lundi 10 novembre 2008

"Californication" saison 1

Le monde des séries télé US est tout petit. Régulièrement, alors que je suis vautrée devant ma télé en train de regarder un nouvel épisode, je fronce les sourcils et marmonne: "Où est-ce que je l'ai déjà vu, lui?". Parfois, j'arrive immédiatement à replacer l'acteur concerné. Et parfois, je dois aller consulter sa biographie sur l'IMDB pour ne pas passer la nuit à chercher désespérément les yeux grands ouverts dans le noir.

Chouchou et moi avons récemment entamé la saison 1 de "Californication". Le sujet: la vie sentimentale et sexuelle d'un écrivain en panne d'inspiration, toujours amoureux de la femme avec qui il a eu une fille et qui l'a quitté pour quelqu'un de plus stable. Dès l'épisode pilote, il couche avec une nana délurée rencontrée dans une librairie, qui s'avère plus tard avoir tout juste 16 ans et être la fille du nouveau compagnon de son ex. J'ai lancé ma complainte familière. "Elle me dit quelque chose, cette gamine..." Il a fallu attendre le générique de fin et la mention du nom de Madeline Zima pour que je réalise: "Aaaah, c'était la petite dernière de la famille Sheffield dans "Une nounou d'enfer!" ". Depuis, je ne m'en remets pas d'avoir vu l'angélique Gracie balancer ses nichons (fort jolis au demeurant) au-dessus de l'agent Mulder.

Ah oui, parce que le cast entier de "Californication" vient d'ailleurs. Le héros est joué par David Duchovny, son ex par Natasha McElhone (l'Irlandaise qui courait après la fameuse valise dans "Ronin", mais je suis sûre qu'on a dû la voir dans une quelconque série), sa conquête scientologue d'un des premiers épisodes par la conseillère d'orientation de "Veronica Mars", son agent par Evan Handler qui interprétait le deuxième mari de Charlotte dans "Sex & the City", le nouveau compagnon de son ex par l'acteur qui faisait le mari de Lisa Kudrow dans "The comeback", etc etc. A mon avis, le seul visage neuf doit être celui de la fille du héros, et pour cause: elle n'a que douze ans. Je plains les débutants qui tentent de percer à Hollywood.

Même sans cette impression de recyclage, "Californication" ne m'enthousiasmerait guère. Le héros est présenté d'abord comme un salaud cynique, puis comme un type paumé - la vieille justification du "il n'aime pas les autres parce qu'il n'arrive pas à s'aimer, lui" -, mais il n'est pas assez attachant pour susciter l'empathie et pas assez flamboyant pour provoquer un dégoût mêlé d'admiration réticente, à la Christian Troy dans "Nip/Tuck" par exemple. Les histoires tentent de s'engager sur le chemin de la provocation mais finissent toujours pas revenir lâchement sur le terrain du politiquement correct. Il y a quelques bonnes idées, mais elles sont trop mal exploitées pour faire mouche. De mon point de vue, "Californication" a le cul entre deux chaises et rate totalement son but.

6 commentaires:

l'âne a dit…

moi, ce qui m'a déçue dans cette série, c'est plutôt le dernier épisode de la saison 1.

ARMALITE a dit…

ah, pour l'instant nous en sommes à l'épisode 9, je te dirai ce que j'en pense quand nous aurons terminé!

l'âne a dit…

ok ;)

ARMALITE a dit…

bon ben voilà, on a fini, et je confirme: le dernier épisode est à chier. ça n'a juste pas de sens, et ces personnages qui ne savent pas ce qu'ils veulent à 40 ans passés me gavent gravement. je ne regarderai pas la saison 2.

l'âne a dit…

ahah oui c'est incompréhensible.

fabrice a dit…

j'aime bien moi cette série...