mercredi 13 août 2008

Massage aborigène

Après la réflexologie plantaire en juin, j'ai testé le massage aborigène au Serendip Spa (mon idée du paradis sur Terre immédiatement après le grand magasin Tobu d'Ikebukuro, à Tokyo). Je ne vous refais pas le blabla sur l'accueil, toujours souriant et très pro. Le masseur qui s'occupe de moi est le même que la dernière fois; j'apprends qu'il est thaïlandais et répond au prénom rigolo de Hô. Aujourd'hui, il porte une petite barrette pour retenir sa mèche de devant. Je me retiens de lui demander s'il peut me chanter "Moi Lolita" pendant le traitement: je doute qu'il ait été perverti par nos coutumes occidentales au point de comprendre la plaisanterie.

Le massage aborigène ne ressemble pas du tout à ceux que j'ai déjà testés, et je ne le trouve absolument pas relaxant. Vivifiant, peut-être. En même temps, la raison pour laquelle je l'ai choisi, c'est qu'il est censé booster la circulation, et je doute qu'on puisse parvenir à ce résultat avec de simples effleurements. Hô utilise des pressions très fermes du plat de la main, tantôt en longueur tantôt circulaires. Quand il attaque le contour de mes omoplates du bout des doigts, je grimace dans le trou de la table sur laquelle je suis allongée. La sensation est franchement désagréable, mais j'imagine qu'il sait ce qu'il fait. Le massage des jambes, toujours un peu gonflées chez moi, me fait beaucoup de bien. Mais lorsque vient le tour de mon ventre, je me retiens de crier. On dirait que j'ai un sac de cailloux là-dedans. La séance se conclut par un massage facial tout en douceur, identique à celui que Grand Maître Japonais nous faisait pratiquer pendant l'échauffement quand je prenais des cours d'aïkido avec lui.

Je ne sais pas trop quoi penser de ce traitement. Je n'ai pas réussi à me détendre pendant toute l'heure, mais ce n'était pas réellement le but. Je crois que je vais attendre quelques jours pour voir si je constate des résultats avant de me faire une opinion.

PS: Pour celles que ça inquiéterait, toutes les précautions sont prises afin de ménager la pudeur de la cliente. Oui, je n'ai gardé que ma culotte, mais Hô est sorti de la pièce pour me laisser ôter mon sarong (enfilé dans les vestiaires) et m'installer à plat ventre sur la table. Lorsque j'ai dû me retourner, il a levé devant lui le tissu qui me recouvrait; et quand il a dû baisser ledit tissu pour me masser le ventre, il a commencé par glisser dessous une bande de coton qui me barrait la poitrine. A aucun moment il n'a pu apercevoir mes augustes nichons. Et dans la pénombre dela pièce, je ne crois même pas qu'il ait distingué mes vergetures. La pudeur (qui, pour ma part, ne m'embarrasse pas vraiment face à des professionnels du corps) est donc sauve.

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