dimanche 30 juillet 2006

Le week-end n'a pas été fantastique pour tout le monde

David Gemmell est décédé vendredi matin de complications postopératoires. Il avait à peine 57 ans et aura donné à la fantasy plusieurs cycles majeurs, dont "La légende de Druss". Je l'avais rencontré une fois, lors d'une sauterie entre gens du métier. Nous discutions en petit groupe de Spiderman, le film, qui venait juste de sortir, et j'ai dit que je n'avais pas du tout aimé. Il m'a toisé du haut de ses deux mètres, avec sa gueule hallucinée à la Jack Nicholson, et a aboyé que c'était un avis absurde ou quelque chose du genre. Honnêtement, je n'ai rien osé ajouter. Mais selon les gens qui l'ont bien connu, c'était un type formidablement humain, et aucun de ses (très) nombreux lecteurs ne peut douter que c'était un grand écrivain. RIP Dave.

Porc-épic comestible


Elle est pas jolie notre pastèque-apéro? Si jamais Emma rate l'examen du barreau et que j'en ai vraiment ras-le-bol de l'heroïc fantasy, on pourra toujours se recycler en traiteurs ou en organisation d'événementiel :)

J'ai une vie difficile

Premier chagrin d'amour

Hier soir, mon neveu Attila (5 ans, 1m04) a eu le coup de foudre pour ma petite-cousine Emma (21 ans, 1m70). Apprenant que non, il ne pouvait pas déménager à Lyon pour vivre près d'elle, et qu'en plus elle avait déjà un copain depuis 2 ans, il est parti en boudant et en grommelant: "Puisque c'est comme ça, je tomberai plus jamais amoureux de personne".

jeudi 27 juillet 2006

Gold anniversary

Demain après-midi je pars à Lyon, où mon oncle et ma tante préférés fêtent leurs 50 ans de mariage ce week-end. Comme mes amis, ma famille est éparpillé un peu partout à travers la France; je trouve ça assez frustrant. On n'a plus fait de grande réunion depuis l'enterrement de mon grand-père en janvier 2002. [Ici, je m'interromps pour repenser avec nostalgie aux grandes tablées bruyantes de mon enfance.] Ca me fera plaisir de revoir une partie de la "cousinerie" (comme on l'appelle Frou et moi) dans des circonstances plus heureuses - et un peu moins plaisir de devoir expliquer pourquoi l'Homme n'est pas avec moi, mais bon...

Je ne peux même pas imaginer l'abnégation nécessaire pour passer un demi-siècle avec la même personne. Mon oncle et ma tante s'en sortent bien; le respect et la tendresse visible qu'il y a entre eux après toutes ces années me font toujours envie. Mais bon, pour avoir une chance de rester mariée 50 ans, il faudrait que je chope le premier gars qui passe dans la rue, que je le traîne à la mairie dans la foulée et que je commence à prendre sacrément soin de ma santé... Ah vi, puis il faudrait aussi que je subisse une lobotomie :)

Projets d'activité pour la rentrée

Par ordre de préférence décroissant:
- Reprendre l'équitation
- Recommencer le bénévolat
- Me réinscrire au CNED en allemand ou en italien
- Passer mon permis moto
- Prendre des cours de couture
Mais là pour l'instant avec la canicule, je n'avance sur rien - ni mon boulot, ni mes activités perso :( Ca ira peut-être mieux à partir de lundi, quand Captain sera en Espagne pour trois semaines - et que je récupèrerai toutes les heures qu'on passe au téléphone chaque jour.

mardi 25 juillet 2006

Et quoi que j'apprenne, je ne sais pas...

Je viens de passer chez l'Homme parce que j'avais besoin d'imprimer un bouquin. 500 pages, ce qui nous a fait un peu de temps pour discuter pour la première fois depuis... pfiou, longtemps. J'en ai profité pour caser dans la conversation que j'avais un nouveau chéri, sans donner de précisions à part le fait qu'il vivait loin. "Genre en Vendée?" m'a lancé l'Homme avec un sourire narquois, car il était tombé sur une carte postale oblitérée là-bas la dernière fois qu'il a gardé mes chats en mon absence et relevé ma boîte aux lettres. "Même pas", ai-je répondu. Et on en est restés là.
Ca ne devrait pas me toucher qu'il s'en foute. Je sais qu'après notre séparation, il a été voir Christine pour en discuter avec elle; je supposais donc que ça le travaillait un minimum. Je n'ai aucune envie de me remettre avec lui, et je considère même qu'il m'a rendu service en provoquant notre rupture. Mais ça me fait tout drôle de penser qu'il s'est détaché de moi aussi vite et aussi complètement. Comme si je ne valais même pas un petit pincement au coeur rétrospectif, comme si ce qu'on a vécu ensemble n'avait pas assez compté pour qu'il nourrisse quelques regrets/remords. Oh, je sais ce que vous allez penser: je suis gonflée de rouspéter alors que moi, je suis déjà raide dingue de quelqu'un d'autre. Mais ça ne m'empêche pas de continuer à aimer l'Homme quelque part - de la même façon que j'aimerai toujours Etre Exquis différemment d'un "simple" ami.
Bref. Tout mon entourage est au courant désormais, et à part ma frangine, personne n'a osé me faire remarquer que je m'étais recasée archi-rapidement. Il ne reste plus que mes parents à prévenir. Mon père m'ayant dit lors de notre première conversation live après ma rupture: "Oh, je me fais pas de souci pour toi, tu resteras pas seule longtemps", j'imagine qu'il ne sera guère étonné.

dimanche 23 juillet 2006

Jusqu'à l'horizon et au-delà

Parce que la canicule m'empêche de bosser et que mon retard prend des proportions épiques, j'ai décidé d'inverser mon rythme de vie jusqu'à la fin de l'été. Hier, j'ai donc commencé ma journée de travail à 21h et l'ai finie à 2h du mat'. Puis je suis montée dans ma chambre pour bouquiner ("Eleven on top" de Janet Evanovich). Vers 3h30, après avoir mis ses joueurs dehors, Captain m'a appelée. J'ai éteint la lumière et me suis couchée dans le faisceau du ventilateur que je venais d'acheter exprès. Et comme toujours quand je parle avec Captain, je n'ai pas vu le temps passer. A un moment, j'ai réalisé que le ciel pâlissait et que les oiseaux commençaient à gazouiller. Je me suis mise à genoux sur mon lit, j'ai ouvert la fenêtre et regardé le jour se lever avec la voix de mon amoureux qui chuchotait dans mon oreille. Dehors, l'aube ressemblait à une promesse. A la fin du mois prochain, c'est allongés l'un contre l'autre que nous passerons nos nuits blanches. Au printemps, nous marcherons ensemble dans les rues de Prague. Après ça... Qui sait? Nous avons tout le temps du monde devant nous.

samedi 22 juillet 2006

Portrait érotique

[Parce qu'avec la canicule je n'ai vraiment pas le courage de pondre un autre type de post aujourd'hui...]

Une année érotique ?
- 2006 semble assez bien partie hé hé hé
Un objet érotique ?
- Les étuis de cigare Romeo y Julieta (Etre Exquis sait pourquoi)
Une ville érotique ?
- Vienne
Un mot érotique ?
- Glisser
Une maladie érotique ?
- Une angine qui fait la voix rauque
Une voiture érotique ?
- Un coupé Mercedes SLK
Une arme érotique ?
- Un couteau (don't ask...)
Une torture érotique ?
- La flagellation
Un supplice érotique ?
- L'attente
Une cicatrice érotique ?
- Celles de mon ex (un ange passe en sifflotant)
Une émission érotique ?
- The L word
Un métier érotique ?
- Bûcheron (arf arf arf)
Une femme érotique ?
- Monica Bellucci

vendredi 21 juillet 2006

Hold the line

Entre 3 et 6 heures au téléphone avec Captain chaque jour... Merci les forfaits illimités SFR et la Freebox. Si l'usage intensif des portables provoque vraiment des tumeurs au cerveau, vous n'avez plus très longtemps à me supporter.

Plus celui/celle que j'étais

En quoi ne croyez-vous plus ?
- Au grand amour qui dure toujours
Quel sujet de conversation ne vous intéresse plus ?
- Les enfants des autres... Quoi qu'en fait ça ne m'a jamais intéressée
Quel animateur télé ne supportez-vous plus ?
- Marc-Olivier Fogiel, que j'aimais beaucoup à une époque
Qu’est-ce que vous ne regardez plus à la télévision ?
- Nip/Tuck dont j'avais adoré les deux premières saisons; la troisième est vraiment too much
Qu’est-ce que vous n’écoutez plus comme musique ?
- Euh je suis toujours fidèle à ce que j'écoutais ado
Quels voyages ne vous intéressent plus ?
- Ceux que j'ai déjà faits - il y a tant d'autres endroits à découvrir... Mais sauf extrême coercition de la part de mes amis, je ne mettrai jamais les pieds en Afrique ni en Amérique du Sud
Qu’est-ce que vous ne mangez plus ?
- La cervelle, que j'aimais bien quand j'étais petite (et que je ne réalisais pas vraiment de quoi il s'agissait); la viande de cheval
Quelle femme ne vous fait plus fantasmer ?
- Vanessa Paradis depuis qu'elle s'est mise à pondre
Quel rêve ne faites-vous plus ?
- Ca fait un long moment que je n'ai fait aucun de mes deux rêves récurrents (celui où je m'aperçois que j'arrive à voler en me concentrant assez fort, et celui où je m'aperçois que je n'ai pas besoin de passer mes examens finalement)
Quel quotidien ne lisez-vous plus le matin ?
- La feuille de chou locale que ma grand-mère achetait quand j'étais petite
Quelle erreur ne faites-vous plus ?
- Penser que quelqu'un d'autre viendra me sauver de moi-même
Quelle position ne pratiquez-vous plus quand vous faites l’amour ?
- Le 69... Je sais que c'est censé être super sexy, mais tout ce que je vois, c'est que la personne du dessous est toujours en train d'étouffer et que c'est dur de se concentrer à la fois sur ce qu'on fait à l'autre et sur ce que l'autre vous fait.

jeudi 20 juillet 2006

Toto en concert

Hier soir, Toto passait au festival des nuits du château de Solliès-Ville pendant que les Pixies se produisaient aux Voix du Gaou. J'aurais sûrement choisi d'aller voir les seconds... si j'avais été au courant qu'ils s'étaient réunis et se trouvaient dans les parages. En l'état des choses, mon beau-frère cherchait quelqu'un pour l'accompagner au concert de Toto et je me suis dévouée parce que 1/mon beau-frère est l'une de mes personnes préférées au monde, et je ne l'avais pas vu depuis un an, 2/ j'ai un nouveau principe: tout tester et dire systématiquement "oui" à ce qu'on me propose (sous réserve que ça reste à peu près raisonnable).

Voilà comment je me suis retrouvée dans un cadre de plein air absolument magnifique, par une très belle soirée d'été, à découvrir le répertoire et les performances scéniques d'un groupe dont, comme la plupart des gens, je connaissais trois chansons ("Africa", "Hold the line" et "Rosanna" pour ne pas les citer - ah, et puis la BO de Dune). Je n'ai qu'une chose à dire: les quinquas de Toto déchirent! Un son rock à la fois lourd et mélodieux, comme je les adore; des musiciens parmi les plus doués de leur génération (les solos étaient estomaquants) et qui prenaient un plaisir visible à jouer pour nous... Qu'importe qu'ils n'aient pas vraiment le look de l'emploi avec leurs fringues de chauffeurs routiers et leur début de bedaine. C'était un pur bonheur d'entendre Bobby Kimball pousser sa voix, de ne même pas voir bouger les bras de Simon Philips tellement il frappait vite sur sa batterie, et surtout de sentir les basses cogner au plexus et se réverbérer dans tout le corps.

Bien aimé aussi discuter avec David à une heure du mat' sur mon balcon avec une Smirnoff on Ice et une clope chacun (à soirée exceptionnelle, dérogation à la règle), puis le voir bidouiller le lecteur de cartes photo de mon ordi portable avec deux couteaux à dents parce que comme une andouille, j'avais fourré dedans le Memory Stick de son nouvel appareil pour récupérer les vidéos du concert - sans vérifier au préalable qu'il acceptait ce type de carte, ce qui évidemment n'était pas le cas. On s'est tapé un fou-rire mémorable. Est-ce que j'ai déjà dit que David est l'une de mes personnes préférées au monde? Bref, encore une très chouette soirée. Je les accumule depuis le début de l'été; pourvu que ça dure!

mardi 18 juillet 2006

Pas celui/celle que vous croyez

Comment ne voulez-vous surtout pas qu’on vous appelle ?
- Ma puce ou mon bébé
Quel genre d'homme/de femme n’êtes-vous pas ?
- Une romantique
Quel est le défaut que vous n’avez pas ?
- La jalousie
Qu’est-ce que vous ne voulez surtout pas qu’on dise à propos de vous ?
- Que je suis le portrait craché de ma mère
Quelle question ne faut-il surtout pas vous poser ?
- A égalité "Pourquoi tu veux pas d'enfants?" et "Quand est-ce que tu nous écris un roman?"
Quels moments de votre vie ne faut-il pas aborder ?
- Aucun, je suis prête à discuter de tout (mais pas n'importe quand ni avec n'importe qui)
Qu’est-ce qu’il ne faut surtout pas vous demander de faire ?
- Le ménage; du baby-sitting
Qu’est-ce qu’il ne faut surtout pas vous offrir ?
- Des peluches
Qu’est-ce qu’un homme/une femme ne devrait surtout pas faire pour vous séduire ?
- J'ai horreur des grandes gueules
Qu’est-ce que vous ne pouvez surtout pas accepter chez un homme/une femme ?
- Qu'il essaie de brider mon indépendance

lundi 17 juillet 2006

"Vol 93"

Je n'aurais pas eu l'idée d'aller voir ce film si les critiques n'étaient pas archi-élogieuses. Trop peur de tomber sur un truc sensationnaliste, moi qui ne supporte ni la démagogie ni les émotions faciles.
En réalité, "Vol 93" est tourné comme un documentaire - impression accentuée (volontairement, je pense) - par un casting d'illustres inconnus. Ca n'a pas que de bons côtés. Le début paraît un peu longuet, et les quelques scènes d'action sont assez confuses: on a du mal à capter ce qui se passe... comme dans la vraie vie, je suppose. Mais j'ai aimé que le réalisateur se focalise sur l'intérieur du vol 93 et sur ce qui se passait simultanément dans les différents centres de contrôle aérien, sans rien montrer de l'attentat sur les Twin Towers à l'exception de quelques images d'archives à la télévision (soit dit en passant, chaque fois que je les revois ça me serre toujours autant le coeur). Ca aide à s'identifier aux protagonistes du drame - les terroristes aussi bien que leurs victimes, d'ailleurs. Autre écueil évité: celui du manichéisme qui aurait consisté à faire des premiers les méchants. Là, leur humanité est bien mise en évidence.
Le dernier tiers du film est carrément bouleversant. Sans faire dans le mélo ni l'héroïsme à deux balles, il retrace la révolte des passagers: la façon dont ils réalisent peu à peu qu'ils sont condamnés, puis leur tentative concertée pour reprendre le contrôle de l'appareil. Leur panique et leur détermination sont presque palpables. Difficile de garder les yeux secs quand ils commencent tous à appeler leurs proches pour leur dire qu'ils les aiment. Personnellement je n'ai pas réussi et j'ai passé les dix dernières du film à ravaler mes sanglots - jusqu'à l'impact sur lequel le film s'achève comme sur un coup de poing au plexus du spectateur. Un silence de mort (sans mauvais jeu de mots) a régné dans la salle pendant le générique, et tout le monde a eu beaucoup de mal à s'arracher à son siège pour sortir. J'aurais beaucoup aimé pouvoir en discuter à chaud avec quelqu'un.
PS: Avant le film, on a eu droit à la bande annonce de "World Trade Center" qui, lui, a l'air d'être tout ce que je déteste dans le style blockbuster.

Autre Moi a de l'humour

Texto envoyé tout à l'heure à Autre Moi: "Je viens de croiser Cécile de Ménibus. Qu'est-ce qu'elle fout dans mon centre commercial? Mystère..."

Réponse immédiate d'Autre Moi: "Elle cherche peut-être un grand car..."

Ca, c'est ma copine et ses jeux de mots à deux balles. Et moi qui croyais m'être débarrassée du concept quand l'Homme et moi on s'est séparés... Que nenni.

dimanche 16 juillet 2006

Vu à la télé

Maintenant, il existe des Kinder Bueno au chocolat blanc. Probablement inventés dans le cadre de la conspiration mondiale pour m'empêcher à tout jamais de perdre du poids. Grrrrrrrr

jeudi 13 juillet 2006

Le début de la célébrité

http://mtlm.blogs.com/blog/

Apparemment, j'ai dans mon entourage un curieux pas très bien organisé (obligé de s'en remettre à Google pour retrouver mon blogue).

A son attention et à celle des autres personnes qui pourraient se poser la question: oui, j'ai un nouvel amoureux. Oui, je viens de passer avec lui une des plus belles semaines de ma vie. Oui, je suis encore en train de me demander ce que j'ai fait pour mériter quelqu'un comme lui. Oui, j'ai peur de me réveiller et de réaliser que ça n'était qu'un rêve.

J'aimerais vous parler de Captain, mais mes pauvres mots ne lui rendraient certainement pas justice. Alors je vais juste vous raconter brièvement notre histoire, qui n'est pas banale.

Il y a dix ans, je vivais à Nantes. Après des années de débauche et d'auto-destruction, j'avais décidé de me ranger. J'étais mariée et malheureuse en ménage, mais il n'était pas question pour moi de faire marche arrière ou de trahir une promesse consentie de mon plein gré. Alors quand j'ai commencé à me faire draguer par un type pas comme les autres, j'ai tenté d'ignorer la connexion inexplicable que je sentais entre nous - cette impression que nos âmes étaient en résonance. Pendant un an, on s'est vus dans des cafés, au jardin des plantes ou chez un de ses copains, parce que je ne me faisais pas suffisamment confiance pour me retrouver seule avec lui. Au bout d'un moment, la culpabilité a pris le dessus. J'avais l'impression de tromper le Breton, affectivement à défaut de physiquement, et je ne supportais plus de faire du mal à Captain. Je lui ai dit qu'il valait mieux qu'on arrête de se voir.

Quelques mois plus tard, j'ai quitté mon mari et je suis partie aux Etats-Unis. Besoin de recommencer à zéro dans un endroit où personne ne me connaîtrait... En rentrant en France fin 97, j'ai rencontré Etre Exquis. Que j'ai plaqué deux ans plus tard pour l'Homme. Et pendant tout ce temps, je me suis demandé ce que devenait Captain. Systématiquement, au jour de l'an, je notais dans mes résolutions: "reprendre contact avec Captain". Mais je ne faisais rien. C'était sûrement présomptueux de penser ça, mais je ne voulais pas risquer de remuer le couteau dans la plaie, de raviver ses sentiments (et peut-être les miens) alors que je n'étais toujours pas libre.

Le 3 mai, l'Homme et moi nous sommes séparés, et avant midi, j'avais posté un petit mot anonyme à Captain dont j'avais trouvé l'adresse dans les pages blanches. Juste l'url de ce blogue et "si tu ne m'as pas oubliée, j'aimerais avoir de tes nouvelles". Je ne voulais pas me faire d'illusions; il pouvait être marié avec trois enfants et plus le moindre souvenir de moi. Mais je tenais à clore, d'une façon ou d'une autre, cette histoire restée en suspens dans ma tête depuis si longtemps.

Il n'était pas marié.
Il se souvenait plus que bien de moi.
Et dix ans plus tard, notre histoire ne fait que commencer.

La citation du jour

"Mieux vaut être onze et triste que treize et gay"

mercredi 12 juillet 2006

Inversion des rôles

Hier, en terrasse du resto après avoir fini nos salades saumon-crevettes-asperges, nous décidons de faire un brin de lecture avant de repartir, histoire de prolonger un moment paisible et délicieux.
Je prends l'Equipe et Captain, le supplément astrologie de Marie-France.
Autant pour la répartition traditionnelle des rôles dans le couple.

Une journée parfaite


Pornic, hier.
Life is good.

lundi 10 juillet 2006

Maudite je suis

Captain en se levant: Tiens, je vais parfumer mon café pour une fois.
Moi (curieuse): Avec quoi?
Captain: Je sais pas. Peut-être de la cardamone. Ou de la cannelle.

France-Italie

Le plan originel, c'était d'aller regarder le match en ville, probablement sur l'écran géant installé devant la médiathèque de Nantes. On y serait allés à pied, on aurait sauté le dîner parce que notre enthousiasme aurait suffi à nous sustenter, et en cas de victoire on aurait bu un diabolo menthe à la santé des bleus.

La réalité, c'est qu'on a regardé le match chez Captain, vautrés sur le canapé, avec la moitié d'une grande hawaïenne Pizza Hut dans le bide, 2 Smirnoff on Ice (ou 2 Despé) dans le sang et deux grammes d'aya dans les poumons. Raide défoncée, j'étais.

Y'a pas à dire, le sport c'est bon pour la santé.

mercredi 5 juillet 2006

Hier

2 heures passées chez l'esthéticienne (pour un résultat toujours aussi douteux à la sortie)
10 pages de Maudit Bouquin traduites (j'en suis à peine à la moitié... misère)
8 épisodes de Gilmore Girls en DVD (50 mn chacun, à cheval sur les saisons 2 et 3)
1 lessive (composée, genre d'une vingtaine de culottes/soutifs, de deux débardeurs, d'un bas de pyjama et d'une serviette éponge - non, je suis pas beaucoup sortie ces derniers temps.)
20 minutes au téléphone avec Captain (j'avais dit qu'on s'appelait plus jusqu'à demain mais j'ai craqué)
5 chapitres de "Eat, pray, love" (qui me donnerait presque envie d'aller m'enfermer dans un ashram s'il ne fallait pas se lever à 3h du matin)
...et plus que 24h à attendre de découvrir si dix ans plus tard, le moment est enfin le bon.

lundi 3 juillet 2006

Lady Liberty


Aujourd’hui, c’est le trente-cinquième anniversaire de la mort de Jim Morrison.
C’est aussi le trente-cinquième anniversaire-tout-court d’Oisal – s’il n’a pas fait d’overdose depuis la dernière fois que je l’ai vu.
Accessoirement, il y a pile deux mois que l’Homme et moi nous sommes séparés. Et je me suis rarement sentie aussi bien. Passées les premières semaines de chagrin et d’incompréhension, j’ai réalisé tout ce qui clochait dans notre relation et tout ce que j’avais sacrifié pour être avec lui – à commencer par une bonne partie de ma personnalité, de mes goûts et de mes rêves. Depuis… Je redeviens moi. Dans le silence de ma solitude, il est beaucoup plus facile d’entendre la petite voix intérieure qui me dit ce dont elle a besoin et envie – et désormais, j’ai la liberté de le lui donner.

dimanche 2 juillet 2006

Tous les prétextes sont bons pour pas bosser

Hier, après avoir passé trois heures à monter mon armoire, trois heures à réorganiser mon dressing et deux heures à faire du shopping pour fêter ça, je me suis affalée devant la télé avec mon magazine préféré et le quart de finale France-Brésil. Moi. Je précise que tout le foot que j'avais vu avant ça, c'était la demi-finale France-Chépluki en 98, et la finale contre le Brésil qui a suivi. Et les deux fois, c'était vraiment parce qu'Etre Exquis (par ailleurs pas amateur de ballon rond pour deux sous) m'avait traînée dans les bars où il passe une grosse moitié de sa vie histoire de profiter de l'ambiance conviviale. Cela dit j'avais trouvé ça très sympa, le côté communion populaire. Bon, hier soir en l'occurrence j'ai fait communion populaire toute seule avec ma télé, mais même comme ça, c'est vrai qu'il est difficile de rester insensible à l'allégresse des supporters et à l'exultation des joueurs après le coup de sifflet final. Du coup je me disais: tant qu'à faire, je vais regarder jusqu'à la fin. Sauf que pendant la demi-finale France-Portugal mercredi soir, je serai dans l'avion. Reste plus qu'à espérer qu'on aille en finale. Un moment mémorable pour le sport français à l'intérieur d'une semaine mémorable pour moi, ça le ferait bien...

samedi 1 juillet 2006

Pas de grasse matinée pour moi

Tirée du lit à 9h50 par un *#'£¤µ§* qui me téléphone cinq fois de suite (sur mon portable resté dans le bureau alors que je dors dans la mezzanine). C'est un livreur d'Ikea qui m'annonce qu'il sera là dans dix minutes. Alors qu'il était censé passer entre midi et 16h. Aaaargh. Dix minutes pour enfiler une tenue décente, me brosser les dents, me coiffer, mettre les chats sur le balcon, ranger l'ordi qui traîne dans le salon, faire mon lit et pousser les meubles qui se trouvent à l'endroit où je veux mettre ma nouvelle armoire, alors qu'il fait déjà plus de trente degrés dehors: moi j'dis que la douche va pas être superflue.