dimanche 24 août 2008

"Fables" à la Centrale Electrique

C'est lors d'un récent passage à l'épicerie audio-visuelle Le Bonheur que nous avions repéré et emporté un flyer pour cette exposition de la photographe allemande Karen Knorr. Alléchés par la promesse de photos à l'ambiance baroque et féérique, nous nous sommes rendus cet après-midi à la Centrale Electrique.

Le lieu, d'abord. Situé aux abords de la place Sainte-Catherine, c'est un ancien bâtiment fonctionnel tout en béton qui a été mis en valeur à moindres frais par de la peinture de couleurs vives, judicieusement appliquée sur des pans de murs entiers en alternance avec des surfaces brutes ou blanches. Simple mais efficace. Par ailleurs, quelques recoins permettent de ménager des salles vidéo, et nous avons aperçu une buvette à la fin du parcours.

L'expo, maintenant. Elle part plutôt bien, avec une série de photos montrant des chimpanzés dans un musée désert à l'exception de très belles statues de nus en marbre blanc. On peut y voir une réflexion sur le concept d'évolution, ou juste la superposition incongrue d'animaux sauvages avec un endroit auquel ils ne sont pas censés accéder - le comble du raffinement de la culture humaine. Mais ensuite... Ce ne sont plus que clichés de bestioles empaillées mises en scène dans différents châteaux: des loups et des dorures; des oiseaux et des tapisseries; des sangliers et des planchers en marquetterie. Et, tiens, une femme à poil allongée par terre près d'un cygne. Le pire, c'est qu'on voit bien que dans la plupart des cas, les animaux ont été rajoutés dans le décor à grands coups de Photoshop. En gros, ce n'est remarquable ni dans la technique, ni dans l'intention, ni dans l'atmosphère créée.

La dame de l'accueil nous a vendu des billets doubles: pour 2 euros de plus, nous avons également des entrées pour l'expo sur le Japonisme qui se tient actuellement à l'Hôtel de Ville et qui rencontre paraît-il un vif succès. Espérons qu'elle sera plus intéressante que celle-là.

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