormir. Et là bien sûr, il est l'heure de se coucher et je n'ai plus sommeil car mon horloge biologique marque seulement le début d'après-midi, grrrrr.

Que dire de ces vacances? Côté positif, nous avons eu un temps superbe (voire trop superbe à Arches Park où j'ai failli mourir de chaud) tout du long, y compris quand la météo prévoyait des orages. Passé les cafouillages du premier soir - 2 heures et 100 miles pour trouver l'hôtel situé à dix kilomètres de l'aéroport de Denver... -, nous avons maîtrisé l'orientation et la conduite et parcouru sans anicroches plus de 6200 kilomètres avec PYP, notre fidèle Chevrolet Malibu. J'ai vu des endroits que je n'aurais jamais eu l'idée d'aller visiter par moi-même, et qui étaient vraiment très beaux. Et le changement d'air m'a aidée à ne pas trop m'apesantir sur ma récente rupture. Côté négatif.... Passé la première semaine, je fonctionnais au radar la moitié du temps à cause de la fatigue, donc je n'ai pas vraiment profité de ce que je faisais - souvent, je n'avais qu'une envie: arriver à l'hôtel pour m'allonger. Je n'ai pas du tout retrouvé l'éblouissement éprouvé lors de ma première visite à New York, il y a presque dix ans. Et la promiscuité prolongée m'a souvent mis les nerfs à vif. J'ai eu tour à tour envie de tailler en pièces chacun de mes compagnons de voyage, et je suis certaine que c'était réciproque. A vivre ensemble 24h/24, on découvre parfois sur les autres des choses qu'on aurait préféré ignorer. Mais aimer les gens, ce n'est pas non plus s'aveugler et avoir d'eux une vision idéalisée - c'est les accepter tels qu'ils sont avec leurs qualités et leurs défauts.

Quelques moments mémorables outre ceux que j'ai déjà cités:
- Les fou-rires piqués quand l'un de nous sortait une perle. Exemple? Junior, dans Yellowstone, sur un ton catastrophé en observant les pins massés de chaque côté de la route: "Les arbres, ils vont tous mourir de serritude". Ou Autre Moi, grande spécialiste du jeu de mots qui tue, alors que la voiture conduite par Junior (de son vrai prénom Marie) faisait un drôle de bruit durant la traversée de Zion: "Tu couines, Marie".
- Debout sous le ciel étoilé en pleine nuit à Arches Park, avec juste le souffle du vent et le silence de la pierre rouge tout autour.
- La descente de Navajo Trail dans Bryce Canyon, dans l'ombre des hoodoos, pour sa beauté âpre et sauvage.
- Le déjeuner au diner du petit bled de Boron, CA - une perle d'endroit traditionnel découvert grâce à un bouchon de camions géants qui s'étirait sur plus de dix miles.
- Le tour by night de New York en bus : parce que vue de loin, la Manhattan Skyline est aussi magique en vrai que sur les photos.

Demain, un TGV me ramènera chez moi (enfin, dans ce qui sera désormais et jusqu'à nouvel ordre mon chez moi). J'aurai trois jours et demi pour finir d'organiser matériellement ma vie sans l'Homme avant de reprendre le boulot. Ca va être chaud...

mercredi 24 mai 2006

Ca, c'est fait!

- Voir notre avion detourne sur Toronto pour un probleme de generateur qualifie de "serieux" par le personnel de bord
- Se tatouer la langue
- Rester coinces deux heures derriere un troupeau de bisons
- Improviser une glaciere avec une poubelle en plastique remplie de neige (ben quoi, on n'allait pas boire nos bieres chaudes!)
- Se faire arreter par une voiture de police aux sirenes hurlantes (parce que je roulais a 35 mph dans une zone residentielle limitee a 30)
- Changer des canettes de biere et de Coca light en grenades a mousse
- "Faire des carres" (beaucoup de carres) pour recuperer la route loupee a l'embranchement precedent
- S'arreter dans tous les magasins Harley croises en chemin pour agrandir la collection de T-shirts d'Autre Moi
- Faire pipi dans un veritable decor de film d'horreur (je ne m'attendais pas a ressortir vivante de Pringle)
- Tester methodiquement toutes les options de sandwichs chez Subway le midi
- Manquer mourir congeles dans un Denny's ou la clim etait reglee pour une clientele de pingouins et le service aussi rapide qu'un escargot perclus d'arthrite
- Se faire appeler "Charlie et ses droles de dames" sur le Strip de Las Vegas
- Reussir a faire acheter a Kris un jean a sa taille plutot que capable d'abriter deux gars de son epaisseur
- Passer la barre des 100 degres Farenheit dans le Nevada

Et il reste encore une semaine de vacances...

mardi 23 mai 2006

Mesquin mais délicieux

Hier dans le hall du Pathé, pendant que je faisais la queue pour aller voir "La revanche des Sith", je suis tombée sur Florence G, la némésis de mes années de 4ème et de 3ème. C'était la petite fiancée de la classe, celle que tous les garçons draguaient sans succès - et qui a fini par sortir avec le mec que je visais depuis deux ans, lors d'une sortie à laquelle je n'avais pas pu participer pour cause de répétition générale du gala de mon école de danse. C'est dire si elle est haut placée sur ma liste noire!

Et bien, vingt ans après, Florence G a toujours ses beaux yeux bleu-gris et son ravissant minois. Elle a aussi une ombre de moustache, des jambes comme des poteaux et un cul deux fois plus large que le mien, très impressionnant sur son petit mètre soixante et sous son buste menu. Comme je dis toujours à Etre Exquis quand nous nous remémorons notre disgracieux physique adolescent: "Revenge is sweet".

Florence G ne m'a pas reconnue, ce qui indique soit qu'elle n'est pas très physionomiste, soit que je me suis beaucoup améliorée depuis mes douze ans.

Maintenant, je voudrais revoir Régine L et Véronique T, les deux s*** qui m'ont pourri la vie pendant deux ans chacune, et de préférence constater qu'elles sont devenues obèses/alcooliques/chauves ou qu'elles ont épousé un connard, sont affligées de trois morveux genre pub pour la contraception, s'emmerdent dans un job chiant à pleurer et vivent dans un pavillon Bouygues miteux. Allez quoi, siouplé!

vendredi 19 mai 2006

Vive Sheryl

Oh, je pourrais surement citer des tas de raisons pour lesquelles ce que je suis en train de faire avec Captain est une mauvaise idee. Mais je prefere paraphraser la chanson fetiche d'Autre Moi qui est devenue l'hymne de notre voyage: "If it makes me happy, it can't be that bad".

mercredi 17 mai 2006

Justement, je ne suis pas loin d'un lac...

Un seul etre vous manque est tout est depeuple.
Un seul etre vous manque et meme vos amis les plus proches vous apparaissent comme des etrangers sur lesquels vous vous retenez d'aboyer parce que bon, c'est pas leur faute s'ils ne sont pas lui.
Un seul etre vous manque et la vue de toutes les motos sur lesquelles vous ne monterez jamais derriere lui vous amene les larmes aux yeux - pas de chance, vous etes en plein road trip au pays des Harley.
Un seul etre vous manque et vous ne supportez plus les couples d'age mur qui s'ennuient paisiblement cote a cote au resto parce que ca ne sera jamais lui et vous.
Un seul etre vous manque et vous ne trouvez plus votre place dans l'univers : chez vous, c'etait pres de lui.
Un seul etre vous manque et vous ne comprenez pas comment c'est possible de devenir absolument indifferent a quelqu'un dont vous avez partage la vie pendant des annees alors que vous, vous portez toujours en vous tous les gens que vous avez aimes, par dela le temps et la distance.

PS: Suis actuellement a Salt Lake City, d'ou l'absence d'accents et le jeu de mots foireux du titre...

vendredi 5 mai 2006

Au revoir

Voilà, je pars dans un peu plus d'une heure. Demain après-midi, TGV pour Paris, et lundi à partir de 11h55, Paris-Chicago, Chicago-Denver. J'essaierai de passer faire un coucou depuis un cybercafé ou assimilé. Si je n'y arrive pas, je vous dis à dans un mois avec des tonnes de photos, de souvenirs et je l'espère un petit coeur en bonne voie de guérison.

J'aurais préféré qu'il paume la montre

J'ai ouvert les yeux une dernière fois sur les peupliers du voisin. Ca ne m'a pas rendue aussi sereine que d'habitude. Je suis en train de boire ma dernière tasse de Thé sur le Nil préparée dans la théière Bodum en verre qui est si chiante à laver. Assise une dernière fois sur la chaise d'écolier dont les barreaux sont tellement pratiques pour poser mes pieds, j'écoute une dernière fois l'arrosage automatique, regarde une dernière fois les gouttes d'eau scintiller dans l'herbe du jardin comme des diamants épars.

Je voulais prendre des photos avant/après: penderie pleine et 5 minutes après, penderie vide, ce genre de choses. Je me suis attaquée aux cartons avec tant d'énergie que ça m'est sorti de la tête. Je vais quand même faire un tour du propriétaire pour emporter quelques images. Le rosier jaune que l'Homme m'a offert il y a quelques années et qui est devenu vraiment énorme. La Classe A verte qu'il a achetée peu de temps après notre rencontre et qu'il livre demain à ses prochains propriétaires.

C'est drôle: Martine avait choisi la couleur de cette voiture et elle était sortie de sa vie peu après. J'ai choisi la couleur de sa future Seat (rouge emociòn) et ne la verrai probablement même pas.

Il y a quelques semaines, je me faisais la réflexion que si Martine revenait, elle ne reconnaîtrait absolument rien du cadre où elle avait vécu avec l'Homme. Au fil des ans, nous avons changé tous les meubles à l'exception de la table basse du salon, des chaises cannelées de la salle à manger et du clic-clac du bureau. Ainsi l'Homme va-t-il peu à peu effacer toutes les traces de mon passage dans sa vie. Aujourd'hui je suis partout dans cette maison, dans les rideaux et la nappe terracotta, dans les meubles de bureau récupérés de mon ancien appart, dans les cache-alcôve dont j'ai choisi le tissu et que j'ai faits faire sur mesure, dans les range-CD que j'ai peints à l'acrylique, dans les fleurs que j'ai achetées et qu'il a plantées (enfin, celles qui ont survécu)... Peu à peu, toutes ces choses seront remplacées, et le fantôme de ma présence s'évanouira avec elles.

Pour son 34ème anniversaire (officiellement; en réalité, c'était pour fêter son divorce), j'avais offert à l'Homme l'Oméga Seamaster dont il rêvait, "la montre de James Bond". Sur le bracelet en acier, j'avais fait graver trois mots: Garde-nous toujours. Je suppose qu'une sur deux, c'est déjà pas si mal.

jeudi 4 mai 2006

This is the end

Mes cartons sont faits. (Me reste plus que mes affaires de scrap à emballer car j'ai vu un peu juste... On a toujours beaucoup plus d'affaires qu'on ne le croit. J'avais oublié depuis mon dernier déménagement.)
Ce soir, dernier repas chinois avec l'Homme devant la télé. Puis dernière nuit sur le canapé.
Demain, rapatriement à l'appart'.
Samedi, c'est Etre Exquis qui m'emmènera à la gare prendre mon train pour Paris. J'ai horreur des adieux.
L'Homme n'a toujours pas manifesté la moindre trace d'émotion. Quand je lui en fait la remarque, il m'a répondu: "Si, j'ai super mal dormi cette nuit." Je rirais si ça faisait pas si mal. Il est plein d'empressement pour m'aider; on dirait vraiment qu'il ne me verra jamais déguerpir assez vite. Quand il est parti à son cours tout à l'heure, j'étais en train de pleurer dans la cuisine (le plus silencieusement possible OK, mais il s'en est forcément rendu compte vu comment la maison est foutue). M'a même pas dit au revoir.
Le 23 juin, ça aurait fait 7 ans.

PS: Merci à tous les gens qui m'ont téléphoné, envoyé des textos, parlé sur AIM hier soir, etc. Si y'a un truc qui console, c'est bien de se dire que célibataire ne signifie pas seule, loin de là. Luv ya all.

Me manquera/me manquera pas

Ce qui me manquera:
- Les croissants qu'il rapportait le dimanche matin, et parfois aussi le samedi
- Ses jeux de mots à deux balles qui me faisaient mourir de rire tellement ils étaient nuls
- Les balades en moto, installée comme dans un fauteuil à l'arrière de la BM
- Lui tout nu, vu de dos...
- Les peupliers qui par jour de grand vent se balancent dans le jardin du voisin d'en face
- Me coller contre lui, la tête sur son épaule et son bras autour de moi, quand je claque des dents sous la couette en hiver
- Nos fou-rires devant Kaamelott ("C'est pas faux...")
- Les barbecues entre amis dans le jardin
- M'entendre appeler "la piuce" (prononcer "piouss", à l'anglaise)
- Son côté "Just do it" que j'ai toujours admiré
- Penser qu'on allait vieillir ensemble et réussir là où tant d'autres avaient échoué...

Ce qui ne me manquera pas:
- Sa mère (la femme qui, lors d'une de nos premières rencontres, m'a balancé "J'ai été étonnée en vous voyant car jusqu'ici, B. n'était sorti qu'avec de très jolies filles. Vous devez être un bon coup.")
- Sa façon de manger avachi sur le canapé avec un torchon enfilé dans le col en guise de serviette
- Notre vie sexuelle, franchement naze ces trois dernières années
- Le désordre systématique qu'il laissait derrière lui
- Sa façon de tourner autour de moi quand je faisais la cuisine: "Pourquoi tu fais pas comme ça?", "Tu devrais plutôt...". Plus généralement, son paternalisme - il savait toujours mieux que moi comment les choses devaient être faites
- Ses silences quand j'avais besoin qu'il me parle
- Les ronflements de Casse-Couilla, et les cadeaux à plumes, à poils ou à écailles qu'elle nous rapportait
- Dormir avec les volets fermés et la fenêtre ouverte alors que j'aime l'inverse
- Notre décalage horaire perpétuel qui m'obligeait à prendre des somnifères pour essayer de vivre plus ou moins au même rythme que lui (parce qu'il était hors de question que ce soit lui qui se cadre sur moi)
- Finalement je n'aurai pas eu droit au "Mon Dieu, je sors avec un quadra" puisque son anniversaire est en octobre

mercredi 3 mai 2006

Voilà, c'est fini...

Les faits:
Ce matin vers 10h, après une Xième nuit passée sur le canapé du salon parce que je supporte pas de partager un lit avec quelqu'un qui refuse de me toucher, j'ai dit à l'Homme que je déménagerais à mon retour des USA. Je lui ai expliqué très calmement pourquoi, et comment je comptais procéder. J'ai bien laissé échapper quelques larmes, mais globalement je me suis trouvée super digne, rationnelle et positive. Si si. Pour une fois, je me suis abstenue de tout mélo, et je n'ai pas non plus fui lâchement. De son côté, l'Homme n'a pas pipé mot à part pour murmurer un "je suis désolé" et un "décidément je dois pas être fait pour la vie en couple". Il m'a paru assez indifférent, sans doute soulagé que je prenne l'initative et que je ne pique pas de crise d'hystérie.

Le pourquoi:
En discutant, ces deux dernières semaines avec des gens qui nous connaissent bien tous les deux, je me suis aperçue que j'avais une vision totalement fausse de l'Homme et de notre histoire. Non, il n'est pas cet être parfait que j'idéalise depuis le début. Il lui arrive, comme à tout le monde, d'être mesquin, de mauvaise foi, égoïste ou même carrément cruel. Et les sautes d'humeur dont il s'est servi, toutes ces années, pour me prouver que j'étais une harpie invivable et lui un martyr bien gentil de me supporter, elles viennent du fait qu'il ne s'est jamais impliqué dans notre relation. Il a refusé qu'on achète une maison à deux parce qu'il voulait garder la sienne, a toujours fait passer son aïkido et ses potes avant moi, m'a bien fait comprendre que si je voulais aller habiter dans une autre ville ce serait sans lui, s'est opposé catégoriquement à l'idée d'un mariage - même en douce à la mairie et juste pour les avantages administratifs -, a tellement traîné les pieds pour faire une donation au dernier vivant que j'ai renoncé à prendre rendez-vous chez le notaire, etc. Et quand je menaçais de m'en aller pour qu'il me dise "Mais non, reste, je t'aime", je n'ai toujours obtenu qu'un "Ben si tu veux t'en aller va-t'en; je peux pas te retenir". Alors si c'est pour passer le reste de ma vie avec un mec qui m'a toujours placée en 3 ou 4ème position de sa liste de priorités, non merci. J'estime, à tort ou à raison, que je mérite mieux que ça. Je préfère être seule qu'accompagnée par quelqu'un qui ne tient pas vraiment à moi.

La suite:
On s'est arrangés à l'amiable pour gérer mon déménagement. J'avais toujours dit que si je partais un jour, je prendrais mes affaires et je disparaîtrais de sa vie à jamais. Je réalise que 1/ c'est pas super pratique pour régler toutes les broutilles matérielles qui découlent d'une séparation 2/ j'ai eu assez de temps pour me faire à l'idée de vivre sans lui, et je suis suffisamment convaincue que c'est le bon choix pour supporter de le revoir sans m'effondrer. Donc il va m'aider à transbahuter mes cartons. Cet après-midi il est allé à l'agence France Télécom pour me faire ouvrir une ligne fixe, et il m'installera une connexion internet à l'appart' en mon absence. Il a proposé de me prêter sa voiture cet été si j'en avais besoin, et de s'occuper de mes chats si je voulais partir en vacances chez ma soeur ou ailleurs.

L'humeur:
Je suis bien entendu très émue. Mais à vrai dire, plus soulagée et fébrile que triste. Ma raison me dit que j'ai opté pour la seule solution possible, celle qui me donnera la meilleure chance d'être heureuse - peut-être pas tout de suite, mais un jour. Une porte se ferme aujourd'hui. Plein d'autres se rouvrent devant moi. Y'a forcément un truc chouette derrière l'une d'entre elles. Et je me connais: pendant que je le chercherai, je ne m'ennuierai pas.

Le thème musical:
Un monde de chansons qui me viennent en tête là tout de suite! "The last day of our acquaintance" de Sinead O'Connor. "Punch & Judy" de Marillion. "You'll never get over me" de a-Ha. "My best wasn't good enough" d'Anouk. "One headlight" des Wallflowers. "Confidentiel" de Goldman. Mais surtout (du même):
Je garderai les disques, et toi l'électrophone
Les préfaces des livres, je te laisse les fins
Je prends les annuaires, et toi le téléphone
On a tout partagé, on partage à la fin
Je prends le poisson rouge, tu gardes le bocal
A toi la grande table, à moi les quatre chaises
Tout doit être bien clair et surtout bien égal
On partage les choses quand on partage plus les rêves (...)
Mais l'amour, tu peux tout le garder
Un soir, je te l'avais donné
Et reprendre, c'est voler
Et reprendre, c'est voler