vendredi 12 décembre 2008

"Quinze chansons"

J'avais adoré le premier album éponyme de Vincent Delerm, été très déçue par la tristesse qui se dégageait du second ("Kensington Square") et totalement ignoré le troisième ("Les piqûres d'araignée"). Est-ce parce que je viens de finir le dernier livre de son père? J'ai soudain eu envie de me replonger dans son univers intimiste. Et je ne le regrette pas. Si l'humour que j'avais tant apprécié dans ses premières chansons est beaucoup plus discret ici - malgré quelques amusantes comparaisons dans "Un tacle de Patrik Vieira n'est pas une truite en chocolat" -, on y retrouve le sens du détail significatif qui a également fait la célébrité de son écrivain de papa, ce don pour brosser des atmosphères en quelques traits marquants. "Tous les acteurs s'appellent Terence" évoque à merveille le cinéma hollywoodien d'après-guerre; "Allan et Louise" esquisse l'histoire d'un couple qui aurait pu se reconstituer sans le 11 septembre; "78543 habitants" conjure la mélancolie du retour dans la petite ville de province où on a passé son enfance. J'ai sursauté en entendant "From a room", morceau d'un peu moins d'une minute où une voix de femme dément les idées reçues sur la photo figurant au dos d'un disque de... Leonard Cohen. Malgré tout, cet album m'a un peu laissée sur ma faim. Une bonne moitié des chansons ont un goût d'inachevé et la nostalgie y prédomine un peu trop à mon goût. Conclusion: pas mal, mais peut mieux faire.

Message personnel: Vincent, mon ex-mari a appelé, il voudrait que tu lui rendes sa coiffure.

2 commentaires:

Ingrid a dit…

Tu m'le prètes ?
:D

ARMALITE a dit…

Dès qu'on se voit pour un brunch au Cook n Book ^^