mercredi 30 avril 2008

Nouvelle Star - 5ème prime en direct de Baltard

Les huit candidats encore en lice ouvrent l'émission en interprétant "Toute la musique que j'aime". Tiens, ils ont tous des guitares, même ceux qui ne sont pas musiciens. "Eux aussi, ils ont dû s'entraîner à Guitar Hero", commente Hawk.
Ce soir, Lio est coiffée comme Elisa Legrand (la méchante de Candy, pour ceux de mes lecteurs nés après les années 70). Elle porte un gilet super décolleté qui laisse voir tout son soutif. A mon avis, la styliste a repompé le look de la copine parisienne de Julie. Manoeuvre a changé de lunettes et tombé la veste, pour une fois; j'aime bien sa chemise à tête de mort. Dédé et Sinclair sont désespérément sobres et non-coiffés.
Jules ("Calling you"): Il faudrait qu'on m'explique pourquoi les gens qui ne comprennent pas l'anglais s'obstinent à chanter dans cette langue. Personnellement, ça me gâche tout le plaisir que je pourrais prendre à les écouter. Bon, là, même en français, les grimaces de Minipouss me donneraient envie de lui claquer le beignet, donc je ne perds pas grand-chose.
Lucile ("J'traîne des pieds"): Sur MSN, ils titraient aujourd'hui: "Lucile, favorite pour l'élimination?". Ce qui m'a étonnée, car Ycare et Kristov me paraissent nettement plus en danger. Bref. Sa prestation de ce soir est quelconque; il faut dire que la chanson ne se prête pas à des exploits vocaux ou interprétatoriaux. Par ailleurs, et bien que ça n'ait aucun rapport, je lui trouve le mollet étonnamment dodu pour une petite chose comme elle.
Duo Jules/Ycare (You never can tell"): Je n'écoute rien, je suis focalisée sur la hideur des mocassins blancs de Jules.
Benjamin ("A song for you"): Ne connaissant pas la chanson, je ne peux pas m'offusquer de ne pas la reconnaître sous la débauche habituelle d'arrangements. Benjamin est très bien, intense, puissant et retenu à la fois. Lio en a presque la larme à l'oeil. Il est brun, taiseux juste ce qu'il faut, et d'après ce que je lis sur le net depuis quelques semaines, il émeut autant la minette à peine pubère que la ménagère de moins de 50 ans. Probablement de la graine de finaliste.
Kristov ("Confidences pour confidences"): Il en fait des tonnes, c'est juste horrible. Le jury le descend en flammes; ça me fait presque de la peine pour lui.
Duo Amandine/Benjamin ("C'est comme ça"): J'adore les collants rayés mais honnêtement, ça n'arrange pas le cuissot. Le son est pourri, on ne les entend pas du tout. Dommage, ils bougent bien et ce duo de favoris aurait pu tout déchirer.
Cédric ("Eteins la lumière"): Une fois de plus, il reprend une chanson que j'adore; une fois de plus, il ne me convainc pas en rocker. Le jury n'est pas d'accord avec moi, mais il a le droit d'avoir mauvais goût.
Duo Lucile/Thomas ("Unchained melody"): Je n'aime pas du tout l'arrangement et Thomas chante trop haut à mon goût; par contre, Lucile est bien. A mon avis, la styliste de l'émission a eu un prix de gros sur les robes coupées comme des sacs à patates.
Ycare ("Le vent de l'hiver"): C'est une semaine impaire, donc Ycare est bien. Par contre, je me permets d'insister: ça fait quelques morceaux qu'on n'entend presque plus les candidats chanter; que fiche l'ingénieur du son? Dédé est en baisse de régime cette année, mais Manoeuvre a apparemment décidé de reprendre le flambeau du jury qui se fait remarquer: la tradition est sauve.
Duo Cédric/Kristov ("Femme libérée"): Ils sont habillés en symétrique, que c'est meugnon. Leur version est sympatoche.
Thomas ("Come undone"): Il faudrait qu'il arrête de sourire à la Jack Nicholson sur une chanson qui ne s'y prête pas vraiment. Sinon, son interprétation est rock et puissante. Même allongé, il envoie un max. Et puis le cheveu mi-long, rhââââ. Et le pantalon en cuir, glups. Juste glups. Je suis à deux doigts de fantasmer sur un môme qui a moins de la moitié de mon âge. Je devrais peut-être m'inquiéter...
Amandine ("Against all odds"): Mais que fait-elle? Elle se mélange dans les paroles; elle agite la main comme si elle était atteinte de la maladie de Parkinson; je n'aime pas son rythme saccadé ni le ton sur lequel elle a pris cette chanson que j'adore. C'est bien la première fois que je lui collerait un rouge. Je suis trèèès déçue. Surprise: le jury l'encense; Dédé la compare à du fromage de canut; Lio a la voix brisée par l'émotion; Manoeuvre trépigne dans son siège. Je ne comprends rien à la musique. Heureusement que je gagne bien ma vie comme traductrice parce que jury de la Nouvelle Star, de toute évidence, ne fait pas partie des reconversions professionnelles envisageables pour moi.
Tous les candidats ("Umbrella"): Drôle de choix mais leur version me plaît bien.
Bon, mon choix est fait depuis un moment: Kristov doit partir. Je le trouve absolument inodore et sans saveur.
...Le public est d'accord avec moi. Virginie Efira demande une dernière déclaration à l'éliminé: "J'ai envie de faire caca". Euh, OK.

Les vacances commencent bien

Hier, le chef de bord n'avait pas le plan d'occupation du train et ne pouvait pas nous attribuer deux places côte à côte; nous avons dû changer de sièges trois fois au fur et à mesure que nous étions chassés par des gens munis de réservations. Puis notre TGV est arrivé avec dix minutes de retard, soit juste assez pour que nous rations le bus censé nous conduire jusqu'à Monpatelin; nous avons attendu le suivant une grosse demi-heure (avec, pour la moitié d'entre nous, une envie de pipi urgente). Enfin, "Le diable s'habille en Prada", DVD choisi pour terminer la journée en douceur, était encore plus nul que le bouquin dont il s'inspirait. Bon.
Ce matin, nous nous levons sous un ciel couvert alors qu'hier il faisait 25° et un soleil éclatant. Je crains que la météo bruxelloise nous ait suivis jusqu'ici. Nous partons faire les courses au village sous une pluie battante. Le temps de parcourir les 500 mètres qui nous séparent de la Poste, nous sommes ruisselants malgré nos parapluies. Le guichetier me remet un énorme colis qui occupe la moitié du chariot initialement prévu pour contenir nos provisions de la semaine. Au lieu de poursuivre vers Champion, nous rebroussons donc chemin vers la maison afin de déposer ledit colis.
Arrivée là, je me rends compte que le super sac en cuir tout neuf qui m'a coûté un rein est trempé, tout comme mon chariot en toile de jute, ravissant mais fort peu pratique. Ce dernier laisse en outre derrière lui de grosses taches de peinture bleu marine. Tant pis pour les courses, nous tiendrons sur mes réserves jusqu'à vendredi - car évidemment, demain est l'un de seuls jours fériés de l'année où Champion n'ouvre pas le matin. J'aimerais d'ailleurs qu'on m'explique pourquoi on fête le travail en chômant; c'est un principe que je n'ai jamais compris.
Et ce n'est pas terminé! Cet après-midi, déluge ou pas, il faut aller en ville pour mon rendez-vous chez la gynéco et ma séance de dépoilage. Seule consolation: quoi qu'il advienne, nous goûterons avec Etre Exquis dans mon salon de thé préféré.
...A moins, évidemment, que les hommes en noir l'aient fermé cette semaine pour travaux ou quelque chose dans le genre.

lundi 28 avril 2008

Vacances j'oublie tout

Yesssssss! J'ai terminé de bosser il y a une heure et Hawk vient juste de rentrer du boulot; nous voici officiellement en vacances pour une semaine ! Demain, nous prenons le train pour le sud de la France avec une très grosse valise.
D'accord, ce n'est pas (encore) Copenhague, Prague ou Barcelone. D'accord, il faudra quand même que je travaille deux grosses demi-journées pendant notre séjour. D'accord, je dois caser deux rendez-vous médicaux rapides mais un poil angoissants, ma séance de torture mensuelle chez l'esthéticienne, le règlement par téléphone de quelques problèmes administratifs et la rédaction de ma 2042 de l'an dernier avec l'Homme-ce-Traître. D'accord, on ne pourra pas aller à Nice et sans doute pas non plus à Aix comme on pensait le faire le mois dernier. Nos sorties seront donc limitées à Monpatelin et à la grande ville voisine.
Mais on s'en fout.
A nous les grasses matinées crapuleuses qui se prolongent jusqu'en début d'après-midi, les déjeuners au soleil sur le balcon, les promenades main dans la main au bord de mer, les photos en vêtements légers sous un beau ciel bleu, les goûters en terrasse de mon salon de thé préféré, les sessions Wii Fit avec plein de place autour (et au-dessus...) pour faire les exercices, les bains moussants bien mérités en duo, les petits plats mitonnés amoureusement avec des légumes frais, les soirées DVD vautrés sur le canapé. Le mélange parfait d'activités plaisantes et de douce indolence.

dimanche 27 avril 2008

Wii Fit: l'heure de vérité

D'abord, quelques tests pour situer ma condition physique. Ca commence bien: mon centre de gravité est placé de manière quasi-parfaite, 50,2% à droite et 49,8% à gauche. Je sens que ce jeu va me plaire. La pesée, maintenant. Je ne me fais pas d'illusions: je sais que mon IMC doit taper dans les 26 et quelques. "Vous êtes en surpoids", m'annonce la balance board. Le dernier mot est écrit en rouge pour bien signifier que c'est GRAVE. Oui, bon. Maintenant, mon âge Wii Fit. Comment ça, 44 ans??? J'en ai 7 de moins et je suis dans une forme qui me paraissait honorable il y a encore cinq minutes. Hawk est mort de rire. Il déchante assez rapidement quand, son tour venu, le verdict tombe: IMC supérieur à 27 et âge Wii Fit 46 ans, soit 8 de plus que son âge réel. Alors qu'il fait du sport deux à trois fois par semaine. Je suis vengée. Tout de même, nous avons payé 90 euros pour nous faire insulter par une machine. Pas de doute, nous sommes masos. Mais nous ne devons pas être les seuls, vu les ruptures de stock massives sur le jeu dès le lendemain de sa sortie.

"Etant donné que vous êtes en surpoids, ce serait peut-être une bonne idée de faire de l'exercice pour ramener votre IMC à un chiffre correct", nous dit la balance board. Elle ne rajoute pas "espèce de gros lard", mais elle le pense si fort que nous l'entendons. En même temps, nous n'avons pas acheté le jeu pour le laisser dans un placard, donc allons-y: fixons-nous des objectifs de perte de poids et attaquons l'entraînement.

Quatre activités sont proposées: aérobic, gym, équilibre et yoga. L'aérobic, ça va peut-être faire un peu violent pour une première fois, et je n'ai pas hyper envie de courir sur place dans mon salon. Essayons la gym. Je tombe de la balance board au premier exercice; je n'arrive même pas à débuter le second (les pompes et moi, ça a toujours fait deux); le troisième est ridiculement facile et je ne retire aucune gloire de mon bon score; le quatrième me donne enfin l'occasion de triompher: 100 points et la mention "abdominaux d'acier", mwa ha ha; quant au cinquième, c'est le développé, un vieux classique des salles de muscu qui ne me pose pas vraiment de problème. Bilan global: j'ai une trèèèès grosse marge de progression sur certains exercices, mais je pense qu'en les répétant régulièrement et en augmentant petit à petit le nombre de répétitions, je ne devrais pas tarder à voir des résultats.

Testons maintenant les jeux d'équilibre. Au foot, mon Mii n'est pas très réactif; je laisse passer pas mal de ballons et prends plein de baskets dans la figure. Score: 18 points à la première tentative, 29 à la seconde. Hawk se moque. Dix minutes plus tard, il fait respectivement 6 et 18 points. Who's laughing now? Au parcours de ski, je loupe 7 portes à la première tentative et 2 à la seconde. Hawk se re-moque. Et re-fait des scores pire que les miens une fois son tour venu. Non, sa cheville pourrie et mes X années de danse classique ne constituent en aucun cas une explication et encore moins une excuse.

Il me faut quelques essais pour trouver la bonne position de saut à ski; mine de rien, elle doit finir par bien muscler les cuisses. Le jeu de billes est fun et j'arrive au niveau 5 sans trop galérer (par contre, il me manque toujours une demi-seconde pour le terminer, aaargh!). En funambule, je boucle le parcours à ma deuxième tentative avec seulement 2 centièmes de marge sur le chrono, ouf! Bilan de la catégorie: des exercices amusants et d'autres beaucoup moins; les différents niveaux de difficulté doivent les rendre assez efficaces à long terme.

Le yoga, j'en ai fait un peu il y a... pfiou, longtemps. J'ai encore de beaux restes et, toute fière de mon titre de "yogi" décerné par le jeu, j'exécute une petite danse de la victoire sur la balance board. Mais Hawk passe après moi; il fait les positions de travers et il en oublie de pratiquer la respiration abdominale; pourtant, il obtient de meilleurs scores que moi sur certains exercices. La machine, bien que sophistiquée, ne peut pas prendre en compte tous les paramètres. Je pense que sur le yoga notamment, le jeu peut créer des défauts de posture assez fâcheux, voire nuisibles.

Ce petit défaut mis à part, je suis conquise par la Wii Fit. C'est un très bon moyen de pratiquer une activité physique amusante et variée, à son rythme et surtout, sans sortir de chez soi. En plus, le suivi précis des progrès techniques et de la courbe de poids semble super motivant. Autrement dit, c'est LE truc que j'attendais depuis des années. Je n'aurai donc aucune excuse pour ne pas en faire régulièrement. D'autant que là, Hawk est en train de danser en slip mauve au milieu du salon parce qu'il vient de réussir le parcours à ski, et rien que ça, ça devrait suffire à me motiver pour pousser les meubles tous les soirs.

samedi 26 avril 2008

Finally, spring!

Ca y est, le printemps se décide enfin à montrer le bout de son nez à Bruxelles! Cet après-midi, après un passage chez Schleiper pour agrandir nos collections respectives de crayons (moi: aquarellables aux couleurs de sorbets, Hawk: noirs de différentes duretés) et un autre à la Fnac City 2 pour que j'achète de quoi lire (je n'accroche pas DU TOUT à "Royaume Désuni" de James Lovegrove dont j'avais pourtant adoré "Days"), nous sommes allés nous poser au soleil sur un banc du Parc Royal. En fait, sur trois bancs successivement. Nous en avions choisi un premier idéalement situé, mais quand je suis revenue de la buvette avec ma gaufre au chocolat et la glace vanille/fraise de Hawk, un couple avec poussette avait profité de mon absence pour squatter honteusement la moitié sur laquelle je comptais m'allonger, la tête posée sur les cuisses de Hawk. Nous nous sommes donc déplacés du côté du belvédère où les bancs étaient jonchés soit de crottes de pigeons, soit d'emballages vides - alors qu'il y a des poubelles partout dans le parc, c'est vraiment abusé. Après avoir mangé notre goûter en vitesse, nous avons déambulé dans les allées jusqu'à trouver un troisième et dernier banc vide bien qu'essentiellement à l'ombre. J'y ai dévoré les 34 premières pages de "This book will save your life", un roman acheté un peu au pif juste parce que l'illustration de couverture me plaisait. Bonne pioche: c'est bien écrit et l'histoire s'annonce intéressante. Je portais encore un petit blouson en cuir par-dessus mon T-shirt à manches longues, mais la plupart des filles vautrées sur les pelouses face à nous avaient les bras dénudés. J'ai hâte de pouvoir recommencer à sortir sans veste et sans collant, voire (soyons fous!) avec des chaussures ouvertes.

vendredi 25 avril 2008

Chacune sa solution

...Dans ma famille, on a un problème récurrent
avec les noix de cajou et le manque de pilons.

mercredi 23 avril 2008

Nouvelle Star - 4ème prime en direct de Baltard

Le jury est déjà assis; du coup pour ce qu'on en voit, Lio pourrait aussi bien être à poil du bas. Mais elle a un bustier noir sexy juste ce qu'il faut et une coiffure sortable, halléluiah! Par contre, il faudrait qu'on m'explique pourquoi Virginie Efira porte un noeud papillon défait. Le T-shirt bleu canard de Sinclair forme un contraste, euh, intéressant avec ses cheveux. Dédé arbore une chemise en satin bleu électrique bien tapageuse; quant à Manoeuvre, c'est officiel: vestimentairement, il est resté coincé dans les années 80.
Tiens, Amandine et Benjamin passent en dernier, ce qui tendrait à confirmer la théorie selon laquelle on case toujours les favoris en fin d'émission.
Lucile ("What you're waiting for"): Un peu juste vocalement mais pour l'instant, c'est de toutes ses performances celle que je préfère. "Une Mylène Farmer avec de la gaieté", commente assez justement Dédé.
Cédric ("Emmenez-moi"): Toujours bof. Pour moi sa voix est juste trop lisse; il lui manque du grain, une fêlure, quelque chose de personnel. Mais il rajeunit assez bien la chanson de Charles Aznavour.
Trio Benjamin/Amandine/Thomas ("What a wonderful world"): La styliste qui n'a pas pu se lâcher sur Lio s'est visiblement vengée sur Amandine; elle lui a collé une sorte de toile de tente satinée informe qui lui arrive à mi-cuisses devant et tout juste sous les fesses derrière. A part ça, ils sont fantastiques tous les trois. Vraiment. Ils modernisent la chanson sans trop s'éloigner de l'original et leurs trois voix bien qu'assez différentes s'accordent super bien. Vais-je finir par changer d'avis sur Benjamin? Mmmh...
Ycare ("Un homme heureux"): Décidément, il est capable du meilleur comme du pire. Primes 1 et 3, génial; primes 2 et maintenant 4: total à côté de la plaque. Ce soir, j'ai trouvé sa voix fausse fausse fausse. Mais comme dit Hawk, le truc qu'on ne peut pas lui reprocher c'est de manquer de sincérité.
Sian ("Jardin d'hiver"): Décidément, les chanteurs morts ont la cote cette saison. Je trouve qu'elle chante un ou deux tons trop bas, mais on la sent moins coincée, plus naturelle, ce qui est un progrès. Le jury adore; je crois que Dédé a une érection.
Tous les candidats ("Can't take my eyes off of you"): Je n'aime pas du tout cette version neurasthénique du morceau.
Jules ("Bad"): Il a du mal avec les paroles. Et moi j'ai toujours autant de mal avec lui, sa mèche à la ouaneuguène et sa tête d'E.T. Je lui reconnais cependant beaucoup d'aisance scénique.
Kristov ("Mon fils, ma bataille"): Je n'arrive pas à me faire à l'idée que s'il reste, sa copine va accoucher toute seule, et que malgré ça, elle lui a donné sa bénédiction pour participer à l'émission. Personnellement, si je m'apprêtais à expulser une pastèque par mes régions inférieures, je voudrais que le responsable soit là pour morfler aussi. Deux ou trois phalanges broyées me sembleraient un châtiment minimum. En plus, qu'est-ce qu'il choisit comme chanson ce soir? L'équivalent musical de "Kramer contre Kramer". Pitié, que le public fasse un bon geste et le renvoie au chevet de sa copine.
Thomas ("Je dis aime"): Rhôôôô putaiiiiin il est bon. Je le préfère dans un registre rock déjanté, mais franchement, il assure comme une bête. Super étonnant vu son jeune âge. Et son sourire en coin, waouuuh! Si j'avais 18 ans, je serais amoureuse de lui. La meilleure prestation de ce prime jusqu'ici, et de loin! Lio dit la même chose que moi, et malgré ses 42 (ou 43?) ans et sa demi-douzaine de mômes, on sent que Thomas lui fait un bête d'effet à elle aussi.
Trio Lucile/Jules/Kristov ("La groupie du pianiste"): Bored now.
Amandine ("Rehab"): Elle prend pas trop de risques sur ce coup-là: la chanson semble avoir été écrite pour sa voix. Rien à dire, mais ce n'est pas sa prestation la plus émouvante de mon point de vue. Dédé sort ses références littéraires; par contre, il ferait bien de réviser sa géographie: Toulouse n'est pas précisément sur la Méditerranée.
Trio Cédric/Sian/Ycare ("La liste"): Non non non non non.
Benjamin ("New soul"): La chanson me gonfle grave et l'interprétation me laisse de marbre. Je vois son talent mais il ne me touche pas. Je reste donc sur mes positions: mes favoris sont Amandine et Thomas.
Et maintenant, Cindy Sander. Mais si, souvenez-vous: "Céline Dion c'est Céline Dion, et Cindy, c'est Cindy". N'empêche que la petite esthéticienne strasbourgeoise aura eu ce qu'elle voulait: elle est sur la scène de Baltard, et elle chante.
...Oh mon Dieu. Nous sommes au début des années 80. La veste à paillettes, le T-shirt rose pétard, le texte nian nian-revanchard, la gestuelle théâtrale. C'est un pur carnage artistique. Et il va y avoir un single. Note à moi-même: ce n'est pas le moment de me mettre à écouter la radio.
And now, le résultat. Je dirais adieu Ycare ou Kristov, mais je n'ai pas le profil des spectateurs qui envoient des SMS à un euro pièce.
Ah ben tiens, c'est Sian qui est virée. Juste au moment où elle commençait à faire quelque chose de bien. Bon en même temps, ça lui pendait au nez depuis le premier prime; elle en aura fait quatre, ce n'est pas si mal.

"Dirt" saison 1

Ca commence par une scène d'exposition ratée, qui enfonce des portes ouvertes de la manière la plus racoleuse et la moins fine possible. Ca se poursuit par deux ou trois épisodes assez méchants et cyniques pour retenir l'intérêt, mais pas assez originaux et fouillés pour susciter un enthousiasme sans bornes. Et puis tout à coup, la saison prend vraiment son envol et s'achève beaucoup trop tôt, laissant le spectateur sonné dans son fauteuil.

Lucy Spiller est rédactrice en chef de "Dirt Now", un magazine people à scandales. Présentée tout d'abord comme la garce ultime, dénuée de scrupules et incapable d'éprouver le moindre sentiment, elle révèle petit à petit des nuances qui l'humanisent quelque peu: son amitié indéfectible (et a priori incompréhensible) pour Don le photographe schizophrène, son attachement vis-à-vis de son frère cadet, et surtout la blessure jamais refermée provoquée par le suicide de son père quand elle avait quinze ans. Oui, Lucy est prête à tout, y compris au chantage et à la manipulation la plus odieuse, pour obtenir une couverture qui fera vendre. Non, elle ne se soucie absolument pas des conséquences dévastatrices de ses actes sur les célébrités qu'elle a prises pour cibles. Mais dans toute la série, c'est le seul personnage qui assume entièrement ses actes, sans jamais se dérober ni se chercher des excuses. Elle fait preuve à cet égard d'un courage et d'une volonté dont les gens qui l'entourent sont tristement dépourvus, si bien qu'elle finit par forcer l'admiration du spectateur à défaut de sa sympathie.
Bien loin de la Monica Geller affreusement complexée qu'elle incarna pendant dix ans dans "Friends", Courteney Cox, qui co-produit la série avec son époux David Arquette, se taille ici un rôle à la mesure de son talent d'actrice et de son physique sublime, à mi-chemin entre sirène et vampire. Elle crève littéralement l'écran.

Mais la véritable bonne surprise de "Dirt", c'est Don Konkey, le photographe incarné par Ian Hart (aperçu auparavant dans "Harry Potter à l'école des sorciers", où il jouait le professeur Quirrel). Don est, comme il le répète au début de chaque épisode en voix-off, un "schizophrène fonctionnel", c'est-à-dire qu'il peut vivre normalement à condition de prendre les médicaments prescrits par son docteur. Ce qu'il ne fait pas toujours, car il déteste leurs effets secondaires. Jamais je n'avais vu la folie montrée à l'écran de façon aussi réaliste, à la fois poignante et effrayante. En plus d'être crédible et très touchant, son personnage apporte à la série une profondeur dont elle manquerait cruellement sans lui. Don est l'ancrage de Lucy, son pendant et son équilibre; il révèle le côté humain de sa rédactrice en chef et amie cependant que lui-même bascule dans une démence hallucinatoire difficile à concevoir pour la plupart des gens.

A côté de ces deux improbables "héros", les autres protagonistes paraissent bien fades et surtout bien faibles de caractère. Les hommes en particulier sont tous méprisables: Brent, l'éditeur distingué qui craque à la moindre pression et vient pleurer dans les jupes de Lucy pour qu'elle lui sauve la mise; Leo, le frère cadet qui commet une vengeance minables puis en rejette lâchement la faute sur sa soeur; Holt, l'acteur en quête de gloire qui se laisse entraîner sans beaucoup de résistance dans une spirale de mensonge aux conséquences désastreuses. Et je ne cite que les personnages récurrents, car chaque épisode contient son lot de minables en tous genres qui ne font que passer.

L'ambiance délétère de Hollywood est, je trouve, particulièrement bien rendue. Les people de la série sont prêts aux pires bassesses pour rester ou revenir sur le devant de la scène - y compris à briser la réputation d'autrui ou à mettre en scène leur propre vie. Leur soif de reconnaissance à tout prix les rend veules et méprisables. La célébrité ne me faisait déjà pas rêver avant de voir "Dirt"; là, je crois que je suis tout à fait vaccinée! Mon seul regret, c'est qu'à cause de la grève des scénaristes, la saison 2 ne compte que 7 épisodes au lieu des 13 prévus. Et qu'elle ne soit pas encore sortie en DVD.

mardi 22 avril 2008

La vérité toute nue sur l'épilation du maillot brésilien

Armalite dit :
en ce moment tout ce que j'ai de l'agneau c'est la toison ha ha ha
Armalite dit :
faut vraiment que je me trouve une esthéticienne à bruxelles
M&M's dit :
ce qui est ardu parce que... ?
Armalite dit :
as-tu déjà tenté ce rituel barbare qu'est l'épilation du maillot brésilien?
M&M's dit :
eh bien, je suis RAVIE que tu lances ce sujet de conversation
M&M's dit :
parce que... eh bien... nan
M&M's dit :
j'y pensais récemment
M&M's dit :
quand mon épilady a failli m'assassiner
Armalite dit :
je n'ai qu'une chose positive à dire en faveur de cette pratique
Armalite dit :
après ça, l'accouchement doit te paraître une promenade de santé
Armalite dit :
et il se trouve que j'ai réussi à trouver une esthéticienne à monpatelin qui me fait ça sans que je hurle à la mort
M&M's dit :
si ça dure longtemps, ça peut valoir le coup
M&M's dit :
donc question... à quelle fréquence tu le fais?
Armalite dit :
ah parlons-en de la durée!
Armalite dit :
les dix premiers jours, un entrejambe de bébé, le bonheur total
Armalite dit :
et les jours 11 à 13: tu te grattes comme une forcenée
Armalite dit :
parce que les poils essaient de crever la peau et que chez moi du moins, ils ont du mal
Armalite dit :
ensuite, jours 14 à 21 ou 30 (selon la vitesse de repousse) : ton minou a le look barbe de trois jours
Armalite dit :
donc en gros j'ai vue vie sexuelle torride dans la semaine et demie après mon rv chez l'esthéticienne
Armalite dit :
les jours 11 à 13 mon copain ne m'approche qu'au péril de sa vie
M&M's dit :
lol
Armalite dit :
(mais il peut réclamer une p'tite pipe, j'suis pas chienne)
Armalite dit :
les jours 14 à 30 c'est contorsions savantes pour cacher la zone problématique
Armalite dit :
"et si je m'asseyais sur toi mais de dos?"
Armalite dit :
"boa non merci pas de cunni aujourd'hui je veux juste m'occuper de toi"
Armalite dit :
tu vois l'idée
M&M's dit :
et en + tu passes pour la fille généreuse qui fait passer l'autre avant
M&M's dit :
ingénieux!
Armalite dit :
et ouééééééé
Armalite dit :
vingt-deux ans d'expérience feront toujours la différence
Armalite dit :
par contre il faut quand même dire
Armalite dit :
qu'au bout d'un certain nombre de fois les poils se clairsèment
Armalite dit :
là j'en ai plus qu'un sur deux qui repousse
Armalite dit :
je pense que je devrais être tout à fait chauve du minou d'ici la ménopause

samedi 19 avril 2008

Parfois, je hais mes amis

Nous avions quelques courses à faire cet après-midi. Le ciel me paraissait bien gris pour une promenade, et j'avais déjà consacré trois demi-journées de cette semaine à mon shopping personnel, mais Hawk tenait à acheter du déodorant, des chaussettes, des caleçons, une planche à découper, un économe et un valet de douche (!). Nous avons donc décidé de descendre la Chaussée d'Ixelles jusqu'à la Porte de Namur en nous arrêtant chez Di, H&M, Casa et autre Blokker.
A peine mis le pied dehors, je sens quelques gouttes commencer à tomber. Il fait onze degrés; je porte encore ma petite parka kaki avec son col en fausse fourrure alors qu'il y a deux semaines, je me baladais dans Monpatelin en manches de T-shirt. Difficile de ne pas déprimer dans ces conditions...
La séance de courses est morose et partiellement infructueuse. Au retour, pour me consoler, j'achète une des délicieuses brioches de Sucré-Salé dans l'intention de la boulotter avec un Empire des Trois Soleils. Je suis en train de finir mon thé quand mon GSM sonne. C'est Etre Exquis, qui veut me remercier de mes conseils. La dernière fois que nous nous sommes vus, il m'a demandé quelle était LA marque de lunettes de soleil hypissime en ce moment. J'ai répondu Oliver Peoples. Aucun magasin n'en faisait du côté de Monpatelin; il en a donc commandé une paire sans la voir au préalable, en me faisant une confiance aveugle.
"Je les ai reçues avant-hier, m'annonce-t-il, et je ne me lasse pas de les regarder tellement elles sont belles." Je hasarde un: "Elles ne seraient pas mieux sur ton nez, à te protéger du soleil?" Et là, il achève mon moral déjà sévèrement entamé en répliquant: "Ben figure-toi qu'il fait tellement chaud ici qu'elles me font limite transpirer."
Argh.
Vivement le 29.

Après la séance de rangement du samedi matin

MOI: C'est quand même plus pratique d'avoir tous les livres de cul sous la main, non?
HAWK: Ah ben c'est sûr que c'est mieux que d'avoir tous les livres de main sous le cul.

Je les aime nombreux et variés

Je les consomme sans distinction de genre, avec un appétit qui frôle la boulimie, et j'aime m'en faire plusieurs à la fois. Non, je ne parle pas de partenaires sexuels (tss tss, que vous avez l'esprit mal tourné...) ni même de tablettes de chocolats, mais de livres.

Il y a d'abord le livre de sac, qui doit être un poche pas trop épais pour que je ne craigne pas de l'abîmer en le trimballant partout. C'est celui que je sors dans le train ou l'avion après avoir fini mes magazines, dans les cafés quand je vais boire un verre seule ou dans la salle d'attente du docteur si je n'y trouve que des Femme Actuelle d'octobre 1987. Comme je peux passer plusieurs semaines sans y toucher, j'évite de choisir des page-turners dont on a envie de connaître la suite immédiatement. Un recueil de nouvelles tel que le "Petit éloge des grandes villes" de Valentine Goby ou un essai du style "King-Kong théorie" de Virginie Despentes convient très bien.

Il y a ensuite le livre de toilettes qui aide à prendre son mal en patience durant les périodes de transit laborieux. A l'instar du livre de sac, sa lecture est sporadique, bien qu'avec des occurrences plus rapprochées. J'aime jeter mon dévolu sur des mangas découpés en chapitres; derniers en date, "Quartier lointain" de Jiro Taniguchi à Bruxelles et l'intégrale de "Maison Ikkoku" à Monpatelin. Là, j'envisage d'attaquer les "Microfictions" de Régis Jauffret, un énooorme recueil de cinq cents nouvelles ultra-courtes (deux pages maximum).

Il y a enfin les livres de chevet, qui sont généralement au nombre de deux: un gros roman que je lis le soir avant d'éteindre la lumière et, pour les jours où je sens que mon attention est limitée, un beau livre de photos, un guide pratique, voire une bande dessinée. Dans la première catégorie, je termine "Wizards at war" de Diane Duane avant d'entamer "Royaume désuni" de James Lovegrove; dans la seconde, j'ai récemment adoré "Cancer and the city" de Marisa Marchetto.

Et vous, vous lisez quand, quoi et comment?

vendredi 18 avril 2008

Survival instinct

HAWK, me décrivant une fille que je ne connais pas: Elle ne s'aime pas beaucoup parce qu'elle est assez ronde.
MOI: Ronde comment, comme moi?
HAWK: Un peu plus. Et surtout, ronde liquide.
MOI: Gni?
HAWK: Oui, tu sais, le genre mou qui déborde de partout.
MOI: Ah. Et moi, je suis ronde comment?
HAWK, probablement mû par son instinct de survie: Ronde dure.

L'Oulette

Mardi soir, en banlieue parisienne. Nous avions convenu que JC me ferait à manger chez lui; comme il était en train de repeindre l'intérieur de sa maison, il a préféré m'emmener au restaurant. "On va aller à l'Oulette; tu connais?" Euh, oui. C'est là que nous avions (très bien) mangé avec B. la dernière fois que nous étions sortis tous les trois, en août 2006. J'étais séparée de l'Homme depuis quelques mois et relativement sereine. Bien sûr, c'était avant d'apprendre à quel point il m'avait trahie et prise pour une truite. Bref. Je gardais un bon souvenir de l'endroit, tant pour la cuisine que pour l'atmosphère, et il n'a pas fallu insister beaucoup pour me convaincre d'y retourner.

Situé non loin de Bercy, l'Oulette fait de la cuisine qualifiée d'"inventive", c'est-à-dire plus originale que la moyenne des restaurants. Après avoir dîné deux ou trois fois aux Magnolias, je trouve ça assez classique - et néanmoins délicieux. Pour l'apéro, JC et moi prenons tous les deux un cocktail maison à base de deux liqueurs de fruits et d'un vin pétillant - ça change un peu de mon éternel kir royal, mais pas tant que ça non plus. J'enchaîne sur une compression de foie gras et de magret de canard avec sa gelée de betterave, absolument divine. Puis, parce que j'adore ça et n'en ai pas mangé depuis une éternité, des ris de veau aux asperges vertes, cuits et assaisonnés à la perfection. Enfin, comme rien ne me tente vraiment dans les desserts (je ne suis pas très sucré), j'opte pour une assiette de fromages succulents avec le pain aux noix et le très bon vin rouge que nous a conseillé le sommelier. Je conclus en réclamant un thé vert et ai la bonne surprise de voir arriver sur la table du Fujiyama Mariage Frères, mon préféré.

Nous passons un chouette moment dans ce resto, entre expérience culinaire comme je n'en partage guère qu'avec JC (personne d'autre, dans mon entourage, n'a à la fois les moyens et le goût de sortir dans ce genre d'endroit) et conversation à bâtons rompus. Après avoir discuté travail pour nous chauffer un peu, nous réussissons à évoquer notre chère absente avec émotion mais sans céder à la facilité des larmes. Nous parlons franchement des aspects les plus douloureux du deuil - et aussi de l'humour noir que l'on peut trouver dans certaines situations. Nous nous comprenons, je crois.

C'est JC qui prend l'addition, donc je ne la vois pas. A vue de nez, je dirais qu'il y en a pour un peu plus de 100 euros par personne. Bien sûr, ça peut paraître cher; mais honnêtement, ça les vaut. Le personnel de l'Oulette est attentif et discret à la fois, la salle conviviale sans être bruyante, la cuisine savoureuse et les portions très bien calculées pour apaiser la faim sans que le client ressorte de table avec l'impression qu'il va exploser. La carte propose aussi bien de la viande que du poisson, et pour les budgets plus modestes il y a un menu à 51 euros vin compris. Si vous avez envie de vous faire un bon resto en amoureux ou de fêter quelque chose, l'Oulette ne devrait pas vous décevoir.

L'Oulette, 15 place Lachambeaudie, 75012 PARIS

mercredi 16 avril 2008

Nouvelle Star - 3ème prime en direct de Baltard

A peine le temps de rentrer de la gare du Midi et d'avaler une soupe aux champignons que déjà, me revoilà devant ma télé avec mon ordi sur les genoux pour faire le commentaire du prime de ce soir en direct.
Virgine Efira a une coiffure Belle des Champs; Lio porte une vraie robe qui lui descend plus bas que les fesses (mais pas vraiment jusqu'aux genoux, faut pas exagérer non plus); je commence à rêver de pousser Sinclair sous une tondeuse et qu'est-ce que c'est que ce smoking ridicule; Manoeuvre se prend pour Jeanne Mas en rouge et noir; Dédé est toujours Dédé.
Les candidats attaquent avec une chanson de Pink. Je n'aime pas les exercices de groupe; je trouve qu'on n'entend personne au final.
Pas de bol, ce soir tous mes préférés passent dans la deuxième moitié de l'émission.
Jules attaque avec le "Syracuse" d'Henri Salvador. Lio ferme les yeux de bonheur; cette fois, elle a dû fumer son pétard avant le prime. Je trouve que la chanson ne va pas du tout à Jules: un crooner de 17 ans, ça ne fait pas très crédible.
Sian, la candidate belge comme Christine Massy ne cesse de nous le rappeler, nous fait la chanson probablement la plus reprise de tous les temps avec "My Way": "I will survive". Plus souriante que d'habitude, mais sa voix me touche toujours aussi peu et je trouve qu'elle ne dégage pas grand-chose. Elle ferait une bonne chanteuse de piano bar, sans plus. Sinclair a raison: elle a la technique, mais pas l'émotion.
Kristov, notre miraculé de la semaine dernière, reprend "Aline". Sa prestation est honorable.
Duo Sian/Amandine sur "Diamonds are forever". La black en blanc et la blonde en noir: la styliste ne s'est pas foulée. Totalement hors de son registre, Amandine se balade et, une fois de plus, elle est juste sublime. Sérieusement. Je pense que cette fille réussirait à m'émouvoir en chantant l'annuaire des Postes.
Ycare s'essaie à "It's oh so quiet" de Björk. Un choix courageux et original. L'orchestration est jazzy, ça va plaire à Dédé. Ycare fait son zébulon sans jouer sur le registre du trop d'émotion comme la semaine dernière. J'aime. Le jury aussi; il récolte quatre bleus.
Lucile n'a pas été échaudée par la mésaventure d'Axelle; elle nous fait rien moins que "La vie en rose". Avec sa petite voix de gamine? Hum. Je suis d'accord avec Lio: elle minaude. Et se prend trois rouges.
Thomas a choisi (ou on lui a imposé, je ne sais pas bien) "Bittersweet symphony", morceau chargé de souvenirs pour moi. Je trouve qu'il chante trop fort et en forçant exagérément son accent. Sa prestation ne m'emballe pas. Bien que je l'apprécie énormément, je voterais comme Dédé sur ce coup-là.
Trio Julien/Ycare/Kristov sur "Les playboys": ils s'amusent, c'est mignon.
Benjamin interprète "Madame rêve". Et sur cette chanson que j'adore, il réussit à me toucher pour la première fois. Même s'il aurait pu se lâcher un poil plus. Lio est subjuguée; elle ressemble à un lapin pris dans les phares d'une voiture.
La minute inutile: le raisin sec est aussi l'ennemi d'Amandine; dans mes bras, mon amie, ma soeur!
Cédric reprend "I've got you under my skin"; ça lui va mieux que les chansons des prime précédents. Lio en mouille sa culotte.
Cette semaine, c'est sur "Say it ain't so" que Julien souffre. Car bon, j'aime bien ce garçon, mais il semble toujours en train de peiner sur les toilettes. Ca serait bien qu'il arrête les grimaces. Mince alors, Dédé dit tout pareil que moi!
Trio Lucile/Thomas/Cédric, "Comme un boomerang": très sympa, avec un côté "Jules et Jim" pour ajouter à la tonalité sulfureuse de l'original.
Amandiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine! Hum. Pardon. "Ne me quitte pas". Décidément, ils tapent dans les poids lourds du répertoire ce soir. Amandine chante d'une voix très différente, dans laquelle son éraillure transparaît à peine, fugacement, comme si elle ne pouvait pas l'empêcher de remonter à la surface. Je ne sais pas quoi en penser, d'autant que je vomis le morceau. Manoeuvre est très clair, en revanche: si Dédé continue ses critiques, il lui tape dessus.
Duo Benjamin/Jules, "I'm just a gigolo". Eux aussi, ils s'amusent, et le résultat n'est pas désagréable.
Pronostic, hmmm... Hawk et moi on se débarrasserait de Sian sans l'ombre d'une hésitation, belgitude be damned.
NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON! C'est Julien qui est viré! Je suis dégoûtée. J'espérais très fort qu'il ferait partie du dernier carré. Mais c'est vrai que ses prestations des deux dernières semaines étaient décevantes. Bouhou.

Paris en avril

dimanche 13 avril 2008

"La consolante"

Comme des millions de lecteurs, j'avais adoré "Ensemble c'est tout" pour ses personnages cabossés par la vie mais tellement humains et attachants, la façon dont petit à petit ils se construisaient un univers plein de fantaisie et de tendresse, les dialogues qui sonnaient tellement vrai, la narration qui prenait de charmantes libertés avec les principes littéraires. Quatre ans plus tard, je n'ai guère hésité à acheter le nouveau roman d'Anna Gavalda dès sa sortie, ce que je fais rarement: les grands formats sont très chers et prennent trop de place dans ma bibliothèque déjà fort encombrée. "Miam, me suis-je dit, plus de 600 pages, voilà de quoi me régaler pendant plusieurs longues soirées."

J'ai lu "La consolante" cette semaine, et malheureusement il m'a beaucoup déçue. J'ai eu un mal fou à m'intéresser à son héros, ce presque quinquagénaire bouffé par son boulot d'architecte, coincé dans une relation moribonde et hanté par le souvenir d'une femme fantasque qu'il aima jadis. Pendant les deux tiers du livre, j'ai attendu qu'il fasse autre chose que ressasser interminablement ses souvenirs. Du coup, la nouvelle histoire d'amour pliée dans les 200 dernières pages m'a paru trop précipitée - bâclée, même. On peut arguer que le personnage, après avoir perdu autant de temps, était enfin mûr pour une action prompte et décisive; mais si ça peut, à la limite, tenir la route psychologiquement, ce n'est pas très satisfaisant pour le lecteur qui aurait préféré passer plus de temps avec la famille joyeusement bordélique des Vesperies qu'avec Anouk et son désespoir existentiel. Quant à la fin, elle tient du happy end un peu trop bien ficelé où tous les problèmes s'arrangent d'eux-mêmes comme par miracle.

Mais surtout, ce qui m'a empêchée d'apprécier "La consolante", c'est cette habitude absolument exaspérante qu'a l'auteur d'omettre le sujet de ses phrases. Quand c'est le même personnage qui accomplit toute une suite d'actions, ça passe assez bien. Mais dès que la scène comporte plusieurs protagonistes, ça gêne la compréhension: on ne sait plus qui fait quoi, et ce procédé, au lieu de fluidifier le texte, produit l'effet contraire en obligeant le lecteur à revenir en arrière pour essayer de visualiser les choses. Je n'ai pas le souvenir d'avoir trouvé ça si pesant dans "Ensemble c'est tout"; là, ça vire au tic d'écrivain et c'est juste pénible.

J'ai bien conscience qu'il doit être très difficile d'enchaîner après un succès aussi phénoménal que celui d'"Ensemble c'est tout", mais pour moi, "La consolante" ne tient pas ses promesses. Mention "petit bonheur", toutefois, à l'apparition fugace de deux des héros du roman précédent - un joli clin d'oeil adressé aux lecteurs fidèles.

Morne week-end


Alors que nous nous remettons avec difficulté du séisme de la semaine dernière, deux de nos amis nous annoncent qu'ils se séparent. Décidément, le samedi ne vaut rien aux couples.
Nous avons passé le nôtre à expédier des corvées: les trois quarts d'heure d'attente rituels à la Poste Flagey pour récupérer un recommandé (merci la DS et son jeu de Mah-Jong très efficace pour tuer le temps), quelques courses d'appoint chez Delhaize (où il n'y avait pas de fraises, ce qui est MAL MAL MAL), la traduction d'une quatrième de couv demandée vendredi soir par Editeur Préféré, et enfin le ménage en grand de l'appartement: sanitaires, poussière, aspirateur, serpillère, lessive... Que des choses excitantes, mmmh.
Puis je me suis de nouveau colletée avec mon four pour essayer de lui faire cuire un second tian à la provençale, sans plus de succès que la première fois. Pour finir cette merveilleuse journée, en mangeant nos aubergines et nos pommes de terre semi-cuites, nous avons regardé un épisode de Nip/Tuck, trouvé ça super glauque, switché sur Dirt et trouvé ça presque pire.
Heureusement, avant de m'endormir, j'ai pu finir le dernier Anna Gavalda (qui ne m'a pas enthousiasmée; je me fendrai peut-être d'un post pour expliquer pourquoi) et surtout lire le tome 1 du fameux "Quartier Lointain" de Jiro Taniguchi, qui est effectivement un bijou. Mission de ce dimanche: dénicher et acheter le tome 2. Autrement dit, nous allons une fois de plus finir chez Filigranes.

jeudi 10 avril 2008

La belle rencontre du mercredi après-midi

Mes éditeurs m'envoient toujours plusieurs exemplaires des livres que j'ai traduits. Après en avoir mis un de côté pour ma bibliothèque personnelle, filé un à mon père (qui ne les lit pas mais les collectionne) et distribué éventuellement un ou deux de plus aux personnes de mon entourage susceptibles d'être intéressées, il me reste toujours des surnuméraires dont je ne sais pas trop quoi faire - surtout quand il s'agit d'une réédition poche d'un ouvrage déjà paru en grand format. J'avais donc placé une annonce sur un forum littéraire que je fréquente, pour proposer de donner ces bouquins à qui les voudrait. Une association française qui essaie d'intéresser à la fantasy les jeunes des banlieues en difficulté m'a contactée pour que je lui en envoie quelques-uns, ce que j'ai fait lors de mon dernier séjour à Monpatelin. Et la semaine dernière, une Bruxelloise m'a demandé si je voudrais bien faire don des autres pour une vente de charité au profit d'un hôpital guinéen.
Lorsque je me suis présentée hier à l'Ultime Atome où nous nous étions donné rendez-vous pour procéder à la remise, tout ce que je savais d'elle, c'est qu'elle avait "les cheveux gris et une coupe asymétrique", information fournie par ses soins afin que je puisse la repérer dans le café. C'est en discutant avec elle devant un chocolat chaud que les pièces du puzzle ont fini par se mettre en place et que j'ai identifié Adriana, une écrivaine de SF dont tout le monde, sur le forum de son éditeur, avait encensé le premier bouquin (au point que j'avais failli l'acheter alors que je déteste la SF). J'ai découvert, en vrac, qu'elle était italienne mais vivait à Bruxelles depuis la fin de ses études, qu'avant de publier son premier roman elle avait eu une carrière de traductrice technique et d'interprète, qu'elle avait choisi de ne pas faire d'enfants, qu'elle dessinait à ses heures perdues et avait même exposé ses oeuvres une fois, qu'elle adorait les animaux, la bonne bouffe et les voyages, qu'elle s'était également rendue au Japon dont elle parlait un peu la langue et que nous appréciions les mêmes gens sur le forum de son éditeur. Bien sûr, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ma chère Brigitte...
Pendant plus de deux heures, nous avons bavardé à bâtons rompus, échangeant nos adresses de restos sur Bruxelles, nos impressions sur le Japon et nos histoires respectives de chats. Je n'ai pas vu le temps passer, et si elle n'avait pas fini par donner le signal du départ, j'aurais pu y rester la moitié de la soirée. C'était... une sorte de coup de foudre amical comme je n'en ai eu que très peu dans ma vie, moi qui suis plutôt du genre asocial et très difficile quant au choix de mes fréquentations. Au-delà des intérêts que nous partageons, j'ai senti une personnalité forte, ouverte d'esprit, cultivée et généreuse - quelqu'un de droit dans ses bottes et qui ne triche ni avec elle-même ni avec les autres. Je suis très contente qu'elle m'ait proposé de corriger son prochain bouquin; cela nous fera une occasion de nous revoir.

mercredi 9 avril 2008

Nouvelle Star - 2ème prime en direct de Baltard

Voo et le câble coaxial acheté à l'arrache par Hawk en soient remerciés: ce soir, c'est Nouvelle Star à la maison! Tout en préparant mon clafoutis épinards/tomates spécial "facile à digérer", j'écoute distraitement Backstage, l'émission présentée par la fille qui brunchait à la table voisine de la nôtre lors de notre dernier passage au Balmoral. Anecdotique, mais permet d'attendre le main event qui commence avec un quart d'heure de retard par rapport à l'horaire français.
Et c'est parti! Virginie Efira "ne fait pas pétasse", dixit Hawk sur un ton vaguement surpris; Lio est coiffée avec un pétard; Sinclair n'a toujours pas raccourci sa tignasse; Manoeuvre conserve ses lunettes mais apparemment c'est la faute à Gainsbourg; Dédé est toujours Dédé.
N°1, Thomas (My Sharona): J'aime pas la chanson, mais il ne s'en tire pas mal. Je voudrais bien le voir sur des trucs plus grunge. Et aussi, savoir combien feraient les trois gratteux qui l'accompagnent sur "Through the fire and the flames" en mode expert.
N°2, Cédric (Aux sombres héros de la mer): C'est pas possible d'affadir à ce point un classique du rock français. Il est lisse, il n'a pas la fêlure nécessaire dans la voix, ça ne passe pas du tout. Enfin, pour moi, parce que le jury trouve ça formidable et lui colle quatre bleus. Soeur Cadette a dû aimer aussi, j'imagine.
Duo Sian-Benjamin (Purple rain): Intéressant, sans plus.
N°3, Lucile (Amoureux solitaire): La version rock du tube de Lio n'est pas désagréable, et je trouve la petite Lucile bien mignonne, mais elle ne me fait rien du tout.
N°4, Kristov (Life on Mars): Il s'attaque à un de mes chanteurs préférés, et sa performance est honorable bien que manquant un peu de punch. Mais je ne supporte toujours pas son petit côté minet au look étudié jusqu'à la longueur et au placement du moindre poil de cul barbe.
N°5, Julien (Cendrillon): Je trouve que le titre ne correspond ni à sa voix, ni à son expression souffreteuse. Il peut faire vachement mieux que ça. Sinclair et Manoeuvre sont de mon avis.
Trio Kristov-Jules-Ycare: C'est rock, Abba? On m'aurait menti? Ah effectivement, ça peut l'être si on remanie la chanson au point de la rendre méconnaissable. Mais pourquoi pas... Lio est pratiquement debout sur la table, Sinclair semble plus dubitatif.
N°6, Amandine (With a little help from my friends): La styliste a assassiné et dépecé un balai à franges pour la déguiser en Pocahontas. Ca ne l'empêche pas de tout déchirer. Le jury est debout, j'en ferais bien autant si je n'avais pas mon ordi sur les genoux. Etonnant la façon dont cette fille toute timide à la ville devient une tigresse sur scène. Dédé a peut-être raison: elle doit être possédée.
N°7, Jules (Miss you): Je dois lui reconnaître un certain feeling et pas mal d'aisance scénique. Mais c'est plus fort que moi, il m'insupporte. Lio par contre est toute excitée par sa prestation, elle en dit même "putain". Manoeuvre emphatique parle de "stratégie de la violence". Pffff.
N°8, Ycare (Ma gueule): Hawk ricane "On dirait Patrick Bruel". Puis "Est-ce qu'il y a moyen de lui mettre du noir plutôt que du rouge?". Visiblement, le genre halluciné ne le branche pas. Moi non plus, sur ce coup-là. Sinclair aime; faut toujours qu'il aille à contre-courant de ses petits camarades. Il manque s'écharper avec Dédé. Du sang, du sang!
N°9, Sian (With or without you): Elle connaît son affaire, y'a rien qui dépasse; mais justement, pour moi c'est trop lisse malgré ses larmes incongrues sur la fin.
Trio Cédric-Thomas-Julien (J'aime regarder les filles): Le fût blanc de Céric, c'est pas possible. Le fût rouge et les bretelles de clown de Julien, non plus. La styliste a été un poil plus inspirée avec le gilet de Thomas. Cédric s'excite sur son micro, Julien a la voix trop nasillarde pour le morceau, Thomas est nickel.
N°10, Benjamin (Proud Mary): J'ai cru comprendre que c'était le grand favori de cette saison avec Amandine, mais rien à faire il me laisse de glace. Je vois qu'il a du talent; j'arrive juste pas à rentrer dedans. Lio est à donf, on ne la tient plus. D'ici la finale, elle le viole sur scène.
Duo Amandine-Lucile (Où sont les femmes?): Amandine est mortelle avec son fût rouge brillant et ses escarpins!!! Les deux blondes se la donnent et ma foi c'est pas mal du tout.
Bon, à mon avis, c'est Ycare ou Sian qui vire ce soir. En plus ce serait normal, c'est les deux qui avaient le moins de votes la semaine dernière.
Voilà, Maître-Nadjeur... pardon, maître Nadjar... comptabilise les derniers appels. (Oui, j'ai honte de ce jeu de mots pourri; d'ailleurs il n'est pas de moi mais de Hawk.) Et le candidat gentiment poussé vers la sortie est... Kristov. Ben merde alors. Et d'une, mes pouvoirs de divination me font défaut; et de deux, je ne trouve pas ça très juste, mais le public prêt à envoyer des SMS à 1 euro a parlé.
Non!!! Car le jury décide de cramer le joker qu'il détient pour la première fois afin de sauver Kristov qui est, je cite "la chanteuse préférée" d'André Manoukian dont c'est l'anniversaire aujourd'hui. Ben ça, c'est un geste rock'n'roll. Ou de gens qui préfèrent se débarrasser tout de suite d'une responsabilité - au choix. Bref, la semaine prochaine, on prend les mêmes et on recommence.

mardi 8 avril 2008

"Bienvenue chez les ch'tis"

Intrigués par le succès phénoménal de ce film qui ne nous tentait a priori pas du tout, nous avons fini par aller le voir au cinéma. Et ma foi, nous avons passé un fort bon moment. A travers les yeux d'un fonctionnaire provençal muté dans un bled du côté de Lille, "Bienvenue chez les chtis" croque avec beaucoup d'humour et de tendresse un portrait des gens du Nord tels que vus par ceux du Sud - et faisant partie de ces derniers, je peux vous jurer qu'il exagère à peine quant à nos préjugés, notamment sur la température polaire de la région. Quelques invraisemblances énooormes m'ont un peu fait tiquer; par exemple, Lille-Marseille, c'est au moins dix heures de voiture, soit beaucoup trop pour se taper régulièrement des aller-retour en l'espace d'un week-end, surtout quand l'avion permet de faire le trajet en une heure et des poussières pour beaucoup moins cher. Mais l'option "voie des airs" nous aurait privés d'une apparition de Patrick Bosso que j'aime beaucoup et qui semblait avoir disparu des écrans depuis un petit moment. Dans son rôle de brave type mené à la baguette par sa mégère d'épouse, Kad Merad se confirme comme un acteur sensible et touchant. Que dire d'autre, sinon que malgré un scénario assez prévisible, les éclats de rire sont nombreux et bruyants. Et vous pouvez me faire confiance sur ce point: je suis un public trèèès difficile pour les comédies.

Guitar Hero III 666

Guitar Hero est un jeu diabolique.
Pas seulement parce qu'au final, notre version américaine nous sera revenue au même prix qu'une version européenne pour un jeu qui ne passe qu'en noir et blanc sur notre télé (et croyez-moi, distinguer les touches bleues et jaunes juste d'après leur place, c'est pas évident du tout à partir du mode medium où ça commence à défiler assez vite).
Pas non plus parce qu'il a failli être la cause indirecte de notre séparation le week-end dernier.
Et même pas parce que le dernier niveau se déroule en enfer, où on doit battre Satan en duel pour débloquer l'ultime morceau.

Non, si Guitar Hero est un jeu diabolique, c'est parce que...
D'abord, dedans, y'a la musique que j'aime: pas du blues, donc, mais du bon vieux rock bien lourd, celui que je n'entends jamais ni la à radio, ni à la télé, ni dans les magasins ou les bagnoles des copains. Notamment quelques morceaux mythiques pour moi, à savoir "Rock you like a hurricane" de Scorpion, "Welcome to the jungle" des Guns'n'Roses et... "The number of the beast" d'Iron Maiden.
(Puis aussi "Radio song" de Superbus qui fait ressortir mon côté fille sautillante on-dit-que-je-suis-chiante, mais chuuut!)
Ensuite, la guitare. C'est un peu comme si elle était ensorcelée. Dès que je l'ai entre les mains, c'est plus fort que moi, j'avance les hanches, je penche le buste en arrière, je donne des petits coups d'épaule pour accompagner les accords: bref, je m'y crois complètement. L'esprit du rock'n'roll me possède. Malheureusement, il ne descend pas plus bas que les poignets. J'ai donc la totale attitude et des performances techniques risibles. Story of my life...

Ce jeu, je vous jure, c'est pire que le crack. Une fois commencé, impossible de s'arrêter. Les doigts crampent sur le manche et ripent sur la strum bar, les yeux brûlent et larmoient à force de fixer l'écran, les notes se brouillent et dansent une sarabande effrénée ponctuée de couacs de plus en plus nombreux, et pourtant rien n'y fait. Il faut jouer encore un morceau, essayer d'obtenir un streak encore plus long ou un pourcentage encore plus proche du 100. "Allez, juste une petite dernière..." Refrain bien connu des alcooliques et des drogués.
Pendant ce temps, le four s'obstine à refuser de cuire le tian à la provençale, mais ce n'est pas grave: on va engloutir pommes de terre et aubergines à moitié crues en vitesse pour pouvoir se remettre à jouer dès la dernière bouchée avalée. Et on abandonnera une énorme pile de vaisselle sale en remettant son nettoyage aux calendes grecques - date approximative à laquelle on estime qu'on arrivera à enchaîner trois ou quatre notes en mode expert.
Le pire, c'est que nous avons déjà contaminé Phil H et Julie (qui se débrouillent bien mieux que nous, mais on va dire que c'est parce qu'ils sont djeûns), et qu'à mon avis, Soeur Cadette et son mari seront les prochains sur la liste.
Beware of Guitar Hero!!!

lundi 7 avril 2008

Le petit bonheur imprévu du lundi matin

Ce matin en me connectant sur le site de ma banque pour consulter mes dernières opérations, j'ai eu la surprise d'y trouver un virement d'Editeur Préféré au titre du "relevé des ventes décembre 2007". Sauf erreur de la comptable, ça signifie qu'un ou plusieurs des bouquins que j'ai traduits pour eux ont rattrapé le montant de l'avance qui m'avait été faite et commencé à générer des droits d'auteur supplémentaires. En quatorze ans de carrière, c'est la toute première fois que ça m'arrive. Et par un heureux hasard, le montant est, à 25 euros près, le prix du sac Gérard Darel ultra-cher que je me suis offert il y a dix jours (celui qui est aux pieds de Charlotte sur la photo de gauche). Apparemment, il y a un bon Dieu pour les shopaholics ^^
[EDIT: Bon bon, autant pour moi, en fait ce sont des droits de prêt que l'éditeur me répercute. C'est moins gratifiant, mais ça se dépensera tout aussi bien.]

dimanche 6 avril 2008

Môdite de l'anniversaire (éternelle rengaine)

Je trouvais ça étrange qu'une de nos méga disputes explosives soit tombée un jour où on ne fêtait rien.
(Par ordre chronologique, les trois précédentes avaient eu lieu:
- pour Halloween
Puis j'ai réalisé. J'avais démarré "Le temps n'est rien" le 5 avril 2004. Hier était donc mon quatrième anniversaire de blog.
Hawk aura bientôt 38 ans. Nous allons devoir redoubler de prudence. Jusqu'au 24 avril, les seuls sujets de conversation admis à la maison seront les menus de la semaine ("pour la soupe de ce soir, je prends tomate/mascarpone ou potiron/carottes/orange?"), la météo bruxelloise ("c'est bien agréable de revoir enfin le soleil après cet hiver interminable, tu ne trouves pas?") la couleur de mon vernis à ongles ("tu me préfères en Satin Noir de Chanel ou en Rouge Tango d'Estée Lauder?") et le choix des DVD à regarder ("séquence beuuurk avec Nip/Tuck, nostalgie avec Buffy ou drame chez les people avec Dirt?").

La nuit porte conseil

Opération rapatriement en France annulée. Je répète: opération rapatriement en France annulée.
Reprise de l'activité bloguesque normale dès que nous serons remis de nos émotions.

samedi 5 avril 2008

Sitôt arrivée, sitôt repartie

L'aventure bruxelloise s'achève ici.
Le blog "Moody & Cookie" également.
Merci à tous ceux qui nous ont suivis.

vendredi 4 avril 2008

Dans la série "mes démêlés avec la poste belge"...

Aujourd'hui, 43 minutes d'attente pour m'entendre dire, en arrivant au guichet, que mon colis censé être au bureau de Flagey depuis hier se balade encore quelque part dans le système de distribution, et que je suis invitée à repasser à partir de lundi.
Grrrrrrr.
Sur une note plus positive, ça doit bien faire trois mois que Taxipost n'a égaré ni renvoyé aucun de mes paquets en provenance des USA.

A quelque chose malheur est bon

Parce que mon carnet de santé restait muet sur la question, j'ai feuilleté il y a quelques jours mon agenda 1998 pour vérifier si j'avais bien effectué mon rappel de vaccin DTPolio cette année-là.
Il faut savoir que j'archive ma vie de toutes sortes de manières. Il y a eu pendant presque 25 ans un journal papier que mon premier blog est venu remplacer; il y a quantité de carnets de voyage et d'albums de scrapbooking commémorant les occasions importantes; il y a enfin, depuis le début des années 90, des agendas distincts du Filofax que j'utilise tous les jours, et sur lesquels je note non pas ce que j'ai à faire mais ce que j'ai effectivement fait. J'y colle mes tickets de cinéma ou de spectacle, les cartes des restos dans lesquelles je vais, les étiquettes de mes fringues préférées et tout un tas d'autres memorabilia.
Dans celui de 1998, donc, à la date du 2 octobre, j'ai trouvé la mention "cours d'essai aïkido". Et une semaine plus tard, un article découpé dans la feuille de chou locale, avec une photo en noir et blanc de l'Homme en train de faire une prise dont j'ai oublié le nom. Dessus, il a les cheveux coupés très courts, un air concentré et un visage moins marqué que dans mes souvenirs. Il allait fêter ses 32 ans. Il devait se marier l'été suivant - ce qu'il s'est gardé de me dire jusqu'au mois de mai, quand sa copine a débarqué un soir à la salle. Evidemment, entre-temps, j'étais devenue tellement accro que ça n'a même pas réussi à me décourager. S'en est suivi le désastre sur lequel je me suis déjà longuement répandue ici.
Je me rappelle avoir hésité jusqu'à la dernière minute à aller faire ce fameux cours d'essai. La saison était déjà commencée et j'ai horreur d'arriver en retard par rapport aux autres. Il ne devait pas faire très beau ce jour-là et j'avais sans doute la flemme de sortir de chez moi. Je pensais aussi que l'aïkido serait un art martial trop soft pour moi. Finalement, je me suis secouée. Et à l'instant où mon regard s'est posé sur le prof, j'ai su que j'étais foutue.
Si je pouvais revenir en arrière, resterais-je chez moi ce jour-là? Je suis tentée de dire "un immense OUI" Lio-staïle. Avec le recul, cette relation ne m'a vraiment pas apporté grand-chose et j'y ai perdu beaucoup. Mais sans ce plantage monumental, me serais-je rendu compte que le profil de mec qui me faisait craquer depuis toujours (solide comme un roc, et à peu près aussi bavard et sensible) était à l'opposé de ce qui me convenait? Aurais-je su voir et accepter que Hawk et moi étions faits l'un pour l'autre? Sans doute pas. Si ça se trouve, on ne se serait même jamais rencontrés...

mercredi 2 avril 2008

En direct de Baltard

Je suis chez moi, le ventre plein de tartines poulet/gouda/moutarde, bien calée dans Chloé le canapé transexuel. Ce soir c'est la première émission de la Nouvelle Star à Baltard et je me la joue "je commente en direct".
Virgine Efira est mignonne comme tout et de plus en plus à l'aise. Les années précédentes, elle en faisait un peu trop, là je la trouve juste dans le ton.
Le jury: Lio a une choucroute sur la tête et Sinclair n'a pas été chez le coiffeur depuis trop longtemps. Philippe Manoeuvre me rappelle Titi avec ses lunettes de soleil; je ne vais pas tarder à le prendre en grippe. Dédé est toujours Dédé.
N°1, Sian ("Fever"): je ne suis pas fan de la chanson, et son interprétation manque un poil de sexitude, mais en même temps c'est bien de changer un peu et de la jouer soft. Une chose est sûre, vocalement elle se balade.
N°2, Kristov ("Help"): il a du courage de s'attaquer à un classique et il se la joue ludique, ce qui me paraît un bon choix. Mais je ne raffole pas des crevettes en slim à barbichette et lunettes d'intello.
Un quintet rapide sur "La lettre" de Renan Luce; quatre gars à la guitare et une fille paumée au milieu. Ca me fait juste penser que je voulais écouter l'album.
N°3, Benjamin ("This is a man's world"): il ressemble à Beaver Casablancas dans Veronica Mars et ça me perturbe. Vocalement il assure comme une bête, mais son univers musical ne me touche pas.
N°4, Fred ("Le temps des fleurs" - enfin je crois): j'adore la chanson, j'aime la façon dont il l'interprète, mais son jeu scénique est beaucoup trop nerveux à mon goût. Le jury n'aime pas, il se prend 2 rouges.
N°5, Thomas (un morceau de Franz Ferdinand que je ne connaissais pas mais qui me plaît beaucoup): lui je ne l'avais même pas vu pendant les sélections, et je lui trouve un physique mou consensuel, mais sous ses dehors un peu fades, ouaaaah! Il déchire. A suivre.
N°6, Lucile ("J'envoie valser"): elle est très mimi, mais bof. Juste bof.
Trois filles et deux gars sur "Imagine". Au risque de me faire lyncher par les puristes, les Beatles m'endorment.
N°7, Julie (encore un classique dont j'ignore le titre): la chanson me gonfle, sa voix me gonfle, j'aimerais bien qu'elle s'en aille ce soir même si ça doit faire de la peine à sa mamie.
N°8, Cédric ("Vertige de l'amour"): sa voix n'a ni la gouaille ni le relief de celle de Bashung, et je ne le trouve pas crédible dans son trip rocker alors qu'il fait tellement gendre idéal. Par contre, le jury adhère à fond.
N°9, Julien ("U-turn"): un de mes chouchous des sélections, et en plus il vient de la même ville que moi. Sa voix me scotche; je trouve ça incroyable de pouvoir exprimer autant d'émotions déchirantes à son âge. En plus c'est l'un des rares candidats qui ne me fait pas grincer des dents quand il chante en anglais. Je le veux, je le veux, je le veux.
N°10, Cindy ("Divine idylle"): disons juste que si le public ne la garde pas, je ne me jetterai pas par la fenêtre. Lio traite la chanson de mièvre; dire que je la trouvais sympa jusqu'ici...
N°11, Amandine ("Nothing compares 2 U"): elle se mélange un peu dans les paroles, mais je la trouve juste sublime dans le genre écorchée vive. Une espèce de Courtney Love plus timide que trash. Elle reçoit une ovation bien méritée. Si elle n'arrive pas dans les quatre derniers, je mange ma télécommande.
N°12, Axelle ("L'hymne à l'amour"): pas vue pendant les sélections. Elle ressemble vaguement à l'ex-femme de l'Homme. Pas vraiment le coffre de Piaf mais une jolie voix limpide et de l'émotion. Ca ne suffit pas au jury qui la fracasse.
Trois garçons à la guitare et deux filles qui se dandinent sur "Dis-moi" des BB Brunes. Cette année, à part Amandine, il n'y a que les gars qui jouent d'un instrument, on dirait. La chanson me laisse de marbre.
N°13, Jules ("Toxic"): il reprend une chanson de fille à la Julien Doré. Vocalement rien à redire, mais il est statique et... depuis le début, je ne le supporte pas. Il a une tête d'E.T., une attitude de branleur et une coiffure qui me donne juste envie de sortir mes ciseaux. Par contre, le jury est en extase.
N°14, Clément ("Pomme C"): je le vois pour la première fois. La chanson ne me bouleverse pas, lui non plus. Peut dégager en ce qui me concerne. En ce qui concerne le jury - qui l'assassine avec 4 rouges -, aussi.
N°15, Ycare ("Le chanteur"): aux sélections il avait l'air à moitié cinglé, et en plus il reprend le tube qui a fait connaître mon idole d'adolescence. Je suis prête à le haïr, mais raté: c'est très bien. Très très bien.
Maintenant, les pronostics. Moi, je vire Clément, Cindy, Julie, Lucile et Cédric. Mais je pense qu'Axelle et Fred risquent de partir et Cédric et Julie de rester. Verdict après une page de pub...
Les six candidats ayant obtenu le moins de votes sont: Sian, Fred, Clément, Cindy, Axelle et Julie. Le jury va sauver Sian c'est sûr...
Ah ah j'avais raison presque sur toute la ligne.
A la semaine prochaine si Dieu et Voo le veulent bien.

En avance d'un an sur la hype

En couverture de Voici cette semaine: Angelina Jolie et Brad Pitt s'apprêtent à acheter une maison à Eygalières, ce charmant petit village provençal où Hawk et moi avions passé mon anniversaire l'an dernier. Le mas sur lequel ils auraient jeté leur dévolu se trouve face à la chapelle Saint-Sixte où nous avions pris des photos de Régis, et donc probablement juste à côté du Mas du Pastre dont les roulottes risquent fort de se voir prises d'assaut par les touristes désireux d'apercevoir du people. Dommage pour le charme tranquille du coin, qui risque fort de devenir le St-Tropez des Alpilles.

mardi 1 avril 2008

Message d'intérêt général

MONSIEUR TOUT-LE-MONDE EST UN FOURBE
QUI JOUE A LA WII SANS LA LUMIERE DE SA VIE

My taylor is rich, and my dentist is mean

En 1998, quand je me suis réinstallée dans ma ville natale après de nombreuses années d'absence, j'ai demandé autour de moi si quelqu'un connaissait un bon dentiste. Une amie d'Etre Exquis m'a recommandé le sien en me disant: "Son cabinet est juste à côté de chez toi, et tu verras, il est bonnard, il chante en te soignant!".
Je n'ai personnellement jamais eu droit à une sérénade. Mais le docteur Jacques E. me fait mal le minimum syndical; il est charmant et toujours de bonne humeur (excepté en 2006 où sa femme venait de le quitter et où nous avons vitupéré ensemble contre nos ex respectifs), si bien que dix ans plus tard, je lui confie toujours mon détartrage annuel.
Ce matin donc, j'arrive chez lui un peu inquiète.
- Il y a quelques jours, j'ai découvert une tache brune assez grosse sur une de mes dents de devant, j'espère que c'est juste de la coloration alimentaire et pas une carie.
- On va voir ça tout de suite, allongez-vous.
Le docteur Jacques E. saisit un instrument et gratte la dent incriminée.
- Ah non. C'est pas de la coloration alimentaire. C'est une carie. Et puis une belle, en plus. (Il l'examine avec un froncement de sourcils concentré.) Bien profonde.
Je déglutis.
- Vraiment?
Il hoche la tête.
- Oui. Et les caries comme ça, c'est galère à soigner.
Il laisse passer un instant de silence durant lequel je me recroqueville sur moi-même.
- C'est toujours plus grave que ce qu'on pourrait croire... les caries du premier avril.
Aaaaargh. Je m'étais pourtant juré de ne pas me faire avoir cette année!
Bien sûr j'ai traité le docteur Jacques E. de méchant, méchant homme. Il a répliqué que ça n'était pas une bonne idée de l'insulter pendant qu'il avait la fraise à la main. Je me suis immédiatement tue.
L'avantage, c'est que j'étais tellement soulagée que le détartrage m'a paru bien moins pénible que d'habitude.