mercredi 31 janvier 2007

Week-end en amoureux: les questions fondamentales

Est-ce qu'un imprévu de dernière minute au boulot ne va pas lui faire rater son avion? Comment je m'habille pour aller le chercher ? Y a-t-il une caméra de surveillance dans les toilettes de l'aéroport, et si oui, les vigiles sont-ils... vigilants? Promenade sur la plage pour prendre l'air et des photos, ou direct à l'appart'? DVD: oui/non; quel film; l'un de nous deux ne va-t-il pas s'ennuyer à mort; pourquoi je tombe jamais sur des gens qui ont les mêmes goûts que moi en matière de ciné? Menus: dans quel ordre en tenant compte du temps de préparation? Aix-en-Provence: allons-nous avoir beau temps; y aura-t-il de la place dans mon parking préféré; vais-je retrouver l'unique magasin goth/fétichiste de la ville; vais-je pouvoir me retenir d'acheter un Nième tableau chez Carré d'Art ou une Xième théière à la Compagnie Anglaise des Thés; où manger le midi car Pain Quotidien pas original du tout pour un Bruxellois - Jacquou le Croquant, resto japonais où j'ai découvert les okonomiyaki s'il existe toujours? Y a-t-il dans ce bled un endroit potable pour bruncher le dimanche matin, de préférence en bord de mer? (Demander à Etre Exquis quand je déjeunerai avec lui demain.)
Lui top et moi bottom d'abord, ou l'inverse? Le colis de Nawty Things sera-t-il arrivé à temps? Lumière électrique ou bougies? Puis-je compter sur lui pour se tenir tranquille si je le lui ordonne ou vais-je être obligé de l'attacher à quelque chose? (Et pourquoi n'ai-je pas anticipé ce jour quand j'ai acheté un lit sans baldaquin ni barreaux?) Sébastien-Jamal, Sébastien-Gargamel ou directement Jamal ou Gargamel? Combien de temps peut-on tenir à quatre pattes sur le carrelage de ma chambre sans se niquer les genoux (pas ma zone érogène favorite, probablement pas la sienne non plus)? Et si je jette la couette par terre devant le miroir, ça le fait ou pas? Les talons, je les garde parce que c'est plus sexy, ou je les enlève parce que c'est plus confortable? Surélevée de 12 cm, suis-je à la bonne hauteur pour le prendre debout? Vais-je aimer son goût (merci les tests de dépistage négatifs)? Le cadeau n°1, je le lui donne pendant au risque de le forcer plus ou moins à l'utiliser de suite, ou à un autre moment quitte à en atténuer l'impact? Sera-t-il encore grippé? Va-t-il me laisser ses microbes en souvenir? Et les marques - où, quelle couleur, faites par quoi cette fois? Réussirai-je à ne lui donner le cadeau n°2 qu'au moment du départ pour qu'il le découvre dans l'avion du retour? Va-t-il lui plaire, l'émouvoir, aucun des deux? Et est-ce que les heures pourraient passer un p'tit peu plus vite jusqu'à vendredi après-midi?

Keywords janvier 2007

Quelques-unes des requêtes Google par lesquelles on est arrivé chez moi ce mois-ci:
Enfonce-moi ton weekly (OK, tu préfères le Nouvel Obs ou Paris Match DTC ?)
Souk hommes gays nus (A mon avis c’est pas là qu’on en trouve le plus, mais c’que j’en dis moi, hein…)
Epilée et nue sous sa jupe (Merde je suis repérée)
Catwoman baise Superman (Et mon site de news people qui ne me prévient de rien…)
Amour fou cool et chelou (J’aurais pas décrit ça comme ça, mais why not)
Brûlure au bras en nettoyant un four (Ben justement y’a pas eu besoin de le nettoyer le mien… Mais sinon, oui, l’événement « je me serais brûlée » a une probabilité assez élevée)
Mes parents ne savent pas que ma blonde est enceinte (Et tu comptes sur moi pour le leur annoncer, peut-être ?)
Le soutien-gorge rose de Linda (…N’a pas été mélangé accidentellement avec les miens par Krissounet lors de la distribution de linge propre)
Image pipi Caliméro (WTF ?)
Il était rose il est tout noir on lui a remplacé un (Un quoi ? Non vraiment, je suis curieuse)
Adresse resto serveuses nues (Si tu trouves, fais passer !)
J’aime montrer mon sexe (Ça s’écrit E-X-H-I-B-I-T-I-O-N-N-I-S-T-E. Just FYI.)
Power ranger du cul (Désolée y'a que des spécimens rouges dans ma famille)
Twingo gris amethiste (Mauvaise nouvelle : l’améthyste, c’est violet. Et ça s’écrit pas avec un « i ».)
Embrasser bite dans le cul (Nécessite une souplesse que je ne possède pas)

Catégorie « juste : gni ? »
Use Carla Bruni plus peu je migre pour toi
Tu suces tu ou tu crosse yin

mardi 30 janvier 2007

Persécutée

En train de suer sang et eau pour finir le tome 4 de la Maudite Série dont le héros est un lépreux. Le genre de bouquin que j'adore lire mais que je déteste traduire à cause de la profusion d'images et de tournures stylisiques chiantes à rendre en français. En plus, ce sont des monstres (1000 feuillets d'imprimerie pour celui-ci à vue de nez). Et je dois en pondre deux par an. Et la tête un peu ailleurs depuis quelques mois, j'ai accumulé un retard considérable que je dois maintenant résorber dans les dix jours.
Jusqu'ici, je ne peux m'en prendre qu'à moi.
Mais quand j'allume la télé pour la première (et possiblement la dernière) fois de l'année histoire de me changer les idées, et que je tombe sur le JT où Claire Chazal m'annonce en me regardant droit dans les yeux que c'est la journée mondiale de la lèpre... J'avoue que je me sens un rien persécutée.

La vie des VIP, Xème épisode

Félicitations à Junior qui vient de signer un CDD longue durée en maternité. Maintenant, on espère juste qu'elle ne kidnappe pas de bébé avant de réussir à convaincre un monsieur de lui en faire un...

dimanche 28 janvier 2007

Cinq ans déjà

Cinq ans aujourd'hui que j'ai posé mes lèvres sur ton front glacé et murmuré à ton oreille qui n'entendait plus "Merci pour tout, Doudou".
Cinq ans que j'ai tenu le coup jusqu'au cimetière parce que je sentais Nath et Frou sur le point de craquer à côté de moi et qu'on ne pouvait pas tous s'écrouler en même temps.
Cinq ans que mon regard s'est posé sur cette boîte en bois si petite - bien trop, sûrement, pour contenir le géant de mon enfance -, et que les larmes on jailli toutes seules sans que je puisse rien faire pour les arrêter.
La porte venait de se refermer à tout jamais sur le grincement des balançoires vertes, les griottes chaudes picorées à même l'arbre, les cocottes-minute pleines de compote maison posées par terre dans la souillarde, les Alexandre Dumas à couverture kaki et tranche jaunie par les ans que je dévorais la nuit sous les couvertures avec une lampe de poche pour ne pas empêcher Soeur Cadette de dormir, la collec de Playboy des années 70 planquée sous le lit du grenier et avec laquelle j'ai fait mon éducation érotique - et son pendant détonnant: la collec de "La Vie" entassée sous l'antique poste de télé, l'escalier inégal et humide de la cave que j'avais toujours vaguement peur de descendre, le collage en feutrine réalisé par Nath dont les bords rebiquaient un peu plus chaque année, les bols avec des bergères peinturlurées dans le fond et les biscottes avec des dessins gravés dans le beurre à la pointe du couteau. Je disais adieu à une enfance dont je te dois mes seuls bons souvenirs.
Cinq ans plus tard, tu es toujours dans ma vie. En photo dans mon couloir et sur ma table de chevet, mais surtout en filigrane dans mon amour des livres et du sexe, dans mes habitudes de diariste/blogueuse, dans la franchise brutale que j'ai héritée de toi.
Encore merci pour tout, Doudou.

samedi 27 janvier 2007

Une blonde dans un parking

Le parking de mon centre commercial est muni d'une voie de circulation périphérique à sens unique, un peu comme un manège. On entre obligatoirement à un bout et on sort obligatoirement à l'autre.
Cet après-midi, quelqu'un a eu la bonne idée de me pousser à aller à la gym malgré ma flemme (je suis pas une balance, mais ça commence par "Ha" et ça finit par "wk"). Sauf que c'était un samedi et le dernier week-end des soldes; donc le centre commercial était blindé de monde presque pire qu'un 24 décembre. Résultat: quand il s'est agi de repartir, j'ai mis une demi-heure à faire cent mètres en direction de la sortie.
La patience n'est pas mon fort, et je commençais à avoir des crampes dans le pied de l'embrayage (vive PYP et sa boîte auto). Soudain, il m'est venu une idée de génie: emprunter le petit chemin qui passe derrière Printemps et longe l'autoroute jusqu'à mon bled, 5 km plus loin. Personne ne l'utilise jamais, et ça permet de squeezer le monstrueux rond-point où ça bouchonne même en semaine pendant les horaires de travail.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Je tourne à gauche vers Printemps.
Une allée trop tôt.
Et me retrouve au tout début du parking.

vendredi 26 janvier 2007

Légèrement effrayant

Jusqu'à la fin de l'année, mon emploi du temps est bouclé pratiquement à la minute près. Et mes éditeurs me réclament déjà des dates de remise pour 2008. Gloups.

Armalite au duplex dormant

Onze jours consécutifs que je me couche sans avoir pris de cachet et parviens à m'endormir dans la demi-heure, pour faire des nuits qui s'étendent grosso modo de 2h à 10h. Idéalement, il faudrait que j'arrive encore à décaler d'une heure et demie. Mais c'est déjà un progrès énorme. Hénaurme, même. Probablement dû à une combinaison de facteurs: l'arrêt du thé à doses massives après 17h, la reprise du sport qui me fatigue quand même un chouïa et... le fait qu'en ce moment, je vais vraiment bien. Mieux que je n'avais été depuis des années. Mieux que je n'ai jamais été de toute ma vie peut-être. Résultat: j'ai annulé mon rendez-vous avec la grande prêtresse du sommeil. Parce que j'ai trop de boulot en ce moment pour sacrifier deux-trois heures à un rendez-vous qui ne me sera pas très utile là tout de suite, et parce que oui, je choisirai toujours de régler mes problèmes seule plutôt qu'avec l'aide d'un professionnel si je peux m'en passer. Certaines choses changent, ma fichue obstination demeure.

jeudi 25 janvier 2007

Vivre plutôt que lire

Je viens de faire le compte. En 2006, je n'ai lu que 42 romans hors boulot. Et encore, je ne les ai pas tous terminés (pendant très longtemps je me suis forcée à finir tous les livres que je commençais même s'ils m'ennuyaient à mourir; puis j'ai fini par décider que la vie était trop courte et les bons bouquins trop nombreux pour perdre mon temps de la sorte). L'an dernier à la même période, je déplorais de n'en avoir lu que 47 en 2005. Et il est vrai que c'est trois fois moins qu'à une époque. Dois-je le déplorer pour autant? Je ne crois pas.
J'ai longtemps utilisé la lecture comme un rempart que je dressais entre moi et le monde, un moyen de m'évader d'un réel trop terne, une excuse pour limiter mes relations humaines au strict minimum. Mais pendant que je me laissais absorber par la vie de personnes imaginaires, je ne vivais pas la mienne. Aujourd'hui, les quatre ou cinq heures quotidiennes que je passais à lire il n'y a pas si longtemps, je les consacre à dialoguer sur MSN avec mes amis et mon amoureux, à planifier des week-ends à Paris ou à Bruxelles et des voyages à l'autre bout du monde, à écrire, à scrapper ou à customiser un énième meuble Ikea. Je ne considère pas que j'aie perdu au change, loin de là. Et tant pis si ma culture littéraire recède: de toute façon, elle n'a jamais intéressé grand-monde dans mon entourage.
De mes lectures 2006 se détachent néanmoins les titres suivants: "The book thief" de Markus Zusak, mon préféré toutes catégories confondues, mais aussi "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda, "26a" de Diana Evans, "Eat pray love" d'Elizabeth Gilbert et "La nuit de l'oracle" de Paul Auster. 5 très bons bouquins sur 42, ce n'est pas un si mauvais ratio - j'ai certainement fait pire au temps où je dévorais plus de 120 romans dans l'année.

lundi 22 janvier 2007

Ca commence à être vraiment encombré, là...

Echange de textos avec Autre Moi.
[20h]
Autre Moi: C'est ce soir le concert. Tu adorerais la salle c'est tout petit, très intime.
Armalite: C'est quoi comme salle?
Autre Moi: La Maroquinerie.
Armalite: Pense à me ramener un Vuitton steuplé.
[22h]
Autre Moi: Le concert était super, très country. J'ai ma chanson pour Nashville, lol.
Armalite: Et mon Vuitton, il est où?
Autre Moi: ...Message de Kris: DTC.

Soyez indulgents...

...J'avais même pas neuf ans quand j'ai écrit ça.
Sur un léger nuage de poussière étoilée
Apparaît Euphoria*, planète évoluée.
Dans ce bel univers un enfant de métal
Me fait découvrir ses sphères, ses spirales.
Tout est commandé, programmé, perfectionné
Pas d'erreur possible dans leurs énoncés.
Mais l'enfant, dans cette euphorie, s'ennuie.
Ses yeux ternes, fixes, ne reflètent ni bonheur ni joie.
"Moi, Elodie, ruisselet de la Terre,
Je t'offre l'oiseau bleu, son nid et tous ses oeufs.
Si vous comprenez sa raison d'exister
Vous, seulement les enfants, vous serez les plus gais."
"Pour te remercier, je t'assure la paix.
La famine, la guerre, au revoir à jamais;
Seulement le bonheur et la joie d'être aimé."
Ainsi naît en secret la plus belle amitié.
*Oui, j'étais fan de Goldorak.
Han. Je m'aperçois à l'instant qu'il y a quatre vers qui ne riment pas. C'est quoi ce bordel? J'ai bien fait de pas choisir poétesse comme carrière, tiens.
Si vous êtes sages, la semaine prochaine, je vous poste un poème sur les différentes façons dont j'envisageais de me suicider vers l'âge de seize ans et demi.

Rubrique nécro

Il est des gens tellement plus grands que la vie qu'on finit par les croire immortels. Et puis non. L'abbé Pierre s'en est allé. Laissant derrière lui un monde un peu meilleur de l'avoir accueilli.

dimanche 21 janvier 2007

5 choses que vous ignorez sur moi

1. J'ai enregistré un 45 tours. J'étais en CM2, j'avais participé à un concours de poésie organisé par la Caisse d'Epargne sur le thème "L'enfant et l'espace" et obtenu le deuxième prix. Les dix premiers (ou premières, car en l'occurrence nous n'étions que des filles) gagnaient donc le droit de participer à une séance d'enregistrement dans un studio professionnel. Les autres gamines ont dû s'y reprendre à vingt fois pour obtenir une diction potable. Moi, à la deuxième, c'était bon. Le disque a traîné longtemps chez mes parents. Il a probablement fini à la poubelle. Mais j'entends encore ma voix flûtée réciter mon "oeuvre" sur le fond de musique un poil psyché choisi par l'ingénieur du son. "Sur un léger nuage de poussière étoilée..." Je vous épargne la suite; je le connais encore par coeur.
2. J'ai chanté sur la scène d'un opéra. Si si. Je jouais le rôle d'un des petits frères de Christine dans "Werther" - avec bas blancs, perruque poudrée et tout le tralala. La chanson aussi, je m'en rappelle encore par coeur: "Jésus vient de naître, voici notre divin maître, rois et bergers d'Israël..." (Les théorèmes de maths, par contre, n'ont laissé absolument aucune trace dans mon cerveau.)
3. Au collège et au lycée, les cours d'EPS étaient le fléau de mon existence. Surtout quand on faisait athlétisme (les trois quarts du temps, donc.) Au cross annuel de mon collège, j'ai dû me classer dernière ou avant-dernière quatre ans de suite. Sur le barème d'athlétisme du bac, qui attribue une note en fonction des performances réalisées, je n'atteignais même pas de quoi valoir un zéro. Je n'ai jamais réussi à sauter plus d'un mètre en hauteur. Et mon temps au 100 mètres est à peine meilleur que celui d'un escargot neurasthénique. Je préfère ne pas évoquer le sujet douloureux des matchs de sports co; Lynda Lemay l'a très bien fait dans sa chanson "Le dernier choix".
4. J'ai fait une prépa HEC, la filière après-bac soit-disant la plus difficile avec math sup/math spé. Quand on prépare le concours des grandes écoles de commerce, on est censé bosser comme un damné et pas voir la lumière du jour pendant deux ans. Moi je passais tous mes week-ends à faire du jeu de rôles et tous les soirs de la semaine, en rentrant de cours, je m'affalais devant la télé pour regarder... "Jeanne et Serge". Au grand désespoir de mes parents. Ce qui ne m'a pas empêchée de réussir les concours dès la première année.
5. En sortant de ma grande école de commerce, donc, je me suis fait virer (ou ai démissionné avant de me faire virer) de 4 boulots en à peine plus de deux ans. C'est très bizarre quand vous avez passé toute votre jeunesse à entendre que vous étiez un petit génie de vous apercevoir que vous êtes totalement inadaptée au boulot pour lequel vous avez été formée - que vous êtes d'un coup passée du côté des cancres incompétents. Ca a été une grande leçon d'humilité.
Je passe le relais à Poulpy et Sophie - bossez un peu, 'spèce de paillasses! ^^

samedi 20 janvier 2007

4 jours à Center Parks avec les VIP pour le réveillon, c'est...


Faire la chenille et des group hugs dans les tourbillons d’Aqua Mundo ; se faire photographier à chaque tour.
Dévaler la rivière sauvage en culbutant dans les remous, en rebondissant sur les murs comme des billes de flipper, en buvant la tasse et en hurlant de rire tout le long.
Sentir mon haut de maillot se barrer aux moments les moins opportuns. Le rajuster discrètement sous l’eau. Douze fois par heure.
Descendre le grand toboggan de nuit, à toute vitesse les pieds en avant dans le noir.
Assis dans le jacuzzi extérieur, les jambes blafardes et déformées sous l’eau illuminée par des projecteurs, renverser la tête en arrière et chercher des étoiles dans le ciel à travers les nuages de vapeur.
Se démener pour faire avancer une boule de bowling géante dans les rues en pente de San Francisco.
Rentrer en vélo dans la nuit que nos phares peinent à trouer, le silence ouaté à peine rompu par le frottement de nos pneus sur le bitume mouillé.
Essayer de monter de bêtes lunettes de piscine. S’y mettre à 4. Ne pas y arriver (ou beaucoup plus tard).
Regarder Kris, Vinc et Autre Moi se mettre à trois devant la cheminée d’angle pour souffler sur le feu qui rechigne à démarrer.
Massés devant la baignoire à bulles, encourager de la voix les petits animaux en plastique qui frétillent et avancent avec plus ou moins de conviction.
Tenter de faire des crêpes sans huile. Puis avec une pâte congelée parce que restée trop longtemps au frigo sous le freezer.
Jouer à Cérébrale Academy sur les DS light de Junior et de Vaness. Rouspéter parce que les silhouettes de petits monstres se télescopent un peu vite pour permettre l’identification.
Voir Autre Moi mimer (et réussir à faire deviner !) « Candide ». Du grand art.
Au Petit Bac, à la question « qu’est-ce qui peut être rose ? », entendre Kris répondre « l’Ukraine » sans trembler (quand je vous disais que le U était une lettre de merde !)
Jouer au Taboo XXL et être soûle : excuse valable pour montrer mes seins à tout le monde vers 2 heures du mat’, ou pas ?
Ouvrir une boîte de Schoko-Bons. Dix minutes plus tard, compter des cadavres : moi 1, Vaness 1, Junior 2, Vinc 2, Kris et Autre Moi : environ 27. Avec les survivants, bataille féroce au salon et bombardement surprise pendant que réfugiée dans la chambre, j’essaie d’appeler Hawk.
A minuit le soir du 31, sortir dans les allées désertes du lotissement. Taper très fort sur des casseroles avec des cuillères en bois en beuglant : « Bonne année ! ». N’obtenir aucune, mais alors aucune réaction de la part des voisins.
A deux heures et demie, ressortir sans les casseroles et les cuillères, mais avec deux bouteilles de champ ouvertes. Marcher sous la pluie tous les six bras-dessus bras-dessous, en chantant à tue-tête les trucs les plus ringards qui nous viennent à l’esprit.
2006 avait mal commencé, mais elle s’est très, très bien finie :)

vendredi 19 janvier 2007

Sévère recadrage de fantasmes

Physiquement, mon style d'homme, ça a toujours été grand (+ d'1m80, avec des pointes jusqu'à 1m96), baraqué-limite-gras, cheveux longs. Or depuis quelques semaines, je me surprends - comme pendant la soirée à l'Embobineuse ou ce soir à la salle de muscu - à mater des types de taille et de corpulence moyennes, à crâne rasé et profil de rapace, en me disant que miam, ils sont diantrement sexy. Je me demande bien pourquoi...
Aime-t-on les choses parce qu'on les trouve belles, ou les trouve-t-on belles parce qu'on les aime?

Tout de moi

Pour les concerts où l'on a chanté à tue-tête (tous faux, à une exception près ^^),
Pour les milliers de kilomètres qu'on a avalés en train, en avion ou en Chevrolet,
Pour la majesté des montagnes et l'immensité des océans face auxquels on s'est tenus,
Pour la lumière qu'on a créée et l'obscurité qu'on a partagée,
Pour les fou-rires et les larmes qu'on s'est inspirés,
Pour toutes les épreuves au travers desquelles on s'est portés,
Pour les différences qui devraient nous éloigner et ne font que nous enrichir,
Pour nos souffles qui se mêlent entre les quatre mêmes murs pendant notre sommeil,
Pour les distances qui ne nous séparent jamais vraiment,
Pour les aveux difficiles et l'obstination qu'on met à surmonter nos différends,
Pour la lucidité qui nous fait voir nos défauts respectifs et la foi qu'on place en nos qualités,
Pour une promesse échangée sous la pluie avec le coeur aussi léger que les bulles qui coulaient dans nos veines.
L'amitié qui nous lie me tourne la tête plus sûrement que n'importe quel champagne.
Vous avez tout de moi.

jeudi 18 janvier 2007

Les uns contre les autres


Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été attirée par des hommes qui étaient mon contraire total. Leur différence les rendait insaisissables, donc éternellement désirables; leurs goût opposés aux miens m'ouvraient de nouveaux horizons que je n'aurais jamais explorés seule; leurs qualités palliaient mes défauts et inversement. Une combinaison parfaite de yin et de yang.

Du moins, en théorie.

En pratique, passée la frénésie des premiers mois, mon désir ne tardait pas à retomber face à quelqu'un dont la libido n'était pas branchée sur la même longueur d'ondes que la mienne. Les hobbies adoptés par mimétisme me lassaient très vite; je n'avais plus le choix qu'entre me forcer à faire des choses qui me gonflaient pour passer du temps avec l'autre, ou le laisser s'adonner seul à ses passions et ne plus partager aucun moment fun avec lui faute d'activités communes. Nos défauts antagonistes nous faisaient grincer des dents en permanence (une maniaque et un bordélique sous le même toit, c'est l'enfer). Quant aux qualités, chacun tendait à s'appuyer sur celles de l'autre: c'est ainsi que je me tapais systématiquement l'administratif, l'organisation des vacances, la gestion du frigo et celle de deux agendas, mais me déchargeais non moins systématiquement de tout ce qui concernait l'ordinateur ou la voiture - avec pour conséquence qu'aujourd'hui, je suis incapable d'effectuer les manips les plus simples sur mon portable, et que je n'ai pas fait la pression des pneus de ma Twingo une seule fois en six mois. Je ne parle même pas du chapitre "les amis de mon conjoint m'ennuient à mourir et je vais me tirer une balle si je dois encore passer une seule soirée à leur faire la conversation".

Aujourd'hui, je suis amoureuse de quelqu'un qui me ressemble sur beaucoup de points. Sans être identiques, nos histoires se font écho. Nous nous comprenons parce que nous avons traversé et surmonté des épreuves similaires. Nous luttons contre le même genre de contradictions intérieures et aspirons au même type d'accomplissement. Nous sommes tous deux animés par une volonté farouche de créer et d'aimer sans entraves, de réussir l'amalgame entre nos parts d'ombre et de lumière, de nous accepter (et nous faire accepter) tels que nous sommes. Last but not least, nos sexualités sont merveilleusement en phase. Nous ne nous complétons pas: nous nous démultiplions. Jumeaux androgynes et incestueux, nous dansons un étrange ballet durant lequel nous échangeons nos rôles, nos costumes et nos pas d'un tableau à l'autre.

Je suis peut-être le rêve qu'il n'a jamais osé raconter. Il est sans aucun doute le rêve que je n'ai jamais osé faire.

Et ma seule peur désormais, c'est de me réveiller.

mercredi 17 janvier 2007

Parce que j'aime pas les fêtes commerciales mais que j'adore prendre les symbolismes à contre-pied

Je viens de fixer le rendez-vous au tribunal d'instance pour la rupture de mon PACS avec l'Homme. Le 14 février, jour de la Saint-Valentin. Comme ça, sa nouvelle copine aura vraiment une raison de se réjouir le soir. Je sais, je suis d'un altruisme ébouriffant.

Des nouvelles de ma lutte contre l'insomnie

Hier, j'ai tenté une expérience. Je n'ai pas bu de thé après 17h (au lieu du litre habituel que je m'enfile entre la fin d'après-midi et la soirée). Et profitant de la fatigue accumulée les jours précédents, je suis allée me coucher à 1h30 sans prendre de cachet.
J'ai dû m'endormir en moins d'une demi-heure. Un record absolu.
Ce matin, j'ai réussi à me tirer du lit à 9h20. Et à 17h, j'avais fini de traduire pour la journée. Ce qui m'a laissé le temps de récupérer un chargeur chez SFR, de faire mes courses à Carrouf et de passer deux longues heures à la salle de sport - même si j'ai réveillé ma vieille blessure au genou droit et que mes ligaments tirent assez fort depuis le retour de vacances.
Mon dernier thé date de 16h30. On va voir si je parviens à réit(h)érer l'exploit d'hier.

mardi 16 janvier 2007

Le compliment du week-end

"Tu suces presque mieux qu'un homme."
Combien de filles peuvent se vanter de l'avoir entendu, celui-là? Pas des masses, à mon avis.

lundi 15 janvier 2007

2 jours avec lui de A à Z

A comme Abandon : Pour les réticences qui tombent toutes seules, la confiance qui est encore montée d’un cran ce week-end. Pour la bonne volonté que chacun de nous met à surmonter les obstacles et à donner le meilleur de lui-même dans cette histoire.
B comme Brutalité : Parce qu’il est méchant avec moi et que j’adore ça. Parce que maintenant, il me laisse aussi être méchante avec lui. Parce que j’aime les traces violacées qui s’attardent sous ma peau là où il a imprimé ses marques. Parce qu’il a porté et portera encore les miennes.
C comme Coolpix 7600 : A vraiment bien travaillé ce week-end. A même réussi, manié par moi, à prendre des photos de Hawk dont je suis très fière parce qu’elles le montrent tel que je le vois. 370 clichés en pas tout à fait 48h, dont au moins une dizaine à tomber par terre, ça me paraît plus qu’honorable.
D comme Devise : "Du cul dans tout, et tout dans le cul". Je sais: moyennement raffiné. Mais nous a bien fait rire et constitue somme toute un assez bon résumé de notre notre état d'esprit/état de corps.
E comme Expressionnisme allemand : Sujet de l’exposition que nous avons été voir à la Cinémathèque. Maintenant, j’ai plein de films à voir. Etre Exquis va bien rigoler quand je lui en parlerai, lui qui m’a dit un jour « Tu t’étais mise aux jeux de diplo avec le Breton, au tir avec moi, à l’aïkido et à la plongée avec l’Homme ; c’est quoi ton prochain nouveau hobby ? ».
F comme Fatigue: J'avais dormi cinq heures la nuit précédant mon départ. Et comme nous avons voulu profiter au maximum du peu de temps que nous avions à passer ensemble... Arrivée à dimanche soir, je titubais d'épuisement. Je suis allée me coucher vers minuit sans prendre de cachet. Et j'ai quand même mis plus de deux heures à m'assoupir.
G comme Grouft: Les fringues sont tellement serrées sur les portants qu'il est quasiment impossible d'en extraire une pour la regarder; la moitié d'entre elles sont perchées hors de ma portée; les allées font environ 12 cm de large; le samedi après-midi, il y a tellement de gens que la température dans la boutique flirte avec les 40°; l'unique cabine d'essayage est dotée d'un rideau transparent et d'une surface légèrement inférieure à celle d'un timbre poste. Malgré quoi, nous avons réussi à y trouver notre bonheur. Et une pancarte rigolote que Hawk a prise en photo: "Les vampires tuent les clients qui marchandent".
H comme Hôtel Amour: Adresse trouvée par hasard dans un des magazines de Soeur Cadette. Employés jeunes, beaux, branchés et plutôt inefficaces dans l'ensemble. Resto bruyant et enfumé, servant une bouffe anecdotique. Les chambres, par contre... Haaan. Endroit idéal pour des nuits très hot. On a testé la 401 (murs noirs, baignoire à pieds en face du lit) et la 405 (décorée par André, avec plein de jouets multicolores dans des vitrines). Je pense qu'on s'en souviendra longtemps.
I comme Isabelle (voir « VIP »)
J comme Junior (bis)
K comme Kris (ter)
L comme Larmes: Au moment de le quitter sur le quai de la gare, un sursaut de révolte. Je me suis mise à pleurer et à le frapper avec mes petits poings. "Avec tout le temps que j'ai mis à te trouver, pourquoi je peux pas être avec toi? Hein, pourquoi?" Il s’est mieux contenu que moi mais… Il avait l’œil humide lui aussi.
M comme « Midnight Sea » : « Construisant une architecture au sein du lieu d’exposition, Tabaimo invente avec Midnight Sea un espace physique autant que mental. Motifs stylisés de vagues, bruits de rivage et mouvements ondulants modèlent un paysage marin en noir et blanc. L’artiste invite le visiteur à se laisser emporter dans cette rêverie où s’entremêlent esthétique épurée et références traditionnelles. » Dans la pénombre de cette bulle, nous avons vécu un moment magique.
N comme New Rock: Vue de loin, la boutique à la devanture éteinte semblait fermée alors qu'il n'était que 18h30. Vue de près, elle était ouverte. Avec un système info en panne et une demi-douzaine de clients qui attendaient qu'on les serve ou qu'on les encaisse. La première paire que j'ai essayée ne m'allait pas. La seconde n'était pas disponible dans ma pointure. La troisième: "Vous avez de la chance. Il m'en reste pas deux, il m'en reste pas trois, il m'en reste qu'une en 36", m'annonce la vendeuse. "En même temps, vous savez, j'ai qu'une seule paire de pieds", ai-je répliqué. Me voici donc dotée de chaussures pesant 3 kilos pièce et qui me font la démarche gracieuse d'un éléphant robotisé. Je m'en fous, je les adore.
O comme « the One ». Sans commentaire.
P comme Paris : Pigalle, Bercy, Denfert-Rochereau, les Halles, Opéra, Saint-Michel… Je n’ai pas pu l’emmener dans tous les endroits où j’aurais voulu. Il faudra donc revenir pour aller ensemble au Père-Lachaise, à la Taverne des Alchimistes, chez Colette, Brentano’s et Angelina (entre autres).
Q comme... la partie de notre anatomie qui aura été le plus sollicitée ce week-end. [Quoi que... C'était peut-être nos pieds car on a pas mal marché. Rien que le maudit changement à Marcadet a dû nous faire faire quatre kilomètres en deux jours.]
R comme Rire : Parce que j’ai rarement ri autant dans un pieu, y compris de trucs qui feraient frémir ou grimacer plein d’autres gens, et que ça ne peut pas être mauvais signe.
S comme Saint-Georges : Station de métro la plus proche de notre hôtel, dont les caméras de surveillance ont dû enregistrer une image moyennement commune dimanche vers 13h15.
T comme Tristesse: Humeur dominante de la balade sur les quais de Seine dimanche en début d'après-midi, avant que je le raccompagne à la Gare du Nord.
U comme rien du tout, c’est une lettre merdique le U. Une fois j’avais passé en revue tout ce chapitre du dico parce que je voulais confectionner un abécédaire pour Attila, et à part « usine », je n’avais trouvé aucun mot qui puisse s’illustrer d’une manière un tant soit peu claire.
V comme VIP: Dîner au japonais à 5 (et pas 6, OK) samedi soir. J'appréhendais un peu. Pas beaucoup de points communs entre lui et mes amis: Monument Valley pour Autre Moi, l'informatique pour Kris, les films d'horreur pour Junior, ça s'arrête à peu près là. D'habitude, je n'aime pas mélanger les gens que je fréquente dans différentes sphères - d'une part, j'ai peur qu’ils s'emmerdent; d'autre part, je n'arrive pas à concilier les différentes facettes de moi qu'ils connaissent. Mais tout s'est bien passé. Et ça tombe bien, car Hawk comme les VIP sont là pour le long terme. Une antipathie immédiate et mutuelle m'aurait fort ennuyée.
W comme Week-End: Ceux qu'on passe ensemble sont toujours merveilleux, mais... Je trouve ça épouvantablement frustrant de ne se voir que pour des parenthèses enchantées. Ce n'est pas la vraie vie, et je veux Hawk dans ma vraie vie. Quand, comment? Ca reste à déterminer. En attendant, il va encore falloir tenir trois semaines jusqu'au prochain week-end ensemble.
X comme XXX: Je me demande vraiment où je vais faire tirer les photos prises à l’hôtel…
Y comme Yann qui s’est une fois de plus occupé de mes chats, me permettant de partir l’esprit tranquille.
Z comme Zoophilie qui sera bientôt une des dernières choses que nous n'aurons pas encore testée ensemble - et qui le restera, à moins de considérer les Schtroumpfs à deux têtes comme des animaux ;)

vendredi 12 janvier 2007

La découverte du jour

En janvier, il fait déjà jour à 7h45. Unbelievabeul.

Nous avons des jeux bizarres

[00:18:05] Armalite a dit : prédiction
[00:18:12] Armalite a dit : demain, tu enfileras un truc pour moi les yeux fermés ^^
[00:18:27] Armalite a dit : (this is a hint)
[00:19:25] Hawk a dit : autre prédiction
[00:19:34] Hawk a dit : hum...
[00:19:41] Hawk a dit : comment dire sans en dire trop?
[00:19:45] Armalite a dit : je suis toute ouïe
[00:19:58] Hawk a dit : j'ai déjà dit que c'était bleu...
[00:20:24] Hawk a dit : bon, un autre indice: 13,3
[00:20:27] Armalite a dit: cm?
[00:20:30] Armalite a dit : tu veux que je me fasse prendre par un schtroumpf pendant que tu filmes?
EDIT (15/01/2007): Ma prédiction concernait tout bêtement un T-shirt Zombie Hunter. Et l'objet de la prédiction de Hawk conservera définitivement le surnom de Schtroumpf :)

jeudi 11 janvier 2007

The universe strikes again

Passe encore que la vendeuse m'ait fait tout un cinéma pour envoyer mon portable en SAV sans facture au prétexte que "Nous ne sommes pas obligés de consulter notre système informatique pour la retrouver, c'est votre responsabilité de la produire".
Passe encore qu'elle m'ait demandé un chèque de caution de 120 euros pour me filer, en attendant, un Nokia plus vieux que l'aîné de mes neveux dont la valeur marchande (celle du Nokia, pas celle de mon neveu) doit se situer aux alentours de 10 centimes. De franc.
Mais que le système de reconnaissance intuitive de cette bouse soit réglé sur l'espagnol... Avec le nombre de textos que j'envoie chaque jour... Moi j'dis que c'est de l'acharnement.
EDIT (15/01/2007): Et en plus la vendeuse m'a pas filé de chargeur sous prétexte que comme j'avais déjà un Nokia je n'aurais qu'à utiliser le mien... Sauf que c'est pas le même modèle et pas le même trou. Argh.

mercredi 10 janvier 2007

Mission accomplie



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Trois heures et demie montre en main, dont presque la moitié à faire la queue aux caisses en essayant de pas m'évanouir tellement on crevait de chaud avec tous ces gens qui avaient eu la même idée que moi. Mais je me suis trouvée très efficace sur ce coup-là. Pour la première fois de ma vie, j'étais partie avec une liste et j'ai trouvé presque tout ce qu'il y avait dessus - y compris les camarguaises que je cherche chaque hiver sans succès depuis trois ou quatre ans. Seul regret: les soutifs Chantal Thomass ne sont pas du tout, du tout taillés pour moi (du coup, les bustiers et les guêpières non plus). Tant pis. J'ai les deux jupes One Step scandaleusement chères que je lorgnais depuis plusieurs semaines, à -40%; j'ai un sac kangourou noir pour mes prochains voyages; j'ai un ensemble Aubade en dentelle rouge qui pourrait faire hésiter Krissounet lors de la prochaine distribution de linge propre (don't ask); j'ai un sac de sport de la bonne taille pour mes affaires de gym et un nouveau top en lycra (pas de second bas de jogging hélas car aucun ne me plaisait chez Décathlon); et pour la bonne mesure j'ai rajouté une jupe en jean de chez Kookai parce qu'elle me va super bien et que c'est pas tous les jours que je rentre mes fesses dans du 36, un T-shirt en voile rouge One Step pour aller sous mes pulls et mes robes sans manches, puis une baby doll fuchsia à frou-frous avec son string assorti (je garantis pas que je porterai le string). J'ai claqué mon budget frivolités des trois mois à venir, mais je suis : happy. Merci aux réveil-matins humains sans qui rien de tout cela n'aurait été possible :)

Difficile

Difficile de gérer la frustration des sens: la peau brûlante qui appelle en vain, les mains qui ne se referment que sur du vide, les bouches entrouvertes pour un baiser qui ne viendra pas, le désir suffocant pour un corps absent - ce feu dans les reins qu'on se fait mal à éteindre chacun de notre côté.
Difficile de faire coexister deux histoires blessées, deux passés fracturés - deux enfances en miettes, deux adolescences torturées, deux passifs amoureux qui ont laissé des séquelles indélébiles -, deux identités fragmentées et deux sensibilités frémissantes. Mais pas très difficile, curieusement, de trouver un juste équilibre entre la pornographie et l'amour, une synergie dans nos élans créatifs.
Difficile de ne pas m'endormir et me réveiller près de lui; difficile de ne pas rester blottis ensemble sous la couette par un dimanche pluvieux; difficile de ne pas pouvoir se faire un resto en amoureux à l'improviste ou manger asiatique à même les barquettes en matant un DVD, vautrés côté à côte sur le canapé; difficile de ne pas pouvoir l'emmener avec moi dans mes virées shopping pour qu'il me donne son avis (et me baise dans les cabines d'essayage); difficile de ne pas pouvoir tout lâcher pour partir se balader ensemble, sur la plage ou à la campagne, quand un beau soleil d'hiver brille dans le ciel et que le vent mord les joues juste ce qu'il faut; difficile de se dire que trois, quatre, cinq semaines nous séparent encore de notre prochaine rencontre.
Difficile d'imaginer un avenir qui ne soit ni une vie à deux ni une vie séparés, un futur à cheval entre deux pays, un arrangement qui concilie proximité et solitude, une solution sur mesure qui tienne compte de nos caractères, de nos besoins, de nos projets et de nos moyens. Plus difficile (et plus long) encore de la mettre en place.
Oui, ce sera difficile d'être heureuse avec lui.
Il faudra pourtant trouver un moyen. Parce que ce serait si facile d'être malheureuse avec un autre...

mardi 9 janvier 2007

Cher réveil-matin,

Demain ça serait sympa si tu pouvais sonner une heure plus tôt que d'habitude car c'est le début des soldes et j'ai une liste longue comme le bras de trucs dont j'ai absolument besoin - par exemple un ensemble balconnet Chantal Thomass. Il se trouve que je fais la taille la plus banale du monde en soutien-gorge, donc il faut que j'arrive chez Printemps avant toutes les autres propriétaires de 90B qui aiment aussi la lingerie style boudoir. D'avance, merci.

Un des plus grands fantasmes de ma vie...

...Est sur le point de se réaliser. Non, Patrick Swayze n'a pas retrouvé son physique de l'époque "Dirty Dancing" et n'est pas venu me demander de remplacer sa partenaire habituelle. Non, je ne me suis pas réveillée ce matin avec la trame d'un futur Goncourt en tête. Non, je n'ai pas perdu dix kilos d'un simple claquement de doigts, tout en m'empiffrant de chocolat chaud et de biscuits Brossard. Non, Marie-Claire Maison n'est pas venu photographier mon appartement. Non, je n'ai pas gagné au loto de quoi m'offrir une année sabbatique pour faire le tour du monde en hôtels cinq étoiles. Et non, les actrices des films d'Andrew Blake ne m'ont pas proposé de me joindre à elles pour une virée en décapotable (méchantes). Par contre...
Je vais enfin faire un vol long courrier sans escale!!!! Paris-Miami direct à l'aller - et au retour, tenez-vous bien, Los Angeles-Paris sans escale en 12h à peine. J'aurai donc vécu assez longtemps* pour me retrouver, au moins une fois, à l'autre bout du monde sans passer par la case "aéroport de Francfort". Si j'étais plus émotive, j'en pleurerais de bonheur.
*Quoi que... Je suis peut-être en train de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué là... Il peut m'en arriver des accidents d'ici le 26 mai.

lundi 8 janvier 2007

La nouvelle littéraire du jour

Le septième et dernier tome de Harry Potter s'intitulera "Harry Potter and the deathly hallows". Date de parution encore inconnue. Ce qui m'empêche de bloquer dès maintenant deux jours complets pour le dévorer tranquillement blottie sous ma couette ou affalée sur mon transat selon la saison.

dimanche 7 janvier 2007

Reconnaissez que l'univers est contre moi

J'avais l'intention d'attaquer 2007 du bon pied, en me levant tôt (enfin, disons à une heure avec un seul chiffre avant la virgule) pour faire de grosses journées de boulot et donc dégager du temps pour partir en week-end/vacances.
Depuis le début de la semaine, je me lève à onze heures parce que mon réveil ne sonne pas.
J'ai d'abord cru que je l'avais mal programmé - une blonde comme moi, ça n'aurait rien eu d'étonnant. J'ai vérifié les réglages: tout est bon. Puis j'ai pensé que je l'avais éteint sans m'en rendre compte dans un demi-sommeil. J'ai essayé de le déclencher en journée. La petite cloche apparaît bien sur l'écran, mais à l'heure choisie, le maudit Nokia ne moufte pas. Il ne daigne même pas me gratifier d'une micro vibration pour la forme. Il est en mode "total je t'ignore".
Mercredi, je passerai chez SFR. En attendant, j'ai demandé à Autre Moi de m'appeler le matin à 9h30 si elle a le temps et qu'elle y pense. Et l'enfoiré qui m'a piqué ma coquille est prié de me la rendre séance tenante: je sens qu'elle va encore servir.
PS: Ami lecteur, amie lecteuse, si tu as mon numéro de portable, n'hésite pas à m'envoyer un texto ou à faire sonner deux-trois fois demain matin (et après-demain, et après-après-demain) vers 9h30. D'avance, merci.

samedi 6 janvier 2007

Valeriane in Inisfallen

[En triant mes documents Word, je viens de tomber sur le descriptif d'un perso que j'avais fait pour un JdR en ligne. Et quand je dis "perso", hum...]
Valeriane has made a long journey to come to Inisfallen. She’s in her late twenties, about 5’7”, with a medium build, dark eyes, milky skin and long dark red hair.
All she’s interested in is learning and, maybe someday, imparting her knowledge to other people. But that is not the only reason she left home to go wandering through the world. As a very opinionated, somehow politically incorrect female, she sometimes leans toward arrogance and a know-it-all attitude, and is quick to anger people. Not being a gregarious person, she doesn’t really mind: she’s just annoyed that people are too stupid to realise she’s right, most of the time. Her travels have started to soften her a bit, though, and she’s (slowly) coming to realise that a person’s worth does not only lie in her intelligence.
Valeriane has a very sarcastic, dry sense of humour, and is often too stubborn to shut up when she should. But she is never cruel, and at heart, she’s a good, compassionnate person (though she would die rather than admit it). She has a strong sense of justice, and will help the weak whenever possible. She can be quite generous, but she’s always very private about her good deeds. She’s also incredibly frank, not at all the backstabbing or comploting kind.
Having traveled and seen a lot, and being wise for her young age despite all her faults, she’s a good conversationnalist – though books interest her much more than people. She tends to get bored quickly and is constantly looking for new, exciting stuff to experiment. She has a very addictive personnality, and strives to hide this fact because she doesn’t want it to be seen as a weakness.
A few other random facts about her: good at horsemanship, but prone to terrible seasickness. Despises violence of any kind. A bit lazy; doesn't like to get her hands dirty. Her worst nightmare would be to end up a wife and a mother.

Les VIP aux USA, édition 2007

Itinéraire made by Autre Moi

FLORIDE
Samedi 26 mai : PARIS / MIAMI
Dimanche 27 mai : MIAMI (Everglades) 168 miles aller/retour soit 3h
Lundi 28 mai : MIAMI (South Beach, Miami Beach…)
252 miles, 3h30
Mardi 29 mai : ORLANDO
Mercredi 30 mai : ORLANDO (Universal ou autre)
281 miles, 4h20
GEORGIE
Jeudi 31 mai : SAVANNAH (passage par Daytona Beach)
248 miles, 3h50
Vendredi 1er Juin : ATLANTA (usine Coca)
250 miles, 4h
TENNESSEE
Samedi 2 juin : NASHVILLE (I got the blues…)
212 miles, 3h15
Dimanche 3 juin : MEMPHIS (Graceland)
400 miles, 6h
LOUISIANE
Lundi 4 juin : NOUVELLE ORLEANS (quartier français…)
Mardi 5 juin : NOUVELLE ORLEANS (bayou, plantations, usine Tabasco )
350 miles, 5h30
TEXAS
Mercredi 6 juin : HOUSTON
198 miles, 3h
Jeudi 7 juin : SAN ANTONIO
365 miles, 5h30
Vendredi 8 juin : PECOS
365 miles, 6h
NOUVEAU MEXIQUE
Samedi 9 juin : ALBUQUERQUE (via Roswell)
232 miles, 4h
ARIZONA
Dimanche 10 juin : CANYON DE CHELLY
154 miles, 3h30
UTAH
Lundi 11 juin : MONUMENT VALLEY (possibilité d’y faire du cheval, circuit en voiture)
330 miles, 6h30
ARIZONA
Mardi 12 juin : PHOENIX
347 miles, 5h
CALIFORNIE
Mercredi 13 JUIN : SAN DIEGO (ville et shopping)
Jeudi 14 juin : SAN DIEGO (le zoo)
Vendredi 15 juin : SAN DIEGO (vieux San Diego, Mexique)
110 miles, 2h
Samedi 16 juin : LOS ANGELES (Knott’s Berry Farm & Snoopy)
Dimanche 17 juin : LOS ANGELES / PARIS
Lundi 18 juin : PARIS

4 162 miles

On part en vacanceeeeeuh :)

vendredi 5 janvier 2007

Les épices du souk du Caire



Un bébé encadré sur une étagère, un souvenir de vacances, un anniversaire. Une fille qui sourit coincée dans un sous-verre, un cadre fantaisie, un bord de mer, et personne ne bouge dans la tribu des yeux rouges, tous différents, les mêmes photos pourtant...
Les grands derrière, les p'tits devant.
Quelques photos de couple exposées comme des preuves, des photos de groupe, des amis qu'on punaise. On vérifie d'ailleurs l'air de rien chez les autres, qu'on fait partie des leurs, qu'a côté de leurs têtes y'a la nôtre. Sur la cheminée du salon des grands-parents, le casting tout entier de tous les p'tits enfants...
Les grands derrière, les p'tits devant.
Les albums familiaux sont les manuels d'histoire, qu'on regarde jamais, qu'on réserve au placard. Quand il était jeune, quand t'étais petit, quand elle était enceinte, quand ils étaient en vie. Portraits de fin d'année des gosses trop bien peignés, on dirait vraiment qu'ils ont mangé du ciment...
Les grands derrière, les p'tits devant.
La photo censurée, elle s'y trouvait pas belle, aussitôt développée, direct à la poubelle. Mignonne en paréo au retour de la plage, elle enlèvera pas le haut, c'est dommage. Le portrait qui fait rire du permis de conduire, celui qui fait peur, qu'est-ce que c'est qu'cette coiffure ? Qu'elles soient en couleur ou bien en noir et blanc, on fait tous, quelle horreur ! les mêmes photos tout l'temps... Les grands derrière, les p'tits devant.
Qu'est-ce qui nous pousse au fond à refaire à la chaîne, tous les mêmes photos qu'on a vues par centaines, des photos de monuments qui sont jamais très belles, mais c'est nous qui l'a fait c'est pas la carte postale. Les photos de voyage à l'autre bout de la Terre, les mêmes paysages, des mêmes belvédères. Nous sur un chameau, nous au ski en hiver, re-nous sur un bateau, et les épices du souk du Caire. Re-re-nous à Pâques, y'a deux ans déjà, re-re-re-nous à la Toussaint à côté d'Etretat. C'est vrai qu'on voit pas bien, que la photo est mauvaise, mais par la salle de bain je te jure on devinait les falaises ! Et ces photos souvenirs qu'on stocke acharnés pour pas qu'on puisse nous dire qu'on a pas profité. Rangées dans un tiroir celles qu'on veut plus voir et classées dans des livres des photos d'archives. J'ai encore jamais vu et ça chez personne, sa copine toute nue au dessus du téléphone, la photo d' son patron dans aucun salon, mais des vues de bords de mer, ah ça putain on sait l'faire ! Qu'on les range en vrac, qu'on les colle au mur, au fond d'un portefeuille ou dans un disque dur. Au fin fond de la Creuse, à Paris 16ème, on prend les mêmes poses, nos photos sont les mêmes. Qu'on soit le frère, la soeur, les parents, la tante, toujours les mêmes photos, mates ou brillantes. Des images inutiles sur toutes les vieilles pierres, le Mont-Saint-Michel, et les épices du souk du Caire...
[Bénabar a son meilleur: drôle, émouvant, hyper bien vu. Juste après sur l'album "Reprise des négociations" y'a "Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise?" qui me serre le coeur et me fout les larmes aux yeux, mais je crois que je vais pas l'écouter aujourd'hui.]

Court-circuit, suite


Pour Noël, donc, les VIP m'ont offert un livre-dont-je suis-l'héroïne*. Où ma meilleure amie s'appelle Claire Smirnoff, mon ex Aragorn, mes deux enfants Rocky et Junior. Où mon pire cauchemar est de recevoir un faux Vuitton pour Noël. Où ma voiture est immatriculée 69 PYP 83. Où mon seul animal familier est une girafe prénommée Sophie. Où je lis Famille chrétienne (WTF?). Où je suis, je cite "intelligente mais tête en l'air et un peu blonde sur les bords dans les situations les plus simples". Où, parce qu'on m'a implanté une puce expérimentale dans le cerveau, je me retrouve à faire la une des journaux sous le sobriquet de "la Martienne", braquer une banque, me déguiser en drag queen, manger des raviolis à même la boîte avec des clochards, brûler le cadavre du méchant chirurgien responsable de tous mes malheurs et foutre le feu à sa baraque. J'ai décidément des soirées très occupées. Un seul regret: je ne couche pas avec le type somptueux à la fin.

Merci les enfants - et en particulier Junior puisque c'est toi qui as eu l'idée - pour ce chouette cadeau qui m'a un peu fait oublier mon blues dans le train du retour mardi soir. Mais je peux savoir d'où sort le diplodocus à roulettes qui manque provoquer un accident? Vous auriez pas confondu avec un troll, par hasard?

*Qui vient de marmonner que j'étais plutôt un poison dans l'ensemble?

Je suis colère

Armalite dit :
je devrais renoncer à avoir avec les mecs des relations autres que sexuelles
Armalite dit :
hors du pieu, franchement, vous me soûlez

jeudi 4 janvier 2007

Critère de sélection musical

Armalite dit:
oooh bénabar a fait un morceau intitulé "bruxelles" !
Baud dit :
dick annegarn aussi
Armalite dit :
oui mais j'écoute pas les chansons d'un gars qui s'appelle bite ^^

Définitivement blonde, donc

Your results:You are Supergirl
Lean, muscular and feminine. Honest and a defender of the innocent.
Supergirl 70%
Spider-Man 65%
Wonder Woman 65%
Superman 55%
Robin 55%
Hulk 55%
The Flash 55%
Green Lantern 50%
Batman 45%
Catwoman 45%
Iron Man 30%

Click here to take the "Which Superhero are you?" quiz...

Trop naaaaaaze. Moi je voulais être Wonder Woman. En plus j'ai déjà la culotte et je verrais très bien quoi faire du lasso.
(Test piqué à Phil H.)

mercredi 3 janvier 2007

Keywords décembre 2006

A quoi ressemble une épisio (Je ne veux surtout pas le savoir)
Comment se maquiller à 10-11 ans (Pas)
Repas de réveillon du Titanic (Que des surgelés à ce que je me suis laissé dire)
Epilation du maillot brésilien description (Douloureux, très douloureux)
Armalite jeans (Désolée, je ne fais pas encore dans le produit dérivé)
Catch dans la boue (Encore toi, Krissounet ?)
Morten Harket cheveux longs (Moi non plus je sais pas où ça s’achète)
Bâillonner un gay (Crois-le ou non, mais c’est pareil que bâillonner un hétéro)
Baise internationale (Pas évident à gérer mais on peut s’en sortir à condition de 1/pas être timide avec une cam 2/être prêt à faire verser directement la moitié de son salaire sur le compte de la SNCF ou d'Air France)
Piercing solitaire noir (Ah nan moi mon solitaire je le veux en diamant et en bague, une taille Lucida sur monture en platine de chez Tiffany me conviendra parfaitement le jour où j’aurai gagné à l’Euromillions)
Peut-on faire du vélo avec un lumbago (Si tu arrives à te lever et à marcher jusqu’au vélo, déjà, c’est pas un lumbago que tu as)
Enfonce ta queue (Là comme ça, direct, sans le moindre préliminaire ?)
Mère Noël film X (Venez à moi petits elfes… Toi aussi Rudolph, grand fou…)
Histoires érotiques tante et neveu (Désolée mais quand l’un de mes neveux projette un liquide chaud et gluant sur moi, c’est rien de plus excitant que du vomi)
Rose pute (Je ne connaissais que le fuchsia, le vieux rose, le rose pastel et le rose Malabar, ma gamme chromatique vient de s’enrichir d’une teinte)
Leroy Nowel (Non, c’est le Père Nowel ou Leroy Merlin)
Je m’emmerde je veux me distraire (Encore toi, Chou ?)
Je ressemble à Angelina Jolie et Cameron Diaz (Moi pas, merci d’être passée)
Montre-moi tes fesses (Mes seins, à la limite, si on est en train de jouer à Taboo XXL. Mais mes fesses, c’est non. A moins que tu sois aussi l'auteur de la requête précédente)
Piercing génital de ma mère (Huuuuuuu. Juste huuuuuuuu)
Pantalon cuir bisexuel (Désolée je n’ai qu’un canapé transexuel)
Quel job pour un cyclothymique (If only I knew…)
Playlist Castorama 2006 (Ayé, le Costes c’est déjà ringard?)

Le train du retour



Dans mon wagon, tout le monde textote ou pleure la tête pudiquement tournée vers la vitre. Moi, la chanson du week-end sur les oreilles, je cumule les deux. Je nous revois enlacés à quatre sous la pluie, les veines pleines de champ' et le coeur qui déborde. Et comme d'autres se récitent des promesses usées devant témoins, j'ai envie de leur jurer une amitié éternelle.