mercredi 27 février 2008

Le Comptoir Florian

Puisque - comme l'a récemment fait remarquer dans mes commentaires un lecteur et néanmoins ami que je ne citerai pas, mais dont le prénom commence par "Phi" et le nom de famille par "H" - je ne me gêne pas pour écrire des critiques au vitriol des endroits et des événements qui m'ont déplu, je voudrais aujourd'hui faire la pub d'un des lieux que je préfère à Bruxelles, et où Hawk et moi essayons de nous rendre une fois par semaine.
Le Comptoir Florian est un salon de thé intimiste et plein de charme. Dans les deux salles minuscules à l'éclairage tamisé et aux murs sombres, sur lesquels sont peints des extraits de classiques de la littérature, se pressent huit petites tables, une douzaine de chaises et cinq ou six fauteuils en cuir joliment usés. Plusieurs quotidiens français ou belges, quelques livres d'art et une poignée de bandes dessinées de bon goût (Calvin & Hobbes!) sont à la disposition des clients; il faut dire que l'atmosphère feutrée se prête particulièrement à la lecture. Le choix de thés noirs ou verts, nature ou parfumés, est vaste, et en n'arrivant pas trop tard, on peut avoir la chance qu'il reste encore une ou deux parts de gâteaux succulents tels que tarte aux noix de pécan, tourte pomme-cannelle ou moelleux au chocolat. Aujourd'hui, comme vous pouvez le voir sur la photo, c'était un jour avec :)
J'aurais bien publié ceci dans le Ticketoblog, mais au Comptoir Florian, on paye directement à la caisse et on ne reçoit pas de ticket.

mardi 26 février 2008

La dernière de Sarko

Dans le genre "je fais d'énormes cadeaux fiscaux à une poignée de gens qui n'en ont pas besoin, et ensuite je récupère des bouts de chandelle chez un maximum de Français moyens qui peinent déjà à joindre les deux bouts", notre bon gouvernement vient de décider la suppression des 20 euros de réduction d'impôts accordés aux gens qui remplissaient leur déclaration de revenus sur internet. Réduction amplement justifiée et financée par les économies réalisées de la sorte, notamment sur l'impression et l'envoi des formulaires, puis sur la réception et le traitement par des opérateurs humains.
Cette mesure peut paraître anodine, mais elle est la preuve - s'il en fallait encore une! - que non, Nicolas Sarkozy n'est pas le président de tous les Français, et que non, il ne se soucie pas du pouvoir d'achat des classes moyennes : il continue encore et toujours de se servir dans la poche de ceux qui ont peu pour redistribuer à ceux qui ont déjà trop.
...Et ça, c'est juste pendant qu'il n'est pas en train de traiter ses détracteurs de "pauvres cons" devant des caméras de télé. Tant d'équité et de classe chez un président de la République, ça fait rêver, non? Quand je pense que les anti-Ségolène Royal nous expliquaient, l'an dernier à la même époque, qu'elle communiquait mal et risquait de nous foutre la honte à l'international...

lundi 25 février 2008

Je suis une grande magicienne

La scène se passe à l'heure du dîner. Un couple est assis devant deux bols de velouté de potiron. La veille, il ne restait dans le frigo que quelques yaourts et trois pots de confiture entamés.
LUI: Tu as fini la page de scrap sur laquelle tu peinais hier soir?
ELLE: Non, je n'ai pas eu le temps. Après avoir fini de bosser, je suis allée au Delhaize.
LUI: Ah bon, tu as fait des courses?
ELLE (sur un ton lourd d'ironie): Non, j'ai conjuré de quoi faire la soupe depuis le pays magique des citrouilles.
LUI (réalisant qu'il vient une fois de plus de parler sans réfléchir): Euh, et le Côte d'Or?
ELLE: ...Vient du pays magique du chocolat, évidemment.

dimanche 24 février 2008

Expo Star Wars à Tours & Taxis

Nous avions pris la précaution d'y aller à l'heure du déjeuner pour éviter la foule. Il y avait néanmoins beaucoup trop d'enfants à mon goût: des petits qui couraient dans tous les sens et manquaient me faire tomber tous les trois pas, mais aussi des grands qui venaient se planter sans vergogne entre moi et le truc que j'étais en train de regarder. Sans oublier les parents qui prenaient trois heures pour faire des photos de leurs chérubins devant chaque personnage. Je ne supporte pas la foule et encore moins les mioches, c'est mon problème - passons.
Deuxième doléance, n'ayant rien à voir avec ma sociopathie cette fois: l'éclairage de merde qui m'a explosé les yeux. Qui a eu l'idée stupide de faire se dérouler toute l'expo dans la pénombre, et pourquoi? Pour économiser de l'électricité? Pour empêcher les gens de prendre des clichés nets? Pour faire ambiance vaisseau spatial? Mystère. En tout cas, impossible de bien voir quoi que ce soit sans coller le nez dessus. Et je n'ai pas fait de sondage pour déterminer s'il s'agissait d'une tendance générale, mais en ce qui me concerne, j'ai attrapé un début de migraine oculaire vers le milieu du parcours.
Mais le plus grave, c'est que l'expo Star Wars était tristement dépourvue d'originalité. Je n'espérais pas que les organisateurs recréent quelque chose d'équivalent au musée Ghibli, cette merveille d'interactivité ludique. Je ne pensais pas non plus qu'ils se contenteraient de faire alterner mannequins en costume et bêtes éléments de décor, sans la moindre animation rigolote pour mettre un peu de vie là-dedans. Même la boutique était naze: des trucs jolis mais hors de prix (sérieusement, qui va acheter un projecteur R2D2 à 3000 euros?), quelques T-shirts assez bof et deux-trois étagères de figurines en plastique pas terribles. Décevant de la part de la franchise qui a sans doute généré le plus de merchandising dans toute l'histoire du cinéma.
En conclusion, à moins d'être un fan hardcore de Star Wars, économisez 13 euros par personne et abstenez-vous d'aller voir l'expo de Tour & Taxis.

jeudi 21 février 2008

La Nouvelle Star: et c'est reparti!

Impressions à chaud juste après la fin de la première émission: j'aime beaucoup le nouveau jury. D'accord, il est moins mordant que le précédent - même si Dédé Manoukian, seul élément rescapé d'icelui, reste le roi de la réplique qui tue. Mais je suis toujours mal à l'aise de voir des gens qui ont mis tout leur coeur dans quelque chose se faire descendre en flammes. Et par ailleurs, j'ai la même culture musicale que Philippe Manoeuvre, beaucoup de sympathie pour Lio et un petit faible pour Sinclair. Donc j'approuve à 100%.
Niveau candidats, j'ai eu deux coups de coeur: le premier pour Julien, grand maigre hirsute de 19 ans qui a interprété un titre folk que je serais bien en peine de reconnaître mais qui m'a quasi foutu les larmes aux yeux, et le second pour Yolaine, une rousse aux yeux clairs de 34 ans hyper traqueuse qui dégage un monde d'émotion. Julien vient de la ville où je suis née et Yolaine de celle où j'ai passé les 18 mois les plus agités de ma vie; non je suis pas du tout chauvine! Bien aimé aussi Charlotte, la petite maligne au béret rouge.
A mon avis, cette nouvelle saison va tuer, et je râle comme un pou de ne pas pouvoir la suivre. Tout comme je râle de ne pas voir Pékin Express: La route de Lima. Ou la 4ème saison de NCIS. Si quelqu'un connaît un truc pour regarder M6 en Belgique sans la capter sur la télé, je suis preneuse!

Déçue

Hawk et moi devions passer une semaine ensemble dans le sud de la France pour mon anniversaire, du jeudi 27 mars au jeudi 3 avril. Je m'étais arrangée pour ne pas emmener de boulot ; je prévoyais déjà une journée shopping à Aix et une escapade de deux jours à Nice, avec une nuit dans une jolie chambre d'hôte, et puis plein d'autres trucs à faire en amoureux en ce début de printemps qui est la saison idéale pour découvrir la région.
Malheureusement, la banque Tûûûût ne l'entend pas de cette oreille. Le planning de mars de Hawk, qui avait réclamé ses congés depuis un moment, est tombé aujourd'hui: il a deux journées de formation le vendredi et le mardi, plus une journée de boulot normale le samedi.
Est-ce que c'est possible, d'être maudite de l'anniversaire?

La minute moralisatrice

Quand je décris mes conditions de travail et les revenus que je tire de mon activité professionnelle, je sens bien que mes interlocuteurs m'envient. Et je suis la première à reconnaître que j'ai une situation très agréable. Ce que je supporte pas en revanche, c'est qu'on croie que cette situation est le pur fruit de la chance. Du coup, je me retrouve toujours en train de me justifier. Oui, mais j'ai pris un gros risque en me lançant dans une activité indépendante sans aucun diplôme en rapport ni piston dans le milieu de l'édition. Oui, mais j'ai passé presque dix ans à bosser douze heures par jour, six jours par semaine, cinquante-et-une semaines par an, souvent au détriment de ma vie privée. Oui, mais j'ai une sécurité sociale minable et un emploi encore plus précaire que celui d'un salarié. D'un côté, je culpabilise de mener une vie somme toute facile; de l'autre, j'ai envie de dire que je n'empêche personne de faire pareil s'il s'en sent capable.

C'est un peu la même chose qu'en politique. Dans le fond, je ne suis pas plus d'accord avec le "quand on veut, on peut" de droite qu'avec l'assistanat systématique prôné par la gauche. Je trouve un peu facile d'utiliser ses origines et son environnement comme unique excuse pour échouer à obtenir ce qu'on veut. Mais je pense qu'une Beurette issue d'une famille de musulmans traditionnels et ayant grandi dans une cité du 9-3 aura beaucoup plus de mal à devenir candidate aux cantonales à 22 ans qu'un blondinet de Neuilly dont le papa est locataire de l'Elysée. Il serait faux de croire que nous partons tous à égalité dans la vie. Mais il serait tout aussi faux, me semble-t-il, de croire qu'on n'a aucune chance de combler les inégalités par la seule force de son travail, de son talent ou de sa volonté.

Si des circonstances indépendantes de nous - notre patrimoine génétique, la famille dans laquelle nous sommes nés, les capacités intellectuelles ou physiques dont nous disposons - modèlent notre existence pour moitié, ce n'est pas une raison pour baisser les bras et nous laisser entraîner sur le chemin qui semble tout tracé pour nous. En tant qu'occidentaux, nous avons pour la plupart la chance de vivre dans des pays où tout est théoriquement possible, où nous jouissons d'une liberté de parler et d'agir supérieure à tout ce qui a jamais existé par le passé et à tout ce qui existe aujourd'hui dans le reste du monde. Profitons-en de ce que nous avons, battons-nous si nécessaire pour en obtenir davantage, et essayons de ne jamais céder à la tentation méprisable de l'auto-apitoiement.

mercredi 20 février 2008

Le shopping favorise la schizophrénie

Je me suis pas mal calmée sur les achats de chaussures depuis mon arrivée en Belgique (le fait de ne jamais trouver ma pointure aide pas mal, même si ce n'est pas toujours un argument dissuasif). Jusqu'ici, 3 paires en bientôt 4 mois - on frisait l'héroïsme. Evidemment j'ai mis la première (escarpins en cuir vernis gris clair Mango) 1 fois, la seconde (sandales à bride en cuir vernis rouge Sacha) 2 fois et la troisième (escarpins en cuir bleu canard Sacha) pas encore, puisque ce sont toutes des pompes à talon fort peu pratiques pour déambuler dans les rues pavées de Bruxelles. Tout l'hiver, j'aurai porté les boots de moto Free Lance que je traîne depuis trois ans et les Sketchers noires à scratch payées $16 dans un magasin d'usine américain lors de mon avant-dernier voyage aux USA. Mais bon, si j'achetais des chaussures pour les porter ça se saurait, hein.
Aujourd'hui cependant, c'était mon mercredi de shopping traditionnel de quand-je-suis-en-France. Et en plus j'avais un peu de sous sur mon compte en banque. Alors quand j'ai vu des compensées Ash idéales me faire de l'oeil dans la vitrine d'un premier magasin, je me suis dit que c'était peut-être un peu tôt pour investir dans des pompes d'été. Quand je les ai revues dans la vitrine d'un second magasin cent mètres plus loin, j'ai regardé l'étiquette en faisant mentalement mes comptes jusqu'à la fin du mois et en décidant de temporiser. Quand elles m'ont sauté à la figure dans la vitrine d'un troisième magasin en plein centre commercial, j'ai pensé que l'univers m'envoyait un message.
J'ai néanmoins vaillamment résisté.
Puis j'ai dû revenir sur mes pas pour rejoindre Etre Exquis au génial salon de thé qu'il m'a fait découvrir le mois dernier. Et en repassant devant le deuxième magasin, j'ai craqué. Je suis entrée "juste pour voir" (ha ha ha). Bien évidemment, ils n'avaient plus de 36 dans le modèle Ono. Mais à côté, j'ai aperçu une paire de bottines à lanières baptisée Nikita qui était la réplique exacte des Kurt Geiger hors de prix sur lesquelles je soupirais depuis le début de la saison. Soldées à moins 50%! Le coeur battant, j'ai retourné l'étiquette pour vérifier dans quelles pointures elles étaient encore disponibles, m'attendant à voir un 41 solitaire, pour changer un peu. Oui mais non: 36-39-40-41. Vous conviendrez avec moi que c'était un signe. Je les ai essayées. Elles m'allaient parfaitement.
Je n'avais pas fait dix mètres sur le trottoir avec mon gros carton au bout du bras que j'ai réalisé: "Oui mais quand même 8 centimètres de talon, ça va être chaud pour marcher avec. D'ailleurs c'est pour ça que je n'ai jamais mis les super bottines Free Lance noires achetées en soldes il y a deux ans: quand je les ai aux pieds, le seul moyen de me déplacer serait de m'hélitreuiller. Hum. Et maintenant que j'y pense, tous mes jeans sont taillés pour être portés avec des chaussures plates. Et vu la circonférence de mes mollets, je peux tout de suite oublier l'option jupe ou robe.
...Qu'est-ce que je vais faire de ces pompes?
...Et en plus j'ai toujours envie des Ono."
Je suppose que je n'ai plus qu'à acheter un Levis neuf et une chaise à porteurs.

Pékin Express 3: La Route de Lima


Hier soir j'ai regardé Pékin Express - probablement le seul épisode de la saison 3 que je pourrai voir. Cette année, les candidats font "la route de Lima"; ils rallient le Brésil au Pérou via la Bolivie. L'étape numéro six était un peu particulière, puisqu'il s'agissait de l'épreuve traditionnelle du trek, soit une marche épuisante de deux jours dans un milieu hostile. Les années précédentes, où l'émission se déroulait en Europe de l'Est et en Asie, c'était un désert. Là, climat tropical oblige, il s'agissait d'un marécage: celui du Pantanal, situé au sud du Brésil. En plus de la fatigue physique (30 km en deux jours, ça n'a pas l'air si affreux, mais avec un paquetage de 30 kilos sur le dos et une bonne grosse chaleur humide, ça doit être l'enfer), les candidats devaient donc gérer la présence de nombreux caïmans, d'éventuels jaguars et de moustiques gros comme des chauve-souris. On voyait bien qu'ils en bavaient un max - pas au sens littéral, car je pense que les pauvres n'avaient plus de salive.

Pourtant je rêvais d'être à leur place. Alors que je ne suis absolument pas attirée par la culture et les paysages sud-américains. Alors que mon seul entraînement à la marche forcée et au portage de charges lourdes consiste en une journée de soldes bisannuelle. Alors que je déteste camper, ne pas manger à ma faim et être entourée d'insectes. Alors que si on m'avait lâchée dans le Pantanal dans les mêmes conditions, une heure plus tard j'étais assise par terre à pleurer que je voulais ma maman et à exiger un rapatriement sanitaire d'urgence avant qu'on doive m'amputer des deux jambes à cause de la gangrène provoquée par mes ampoules. Mais j'aime l'idée du dépaysement absolu, de faire des choses extrêmes ou totalement inédites, de se dépasser et de découvrir de quoi on est capable sorti de son environnement habituel.

lundi 18 février 2008

Salon de l'érotisme

Les deux filles saucissonnées shibari, l'une debout les bras attachés dans le dos et l'autre accrochée au plafond, qui jouaient à se rentrer dedans maladroitement: not sexy.
Le chauve en gilet de cuir et chaps assortis qui se baladait dans les allées en exhibant fièrement ses fesses plates et sa petite bite circoncise en forme de champignon: not sexy.
Les très grosses dames aux seins pendouillants en mini-robe rose fluo décolletée jusqu'au nombril et collants résille: not sexy (mais assez décomplexant pour moi qui n'avais pas osé mettre autre chose que des collants noirs opaques sous ma jupe en jean).
La fille aux yeux bandés et à la bouche baîllonnée, qui portait des cuissardes à talons aiguille et qui était menottée à demi nue sur un chevalet: very sexy. Mushroom man qui la badigeonnait d'huile comestible: not sexy.
Les rangées de nuisettes à cinq euros et autres sous-vêtements bon marché en acrylique qui gratte: not sexy. Mais Julie en bustier microscopique et jupette à carreaux ras les fesses: very sexy (avoir 20 ans et peser 49 kilos toute mouillée permet apparemment de sublimer les tenues les plus tacky. Je dis "apparemment" parce que quand j'avais vingt ans, le 4 en chiffre des dizaines sur ma balance n'était déjà plus qu'un lointain souvenir).
Les sextoys fluo alignés par dizaines près de caisses de bites en fourrure aux couleurs de l'arc-en-ciel: not sexy. Le vibro skin touch 7 vitesses: very sexy ; avec le gland qui clignote violet: not sexy at all.
Si on ajoute à ça le fait que plein de gens fumaient alors que je ne supporte plus l'odeur de la clope, et qu'il faisait un froid polaire dans les caves de Cureghem (mais comment faisaient toutes ces filles à moitié dévêtues pour ne pas attraper une pneumonie?), on comprendra que je n'ai pas adoré ma visite au salon de l'érotisme 2008 et que je m'abstiendrai d'y retourner l'an prochain.

vendredi 15 février 2008

Pénélope Jolicoeur en dédicace chez Tropismes

Bonne surprise: Pénélope Jolicoeur est arrivée à l'heure prévue. Julie et moi, qui attendions vautrées sur les canapés de Tropismes depuis 16h, l'avons reconnue au premier coup d'oeil. Tant pis pour celles qui espéraient qu'elle s'arrangeait un peu au passage; la miss est tout aussi jolie en vrai que sur ses dessins. Fashion victim du genre coquette sans ostentation (je ne savais pas que le 24h de Gérard Darel existait en gris clair), elle a une silhouette enviablement féminine et un savant échafaudage de cheveux châtains qui donne juste envie de lui retirer ses épingles - comme ça, pour jouer. La seule chose qui m'a un peu surprise c'est sa voix, plus basse et gouailleuse que je ne m'y attendais. Et puis évidemment le fait qu'elle dessine à main levée, sans l'aide du "pomme Z", aussi vite et aussi bien qu'avec une palette graphique. Si elle n'avait pas l'air aussi sympa, cette fille serait détestable, tiens. J'espère qu'elle va vendre assez d'exemplaires de sa bédé pour justifier la publication d'une suite. Et que quoi qu'il advienne, elle continuera son blog dont le post quotidien est ma petite injection de bonne humeur quand je me lève hagarde à l'aube blême (aux alentours de 10h, donc) pour entamer une nouvelle journée de boulot toute seule à la maison devant mon ordinateur.

jeudi 14 février 2008

Choses à faire tant que l'on est encore vivant


- Rire. Rire à se tenir le ventre, à en avoir les larmes aux yeux et du mal à respirer. Le plus souvent possible.
- Voyager. Découvrir d'autres paysages et d'autres cultures. En revenir l'esprit plus large et le coeur plus grand.
- Lire et aller au cinéma. Pour se divertir, pour se cultiver, pour lutter contre l'ennui ou échapper à une réalité trop pesante. Mais ne pas se perdre dans des mondes imaginaires.
- Chanter à tue-tête. Pas seulement dans sa douche. Avec une brosse à cheveux (ou un pinceau Raphaël n°12) en guise de micro, c'est encore mieux.
- Danser comme si personne ne regardait.
- Faire l'amour. Beaucoup. Avec abandon, avec passion, avec tendresse. S'imprégner de l'autre par tous les pores; le sentir, le goûter, le dévorer avec les yeux et l'user de caresses.
- Prendre du plaisir à manger. Expérimenter la nourriture avec ses cinq sens. Savourer le fondant d'un tournedos juteux, le contraste du vert et de l'orange dans une jardinière de légumes, le parfum délicat des épices orientales, le croquant du caramel sur une crème brûlée, l'odeur entêtante de l'Arabica ou l'arrière-goût corsé d'un bon Bordeaux . Se laisser surprendre les papilles par des aliments et des mélanges inédits.
- Trouver une activité, rémunérée ou non, qui apporte fierté et sens de l'accomplissement.
- Montrer aux gens qu'on aime combien ils sont spéciaux. Leur faire savoir qu'on est dans leur camp quoi qu'il arrive. Vanter leurs qualités, avoir de l'indulgence pour leurs défauts. Se souvenir de leur anniversaire. Ne pas hésiter à les prendre dans ses bras, surtout quand ils vont mal. Etre là pour eux autant que possible.
- Se demander quel genre de personne on veut être et quel souvenir on aimerait laisser. Lutter pour devenir ce moi idéal ou s'en approcher le plus possible.
- Vivre à l'étranger, même brièvement. Pour prendre conscience de la limitation de ses repères, se tester dans un environnement inconnu, réaliser qu'on est plus fort et plus débrouillard qu'on croyait.
- Faire au moins une fois dans sa vie de la moto, du ski, du surf ou du parachutisme pour la sensation unique de la glisse, de la vitesse, du vent dans la figure. Parce que rien ne donne l'impression d'être aussi vivant qu'une bonne poussée d'adrénaline.
- S'entourer exclusivement d'objets beaux ou utiles. Tout le reste n'est que capharnaüm et encombre l'esprit autant que l'espace.
- A tout âge, continuer à apprendre quelque chose: le russe, la dorure sur bois, la pâtisserie - peu importe.
- Adopter un animal. Affection illimitée en échange d'un entretien minimum et d'un bol à croquettes rempli régulièrement.
- Etre en paix avec son corps. Cesser de s'acharner dessus pour parvenir à l'image idéale véhiculée par les media; considérer ses défauts avec bienveillance et le remercier pour tous les services qu'il rend, pour toutes les choses merveilleuses dont il est capable.
- Avoir ses priorités en ordre. Important: ce qui rend heureux ou qui est nécessaire pour vivre dans de bonnes conditions. Pas important du tout: l'opinion et les attentes d'autrui.
- Trouver son âme soeur, la personne auprès de qui on se sentira complet et en paix avec soi-même, celle qui jamais ne trahira et toujours accompagnera.
- Créer quelque chose. Peindre des tableaux; écrire un livre; construire une maison; fonder une famille, une entreprise ou une association. Pour inscrire une existence éphémère dans la durée, laisser une trace ou un héritage si modestes soient-ils.
***
Une des personnes qui a eu le plus d'influence sur ma vie est en train de s'éteindre à l'hôpital après deux ans passés à lutter courageusement contre une saloperie de maladie. Et la seule chose qui me console un peu, c'est de penser qu'elle a fait tout ce qui figure dans cette liste.

lundi 11 février 2008

"Vous êtes juste beaux"...

...m'a dit Phil H sans la moindre ironie en m'envoyant les photos de la soirée Singstar sur lesquelles Hawk et moi figurions tous les deux. Je suis assez d'accord avec lui. Dieu sait qu'on n'a pourtant pas des physiques de mannequin - tête de brute chauve pour Hawk, silhouette de naine de jardin grassouillette pour moi - et que notre âge commence à se voir dans les poils blancs de sa barbe ou le ramollissement du bas de mon visage. Mais quand on est ensemble, on irradie. L'amour plus fort que les injections de Botox, les liftings, les crèmes à 150 euros le pot de 30 ml, le maquillage réalisé par un pro et les clichés photoshopés à mort?

dimanche 10 février 2008

Notre première soirée Singstar

J'y suis allée en traînant un peu les pieds, à la soirée d'anniversaire Singstar de Julie. C'est vrai quoi, je chante comme une casserole et même si j'ai l'habitude de faire marrer la galerie à l'insu de mon plein gré avec mes blonditudes, en règle générale j'évite de me ridiculiser volontairement. Mais je ne voulais pas jouer les rabat-joie, alors j'ai laissé Phil H me coller dans les mains une immense vodka-orange dont je n'avais pas surveillé le dosage, je l'ai vidée en moins d'une minute, et je me suis jetée à l'eau sur... "J'traînais les pieds" d'Olivia Ruiz - une chanson de circonstance, donc.

Après ça, j'étais à mort dans l'ambiance. J'ai enchaîné les verres et les duos. Résultat: ce matin, je me suis réveillée avec une superbe gueule de bois que j'ai soignée à coups d'oeufs au bacon amoureusement préparés par mon chéri et de "I love rock'n'roll" hurlé dans un pinceau Raphaël n°12. Julie et Phil H, mon entourage ne vous dit pas merci. En même temps, mon entourage actuel se compose de deux chats durs de la feuille et d'un type qui sur le coup de quatre heures du matin (et sans avoir bu la moindre goutte d'alcool, LUI) s'est pris successivement pour la chanteuse de la Compagnie Créole et pour Cher roucoulant "I got you babe" à Sonny/Phil H. Donc j'imagine que ça n'est pas gravissime.

Sinon, j'ai retenu de cette soirée: que Phil H se contente de marmonner dans le micro, pas spécialement juste en plus, et réussit pourtant à tous les coups un score quasi parfait - à mon avis si on fait jouer Autre Moi à Singstar, on se retrouve avec un incident diplomatique franco-belge sur les bras. Que l'interprétation, euh, expressive de Julie et moi-même en duo nous a valu de nous faire traiter de "chaudasses" par un djeûn qui n'avait pas dû en voir beaucoup dans sa vie. Qu'Ayla est trop timide pour chanter mais qu'elle a des tatouages qui tuent leur race. Que même avec la moitié d'une pizza et un demi-sac de Doritos dans le ventre, trois vodka-orange, c'est une de trop pour espérer un réveil agréable normalement désagréable le lendemain. Et que dès que j'aurai récupéré le Guitar Hero rapporté des USA par les VIP, nos voisins pourront renoncer à dormir le week-end.

samedi 9 février 2008

Une visite chez Eva Luna

Hier en fin d'après-midi, alors que nous nous baladions dans le quartier du Châtelain, Hawk et moi sommes tombés par hasard sur la boutique Eva Luna dont nous avions pas mal entendu parler sans jamais avoir l'occasion de la visiter. Ca tombait bien, il nous restait un quart d'heure à tuer avant de retourner au labo Fuji chercher nos tirages photos. Nous sommes donc entrés "juste pour voir".
Nous n'avons pas été déçus. La déco, l'ambiance et le style des articles étaient comparables avec ceux de Lady Paname, notre fournisseur habituel de jouets polissons. Ici aussi, nous avons eu affaire à une vendeuse classe, avenante sans ostentation et capable de parler de ses produits d'une manière décontractée et naturelle. Nous étions définitivement plus dans le registre Chantal Thomas que Beate Uhse: celui de la soie et du satin plutôt que de l'acrylique qui gratte, de l'acier chirurgical et du verre moulé plutôt que du plastique aux couleurs fluos, des courbes délicates plutôt que des proportions inhumaines, de l'objet unique posé sur un piédestal sans étiquette plutôt que des blisters entassés sur des perroquets.
Parmi les deux ou trois autres couples qui flânaient en commentant à voix basse les titres des bouquins ou la forme incongrue de certains substituts phalliques, nous avons eu la surprise de voir débarquer un trio visiblement composé d'une grand-mère, d'une maman et d'une fillette de 7 ou 8 ans. La visite en famille au sex-shop, voilà un concept original - une façon nouvelle de transmettre les valeurs féminines d'une génération à l'autre. Mais quand je pense à mon envie de rentrer sous terre le jour où ma mère m'a accompagnée pour acheter mon premier soutien-gorge, j'espère un peu que la pauvre enfant ne se rendait pas compte de ce qui se passait autour d'elle.
Nous n'avions pourtant pas l'intention d'acheter quoi que ce soit mais... J'avoue que j'ai fini par craquer sur ce petit bijou que je lorgnais depuis des mois - adorable et chicissime dans son coffret noir garni d'un coussin fuchsia. Pour la peine, j'ai été, paraît-il, la première à recevoir un des nouveaux et ravissants sacs de la boutique. Nous reviendrons probablement.

mercredi 6 février 2008

A fun way to spend a Tuesday night

Le matin, constater que si la cuisine empeste l'urine de chat depuis quelques semaines, ce n'est pas parce que vos félins vieillissants deviennent incontinents et se mettent à pisser n'importe où, mais parce que leur bac est fendu sur le dessous et ne retient plus les liquides.
Le soir, après avoir expédié votre labeur quotidien, courir acheter un nouveau bac chez Tom&Co avant l'heure de la fermeture. Prendre aussi un bidon de litière agglomérable pour remplir ledit bac. Arriver chez vous avec le bras droit plus long que le gauche d'environ 30 centimètres à cause de la différence de poids entre les deux articles et de la température peu clémente qui vous à inciter à faire l'impasse sur la pause changement de main.
Une fois rentrée, mettre en service le nouveau bac avant de descendre l'ancien à la poubelle (bien que vieillissants, vos félins restent taquins et pourraient profiter de cette opportunité pour faire pipi sur le lino sans que vous puissiez trouver à y redire).
Saisir l'ancien bac plein de litière usagée par la poignée du dessus: tout jeter en bloc vous fera gagner trente secondes et un sac en plastique blanc de 50 litres. Chargée de votre encombrant fardeau, négocier l'escalier étroit de l'immeuble en essayant de ne pas heurter les murs.
Arrivée sur le palier du milieu, sentir la moitié inférieure du bac lâcher sous le poids des 4 kilos de litière et quelques dizaines de grammes d'excréments qu'elle contient. Regarder, avec le sentiment d'irréalité qui saisit lors des grandes catastrophes, le nauséabond mélange se répandre à vos pieds quelques secondes avant que la lumière s'éteigne.
Remonter l'escalier dans le noir en essayant d'esquiver la litière usagée - chose peu commode si vous avez des jambes de 17 centimètres et que la litière susmentionnée recouvre au moins trois marches. Chercher frénétiquement le balai et la pelle (bien sûr ce soir votre conjoint bosse jusqu'à 22h et est injoignable par téléphone dans sa chambre forte au 3ème sous-sol). Envisager brièvement d'enfiler des gants en caoutchouc pour ramasser la litière à la main. Localiser le balai planqué derrière la poubelle et pousser un soupir de soulagement.
Nettoyer tout le merdier situé à équidistance - soit douze marches dans les deux sens - des interrupteurs de la minuterie réglée sur 20 secondes. Par intervalles utiles de 7 secondes et demie, y passer environ tout l'épisode de Pékin Express que vous n'êtes pas en train de regarder pour cause de non-réception de M6 en Belgique.
Remettre la litière dans le bac et achever la descente de l'escalier en priant pour que l'incident ne se reproduise pas sur le paillasson du voisin du rez-de-chaussée. Constater en arrivant indemne sur le trottoir qu'apparemment, il y a un dieu pour les blondes.

mardi 5 février 2008

Mes démêlés avec la poste belge (suite)

Manquent actuellement à l'appel:
- Trois bouquins commandés chez des vendeurs américains par le biais d'Amazon Marketplace, le 12 janvier. Peut-être ont-ils, malgré ma réexpédition de courrier, atterri dans ma boîte à lettres française. Sans ça, je peux tirer un trait dessus.
- Un paquet de tirages photos commandés chez Mypix.com le 20 janvier. Même remarque que pour les articles précédents.
- Un gros colis de fournitures de scrap expédié depuis les USA le 30 janvier, sans numéro de suivi. Nous sommes encore dans les délais de réception raisonnables, mais vu que j'ai donné mon adresse à Bruxelles et que ce genre d'envoi passe par Taxipost, je me fais très peu d'illusions.
A cela je rajoute que:
- La poste normale m'a paumé un contrat envoyé début janvier en prioritaire, et a mis plus de deux semaines à me faire parvenir un manuscrit urgent en Colis Express.
- Je suis toujours sans nouvelles du litige qui m'oppose déjà à Taxipost au sujet d'un colis indûment renvoyé aux USA (ce qui m'a obligée à repayer les $44 de frais de port). Hawk leur a déjà écrit plusieurs mails et passé deux coups de fils pour un total d'une heure et demie sur son portable, en vain. Il a fini par se résoudre à prendre une journée de congé pour aller leur tirer les oreilles sur place et en personne - sans aucune garantie de résultat. Je trouve ça absolument scandaleux.
[Ce matin, le facteur m'a apporté deux colis. J'ai d'abord sauté de joie... et vite déchanté en constatant qu'il s'agissait non pas des objets sus-mentionnés mais 1/ d'un DVD commandé très récemment en France, dont le boîtier avait été réduit en miettes durant le transport 2/ d'un colis d'un éditeur qui me renvoyait 20 (oui, 20!) exemplaires de la version poche d'un bouquin que j'ai traduit en 2001. J'avais déjà eu du mal à écouler tous mes exemplaires grand format à l'époque, je ne sais vraiment pas ce que je vais faire de ceux-là!]
Bref, je suis bien embêtée. J'achète l'essentiel de mes fringues, de mes livres et de mes fournitures de scrap par correspondance. Pour les fringues, on va dire que ce n'est pas trop grave vu que j'ai du stock pour environ 258 ans. Pour les livres, je peux trouver sur Bruxelles (mais pas tout). Pour les fournitures de scrap, par contre, je n'ai pas de solution de rechange; Schleiper n'est pas trop mal achalandé mais rien de commun avec les sites internet américains. Et les tirages photos ne seront jamais aussi bon marché que sur Mypix. C'est tout mon petit système de consommation bien rôdé qui s'écroule, et le pire c'est que je ne comprends même pas pourquoi ni où ça coince exactement.
Si un jour je dois déclarer ma résidence principale en Belgique et me colleter avec les impôts en tant qu'indépendante aux revenus provenant de France, je crains d'y laisser ma santé mentale.

lundi 4 février 2008

Enfin!

Après quelques ratés (téléchargement de la mauvaise émission, serveur qui rame et promet un fichier entier pour dans... 59 heures), le podcast de l'émission Elle&Lui à laquelle nous avons participé vendredi dernier est disponible sur le blog de Hawk. Beware: les questions sont trèèèès personnelles et nous ne nous sommes défilés devant aucune.
Par ailleurs, nous avons profité de notre visite dans les locaux de Pure FM pour faire un petit shooting avec Régis Superstar. Les photos sont en cours de publication ici.

dimanche 3 février 2008

Nous l'avons échappé belle

Heureusement que cet adorable mâle Highland Fold silver shaded de quatre mois était déjà promis à une amie de son éleveuse. Parce qu'il eût été dommage de faire un chat de compagnie d'un spécimen de qualité expo/repro, parce que nous nous sommes fixé d'autres priorités financières pour cette année et que la bestiole valait quand même 1000 euros, parce que nous avons déjà deux chats âgés qui ne vont sans doute pas tarder à nous coûter un rein en frais de véto et parce que malgré tout ça, je sentais Hawk mollir franchement dans le "non" à côté de moi.

Pourquoi ce blog restera toujours confidentiel


Lorsque, il y a une dizaine de jours, on m'a posé la question: "De quoi parles-tu dans ton blog?", je me suis entendue répondre "De ma vie sentimentale". Ce qui est un peu réducteur. Je parle aussi de bouffe, de sexe, d'actualité, de mode, de bouquins et de films, de ma famille et de mes amis. En gros, de tout et de rien. Parfois mes textes se composent d'une phrase unique, et parfois ils frôlent l'incontinence verbale. Parfois ils sont illustrés d'une photo, et parfois non. Parfois le ton en est résolument girly et superficiel; parfois il donne dans une noirceur quasi-nihiliste. Parfois je me contente d'explorer les méandres de mon nombril de trentenaire gâtée par la vie; parfois je m'émeus de causes qui me dépassent et sur lesquelles je n'ai pas la moindre prise.

C'est, en résumé, un assez joyeux bordel dépourvu de ligne directrice, aussi bien dans la forme que dans le fond. Mes posts n'ont pas d'autre point commun que leur sincérité et le fait d'avoir été écrits par moi. Pour cette raison, "Le rose et le noir" ne deviendra jamais un de ces blogs-dont-on-cause, ceux qui sont susceptibles d'attirer l'attention d'un éditeur. Outre le talent de leur auteur, ces blogs-là se font remarquer et apprécier pour l'unité de sujet, de ton et de format des textes qui les composent. Je pense par exemple, pour ne citer que ceux qui figurent dans mon blogroll, à La vie rocambolesque et insignifiante de Brad Pitt-Deuchfalh ou Pensées d'une ronde.

"Le rose et le noir" ne rentre pas dans ces critères. Et je n'ai pas la moindre intention de le faire évoluer pour qu'il devienne marketable - pas la moindre ambition de rassembler des milliers de visiteurs quotidiens ou d'en faire un bouquin. Les gens sont toujours très étonnés quand je leur dis ça, comme s'il allait de soi qu'on écrit sur internet que dans l'idée d'être populaire et/ou publié. Ce n'est absolument pas mon cas. Mon blog me sert de défouloir quand j'ai le blues; il me permet d'exprimer mon enthousiasme pour les choses que j'aime ou mon indignation devant certains faits de l'actualité; il est un fantastique moyen de communiquer avec les personnes de mon entourage qui vivent loin de moi. Grâce à lui, je mets mes sentiments à plat et j'en conserve une trace durable. C'est bien suffisant pour justifier son existence.

Le bonheur, c'est simple comme...

...Un Thé à l'Opéra de chez Mariages Frères et une poignée de macarons Wittamer multicolores.

samedi 2 février 2008

Ils l'ont fait!

Carla a épousé Sarko ce matin. Maintenant je comprends pourquoi elle est passée à la clinique de Junior cette semaine. Ca devait être pour sa visite prénuptiale...
Si elle est en mission secrète pour le PS, comme je l'espère, elle pousse très loin l'abnégation. Dans le cas contraire, j'imagine qu'il faut mettre ça sur le compte de la folie temporaire et que le retour à la réalité risque d'être duraille.
En attendant, qui c'est qui va encore passer pour un Guignol sur la scène internationale, mmmh? Un président à l'air accablé par son divorce qui se remarie quatre mois plus tard avec une Don Juanne notoire avec qui il sort depuis moins de quinze semaines, vous trouvez que ça fait sérieux, vous?

Oki = kaka

Outre notre émission de radio, nous avions hier soir une victoire personnelle de Hawk à fêter. Notre premier choix s'était porté sur le Nonbe Daigaku, dont nous avions lu le plus grand bien dans Gaël; mais lorsque nous avons téléphoné pour réserver, ils n'avaient plus de place qu'au comptoir, ce que je trouve assez bof niveau intimité. Nous nous sommes dit que nous testerions ce resto un autre soir, et en remplacement, Hawk a suggéré Oki qui fait de la cuisine "fusion franco-japonaise". Le concept était séduisant; j'ai volontiers accepté.
Bilan, nous nous sommes retrouvés dans un de ces endroits prétentieux et surfaits qui me font grincer des dents. Clientèle branchouille, noms de plats à rallonge, assiettes présentées avec soin mais contenant tout au plus une demi-douzaine de bouchées, et bien sûr l'inévitable corollaire: addition hyper salée. Toujours sur ma faim après un gigot d'agneau fort bon mais riquiqui et pourvu d'un accompagnement symbolique (un quart de chicon, une galette de chou croquant grande comme une pièce de deux euros, quatre ou cinq mousserons et autant de bouts de concombre semi-cuits), j'ai voulu prendre un dessert. Il n'y avait qu'un tiramisu révisé (je déteste ça presque autant que les chicons) et tout un assortiment de trucs glacés qui ne m'ont pas vraiment fait envie vu la température extérieure à Bruxelles en ce moment.
Je me suis dit puisque c'est comme ça, il va falloir employer les grands moyens.
Un quart d'heure plus tard, serrés sur un minuscule bout de comptoir face à la vitrine du Mamma Roma, nous nous goinfrions de délicieuses pizzas croustillantes à souhait en poussant des exclamations de bonheur.
Moralité: pas la peine de se ruiner pour se régaler. La prochaine fois que nous aurons quelque chose à fêter, nous le ferons dans une de nos gargottes de prédilection.

Elle&Lui sur Pure FM, c'était hier

Muriel Dujardin est une fille à la fois douce et pétillante, du genre que l'on aimerait avoir pour amie. Elle était entourée hier par trois chroniqueurs. D'abord Gauthier, heureux propriétaire d'une belle voix de radio, juste basse et grave comme il faut pour inciter à la confidence (en même temps, ce n'est pas comme si j'avais besoin qu'on me pousse beaucoup de ce côté-là!). Puis Brice, que Hawk avait déjà croisé socialement chez un ami commun, et qui m'a fait l'effet du plaisantin de service, toujours prêt à dégainer un jeu de mots à deux balles ou une allusion coquine. Et enfin Thierry, ex-propriétaire d'un magasin de vidéos que Hawk fréquentait assidûment dans le temps. Comme quoi Bruxelles, c'est tout petit.
Malgré une réunion de préparation durant laquelle Muriel nous avait interrogés sur notre histoire et notre blog photo Elle&Lui, je ne savais absolument pas à quoi m'attendre en arrivant dans le studio de Pure FM. L'ambiance était plutôt bon enfant: tout le monde autour d'une table encombrée de matos, bricolage de micros et de casques au dernier moment. On nous a posé des questions assez intimes auxquelles nous avons répondu, je crois, de façon sincère et pas trop chiante. Nous avons parlé bien davantage que ce que j'imaginais; en trois quarts d'heure, il n'y a eu que trois pauses d'une petite chanson chacune.
Au final, c'était une expérience sympa et intéressante. Elle a provoqué un impressionnant pic de visites sur Elle&Lui pour la journée d'hier (trois fois le nombre habituel!). J'espère que quelques-uns de ces nouveaux lecteurs continueront à nous suivre. Même si ce n'était pas le cas, il me resterait le plaisir d'avoir fait quelque chose de tout nouveau pour moi, et qui plus est de l'avoir fait avec mon amoureux.
Pour ceux qui seraient intéressés, Hawk est en train de télécharger le podcast de l'émission, mais ça rame un peu: il ne sera sans doute pas en ligne avant demain.

vendredi 1 février 2008