lundi 30 juin 2008

Mosaïque de masques fous - ma participation ratée

Il y a quelques semaines, Hélène de Mon blog de fille lançait une chouette idée: que ses lectrices lui envoient une photo d'elles en train de grimacer, le visage enduit d'un masque de beauté bien répugnant, et elle ferait une mosaïque avec l'ensemble des clichés reçus. Jamais en reste quand il s'agit de faire l'andouille, je mettais Hawk à contribution dès le lendemain pour produire une photo rigolote que j'envoyai aussitôt à Hélène. "Hiiii, tu es super!" me répondit-elle par mail. Toute contente, j'attendis la publication de la fameuse mosaïque.

...Et fus très dépitée ce matin de constater que je n'y figurais pas. "Désolée, ta photo a dû se perdre pendant le transfert", s'est excusée Hélène. Pfff, faut toujours que ça tombe sur moi. Du coup, comme je ne voudrais pas qu'une telle vision de beauté soit perdue pour tout le monde (je me suis quand même dangereusement ridiculisée devant mon amoureux pour obtenir ce fichu cliché!), je vous la poste ici:


Ca fait peur, hein? Figurez-vous que jusque là, je ne m'étais jamais rendu compte que je ne louchais que d'un seul oeil...

dimanche 29 juin 2008

Vacances tentaculaires

Nos vacances d'été sont en train d'étendre leurs tentacules à la face de l'Europe tel un poulpe géant. Au départ, nous avions juste prévu de passer une semaine à Copenhague en septembre. Puis, comme je n'étais pas sûre que nous aurions de quoi nous occuper si longtemps dans cette ville somme toute assez petite, et que nous avions en outre l'intention de séjourner dans un hôtel hype très cher, j'ai pensé fractionner notre escapade: quatre jours à Copenhague et un week-end à Londres, où je n'ai pas remis les pieds depuis sept ans (je crois) et qui ne se trouve qu'à deux heures d'Eurostar de Bruxelles. Hier, Soeur Cadette m'a appelée pour proposer une escapade à Barcelone pendant que nous séjournerions à Toulouse en juillet. Et aujourd'hui, en préparant les déplacements à Londres et à Copenhague, je me suis rendu compte que cette dernière n'était qu'à 35 mn de train de la charmante ville suédoise de Malmö. Du coup, nous envisageons fortement de prolonger notre séjour de 24h pour ajouter la Suède à notre tableau de chasse. Si tout se déroule comme prévu, ce sont donc pas moins de trois nouveaux pays qui viendront, en l'espace de deux mois, passer du rouge au bleu sur ma carte du monde. Et j'espère bien qu'il y en aura un ou deux de plus l'an prochain, grâce à un stage carnet de voyages en Afrique avec Antonia et un second trip asiatique avec Hawk. Je happy. Je veryyyy happy.

vendredi 27 juin 2008

Proposition de loi

Je suggère qu'à dater de ce jour, il soit interdit d'inclure dans un roman de fantasy en langue anglaise toute mention de bataille navale, de tempête en mer ou d'attaque par un monstre marin. En fait, il serait bon de supprimer toute allusion, même vague (ha ha ha), à un truc capable de flotter mis à part les sorcières. Dorénavant, les héros resteront dans leur île, leur pays ou leur continent d'origine, à l'intérieur desquels ils se déplaceront exclusivement à pied ou à cheval. Ils éviteront soigneusement de traverser tout cours d'eau autrement qu'au moyen d'un gué ou d'un pont. Si leur quête doit les entraîner de l'autre côté d'un océan, ils enverront une mouette voyageuse à leurs homologues locaux pour leur passer le relais. Les étrangers n'ont qu'à se débrouiller tout seuls pour sauver leur bout de monde, non mais ho! Les assister, c'est pas leur rendre service - c'est Nicolas S. qui me l'a dit.

jeudi 26 juin 2008

Foot reflexology

Je n'ai pas résisté très longtemps à mon envie d'essayer les soins du Serendip Spa. Hier après-midi, j'avais rendez-vous pour une séance de "foot reflexology", c'est-à-dire massage des pieds et stimulation des points d'acupression situés sous la plante (ceux qui correspondent à tous les organes). Je n'avais encore jamais expérimenté cette technique et j'étais curieuse de voir ce que ça donnerait. Par ailleurs, je m'étais déjà fait masser le corps - fort bien d'ailleurs, par une Marocaine aux doigts de fée - dans un institut Yves Rocher, mais l'occasion de m'offrir un spa ne s'était encore jamais présentée. Il s'agissait donc d'une double première pour moi. Je vous raconte...

A mon arrivée, on m'invite à remplir un questionnaire client avec mes coordonnées, mais aussi un certain nombre de données médicales (opérations récentes, problèmes de santé et traitements médicamenteux éventuels) et de préférences personnelles ("y a-t-il des endroits de votre corps que vous ne souhaitez pas qu'on touche? des endroits sur lesquels vous souhaitez qu'on insiste particulièrement?"). Puis le masseur me conduit au sous-sol afin que je puisse me déshabiller, m'enrouler dans un grand carré de tissu et déposer mes vêtements dans un casier fermé à clé. J'ai pris une douche juste avant de partir de chez moi, mais dans le cas contraire, tout le nécessaire pour me laver est à ma disposition - y compris un sèche-cheveux et différentes crèmes de beauté organiques. Comme le reste du sous-sol, le vestiaire du Serendip Spa a des murs entièrement peints en rouge; il est décoré de statuettes de Bouddha, de bougies parfumées et de verres dans lesquels flotte une unique fleur de gerbera. On est immédiatement plongé dans l'ambiance asiatique raffinée du soin qui va suivre.

Dans une petite pièce aux lumières tamisées, le masseur me fait allonger sur une table assez ferme et néanmoins plus confortable que mon lit (mais vu que je dors dans un futon depuis des mois, mon jugement en matière de confort pourrait bien être biaisé). Il me recouvre d'un drap léger qui s'arrête au-dessus de mes genoux, puis enveloppe chacun de mes mollets avec une serviette tiède. Enfin, il m'ôte mes lunettes, baisse encore les lumières et va s'installer à mes pieds. Dans une étrange quasi-obscurité qui ne me laisse deviner que les contours de sa silhouette, il enduit ses mains d'huile et commence à manipuler mon pied gauche. Parfois, il me chatouille presque et je me retiens de glousser. Parfois, c'est si bon que je me dissous carrément de bonheur. Parfois, il appuie à des endroits précis avec un petit instrument dur et je dois me concentrer sur ma respiration pour ne pas grogner. En tout cas, ses gestes sont méthodiques et précis.

Il travaille en silence tandis que je prête une oreille distraite à la musique asiatique qui, sans être spécialement forte, l'est tout de même bien davantage que lors la séance de méditation de la semaine dernière. Je ne somnole pas tout à fait, mais je me sens tout à fait détendue, y compris pendant les moments les moins agréables. Mon premier pied terminé, le second a droit au même traitement en profondeur. La séance d'une heure se termine par un massage des genoux et des mollets. J'ai complètement perdu la notion du temps. Lorsque les lumières se rallument, je mets un peu de temps à me redresser. Je demande au masseur (qui comme sa patronne parle français mais s'exprime de préférence en anglais) quelques précisions sur le concept de réflexologie. Il m'explique que les organes à problème se signalent par une sorte de boule au niveau du point d'acupression correspondant, "comme s'il y avait des grains de sable autour". Et ajoute que chez moi, par exemple, il perçoit des troubles au niveau du système digestif. J'aurais été à peine plus épatée (et considérablement plus inquiète) s'il avait deviné le code de ma carte bleue.

En sortant, je m'arrête à l'accueil pour discuter avec Claudia, la maîtresse des lieux. Je profite du calme de cet après-midi de semaine pour la bombarder de questions auxquelles elle répond fort gentiment. J'apprends ainsi que les massages corporels les plus indiqués contre la rétention d'eau (et les troubles digestifs, d'ailleurs!) sont l'ayurvédique et l'aborigène; que pour faciliter mon endormissement je peux utiliser telle ou telle huile essentielle et essayer, outre la technique apprise la semaine précédente, un autre type de méditation qui consiste à se remémorer toute la journée écoulée à l'envers. Je ressors de là avec une infusion à boire deux heures avant de me coucher, un roll-on à appliquer sur mes tempes et mes poignets en me mettant au lit, et l'un des ravissants coussins que nous avions utilisés pour le Full Moon Club. Mon portefeuille est plus léger, disons, de l'équivalent d'une tunique Cop Copine achetée au prix boutique.

Alors, on est d'accord que 75 euros pour se faire papouiller les pieds pendant une heure, c'est malheureusement un luxe inabordable pour les gens de plus en plus nombreux qui peinent à remplir leur frigo et le réservoir de leur voiture avec un salaire de misère. Mais pour ceux qui, comme moi, ont la chance d'avoir encore quelques sous une fois payé l'essentiel, c'est un investissement des plus rentables - invisible, impalpable, qui n'encombre pas les placards et fait progresser d'un grand pas sur la voie du bien-être. En tout cas, moi, je veux bien me passer d'un chiffon supplémentaire par-ci par-là pour m'offrir une séance mensuelle de ce genre.

mercredi 25 juin 2008

"Forgetting Sarah Marshall"

La journée ne m'avait apporté que des contrariétés. Ca avait commencé par une prise de tête avec ma banque au sujet de prestations dont je n'ai pas l'usage et qu'ils me facturent depuis dix ans. Ca s'était poursuivi par la nouvelle que l'éditeur de Maudite Série n'avait pas reçu les contrats signés et la facture envoyée au début du mois, et que par conséquent j'allais devoir lui renvoyer tout ça et attendre encore trois semaines un paiement d'une demi-douzaine de milliers d'euros - glups. Ca s'était achevé par un mail de Hawk m'annonçant que son boulot lui refusait la journée du 8 août, et que le week-end à Londres pour lequel nous avions pris des billets d'Eurostar non-remboursables tombait à l'eau.
Comme toujours quand je suis fortement contrariée, je sentais poindre un délicieux début de migraine assorti d'une jouissive nausée. J'ai failli envoyer un mail à Hawk pour lui dire qu'on ne se retrouvait plus au ciné après son boulot, que je préférais passer la soirée à la maison. Mais parce que j'avais fait une réservation, la place avait déjà été débitée de ma carte UGC; et surtout, j'ai pensé que l'atmosphère moite et étouffante de l'appartement n'arrangerait sans doute ni mon état ni mon humeur. Je me suis donc forcée à sortir, et j'ai bien fait.
Autant le dire tout de suite: je déteste les comédies. Surtout les américaines et les françaises. En règle générale, je trouve le scénario indigent et les gags affligeants de lourdeur. Une seule raison m'a poussée à aller voir "Forgetting Sarah Marshall": le manque sévère induit par l'arrêt de la série "Veronica Mars", et la présence de l'héroïne d'icelle au générique du film. Malgré la bonne critique lue sur AICN, je m'attendais à m'ennuyer de pied ferme et à m'excuser humblement auprès de Hawk à la sortie pour lui avoir fait perdre deux heures de sa vie avec un tel nanar.
Et puis non. J'ai passé un bon moment. A plusieurs reprises, j'ai même ri tout haut des déboires de ce nerd au coeur brisé par une star de la télé, qui partant à Hawaii pour se changer les idées se retrouve dans le même hôtel que son ex et le nouveau petit ami de celle-ci. Jason Segel, l'excellent Marshall de "How I met your mother", a écrit le scénario de "Forgetting Sarah Marshall", dont il interprète également le héros malheureux. Il réussit ce tour de force de faire hésiter en permanence le spectateur entre le rire et la compassion, et d'imaginer des gags basés sur le sexe et/ou la nudité qui ne sont ni grotesques ni éculés. Chaque fois qu'il s'assied devant un piano pour composer ou chanter, le résultat est épatant de drôlerie - du moins, en VO. Il réussit même à donner à Kristen Bell une scène émouvante qui évite à son personnage de passer pour une bitch caricaturale. A noter également, une floppée de seconds rôles savoureux autour du quatuor principal.

lundi 23 juin 2008

4ème marathon photo de la Fnac: on y était! (épisode 3)

14h00: "Bête de scène"? Trop facile. On va faire avec Régis la photo dont j'avais eu l'idée un peu plus tôt, et pour la deuxième, on tentera d'incruster notre petit monstre sur une des très nombreuses scènes qui sont en train de se monter en ville. Pour la seconde fois de la journée, retour à la maison.

14h30: Mais où ai-je fourré les accessoires de Régis? Pourvu que je ne les ai pas ramenés à Monpatelin histoire de faire de la place... Ouf, non: ils sont perchés dans une boîte noire et jaune de chez Sacha au-dessus de la bibliothèque du salon. Pendant que je confectionne une petite pancarte et un fond de casquette pour masquer les trous des oreilles, Chouchou nous prépare des rafraîchissements. Nous avons le gosier tout sec; ce matin lorsque nous sommes partis de chez nous, nous grelottions presque avec nos vestes; à présent, il fait 29°! Nos pattes arrière commencent à tirer un peu, aussi. Comme nous sommes en avance sur l'horaire et que nous avons déjà nos idées de photos, nous nous accordons une petite pause.

15h00: C'est Chouchou qui trouve le spot idéal pour le premier cliché, celui du "musichien au chômage": un bout de mur joliment graffité, dans le haut de notre rue. Malgré le vent joueur qui tente à plusieurs reprises d'emporter notre mini pancarte, l'affaire est rondement menée.

15h15: Nous nous dirigeons ensuite vers la scène située en haut de la Chaussée d'Ixelles. Le groupe Align est en train de répéter. J'interpelle un jeune homme qui vérifie les branchements et, avec mon plus beau sourire de nana qui pourrait être sa mère, je lui explique qu'on fait un concours photo et qu'on aimerait faire poser notre monstre devant leur batterie. Les musiciens amusés acceptent, et Chouchou ne met qu'une ou deux minutes à produire une photo qui me fait dire: "Pas la peine de chercher plus loin, on n'obtiendra pas mieux". Pause ou pas, nous sommes assez fatigués et pas mécontents de boucler là.

16h00: Retour à la case départ. Nous déposons nos ultimes clichés au Botanique en promettant de revenir deux heures plus tard pour l'apéro de clôture. Mais après une petite promenade du côté de la rue Antoine Dansaert, mes genoux menacent de cesser le travail séance tenante si je ne les ramène pas très vite à la maison. Nous reprenons donc les transports en commun une dernière fois, épuisés mais heureux. Je suis sûre que des tas d'équipes auront des photos plus belles que les nôtres. Mais ça m'étonnerait que beaucoup d'entre elles se soient amusées davantage que nous tout au long de cette journée.

Ci-dessous: nos photos pour le thème n°3.




dimanche 22 juin 2008

Surprise musicale


Tout à l'heure en remontant à pied depuis Filigranes, nous sommes tombés par hasard sur un groupe de percussionnistes qui jouaient au milieu de la Chaussée d'Ixelles devant une foule assez nombreuse. Bien qu'un peu grognon, je n'ai pu m'empêcher de m'arrêter pour les écouter et les regarder. Quinze ou vingt jeunes, Noirs, Blancs ou à mi-chemin entre les deux, filles et garçons mélangés, cognaient sur des tambours d'aspect bricolé avec un enthousiasme contagieux, dirigés par un "chef d'orchestre" aux impressionnantes gesticulations. Un joli moment de métissage et d'énergie.

4ème marathon photo de la Fnac: on y était! (épisode 2)

11h30: Nous venons d'apprendre que le thème imposé n°2 était "Verre et verdure". Premier réflexe: chercher un parc entouré de buildings aux vitres teintées pour faire une photo en contre-plongée. Oui mais tout le monde va penser à la même chose, et la plupart des autres binômes sont équipés de reflex numériques - du matos bien meilleur que le nôtre. On n'arrivera jamais à les griller sur la qualité. Ce qu'il nous faut, c'est un angle d'approche original. Je suggère: "Pourquoi pas un verre plutôt que du verre ? On peut aller en acheter un vite fait chez Casa.." Dans le même ordre d'idée, la végétation urbaine se mue dans mon esprit en salade en sachet. Chouchou est d'accord pour tenter le coup.

12h00: Un court voyage en bus nous a amenés au City 2. Chez Casa, nous faisons l'emplette d'un verre (soigneusement choisi pour sa taille et sa transparence) et d'une petite assiette blanche carrée. Chez Carrefour, nous sélectionnons un sachet de salade de blé typiquement belge. Le petit déjeuner étant loin (surtout pour les 50% d'entre nous qui n'ont pas boulotté d'accessoires entre-temps), nous marquons un arrêt à l'indien du food court. Je décide de prendre un chapatti kefta. Non, un chapatti tandoori avec un pakkora. Ou plutôt un bol eggy et une boulette kefta. Chouchou me regarde changer d'avis toutes les 30 secondes en se marrant. En attendant, lui, il ne sait toujours pas ce qu'il veut. Mon bol eggy est quelconque dans le meilleur des cas, et la boulette kefta juste immonde. J'aurais dû m'en tenir à mon premier choix.

12h30: L'estomac lesté, nous nous dirigeons d'un pas considérablement ralenti vers la Grand-Place où nous espérons profiter de l'heure du déjeuner et de la baisse d'affluence touristique pour mettre en scène notre "verre et verdure". Manque de chance, nous tombons en plein mariage. Sûrement quelqu'un d'important, car l'accès de la place a été, chose rare, autorisé aux voitures parmi lesquelles une immense limousine. Nous devons renoncer à inclure les bâtiments alentour dans nos clichés. Sans me décourager, je décide de prendre une photo toute simple de nos accessoires sur les pavés si caractéristiques de Bruxelles. Les gens qui passent à côté de nous se marrent, voire nous photographient ou nous filment. Ce soir, la moitié de la ville parlera des deux cinglés qui mitraillaient une assiette de salade au milieu de la Grand-Place.

13h15: Nous éloignons en quête d'un autre lieu. Dans une rue adjacente, nous passons devant l'un des nombreux musiciens de rue qui hantent les parages. Ca me donne une idée de photo avec Régis. "On pourrait lui remettre sa guitare et le coller contre un mur avec sa petite casquette Harley à ses pieds et quelques pièces dedans... On appellerait ça "Musichien au chômage"; ce serait drôle."

13h00: Nouvelle tentative de mise en scène, au bord d'une fontaine en dessous de la place Royale cette fois. Deux filles sont assises du côté opposé, pile dans notre champ. Je vais gentiment leur demander si elles pourraient se pousser quelques secondes. L'une d'elles tient un road book du marathon dans la main. Je leur demande où elles en sont. Après un premier duo de photos sans grande inspiration, elles se dirigent vers un parc voisin pour chercher de la verdure entourée de verre. Ha! Je le savais.

13h30: Place Royale, Chouchou est à quatre pattes entre les rails du tram et la voie de circulation des automobiles. L'appareil posé au sol et le cul en l'air, il attend une brèche dans le flot des voitures et des bus pour prendre un cliché avec la plongée sur le centre-ville en toile de fond. Cet homme est héroïque, mais j'aurais préféré qu'il risque la vie de son vieux Coolpix plutôt que celle de mon Lumix flambant neuf.

14h00: Galerie de la reine, nous déchargeons (avec une heure d'avance) nos deux meilleures photos sur le thème "Verre et verdure". Et nous récupérons le troisième et dernier thème imposé de la journée, qui est... "Bête de scène". Ca fait tilt tout de suite. Je m'exclame: "Régis!". Chouchou hoche la tête d'un air entendu. (A suivre...)

Ci-dessous: nos photos sur le thème "Verre et verdure" (sauf que la seconde n'est pas la bonne car la dame de la Fnac l'a déplacée au lieu de la copier, et nous n'avons plus la bonne... en gros, c'était un peu la même chose, mais en format paysage, et pris entre les chaînes de sorte qu'on voit beaucoup mieux le paysage en plongée).



samedi 21 juin 2008

4ème marathon photo de la Fnac: on y était! (épisode 1)

7h00: Le réveil a sonné depuis déjà un quart d'heure; il serait temps de se verticaliser. Malgré nos craintes à tous les deux, j'y parviens assez facilement alors que Chouchou peine à se sortir des draps. Serait-il possible que ça ait un rapport avec le fait que 1/ il est enrhumé depuis trois jours 2/il tourne en moyenne à 6h de sommeil par nuit dans la semaine, et moi à 10?

7h30: "????ben qu'est-ce que tu fais déjà debout????" m'envoie Autre Moi sur MSN. Apparemment, tous les VIP se sont levés aux aurores en ce samedi et premier jour de l'été: Autre Moi raccompagnait une amie à la gare; Junior partait voir sa grand-mère à Vichy et Kris avait pris la route cette nuit avec ses parents pour se rendre à Aurillac. C'est beau cette communion d'esprit.

8h00: Nous descendons à pied vers le métro Porte de Namur. La Chaussée d'Ixelles est bloquée par les préparatifs de la fête de la musique; une scène barre la totalité du passage un peu en dessous de la place Fernand Cocq. Heureusement que nous n'avions pas prévu de prendre le bus.

8h30: Nous sommes au Botanique avec 119 autres binômes plus ou moins bien réveillés. Le temps d'attraper un pain au chocolat sur la table du buffet, et nous nous présentons à l'enregistrement. On nous distribue un roadbook expliquant les règles de l'épreuve, deux T-shirts d'un vert assez atroce qu'Autre Moi kifferait énormément, et un petit sac à dos bleu marine contenant deux pommes et une bouteille d'eau. Je me dis: "Au moins, entre ça et le petit dej' offert, on sait où passent les 10 euros de notre inscription". Perdu: ils seront intégralement reversés à une association caritative. Bien joué, la Fnac. Docile, Chouchou enfile l'atroce T-shirt (sous son gilet molletonné Uniqlo, faut pas déconner quand même), tandis que je marmonne que je hais les uniformes et que celui qui m'en fera passer un n'est pas encore né. Anarchie, rébellion, toussa toussa.

9h00: On nous annonce le première thème imposé de la journée. "Il est 9 heures, Bruxelles s'éveille". Puis les photographes s'égaillent par grosses grappes; certains se postent au-dessus du pont voisin pour immortaliser... euh, la circulation matinale, je crois. Chouchou et moi ne sommes pas du tout inspirés; nous suivons le mouvement en traînant les pieds. Je grommelle dans la barbe que je n'ai pas: "Tu parles d'un thème pourri". Chouchou ne semble guère plus enthousiaste. Nous nous entre-regardons, et l'espace d'un instant, nous sommes sur le point d'abandonner avant même d'avoir commencé. Puis une idée me vient: "On n'a qu'à rentrer à la maison, je me remets en pyjama, je sors sur le balcon avec une tasse et un croissant et tu me prends en photo depuis le trottoir d'en face". C'est bien, mais nous devons fournir deux clichés par thème. Je développe le concept: "Tu vas aussi remettre ton pyjama et on va descendre t'installer sur un banc au bord des étangs d'Ixelles avec la même tasse et le même croissant; ça fera des photos His'n'Hers, ce sera bath". Hélas: Chouchou ne trouve pas bath du tout l'idée de descendre en pyjama de chez nous jusqu'à la place Flagey. Petit joueur, va. C'est donc moi qui m'y collerai.

9h30: Retour à la maison par des voies de bus détournées et achat de 3 croissants dans une boulangerie voisine. Je m'étonne du nombre: un seul aurait suffi me semble-t-il, mais Chouchou m'assène qu'il a été régisseur et qu'il SAIT que nous aurons besoin de 3 croissants. Soit. Je prends rapidement quelques clichés de lui en pyjama sur notre balcon, puis assis sur le pas de la porte de l'immeuble. Et là, je comprends la grande sagesse de Môssieur le Régisseur: les croissants, il ne se contente pas de les tenir à la main pour la photo, il les boulotte au fur et à mesure. Le temps que je remonte enfiler mon pyjama Winnie l'Ourson à carreaux rouges et blancs, il reste un accessoire boulanger intact, un accessoire boulanger amputé d'un coin et un tiers d'accessoire boulanger attaqué par les deux bouts.

10h00: Les gens me regardent beaucoup dans la rue; je dois être très en beauté aujourd'hui.

10h30: Assise sur les barrières qui entourent les étangs d'Ixelles, j'ai pris toutes les positions possibles à partir des combinaisons de facteurs suivants: de face/de dos, tête à droite/tête à gauche; faisant semblant de boire dans ma tasse vide/faisant semblant de mordre un croissant unijambiste. Les passants sont très sympas et s'arrêtent spontanément pour ne pas nous déranger. J'imagine ce qu'ils raconteront à leur famille en rentrant chez eux après avoir fait leur marché...

11h00: Nous repassons par la maison pour que j'enfile une tenue décente. Nous en profitons pour visionner nos clichés sur ordinateur et choisir les deux meilleurs avant de reprendre le chemin du centre-ville, assez contents de nous ma foi.

11h30: Au BIP, nous remettons nos fichiers JPEG à une employée de la FNAC qui se marre en les ouvrant. Nous trouvons que c'est bon signe. On nous donne un papier sur lequel figure le second thème imposé de la journée: "Verre et verdure". (A suivre...)

Ci-dessous: nos photos pour le thème n°1



jeudi 19 juin 2008

Full Moon Club

D'après sa biographie, Claudia Zackariya a déjà eu une vie extrêmement bien remplie: "Née d'un père sri-lankais et d'une mère anglaise professeur de yoga, elle a vécu à Londres, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, à Singapour et au Sri Lanka. A son ascendance orientale, elle doit une profonde envie de rendre service qui l'a incitée, après une carrière de business woman trépidante, puis la création d'une fondation caritative au Sri Lanka, à concevoir le Serendip Spa." (extrait de Bruxelles le dimanche) J'imaginais donc une dame d'âge mûr - disons, aux alentours de la cinquantaine. Aussi ai-je été fort surprise, hier soir, de voir venir à notre rencontre une petite jeune femme menue qui semblait avoir 28 ans à tout casser. De deux choses l'une: soit Claudia Zackariya a trouvé un truc pour avoir des journées de 60 heures là où le commun des mortels doit se contenter de 24, soit les enseignements qu'elle promeut sont d'une efficacité étourdissante. "C'est très rare qu'elle soit ici", souffle, étonnée, une des autres inscrites au Full Moon Club de ce 18 juin. J'imagine en effet que la gestion de cet institut très haut de gamme ne lui laisse pas le loisir d'administrer elle-même les nombreux massages et soins proposés par le Serendip Spa.
C'est donc avec le sentiment d'être des privilégiés que nous la suivons dans une petite pièce sans fenêtre où tout a été calculé pour que les occupants se sentent coupés du monde extérieur, depuis la musique asiatique en sourdine jusqu'à la bougie organique qui répand une légère odeur de citron et de basilic. Nous sommes cinq participants à la première séance du Full Moon Club - une initiation gratuite à la méditation. Hawk est le seul homme présent; les trois autres participantes sont toutes des dames d'un certain âge venues séparément. [Détail amusant: Claudia s'adresse à nous en anglais, et ça ne pose de problème à personne. C'est aussi pour ça que j'adore Bruxelles...] Nous prenons place sur de jolis coussins ronds dans les tons violets et roses, disposés en cercle autour de la table minuscule sur laquelle reposent la bougie et le récipient qui servira à émettre les sons signalant le début et la fin de la séance. Conformément aux instructions de la maîtresse de cérémonie, chacun s'assoit sur le bord avant de son coussin, les jambes repliées et les chevilles croisées quasiment sous les fesses. C'est la meilleure position pour obtenir un dos bien droit et la posture la plus favorable à la méditation, explique Claudia. Après que chacun ait révélé les raisons de sa présence et ce qu'il est venu chercher, nous commençons une série d'exercices de respiration et de visualisation. La voix de Claudia est infiniment douce et apaisante; en la laissant me guider, je n'ai aucun mal à plonger en moi-même et à faire le silence dans ma tête (chose qui m'est quasiment impossible en temps ordinaire, et raison pour laquelle j'ai tant de mal à m'endormir le soir). Je ne vois pas le temps passer.
Au bout d'un moment, cependant, je commence à avoir mal au pied sur lequel repose une grande partie du poids de mon corps. Je reprends conscience que mon jean me rentre un peu dans le ventre. Je me tortille pour retrouver discrètement une position plus confortable, mais ma concentration est brisée. De toute façon, la séance touche quasiment à sa fin. Claudia refait un tour de cercle en demandant à chacun ce qu'il a ressenti et s'il a éprouvé des difficultés particulières. Tout le monde a eu un peu de mal à maintenir la posture, mais il paraît que c'est normal pour une première fois. Claudia nous dit que c'est à nous d'adapter à nos besoins propres les grandes lignes qu'elle vient de nous enseigner, et que nous pouvons, notamment, pratiquer ces exercices le soir, allongés dans notre lit - ce que j'ai bien l'intention de faire pour combattre mes problèmes d'endormissement. Je suis navrée que ce soit déjà terminé; je crois que j'aurais pu rester des heures à écouter Claudia et à lui poser des questions sur ses expériences. En sortant de là, j'ai l'impression de marcher sur des nuages. Je sais déjà que je reviendrai au Serendip Spa: dans mon sac, le "menu" de l'institut attend juste que je fasse mon choix et que je prenne rendez-vous. Pour l'instant, j'hésite entre une séance de yoga ou de méditation indivuelle, un traitement "foot reflexology", un massage personnalisé ou un soin du visage énergisant. Me connaissant, je finirai sans doute par les essayer tous!
Serendip Spa, place Stéphanie 18, 1050 Bruxelles.

mercredi 18 juin 2008

"Dan in real life"

Il y a quelques années, dans "Esprit de famille" ("The family Stone" en VO), Sarah Jessica Parker était invitée à passer les vacances dans la grande maison familiale de son nouveau chéri - et elle craquait pour un des frères de celui-ci. "Dan in real life" raconte la même histoire, mais pas du tout de la même façon. D'abord, le point de vue n'est pas celui de l'étrangère à la famille, mais du frère qui culpabilise à mort d'être attiré par la petite amie de son cadet. Ensuite, a etite amie en question n'est pas une workaholic coincée qui accumule les gaffes face à sa future belle-famille déjantée, mais une nana cool et intéressante pour laquelle tous se prennent instantanément d'affection. Enfin, là où "Esprit de famille" commençait dans le burlesque et finissait sur une tonalité grave avec le décès de la maman atteinte d'un cancer, "Dan in real life" suit un peu le cheminement inverse, avec un début empreint de tristesse et de mélancolie et une happy end plutôt prévisible.
Mais bien plus que par son scénario somme toute assez téléphoné, le film tient par la prestation de ses deux acteurs principaux: Steve Carell, l'oncle suicidaire de "Little Miss Sunshine", très touchant dans son rôle de veuf inconsolable qui a mis sa vie sentimentale entre parenthèses pour s'occuper de ses trois fills, et Juliette Binoche, confondante de naturel. Voilà une actrice française qui n'a pas l'air ridicule quand elle parle anglais, qui n'en fait pas des caisses et qui est quand même éblouissante, qui assume sa quarantaine sans chirurgie esthétique et en n'ayant jamais été aussi belle. Steve Carell et elle donnent toute sa grâce à un film qui aurait pu n'être qu'une banale comédie romantique parmi beaucoup d'autres.

mardi 17 juin 2008

La déception du jour

Alors que je me rends sur le site de la librairie Passa Porta pour vérifier que la dédicace Paul Auster/Siri Hustvedt de demain n'a pas été annulée, je tombe sur cette mention: COMPLET. Apparemment, l'entrée est payante et il fallait réserver à l'avance. C'est bien la première fois que je vois ça. Du coup, j'hésite entre me suicider tout de suite par ingestion massive des légumes pourris que Hawk n'a pas mangés durant mon absence de la semaine dernière (préférant boulotter mes lasagnes végétariennes, le fourbe!), ou me pointer demain au 46 rue Antoine Dansaert le corps bardé de C4 comme dans une série américaine en menaçant de tout faire sauter si je n'ai pas mes signatures et une photo de Régis en compagnie de deux de mes auteurs contemporains préférés, bordel!

lundi 16 juin 2008

La méprise du jour

Ce matin, je reçois un texto d'un numéro inconnu: "Wie ben je". Oui ben je quoi? L'expéditeur a dû faire une fausse manoeuvre et envoyer son message avant de l'avoir terminé. Je serais curieuse de savoir de qui il s'agit et à quelle question il pensait répondre.
Ce soir, Hawk rentre à la maison. Je lui montre le texto; il éclate de rire. Apparemment, "Wie ben je" signifie "Qui es-tu" en néerlandais. Ca ne me dit pas comment mon mystérieux correspondant a eu mon numéro. Enverrais-je, dans mon sommeil, des textos à des gens que je ne connais pas dans une langue que je ne parle pas?

Happy birthday Mom!

Dans ma famile et sur ma suggestion, depuis quelques années, nous avons cessé de nous faire des cadeaux entre adultes à Noël et pour les anniversaires. A cela, plusieurs raisons. Soeur Cadette et moi, en particulier, avons des goûts assez précis pour que le choix d'un cadeau surprise pour nous soit un joli casse-tête. Quant au cadeau non-surprise... Vu que nous aimons faire du shopping et avons toutes les deux des revenus confortables, si quelque chose nous plaît, nous nous l'achetons sur le champ la plupart du temps - nous n'attendons pas qu'on nous l'offre. Depuis que nous sommes adultes, mes parents un peu perplexes nous faisaient des chèques. Je trouvais que ça ne rimait pas à grand-chose. Surtout, je n'aime pas trop le côté "obligation" du présent à date fixe. D'où ma suggestion, qui a me semble-t-il été accueillie avec soulagement par Soeur Cadette très pauvre en temps pour courir les magasins et par Père toujours à court d'idées. Quant à Mère, elle n'a pas moufté mais je pense qu'elle se sentait un peu frustrée.
Alors voilà: aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, j'ai décidé d'être gentille avec elle. Elle fête ses 60 ans et comme, contrairement à il y a deux ans pour les 60 ans de mon père, je ne peux pas être là, je lui ai fait livrer par Aquarelle un gros bouquet de roses tricolores et une boîte de chocolats (qui donnent nettement moins bien emballés dans leur carton que sur la photo du site où l'on commande, mais tant pis). J'ai même poussé l'abnégation jusqu'à joindre un petit message sucré, juste assez neuneu pour m'embarrasser et pour la ravir.

dimanche 15 juin 2008

[Stream of consciousness]

Tout à l'heure après le départ des VIP je suis montée à la salle de bain prendre un Doliprane j'avais une migraine lancinante qui ne faisait qu'empirer depuis midi environ et comme à cause des deux dernières nuits écourtées j'étais complètement à plat je me suis mise au lit et j'ai fermé les yeux mais je savais que je n'allais pas dormir alors j'ai appelé Hawk pour qu'il vienne me rejoindre il s'est glissé sous la couette et sur le flanc l'un face à l'autre nous avons débriefé le week-end nos paupières étaient lourdes nos yeux se fermaient presque malgré nous nos phrases devenaient hachées pourtant nous gardions le fil de la conversation et Hawk non seulement s'intéressait à ce que je disais mais faisait des remarques pertinentes il a des antennes à émotions qui lui permettent de capter très vite les non-dits entre les gens notre empathie hypertrophiée est l'une des choses qui nous rapproche et en l'écoutant se montrer aussi concerné par des aspects de ma vie bien antérieurs à notre rencontre j'ai été comme souvent submergée par l'amour et la tendresse par le sentiment qu'il existait un vrai nous là où mes relations précédentes n'avaient toujours été qu'un je et un lui à côté et pour la millionième fois au moins je me suis dit que j'avais une chance insensée que cet homme soit dans ma vie.

Bon Jovi au stade Roi Baudouin

Après un trèèèès long trajet en tram, les VIP et moi-même sommes arrivés au stade Roi Baudouin à l'heure où le concert était censé commencer. Bien entendu, nous étions à l'opposé de l'entrée des tribunes rouges pour lesquelles nous avions des billets. Le tour du parc a bien dû nous prendre un quart d'heure. A peine installés dans les gradins, nous avons vu deux ou trois voitures aux vitres teintées entrer dans le stade et s'arrêter derrière la scène. Jon Bon Jovi et ses acolytes en sont descendus sous les acclamations du public. Trente secondes plus tard, ils déboulaient sur scène et commençaient directement à jouer.

C'était la première fois que je mettais les pieds dans un stade, et aussi que je voyais un concert de jour et en plein air. J'avoue que ça m'a un peu désarçonnée. D'abord, malgré une affluence très correcte pour un groupe pas vraiment à la mode, la fosse avant et une bonne partie des gradins sont restés vides. Ensuite, la lumière du soleil, fût-il couchant, ce n'est pas ce qu'il y a de plus rock'n'roll. L'obscurité ne s'est vraiment installée qu'à la fin du concert, pour le rappel. J'ai trouvé que ça nuisait à l'ambiance, même si le public dans son ensemble s'est montré très enthousiaste tout du long. Dernière chose: en fin de soirée, il ne faisait que 12° à Bruxelles, et on commençait à grelotter légèrement dans nos blousons de mi-saison.

Pour ce qui est du spectacle lui-même: pas de doute, c'est du show à l'américaine, super bien rodé sans un poil de cul qui dépasse. Les musicos assurent comme des bêtes - en même temps, le contraire serait inquiétant, vu qu'ils tournent depuis presque 30 ans. Richie Sambora est un guitariste hors pair (de plus, comme l'a fait remarquer Autre Moi, il chante mieux que Jon Bon Jovi!); le batteur dont j'ignore le nom a des bras comme mes cuisses et un enthousiasme à la limite de la psychopathie. Quant à Jon, bah, c'est le Ken du hard FM. Il saute dans tous les sens, prend la pose tel un mannequin pour les pages mode de QG, sourit en découvrant un râtelier Pepsodent du plus bel effet, et le tout sans jamais déranger la moindre mèche de ses cheveux savamment brushés. Bien sûr, il n'oublie pas de gratifier le public féminin d'un petit mouvement de danse dos à la salle - et bien sûr, toutes les caméras s'empressent de projeter l'image de son délectable postérieur sur les écrans qui entourent la scène.

Pas de doute, l'énergie et le professionnalisme sont au rendez-vous. Manquent, pour moi du moins, la spontanéité et l'émotion qui auraient pu faire d'un bon concert (car c'en était un) un moment inoubliable. Je reste néanmoins très contente de l'avoir vu, ne serait-ce que pour les cinq minutes où les bras en l'air, j'ai hurlé (faux, très faux) "It's my liiiife, it's now or never, I ain't gonna live foreeeever". Et puis parce que je n'avais pas fait de sortie avec les VIP depuis fort longtemps - mais ceci est une autre histoire.

vendredi 13 juin 2008

Kiva, la suite


La semaine dernière, je vous parlais de Kiva, un site génial par l'intermédiaire duquel on peut prêter de l'argent à un micro-entrepreneur du tiers-monde.
Et bien voilà, je viens de me créer un profil et de choisir mes deux premiers bénéficiaires: une dame assez âgée qui élève du bétail au Tajikistan, et une coopérative de 5 femmes qui font du commerce de nourriture en Ouganda. Les dossiers sont nombreux et, j'imagine, tous méritants. Au départ, j'avais envie de soutenir un projet d'agriculture en Afrique - peut-être parce que pour moi, l'image suprême de la pauvreté, ce sont les gens qui meurent de faim dans des régions atrocement arides, et que l'on aurait pourtant les moyens techniques de rendre cultivables. Mais curieusement, au croisement de ces critères, il n'y avait rien. J'ai donc coupé la poire en deux en optant pour un projet agricole (l'élevage est classé dans cette catégorie) en Asie et un projet non-agricole mais néanmoins liée à l'alimentation en Afrique.
Le site est vraiment bien fait; il donne des informations détaillées sur les destinataires, les conditions dans lesquelles ils vivent, l'utilisation qu'ils comptent faire de l'argent, leur fiabilité si c'est leur deuxième emprunt ou plus par le biais de Kiva, etc. Les projets sont, comme je le disais plus haut, très nombreux, mais on peut les trier selon différents critères: le continent, le sexe du destinataire ou son secteur d'activité, et les classer, par exemple, en fonction de la somme encore nécessaire à leur financement. Le prêteur connaît par avance le plan de remboursement, et donc la date à laquelle il récupèrera ses sous. Pour le paiement, je suis passée par Paypal mais je n'ai pas regardé s'il y avait d'autres options. Si vous comprenez l'anglais et que vous avez envie de faire un geste de solidarité réellement utile qui, au final, ne vous aura rien coûté, je vous encourage vivement à aller faire un tour sur le site de Kiva.
Photo: un article sur le site paru dans le Glamour américain du mois de juin. Pour info, j'avais entendu parler de Kiva pour la première fois dans un autre magazine féminin - un Elle français de l'an dernier me semble-t-il.

jeudi 12 juin 2008

Le bonheur, ça abîme...

Hier, tout en me tartinant l'intimité de cire brûlante, mon esthéticienne m'a raconté par le détail ses conversations MSN avec son chéri de 10 ans de moins qu'elle parti ouvrir un resto en Thaïlande.
Aujourd'hui, ma chauffeuse de taxi qui m'appelle "sa petite cliente préférée" a conclu notre prise de rendez-vous téléphonique par un "gros bisou et à demain soir!"
Je pense que ma vieille image de fille acariâtre et glaciale est définitivement foutue.

mercredi 11 juin 2008

Vie de merde, bis

Aujourd'hui, je suis allée chez mon dermato pour voir s'il y avait un moyen de remédier au problème de taches brunes provoqué par mon médicament contre l'endométriose.
DERMATO: Oui, vous pouvez appliquer matin et soir des crèmes qui désensibiliseront les cellules chargées de la pigmentation.
MOI: OK.
DERMATO: Par contre, le traitement coûte 104 euros pour 6 semaines, n'est pas pris en charge par la Sécu et ne commence à produire des résultats qu'au bout de trois mois.
MOI: Gloups. Et, euh, il faut le faire longtemps?
DERMATO: Vous allez prendre votre médicament jusqu'à quand?
MOI: A priori, jusqu'à la ménopause.
DERMATO: Alors, pareil pour les crèmes.
A ce prix-là, les effets ont intérêt à être spectaculaires...

Nouvelle Star: la finale!

Une demi-heure avant le début de l'émission, mon téléphone sonne.

DAVID: C'est quand que vous arrivez?
MOI: Le 10 du mois prochain vers 22h, pourquoi?
DAVID: Parce qu'à 20h30 ce jour-là, y'a les finalistes de la Nouvelle Star en concert au Casino de Toulouse.
MOI: Arghhhhhhhhhhhhhhh.

Je crois que je tiens mon anecdote pour le site "Vie de merde"...

***

C'est le grand soir! L'émission commence et on voit entrer... les huit candidats éliminés lors des précédents primes: d'abord Lucile, puis chépaki car je fais pas attention, et soudain, l'éblouissement: LE JEEEEEEEEUNE! Ils m'ont rendu le jeeeeeeeeune! Bon OK, Thomas-chou ne chante qu'une phrase, mais rien que pour ces quelques secondes, ça valait le coup d'être devant ma télé ce soir. Benjamin et Amandine arrivent les derniers, en blanc alors que tous leurs petits camarades sont en noir. Le costard leur va très bien à tous les deux. Puis Virginie apparaît et... Oh, mon Dieu, la styliste m'a écoutée: elle est en rouge tomate! Du coup, elle se confond avec le tapis, hum.

Ici, une petite pause pour finir d'avaler mes gnocchi trop cuits m'empêche de détailler les tenues du jury. Quand je relève la tête, les quatre comparses sont déjà assis. Je ne sais pas si Lio porte quelque chose en bas, mais elle a les seins remontés jusque sous le menton. Classe. Manoeuvre a récupéré les fripes d'Iggy Pop et s'est taillé une veste dedans. Ciel, Dédé est en costard.

Benjamin ("Sex machine"/"I feel good"): Ca me paraît clair qu'il va gagner, pas parce qu'il est le meilleur, mais parce que des tas de filles vont voter pour lui. Cela dit, s'il fait un album dans son style, je pense que ça ne se vendra pas. Il est trop jazzy pour toucher les masses. Comme Steeve Estatof il y a quelques années, il a une personnalité musicale forte qui enthousiasme le public de l'émission, mais qui ne chamboulera pas les hit-parade.

Duo Benjamin/Amandine ("Paroles"): Benjamin est un peu juvénile pour jouer les Delon; par contre Amandine ne se ridiculise pas en succédant à Dalida. Comme d'habitude, elle fait le clown, se prend les pieds dans sa robe en se relevant, lève les yeux au ciel et joue avec ses cheveux de la manière la plus caricaturale possible.

Virginie Efira m'apprend un nouveau proverbe belge: "pour récupérer, rien de tel qu'un petit karaoké". Et pour récupérer du karaoké massacré par des voix de casserole dans mon genre, elle préconise quoi?

Amandine ("Hey you"): Elle se fait plaisir en interprétant son morceau fétiche (très bien d'ailleurs), mais je ne pense pas que le choix d'une chanson si peu connue des jeunes générations soit très judicieux à ce stade. D'un autre côté, elle n'a pas forcément envie de gagner et de se retrouver liée à M6. Quel que soit le résultat ce soir, elle aura sûrement des propositions.

Benjamin ("Elle m'a dit"): Mwi bof. Il n'y met pas des masses de conviction. Dédé et Lio sont d'accord avec moi; il se prend deux rouges.

Duo Benjamin/Amandine ("Respect"): C'est bien mais je m'ennuie. Remettez le jeune sur scène un coup, pour voir?

Amandine ("En apesanteur"): Thierry Amiel l'avait superbement bien faite la première saison de l'émission. Avec la voix d'Amandine, je n'aurais pas choisi cette chanson qui monte vraiment haut. D'ailleurs, elle rate le premier couple et ne semble ni motivée pendant le deuxième, ni contente d'elle à la fin. Jolies chaussures, par contre. Deux rouges de Lio et Sinclair. Dédé compare Amandine à une princesse qui coupe le fromage de la galaxie en quatre. Gni?

Benjamin ("1234"): Je ne connais pas l'original. En fait, ce que j'aurai préféré dans la Nouvelle Star cette année - à part le jeune, dont j'apprécierais qu'il refasse une apparition avant la fin de l'émission - ce sont les musiciens qui déchirent vraiment.

Duo Benjamin/Amandine ("Ca, c'est vraiment toi"): Benjamin sur un morceau rock, ça le fait juste pas. Quant à Amandine, elle est impressionnante de schizophrénie: une seconde, panthère rugissante au regard qui tue, la seconde d'après, petite fille au regard inquiet et au sourire embarrassé, comme si elle voulait s'excuser d'être là.

Amandine ("Somebody to love"): Elle s'en tire bien mais semble honteuse de sa propre prestation. Elle récolte pourtant quatre bleus. Et garde son air de biche traquée pendant que Manoeuvre la complimente.

Sinclair nous gratifie d'une démonstration de ses talents de chanteur pendant que Dédé s'excite sur le piano et que Lio s'excite tout court.

Le verdict. Pas si important en fait, car je crois qu'ils feront quelque chose tous les deux, mais bon... En même temps Benjamin a déjà un début de carrière d'acteur et des contacts dans le milieu de la musique, alors qu'Amandine, on dirait que sa vie en dépend.

Ouééééééééééééééééé! Elle a gagné!!!!! On va maintenant lui souhaiter de ne pas sombrer dans l'oubli comme Myriam Abel, la seule autre fille qui ait jamais remporté la Nouvelle Star.
[Edit: en plus c'est son anniversaire demain... Joli cadeau!]

mardi 10 juin 2008

Post décousu

J'aurai plein de choses à raconter la semaine prochaine, mais ces jours-ci, j'ai un peu la tête dans le guidon. Je dois rendre une très grosse trad ce week-end, et bien que je ne sois pas en retard, je ne suis pas non plus en avance. La bonne nouvelle, c'est que le bouquin est excellent; je me suis éclatée tout du long et la fin me plaît encore davantage que le reste car elle évite la classique grosse bataille entre les forces du bien et celles du mal - chose que je considère toujours comme un pensum et à cause de laquelle je peine très souvent sur les dix derniers jours d'un gros boulot.

Que dire d'autre? Je suis chez moi depuis dimanche soir. Il fait beau et chaud dans le Sud de la France (28° aujourd'hui paraît-il; je ne peux pas confirmer car je n'ai pas mis les pieds dehors).

Hier j'ai fait un tour au centre commercial voisin et acheté sur un coup de tête un collier Agatha avec de petites pierres dans des tons doux, ainsi que des compensées violettes dont j'ai pensé sur le coup qu'elles iraient super bien avec ma robe longue en batik du Comptoir des Cotonniers - mais plus je les regarde, plus je doute. Au retour, m'apercevant que j'avais raté le bus à 5 minutes près et que le suivant ne passait pas avant une demi-heure, je me suis assise en tailleur sur le trottoir (désert, car en plein milieu d'une zone industrielle) pour jouer à la DS pliée en deux histoire d'y voir quelque chose sur les écrans malgré la réverbération du soleil couchant. A un moment, j'ai entendu un gros bruit de moteur passer devant moi. C'était mon bus que je n'avais pas hélé. J'ai agité désespérément les bras; par chance, le chauffeur m'a vue et a eu la gentillesse de s'arrêter un peu plus loin pour attendre que je le rejoigne en courant.

Aujourd'hui, je n'ai pas bougé de la maison, mais à 17h un charmant jeune homme dépêché par mon assureur est venu me voir pour me présenter un contrat "maintien de revenu en cas d'arrêt maladie prolongé". Sa proposition était un chouïa moins avantageuse que celle arrachée de haute lutte au type de ma mutuelle, mais lui au moins, je n'avais pas dû le harceler par mail trois mois durant pour obtenir une malheureuse estimation. Donc j'ai signé, et je suis bien contente d'avoir réglé cette question qui me préoccupait depuis assez longtemps. A partir du 1er juillet, je peux me casser un bras ou choper un cancer: je crèverai peut-être de douleur mais pas de misère. Humour de mauvais goût, bien entendu. En réalité, j'espère faire jouer le syndrôme du parapluie. Vous savez bien: les jours où le ciel est couvert, si vous pensez à l'emporter, il ne pleuvra pas; si vous sortez sans, saucée garantie.

Oh, et puis dans la catégorie des petites misères, je suis de nouveau en panne de gaz. J'ai changé ma bouteille il y a peu de temps et j'ai dû m'en servir une demi-douzaine de fois depuis. Pourtant, quand je tente d'allumer mes feux, il ne se passe rien. Pas d'odeur, pas de chuintement caractéristique. J'ai essayé les deux positions du bitogno-robinet, le résultat est identique. J'ai vérifié que le tuyau ne s'était pas débranché accidentellement de la plaque: non. Je suis maudite du gaz. A tous les coups j'ai hérité d'une bouteille vérolée ou remise en rayon aux trois quarts vide. Du coup, pas de gnocchi pour moi ce soir, mais un triste sachet de riz façon paëlla préparé par Tonton Ben et réchauffé au micro-ondes. Mon estomac est triste, hélas. Heureusement, je n'ai pas fini de lire mon livre du moment: le tordant "The elfish gene" de Mark Barrowcliffe qui relate là sa jeunesse de nerd rôliste. Ah, le doux parfum du souvenir...

dimanche 8 juin 2008

"Le gourmet solitaire" et "L'homme qui marche"

Si j'ai décidé de parler de ces deux mangas dans le même post, c'est à cause de leurs nombreuses ressemblances. Au-delà du fait que tous deux ont été écrits et dessinés par le merveilleux Jiro Taniguchi, "Le gourmet solitaire" et "L'homme qui marche" ont une structure identique. Leurs chapitres sont des nouvelles quasi indépendantes les unes des autres, mais mettant en scène le même personnage dans le cadre d'une action répétitive dont les conditions et les circonstances diffèrent chaque fois. Dans le premier cas, il s'agit d'un VRP gourmand qui, de par son activité professionnelle, se voit très souvent contraint de manger seul et à l'extérieur de chez lui. Chaque petite histoire est celle d'un de ses repas rendu dans le moindre détail. Dans le second cas, il s'agit d'un homme marié sans enfants qui vient de déménager et d'adopter un chien. Infatigable marcheur, il explore les environs de son nouveau domicile le nez au vent. Chaque petite histoire est donc celle d'une de ses promenades sans but précis.

Dans les mangas de Jiro Taniguchi, la forme comme le fond sont caractérisées par leur pureté et leur délicatesse: d'un côté, un trait sans fioritures mais puissamment évocateur, très travaillé sous son apparente simplicité; de l'autre, des personnages qui savent goûter les petits plaisirs de la vie avec une certaine forme d'innocence et beaucoup d'abandon. Ce don pour résumer toute une atmosphère dans une simple case, pour évoquer en un seul dessin toute la palette des cinq sens, fait de chaque chapitre du "Gourmet solitaire" et de "L'homme qui marche" une oeuvre en soi - courte mais suffisamment riche pour que l'on en sorte repu.

J'ai trouvé en revanche que la magie de l'auteur fonctionnait moins bien sur un format long censé raconter une véritable histoire façon roman graphique. Par exemple, "Quartier lointain", bien qu'unaniment encensé par la critique, ne m'a guère emballée. Oui, l'atmosphère du Japon y était comme toujours merveilleusement bien retranscrite, mais la très grande lenteur de l'action et l'intériorisation des sentiments finissaient par rendre sa lecture quelque peu ennuyeuse. Ce qui ne m'empêchera pas de continuer à explorer l'oeuvre de Taniguchi. Prochain sur ma liste, "L'orme du Caucase".

samedi 7 juin 2008

Ma folle après-midi

Hawk bosse aujourd'hui de 14 à 21h. J'ai brièvement envisagé de sortir, mais face à 1/le temps froid et pluvieux sur Bruxelles 2/la totale absence de prétextes shopping, j'ai vite renoncé. Puis j'ai songé à bosser vu que j'ai une trad à rendre en fin de semaine prochaine, mais comme ça doit faire un mois que je ne détèle pas, j'ai également rejeté cette option. Mesdames et messieurs, voici donc de quelle façon s'est décomposée mon après-midi:
- 13h30-15h: Boom Blox en mode exploration. J'ai fini par capituler devant un tableau dont j'avais déjà tué vingt-sept fois les bébés vaches avant de remplir mon quota minimum de 35 pièces à extraire pour pouvoir passer au tableau suivant. Ca n'a vraiment aucun équilibre, ces bestioles.
- 15h-16h30: Rangement et réorganisation de mes fournitures de scrap. Qu'est-ce qui m'a pris d'acheter un mini-fer à repasser spécial transferts sur tissu alors que je ne me sers jamais du fer à repasser normal et que je ne fais pas de transferts sur tissu? Ah, je sais: il était rose. Il l'est toujours, d'ailleurs. Flambant neuf, même pas sorti de son emballage.
- 16h30-16h45: Confection de ma valise: demain en début d'après-midi, je prends l'avion pour Monpatelin.
- 16h45-17h: Vaisselle.
- 17h-17h10: Engloutissage de deux tranches de brioche grillée tartinées de Nutella. Je me ferai engueuler par la Wii Board demain matin mais j'en avais trop envie. Et une petite assiette sale dans l'évier que je venais juste de réussir à vider, une!
- 17h10-17h15: Rédaction du post sur les élections américaines. Un L ou 2 à Hillary? 2, merci Google.
- 17h15-19h: Glande sur internet; exploration de la blogroll des blogs de ma bolgroll. Parfois j'y trouve des perles que je linke à mon tour. Aujourd'hui, pas. Pour me consoler, je prépare mon prochaine commande de fournitures de scrap en évitant soigneusement tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à un mini fer à repasser.
- 19h-20h: Wii Fit. Boxe avancée, step dancing, 20 minutes de course d'endurance en regardant la fin de "Le meurtre de Roger Ackroyd" (justement, je me souvenais que l'assassin était le narrateur du bouquin, mais pas ce qu'il foutait dans la vie. Maintenant je sais: c'est le médecin du village), trois jeux de foot, deux tentatives de saut à ski qui se soldent toujours par des performances aussi minables (depuis 15 jours, j'ai totalement perdu mon mojo et peine à dépasser les 300 mètres alors que je détiens le record de la maisonnée à 389), mon premier funambule avancé (réussi du deuxième coup), une promenade en bulle interrompue par une vilaine guêpe juste avant l'arrivée, trois ou quatre postures de yoga, une petite méditation zazen, merci au revoir.
- 20h-maintenant: Pose mensuelle de mon Rouge Intense (pas le Belle Color de Garnier que j'aimais tant parce qu'il s'appliquait sur cheveux secs: apparemment, il est retiré de la vente, au moins en Belgique. J'ai donc dû me rabattre sur un Loréal, parce que je le vaux bien); en attendant qu'il prenne, débarbouillage de vernis à ongles sur les orteils, épilation des sourcils au péril de la vie de mes yeux (la nuit tombe et il n'y a pratiquement pas d'éclairage électrique aux abords du seul miroir dans lequel je peux me regarder), pose d'un masque à l'argile qui combiné à mes cheveux pâteux chignonnés sur le dessus de mon crâne doit me faire une tête probablement plus appropriée à un soir d'Halloween.
Passionnant, n'est-ce pas? Après avoir rincé la mixture, je m'attellerai à la confection du repas du soir: une tambouille à base de boulgour, de mini asperges vertes, de prosciutto et de parmesan râpé. Si je me suis bien minutée, Hawk devrait rentrer juste à temps pour dîner avec moi.

Après le buisson, la frite?

Voilà, Hillary Clinton a enfin admis sa défaite. Depuis hier, Barack Obama est donc le candidat officiel du parti démocrate aux prochaines élections américaines. Est-ce une bonne chose? Sans doute pas. Même si cet argument était particulièrement mal venu dans une campagne où les deux prétendants ont enchaîné les coups bas, je crains que Clinton n'ait eu raison en disant que la classe moyenne ne voterait pas pour Obama. Dans le Sud, en particulier, je peine à croire que les gens veuillent élire un Noir à la tête du pays - indépendamment de ses compétences ou de l'absence d'icelles. C'est triste à dire, mais même une femme aurait probablement suscité moins de rejet épidermique. Comme en plus de ça, les attaques vicieuses auxquelles se sont livrées Clinton et Obama durant la campagne ont copieusement discrédité leur parti, je crains qu'il ne faille se résigner à ce qui semblait impensable il y a un an: l'élection d'un nouveau républicain pour succéder à George W. Bush. Il serait pourtant crucial que le prochain président des USA mette un terme à la guerre en Irak, entreprenne une réforme en profondeur du système de sécurité sociale et guide en douceur son pays sur la voie de la déconsommation, ce que John McCain ne fera certainement pas. Et sous sa houlette, les Etats-Unis continueront à entraîner le reste du monde vers une crise d'une ampleur sans précédente. Rien que d'y penser, ça me fait froid dans le dos. Si vous saviez comme j'aimerais me tromper, pour une fois...

vendredi 6 juin 2008

Le bon mot du jour

MOI: Je vais aller nous faire une théière de bon thé.
HAWK: Oui, et pendant ce temps, je nous ferai une théière de méchanceté, mwa ah ah.

jeudi 5 juin 2008

"Sex & the city: the movie"

Après avoir lu les critiques assassines qui circulent sur le net depuis une semaine, je suis allée voir "Sex and the city: the movie" en m'attendant à une immonde bouse. Pour me consoler, je me disais qu'à défaut d'autre chose, ce serait une bouse extrêmement bien accessoirisée.
La salle numéro un de l'UGC Toison d'Or, bourrée à craquer de filles qui ont piaillé et gesticulé quasiment jusqu'au début du film, n'avait rien pour me rassurer. Puis l'extinction des lumières a déclenché un silence quasi-religieux. Le logo HBO est apparu à l'écran et les trois premières notes sautillantes du générique de la série ont retenti, précédant de peu les premiers applaudissements. C'était parti pour deux heures vingt de bonheur complet.
Je ne nierai pas que le film a ses défauts. Oui, le découpage est parfois maladroit; oui, ça peine un peu à démarrer; oui, il y a quelques fractures de rythme malvenues. Mais on s'en fout, parce que l'amitié, l'humour et la mode sont toujours au rendez-vous. Parce qu'on est juste ravi de retrouver ces quatre copines qui sont un peu devenues les nôtres et qui nous avaient tant manqué ces dernières années. Parce qu'elles ont évolué (ou tenté de le faire) sans se renier. Parce qu'elles sont restées futiles, parfois exaspérantes, mais aussi touchantes avec leurs problèmes et leurs interrogations dans lesquelles la plupart d'entre nous peuvent se reconnaître. Parce que leur franc-parler est toujours aussi rafraîchissant. Parce que leur garde-robe et leur carrière continue à faire rêver, mais pas autant que le lien indestructible qui les unit. Parce qu'elles évoluent dans LA ville objet de tous les fantasmes urban chic et qu'on aimerait bien être à leur place, en train de déjeuner entre filles dans un resto chic de Manhattan avec un Vuitton en édition limitée posé à nos pieds chaussés de sandales Manolo Blahnik avec des talons de douze centimètres, avant de rentrer dans notre appartement fabuleux où tout n'est que design et lumière. Parce que "Sex & the City" est le conte de fées moderne par excellence, avec des princesses qui travaillent dur, aiment se payer leurs propres bijoux, sont incapables de résister à une belle paire d'escarpins à $525, revendiquent leur droit au plaisir sexuel et réalisent peu à peu que le Prince Charmant a de sérieux défauts mais qu'il va falloir faire avec étant donné qu'elles ne sont pas parfaites elles non plus.
Dans la série, je m'identifiais essentiellement à Carrie qui vivait de sa plume et clamait: "J'aime que mon argent soit là où je peux le voir: sur des cintres dans mon placard". Je ne reniais pas non plus le cynisme de Miranda et le côté sexuellement aventureux de Sam. Le seul personnage avec qui je ne me sentais aucun point commun, voire que j'avais occasionnellement envie de baffer, c'était Charlotte. Pourtant dans le film, c'est elle qui m'a procuré mon moment d'empathie, quand les larmes aux yeux elle avoue à Carrie: "J'ai enfin obtenu tout ce que je voulais, et je suis tellement heureuse que j'attends juste que quelque chose d'horrible vienne tout gâcher". D'un coup, je me suis sentie un peu moins seule.
En résumé, ce film ne plaira probablement pas aux non-initiés: pour le savourer pleinement, il faut bien connaître l'histoire des quatre héroïnes et leurs déboires antérieurs avec la gent masculine. Mais les fans s'en délecteront comme d'une énorme et savoureuse friandise, et ressortiront dans la salle avec une seule question en tête: à quand le prochain?

mercredi 4 juin 2008

Nouvelle Star - 10ème prime en direct de Baltard

Tous les candidats ("Gimme some lovin'"): Ca attaque fort. Lio débarque en... euh, je pense que c'est un maillot de bain 50's, genre une pièce un poil couvrant sur les hanches. Je suis super jalouse de ses jambes. Sa coiffure Cléopâtre est bien aussi. Les garçons sont moui bon bof. La styliste devrait mettre des couleurs à Virginie Efira de temps en temps; marre de voir cette fille super rigolote toujours en noir et blanc psychorigide.
Cédric ("Vous les femmes"): Visiblement, il a décidé que le créneau des minettes étant déjà squatté par Benjamin, il allait mobiliser les ménagères de moins de 50 ans afin qu'elles votent pour lui. Sa version est plus soft et moins macho que l'original.
Benjamin ("Satisfaction"): Une fois de plus, il la refait à sa sauce jazzy, et même si c'est vocalement nickel, je trouve ça juste mou - pas assez rock'n'roll, quoi. Manoeuvre est ravi, ça m'étonne.
Duo Cédric/Amandine ("Comment te dire adieu"): Les candidats se lâchent; Benjamin moonwalke derrière le futur couple séparé et tente de s'approprier la demoiselle. Amandine en pantalon lamé or danse n'importe comment, c'est un grand moment de poilade. Si elle ne remporte pas la finale, une carrière de comique s'ouvre peut-être devant elle.
Amandine ("River deep mountain high"): Elle court dans tous les sens avec sa robe à paillettes ras la fraise Tagada qui lui fait un cul de mama italienne un soir de teuf à Brooklyn. Elle monte même sur le piano et vu qu'elle finit à genoux, heureusement que le cameraman n'est pas un salaud, sinon tout le monde connaîtrait la marque de sa culotte. Je ne suis pas fan de la chanson donc je n'accroche pas. Par contre, le jury la couvre de compliments.
Cédric ("Blue hotel"): Il continue dans le registre velours. Ce n'est ni bon ni mauvais.
Duo Amandine/Benjamin ("Voilà, c'est fini"): Je les trouve complètement à côté, et dans la voix et dans l'émotion.
Benjamin ("Qui de nous deux"): Rendez-moi le jeune! Oups, pardon. La voix est trop basse, la personnalité pas assez déjantée; pour moi, ça ne colle pas. Pour le jury, si.
Amandine ("Rodéo"): Le début paraît un peu hésitant, pas bien d'aplomb. Puis le volume monte, et Amandine livre une autre de ses prestations hallucinées. On dirait que la chanson lui sort direct des tripes. Respect. Lio met quand même un rouge et prouve en direct qu'elle ne sait pas chanter.
Cédric ("Eye of the tiger"): Toujours cette impression de voir un boy-scout déguisé en rocker. Ca ne passe pas.
Benjamin ("Hey ya"): Ah cette fois j'adore sa réorchestration! La styliste doit vraiment le détester: toutes les semaines, elle lui recolle les maudites pompes blanches. N'empêche, je dois avouer qu'il déchire sur ce coup-là. Allez, n'ayons pas peur des mots: il est sublime.
Duo Cédric/Benjamin ("Les feuilles mortes"): Marvelous. Mais Cédric le marin inodore incolore et sans saveur doit quand même dégager.
Amandine ("I'm kissing you"): D'habitude, je l'aime quand elle "envoie". Pour une fois, elle est magnifique dans la retenue. La styliste a dû avoir des réductions de budget: ce soir, pas une des robes d'Amandine ne comporte assez de tissu pour lui couvrir le moindre petit bout de cuisse. Je ne parle même pas des tenues de Lio qui, si elle suit la courbe remontante de ses ourlets, devrait arriver la semaine prochaine cul nu et en soutif.
Julien Doré vient chanter son premier single, "Les limites". Pas le genre de morceau que j'espérais l'entendre interpréter, mais très bien quand même. Christophe Willem et lui sont sans doute ce que la télé-réalité musicale a produit de mieux à ce jour.
And now... Le verdict. Pour moi il n'y a qu'un seul résultat envisageable: Cédric vire. Tout autre choix serait une injustice flagrante, mais bon, c'est pas comme si ce n'était jamais arrivé (rendez-moi le jeuneeeeee!).
La logique est respectée. On le prédisait depuis bien avant le premier prime: la finale se livrera entre Amandine et Benjamin. A mercredi prochain pour savoir qui des deux sera la Nouvelle Star 2008!

Cauchemars

Dans la nuit de lundi à mardi, j'ai rêvé que mon père faisait du skateboard dans la rue. L'air super concentré, limite en colère, il enchaînait les cascades tel un lutin moustachu et grisonnant. L'inévitable finissait par se produire: après avoir sauté par-dessus une voiture, il se rétamait sur la chaussée derrière notre ancien immeuble des Ibis. Il culbutait et s'écrasait si violemment que j'avais l'impression d'entendre tous ses os se briser. Quand il s'immobolisait, je retenais mon souffle, le coeur dans un étau, sans oser m'approcher pour voir s'il était toujours vivant - et dans quel état.
Cette nuit, j'ai rêvé que j'étais condamnée par une maladie très douloureuse et qu'en accord avec mes docteurs, j'avais décidé de me faire euthanasier avant de commence à trop souffrir. Je comptais les jours qui me séparaient de la date fixée pour la procédure en essayant d'en profiter au maximum, mais la révolte et le chagrin étaient trop forts. Je passais mon temps à pleurer de rage en me disant que c'était trop injuste, que je voulais tellement vivre encore! Voir mes proches poursuivre leur routine alors que la fin du compte à rebours approchait si vite pour moi me remplissait d'amertume. Je me disais qu'après m'avoir un peu pleurée, ils continueraient comme avant, comme si je n'avais jamais existé, et cette idée m'était insupportable.
Puis le jour J est venu. Je me suis retrouvée allongée sur un lit d'hôpital, incapable de bouger ou de parler. Le visage rond d'une infirmière noire a empli mon champ de vision. En moi, je tempêtais: "Ce n'est pas toi que je veux voir en dernier; laisse-moi regarder mes parents et ma soeur!". Mais je ne pouvais pas tourner la tête ni articuler la moindre syllabe. Avec un large sourire et d'une voix infiniment apaisante, elle m'a dit: "Any moment now, you're gonna be blissfully aware that a shining door is opening in front of you, and you're gonna get through it".
Puis je me suis réveillée.
Ma première pensée a été: "pourquoi mon subconscient me parle en anglais?". La seconde: "au moins, il est poète et ne fait pas de fautes de grammaire". La troisième: "mais pourquoi je suis tellement obsédée par ma mort et par celles de mes proches en ce moment, alors qu'à ma connaissance aucun de nous n'a le moindre problème de santé?".

Kiva les aider?


Parce que malgré les apparences, la vie, pour moi, ce n'est pas juste roucouler avec mon chéri et m'acheter des tonnes de jouets pour grands enfants, j'aimerais vous parler aujourd'hui d'un site que je trouve absolument formidable.
http://www.kiva.org/ joue l'interface entre un investisseur (vous, moi ou n'importe quelle personne désireuse de faire un geste de solidarité) et un micro-entrepreneur d'un pays du Tiers-Monde. La rubrique "lend" compile tous les projets en attente de soutien et indique le montant nécessaire à leur réalisation, ainsi que la somme restant à réunir. On choisit celui ou ceux qui nous interpellent le plus et on prête la somme qu'on veut ($25 minimum, autant dire pas grand-chose au cours actuel du dollar!). Le remboursement doit s'effectuer via le site quelques mois plus tard.
Je trouve cette initiative fantastique parce qu'il ne s'agit pas d'assistanat, mais bel et bien de donner à des gens désireux de s'en sortir par eux-mêmes les moyens de le faire. C'est à mon avis la façon la moins condescendante et la plus fructueuse de tendre une main. Le temps de passer en revue les différents projets pour faire mon choix, et j'active moi aussi un profil de "lender".

mardi 3 juin 2008

Mon eBaïte a encore frappé

"Bonjour, je m'appelle Armalite et je suis accro à eBay..."
Ou devrais-je plutôt dire, "accro par phases"? Car il m'arrive de rester des mois sans passer sur le site ni ressentir le moindre manque. Puis tout à coup, la frénésie repointe le bout de son nez. Je ne parle pas des phases où je vide mes placards et consulte la page mes ventes à peu près dix fois par heure, mais de celles où je me connecte en quête d'un objet bien précis et finis par enchérir sur dix-sept articles sans aucun rapport.
Ce matin, par exemple, je cherchais une tunique Shell de chez Cop Copine en taille 1, neuve avec étiquette, pour maximum 100 euros port compris (je l'ai vue à 130 dans un magasin du centre de Bruxelles et Soeur Cadette était d'accord avec moi: pour un haut, ça faisait quand même un peu cher). Et j'ai fini par commander une nouvelle Blythe pour ma collection. Mais pas n'importe laquelle, hein: le modèle "Natasha Moore, super espionne". C'était la première fois que j'en trouvais une qui me ressemblait vaguement - bon ok, juste au niveau de la coiffure. Et puis, il fallait bien que je compense d'une manière ou d'une autre ma frustration de Japon. Enfin, le thème de l'espionnage est assez à la mode chez nous en ce moment (private joke). Bref, ma nouvelle pensionnaire expédiée depuis Hong-Kong arrivera chez mes parents d'ici trois semaines, et je devrai encore attendre mon séjour à Toulouse mi-juillet pour la récupérer. Ce qui me laisse le temps de lui dénicher une tenue funky... sur eBay, bien sûr. Ca m'occupera en attendant de remporter la fameuse tunique.

"Tim Walker: pictures"

La plupart des photographes dont j'aime le travail sont avant tout des portraitistes exceptionnels: Ellen Von Unwerth, Bettina Rheims, Mark Zelliger... Plus rares sont ceux capables de créer des mises en scène qui portent leur patte, des atmosphères auxquelles on les identifie immédiatement. J'ai un temps suivi avec attention la carrière de David LaChapelle, pour finir par me lasser du côté outrancier - et parfois totalement gratuit - de ses clichés. Hawk m'a fait découvrir l'oeuvre foisonnante de Nobuyoshi Araki, dont certaines séries me ravissent par leur côté "la vie toute nue toute crue" et d'autres me laissent froide, voire me dépriment. Mais pour moi, le maître absolu, c'est Tim Walker, essentiellement connu pour sa très longue et très fructueuse collaboration avec le magazine Vogue. Ses photos ont le don de me transporter en un clin d'oeil dans un univers parallèle, une sorte de fantasmagorie bohémienne et romantique où rien de grave ne peut arriver, où tout est légèreté et fantaisie.
Ca faisait plusieurs semaines que j'attendais la sortie, aux éditions teNeues, d'un énorme recueil de ses travaux. Certes, le prix (98 euros) pouvait sembler dissuasif, mais quand on aime on ne compte pas. D'autant qu'il fallait bien utiliser le gros avoir accumulé sur ma carte Fnac belge. Hier, à la faveur de notre inscription au marathon photo du 21 juin, j'ai donc fait l'emplette de la petite merveille. Et passé une bonne partie de la soirée à la dévorer des yeux. L'éditrice a fait un travail superbe, sélectionnant les photos les plus emblématiques de l'oeuvre de Walker, mais aussi des inédits et des travaux de jeunesse qui permettent de mieux comprendre sa démarche. La plupart des clichés sont assortis d'un petit commentaire portant sur leurs conditions de réalisation - et c'est là qu'on se rend compte du boulot absolument dingue que ça peut représenter, une "bête" photo. Surtout, j'ai adoré que l'on montre les scrapbooks de l'artiste, ces carnets dans lesquels il colle les choses qui l'inspirent et prépare ses shootings. Inutile de dire que ça me donne trèèèès envie de m'exciter sur mon Lumix tout neuf.

lundi 2 juin 2008

Le "oui" théorique

Hier après-midi, chez Filigranes. Attablés au café indoor avec un jus d'abricot pour moi et un yaourt à la myrtille pour lui, Hawk et moi lisons les magazines du mois. Dans le Glamour anglais, un article me fait bondir. Il explique, en substance, comment manipuler un mec pour obtenir qu'il vous épouse. Ouah.
J'ai du mal à croire qu'au 21ème siècle, on puisse encore publier ce genre d'âneries dans un magazine soi-disant destiné à des jeunes femmes modernes. D'abord, pour ce que j'ai pu constater dans la "vraie vie", les hommes ne rechignent pas spécialement à se marier, pourvu que ce soit avec la bonne personne. Autrement dit: sauf objection de principe, si ton mec se fait tirer l'oreille pour t'emmener devant monsieur le maire, c'est sans doute qu'il se contente de tuer le temps avec toi en attendant la vraie femme de sa vie! Ensuite, le concept de manipulation me dérange profondément. C'est une chose qu'on pratique tous un peu pendant la phase de séduction pour se rendre plus attrayant(e), et souvent, ça ne fait qu'entraîner déceptions et malentendus ultérieurs. Mais quand il s'agit de s'engager pour la vie, franchement... Je ne donne pas cher du mariage fondé sur si peu de confiance et de respect de l'autre.
Bref. En ce qui me concerne, je fais partie de la catégorie "objection de principe" et n'ai aucune intention d'épouser qui que ce soit. George Clooney en personne pourrait s'agenouiller devant moi avec un solitaire Tiffany d'un carat et demi, taille Lucida, monture platine, je le renverrais dans ses foyers (en battant un peu des cils pour voir s'il ne me laisserait pas la bague, à tout hasard). Mais quand même, une question me préoccupe.
MOI: Dis, si j'avais envie de me marier, tu m'épouserais?
HAWK (sans même relever la tête de son Wallpaper et sur le ton de l'évidence): Oui, absolument.
C'est peut-être idiot puisque je n'ai aucune intention de le prendre au mot, mais l'entendre m'a fait vraiment plaisir.

dimanche 1 juin 2008

Après le rose, le noir...

Ca, c'est le Casio Exilim que je me suis offert en avril 2007, juste avant de partir pour la troisième fois aux USA avec les VIP. Acheté sur un coup de tête pour succéder au gros Samsung argent offert par l'Homme quelques mois avant notre séparation, et dont je m'étais très peu servie parce qu'il était d'un maniement bien trop compliqué pour moi, cet appareil numérique satisfaisait à mes trois critères de choix de l'époque: il était rose joli, peu encombrant et très simple d'utilisation. Depuis son acquisition, il a traversé les Etats-Unis de Miami à Los Angeles, arpenté les rues de Tokyo à mon poignet et produit un cliché quotidien pour le blog Moody & Cookie depuis mon installation à Bruxelles en octobre dernier. En tout, j'aurai pris plus de 3500 photos avec. La dernière aura été celle de son successeur...

Après le rose, je passe au noir avec ce Panasonic Lumix FX35, choisi au terme de plusieurs mois de recherches et consultation de bancs d'essai FNAC - Père serait fier de moi! Lui aussi est assez joli et encore plus petit que l'Exilim (bien que plus épais et légèrement plus lourd me semble-t-il). Surtout, il n'a pas le gros défaut de son prédecesseur, cette tendance horripilante à prendre des photos hyper grainées en basse lumière. Et puis il est doté de tout un tas d'options paraît-il formidables que je découvrirai sûrement à l'usage. J'ai même l'intention de vaguement survoler lire son mode d'emploi, c'est dire si je suis déterminée à améliorer la qualité de mes clichés! J'espère que ça m'aidera à lutter contre ma frustration actuelle et que ça relancera mon intérêt pour le projet Moody & Cookie. Dans le but de partir du bon pied, Hawk et moi avons l'intention de nous inscrire au marathon photo organisé par la FNAC le 21 juin. Je vous en reparlerai ultérieurement.

"Bruxelles le dimanche"

Un petit post pour signaler cet excellent ouvrage à l'attention de mes lecteurs bruxellois. C'est une mine d'adresses géniales pour s'occuper le dimanche, illustré par des photos magnifiques qui donnent envie de tester les toutes - ou presque. Nous connaissions et étions déjà fans de quelques-unes d'entre elles, comme Filigranes, Cook&Book, Brüsel, Graphie Sud, le Palais des Thés ou The Grasshopper. Nous en avons découvert bien d'autres que nous avons marquées avec des Post-It, jaunes pour Hawk et verts pour moi, afin de meubler nos prochains week-ends. Par chance, beaucoup de nos choix correspondent. C'est ainsi qu'on derait nous voir prochainement attablés au musée BELvue ou au MIM (on ne va quand même pas y aller pour voir les expositions!), en train de flâner aux Halles des Tanneurs, d'enfiler des chaussures de clown au Brussels Bowling 6 Lanes, de nous faire masser au Serendip Spa ou de shopper gourmand au Bio Corner ou chez Mmmmh!