jeudi 31 août 2006

Pour tous les métalleux

Parce que ça m'a fait mourir de rire et qu'en ce moment c'est pas du luxe.
Faites passer...

HEAVY METAL Le chevalier arrive sur une Harley Davidson, tue le dragon, boit quelques bières et baise la princesse.
SPEED METAL Chevalier-tue-dragon-sauve-princesse-la-baise.
HARD ROCK Le chevalier arrive en short avec une casquette. La princesse se casse dégoutée.
BLACK METAL Le chevalier arrive, tue le dragon et boit son sang, sodomise la princesse et boit son sang, puis la sacrifie à Satan.
SYMPHONIC BLACK METAL La même chose mais en finesse.
HAIR METAL Le chevalier arrive avec une coiffure 80's, envoie un baiser à la princesse et se fait croquer par le dragon.
FOLK METAL Le chevalier arrive avec des amis flutistes et violonistes, le dragon s'endort, il sauve la princesse et l'épouse.
METAL-INDUS Le chevalier arrive en porte-jaretelle, fait des gestes obscènes au dragon, et se fait jeter hors du château par la sécurité.
DEATH METAL Le chevalier arrive, tue le dragon, baise la princesse et la tue.
BRUTAL DEATH Le chevalier arrive, tue le dragon, tue la princesse et la baise.
GOTHIC METAL Le chevalier arrive et tue le dragon. La princesse tombe amoureuse de lui, il l'épouse en grandes pompes, le roi lui donne son royaume, il est le héros du peuple, il se suicide sans qu'on sache pourquoi.
DOOM METAL Le chevalier arrive et se suicide. Le dragon mange son corps et la princesse.
GOTHIC METAL A CHANTEUSE Elle charme le dragon par son chant, arrive devant la princesse, lui pique sa robe, lui pique sa place et attend que le batteur de son groupe vienne la délivrer.
ALTERNATIVE METAL Le chevalier arrive, refuse de faire partie du système, dit « fuck you» à la princesse et repart.
VIKING METAL Le chevalier arrive en bateau, tue le dragon avec une hache à deux mains, le cuit, le mange, viole la princesse et brûle le château.
PROGRESSIVE METAL Le chevalier arrive avec une guitare et joue un solo de 26 minutes, le dragon se tue lui-même par ennui, le chevalier arrive près du lit de la princesse, joue un autre solo, la princesse s'enfuit et va chercher le chevalier heavy metal.
ATMOSPHERIC METAL Les écailles du dragon refètent la lumière de la Lune, la princesse est à son balcon et jette un regard mélancolique au loin, l'air souffle doucement dans les arbres de la forêt. Pas de chevalier.
GLAM METAL Le chevalier arrive en retard après s'être looké pendant 3 heures, entre pendant que le dragon se tord de rire à sa vue, vole le maquillage de la princesse et peint les murs du château en rose.
GRIND METAL Le chevalier arrive, crie quelque chose de parfaitement incompréhensible pendant 2 minutes et repart.
GORE METAL Le chevalier arrive, tue le dragon en répandant ses entrailles devant le château, baise la princesse et la tue, rebaise le corps mort, tranche son estomac pour en bouffer les tripes, rebaise la carcasse une troisième fois, brûle le cadavre et le rebaise une dernière fois.
NEO METAL Le chevalier arrive, il flippe quand il voit le dragon alors il reste devant les douves, en faisant des gestes obscènes à la princesse. Puis il repart dans la forêt se masturber.
TRUE BLACK METAL (à l'ancienne): Le chevalier arrive bourré, vomit dans les douves. Sacrifie la princesse et commence à draguer lourdement le dragon.
TRUE BLACK METAL (nouvelle vague): Le chevalier arrive et commence à expliquer au dragon qu'il n'a rien compris et qu'il est pas "evil". Il bute la princesse parce qu'elle l'a interrompu. Le dragon, exaspéré, le bouffe malgré ses bracelets à piques. Et pis, faut pas faire mal aux dames, non, faut pas. (on peut être dragon et gentleman, bigre)

mercredi 30 août 2006

Rumination, le retour

"Le temps guérit tout", m'a dit Etre Exquis tout à l'heure au téléphone. Sur ce point, je sais qu'il a raison, même si j'ai tendance à rester assez marquée (conditionnée?) par mes cicatrices. Serrer les dents et attendre que les jours s'écoulent l'un après l'autre en considérant chacun d'entre eux comme une petite victoire, un pas supplémentaire vers le bout du tunnel - c'est la seule tactique possible. Cela dit, la certitude que la douleur finira par disparaître ne l'atténue guère sur le moment.
"Tout se paye un jour", a ajouté Etre Exquis. Ca, j'en suis beaucoup moins convaincue - hélas. J'ai beau ne pas être vindicative, savoir que l'Infâme Salaud est condamné à se ramasser la gueule tôt ou tard me procurerait un certain apaisement. J'enrage de penser qu'il va s'en tirer une fois de plus, que son image de type épatant va rester intacte et que son entourage continuera à l'idolâtrer.
Sept ans de ma vie, bordel. J'ai perdu sept ans de ma vie avec quelqu'un qui se contentait de me laisser l'aimer sans donner grand-chose en retour. Parce que ça le flattait d'être adulé par une intello, lui qui complexait (à juste titre) sur ses propres capacités en la matière. Parce que c'était confortable de vivre, pour une fois, avec une fille qui non seulement s'assumait d'un point de vue financier, mais qui adorait le gâter. Parce que je ne lui réclamais pas d'enfant, pas de mariage, et que je le laissais libre de partir en stage quand il voulait. Bref, parce que j'étais une solution de facilité. Ce dont j'ai toujours eu conscience.
La question, c'est: comment ai-je pu être assez bête pour m'en contenter, moi qui suis d'un naturel tellement exigeant? Y'a pas à dire, l'amour ça rend stupide. Je ne veux même pas penser au nombre invraisemblable de neurones que j'ai dû flinguer en acceptant de n'avoir pas une conversation digne de ce nom en sept ans, en essayant de me mettre à son niveau quand il fallait lui expliquer quelque chose et en me retenant (les trois quarts du temps) de démonter ses arguments qui ne tenaient pas la route pour ne pas avoir l'air de le rabaisser.
Dans l'optique "voir le verre à moitié plein", j'ai tenté de faire une liste des choses positives qu'il m'a apportées, directement ou non. Et c'est affreux comme j'en ai trouvé peu. Mon appart'. Nos vacances à Vienne il y a deux ans. Je continue à chercher...
Hier pendant qu'on discutait chez Bapz, ma soeur m'a dit que j'avais, beaucoup moins qu'elle, la capacité à me satisfaire de situations médiocres. Sur le coup j'ai approuvé: oui, avec moi c'est tout ou rien; j'ai une idée bien précise de la façon dont les choses doivent être et si elles ne me conviennent pas parfaitement, je passe à d'autres dans l'espoir de trouver mieux. Puis en réfléchissant bien, j'ai réalisé que toute ma relation avec l'Infâme Salaud avait été pire que médiocre - commencée dans la honte et le remords, poursuivie dans l'ennui et la déprime, terminée dans le chagrin et l'humiliation. Faut vraiment que j'apprenne à mieux choisir mes batailles.

Ca ne coûte rien de rêver

Dans un monde idéal, j'aurais le courage de compiler tout ce que j'ai écrit il y a 9 ans après mon divorce et tout ce que je suis en train d'écrire sur l'Homme - pardon: l'Infâme Salaud. J'aurais aussi le talent nécessaire pour en faire un constat grinçant sur les illusions dont on se berce quand on se lance dans la vie de couple, et sur la façon dont la vie recadre la plupart d'entre nous. J'intitulerais l'ensemble "Deux couples" et je l'enverrais à un éditeur qui, charmé, le publierait dans les mois à venir. Des dizaines de milliers de gens se reconnaîtraient dans mon histoire. Je passerais mon temps à donner des interviews ironiques et spirituelles. "Elle" ferait une de ses couvertures avec une très belle photo en noir et blanc de moi et un titre dans lequel figurerait l'expression "nouveau phénomène littéraire". Je serais invitée dans des talk-shows intellos mais populaires (n'oubliez pas, on parle d'un monde idéal) où je descendrais l'Infâme Salaud avec distance et humour. Accessoirement, je toucherais des royalties fabuleuses qui me permettraient de faire le tour du monde et d'acheter un ravissant trois pièces dans le XIème arrondissement de Paris. Un acteur archi-célèbre (mais pas scientologue) tomberait amoureux de moi, et "Voici" publierait des photos volées de nous en train de roucouler sur un balcon du Château Marmont. Pendant ce temps, l'Infâme Salaud serait conspué par la France entière et abandonné par son entourage. Aucune fille ne voudrait plus le toucher même avec des gants Mapa. Et il n'aurait plus qu'à attendre la mort en ressassant l'erreur monstrueuse qu'il a commise.

O temps suspend ton vol...

Ces quelques jours chez ma soeur me font vraiment du bien, mais j'appréhende énormément de rentrer jeudi. Désormais, je serai seule à 500 km de tout le reste de ma famille. Et franchement pas au meilleur moment pour moi. A vrai dire, je crains de me sentir un peu abandonnée de tous. Je voudrais me rouler en boule dans un coin, m'endormir et ne me réveiller que quand je n'aurai plus mal au coeur, quand je me sentirai de nouveau combattive et un minimum sûre de moi, quand mon humeur ne s'amusera plus à faire des sinusoïdales. Je n'ai plus de courage, plus l'envie de rien. Juste pleurer et arrêter de ressentir.

mardi 29 août 2006

Sublimation

Quarante-huit heures passées à m'apitoyer sur moi-même, c'est bien suffisant. J'ai déjà perdu sept ans de ma vie à cause de ce débile mental, je refuse de perdre une seule journée de plus. Me venger, ça serait indigne de moi. Il faut bien qu'au moins un de nous deux reste classe dans cette histoire. Mon choix est fait: je serai Jennifer Aniston, avec l'avantage que la presse people ne me pourchassera pas pour essayer de me faire dire des horreurs sur Brad Pitt.
Ma tactique, ça va être la même qu'à chaque fois qu'un problème me prend gravement la tête: sublimation par la frénésie d'activité. Dès mon retour à la maison, je me renseigne pour recommencer le yoga et l'équitation. J'ai un Everest de boulot qui m'attend, et quand j'en serai venue à bout, je calerai un tas de week-ends prolongés dans mon planning des mois à venir (voire un voyage en solo, cf mon projet de vacances humanitaires qui auront en plus le mérite de me changer radicalement les idées). Il y a aussi l'album des USA à finir, un tas de photos diverses en attente, et ma soeur m'a réclamé de la déco à thème "jungle" pour la chambre de Cahouète.
Et puisque je me sens hideuse à côté d'Infâme Salaud et que le physique est objectivement le seul plan sur lequel il me dépasse, je vais me remettre au régime et y rester jusqu'à ce que j'aie perdu dix kilos. Je l'ai fait quand je voulais le conquérir, je peux bien le faire pour l'oublier. Les motivations purement esthétiques ne me suffisaient pas ces dernières années. Mais s'il s'agit de reprendre mentalement le dessus, ma volonté devrait être à la hauteur. Après tout j'ai arrêté de fumer du jour au lendemain sans aide, je peux bien semi-arrêter de manger. Je sais que le plus dur c'est toujours les deux premières semaines. Là ça fait déjà deux jours que j'ingurgite essentiellement du thé et que je vis les gargouillis incessants de mon estomac comme une victoire sur moi-même. Si la seule chose que je peux contrôler dans ma vie, c'est le nombre de calories que j'avale, et bien ça sera toujours ça de pris.

Rumination, la suite

Depuis deux jours, je ne pense qu’à ça.
Je me remémore des tas de détails qui s’éclairent brusquement, comme ces repas avec ses élèves auxquels il m’empêchait de l’accompagner sous des prétextes foireux. Je n’en reviens pas d’avoir été aussi aveugle, aussi bêtement confiante. J’aurais pourtant dû reconnaître les situations, les arguments qu’il utilisait pour se débarrasser de Martine à l’époque.
Les deux ou trois premières années de notre histoire, je vivais avec l’impression constante que j’étais sur le point de me prendre un retour de boomerang, d’être victime de la fameuse justice immanente si chère à ma mère. « Bien mal acquis ne profite jamais », « on ne construit pas son bonheur sur le malheur de quelqu’un d’autre », « s’il a trompé sa femme avec moi, qu’est-ce qui l’empêchera de me tromper avec une autre ? », etc. J’étais à peu près sûre que je ne pouvais pas m’en tirer à si bon compte après avoir fait une saloperie pareille. Puis le temps a passé, notre relation s’est consolidée (me semblait-il), et j’ai fini par y croire vraiment. Oui, j’allais rester avec cet homme jusqu’à la fin – et du coup, sans excuser ce que j’avais fait, ça le justifiait en grande partie, puisqu’il était réellement mon Autre.
Arf arf arf.
Alors d’accord, je mérite ce qui m’arrive. Je ne vais même pas contester ce point.
Et puis… Toutes ces années passées à me rengorger de ne jamais m’être fait plaquer ni tromper, à me dire en mon for intérieur que quand même, les autres filles ne savaient pas y faire ou n’étaient pas très malignes… J’ai péché par orgueil, je suis punie dans mon orgueil. Là encore, je m’incline devant la logique des choses.
N’empêche que.
Je ne sais pas ce qui l’emporte de la colère ou du chagrin d’avoir été trahie de la sorte. J’ai passé les quatre dernières années à assumer l’essentiel de nos frais communs pour qu’il ne soit pas obligé de prendre un deuxième boulot et qu’il puisse se consacrer entièrement à l’aïkido. J’ai continué à lui faire des cadeaux jusqu’à la fin, et ça n’a pas eu l’air de le gêner. Il n’a pas beaucoup insisté non plus quand je lui ai dit, dans un élan de magnanimité, qu’il pouvait garder tout ce que j’avais acheté dans la maison. A part ça, il jouait les types désintéressés. Si encore c’était le seul point sur lequel je me sois trompée… Mais non : j’avais absolument tout faux en ce qui le concerne. Je le croyais dépourvu d’ego ; il faisait juste semblant. Je le croyais franc et sans détour ; il m’a manipulée en beauté pendant des mois.
Ce qui m’attriste le plus, c’est que tant que je pensais notre rupture due à l’usure du quotidien ou quelque chose dans le genre, je pouvais me dire que cette histoire avait quand même valu la peine d’être vécue, que je ne regrettais rien, que j’avais fait un bout de chemin avec un type génial et que c’était toujours ça de pris. Maintenant, j’ai l’impression d’avoir perdu sept ans de ma vie avec quelqu’un que je ne connaissais pas, un menteur, un lâche et un faible – trois trucs que je déteste par-dessus tout.
Mais le pire, c’est que c’est à moi que j’en veux. D’avoir dérogé à mes propres règles morales pour un connard pareil. D’avoir laissé mes hormones me convaincre que nous étions parfaitement complémentaires. D’avoir accepté qu’il m’impose ses règles. De ne pas m’être révoltée quand à chacun de nos désaccords, il nous faisait passer, lui pour un martyr bien brave de me supporter et moi pour une harpie invivable. De l’avoir laissé piétiner l’estime de moi que j’avais tant peiné pour acquérir. De m’être persuadée que j’étais indigne de son amour. Et surtout – d’en être encore persuadée quelque part au fond de moi, même aujourd’hui, même en sachant ce que je sais désormais. Oui, je mérite ce qui m’arrive. Pas parce que j’ai jeté mon dévolu sur un homme marié, mais parce que j’ai été trop nulle pour le retenir.

lundi 28 août 2006

Rumination

Quand je pense que je lui ai laissé tous les meubles, tout le linge, toute la déco que j'avais achetée pour sa maison. Plus la clim que j'avais financée à moitié alors que je viens de crever de chaud pendant deux mois dans mon appart sous les toits. Plus mon ancien ordi portable que j'aurais pu revendre ou donner à quelqu'un d'autre, et mon PC qui est pourtant inscrit à l'actif de mon activité professionnelle. Parce que je sais qu'il est toujours un peu juste financièrement et que j'avais peur qu'il rame sans moi. Résultat: cet été, il s'est trouvé un job super bien payé et au black dans un club de plongée de la région. Et je n'avais vraiment aucune, mais alors aucune, raison de lui faire une fleur. Trop bonne, trop conne.
Je suis pas quelqu'un de rancunier à la base, mais j'avoue que depuis hier je ressasse un certain nombre de scénarios de vengeance.

dimanche 27 août 2006

Lettre à l'Homme

[Je viens de découvrir que mon ex sortait avec une de ses élèves, probablement depuis bien avant notre séparation. Dans le train qui m'emmenait à Toulouse pour fêter les 60 ans de mon père et accessoirement me faire dorloter par ma famille, j'ai écrit la lettre suivante. Que j'hésite à poster parce que d'un côté, je voudrais jouer l'indifférence méprisante, mais de l'autre, ça me révolte qu'il s'en tire encore avec son image de type parfait intacte.]

Imaginons un homme, prof de son métier, qui vit en ménage avec une femme (que nous appellerons Légitime) depuis plusieurs années. Les choses ne vont pas très bien entre eux. Légitime n’est pas heureuse parce que l’Homme n’est pratiquement jamais à la maison, parce qu’il refuse de faire le moindre sacrifice pour elle, parce qu’il faut toujours que les choses soient faites à sa façon ou pas faites du tout, parce qu’elle est loin d’être sa priorité numéro un, etc. Du coup, Légitime déprime, fait la tête et devient désagréable avec l’Homme. Mais au lieu de se remettre en question, celui-ci se réfugie dans les bras d’une de ses élèves qui partage sa passion et le regarde comme s’il était la huitième merveille du monde. Il rentre de plus en plus tard, parle de moins en moins à Légitime et l’incite à vivre sa vie de son côté. Pour autant, il n’a pas le courage de rompre avec elle : il ne faudrait surtout pas qu’il passe pour un salaud aux yeux de son entourage, lui qui se donne tant de mal pour cultiver son image de type super droit et moralement supérieur aux autres. Donc, quand Légitime n’en pouvant plus de son indifférence lui demande s’il a quelqu’un d’autre et s’il veut qu’elle parte, il répond : « Non, non » sans la regarder en face. Il n’a pas la correction d’assumer son choix et de lui rendre sa liberté. Au lieu de ça, il la laisse s’échiner pendant des mois, faire tous les efforts possibles et imaginables pour le reconquérir. Si bien qu’elle finit par partir d’elle-même. En culpabilisant comme une folle d’avoir été trop nulle pour retenir cet homme parfait, et en restant le plus digne possible pour ne pas qu’il se sente mal de lui faire du mal.
Elle te dit quelque chose mon histoire ?
Il y a six ou sept ans, Légitime c’était Martine et l’Autre c’était moi. Aujourd’hui, je suis à peu près certaine que tu rejoues la même pièce en ayant juste changé les actrices. Et si c’est ça… Je n’ai pas de mots pour te dire à quel point je te trouve minable – et à quel point je me trouve conne. Tous les indices étaient là. Je les ai vus. Mais en l’absence de preuve formelle, j’ai choisi de t’accorder le bénéfice du doute. Pour une fille intelligente, c’est fou ce que je peux être naïve parfois. Je regrette de n’avoir pas été plus lucide dès le début. Si j’avais su quel vide intellectuel et affectif se cachait derrière cette belle petite gueule, j’aurais fui à toutes jambes. Les Américains ont un proverbe qui dit « Once a cheater, always a cheater » - en substance : qui a trompé une fois trompera toute sa vie. Comme quoi, ils ne racontent pas que des conneries. Enfin l’avantage, c’est que les sentiments que j’avais encore pour toi viennent de se muer en un solide dégoût qui me protègera contre toute rechute éventuelle.
Quelque part, il y a une justice karmique là-dedans. Ce que j’ai fait à une autre dans le passé, une autre me le fait aujourd’hui. Je l’ai sûrement bien mérité. Mais… Et toi ? Qui te fera payer le mal que tu fais par égoïsme et par lâcheté congénitale ?

samedi 26 août 2006

Une liste de choses que je ne sais pas ou plus faire

Je ne sais pas me forcer à faire des choses dont je n'ai pas envie.
Je ne sais pas feindre les sentiments que je n'éprouve pas.
Je ne sais pas réprimer les sentiments que j'éprouve.
Je ne sais pas être constante.
Je ne sais pas maîtriser mes sautes d'humeur.
Je ne sais pas me taire quand il le faudrait.
Je ne sais pas dire ce que les autres voudraient entendre.
Je ne sais pas vivre à deux sans me sentir prisonnière.
Je ne sais pas faire dans la tiédeur sereine.
Je ne sais pas exprimer mon amour d'une manière autre que sexuelle.
Je ne sais plus me projeter dans l'avenir.
Je ne sais plus ouvrir mon coeur de peur qu'on me fasse mal.

Je veux juste être seule, je veux juste être seule, je veux juste être seule...

Ce midi j'ai craqué...

...Et dit à Captain qu'il valait mieux qu'il rentre chez lui. Nous revenons à l'instant de la gare où nous avons échangé son billet de mercredi contre un autre pour demain. Aujourd'hui eût été préférable, mais il ne restait pas de places.
Je m'en veux terriblement. Je sais que je suis en train de lui faire ce que l'Homme m'a fait il y a quelques mois. Les circonstances ont beau être différentes, le résultat est le même: une personne qui a mis tout son coeur dans une relation se fait jeter sans aucune raison valable, bien qu'ayant déployé des trésors de patience et de bonne volonté. Je ne comprends pas ma réaction de rejet viscéral. Je peux en lister certaines composantes, mais leur somme n'explique pas tout. En tout cas si je me suis réellement lancée dans cette histoire pour remonter ma self-esteem, c'est râpé à 110%. Non seulement je me trouve toujours aussi nulle, mais en plus, je me rends compte que je peux encore être injuste, capricieuse et cruelle comme à 20 ans. Quinze ans de travail sur moi envolés en quelques jours. Va falloir que je me résigne: ma foutue cyclothymie me pourrira sans doute la vie jusqu'au bout.
En attendant, Captain est dans la pièce d'à côté, probablement très encombré de lui-même. Comme je l'ai fait quand j'étais à sa place, il prend sur lui pour rester calme et ne rien laisser paraître - parce que bon, le reste étant déjà paumé, autant conserver au moins sa dignité (du moins, ça a été mon raisonnement à l'époque). J'aimerais lui dire combien je suis désolée, mais je ne vois pas trop à quoi ça servirait. Je voudrais surtout qu'il sache que ça n'est pas lui mais moi que cette fin en queue de poisson remet en cause, qu'il n'aurait rien pu faire pour que les choses se passent différemment et que ça ne change rien à ses qualités. Mais lui tenir ce genre de discours serait insupportablement hypocrite de ma part. Donc, je vais me taire comme l'Homme s'est tu... Marrant: d'un coup, je le comprends beaucoup mieux. La vie n'a décidément pas fini d'être ironique.

vendredi 25 août 2006

Mayday

Je ne peux pas.
Je ne peux plus.
Trop de pression, trop de gens qui me font sentir que Captain est quelqu'un de bien, de spécial, et qu'il ne faut surtout pas que je me plante avec lui. D'autant que je lui ai déjà fait beaucoup de mal sans le vouloir il y a dix ans. Et ça ne fait qu'amplifier mes propres craintes de ne pas être à la hauteur de ce qu'on attend de moi. Je ne suis plus une personne, je suis une fonction: petite amie de Captain. Or les fonctions, c'est pas pour moi. Les responsabilités, affectives ou autres, non plus. J'ai foiré toutes mes relations jusqu'ici, pourquoi en irait-il différemment cette fois? Je ne suis pas faite pour être en couple. Je n'ai rien à donner sinon une conversation pas totalement inintéressante et un enthousiasme assez débordant pour les choses du sexe. Ma rupture avec l'Homme a cassé quelque chose en moi. Je n'ai plus envie d'essayer, plus envie de m'emballer pour une relation qui à plus ou moins long terme se terminera forcément dans la souffrance et dans les larmes. Plus envie d'investir mon précieux petit coeur déjà brisé et recollé je ne sais plus combien de fois. Bien sûr j'ai toujours besoin d'amour, comme tout le monde. Ma famille et mes amis y pourvoieront très bien. Pour le reste... Je refuse de m'infliger de nouveau à quelqu'un qui ne mérite pas d'avoir sa vie pourrie par une emmerdeuse (même s'il me dit qu'il est capable de faire ses propres choix). Je refuse de prendre le risque que quelqu'un avec qui j'ai essayé de construire quelque chose pendant des années décide à nouveau, sans que j'y puisse ou y comprenne rien, qu'il ne m'aime plus. Et un doute affreux me vient. Est-ce que je ne me suis pas jetée dans cette histoire juste parce qu'après ma rupture avec l'Homme, je me sentais nulle et absolument plus désirable, et que j'avais besoin qu'on me regarde encore comme si j'étais la huitième merveille du monde? Si c'est le cas, j'ai l'excuse de l'inconscience - je ne suis ni assez calculatrice ni assez cynique pour avoir fait un truc pareil sciemment -, mais ça n'en demeure pas moins affreux. Pas plus tard qu'avant-hier soir, je disais à Captain que je préfère souffrir moi plutôt que de faire souffrir les gens que j'aime, parce que j'ai tendance à me remettre assez facilement des coups durs alors que mes remords continuent toujours à me hanter. Je crois que je viens d'en prendre pour un petit moment de culpabilité... Mais je ne peux pas. C'est aussi simple que ça. Il arrive trop tard, et je m'en veux d'avoir été le chercher. Si c'était à refaire, je n'enverrais pas cette foutue lettre.

lundi 21 août 2006

Rite of passage

L'avantage de tester pour la première fois l'épilation du maillot brésilien à la cire, un lundi matin au saut du lit après avoir dormi moins de cinq heures, c'est qu'on est immédiatement réveillée. Très, très réveillée. Et prête à battre le record du nombre de "putaiiiiiin!" enchaînés presque sans discontinuer en l'espace de cinq minutes. Heureusement, la gentille esthéticienne avait dû en voir (et en entendre) d'autres; elle ne l'a pas pris pour elle.
A la fin, j'ai même pas osé examiner le résultat. Trop peur de ressembler à un poulet fraîchement plumé. Je sais, la comparaison n'est pas très glamour. Mais le processus ne l'était pas non plus. Jusque là, y'a que mon gynéco qui m'avait vue dans cette (non-)tenue et dans cette position. Et il me fait moins mal, et il est remboursé par la Sécu. Les trucs qu'on s'inflige au nom de l'amour, quand même... Ah nan, c'est pas vraiment au nom de l'amour en fait :)

samedi 19 août 2006

Hâte, hâte, hâte

Captain est en train de rentrer d'Espagne et sera chez moi lundi soir pour une dizaine de jours. Je ne tiens plus en place. J'ai une liste d'activités prévues longue comme mon bras, un emploi du temps verrouillé quasiment à la minute près (mais je ferai semblant d'être super cool, c'est promis; d'ailleurs j'ai tout inscrit au crayon papier sur mon agenda au cas où y'aurait besoin de permuter, hé hé hé). Ca fait déjà un mois que je peaufine la déco de l'appart, ce que j'aurais fait de toute manière maintenant que j'y habite, mais pas forcément aussi vite et de manière aussi pointilleuse. Après sept semaines de canicule et une semaine de vent/pluie, le temps est enfin idéal - chaud mais pas trop, avec juste un souffle de vent par-ci par-là. En plus l'Homme est parti en stage ce matin pour la semaine, donc je n'ai même pas à craindre de le croiser dans les rues de mon village. Et mes parents s'en vont incessamment sous peu eux aussi, ce qui m'évitera de me poser la question "je le leur présente déjà ou j'attends quelques mois de plus?". Bref, les conditions idéales sont réunies pour une chouette parenthèse en amoureux, d'autant que je suis d'une humeur, euh, assez torride pour rester polie :) J'espère que Captain s'est bien reposé pendant ses trois semaines à glander en Andalousie parce qu'il risque de pas dormir beaucoup...

vendredi 18 août 2006

J'aime pas Castorama

D'abord parce qu'on n'y croise que des couples ou des hommes seuls, ce qui tend à perpétuer le cliché de la nana incapable de faire quoi que ce soit de ses dix doigts dans une maison hormis le ménage et la bouffe.
Ensuite parce que toutes les jolies poignées de porte n'existent qu'en entraxe 195 alors qu'il me faut du 165, bordel!
Enfin, parce que venue pour acheter, donc, une poignée de porte et un pot de peinture acrylique turquoise, je suis repartie avec un tas de conneries supplémentaires parmi lesquelles un cadre photo rouge et or et un coussin de sol en velours havane. Je pensais qu'il n'y avait pas grand risque que ma serial-shoppingite récidive dans une grande surface de bricolage: je me trompais.

mercredi 16 août 2006

Your signature strengths

Long et réservé aux anglophones, mais super intéressant:
http://www.authentichappiness.sas.upenn.edu/tests/SameAnswers_t.aspx?id=310

Your Top Strength
Curiosity and interest in the world
You are curious about everything. You are always asking questions, and you find all subjects and topics fascinating. You like exploration and discovery.
Your Second Strength
Judgment, critical thinking, and open-mindedness
Thinking things through and examining them from all sides are important aspects of who you are. You do not jump to conclusions, and you rely only on solid evidence to make your decisions. You are able to change your mind.
Your Third Strength
Appreciation of beauty and excellence
You notice and appreciate beauty, excellence, and/or skilled performance in all domains of life, from nature to art to mathematics to science to everyday experience.
Your Fourth Strength
Social intelligence
You are aware of the motives and feelings of other people. You know what to do to fit in to different social situations, and you know what to do to put others at ease.
Your Fifth Strength
Bravery and valor
You are a courageous person who does not shrink from threat, challenge, difficulty, or pain. You speak up for what is right even if there is opposition. You act on your convictions.

Les 24 "signature strengths" possibles se répartissent en 6 catégories:
*Wisdom and knowledge: Curiosity, Love of learning, Judgment, Ingenuity, Social intelligence, Perspective
*Courage: Valour, Perseverance, Integrity
*Humanity and love: Kindness, Loving
*Justice: Citizenship, Fairness, Leadership
*Temperance: Self-control, Prudence, Humility
*Transcendence: Appreciation of beauty, Gratitude, Hope, Spirituality, Forgiveness, Humour, Zest

3/5 en "Wisdom & Knowledge" et rien en "Temperance"... Quelle surprise :)
Plus étonnant: rien en "Justice" et 1/5 en "Transcendence"

dimanche 13 août 2006

Instant surréaliste

Si quelqu'un m'avait dit il y a quinze ans qu'un jour de l'été 2006 je serais debout dans une cuisine entre Astral et Tidav' en train de surveiller la cuisson d'un pot-au-feu, je l'aurais soupçonné d'avoir abusé du Grilladin.

Ca commence...

Mes parents viennent de m'appeler pour m'annoncer qu'ils seront à Toulouse le 28 et que c'est là-bas qu'ils fêteront les 60 ans de mon père. Ils m'ont bien entendu proposé de me joindre à eux, mais Captain sera là pendant cette période et je trouverais un peu prématuré de l'emmener chez ma frangine pour un week-end alors qu'officiellement je suis toujours célibataire.
Je ne suis pas spécialement portée sur les célébrations à date imposée, mais cet "incident" marque la fin d'une époque. Le 22 septembre, mes parents quittent l'appart dans lequel j'ai passé mon adolescence, et la ville où je suis revenue m'installer pour eux après mon retour des Etats-Unis. Ils vont emménager dans une maison qui ne sera jamais chez moi, à côté de ma soeur qui, elle, a eu le bon goût de se reproduire.
Depuis le temps qu'ils en parlent, j'ai eu le temps de me faire à cette idée et de surmonter mon sentiment puéril d'abandon. Mais ma vie privée a déjà été pas mal chamboulée cette année sans que j'y puisse rien, et je commence à saturer. Ne parlons même pas de Neveu n°2, alias Cahouète, qui doit également faire son entrée en scène la deuxième quinzaine de septembre. S'il ressemble à son frère aîné au même âge, c'est parti pour cinq ans de rigolade.

samedi 12 août 2006

Mon idée de la décadence


Vautrée sur Georges (mon lit), mater des épisodes de Gilmore Girls sur Oscar (mon ordi portable) jusqu'à 3h du matin en mangeant un mini Mars glacé après m'être lavé les dents, sous l'oeil attentif de Coraline (mon armoire).
Trop rock n'roll je suis.

vendredi 11 août 2006

I call it bliss

Je suis une obsédée des listes et des bilans réguliers. A la fin de chaque année, je procède à une sorte d'inventaire de ma vie pour m'assurer que tout va bien et, dans le cas contraire, prendre les mesures nécessaires pour y remédier. Nous sommes à peine en août et je me dis déjà que la récap 2006 va être beaucoup plus longue que d'habitude.
Ces sept derniers mois:
- J'ai arrêté de fumer du jour au lendemain après plus de 17 ans à un demi-paquet par jour en moyenne
- Je me suis séparée de la personne qui partageait ma vie depuis presque 7 ans (et qui était censée continuer jusqu'à la fin)
- Je me suis fait un fabuleux road trip dans l'ouest américain avec mes gens que j'aime
- J'ai acheté une voiture neuve, avec mes sous, pour la première fois
- J'ai démarré une nouvelle histoire d'amour pas trop banale
Et je ne parle que des grands chamboulements visibles de l'extérieur. A l'intérieur, je continue à être en perpétuelle mutation. Je pense que globalement, je m'améliore. Certains de mes défauts sont là pour rester - je serai toujours cyclothymique, maniaque et velléitaire ; d'autres s'estompent peu à peu - je ne suis plus asociale, j'ai renoncé à considérer toute relation humaine comme un jeu de pouvoir et mon matérialisme rampant a baissé de quelques crans.
La suite des événements n'a jamais été aussi ouverte. C'est bien la première fois de ma vie que j'ai si peu d'entraves (et à la base, j'ai toujours évité de m'en créer). Que je peux être/faire absolument tout ce que je désire. Qu'est-ce que je désire? Bonne question. Beaucoup de choses contradictoires entre elles, me semble-t-il. Je me suis donné jusqu'à la fin de l'année pour m'habituer à ma nouvelle situation et décider du cap à prendre.
D'ici là, je continuerai à vivre en ermite dans ma grotte-duplex rose bonbon. J'adore passer du temps avec les gens que j'aime, mais j'éprouve aussi une vraie jouissance à être seule, juste reliée au monde par Internet (c'est déjà énorme, toutes ces présences accessibles par un simple clic). Il y a dans ma tête un univers peuplé - entre autres mais pas seulement - de trolls à péage, de motards invisibles, de Père Noël dur en affaires qui sponsorise Coca. A côté, le monde du dehors me paraît bien fade.

jeudi 10 août 2006

Ma nouvelle excuse à tout faire

"C'est pas ma faute si je suis nombreuse"

Backlash

Hier, je suis passée chez l'Homme pour imprimer le bouquin dont je venais de finir la trad. Pendant que j'attendais devant l'ordi que mes quelques centaines de feuillets finissent de sortir, il a proposé de me montrer les photos qu'il avait prises à sur le bassin d'Arcachon ce week-end, et il s'est penché sur moi pour ouvrir son dossier dans "mes images". Et là, je sais pas... La proximité physique, la vue de son profil qui m'a toujours fait craquer... Brusquement j'ai eu envie de me serrer contre lui et de me mettre à pleurer. Tant d'histoire partagée et de familiarité - tant d'attirance qui ne s'en va pas... Ma tête sait qu'on n'a absolument rien à faire ensemble, qu'à la limite les six ou sept ans passés étaient sans doute une erreur. Mes foutues hormones, en revanche, ne veulent rien entendre. Elles se fichent qu'on n'ait pas du tout été sur la même longueur d'onde sexuellement. Il y a en l'Homme quelque chose qui me tord le ventre à chaque fois. Et je sais que mon coeur n'est pas dans mon ventre, que confondre les deux serait une aberration absolue. Mais je me demande si je suis programmée pour fonctionner à autre chose qu'au désir brut. Si, à long terme, je suis capable d'aimer quelqu'un "juste" parce qu'on a les mêmes valeurs, qu'on peut parler de tout ensemble, qu'il me touche à un point inexprimable, me traite comme si me rendre heureuse était la mission la plus importante de son existence et que nos nuits sont, pour paraphraser Jeanne Cherhal, passablement érotiques. J'ai une confiance absolue en Captain. J'aimerais pouvoir en dire autant de moi.

mercredi 9 août 2006

Moments de blonditude

- Dimanche soir, en rentrant à Paris un peu claquée du week-end, j'aperçois une moto qui semble rouler toute seule sur la bretelle voisine du périph. L'espace d'une seconde, je me dis: "Mince alors, c'est l'homme invisible ou il porte juste une combinaison caméléon?" Puis je réalise que la moto est tractée par la voiture de devant.

- Hier, j'allume la télé pour jeter un coup d'oeil aux infos le temps de manger. Je tombe sur une assemblée de bonshommes pas bien beaux genre petits et rondouillards, apparemment coiffés de grands chapeaux pointus. La première pensée qui me traverse l'esprit, c'est: "Tiens, un congrès de nains de jardin". En fait il s'agissait d'un sommet diplomatique pour traiter de la question libanaise, et ce que j'avais pris pour des chapeaux, c'était les drapeaux des pays participants qui pendouillaient au bout de leur hampe.

lundi 7 août 2006

Pas impressionnée du tout

Depuis le temps que j'entends les blogueuses belges parler de Flair, je me suis sentie obligée d'acheter le numéro en cours samedi lors de mon bref passage à La Panne. Honnêtement les filles, j'ai pas été impressionnée. La lectrice de la semaine est encore plus moche une fois relookée qu'au naturel. La maquette fait franchement amateur, le contenu est assez superficiel. Un truc m'a bien fait rire quand même: dans les pages "nouveautés du début", un entrefilet présente la couette en duvet d'oie anti-moustiques. Il faudra m'expliquer en quelle saison il fait simultanément assez froid pour avoir besoin d'une couette et assez chaud pour redouter les piqûres de moustique. Une saison exclusivement belge, peut-être?

La vie de mes pieds



Ce week-end, après avoir chopé des ampoules monstrueuses en marchant vendredi soir dans les rues du XIIème arrondissement de Paris pour aller au resto avec Jean-Claude et Brigitte, mes pieds se sont délassés en foulant le sable délicieusement fin et humide de la plage de La Panne (Belgique) samedi après-midi, avant de faire une brève apparition au casino de Dunkerque pour l'apéro. Le dimanche, ils ont assisté à un sympathique concert de plein air en tongs (car impossible d'enfiler des chaussures fermées), à Saint-Pol-sur-Mer, avant de prendre un avion bondé ce matin pour redescendre dans le sud. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne se sont pas ennuyés.

Ci-contre: mes pieds en compagnie d'un crabe belge mort.

mercredi 2 août 2006

Il faut bien passer le temps...

Quand je suis coincée dans une file d'attente qui n'avance pas à la caisse de Carrefour, j'ai deux activités favorites: ranger les paquets de chewing-gum bien droit dans les têtes de gondole, et deviner le style de vie des gens d'après le contenu de leur chariot. Je ne suis sûrement pas la seule. Si quelqu'un, tout à l'heure, avait prêté attention au contenu de mon panier (2 cartes postales, 1 pack de Smirnoff on Ice aux fruits rouges, 1 barquette de carottes râpées et 1 de taboulé, 4 plats traiteur individuels et 1 boîte de sablés à la confiture), il se serait sûrement dit que j'étais: célibataire, gourmande et feignasse. Et honnêtement, il aurait eu un portrait assez juste de la bestiole :)

Echange de textos à but sous-vestimentaire

Moi: C'est pas toi qui avais acheté un Playtex? Je suis en train d'en essayer un. J'ai jamais rien porté d'aussi moche. Ni d'aussi confortable.
Autre Moi: C'est exactement ça.
Moi: Bon ben je le prends. Pourvu que j'aie pas d'accident avec...
Autre Moi: T'es con lol
Moi: Faut se résigner: on est des mémés. Mais des mémés avec des seins bien soutenus.

mardi 1 août 2006

Pour le meilleur et pour le pire

Ce week-end, j'ai récupéré un paquet de photos en noir et blanc de ma famille maternelle, qu'un de mes oncles a eu la bonne idée de scanner. Ma soeur et moi avons eu un coup de coeur pour celle-là. Je trouve que mes grands-parents ressemblent à des stars de cinéma là-dessus : Humphrey Bogart et Lauren Bacall, au moins :) Il y a très longtemps, j'étais tombée sur des lettres qu'ils se sont écrit pendant la guerre; elles m'avaient bouleversée. Ils s'aimaient si fort ces deux-là! Ma grand-mère n'avait pas soixante ans quand elle a "attrapé" la maladie d'Alzheimer. Elle a vécu ainsi pendant encore dix ou douze ans. A la fin, elle était grabataire, une pauvre morte-vivante dans laquelle il ne restait pas la moindre parcelle de l'intellectuelle brillante qu'elle avait été. Et bien mon grand-père a toujours refusé de la placer dans un établissement spécialisé; il s'est occupé d'elle lui-même jusqu'au bout. Rien que pour ça et malgré tous les défauts qu'il pouvait avoir à côté, c'est mon héros.