lundi 29 octobre 2007

Checklist d'installation à Bruxelles

Me rapatrier rue M*** avec 40 kilos de bagages dont un chat pas franchement rassuré: check.
Faire une croix sur le câlin de bienvenue parce qu'il faudra se lever tôt le lendemain: check.
Dégoter une robe de chambre bien moelleuse et qui ne me donne pas l'air d'un bibendum: check.
Déjeuner en vitesse à l'Exki de la Porte de Namur et fourrer dans mon sac le yaourt bio pour lequel je n'ai plus d'appétit: check.
Faire un arrêt imprévu chez Six et dénicher une chaussette de portable avec des fraises dessus: check.
Avoir affaire à des vendeurs désagréables chez Vanden Borre et manquer se faire confisquer sa carte Visa pour rien: check.
Trouver un arbre à chat rouge pas cher du tout chez Tom & Co: check.
Faire le plein de boîtes rigolotes signées Valérie Nylin chez Z'Art: check.
Constater qu'on a bien carburé et que comme il n'est pas trop tard, on peut aller faire un tour en ville: check.
Vouloir comparer les prix de Sterling Books et d'Amazon mais ne pas trouver les bouquins dont on a noté les prix à titre de référence: check.
Fouiller un peu les rayons de Brüsel et repartir avec le tome 2 de "Moi je" d'Aude Picault: check.
Rater le 71 d'un cheveu et devoir attendre le suivant longtemps dans le froid: check.
Faire des courses chez Delhaize à la plus mauvaise heure possible, celle où les files d'attente aux caisses s'étirent sur la moitié de la longueur du magasin: check.
Fêter mon arrivée avec un risotto aux pleurottes amoureusement préparé par Hawk: check.
Re-faire une croix sur le câlin du samedi soir parce que beaucoup trop crevés tous les deux: check.
Régler le réveil pour 7h30 le dimanche matin en se consolant à la pensée qu'on passe à l'heure d'hiver dans la nuit: check.
Etrenner le nouveau grille-pain Phillips pour les tartines du matin (Hawk: beurre allégé et confiture de cerise, moi: jambon de Paris et Leerdammer light): check.
Prendre le métro jusqu'à l'Ikea d'Anderlecht et attraper la nausée pendant le voyage: check.
Hésiter assez longuement dans le choix d'une table de salle à manger et d'une chaise de bureau: check.
Etre dépitée par la rupture de stock de l'étagère Babord: check.
Se consoler avec des donuts et un Pepsi tout en lorgnant sur l'infâme hot-dog de Hawk: check.
Manquer mourir de trouille dans la camionnette Taxi Vert qui n'a pas de ceintures de sécurité passager et dont le chauffeur enfreint le Code de la Route tous les 200m: check.
Se coltiner un plateau en bois massif de deux mètres sur un dans un escalier raide et étroit: check.
Constater que même si on maîtrise à donf le montage de meubles Ikea, ça prend toujours plus de temps que les "5 minutes" optimistiquement prévues.
Décoller pour aller manger chez Sucré-Salé vers 15h: check.
Complimenter la serveuse blonde sur son diadème de princesse et oublier de lui demander où elle l'a acheté: check.
Se retenir de traiter d'insconsciente la femme de la table d'à côté qui dit que si son chien est en bonne santé, c'est parce qu'il mange exactement la même chose qu'elle: check.
Se repasser avec Hawk un monstrueux bol de soupe aux épinards et au chèvre frais parce que la table est trop large et nous trop maladroits pour manger dedans en même temps: check.
Descendre à pied jusqu'à Filigranes sur les boulevards déserts: check.
Pousser des cris de joie en découvrant toute une pile du "Gotham handbook" de Sophie Calle et Paul Auster sur lequel on désespérait de mettre la main un jour: check.
Dégoter avec peine une table libre dans un coin du café indoors et découvrir à la faveur de l'obscurité tombante la statuette joliment éclairée de la cour intérieure: check.
De retour à l'appartement, ranger mes fringues et autres affaires pendant que Hawk ramène à sa maman la valise qu'il lui avait empruntée: check.
Dîner modestement d'un bol de soupe bio au poulet thaï et de deux tranches de pain aux 7 céréales grillé: check.
Travailler côte à côte avec chacun son ordi portable sur notre belle grande table toute neuve: check.
Aller se coucher trop tard pour envisager une séance galipettes: check.
-> Résultat du week-end: appartement quasi-méconnaissable, mais au prix d'une libido un chouïa frustrée. Nous nous rattraperons cette semaine en testant la solidité de notre belle grande table toute neuve :)

Paranoïa

Je l'ai rencontré pour la première fois à l'aéroport de T/H l'hiver dernier, au comptoir d'enregistrement de JetAirFly. Le vol pour Bruxelles était une fois de plus en retard et nous pestions solidement tous les deux. 1m90 bien passé, cheveux bruns et drus, menton carré, nez volontaire, teint bronzé et voix forte: il ressemblait, me suis-je dit, à ce dont Manu aurait probablement l'air dans une dizaine d'années.
Je l'ai revu dans le même aéroport vendredi dernier, cette fois flanqué d'une épouse blonde un peu grassouillette et d'une tripotée d'enfants dont un garçonnet à lunettes qui n'a cessé de s'enquérir du nom de mon chat et sa soeur plus âgée qui le sermonnait sur un ton de petite maman. Des habitués du va-et-vient Belgique/Midi de la France, ai-je pensé fièrement avec l'impression que je venais moi aussi d'entrer dans un club un peu select.
Là où j'ai halluciné, c'est quand j'ai recroisé toute la famille hier au rayon BD de Filigranes. Un soupçon m'est venu: et s'ils étaient eux aussi des aspirants maîtres du monde en train d'espionner la concurrence potentielle?

samedi 27 octobre 2007

Divergence d'intérêts

Joli Dragon: Et pourquoi vous voulez aller à Prague?
Moi: Parce que c'est romantique.
Hawk (simultanément): Parce que c'est plein de porn stars.

vendredi 26 octobre 2007

De bon présage

En mettant la dernière main à mes bagages, j'ai retrouvé ma bague préférée.
Départ de chez moi dans moins de quatre heures.

jeudi 25 octobre 2007

Sur le départ

Et voilà. Plus qu'un dodo dans mon appart avant de partir à Bruxelles. Copernique (chat femelle n°2) s'y trouve déjà, un peu paniquée par le brusque changement d'environnement et plus crampon que jamais: elle refuse de quitter les genoux de Hawk même quand il est assis sur sa chaise suédoise en pente. Scarlett (chat femelle n°1) ne pouvant pas prendre de calmants à cause de sa maladie du foie, le voyage s'annonce méga fun. Je me vois déjà traverser l'aéroport de Zaventem avec ma boîte à chat au bout d'un bras, mon ordi faussement portable au bout de l'autre et un bagage à main (mal nommé pour le coup) sur le dos. Et arrivée au tapis roulant, récupérer ma valise de 22 kilos pile. Appelez-moi la mule humaine. Ce week-end, il faudra se précipiter dans un magasin dont j'ai oublié le nom pour acheter une machine à laver et un four, puis chez Ikea pour trouver une table, une chaise de bureau et quelques bricoles supplémentaires nécessaires à mon petit confort. Et la semaine prochaine, j'attaquerai une chouette période de boulot durant laquelle je devrai traduire en un mois et demi ce qui normalement m'en prend deux et demi, voire trois.
Ne vous y trompez pas: malgré les bouleversements matériels divers et variés, je suis super excitée d'habiter bientôt Bruxelles aux trois-quarts temps. A moi les fins d'après-midi pluvieux devant un thé fumant au Comptoir Florian, les brunchs à l'Amour Fou ou chez Sucré-Salé, les après-midi dominicaux à bouquiner chez Filigranes, la prochaine soirée SM à la Porte des Sens, les grasses matinées crapuleuses avec Hawk, les aller-retour d'une journée ou d'un week-end sur Paris pour une virée shopping, un déjeuner de boulot, une expo photo ou un salon littéraire. A moi aussi la certitude que si le climat devient un peu dur à supporter, je peux toujours retourner faire le plein de soleil dans le Sud de la France. J'ai toujours eu envie de vivre entre deux endroits très différents et complémentaires; je ne pensais pas que ce rêve se concrétiserait un jour.

Et puis je suis ravie des changements qui m'ont été inspirés par ce semi-déménagement.
- La vente de ma Twingo, d'abord: je n'ai jamais aimé conduire, et pour le peu que je roulais avec, cette voiture achetée neuve me revenait très cher en crédit et en assurance. Finie la hantise de trouver un endroit où se garer, de n'avoir pas de pièces pour le parcmètre, de dépasser le temps de stationnement autorisé, de me faire tamponner par un(e) maladroit(e). Je recommencerai à me déplacer en transports en commun et en taxi. Au pire, je louerai une bagnole pour quelques jours.
- Ensuite, le vide que j'ai fait dans mon appart, et qui m'a permis non seulement de récupérer assez de sous pour financer mon déménagement, mais aussi de mieux m'y retrouver dans une garde-robe et une biblio/CD/DVDthèque qui avaient pris des proportions grotesques. C'est drôle, hein, mais depuis je me sens aimée pour de vrai, mes crises de shopping compulsif et mon besoin d'entasser des collections d'objets ayant tous la même utilité ont totalement disparu. Maintenant, si j'achète un truc, c'est parce que j'en ai vraiment besoin ou vraiment envie, parce qu'il a une fonction réelle à remplir dans ma vie (même si cette fonction n'est que de me donner du plaisir quand je le regarde). C'est sûrement l'un des aspects les plus positifs de ma relation avec Hawk, la disparition de cette boulimie qui me laissait toujours un énorme sentiment de vide après coup... et pas juste au niveau du compte en banque.
- Corollaire du précédent: je n'ai plus l'impression de devoir enfermer toute ma vie en un même lieu dont j'ai peaufiné l'aménagement afin d'obtenir ce que j'estime être la perfection en la matière. Car le problème avec la perfection, c'est qu'elle est figée. Tout changement ne peut être que négatif. Résultat, j'avais des sueurs froides chaque fois que quelqu'un venait chez moi et commençait à déplacer des objets ou même simplement à faire des plis sur le dessus de canapé. Je réalise que ça m'est passé ces derniers mois. Bien sûr, je ne lâcherais toujours pas deux enfants de moins de dix ans dans mon appart. Bien sûr, j'attacherai toujours une énorme importance à l'esthétique de l'endroit où je vis. Mais j'ai quand même gagné en souplesse, en adaptabilité par rapport au contexte matériel. Je suis désormais prête à accepter qu'au lieu d'être circonscrite dans une seule grande boîte dont je maîtrise le moindre détail, ma vie se partage entre deux boîtes dont une où je ne prendrai que 50% des décisions. Et heureusement, parce que demain... Je suis à Bruxelles avec Hawk :)

mercredi 24 octobre 2007

Je devrais peut-être m'inquiéter

Chou dit :
si vous voulez, je passerai jeter un coup d'oeil à la porte quand même
Chou dit :
des fois, je peux faire des miracles
Armalite dit :
tu peux épaissir et consolider un battant de bois vermoulu/pourri?
Armalite dit :
je ne te savais pas des talents de serrurier ^^
Chou dit :
hum, disons que j'ai été jeune
Chou dit :
et que du coup, je connais bien les systèmes de protection
Armalite dit :
nooooooooooon?
Armalite dit :
misère lol
Armalite dit :
donc en gros en belgique je connais des détraqués mentaux, des détraqués sexuels et des délinquants
Armalite dit :
quel beau pays
Chou dit :
et des fois, ils sont les 3 en même temps
Chou dit :
c'est le paradis

mardi 23 octobre 2007

Elle est plantée face à nous...

Elle est plantée face à nous. Hésitante, perdue et si frêle. Elle ne doit pas mesurer plus d'un mètre quarante à présent. Tristement elle murmure: " Ah mais alors maintenant, j'ai le cafard que vous partiez."
Derrière elle, une demi douzaine d'autres vieilles femmes sont avachies devant un poste de télé dans le hall baigné par un magnifique soleil automnal. L'une d'elle dort dans son fauteuil roulant, la tête affaissée sur sa poitrine et la bouche grande ouverte. Les autres ont le regard vague des gens qui n'ayant plus rien à espérer se déconnectent de la réalité. Je crois que le son de la télé est coupé; en tout cas, je n'entends rien sinon sa voix qui me serre le coeur.
Elle a été très gaie pendant toute la visite. Elle a beaucoup ri et répété plusieurs fois "Ah, je suis drôlement contente que vous soyez là". Elle ne savait pas qui on était. S'en moquait un peu, sans doute. Elle ne nous a posé aucune question, ne m'a pas interrogée sur mon compagnon qu'elle voyait pour la premère fois ni sur le Japon d'où nous lui avions envoyé une carte postale. En revanche, elle s'est montrée intarissable sur son enfance. Sur sa mère qui travaillait si dur: "C'est pour ça qu'il faut que je rentre bientôt chez moi. Je ne peux pas la laisser seule trop longtemps. Elle est fatiguée et son bras lui fait mal en ce moment." Sur son père qui les avait abandonnées avec sa soeur et ne s'était plus jamais souciées d'elles, au point de ne "jamais rien leur offrir, pas même un bonbon". Elle l'a répétée maintes fois, cette expression; on sentait bien sa rancoeur d'avoir été l'unique fillette de son école privée de friandises. Et puis elle a encore évoqué son désir de retourner à la plage, de se baigner comme elle l'a fait pratiquement tous les jours de sa vie de retraitée jusqu'à ce qu'elle ne soit plus capable de sortir de chez elle.
La mer se trouve à moins de deux kilomètres de cette "bastide" où elle va finir ses jours. Elle ne la reverra jamais.
Lorsque nous avons voulu prendre congé, elle a d'abord tenté de nous retenir en nous offrant, avec une insistance dans laquelle perçait une pointe de désespoir, des chocolats de la boîte que nous lui avions apportée. "Je ne peux pas les garder, je vais bientôt rentrer chez moi, je risque de les oublier ici", a-t-elle marmonné, au bord de la panique. Puis elle nous a suivis dans le couloir tandis que nous nous dirigions vers l'ascenseur et que nous composions le code en priant pour qu'il arrive vite, nous épargnant une scène pénible.
Il n'y a pas eu de scène pénible. Une dernière étreinte maladroite, gestes empêtrés par les larmes qui montent aux yeux; une promesse de revenir qu'on ignore si on pourra tenir. Et dans l'ascenseur, en attendant que les portes se referment sur sa silhouette minuscule et résignée, deux questions sans réponse dans ma tête: "Comment est-ce que je peux la laisser là? Comment est-ce que je peux ne pas la laisser là?"

La fille de la planète Zglurb

LUI: En fait tu es une Zglurb.
ELLE: Oui, je suis venue sur Terre pour étudier Monsieur Tout-Le-Monde avant de le ramener sur ma planète. Prépare-toi à un choc. Là-bas, il n'y a pas de cinéma expressionniste allemand ni de films de zombies. Pas de McDo ni de Quick. Et le pire... Pas de sodomie.
LUI: Tu veux dire que depuis le début, quand on fait l'amour comme ça, en réalité je te brosse les dents?

dimanche 21 octobre 2007

La nouvelle ébouriffante du jour

Et comme l'a dit quelqu'un sur un forum que je préquente:
"It shows that there's no limit to what gay and lesbian people can do, even being a wizard headmaster."
---> J'ai essayé différents intonations pour celle là, et elles sont toutes drôles. Respect.

samedi 20 octobre 2007

Au palmarès des anniversaires pourris...

...le 19 octobre 2007 enfonce spectaculairement mes 35 ans. Parce que là au moins, j'avais plus ou moins compris ce qui m'arrivait et eu le temps de m'y préparer.

Même pas vrai

On râle constamment que tout a grave augmenté depuis le passage à l'euro. Et ben c'est même pas vrai. Le prix de la boîte de Clearblue a été divisé par deux en sept ans.

Les joies d'eBay

eBay c'est un peu comme les ordinateurs: formidable quand tout fonctionne bien, légèrement cauchemardesque dans le cas contraire.
Il y a les acheteuses qu'il faut relancer X fois alors que l'annonce spécifie: "Paiement sous 5 jours ouvrés". Celle qui dans ses mails me répète 3 fois en majuscules: "J'attends un envoi RAPIDE ET SOIGNE" et qui me demande comment ça se fait qu'elle n'ait pas encore reçu son colis alors que son chèque m'est parvenu le jour même.
Il y a les Italiens ou les Belges qui m'achètent des trucs alors que je n'ai pas coché l'option "Envoi à l'international". Les Français qui demandent si j'accepte le règlement par Paypal alors que toutes mes annonces précisent le contraire. Ceux qui voudraient payer en timbres (pourquoi pas en carottes et en poireaux?).
Plus spécifiquement, ces derniers temps, il y a la fille qui m'achète un jeu de tarot à 90 euros et qui, pour gratter deux-trois euros sur les frais de port, choisit l'envoi en lettre plutôt qu'en Colissimo, bien que j'aie prévenu dans mon annonce: "En cas d'envoi par lettre, je ne serai en aucun cas tenue responsable des pertes et dégradations causées par la Poste". Elle ne reçoit pas son tarot. Et elle me colle un litige auprès d'eBay - en m'assurant que ça ne prêtera pas à conséquence pour moi, que c'est juste pour faire jouer le programme de protection des acheteurs et obtenir un remboursement. Je suis un peu sceptique sur le fait qu'eBay distribue des sous sans aucune contrepartie, mais je ne peux pas l'empêcher de procéder. Bien entendu, eBay menace de fermer mon compte alors que j'ai quelque chose comme 350 évals de vendeuse, toutes positives.
Et ce matin, au saut du lit, je trouve une nouveauté dans ma boîte à messages: l'acheteuse qui prétend que la besace Longchamp "neuve et authentique" que je lui ai vendue il y a dix jours est une imitation - on le lui a dit dans une boutique de la marque. Indignée, je lui réponds aussitôt que j'ai moi-même acheté ce sac dans le corner Longchamp d'un grand magasin après l'avoir vu dans plusieurs autres points de vente, que certes le cuir a un aspect inhabituel mais que c'est justement ça qui m'avait attirée, qu'il s'agit d'un modèle datant de plusieurs saisons déjà et que la vendeuse à qui elle s'est adressée ne doit pas bien connaître les collections précédentes. Mais quelque part, c'est ma parole contre celle d'une incompétente anonyme.
Enfin heureusement, après trois mois de tri intensif, mon appart est désormais vide de trucs inutiles.

jeudi 18 octobre 2007

Le divorce du petit Nicolas

Un fils d'immigré hongrois qui veut jeter les immigrés dehors, un ardent défenseur de la famille qui s'apprête à divorcer pour la seconde fois... Le moins qu'on puisse dire c'est que notre président ne gouverne pas par l'exemple.

mercredi 17 octobre 2007

WOOHOOOOOOOOOOO

j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo
*s'arrête pour reprendre son souffle*
...
*recommence à courir dans tous les sens*
je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain

mardi 16 octobre 2007

Je hais l'administration française, opus n°36896

La Poste a trouvé le moyen d'inverser deux bordereaux de Colissimo. Résultat: la personne qui m'a acheté un sweat à capuche Ralph Lauren sur eBay s'est retrouvée avec un sac à main Zara, et celle qui m'a acheté un sac à main Zara n'a toujours rien reçu alors que les paquets ont été expédiés le 11 et que l'envoi est normalement garanti en 48h. Bien sûr, qui se tape l'échange de mails avec les clientes déçues et les négociations foireuses avec le bureau de Poste? Oui, c'est Bibi. Qui n'a pratiquement rien d'autre à foutre cette semaine: juste la trad d'une bédé de 120 pages, la relecture d'un manuscrit de 800 feuillets, la vente de sa voiture, l'empaquetage d'un nécessaire de survie en milieu bruxellois et la mise au point d'un plan B pour son déménagement qui va sans doute être reporté par la force des choses. Sans parler du nettoyage des diverses flaques de vomi généreusement dispensées par un chat malade du foie. Grrrrrr.
Enfin, parce qu'il fallait bien une bonne nouvelle pour contrebalancer les contrariétés des derniers jours, je vais traduire la novellisation de la suite cinématographique la plus attendue de l'année 2008, avec accord de confidentialité jusqu'à la sortie du film et tout le tralala. Hawk cherche déjà un moyen de me faire parler. J'espère qu'il va Il peut bien inventer les pires sévices, je ne dirai rien :)

lundi 15 octobre 2007

Je hais l'administration française, opus n°36895

Parce que toute journée parfaite doit se payer... Ce matin, je reçois un coup de fil de l'Homme. En voyant son nom s'afficher sur l'écran de mon portable, je me dis: "Tiens, il va oser protester pour l'affaire du véto - presque une semaine après?" Et puis non. C'était pour me prévenir que les impôts avaient prélevé ma taxe d'habitation sur son compte et m'expliquer le patakès de régularisation qui allait suivre.
Dans la foulée, j'ai découvert que le Trésor Public comptait me réclamer une deuxième fois la redevance, après m'avoir curieusement sommée de la payer une première fois à titre professionnel le mois dernier. Bilan: j'ai passé une heure et demie au téléphone pour résoudre le mystère avec deux services et trois personnes différentes, et il faut encore que j'envoie deux courriers séparés pour obtenir que la situation revienne à la normale dont elle n'aurait jamais dû s'écarter.
J'adore les impôts: quand on leur demande un truc (au hasard, un changement d'adresse), ils mettent un an et demi à le faire, et uniquement après qu'on ait fini par menacer de se suicider de désespoir; quand on ne leur demande rien, ils prennent des initiatives qui sortent d'on ne sait où et n'ont aucune raison d'être. Et bien entendu, c'est au contribuable de perdre du temps et de l'énergie à essayer de rectifier leurs erreurs.
A la fin du mois prochain, il faut que j'écrive au service de l'impôt sur le revenu pour demander l'arrêt des prélèvements mensuels conjoints avec l'Homme sur mon compte et faire repartir un contrat séparé pour moi toute seule. Wish me luck.

dimanche 14 octobre 2007

Une journée ordinaire et presque parfaite

Samedi 13 Octobre. C'est le week-end. J'ai décidé de me prendre une journée de repos - la première en deux semaines et demie - après avoir fini hier la traduction de PLL3 et avant d'attaquer demain celle de la bédé tirée de Série Préférée. Pourtant, je me lève à 7h20. Hors de question de mettre en péril l'habitude miraculeusement prise depuis le retour du Japon, alors que je m'étais résignée à vivre décalée jusqu'à la fin de mes jours. J'apprécie le fait d'avoir des journées plus longues et plus productives, de profiter davantage du soleil et de ne pas me sentir cotonneuse en permanence.
Comme d'habitude, je démarre doucement avec une énorme chope de thé vert aux agrumes que je sirote en surfant sur internet depuis mon canapé - mon wifi ne fonctionne toujours pas et je suis obligée de rester à proximité de ma Livebox. Ce n'est pas si gênant que ça en définitive: ça m'oblige à limiter mes incursions sur le web aux moments où je ne suis pas en train de bosser dans mon bureau, au lieu de faire un tour sur mon blog/eBay/le forum de mon éditeur toutes les deux pages de trad.
Quand j'ai fini, il est encore tôt. J'en profite pour prendre un glorieux bain chaud en laissant poser dans mes cheveux le masque Kérastase rose qui coûte un rein le pot de 200 ml. Pour masquer l'odeur des canalisations qui, malgré une intervention au Destop dans la semaine, continuent à refouler, j'ai allumé une bougie senteur marine. Je flotte.
S'habiller. Mmmh. J'ai mis mon T-shirt Harley de Daytona Beach au linge sale hier soir... Et si j'étrénais le Cop Copine asymétrique acheté en soldes à Toulouse cet été? Vendu. Et zou, direction la Poste pour envoyer une montagne de Colissimo - toutes les affaires que j'ai vendues sur eBay ces derniers jours. Hawk me répète sans cesse combien l'état du corps et celui de l'esprit sont liés. Chez moi, c'est plutôt état du lieu de vie et état de l'esprit qui fonctionnent en phase, et ça l'était déjà bien avant que les magazines féminins commencent à nous bassiner avec le feng shui. Si les choses sont propres et ordonnées autour de moi, elles le sont aussi dans ma tête. Depuis le début de l'été, je trie et me débarrasse méthodiquement de tous les objets que je n'utilise pas et dont la possession ne m'apporte aucun plaisir. Ainsi ma garde-robe a-t-elle enfin pris des proportions humaines (elle ne contient plus que de quoi habiller trois filles au lieu de six). Et j'ai viré énormément de choses qui me rappelaient l'Homme, à commencer par la totalité des cadeaux qu'il m'avait fait. J'attends maintenant que mes souvenirs immatériels disparaissent avec.
Vers 11h, je pars pour la ville voisine avec un coffre chargé à ras bord de bédés et de livres de poche que je veux refourguer à mon bouquiniste habituel. Pour une fois, je n'ai pas trop de mal à trouver une place près de son kiosque. Nous bavardons aimablement pendant qu'il fait le compte et me paye en liquide. Puis je vais me garer au parking voisin qui a la bonne idée d'offrir les deux premières heures de stationnement le samedi. Je passe voir Kiki à la boutique et redépense aussitôt une partie de mes sous pour acheter un ravissant pendentif Swarovski. On ne se refait pas. L'avantage, c'est que ça pèse beaucoup moins lourd et prend beaucoup moins places que les intégrales du Vagabond des Limbes, de Yoko Tsuno, de Largo Winch, de Percevan et de Valérian agent spatio-temporel dont je viens de me délester.
Un petit tour au grand magasin d'arts plastiques. Je cherche une colle spécifique, qu'ils n'ont pas. Mais ils ont reçu les lettres en bois qui me manquaient pour un projet en suspens depuis plusieurs mois. Je prends aussi de nouveaux pinceaux pour peinture acrylique (je n'arrive jamais à les nettoyer correctement et les bousille donc assez vite) et une grande feuille de papier-moleskine pour faire de la reliure.
Dans la rue d'en-dessous, je retrouve Etre Exquis pour déjeuner aux Enfants Gâtés, un restaurant dont nous avons été parmi les premiers clients il y a dix ans, quand nous nous sommes rencontrés. Nous parlons de la vitesse à laquelle le temps a passé, des erreurs que nous referions ou pas, des raisons pour lesquelles, bien qu'il soit un garçon merveilleux et une de mes personnes préférées au monde, je n'aurais pas pu rester avec lui même si je n'avais pas rencontré l'Homme. Dehors, le soleil brille, la température est douce et l'air juste piquant comme il faut. C'est une magnifique journée d'automne, et je la savoure à sa juste valeur. Je sais que bientôt, je passerai les trois quarts de mon temps dans une ville à la météo pourrie. Cette pensée ne m'effraie pas; elle me pousse seulement à profiter de l'instant présent au maximum.
En ressortant, je dis au revoir à Etre Exquis et vais reprendre ma voiture pour me garer au centre commercial où j'ai quelques courses à faire. Un peu de lingerie sexy mais confortable chez Darjeeling. Un adorable pull Kana Beach rouge clair, en tricot tout doux et très chaud, avec une capuche, des étoiles violettes sur les manches et une paire de cerises sur la poitrine. Deux nouveaux jeux pour ma DS: Final Fantasy et Simcity. La Fnac, décidément de plus en plus mal approvisionnée, n'a pas le livre de photos que je cherchais. Tant pis, je le commanderai sur Amazon.
Quand j'arrive chez moi, il est 16h à peine passées. Je dépouille mon courrier du jour. Chic, j'ai reçu le petit sac Sequoia beige acheté sur eBay et le dernier Glamour américain. Goûter d'un chocolat chaud et d'une dizaine de biscuits Brossard (ce midi, je n'ai mangé qu'une entrecôte frites/salade, et Etre Exquis m'a piqué la moitié de mes frites pour aller avec ses penne au gorgonzola).
Un peu avant 18h, on sonne à l'interphone. C'est un couple d'âge mûr qui vient regarder ma Twingo. Avant de rentrer, je lui ai fait la totale à la station de lavage automatique, et Twiggy brille de mille feux. Mille feux vert chelou, donc, mais la dame a l'air de beaucoup aimer la couleur. Le diagnostic du mari tombe: "bon ben elle est impeccable et c'est exactement ce qu'on cherche". Je sens venir un "mais". "J'attends une rentrée d'argent la semaine prochaine. Je vous rappelle quand je l'aurai." Je préviens que je déménage le 26. Il me dit que ça devrait être bon. Je croise les doigts. L'autre couple intéressé ne m'a toujours pas rappelée pour fixer de rendez-vous; l'annonce sur eBay ne donne rien pour le moment et je crains de plus en plus de devoir retarder mon départ à Bruxelles.
Vautrée sur le canapé avec les chats autour de moi, j'épluche Glamour. Une petite sonnerie me prévient que Hawk vient de se connecter à MSN. Nous chattons une grosse heure. Il me manque affreusement, surtout le soir. Au Japon j'ai pris l'habitude de dormir contre lui, de synchroniser nos rythmes, et à ma grande surprise j'ai adoré ça. Peut-être que je ne suis pas si nulle pour la vie de couple, en fin de compte. Peut-être que c'était juste une question d'atteindre une certaine maturité et de choisir la bonne personne.
Je suis sur le point d'aller me coucher après cette journée parfaite quand je reçois un mail de la correctrice de l'avant-dernière trad que j'ai rendue. Elle me renvoie mon fichier (qui compte quelque chose comme 800 pages) pour révision avant retour à l'éditeur... lundi. Euh, non. Ca va pas être possible. Du coup je m'endors super tard, tiraillée entre la réalité objective de mon planning et la conscience professionnelle qui exige de moi que je fasse le maximum pour satisfaire mes donneurs d'ouvrages. Et avec la pensée que demain, l'Homme aura 41 ans et que ce sera le deuxième anniversaire qu'il fêtera sans moi.
Le feng shui c'est rien que des conneries.

vendredi 12 octobre 2007

1 joint, 450 euros

Un stage obligatoire et payant (450 euros, rien que ça!) pour tous ceux qui se feront choper en train de consommer du cannabis: c'est la nouvelle mesure géniale dont vient d'accoucher notre non moins génial gouvernement.
Mais réjouissons-nous: les alcooliques, eux, pourront continuer à se bourrer la gueule en toute impunité. Tant pis si ça les rend agressifs - si ça les pousse à terroriser, voire à violenter leur entourage pendant que le petit fumeur de joint plane dans son coin sans emmerder personne.
C'est que voyez-vous, le pinard, c'est une tradition en France. Et puis surtout, à la différence des drogues douces ou autres, ça remplit les coffres de l'Etat. Faut pas déconner: la santé publique, c'est important, mais quand même pas autant que le pognon ou la moralité telle que définie par une certaine classe bien pensante.

mercredi 10 octobre 2007

L'anti-poussette de mémé

J'ai pas encore vendu ma Twingo mais, en fille super organisée que je suis, j'ai déjà prévu de quoi aller faire des courses quand je repasserai dans le Sud de la France et que j'aurai plus de coffre de voiture pour charier mes yaourts bulgares, mon Coca light et mes petits Lu.


Kawai, desu ne?
Cette anti-poussette de mémé et tout un tas d'autres gadgets ridiculement craquants se trouvent ici.

To sleep; per chance, to dream not

Un an et demi qu'on est séparés et il continue à me hanter. La nuit, je fais des rêves bizarres ou poignants qui me perturbent pour toute la journée suivante. Le jour, des dizaines de détails, d'endroits ou de situations le font ressurgir inopinément dans ma mémoire. Il ne se passe quasiment pas une heure sans que je pense à lui, sans que je revoie des scènes de notre vie commune, sans que je ressasse tout ce que j'aimerais lui jeter à la figure, sans que j'imagine la vie géniale qu'il doit mener maintenant qu'il est débarrassé de moi. Le fait que ma propre vie n'ait jamais été aussi chouette, que je sois hyper amoureuse de quelqu'un d'autre, que je n'aie aucune envie d'être encore avec lui ne change absolument rien à l'affaire. L'illogisme de mon obsession me flingue presque aussi sûrement que l'absence d'issue à ma rancoeur. Pourquoi revenir sans cesse sur une histoire bancale qui n'a déjà duré que trop longtemps et que je ne regrette même pas? La seule réponse que j'aie trouvé à cette question, c'est: à cause de son imposture. Parce qu'il s'est conduit comme un minable et qu'il refuse de l'avouer, qu'il continue à passer aux yeux de son entourage pour l'incarnation moderne du samouraï - guerrier courageux et irréprochable. Je crois que le seul moyen de rompre l'enchantement néfaste en lequel il me tient bien malgré lui, ce serait de le confronter publiquement à sa lâcheté et à sa faiblesse de caractère. Ce qui ne risque pas d'arriver, ne serait-ce que parce que ça se retournerait probablement contre moi - genre, il s'en tirerait avec l'image du pauvre gars persécuté par son ex psychotique. Alors, comment faire pour oublier cet homme qui avait déjà cessé de penser à moi longtemps avant que je parte chez lui?

mardi 9 octobre 2007

Journée de merde, journée de merde.

En allant chez le véto récupérer Scarlett que j'y avais laissée ce matin pour un détartrage sous anesthésie, j'apprends que la pauvre bête a des transaminases qui explosent tous les quotas: enregistrées à plus de 1200 alors que le taux normal se situe entre 12 et 130. Et encore, c'est peut-être plus, l'indicateur n'allait pas au-delà. Autrement dit, ma petite chérie a un problème de foie. Le véto a réclamé des analyses supplémentaires dont j'aurai les résultats jeudi; nous verrons alors ce qu'il faut envisager comme traitement. Il pense a priori qu'un changement d'alimentation et, peut-être, des hépato-réducteurs pourraient suffire à ramener ses transaminases à un taux plus raisonnable, mais bon, tant que je ne serai pas sûre je m'inquiéterai forcément. Elle n'est quand même pas toute jeune, ma puce. Je savais bien qu'un jour où l'autre les ennuis de santé commenceraient, mais on a toujours tendance à penser que ceux qu'on aime sont immortels.
Donc je sors de la salle de consultation, un peu ébranlée. Au comptoir de l'accueil, je règle ma facture et reprends rendez-vous pour jeudi avec la secrétaire. Derrière moi, j'entends discuter une mère et sa fille qui ont apparemment elles aussi amené un chat. La fille s'approche d'un présentoir situé à côté de moi. Je la vois de dos. Elle doit avoir une douzaine d'années; ses longs cheveux bruns et raides lui descendent jusque dans le creux des reins et... autour la taille, elle porte un sweat-shirt du club d'aïkido de l'Homme. Je me tourne vers la mère. Ces cheveux (mal) teints en blond, ce bronzage orange, ce nez en forme de patate... Ouaip, c'est bien elle. Je finis de régler ma facture et me dirige vers mes paniers à chat. Au passage, je lance un sourire crispé à Fausse Blonde.
- Vous ferez mes amitiés à l'Homme.
Je me penche pour attraper les paniers et entends une voix douce, un peu étonnée, me demander:
- Vous le connaissez?
Euh... Ou elle se fout de ma gueule, ou elle est pas physionomiste pour deux ronds, parce qu'elle a dû en voir quelques-unes, des photos de moi. A moins bien sûr que l'Homme ait effacé toute trace de ma présence dans sa vie (enfin, toute trace dépourvue de valeur pécuniaire, disons). Ce qui ne m'étonnerait guère de lui.
Je me redresse et, tandis que la secrétaire contourne son bureau pour venir m'ouvrir la porte de la clinique, je plante mon regard dans celui de Fausse Blonde.
- Oui. Je suis son ex. Celle à qui vous l'avez piqué.
Et je sors sans attendre sa réaction.
Et maintenant, je m'en veux. Pas de l'avoir agressée - même si je ne suis pas particulièrement en colère contre elle, j'ai bien le droit de lui caser une remarque aigre au passage, et puis je ne me voyais pas sortir de là sans marquer le coup. Non, je m'en veux de ne pas avoir ajouté: "Comme je l'avais piqué à son ex-femme et comme une autre vous le piquera un jour quand vous ne l'idolâtrerez plus suffisamment". Ca, ça aurait été assassin juste comme il faut, parce que dirigé davantage contre lui que contre elle.

J'ai rhabillé Gentle River




Ca change de sa tenue tyrolienne originale, n'est-ce pas ?

24 heures sans internet

Drame hier matin au réveil: impossible de me connecter à internet. Ma Livebox a pourtant l'air de fonctionner, mais mon ordinateur refuse de me montrer mon réseau (à plus forte raison de me permettre de l'utiliser). En un an et demi d'abonnement chez Orange, c'est la première fois que ça m'arrive; je vantais justement la fiabilité du service à Etre Exquis l'autre jour. Ca m'apprendra, grmpf. Donc, je décide de patienter en espérant que le problème se résoudra tout seul. C'est la tactique de l'autruche que j'emploie systématiquement en informatique, par opposition à la tactique qui consiste à essayer d'intervenir alors qu'on est une brêle et qu'on n'y connaît rien, ce qui reste encore le plus sûr moyen d'aggraver la situation. Evidemment, il y a toujours la solution d'appeler la hotline, mais le coût/minute et le temps d'attente moyen sont assez dissuasifs.
Je m'agite dans tous les sens pour oublier ma frustration et occuper les looongues heures que je passe normalement sur internet chaque jour. Résultat: lorsque je monte me coucher, mon appart est quasi nickel; il a retrouvé son aspect d'avant-que-je-me-mette-en-tête-de-déménager-en-Belgique-et-d'en-profiter-pour-faire-un-grand-vide-en-jetant-en-donnant-ou-en-revendant-sur-eBay-tout-ce-dont-je-ne-me-sers-pas-ou-plus. Mais conjuguée au problème "vais-je réussir à vendre la voiture avant le 26?", la pensée des mails qui doivent s'accumuler dans ma boîte me fait passer une très mauvaise nuit, durant laquelle l'Homme revient une fois de plus hanter mes songes et m'éveille en sursaut, complètement stressée, à 1h55 puis à 4h20.
Ce matin, toujours pas de connexion. Je craque et, vingt minutes avant l'heure prévue, appelle Hawk pour qu'il m'aide à résoudre le problème. Le diagnostic tombe rapidement: ma Livebox fonctionne, c'est mon wifi qui merde. Une première mesure de secours est rapidement mise en place: grâce à un câble éthernet dont je découvre à la fois la fonction et la présence chez moi, je me branche directement à ma Livebox. La conversation se poursuit sur Skype, ce qui 1/ coûte moins cher et 2/ me donne le plaisir de voir Hawk tout nu au saut du lit. Quelques tâtonnements plus tard, il est établi qu'une mise à jour a dû faire sauter mon wifi et que je vais probablement devoir réinstaller tout le bordel. Moi j'dis que c'est pas gagné.
En attendant, je réalise à quel point je suis devenue dépendante d'internet. Déjà, en vacances, je crise si je ne peux pas me connecter au moins tous les trois ou quatre jours; alors en temps normal... Presque toute ma vie est sur le web désormais. C'est là que je traite avec mes contacts professionnels, que je discute avec Hawk les soirs où l'on n'est pas ensemble, que je prends des nouvelles de la plupart de mes connaissances et raconte ma vie dans un blog. Bref, internet est quasiment devenu mon unique rapport au monde extérieur.

samedi 6 octobre 2007

Pas si simple pour le touriste occidental de se balader au Japon (5)

Débrouillez-vous pour...
avoir votre quota de fibres et de vitamines
dans un pays où une grappe de raisin coûte 14 euros
et où les pommes sont si chères qu'on les vend à l'unité.

Shopping à l'aube blême

Il est A MOI, A MOI, A MOI!!!!
Par contre, ceci que je voulais offrir à Hawk est en rupture de stock... :(

vendredi 5 octobre 2007

jeudi 4 octobre 2007

Pas si simple pour le touriste occidental de se balader au Japon (3)

Débrouillez-vous pour...
trouver le 5-16-2 Nishi Ikebukuro, ou toute autre adresse dans tout autre quartier de Tokyo.

mercredi 3 octobre 2007

Un après-midi avec Antonia Neyrins

J'ai hésité à y aller. Peur de ne pas réussir à me garer dans le quartier de la médiathèque ou de me faire bugner la voiture juste au moment où je dois la revendre. Peur que la personne de l'accueil m'ait mal renseignée sur le matériel à apporter et qu'on me demande de dessiner sur place. Peur de devoir faire la conversation à des gens que je ne connais pas, moi qui ai de grandes phases asociales qu'un rien de travers suffit à déclencher.
Finalement, je suis allée à l'atelier "Carnets de voyages" d'Antonia Neyrins. Cette artiste dont je suis le blog et les travaux publiés depuis quelques mois était exceptionnellement de passage dans ma ville aujourd'hui. C'était une occasion à ne pas manquer.
J'ai bien fait de me forcer à bouger. En plus de créer des carnets archi-vivants et beaux à tomber à la renverse, Antonia Neyrins est une personne exquise. Très difficile à photographier car toujours en mouvement. Intarissable sur le sujet de ses oeuvres dont elle parle avec une voix si douce et si passionnée qu'on pourrait l'écouter des heures durant. Beaucoup plus jolie en vrai que sur les photos de son blog - j'ai failli lui demander si elle se moquait de nous quand elle a dit qu'elle avait 43 ans, je lui en donnais facilement dix de moins. Hyper disponible pour écouter les petites histoires des autres, répondre à leurs questions ou dédicacer ses bouquins. Et puis, comment ne pas trouver sympathique une femme que ses parents ont poussée à faire prépa HEC/grande école de commerce, qui a la passion des voyages, qui fait des carnets depuis toute petite et qui a fini par lâcher son boulot "normal" pour se mettre à son compte en tant qu'artiste? Outres les similitudes de nos parcours, j'ai été charmée par la personne et par ses créations. Je regrette juste d'être actuellement trop prise par de bêtes problèmes matériels pour laisser libre cours à une inspiration débordante que ses carnets ont encore avivée.

mardi 2 octobre 2007

Twiggy for sale

Cet après-midi, j'ai pris mon courage à deux mains, mon téléphone dans l'autre et j'ai appelé un journal local pour mettre Twiggy en vente. L'annonce sera sur Internet vendredi et paraîtra dans l'édition papier de lundi prochain. Mine de rien, c'est le pré-signal du départ, la première chose vraiment concrète qui signifie que l'essentiel de ma vie ne sera plus ici pour les mois et probablement les années à venir. Comme tout premier pas vers un changement important, celui-ci s'est heurté à pas mal de réticences intérieures. Le côté "overthinker" angoissé et pinailleur que j'ai hérité de mon père ne cessait d'identifier des objections minuscules, des obstacles dérisoires mais aussi gênants qu'un caillou dans une chaussure. Par chance, le côté "freethinker" optimiste et fonceur que j'ai hérité de, euh, absolument personne dans ma famille a fini par prendre le dessus - et le téléphone avec, donc. Résultat bientôt, j'espère.

The last supper

Chouette soirée chez C&C hier, probablement la dernière avant longtemps puisque lors de mes prochains passages dans le Sud de la France, je n'aurai plus de voiture*. Ils avaient invité leur copine Séverine, lectrice assidue de Série Préférée qui paraît-il "rêvait de me rencontrer". Je ne peux rien refuser à mes fans, surtout quand ils sont officiellement au nombre de un. Mais les enfants étaient surexcités, surtout après la distribution des cadeaux du Japon; du coup pendant l'apéro je me suis retrouvée à jongler entre trois personnes qui essayaient de capter mon attention en même temps: la petite me montrait son classeur de dessins de Hello Kitty, le grand me parlait de ses cartes Magic parce qu'il sait que j'y ai joué il y a fort longtemps, et Séverine me posait des questions sur mon boulot. Ce n'était pas du tout désagréable même si j'ai assez peu l'habitude d'être sollicitée de la sorte. C&C et leurs gamins sont la seule famille traditionnelle que je fréquente (celle de Soeur Cadette exceptée), et j'avoue que je me sens bien avec eux même si ça ne me fait absolument pas changer d'avis sur la question des enfants et du mode de vie. Nous avons pas mal parlé de mon voyage au Japon; mes anecdotes racontées avec force gestes et grimaces les ont beaucoup faire rire, et j'ai réussi à ne pas dire du mal de l'Homme une seule fois pendant toute la soirée - que demande le peuple? Le repas terminé (un monstrueux plat de lasagnes, légèrement brûlées sur le dessus mais délicieuses; d'ailleurs ils m'en ont fait emporter un Tupperware!), j'ai étouffé un baîllement et annoncé qu'il était temps pour moi de rentrer. Au revoir chaleureux. Arrivée dans ma voiture, j'ai consulté l'horloge du tableau de bord. 21h17. Ouah. Je suis vraiment trop rock'n'roll.
* enfin, à condition que je me décide à mettre la mécanique en marche pour la vendre: plus les jours passent, plus je suis assaillie d'une multitude de petites angoisses organisationnelles.