vendredi 30 juin 2006

On ne se moque pas

Couchée hier vers 2h, j'étais debout ce matin à 7h45 pour ne pas que la femme de ménage me trouve au lit une fois de plus. Je me disais que c'était pas grave, que j'allais en profiter pour aller faire deux ou trois courses avec ma jolie voiture neuve (qui a pris une pluie de sable avant-hier et qui est déjà toute crade).
Résultat: la femme de ménage vient d'appeler pour me dire qu'elle ne viendrait pas parce que sa mère avait fait un malaise et qu'elle voulait se rendre à son chevet, et je réalise que dans mon coin les magasins n'ouvrent pas avant 10h. Grrrrrr

jeudi 29 juin 2006

Call me Ms. Einstein

Il y a deux semaines, j'ai (modestement) bidouillé le code html de ce blogue pour ajouter quelques liens.
La semaine dernière, j'ai expliqué à Jailbait comment modifier le titre d'un morceau sur iTunes, et à Etre Exquis comment créer des dossiers dans Hotmail pour classer son courrier.
Aujourd'hui, j'ai ouvert, lu et mis en application deux modes d'emploi: celui de mon téléphone fixe et celui de mon iPod.
Laissez-moi encore deux-trois mois et je craque le serveur du Pentagone.

Le bonheur, c'est simple comme...

Une chaise longue posée sur un balcon. Un temps couvert, légèrement venteux et tiède juste comme il faut. Deux platanes aux feuilles bruissantes qui se balancent à trois mètres de votre nez. Des dizaines d'oiseaux qui s'appellent et se répondent en virevoltant dans le ciel. Les rires étouffés qui filtrent depuis les maisons du lotissement voisin, deux étages plus bas. Un nouveau bouquin dans l'histoire duquel vous vous retrouvez totalement ("Eat, pray, love" d'Elizabeth Gilbert). Un nouveau quelqu'un à qui penser avec un sourire idiot. Deux heures d'un après-midi de fin juin pour se laisser flotter en toute béatitude.
M'en faut pas beaucoup pour être heureuse.

mercredi 28 juin 2006

mardi 27 juin 2006

Tam tadam tada dadam... (Sur la route)

Ayé, j'ai récupéré Twiggy! J'ai failli tuer mes parents dans le garage (comme d'habitude, ma mère posait des questions idiotes et mon père rabâchait des suggestions auxquelles j'avais déjà dit non trois fois); le vert "Live Pastel" est toujours aussi chelou, et on m'a déconseillé d'enlever les stupides autocollants qui constellent la carrosserie. Par contre, le jeune homme qui s'est chargé de la prise en main était mignon et super drôle; on a tellement déconné ensemble que son chef est venu voir pourquoi il mettait autant de temps et que pendant qu'il sortait la voiture pour moi, ma mère m'a demandé d'un air soupçonneux: "Mais il te drague ou quoi?". Non maman, il m'a juste dit avec un grand sourire que si j'avais besoin de quoi que ce soit, il partait pas en vacances avant quinze jours :) J'ai pas l'intention de retourner le voir, mais c'est toujours bon pour le moral. Je ne me suis pas plantée direct en repartant, vive moi. C'est tout bizarre de conduire une petite voiture après six ans de Classe A, trois semaines de PYP et un après-midi de Land Rover. Les pédales sont hyper sensibles, surtout le frein. Mais la clim marche au poil, ce qui est indispensable vu la température actuelle dans la région. Comme dit mon cher papa, maintenant il ne me reste plus qu'à bosser pour rembourser le crédit!

Parce qu'on a tous un souvenir bien humiliant

Armalite: sérieusement, qui n'a pas encore couché avec qui dans ce forum?
Armalite: on se croirait dans The L Word
Armalite: avec le plan d'Alice
Anne Onym: c'est claiiiiiir
Anne Onym: c'est la fête
Armalite: ouais, la fête du slip
Anne Onym: lol pov'slip
Armalite: on va finir par plus en mettre ça ira plus vite
Armalite: enfin quand je dis "on", hein...
Anne Onym: *tu* vas?
Anne Onym: ou c'est déjà fait? lol
Armalite: moi j'ai couché avec personne du forum
Armalite: et je porte toujours des culottes
Armalite: depuis qu'un grand coup de vent m'a rabattu ma jupe sur la figure en pleine Place du Capitole à Toulouse quand j'avais 18 ans
Armalite: à l'époque je faisais épilation intégrale, donc j'étais vraiment nue nue nue en dessous
Armalite: ça m'a traumatisée pour la vie

...Et vous, c'est quoi votre souvenir bien humiliant? Soyez pas timides, racontez :)

Planning stratégique

Armalite: mais euh si je promets d'être sage?
Captain: je ferai semblant de te croire
Armalite: ah si je promets, je tiens
Armalite: ou bien on peut résoudre le problème en faisant une nuit blanche
Armalite: ce qui le résoudra également pour le lendemain soir car on sera trop crevés pour faire autre chose que dormir
Armalite: et hop, je couche pas avant le troisième rencard
Armalite: Cosmo sera fier de moi

lundi 26 juin 2006

Démarrage sur les chapeaux de roue

Récupérer le gros ventilateur bleu pour recommencer à respirer un peu chez moi: check.
Jeter deux paquets dans une boîte de la Poste: check.
Passer au laboratoire d'analyses pour mon test de dépistage du VIH: check.
Faire trois courses chez Champion: check.
Acheter Elle: check.
Et il n'est que midi. Pourvu que le reste de la semaine soit aussi productif...

samedi 24 juin 2006

Note au vendeur de chez Renault

Dire à une femme sur un ton tout attendri : "Qu'est-ce que vous ressemblez à votre maman!", c'est rarement une bonne idée. Si vous n'étiez pas un ami d'enfance de mon père et si vous ne m'aviez pas fait un super prix sur ma Twingo, c'était le mixer direct pour vous.

Un très vieux monsieur a déjà risqué sa vie à l'enterrement de mon grand-père il y a quelques années, quand il est venu m'embrasser en soupirant d'un air compatissant: "Ma pauvre Hélène...". Hum, non, vous confondez avec ma mère. Mais ça me fait plaisir d'apprendre que j'ai l'air d'avoir 55 ans.

Une soirée merveilleuse



vendredi 23 juin 2006

Celebrity crush


Il est intelligent et cultivé, il a un charme fou, et la principale minorité visible à laquelle il appartient, c'est celle des très très beaux gosses.
Je crois que je vais me mettre à regarder les infos, moi...
(Ce post est dédié aux gens de mon entourage - nous ne citerons pas leur nom - qui croient que je suis exclusivement obsédée par les bûcherons chevelus. Ben non.)

Aaaargh

Journée pénible. Accablée par la chaleur, énervée parce qu'en retard dans mon boulot, j'ai réussi à commettre deux superbes bévues en l'espace de six heures. Bien sûr j'ai pas fait exprès, bien sûr j'étais animée par les meilleures intentions du monde, bien sûr mon manque de tact légendaire a encore frappé fort, bien sûr je ne sais pas comment rattraper le coup sans insister lourdement et m'enfoncer davantage. Un jour peut-être, j'apprendrai à me taire...

jeudi 22 juin 2006

Je voudrais être encore là-bas...


*Enorme soupir*

...Ou à la limite, là-bas


(Oui, oui, OK, je retourne bosser pffffff)

Nostalgie quand tu nous tiens



C'est terrible; je suis rentrée depuis moins de temps que n'ont duré mes dernières vacances, et pourtant elles me semblent déjà si loin! Je ne cesse de regarder les photos, et chaque fois les paysages me paraissent un peu plus irréels, comme si j'avais rêvé ces trois semaines et demie sur la route. Mais j'avais déjà le sentiment de flotter pendant que j'y étais - toujours cette foutue tendance à m'échapper de moi pour regarder les choses de haut au lieu de les vivre de l'intérieur. Quand j'y repense, c'est comme un film dont j'aurais été la spectatrice plutôt que l'actrice. De rares moments de vraie présence/conscience surnagent néanmoins; je sais que ceux-là m'accompagneront toujours et partout, qu'ils seront en moi à jamais.

mardi 20 juin 2006

Dialogue édifiant

PPLC: lé comment le monsieur ?
Armalite: mon âge. prof de maths. adorable.
PPLC: bien
Armalite: j'aime que les garçons gentils
Armalite: (et les filles un peu salopes, va savoir pourquoi)

She's mine



Ta-TAM! Je vous présente ma nouvelle voiture: une twingo Emotion 1,2l / 16 soupapes / essence / 5 CV. Couleur : live pastel, c'est-à-dire un genre de vert assez chelou. Mais le vendeur du garage Renault est un ami d'enfance de mon père et il m'a fait 15% de remise sur le prix neuf, alors j'allais pas chipoter pour si peu hein. Le temps de l'immatriculer (et accessoirement, de me faire prêter des sous par ma banque pour la payer, puis de l'assurer), je devrais la récupérer d'ici le week-end prochain. Ensuite... je risque de pas mal vadrouiller pour rattraper ces dernières semaines de claustration, hé hé hé.

lundi 19 juin 2006

Un dimanche à la maison

12h: Réveillée par un coup de fil de l'Homme qui veut savoir s'il peut balancer des papiers à moi qu'il a retrouvés chez lui. La réponse est non. Moi, je mets immédiatement à la poubelle tout ce que je ne veux pas garder. Les enveloppes éventrées et autres prospectus à la noix qu'il laissait traîner partout ont pourtant été un sujet de contentieux récurrent pendant toutes ces années... Mais bon. Il n'en tenait pas compte quand on vivait ensemble, pourquoi en tiendrait-il compte maintenant?

13h: Après avoir petit déjeuné d'un donut Ikea froid et d'un jus d'orange/pamplemousse/mandarine pas terrible (acheté à l'origine pour mettre dans ma vodka, mais je suis si sage que je n'ai pas encore entamé la bouteille...), je me colle sur internet. Apparemment, je ne suis pas la seule à me glander le dimanche après-midi; beaucoup de mes petits camarades sont connectés au forum. Sauf que moi évidemment, je ne suis pas censée me glander mais rattraper mon retard de boulot de la semaine.

14h: Je textote Autre Moi pour savoir si le concert des filles s'annonce aussi catastrophique que celui de la semaine dernière, où la police avait dû les évacuer sous les jets de cannette et de légumes pourris (ou quelque chose d'approchant). La réponse est non. Tant mieux pour elles, mais c'est beaucoup moins distrayant pour moi.

15h: Je continue à télécharger ma CDthèque sur mon nouvel ordinateur (la super manoeuvre de la mort ayant lamentablement échoué pour cause de fichier aux abonnés absents). Deux jours que j'y suis et j'arrive juste à la lettre P, pffff. Pour passer le temps, je pousse Anouk à fond et je me mets à sautiller dans mon bureau en T-shirt, culotte et pieds nus, en agitant bras et cheveux. Une folle. Bah au moins, ça me fera une vraiment bonne raison de me traîner à la douche ensuite.

16h: Coup de fil de Captain. Un quart d'heure, une demi-heure, une heure? Aucune idée; quand on se parle j'ai tendance à m'enfermer dans une bulle et à perdre la notion du temps.

17h: Il faudrait vraiment que je m'y mette, là... Mais avant, je pourrais peut-être manger. Guns'n'roses sur la chaîne du salon (c'est les voisins qui vont être contents; j'espère pour eux qu'ils sont partis à la plage...), je me mets à émincer de l'ail et des champignons sans cesser de me trémousser, et manque y laisser le bout de mon pouce. J'ai bien fait de pas trop les affûter, ces couteaux de cuisine. Je m'installe avec mon plateau devant un nouvel épisode de Veronica Mars. Que bien sûr, je me sens tenue de regarder jusqu'à la fin. Bon, ça dure jamais qu'une heure hein.

18h: Quand il faut y aller... Pour une fois, les sept pages qui constituent une demi-journée de travail passent relativement vite. J'aime quand y'a plein de dialogues. Bah tu vois ma grande, c'était pas si terrible.

21h: Je me branche sur AIM. Kris me montre le design qu'il est en train de faire pour mon blog; je suis morte de rire à la vue des cases "j'aime, j'aime pas" qu'il a remplies lui-même avec ma foi pas mal d'à-propos. Jailbait continue à me faire du rentre-dedans, et c'est vrai qu'elle est très craquante, mais elle tombe pas au bon moment là. Non seulement Captain ne me reproche pas mon impulsivité, mais il m'envoie les mails (même inachevés) qu'il m'écrit, lui. Si je meurs demain et que quelqu'un veut s'amuser à lire tout ce qui est sorti de ma plume et a été stocké sur papier ou sur ordi au fil des ans, il en aura pour quelques années à temps complet.

00h: Bye-bye tout le monde, je décroche pour entamer la deuxième moitié de ma journée de boulot.

01h: ...Ou pas. J'ai vraiment envie de savoir qui a tué Lilly Kane et j'en suis qu'au DVD n°3 sur 6. De toute façon, j'ai encore un mois et demi avant de rendre le foutu bouquin.

02h: Saloperie de lecteur de DVD qui me lâche au meilleur moment de l'épisode 11. Je savais bien que son redémarrage après une panne et un an et demi de non-utilisation ne pouvait être qu'un ultime sursaut de vie avant défuntage.

03h: Je me mets au lit avec le dernier Melissa Banks. Qui ne me captive pas plus que le précédent, hélas. Encore un bouquin que je vais lâcher avant la page 100.

04h: Bon allez, je me couche tôt ce soir.

05h: ...Ce qui signifie pas que je vais m'endormir, hein. Oui mais si je pouvais arrêter de me projeter dans 17 jours (ou 16, maintenant?), ça aiderait peut-être.

samedi 17 juin 2006

Le 5ème larron (introducing Denver the elephant)

Les 4 fantastiques à Yellowstone

Compte à rebours lancé...

...depuis cette nuit.
J-18 avant l'heure de vérité.
Une fois de plus, l'aube se levait quand j'ai réussi à m'endormir. Trop de questions en l'air, de scénarios qui défilent dans la tête, de peur et d'excitation mêlées. Il pleuvait depuis 3h du matin; l'orage grondait doucement dans le lointain, comme une berceuse impuissante à m'endormir. A genoux sur mon lit, les coudes posés sur le rebord de la fenêtre, j'ai regardé le ciel strié de nuages virer à l'indigo, le halo ambré des lampadaires trouer l'obscurité pâlissante, les maisons encore endormies découper peu à peu leurs contours au bord de l'asphalte humide de l'avenue.
Et j'ai pensé que la vie était parfois merveilleuse.

jeudi 15 juin 2006

Le radeau

Voilà de quoi vous occuper si vous avez un quart d'heure à tuer.

http://freeweb.siol.net/danej/riverIQGame.swf

Cliquez sur le gros bouton bleu pour arriver sur le jeu.
Le but est de faire passer tous les personnages sur l'autre rive, sachant que le radeau ne peut transporter que 2 personnes au max. Seuls les adultes peuvent conduire le radeau. La mère ne peut pas rester seule (sans le père) avec un des fils et le père ne peut pas rester seul avec une des filles. La prisonnière ne peut pas rester seule avec une autre personne que le policier.
Pour mettre les personnages sur le radeau, cliquez-leur dessus. Pour faire avancer le radeau, cliquez sur les points rouges.

mercredi 14 juin 2006

To nip/tuck or not to nip/tuck?

Ado, j'avais une obsession: me faire refaire le nez et les seins dès que j'aurais les sous. Ma seule question, c'était: par lequel des deux je commence? Je trouvais le premier beaucoup trop grand et les seconds beaucoup trop petits. Je rêvais des modèles "bouton de bottine" et "airbags" qui, à la décharge de mes parents, ne figuraient pas dans le patrimoine génétique de ma famille. (Bref, je voulais un physique d'actrice porno.)

Vingt ans plus tard, mon nez et mes seins font partie des choses que je préfère chez moi. Le premier me fait un chouette profil (dans le style "de caractère" plutôt que "trop cute"), et les seconds tiennent encore bien en place, ce qui me permet d'oublier les soutifs l'été. Et puis entre-temps, je me suis positionnée contre la chirurgie esthétique. Si d'autres gens veulent y avoir recours et que ça leur permet de se sentir mieux dans leur peau, pourquoi pas. Mais je pense que rechercher à tout prix la perfection physique et préserver une illusion de jeunesse, c'est une quête futile qui détourne de l'essentiel: s'accepter et s'aimer tels que la nature nous a créés.

...Et avec un peu de chance, d'ici vingt ans, je raffolerai de mes jambes en poteaux.
On peut toujours rêver...

mardi 13 juin 2006

Je hais Apple. Fort fort fort.

User friendly, qu'y disaient.
Tu parles! Et mon c..., il est user friendly?
(Nan, ne répondez pas.)
Donc pour réussir à transférer le contenu de mon iPod sur mon nouvel ordinateur, il faut que je commence par faire une manip hyper compliquée à partir de l'ancien ordinateur - heureusement que l'Homme et moi ne sommes pas fâchés à mort - et que je suive ensuite une série d'instructions de 17 pages de long. En supposant que je réussisse à comprendre le charabia dans lequel elle est rédigée.
J'aurais plus vite fait de recharger ma CDthèque sur mon nouvel ordinateur... Oui mais voilà, comme je trouvais ça trop pratique d'avoir tout sur mon iPod, j'ai balancé une grande partie de la CDthèque en question ces derniers mois.
Je n'ai qu'un mot à dire: pffffffffffffffffffffff.

lundi 12 juin 2006

Parfois, je ferais mieux de me taire...

Samedi, j'étais tellement contrite d'avoir entraîné Etre Exquis au ciné pour voir "Marie-Antoinette" que je lui ai promis de l'accompagner voir un blockbuster stupide de son choix, en guise d'acte de contrition. Résultat: aujourd'hui il m'a appelée pour me prévenir que j'étais sommée d'assister à une projection de "Poséidon" le week-end prochain. Alors qu'à l'époque, il s'est endormi pendant "Titanic" (je m'en souviens très bien, il a même ronflé!).
"C'est pas pareil, proteste-t-il. Là, le bateau ne coule pas, il chavire."
La bonne nouvelle, c'est que ça me laisse 5 ou 6 jours pour me casser une jambe.

dimanche 11 juin 2006

Auto-portrait



Quand Junior se prend en photo toute seule avec son portable, le résultat est toujours super mimi. (Evidemment, Junior est très photogénique, ça aide.) Quand j'essaye de faire pareil pour m'occuper un dimanche après-midi de soleil et de grand vent, j'ai juste l'air d'une mouche...

samedi 10 juin 2006

"Marie-Antoinette"

En quatre mots comment en cent: N'Y ALLEZ PAS!!!!
Je suis passionnée par la Révolution Française. J'ai lu et visionné à peu près tout ce que j'ai pu trouver sur le sujet. C'est une période incroyablement riche, un moment où une implacable confluence d'évènements tragiques a fait basculer l'histoire de notre pays (et indirectement celle de tout l'occident), jetant ainsi les fondements de la civilisation telle que nous la connaissons aujourd'hui. Comme par ailleurs j'avais adoré "Virgin suicides" et "Lost in translation", je me suis précipitée au cinéma dès que possible pour voir "Marie-Antoinette".
Si j'avais su!
Sofia Coppola avait prévenu qu'elle s'attacherait plus au destin de femme de l'Autrichienne qu'au réalisme historique. Ca me semblait une perspective intéressante, permettant d'humaniser celle qui est restée dans les mémoires comme un monstre d'égoïsme et de frivolité. Le problème, c'est que Marie-Antoinette est indissociable des événements qu'elle a contribués à provoquer, et qui l'ont modelée autant qu'elle les a modelés. Faire un film sur elle sans évoquer une seule fois l'affaire du collier ou les Etats Généraux, c'est totalement absurde. Et ce n'est hélas pas le seul défaut de cette oeuvre languissante, dans laquelle il ne se passe absolument rien pendant 1h45 et à peine davantage pendant le dernier quart d'heure. Certes, décors, costumes et esthétique sont irréprochables d'extravagance; Kirsten Dunst joue très bien, et c'est une bonne idée d'avoir choisi une musique en décalage avec l'époque. Mais je me suis rarement autant ennuyée de ma vie.

La citation du jour

"La drogue était un milieu très bien avant que le sport s'en mêle."
(Jean-Louis Aubert)

vendredi 9 juin 2006

You can't trust me with shopping

Partie cet après-midi en ville pour acheter des coussins et une poubelle, je suis rentrée avec... une bague et une paire de baskets.

Happily single

Comme je m'en doutais un peu, j'ai très vite adopté une existence d'ermite (j'allais écrire quasi-monacale, mais... hum). Depuis dimanche dernier, j'ai dû passer une heure et demie hors de chez moi - le temps d'une visite à la Poste et d'une autre chez Champion. Je vis en quasi-autarcie dans mes 55 m². Je ne bosse pas comme une malade pour autant; en fait, le redémarrage est même plus lent que prévu. Non: je fais des nuits de marmotte, je rattrape mon retard de lecture, je papote sur AIM pendant des heures et hier soir, j'ai attaqué la saison 2 de The L Word en DVD (le nouveau générique est su-bli-me). Accessoirement, j'ai reperdu le poids pris pendant les vacances et même un chouïa de plus. Mon moral est au beau fixe. Je redécouvre le plaisir de lire au lit jusqu'à pas d'heure sans que quelqu'un grogne parce que la lumière l'empêche de dormir, le plaisir de manger du riz cantonnais à même la barquette, assise en tailleur par terre à 4h du matin, le plaisir d'improviser des soirées avec Etre Exquis sans me sentir coupable, le plaisir de ne pas cuisiner le soir si ça ne me motive pas, le plaisir de retrouver dans le frigo les choses que j'y ai mises plusieurs jours avant, au moment où j'ai envie de les manger, le plaisir de faire la grasse matinée sans que quelqu'un allume la radio ou se mette à passer l'aspirateur dans la pièce voisine, le plaisir de fantasmer ma vie et de me dire que désormais, tout est redevenu possible.
Je suis libre. Et si peu triste que pour un peu, ça m'inquièterait.

mercredi 7 juin 2006

Parce que ça m'a fait rire

Un jeune curé, très angoissé, après avoir été incapable de prononcer un seul mot le jour de son premier sermon, demande conseil à l'Archevêquepour être à la hauteur le dimanche suivant.
Ce dernier lui conseille de se verser quelques gouttes de vodka dans un grand verre d'eau pour être plus détendu.
Le dimanche suivant, le jeune prêtre se sentit si bien qu'il aurait pu parler n'importe où et de n'importe quoi.
De retour à la sacristie, il trouve une lettre laissée par l'Archevêque, ainsi rédigée :

Mon fils,
La prochaine fois, mettez quelques gouttes de vodka dans un grand verre d'eau et non quelques gouttes d'eau dans la vodka.
Ensuite, je vous fais part de quelques observations afin que ce que j'ai vu aujourd'hui ne se reproduise pas.
1 _ Il n'est nul besoin de mettre une rondelle de citron sur le bord du calice.
2 _ Évitez de vous appuyer sur la statue de la Sainte Vierge et surtout,évitez de la serrer dans vos bras et de l'embrasser.
3 _ Il y a 10 commandements et non 12.
4 _ Les apôtres étaient 12 et pas 7 et aucun n'était nain.
5 _ Nous ne parlons pas de Jésus-Christ et ses apôtres comme "J.C and co".
6 _ Nous ne nous référons pas à Judas comme à "ce connard".
7 _ Vous ne devez pas parler du Pape en disant "le Parrain".
8 _ Ben Laden n'a rien à voir avec la mort de Jésus.
9 _ L'eau bénite est faite pour bénir et non pour se rafraîchir la nuque.
10 _ Ne célébrez jamais la messe assis sur les marches de l'autel.
11 _ Les hosties ne sont pas des gâteaux apéritifs à consommer avec le vin de messe.
12 _ Les pécheurs iront en enfer et non "se faire enc...".
13 _ L'initiative d'appeler les fidèles à danser était bonne, mais pas celle de faire la chenille dans toute l'église.
14 _ Et enfin, sachez que l'homme assis près de l'autel auquel vous vous êtes référé comme "le travelo en jupe", c'était moi.
Sincèrement,
l'Archevêque.

PS : Jésus n'a pas été fusillé !

lundi 5 juin 2006

Je suis...

Je suis la fille qui s’est, ce week-end, méthodiquement organisé une parfaite nuit de débauche, et je suis la fille qui par pudeur n’enlèverait jamais son haut de maillot sur une plage. Celle qui a cent paires de chaussures et trente sacs à main dans sa penderie, et celle qui nourrit des sympathies altermondialistes anti-conso. Celle qui déclare des revenus de droite et qui vote à gauche. Celle qui trouve toujours qu’elle a dix kilos à perdre et qui remplit péniblement un 90B, mais qui danse, drague et baise comme si elle avait le physique de Monica Belluci. Celle qui trouve qu’on devrait rétablir la peine de mort et qu’y en a marre de la mentalité d’assistés des Français, et aussi celle qui a les larmes aux yeux à la vue d’un SDF et qui passera probablement ses prochaines vacances à faire un chantier humanitaire. Celle qui se paume dans les couloirs d’hôtel et celle qui n’aime rien tant que se balader seule dans les rues d’une grande ville inconnue. Celle qui fantasme sur les familles nombreuses et celle qui ne voudrait d’enfant pour rien au monde. Celle qui aime les intellos torturés et celle qui craque toujours pour des sportifs désespérément sains. Je suis le cynisme et la sensibilité, l’égocentrisme et l’empathie, la violence et la douceur, le vice et la vertu. Et plus jamais je n’essaierai de gommer la moitié de moi-même par amour.

Record perso battu

Plus de 500 euros claqués en moins de deux minutes: soit le temps qu'il m'a fallu pour entrer chez Planet Saturn, tourner à droite dans le rayon des machines à laver, parcourir des yeux l'étiquette indiquant la vitesse de séchage et la consommation d'énergie de chaque modèle, tendre le doigt vers une lavante-séchante Indesit et dire au vendeur: je veux celle-là; vous pouvez me la livrer quand?
Ben quoi, j'allais pas y passer tout mon samedi après-midi non plus.

samedi 3 juin 2006

De l'égocentrisme et du rôle de l'écrivain

One of the more benignly overlooked truths of human interaction is that none of us believe in the reality of other people's inner lives with quite the same egocentric fervor that we believe in our own. Sociopaths are diagnosed as harboring an impenetrable callousness toward other people's suffering, but in truth most of us fall short when it comes to imagining our way into someone else's psyche. Unfortunate as it may be, this insufficiency is not really to be wondered at. We begin as infants saddled with imperial selves that are focused on our next feeding, and although we are relentlessly socialized into granting Tommy's right to his own shovel or Suzie's wish to take her turn down the slide, the sheer amount of energy required to grapple with the clamorous sovereignty of other people demands more of an empathis response than many of us can muster. For better or for worse, then, it falls to writers to give us a sense of what it feels to inhabit a stranger's skin.

(Introduction d'un article de Daphne Merkin, "The other other woman")

Juste parce que

Trois heures et demie du matin. N'arrivant pas à dormir, mais ayant en tête un texte qui défile tout seul et qui ne demande qu'à être couché sur papier (ou en tout cas sur Word), je me relève et descends au bureau. Un thé aux fruits rouges fumant à la main, j'allume mon ordi en savourant le plaisir tout bête de pouvoir être debout et active au milieu de la nuit. Et là, dans ma boîte mail, je trouve la chanson que je cherche à récupérer depuis des années, celle dont je ne trouve plus le CD et qui est inconnue de Kazaa. 24h à peine après en avoir parlé au téléphone à Captain. Finalement j'aime bien les surprises quand elles sont de ce genre-là - celles qui montrent que quelqu'un a pensé à vous et essayé de vous faire plaisir juste parce que.

vendredi 2 juin 2006

Le peintre

Y'a un monsieur en combinaison de toile blanche qui est en train de repeindre la cage d'escalier de ma résidence. A peu près mon âge, grand, des cheveux châtain blond coupés courts, des yeux bleus avec des plis mignons dans les coins, un teint bronzé et une chouette barbe de trois jours. Et moi, au lieu de le draguer, je suis assise dans mon bureau à finir ma compta perso sur Quicken. Faut pas déconner non plus, je suis en deuil de la relation de couple la plus longue de toute ma vie.
...Non, ce que je vais faire, c'est attendre samedi soir pour recommencer à allonger ma liste.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase

Comme je le disais dans un message précédent, depuis que j'habitais avec l'Homme, nous avions changé tous les meubles de la maison à l'exception des chaises de la salle à manger (type bistrot cannelées, totalement incompatible avec le buffet et la table en acajou) et de la table basse du salon (un truc massif, avec une rainure stockeuse de miettes de chips et des traces de verre baveurs partout sur le dessus). Je haïssais les deux avec une belle impartialité, suppliant pour qu'on les change, mais il y avait toujours un autre truc plus important à faire avec nos sous. Soit.

En fin de semaine dernière, alors que mes petits camarades et moi attendions l'avion qui devait nous emmener de San Francisco à New York, nous nous sommes arrêtés dans le food court de l'aéroport pour déjeuner avant de partir, des fois qu'on nous nourrirait pas pendant le vol. J'ai choisi un plat japonais, et m'apprêtais à envoyer un texto tout nostalgique à l'Homme ("je suis en train de manger un udon pour la première fois depuis nos vacances de mai dernier alors forcément, je pense à toi", quelque chose du style) quand mon téléphone d'une vibration frétillante me signale que j'ai reçu un message.
"Je viens de changer la table du salon, veux-tu récupérer l'ancienne?"

...

Et ça a été le déclic, le petit détail apparemment trivial qui fait toute la différence entre savoir une chose et l'intégrer au plus profond de soi, la preuve ultime que nous n'étions pas faits pour vieillir ensemble. J'ai réellement passé six ans à côté d'un type qui certes avait beaucoup de qualités, mais qui ne m'écoutait et ne me pigeait absolument pas. Un type que je songeais à quitter depuis des mois sans trouver le courage de le faire. Finalement, il m'a peut-être rendu service en prenant les devants (même si techniquement c'est moi qui suis partie, la lâcheté masculine congénitale interdisant toute autre option).

Il est passé me voir aujourd'hui pour m'expliquer le fonctionnement de mon nouvel ordi, puis m'a emmenée faire des courses avec sa nouvelle bagnole dont j'ai choisi la couleur. Et même en cherchant bien, je n'ai pas éprouvé la moindre tristesse à l'idée que c'était sans doute la dernière fois que nous poussions un caddie ensemble. Nous n'avons vraiment rien à nous dire; je me sentais comme à côté d'un étranger.

Oh, et j'ai vu sa nouvelle table de salon: elle est encore plus moche que l'ancienne. Merci mon Dieu de m'avoir épargné cette vision au quotidien.

(Chez moi, j'aime: ma capacité à me détacher rapidement quand j'ai décidé qu'une personne était toxique pour moi.)Justifier

Et un nouveau départ à zéro, un!

Le retour de vacances aurait difficilement pu mieux se passer. Après une nuit de douze heures d'affilée (youpi!), Autre Moi m'a emmenée gare de Lyon où j'ai peiné un max avec mes bagages - plus de la moitié de mon poids selon les balances de l'aéroport - et réussi à monter dans mon TGV environ une minute avant le départ. Voyage sans histoires. A l'arrivée, Etre Exquis m'attendait sur le quai. A titre de comparaison, l'Homme se garait toujours sur le rond-point devant la gare et restait dans la voiture par flemme de chercher une place ou pour ne pas payer le parcmètre. OK, je trouve que la galanterie est un concept totalement ringard, mais aider une fille à porter ses valises, c'est juste une question de courtoisie ordinaire, parce qu'elle est a priori beaucoup moins costaud qu'un gars. Je foutais bien les mains dans sa chaîne de moto, malgré le cambouis, quand il fallait réparer quelque chose et que ses mains à lui ne rentraient pas. Bref. Etre Exquis et moi avons tourné en bagnole en faisant des bricoles pour son boulot jusqu'à l'heure où je savais que l'Homme ne serait plus chez lui (progrès: je ne pense plus "à la maison"). Il faisait un temps magnifique, on roulait avec les vitres ouvertes et la musique à fond, je me sentais libre comme l'air et regonflée à bloc. Passage rapide chez l'Homme, donc, pour y récupérer mes clés et mon courrier. Puis posage dans mon appartement envahi par les cartons. Je croyais pourtant les avoir presque tous défaits avant de partir... Après inspection, il s'avère qu'un de mes éditeurs a ressorti une vielle série à moi avec de nouvelles couvertures et s'est senti obligé de m'envoyer douze exemplaires de chaque tome en grand format. Ca part d'un bon sentiment, mais je le hais quand même sur ce coup-là. Etre Exquis passe un bon moment avec moi à lire le Golf Digest que je lui ai rapporté pendant que je réarrange le contenu de mon meuble à DVD. Silence confortable entre nous - la compagnie sans la pression. Il part vers 21h, et j'en profite pour appeler Captain. Ou devrais-je dire: pour exploser en un soir mon forfait SFR du mois? Whatever. Trop contente de l'entendre après tout ce temps. Après avoir raccroché, malgré l'heure tardive, je commence à dépouiller mon courrier et à y répondre, puis j'attaque les mails sur le nouvel ordi portable reçu pendant les vacances et mis en service par l'Homme, qui m'a rendu tous les services possibles en mon absence histoire sans doute de se dédouaner de sa culpabilité. Peu importe la raison, ça m'arrange de ne pas avoir à galérer avec ma Livebox ou à courir après ma voisine pour lui piquer la clé du garage à vélo. Là, il est deux heures et demie du matin et je n'ai ni faim ni sommeil. Je recommence déjà à me décaler... M'en fous: les somnifères, pour moi, c'est fini. Marre de me bousiller la mémoire avec ça.