lundi 31 décembre 2007

Même le 31 décembre, les hommes en noir ne chôment pas

J'ai pas envie de faire quoi que ce soit pour le réveillon. On ne fait que manger depuis une semaine, j'aime pas les festivités à date fixe, Hawk est balâde et moi un poil déprimée de me retrouver de nouveau loin de ma famille. J'aurais volontiers ignoré tout le patakès. Mais voilà: bien qu'il ne puisse actuellement pas respirer par le nez, bien qu'il lui suffise d'une coupe de champ' pour être soûl et bien que les deux facteurs conjugués me promettent une nuit blanche à cause de ses ronflements, Hawk tient absolument à marquer le coup.
Soit.
Ce matin, nous nous sommes donc frayés un chemin de force dans les rayons du Delhaize où nous avons dépensé pour un seul repas le montant habituel des courses de la semaine. Et cet après-midi, je me suis dit que j'allais braver la soi-disant menace terroriste qui pèse sur Bruxelles pour faire une expédition au City 2 afin de me procurer quelques bricoles: un deuxième jeu pour la Wii (nous sommes déjà à la moitié des Lapins Crétins), un nouveau pyj et de quoi décorer vaguement l'appart.
Résultat des courses: la Fnac n'avait plus ni Lapins Encore Plus Crétins, ni Super Mario Galaxy. Chez Etam Lingerie, rien qui m'inspire. Impossible de localiser le Hema dont on m'avait parlé. Bart Smit m'a fermé au nez à l'heure indue de 16h30. Quand j'ai repris le métro en sens inverse, la poinçonneuse ne m'a même pas débité de second voyage tellement j'avais passé peu de temps sur place. Chaussée d'Ixelles, les lumières se sont éteintes dans Casa alors que je choisissais deux grandes assiettes rouges et argent. La grille d'Etam Lingerie était déjà baissée, tout comme celle de Panos chez lequel j'envisageais l'achat d'un truc gras et croustillant pour me consoler. Je n'ai jamais trouvé l'entrée de Cash Converters. Quant à Christiaensen, il n'avait que les Lapins Crétins au prix prohibitif de 61,99 euros, et le Blokus Trigon ou pour 4 joueurs, mais pas le basique.
Grmlmlmlml.

vendredi 28 décembre 2007

Un pas en arrière pour la paix

Parce qu'il fallait bien que quelque chose vienne ternir le bonheur d'une semaine de vacances jusque là idyllique, Benazir Bhutto a été assassinée hier. Je ne suis pas une spécialiste de la politique pakistanaise, et j'ignore si les accusations de corruption qui ont par deux fois provoqué son éviction du poste de premier ministre étaient fondées ou non. Tout ce que je sais, c'est que cette femme courageuse se savait menacée de mort par des extrémistes, et qu'elle est quand même rentrée dans son pays pour tenter d'y instaurer une démocratie stable. Les fossoyeurs de la paix et du progrès social en ont décidé autrement. C'est bien triste.

dimanche 23 décembre 2007

...Parfois, de manière assez rapprochée

Toujours ce fameux dernier vendredi avant la Noël. Pour nous remettre de nos émotions suite à "l'incident Coca", Hawk et moi décidons d'aller faire un tour, lui à sa salle de sport, moi chez Filigranes. Au moment de refermer la porte de l'appartement derrière nous, Hawk réalise qu'il a oublié son téléphone portable (dit GSM en Belgique, je le rappelle pour les lecteurs français qui n'auraient pas suivi) à l'intérieur. Il rentre, me laissant seule sur le palier glacial de l'immeuble.
Une minute s'écoule. Puis deux. Puis trois. Ce garçon est décidément très mal organisé. Ce n'est quand même pas bien difficile de ranger ses affaires toujours au même endroit! Mais dans ma grande mansuétude, je ne manifeste aucune impatience malgré le petit nuage blanc qui se forme devant ma bouche chaque fois que je respire (ai-je mentionné qu'il fait un froid de canard à Bruxelles en ce moment?).
Hawk finit par ressortir, l'air dépité.
- Bon ben j'le trouve pô.
Moi, charitable:
- Tu veux que je le fasse sonner?
Et plongeant la main dans mon sac, j'en sors un Nokia.
Le sien.
Que j'ai embarqué par erreur à la place du mien, toujours en train de sécher sur la table de la cuisine suite à "l'incident Coca".
La chance que j'ai dans cette affaire, c'est que ça fait tellement marrer Hawk qu'il ne m'en veut même pas.

samedi 22 décembre 2007

La blonde frappe toujours deux fois

Hier après-midi. Dernier vendredi avant la Noël. Jour où je suis censée terminer le tome 5 de Maudite Série, l'envoyer à mon éditrice avant son départ en vacances et claironner le "Wooooohooooo" de la traductrice qui achève un bouquin pénible après deux mois de dur labeur et s'apprête à partir faire la patate de canapé dans sa famille pendant une semaine.
Sauf que.
Vers 15 heures, il ne me reste plus qu'une trentaine de feuillets à relire. Pour me donner de l'ardeur à la tâche, et parce que j'ai déjà bu deux litres de thé depuis le matin, je décide de me servir un Coca light. La bouteille étant presque vide, je remplis mon verre à ras bord pour la finir. Je ramène le verre à la table de la salle à manger et le pose près de l'ordinateur portable sur lequel je bosse.
Et là... Catastrophe. Un coup de coude mal placé, et le verre vomit son tiers de litre de Coca pile sur mon clavier.
J'éponge frénétiquement avec la manche de mon joli peignoir en éponge trop douillet. Puis je vais chercher des torchons à la cuisine. Mais il y en a vraiment partout, et ce qui n'est pas dans mon ordi est en train de se déverser sur le reste de la table de la salle à manger, vers le Macbook de Hawk, son disque dur externe, son iPod nano tout neuf gracieusement offert pour Noël par son employeur, et puis aussi mon téléphone portable et mon appareil numérique.
Paniquée, je débranche mon ordi, vais le poser sur le canapé à l'abri de la marée brune et pétillante et tente, avant que le clavier tombe en carafe, de me mailer le fichier de ma trad quasi terminée. Ca passe, ouf. Ayant paré au plus pressé, j'éponge le reste du Coca. Merde, le catalogue du musée Ghibli a morflé. Hawk ne va pas être content. Je me connecte sur Hotmail via son Macbook et tente d'ouvrir le fichier Word que je viens de m'envoyer: impossible, m'informe un logiciel quelconque, ce fichier est en format Mpeg. What the fuck???
Je reviens vers mon ordi. Pour éliminer le Coca infiltré entre les touches du clavier, je lui donne un bon coup de sèche-cheveux. Miraculeusement, il semble fonctionner encore. Je rouvre mon fichier de boulot et entreprend de corriger très vite mes trente derniers feuillets. Cinq minutes plus tard, mon clavier part en vrille: certaines touches se mettent en carafe, réagissent avec trente secondes de délai ou se bloquent et me collent des lignes entières de "p" au milieu de mon texte. Je suis au bord de l'hystérie. Au bord intérieur.
Heureusement, Hawk arrive pas longtemps après. Je vous épargne le détail des manips qui suivent; sachez juste que:
- le fichier a pu être récupéré dans sa version la plus récente et, après que j'aie corrigé les vingt derniers feuillers, envoyé à mon éditrice vers 17h30
- au final, seulement deux choses ne semblent plus fonctionner sur mon ordi: la connexion wifi (mais l'éthernet marche toujours, donc c'est un moindre mal) et la touche Alt (mais je peux utiliser Alt Gr pour faire des @, donc c'est un moindre mal bis).
Bon de toute façon j'envisageais d'acheter un MacBook sous quelques mois, mais avancer la dépense ne m'arrangerait pas trop, et surtout j'aimerais conserver mon vieux HP et le laisser à Monpatelin pour éviter de me trimballer avec un portable à chacun de mes déplacements Belgique/France.
Le plus étrange dans cette histoire, c'est qu'il m'était déjà arrivé exactement la même chose il y a deux ans. Le dernier vendredi avant les vacances de Noël. L'an prochain, c'est promis, je ne bois rien ce jour-là dans un rayon de moins d'un kilomètre autour de mon ordinateur.

mercredi 19 décembre 2007

Le métier de ma soeur

Hawk me demandait l'autre jour ce que Soeur Cadette faisait comme boulot. J'ai été bien en peine de lui répondre. Je sais qu'elle a débuté sa carrière en tant que contrôleur de gestion, mais depuis qu'elle a été embauchée par une boîte américaine, ses responsabilités n'ont pas cessé de grandir et la dernière fois qu'elle m'a expliqué en quoi consistait son travail ces jours-ci, j'ai décroché au bout de deux phrases tellement je trouvais ça abscons.
Hier, je lui ai envoyé un mail à son adresse professionnelle pour régler quelques détails concernant les vacances. Voici la signature qui figurait au bas de sa réponse:
E*** A***
RCF FP&S/PP&C manager
Vu comme ça, c'est tout de suite plus clair.

mardi 18 décembre 2007

Aliénophobie

Caroline de Pensées de Ronde est enceinte et absolument ravie. Son mari et elle avaient décidé de ne plus avoir d'enfants, mais on sentait bien qu'elle avait du mal à faire son deuil du petit troisième. Une imprudence un soir de cuite a suffi pour que la nature (ou son inconscient) lui envoie ce qu'elle désirait tant. Je trouve ça génial pour elle.
Moi, c'est tout l'inverse. Je vis dans la hantise - oui, je sais, une de plus - de tomber enceinte et de m'en apercevoir trop tard pour avorter. Depuis quelques mois, je prends pour soulager mon endométriose un médicament très efficace qui a totalement supprimé mes règles. D'un côté, je trouve ça bien pratique. De l'autre, malgré mon âge "avancé" et la probabilité de la maladie m'ait rendue stérile, je suis tellement parano que je fais un test de grossesse chaque mois avant le début de mon cycle pour vérifier qu'aucun intrus ne s'est implanté dans mon ventre à l'insu de mon plein gré. Je dis "intrus" mais je modère ma pensée; ce que je devrais écrire pour être fidèle à mon ressenti, c'est "parasite". J'ai des sueurs glacées à la pensée d'être habitée, de voir mon corps se déformer et cesser de m'appartenir, puis de devenir l'esclave de trois kilos de chair rose et vagissante. Que j'aimerais sans doute, mais à qui j'en voudrais terriblement d'avoir détruit la vie que j'avais eu tant de mal à me construire. Je ne vois pas comment un enfant pourrait être heureux avec une mère qui déplore son existence et pense constamment avec amertume à la liberté dont il l'a privée.
Que la nature se le tienne pour dit et continue plutôt à envoyer des bébés à celles qui en meurent d'envie et sauront s'en occuper correctement.
[EDIT 19/12/07]: Jamie Lynn Spears, la petite soeur de Britney, est enceinte elle aussi. Elle a 16 ans. Apparemment, la nature ne m'écoute pas du tout du tout.

dimanche 16 décembre 2007

Ce que m'a appris la soirée Wii chez Phil H

- Dégommer des arbres en bord de piste, ça rapporte que dalle.
- Il ne faut pas oublier les deux canards qui s'envolent à tire-d'aile après le départ des soucoupes volantes.
- Il n'est pas toujours nécessaire de tirer dans la tête d'un zombi pour se débarrasser de lui.
- Umbrella ils fabriquent des monstres vraiment trop pabô.
- J'ai plus de mal à réussir un strike virtuel qu'IRL.
- Hawk est un redoutable boxeur ; en revanche, il n'a AUCUN SENS DU RYTHME.(Score: 2. Douze fois de suite. Alors qu'il faut arriver à 750 pour réussir l'épreuve.)
- La prochaine fois que l'un de nous deux entend "Girls just wanna have fun" à la radio, il shoote dans le poste.
- Quand on fait une course de phacochères, c'est pas une bonne idée de prendre les virages trop large.
- C'est dans les dix dernières secondes que ça devient vraiment chaud de continuer à claquer la porte des toilettes au nez des lapins.
- Nous passerons probablement le réveillon du Nouvel An dans notre salon, à dépuceler notre propre Wii en pyj de laine polaire avec une bouteille de champ et plein de trucs à manger avec les doigts.

samedi 15 décembre 2007

2007 dans le rétro

C'est l'année où j'ai arrêté les somnifères et trouvé un rythme de sommeil, sinon normal, du moins gérable au quotidien.
L'année où j'ai fait mon 3ème grand voyage aux USA avec les VIP. Le plus beau de tous. Miami-Los Angeles en bagnole et en trois semaines, la classe. Un grand souvenir (qui a laissé des traces...): la balade à cheval dans Monument Valley.
C'est aussi l'année où je suis retournée au Japon pour deux semaines avec Hawk. Moment emblématique: la visite du musée Ghibli. Dans l'ensemble, un séjour extrêmement réussi qui a achevé de cimenter notre couple avant mon installation aux trois quarts temps à Bruxelles.
Car cette année, j'ai réalisé un vieux rêve: me construire une vie entre mon patelin provençal ensoleillé, mais où il ne se passe jamais rien, et une capitale européenne à taille humaine où on ne manque jamais d'activités potentielles.
Du coup, j'ai revendu ma Twingo (la première voiture achetée avec mes sous) après seulement 16 mois de bons et loyaux services. Sans grand regret.
Le 14 février, pour la St-Valentin, j'ai rompu mon PACS avec l'Homme, cet Infâme Salaud. Le choix de cette date s'est avéré absolument catastrophique, comme beaucoup de choses dans notre relation.
Alors que l'année touche à sa fin, je n'ai toujours pas surmonté la rancoeur que je nourris vis-à-vis de lui.
En revanche, j'ai découvert que j'étais apte à la vie de couple, capable même de la préférer à la solitude, pourvu que ce soit avec le bon Autre.
2007, c'est l'année où ma vie sexuelle a été la plus aventureuse (ce qui n'est pas peu dire). L'Hôtel Amour, à Paris, et la Porte des Sens, à Bruxelles, ont été témoins d'ébats torrides comme je n'en avais encore vus que dans des films pornos.
C'est aussi l'année où mon endométriose a repointé le bout de son nez et où, après bien des mésaventures avec mon stérilet, on m'a enfin prescrit un traitement qui me convient.
Sur une note plus futile, c'est l'année où j'ai adopté "Hypnôse" comme parfum et les produits Estée Lauder pour prendre soin de ma peau à problèmes.
Et puis l'année où je me suis mise à patcher tous mes jeans sur la poche arrière droite pour pouvoir les reconnaître sur cintre. Se battent maintenant dans mon armoire: une tête de mort, une étoile pailletée argent, un magnifique dragon rouge, un panneau route 66 ramené des USA, des fraises made in Japan, et j'en passe.
C'est l'année où j'ai craqué pour une Nintendo DS, passé des heures à m'énerver contre les lapins crétins de Rayman ou les champignons fuyants de Super Mario, et emboîté des briques de Tetris jusque dans mon sommeil.
En 2007, mon bien-aimé comics "Strangers in Paradise" a pris fin, tout comme mes non moins bien-aimées séries télé "Gilmore girls" et "Veronica Mars". Je peine à leur trouver des remplaçants, malgré la découverte de "How I met your mother" dont j'ai dévoré les deux premières saisons en DVD.
Côté bouquins, c'est l'année où j'ai lu et adoré les deux premiers tomes des "Gentlemen bastards" de Scott Lynch, et où Harry Potter s'est achevé de manière semi-satisfaisante.
J'ai peu été au cinéma et si je n'ai vu aucun chef d'oeuvre, j'ai tout de même aimé trois films dans des genres très différents: "Persepolis", "Ratatouille" et "Naissance des pieuvres".
Ma révélation musicale de l'année, c'est le sautillant Mika avec son album "Life in cartoon motion".
2007, c'est aussi l'année où j'ai radicalement changé ma façon de scraper et cherché d'autres moyens d'expression artistique.
L'année où j'ai commencé, en plus de mon blog principal, trois blogs annexes dont deux co-gérés avec Hawk: Carnets de Voyage, Les Aventures de Régis et Moody & Cookie.
Au boulot, j'ai pour la première fois en 13 ans de carrière eu l'occasion de traduire une bédé, ajoutant ainsi une nouvelle corde à mon arc.
En politique, c'est l'année où pour ma plus grande consternation, Nicolas Sarkozy a été élu président de la République Française.
L'année où la Belgique est restée sans gouvernement pendant plus de six mois: apparemment, une orange bleue, c'est encore plus difficile à produire qu'une rose noire.
Maintenant, réfléchir à mes projets pour 2008...

vendredi 14 décembre 2007

Quelles résolutions pour 2008?

En janvier 2006, j'ai arrêté de fumer. Du jour au lendemain. (Pendant ce temps, le mec avec qui j'étais depuis 7 ans arrêtait 1/ de considérer que j'étais la femme de sa vie 2/ de me rester fidèle, mais c'est une autre histoire.) Il m'est arrivé par la suite de retaxer une clope par-ci par-là, principalement à l'occasion de dîners bien arrosés, mais depuis quelques mois, ça ne me dit vraiment plus rien du tout.
En janvier 2007, j'ai arrêté de prendre des somnifères. Je ne souffre plus des pertes de mémoire à court terme qui commençaient à m'affoler. Mais mon sommeil est toujours assez chaotique, même si je parviens généralement à m'endormir avant 1h du matin. Au retour du Japon, j'ai réussi à profiter du décalage horaire pour me lever tous les jours vers 7h30 pendant un mois. Puis je suis venue m'installer à Bruxelles, et les horaires à géométrie variable de Hawk ont eu raison de mon rythme tout neuf.
De quelle mauvaise habitude pourrais-je bien me débarrasser début 2008? L'abus de Petit-Lu et de chocolat chaud au goûter? Les ruminations vengeresses à l'égard de mon ex? Les sous-entendus salaces sur le forum de mon éditeur préféré? La consommation excessive de magazines féminins? Ou bien, je pourrais chercher une bonne habitude à prendre. Genre manger des bâtonnets de légumes crus sans sauce en cas de petit creux, lire l'intégrale de la Pléiade plutôt que les dernières frasques de nos amis les people ou pratiquer régulièrement une activité physique autre que le sexe.
Ha ha ha.

jeudi 13 décembre 2007

Nowel, Nowel, tu vas venir bientôt...

Cette année, je vais faire original. Au lieu de lister toutes les très bonnes et éminemment valables raisons pour lesquelles je déteste Noël, je vais juste me réjouir que cette fête bassement mercantile me donne l'occasion de passer une semaine entière - la toute première - avec ma famille et mon chéri. Après avoir bouclé en deux mois la trad du tome 5 de Maudite Série, quelques vacances ne seront pas pour me déplaire. Je ne refuse jamais ni un toast au foie gras, ni une coupe de champagne, et je crois me souvenir que le pâtissier de Soeur Cadette fait des petits fours merveilleux qui remplacent avantageusement la bûche pour laquelle plus personne n'a jamais faim. J'ai demandé à mes parents de me mettre un peu de civet de sanglier de côté (mon père est chasseur; autant ne pas gaspiller le produit de son passe-temps barbare). J'ai très envie de voir mes neveux, de faire plein plein plein de photos d'eux, de suspendre le grand par les pieds pour qu'il hurle de rire et de m'attendrir devant les bêtises du petit qui n'était pas encore tout à fait ambulatoire la dernière fois que je l'ai vu. Je veux me balader dans les rues de Toulouse avec Hawk même si, restrictions budgétaires et bagagesques obligent, on ne va pas pouvoir faire beaucoup de shopping (il est cependant inenvisageable, quels que soient l'état de mes finances et le degré de bourrage de ma valise, d'oublier la descente rituelle chez Trait). J'espère que l'excellente entente téléphonique avec mes parents de ces dernières semaines perdurera en face à face; je sais que je serai ravie de passer du temps avec Soeur Cadette et David, et je me réjouis d'avance à l'idée de - peut-être - rencontrer une forumeuse gersoise à l'esprit aussi mal tourné que le mien. Bref, j'ai hâte d'être à dimanche prochain.

mercredi 12 décembre 2007

The C word

Le mois dernier, j'ai appelé ma copine Brigitte pour lui souhaiter son anniversaire. Je n'avais plus de nouvelles depuis un moment et n'osais pas trop en prendre tant j'étais mal tombée la dernière fois. Là encore, je n'ai parlé qu'à son mari. Qui m'a appris qu'après son cancer du sein d'il y a deux ans et sa tumeur cérébrale de l'an dernier, Brigitte venait de passer presque un mois à l'hôpital pour soigner une méningite.
Depuis, l'idée de tomber gravement malade me hante. Parfois, elle m'empêche de dormir la nuit. Je sais que je pète la forme, que j'ai toujours eu une solide constitution et que je suis encore relativement jeune. Je sais aussi que rien de tout ça n'est une garantie. Et je panique d'avance à l'idée des problèmes matériels que me poserait un arrêt de travail prolongé. Comme tous les indépendants, j'ai une couverture sociale merdique et des frais fixes importants. Donc financièrement, déjà, ce serait une catastrophe. Et puis si je devais, par exemple, être opérée et subir une chimiothérapie, je devrais rentrer en France. Comme je suis très isolée dans Monpatelin, il faudrait probablement que j'aille m'installer chez mes parents le temps du traitement. Ce qui signifie qu'en plus de tout le reste, je devrais supporter l'absence de Hawk. Je sais qu'il essaierait de me rejoindre mais ce n'est pas vraiment comme si on pouvait trouver des boulots d'informaticien en claquant des doigts dans le contexte économique actuel. Et je ne vous parle même pas de ma mauviétitude (mauvietterie?) absolue face à la douleur physique.
Si je pense à tout ça maintenant, ce n'est pas juste parce que je vieillis et que j'ai un exemple malheureux dans mon entourage. Jusqu'à l'année dernière, je ne tenais pas beaucoup à la vie et n'avais guère de projets d'avenir. Oh, j'aimais être là, j'avais conscience de ma chance et j'essayais d'en profiter un maximum. Mais dans le fond, tout ça m'était relativement égal. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Je suis heureuse avec Hawk, vraiment heureuse; je déborde d'envies à concrétiser et je redoute tout ce qui pourrait casser mon bel élan. Une petite voix en moi me souffle que tant de bonheur, c'est un peu indécent et que ça ne peut pas durer - qu'il va forcément falloir passer à la caisse un jour. J'essaie de me raisonner, de me dire que les choses ne fonctionnent pas ainsi - qu'il n'y a pas de comptabilité karmique. Que me ronger les sangs ne sert pas à grand-chose, voire pourrait s'avérer contre-productif puisqu'il est désormais admis que le stress est un facteur de développement des cancers. Néanmoins, l'inquiétude est toujours là au fond de moi.
Je vais faire tout mon possible pour pallier d'avance les problèmes matériels que provoquerait un arrêt de travail longue durée. Augmenter les garanties de ma mutuelle, par exemple. Et puis m'attacher à avoir une alimentation saine, reprendre une activité physique (sans doute du yoga ou du Pilates) dans la même salle de sport que Hawk. A défaut d'éliminer tous les risques de maladie, ça les diminuera certainement. Le reste ne dépend pas de moi - et cette idée m'est insupportable, moi qui m'efforce tant de tout contrôler dans ma vie.

dimanche 9 décembre 2007

Exposition féline de Liège

Je n'avais pas mis les pieds dans une expo féline depuis plus de dix ans. Celle de Liège était mieux que je ne l'espérais. Le Palais des Congrès offrait un local agréable, grand, propre et lumineux, dans lequel les organisateurs avaient pu réserver une salle à part pour les vendeurs de croquettes, de griffoirs, de souris mécaniques, de coussins au point de croix et de bijoux en toc à l'effigie de nos amis les chats. Quant à la partie réservée à l'exposition des animaux de concours, elle en accueillait plus de 500 - séparés, il est vrai, par des allées un peu trop étroites pour éviter les embouteillages devant les cages.
J'ai été un peu étonnée par la façon dont les diverses races étaient représentées. Toujours beaucoup de Persans et de Birmans, que leur beauté et leur douceur rendent très populaires auprès des visiteurs. Moins de Siamois, de Chartreux et de Shorthair que ce à quoi je m'attendais. Par contre, pas mal d'orientaux de type Rex ou Sphinx, et surtout une quantité impressionnante de Chats des Forêts Norvégiennes et de Maine Coon. Hawk a d'ailleurs été séduit par le côté massif de ces derniers et déclaré que si on devait reprendre un chat, il serait assez tenté par un de ceux-là. Je n'ai pu voir qu'un seul American Curl, une adorable petite femelle âgée d'un an qui s'appelait Barbouille et a d'ailleurs remporté un prix dans sa catégorie, et à peine deux ou trois Bleu Russe (la troisième race dans mon tiercé de préférées). Il y avait quelques Persans assez exceptionnels, dont un jeune Chinchilla Silver Shaded absolument somptueux qui méritait à mon avis le Best in Show. J'ai été ravie de constater que les éleveurs avaient inversé cette tendance stupide des visages de plus en plus concaves: outre le fait que je trouvais ça très laid, ça donnait des chats dont les sinus trop courts ne jouaient plus leur rôle de filtre, et qui donc larmoyaient perpétuellement.
Je n'ai pas dû me forcer beaucoup pour ressortir les mains vides: je n'ai eu de coup de foudre pour aucun des chatons exposés, même si j'ai été surprise de trouver quelques bébés persans vraiment craquants. Par contre, ça a ravivé mon vieux rêve de me lancer moi aussi dans l'élevage. A l'époque où j'avais acheté Scarlett et Copernique, j'y pensais sérieusement. Je m'étais documentée à fond, et j'avais lu tout ce qui existait alors de bouquins sur la génétique féline (apparemment j'ai encore de beaux restes; Hawk était tout étonné par l'étendue de mon savoir en la matière). Le problème, c'est qu'un élevage familial sérieux ne rapporte pas d'argent, mobilise énormément de temps, nécessite de préférence une maison avec jardin clos et interdit quasiment de s'absenter de chez soi. Pas du tout pour moi, donc.

Briocheless sunday morning

Catastrophe: les boulangeries belges ne font pas de brioches au sucre - ma viennnoiserie préférée du dimanche matin!
A la place, j'ai eu droit à un cougnou: plus compact, moins sucré et vendu seulement aux alentours de Noël. Mwi bof.
Si le mois prochain je n'ai pas ma galette des rois briochée avec les fruits confits sur le dessus, va y avoir du vilain.

samedi 8 décembre 2007

Scrogneugneu

Ce matin pour aller s'enfermer à Carrefour faire un gros plein de bouffe grâce à notre nouvel abonnement Cambio: petit 4° mais soleil radieux.
Cet après-midi pour aller chercher un cadeau à mon neveu et regarder les animations de Noël dans le centre ville: crépuscule vers 15h45 et pluie battante.
...En plus Grasshopper était en rupture de stock sur la super toise girafe que j'avais répérée et qui aurait trop bien été dans la chambre de Cahouète.
...Oh, et Vanessa Paradis passait en concert au Forest National ce soir, mais Chou nous avait dit que le son de la salle était pourri, et de toute façon on était fauchés, donc à la place on a été voir "La boussole d'or" au cinéma et j'ai pas aimé.
Sgrmlmlmlml.
Demain pour me venger me remonter le moral j'achète un chat je prends plein de photos d'adorables chatons à l'expo féline de Liège.

vendredi 7 décembre 2007

Méthode Coué

Non je n'ai pas du tout envie d'un adorable chaton American Curl avec de mignonnes oreilles duveteuses recourbées en arrière, et il est hors de question que je craque dimanche à l'expo féline de Liège. Non je n'ai pas du tout envie d'un adorable chaton American Curl avec de mignonnes oreilles duveteuses recourbées en arrière, et il est hors de question que je craque dimanche à l'expo féline de Liège. Non je n'ai pas du tout envie d'un adorable chaton American Curl avec de mignonnes oreilles duveteuses recourbées en arrière, et il est hors de question que je craque dimanche à l'expo féline de Liège. Non je n'ai pas du tout envie d'un adorable chaton American Curl avec de mignonnes oreilles duveteuses recourbées en arrière, et il est hors de question que je craque dimanche à l'expo féline de Liège. Non je n'ai pas du tout envie d'un adorable chaton American Curl avec de mignonnes oreilles duveteuses recourbées en arrière, et il est hors de question que je craque dimanche à l'expo féline de Liège.

jeudi 6 décembre 2007

Parce que rien ne vaut la chaleur humaine

L'autre jour en discutant avec Chou, j'ai réalisé que mes cinq relations longue durée (= au moins un an) avaient toutes commencé à la même saison : Manu, entre Noël et le jour de l'An; le Breton, le 11 novembre; Etre Exquis, le 17 ou le 18 décembre; l'Homme (a.k.a. Infâme Salaud), officiellement le 23 novembre; et Hawk, le 19 octobre. Dois-je y voir une manifestation de ma grande frilosité qui me pousse à essayer de me mettre au chaud avant l'hiver?

mercredi 5 décembre 2007

Mamie blues

Quand mon portable belge a sonné ce matin vers 10h et que j'ai vu s'afficher le numéro de mes parents, auxquels j'avais téléphoné une demi-heure le week-end dernier, j'ai pensé aussitôt qu'il était arrivé quelque chose à ma grand-mère. De fait: elle est à l'hôpital avec une grosse carence de globules blancs et peut-être une ou plusieurs hémorragies internes, mais si anémiée qu'il faut la transfuser avant de pouvoir envisager toute autre procédure. J'aurai plus de nouvelles ce soir.
Honnêtement, je ne sais pas si je dois souhaiter qu'elle se rétablisse ou qu'elle en meure très vite. Ca peut sembler brutal mais... Sa vie est si triste depuis quelques années, et elle approche quand même des 90 ans. Si c'était moi, je préfèrerais m'éteindre tranquillement que de continuer à mener cette existence déprimante, sans aucune autre perspective que de voir se poursuivre un déclin physique et mental déjà bien avancé. Mais ce n'est pas moi et ça ne dépend pas de moi.
Fait révélateur, la première chose que je me suis dite après avoir raccroché, c'est: "Dieu merci, je suis allée la voir il y a un mois et demi; sinon, je ne me le serais jamais pardonné". Et tout de suite après, je me suis mise à rédiger une nouvelle dans ma tête - les dernières pensées d'une vieille dame qui va mourir toute seule à l'hôpital parce que ses enfants et ses petits-enfants sont trop loin et trop occupés pour accourir à son chevet. Réjouissant, je sais. D'ailleurs je n'aurai probablement pas le courage de coucher ça sur papier (ou même sur Word). C'est juste ma façon de gérer les émotions douloureuses: mettre entre elles et moi la distance de l'écriture.

mardi 4 décembre 2007

You know what? I'm happy

Il fait froid à Bruxelles. Et pluvieux, aussi. Depuis que je suis rentrée de Monpatelin vendredi dernier, je n'ai guère bougé de chez Hawk. Où je dois généralement allumer la lumière vers 15h30 si je ne veux pas m'esquinter les yeux sur mon écran d'ordi, et où je suis forcée de couper le chauffage pétaradant six ou sept fois par jour. Je sais, présenté comme ça, ça ne fait pas envie.
Pourtant je n'ai jamais été aussi heureuse qu'en ce moment. Parce que tous les soirs je m'endors blottie contre la peau douce de Hawk qui tient si bien dans mes bras. Parce que mes chats attendent toujours qu'on soit sur le point de s'endormir pour se mettre à galoper à travers l'appart tel un troupeau de bisons miniatures, et que ça nous fait mourir de rire à chaque fois. Parce qu'avant-hier j'ai passé toute une journée, la première depuis un an et demi, sans penser une seule fois à l'Homme. Parce que j'ai hâte d'être aux vacances de Noël et de présenter ma famille chérie à Hawk: je suis sûre qu'il trouvera Soeur Cadette épatante, David trop sympa, Attila et Cahouète adorables bien qu'un poil remuants, Père et Mère marrants avec leurs petites névroses. Parce que je déborde de projets pour nous - une expo féline à Liège dimanche prochain, un week-end à Paris très bientôt pour profiter des promos de la SNCF, un concert de Daho au printemps prochain, un voyage à Prague dont les dates restent encore à fixer, la Chine en 2009 j'espère. Parce que j'aime les rituels tout bêtes qu'on est en train d'instaurer, comme celui du brunch dominical suivi d'une séance farfouillage dans une grande librairie (j'étais déjà fan de Filigranes, je pense le devenir plus encore de Cook and Book). Parce que Hawk a l'air vraiment bien avec moi et 100% investi dans notre histoire, ce qui est une nouveauté rafraîchissante dans ma vie amoureuse. Parce que je suis sous le charme très particulier de Bruxelles, cette "petite grande ville" qui regorge de boutiques, de restos et de bars pleins de caractère, où il y a toujours quelque chose à faire/à voir et dont le centre peut être exploré à pied en un après-midi. Parce que je trouve ça fantastique d'être à moins de deux heures de Paris, Londres, la Hollande et l'Allemagne. Parce que je me débarrasse peu à peu du superflu pour me recentrer sur ce que j'ai toujours eu envie de faire: de l'art, de l'art, de l'art. Selon ma formule consacrée, "petit mais nombreux". A savoir, rien de grandiose qui puisse me valoir un jour gloire et richesse (hélas, trois fois hélas!). Juste un tas de choses minuscules et ludiques dans lesquelles je déverse tout ce qui bouillonne en moi.
Je n'ai pas d'autre ambition que de vivre ma vie comme je l'entends et d'être en paix avec moi-même. En 36 annés d'existence, c'est bien la première fois que j'y parviens.

samedi 1 décembre 2007

Celebrity sighting bumping

Tout à l'heure en face des galeries St-Hubert, je me suis fait bousculer par Patrick Timsit.
Bon OK j'aurais préféré Brad ou Georges, mais enfin on prend ce qu'on peut trouver en people.