samedi 2 février 2008

Oki = kaka

Outre notre émission de radio, nous avions hier soir une victoire personnelle de Hawk à fêter. Notre premier choix s'était porté sur le Nonbe Daigaku, dont nous avions lu le plus grand bien dans Gaël; mais lorsque nous avons téléphoné pour réserver, ils n'avaient plus de place qu'au comptoir, ce que je trouve assez bof niveau intimité. Nous nous sommes dit que nous testerions ce resto un autre soir, et en remplacement, Hawk a suggéré Oki qui fait de la cuisine "fusion franco-japonaise". Le concept était séduisant; j'ai volontiers accepté.
Bilan, nous nous sommes retrouvés dans un de ces endroits prétentieux et surfaits qui me font grincer des dents. Clientèle branchouille, noms de plats à rallonge, assiettes présentées avec soin mais contenant tout au plus une demi-douzaine de bouchées, et bien sûr l'inévitable corollaire: addition hyper salée. Toujours sur ma faim après un gigot d'agneau fort bon mais riquiqui et pourvu d'un accompagnement symbolique (un quart de chicon, une galette de chou croquant grande comme une pièce de deux euros, quatre ou cinq mousserons et autant de bouts de concombre semi-cuits), j'ai voulu prendre un dessert. Il n'y avait qu'un tiramisu révisé (je déteste ça presque autant que les chicons) et tout un assortiment de trucs glacés qui ne m'ont pas vraiment fait envie vu la température extérieure à Bruxelles en ce moment.
Je me suis dit puisque c'est comme ça, il va falloir employer les grands moyens.
Un quart d'heure plus tard, serrés sur un minuscule bout de comptoir face à la vitrine du Mamma Roma, nous nous goinfrions de délicieuses pizzas croustillantes à souhait en poussant des exclamations de bonheur.
Moralité: pas la peine de se ruiner pour se régaler. La prochaine fois que nous aurons quelque chose à fêter, nous le ferons dans une de nos gargottes de prédilection.

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