mercredi 31 décembre 2008

2008 dans le rétro


Une dispute fracassante avec Chouchou pour démarrer l'année. Le blues d'avoir quitté ma famille après les vacances de Noël à Toulouse. Le lancement du blog "Les objets libérés" qui n'affichera jamais qu'un seul post avant d'être supprimé beaucoup plus tard. Trois mois à me retenir de crier à tous les gens que je rencontre: "Non mais vous vous rendez compte, Indiana Jones échappe à une explosion nucléaire dans un frigo volant!". Les goûters à La Théière avec Etre Exquis et les dîners chez Christine et Christophe, petits rituels obligatoires chaque fois que je rentre à Monpatelin. Les dimanche après-midi à lire des magazines chez Filigranes. Les conversations hachées sur Skype avec mes parents. Ma compta professionnelle tenue mois par mois, pour une fois. Le passage dans l'émission de radio "Elle & Lui" sur Pure FM avec Chouchou. Un nouveau chef-d'oeuvre de Yoko Ogawa: "La formule préférée du professeur". Les deux rencontres avec Sophie, une étudiante qui fait un mémoire sur les blogs intimes. La soirée Singstar chez Phil H pour l'anniversaire de Julie et cette constatation: ce n'est pas parce que je chante super-faux qu'il est possible de me faire taire. Première à la dédicace de Pénélope Bagieu chez Tropismes! Les dîners avec les amis de Chouchou (eBry, Olive...) que je découvre peu à peu. La mort de Brigitte. L'aller-retour à Paris dans la journée pour sa crémation. Le Salon du Livre porte de Versailles, une semaine plus tard. Le dîner au W avec JC qui semble apaisé, presque serein, mais qui ne tardera pas à plonger. La soirée chez Editeur Préféré à laquelle j'assiste avec Chouchou et attrape un petit béguin pour la ravissante C. La pièce de Vincent Delerm à l'Atelier 210. Le début des somatisations et la hantise de la maladie. Les heures à s'exciter sur une guitare en plastique pour tenter de passer "Knights of Cydonia" en medium (toujours pas réussi). La 6ème saison de la Nouvelle Star qui voit la victoire d'Amandine alors que je flashais sur Thomas. La jolie rencontre avec Adriana. L'épopée du tableau commandé à Pénélope Bagieu. En guise de sport, courir sur place dans mon salon devant la Wii Fit et grincer des dents chaque fois que John l'entraîneur à coiffure variable répète "Cet exercice est populaire car il aide à tonifier le haut des bras". Les soirées DVD à regarder "Ugly Betty" ou "Dirt" à côté de Chouchou qui lutte pour ne pas s'endormir. Un samedi après-midi entier à glander au soleil sur la terrasse de l'hôtel Bor avec Chouchou et Etre Exquis. Le concert de Daho au Cirque Royal, toujours avec Chouchou, raccorde mon passé et mon présent. Le premier week-end que Soeur Cadette et David viennent passer à Bruxelles. Les bouchons d'oreille achetés en catastrophe après une nuit blanche pour cause de ronflements beaufraternels. La pizza pomme de terre-huile de truffe de Mamma Roma qui parvient à séduire même un Italien. Le blues quand ils repartent. L'achat du Lumix pour remplacer le vilain Samsung qui avait été le dernier cadeau de l'Homme. La découverte de la nouvelle série de Terry Moore, "Echo", qui ne me bouleverse pas. La sortie du film "Sex & the City" que je vais voir avec Chouchou, perdu seul dans une salle remplie de gonzesses hystériques. La souscription, enfin, d'une garantie maintien de revenus en cas d'arrêt de travail prolongé - histoire de me rassurer un peu. L'inscription sur Kiva, qui permet à des particuliers de financer des micro-prêts à des entrepreneurs du Tiers-Monde. Le concert de Bon Jovi au Heysel avec les VIP venus exprès de Paris; la fin d'une époque... La séance de méditation un soir de pleine lune au Serendip Spa et la rencontre avec Claudia Zackariya. Une journée passée à courir dans tous les sens pour le marathon photo de la Fnac de Bruxelles. Le fublime feu d'artifice du 14 juillet à Carcassonne. Déjeuner au Tommy's, à l'Olivade ou au Zenazia, repas-fromage, goûter chez Bapz = destruction de tous mes efforts des mois précédents avec la Wii Fit, mais qu'est-ce que c'est bon! Des dizaines de photos de la bouille de fripouille de Cahouète. Le blues au moment de quitter Toulouse. A notre retour, Copernique négligée par le voisin à qui nous avions confié la garde des chats est décharnée et à moitié mourante: c'est reparti pour un deuxième véto belge bizarre. Le week-end à Londres avec Chouchou; la bonne surprise de Stomp et la mauvaise du Hard Rock Café; le shopping chez Topshop et Urban Outfitters; le plaisir de découvrir que mon resto végétarien bio préféré existe toujours. Le choc cinématographique de "Wall-E" et "The dark knight". Les peines de coeur de mon esthéticienne qui s'épanche tard le soir sur MSN. Les trajets de mon appart à l'aéroport dans le taxi de Monique. Les images de l'Homme qui continuent à me hanter bien malgré moi et jusque dans mes rêves. La création d'un blog de scrap qui ne me satisfait pas mais que je continue quand même en attendant mieux. Les prises de tête avec l'agent immobilier chargée de faire visiter le 51 rue M***. Quelques larmes furtives à la fin du film "Le premier jour du reste de ta vie". Les envois massifs de cartes postales avec Postcrossing; le plaisir d'en recevoir d'autres en provenance du monde entier. La recherche d'un nouvel appart et la découverte, enfin, de la perle rare. Mon IMC le plus bas de l'année: 25,59. Le dollar remonte et la poste belge me fait des misères: je commence à acheter mes fournitures de scrap au Temple du Scrap, à Paris, et chez Scrapmania, à Bruxelles. L'exploration de Copenhague et Malmö par un temps froid mais ensoleillé; Chouchou et moi sommes séduits - nous y reviendrons, c'est sûr. Les galipettes à l'Hôtel Fox. Au retour, on s'envoie encore en l'air, mais depuis un avion cette fois, avec le saut en parachute qu'il m'a offert pour mon anniversaire. Les fous-rires à la lecture de l'omnibus de Jeeves. L'opportunité d'aller voir gratuitement le spectacle du cirque Zingaro. La rencontre avec Gridou, une lectrice de mon blog. Le déménagement épique en voiture Cambio. Le concert de Leonard Cohen qui me bouleverse comme rarement. La plongée dans l'univers vampirique de Stephenie Meyer. Les joyeuses retrouvailles avec Gren et Frog à l'occasion des Utopiales; on ne s'était pas vus depuis plus de huit ans! Le concert du Naheulband et l'étrange dérobade de mon ex-mari. La quasi-nuit blanche à regarder la carte des Etats-Unis rougir ou bleuir d'ouest en est; la bouffée d'optimisme en découvrant la victoire historique de Barack Obama. Les douleurs intenables pendant le spectacle du Cirque du Soleil et l'angoisse qui me reprend. Après des mois de résistance acharnée, je craque et m'inscrit sur Facebook. Un verre de jus de pamplemousse casse le MacBook de Chouchou mais pas notre couple. La nouvelle que Père doit se faire opérer en janvier; tâchons de ne pas paniquer prématurément. Un faux départ pour Toulouse. L'atmosphère quelque peu tendue chez Soeur Cadette pendant les vacances. Les parties de Guitar Hero World Tour en famille jusqu'à des heures indues. Le blues du retour encore aggravé par l'absence de connection internet.

mardi 30 décembre 2008

Dernières nouvelles du front glaciaire

Nous avons bien failli manquer l'avion du retour à Bruxelles. Nous sommes arrivés à l'aéroport de Blagnac à l'heure, mais après un gros quart d'heure d'attente pour passer la sécurité et alors qu'il ne restait plus que trois personnes devant nous, une alarme d'évacuation a retenti. A peine étions-nous sortis "rapidement mais sans précipitation" que le mouvement de foule s'est inversé... et nous nous sommes retrouvés derrière une queue encore plus importante que celle que nous venions de remonter si laborieusement. C'est alors qu'un appel a retenti: "Les passagers à destination de Bruxelles sont priés de se présenter immédiatement à l'embarquement". Nous avons doublé toute la file pour obtempérer. Un premier vigile sans doute sourd a voulu nous ordonner d'attendre notre tour comme les autres. Puis au portique de sécurité, mes boots ont sonné. Il n'y avait que deux agents masculins, et la collègue féminine appelée pour me fouiller n'arrivait pas. "Ne vous inquiétez pas, on vient juste de reprendre les contrôles, vous serez quand même les premiers dans l'avion", a lancé un des types face à notre agitation grandissante. J'ai envoyé Chouchou en éclaireur: il n'avait pas sonné, lui, et on l'attendait à son boulot le lendemain. La fille a fini par venir et par s'acquitter de sa tâche en se pressant le moins possible. Résultat, j'ai dû courir comme une dératée jusqu'à la porte 29, et je suis bel et bien arrivée dans les tout derniers passagers.

Après ces émotions, nous avions bien mérité que le colis Mobistar qui nous attendait à Bruxelles soit notre nouvelle Livebox (et non pas l'ancienne retournée pour une raison inconnue) et que nous puissions nous connecter à Internet sans attendre le retour de notre voisin du dessus parti passer les vacances dans sa Slovénie natale. Pas de bol: le colis contenait le bon appareil, mais notre nouveau compte Mobistar n'est apparemment toujours pas activé. Aaargh. Du coup, ce soir après que Chouchou soit rentré frigorifié du travail, nous avons foncé à l'Exki de la porte de Namur où nous nous activons frénétiquement sur nos claviers respectifs depuis maintenant presque trois heures. La batterie de mon Eee-PC touche à sa fin et je n'ai pas fini d'uploader les photos des posts de notre séjour à Toulouse, damned!

10 things I loved this month

- La couverture grise merveilleusement douce sous laquelle je me blottirai désormais pour regarder le Grand Journal durant mes séjours hivernaux à Monpatelin.

- "Du balai!", jeu rigolo qui fait appel au sens de l'observation, à la rapidité et à la mémoire. Plus stratégique qu'on ne pourrait le croire au premier abord, même si la chance y joue aussi un rôle. Pour les petits et les grands.

- Guitar Hero World Tour: parce que le Guitar Hero de base était déjà super, mais là, pouvoir jouer jusqu'à quatre personnes en même temps sur des instruments différents, c'est carrément un pied cosmique. Je déplore, en revanche, une playlist un peu moins à mon goût que la précédente.

- Les ombres à paupières Hydro-Velours de Shiseido. Depuis que le virus du maquillage m'a pris par la faute d'Hélène, je n'arrête plus d'investir dans du matos. Ma nouvelle palette de fards Mac est très sympa, mais je raffole de la texture crémeuse, des couleurs vibrantes et de l'effet aquarelle de ces petites merveilles.

- "L'infirmerie après les cours", shôjo manga en 10 tomes de Setona Mizushiro. De l'ambiguïté sexuelle, un peu de perversion, du fantastique: j'adore!

- Le mélange mendiants spécial Vesuvio commercialisé par Delhaize, substitut bon marché et moins culpabilisant aux chocolats Wittamer du même nom ou à mes goûters bourrés de mauvaises calories. Amandes, noisettes, pistaches, noix de Cajou, raisins blanc et noirs, abricots, pommes, airelles: c'est délicieux et ça coupe hyper bien la faim.

- La neige à Toulouse le 26 décembre. Je n'ai pas eu beaucoup d'occasions dans ma vie de regarder tomber de gros flocons pendant des heures.

- L'Ovalie, un délicieux fromage de brebis qui faisait partie du plateau "n'importe quoi" acheté chez Xavier.

- Les pâtes aux pleurotes de Chouchou. Plus de deux ans après m'avoir séduite avec le risotto du même nom, Chouchou esbaudit de nouveau mes papilles (et celles d'Attila, à qui j'avais expliqué la veille le concept de pourboire et qui, du coup, voulait laisser deux euros sur la table!).

- "Les trois brigands", chouette film d'animation dont je n'avais jamais entendu parler . Attila a reçu le DVD pour Noël, et jusqu'à la fin de notre séjour à Toulouse, il l'a regardé au moins une fois par jour. Autant je peine à comprendre son engouement pour certains films, autant j'ai adoré celui-ci.

lundi 29 décembre 2008

Moins neuf

C'est la température qu'il fait aujourd'hui à Bruxelles.

Je ne veux pas rentrer :(

Trois brigands, un peigne et des gaufres au Nutella

Le dimanche a été du genre paresseux, au point que la moitié d'entre nous n'ont même jamais quitté leur pyjama. Le matin, un gros mal de ventre m'a obligée à me lever avant 10h. Du coup, j'ai regardé "Les trois brigands" en DVD avec Attila. J'avais déjà vu le début deux ou trois fois depuis le matin de Noël, et la suite était tout aussi chouette. Après avoir rédigé mon post sur la journée de la veille, j'ai commencé à faire mes bagages pour le lendemain, histoire de voir si tout mon shopping tenait dedans ou si je devais sortir mon Pliage de Longchamp et le prendre en bagage à main. Réponse: en bourrant bien, on devrait s'en sortir avec les deux valises.

Le midi, nous avons déjeuné d'un poulet rôti; puis je suis allée prendre un long bain chaud pour tenter d'apaiser la douleur. Quand je suis revenue, Chouchou dessinait des mains et des nichons tandis que David, Soeur Cadette et Attila jouaient à Cranium Junior. Je me suis jointe à eux pour trois parties ma foi assez drôles, dont je retiendrai cette réplique-culte de mon beau-frère: "Si ça a plus de quatre pattes et que c'est pas un mille-pattes, c'est un peigne!". Et aussi le fait que Soeur Cadette arrive à deviner "canne à pêche" à partir d'un trait courbe orné d'un rectangle et d'un rond à une extrémité, et "tortue" à partir d'une simple forme qui aurait aussi bien pu être le tour d'un oeil. Ou "crocodile" à partir d'un blob de pâte à modeler violette allongé un peu plus finement d'un côté que de l'autre.

Au goûter, David a travaillé sa cote de popularité en préparant des gaufres pour toute la famille (à partir d'un mélange en boîte, mais c'est l'intention qui compte). C'était pas encore le jour où on allait perdre deux grammes. Heureusement, il y avait pénurie de chantilly dans la maison. Malheureusement, il y avait profusion de Nutella, de crème de marron et de rondelles de banane. Puis j'ai eu le temps de lire "La porte" de Karim Berrouka. Malgré des critiques dithyrambiques sur le forum d'Editeur Préféré, cette novella déjantée qui a pour héros deux loup-garous philosphes constamment dérangés dans leur tanière par des visiteurs importuns ne m'a guère emballée. Disons que j'ai bien aimé sans plus.

Vers 20h30, David est allé chercher des plats chinois pour compléter les restes des derniers jours. Dès après-demain, j'entame deux mois de soupe/Wii Fit intensive pour perdre le gras accumulé pendant ces vacances. Soirée un peu morose: Cahouète s'est attiré une engueulade monumentale; j'avais toujours mal au ventre et ne parvenais pas à uploader la moindre photo pour illustrer mes posts des derniers jours; Chouchou était occupé avec ses dessins et le reste de la famille regardait une daube interstellaire ("Eragon").

dimanche 28 décembre 2008

Je préfère quand même les pleurotes aux pensées

Hier, levée aux aurores (soit 8h45) pour aller faire les courses chez Leclerc avec Soeur Cadette. J'erre dans les rayons de l'hyper en bâillant copieusement: ambulatoire, peut-être; réveillée, pas vraiment. Au rayon fruits et légumes, je tombe en arrêt devant une barquette de pensées jaunes et violettes. Je ne savais pas qu'on pouvait manger des fleurs. (Quand j'en parlerai à Chouchou plus tard, il me répondra: "Bien sûr que si! D'ailleurs, quand on s'est connus, j'avais pensé à t'en faire tout un repas. Et puis je me suis vite rendu compte que tu n'étais pas du tout romantique." Une seconde, j'envisagerai de me vexer. Mais comme me le fera remarquer Soeur Cadette, ce n'est que la stricte vérité et Dieu sait si je l'ai souvent revendiquée. Je me tairai.)

Après ça, passage au Grand Comptoir: j'ai flashé sur les deux couvertures toutes douces que Soeur Cadette garde sur son canapé pour s'en envelopper le soir, et j'aimerais bien en rapporter une à Monpatelin où de minuscules radiateurs électriques peinent à chauffer ma pièce principale en forme de cathédrale. J'ai de la chance, il n'en reste que deux. J'essaie aussi un chouette petit pull Mexx en tricot de cachemire violet, mais il a des manches courtes et je ne vois pas trop quand je pourrais le porter. Tant pis.

Nous rentrons très vite à la maison récupérer le reste de la famille pour nous précipiter chez Bapz où nous attend un délicieux brunch. Enfin, c'est plutôt nous qui l'attendons, et assez longtemps en plus. Les estomacs commencent à gargouiller très fort et les tempéraments à virer vinaigre. Quand nos assiettes arrivent, j'engloutis le contenu de la mienne tellement vite que j'ai à peine le temps de sentir le goût de ce que je mange. Pour changer de mon traditionnel Soleil Vert, j'ai pris un Thé des Muses (vert avec de la myrtille). J'embarquerais bien une brioche Magie Noire pour le goûter, mais vu la quantité de calories ingurgitée ces derniers jours et le repas prévu pour ce soir, ce serait peut-être un peu abuser.

Alors que nous nous dirigeons vers la rue de Saint-Rome, nous passons devant plusieurs magasins de fringues goth très sympas. Je réalise avec tristesse qu'à mon âge, je ne peux plus vraiment m'habiller comme ça sans avoir l'air déguisée. Quoi que, Pauley Perrette (Abby dans "NCIS") est encore plus vieille que moi... Chez Micromania, nous rachetons le Guitar Hero de base, juste le disque sans la guitare: marre de jouer en noir et blanc. Au Palais des Thés, je refais une provision de filtres jetables. Puis David nous quitte en emmenant Cahouète - il rentre bosser à la maison. Comme il fait très froid, nous nous arrêtons aux Galeries Lafayette afin que Chouchou et moi puissions acheter des gants. Les mains au chaud, ça va tout de suite mieux. Un tour au Virgin pour échanger un bouquin, et sur l'insistance d'Attila, nous nous rendons à la patinoire installée place du Capitole. Chouchou et moi restons sur le bord pour prendre des photos pendant que Soeur Cadette suit Attila sur la glace trempée et le relève environ trois fois par tour. Je ne pense pas que nous tenions là le prochain Philippe Candeloro.

Je m'absente quelques minutes pour passer au Séphora voisin, histoire de voir s'ils n'auraient pas reçu le rouge à lèvres Stila que je brigue. Là, surprise: je retombe sur la vendeuse qui, la veille au magasin de Labège, a tenté de refourguer un gloss Benefit à Soeur Cadette, et à qui j'ai assené un catégorique: "Les produits Benefit, c'est de la merde". Pas découragée bien qu'elle m'ait reconnue, elle essaie de me refiler un rouge à lèvres de la même marque. En vain, bien entendu. Je traverse le marché de Noël en sens inverse (ah, ces délicieuses odeurs de crêpes et de charcuetrie mélangées!) pour rejoindre Chouchou au bord de la patinoire. Soudain, je me souviens qu'il y a au coin de la place, bien caché derrière la profusion de chalets en bois, la librairie Arcade où j'achetais toutes mes bédés quand j'étais étudiante. J'y entraîne Chouchou, et miracle! Nous y trouvons le tome 1 de "Kajo, la corde fleurie" que nous cherchons frénétiquement depuis une semaine. Hourra!

Rentrés à la maison, Chouchou se met à préparer le dîner: ses pâtes aux pleurotes que je n'ai jamais voulu goûter, leur préférant le risotto du même nom. J'avais tort; elles déchirent. Surtout avec un petit reste de foie gras en entrée. Après le dîner, je me sens bien lourde et ensommeillée. Je joue un peu à Guitar Hero World Tour, mais mes yeux ne tardent pas à me faire mal. Je renonce et me vautre sur le canapé avec "What I wore today", un recueil de looks de blogueuses du monde entier dans lequel j'ai la surprise de retrouver deux photos d'Anne-Solange Tardy, de Cachemire et Soie. Le bouquin est très intéressant: la diversité des styles mais aussi des filles qui les portent est assez décomplexante. Ca donne envie de faire pareil, mmmh. Idée à creuser pour 2009.

samedi 27 décembre 2008

Le CIS persiste et signe

A 24h près, nous aurions pu avoir un Noël blanc: quand nous nous sommes levés hier en fin de matinée, il neigeait depuis plusieurs heures déjà et une couche de quatre ou cinq centimètres recouvrait tout le paysage. Sots que nous sommes, nous n'avons pas pensé à en profiter pour faire des photos avec Régis, tss tss. Le midi, nous étions invités à déjeuner chez les parents qui, à ma demande, avaient préparé un civet de sanglier avec un morceau d'un des bestiaux tués par Père et ses copains chasseurs. La viande étant accompagnée de pâtes fraîches et suivie de salade verte, de dattes et de noix, la bûche du dessert était définitivement de trop, mais j'en ai quand même mangé un petit bout pour m'épargner les rouspétades paternelles.

En milieu d'après-midi, David, Soeur Cadette, Attila, Chouchou et moi sommes partis au Gaumont de Labège. Nous n'étions pas fixés sur le film que nous voulions voir; Attila penchait pour "Madagascar 2", mais aucun des adultes présents n'avait aimé le premier. Finalement, ce fut "Igor" dont la description lue sur Allo Ciné le matin m'avait fait envie. Et de fait, il était très sympa, une bonne petite surprise cinématographique librement adaptée du "Frankenstein" de Mary Shelley. Les amateurs de Terry Pratchett y retrouveront avec plaisir une version alternative d'un personnage secondaire et néanmoins très présent dans les derniers tomes des Annales du Disque-Monde.

En sortant, nous avons fait un tour rapide au centre commercial voisin, puis nous nous sommes dirigés vers le Tommy's, le chouette diner où nous avions déjeuné le 14 juillet. Comme d'habitude, Chouchou et moi avons épluché toute la carte en nous exclamant "Mmmh, ça a l'air bon ça!" à dix-sept reprises avant de finir par commander la même chose que d'habitude: un cheeseburger. Je me réjouissais d'avance de pouvoir manger, en dessert, un délicieux cheesecake au coulis de framboise avec une croûte traditionnelle, c'est-à-dire pas en speculoos: le Tommy's est, hors USA, le seul endroit de ma connaissance qui en sert encore. Sauf que bien entendu, il n'y en avait plus. Le Complot International du Speculoos, voyant qu'il ne parvient plus à m'avoir avec ses gâteaux piégés, a décidé de me couper de mes sources d'approvisionnement alternatives. Aaaaaargh. Du coup, je me suis rabattue sur une pecan pie qui m'est restée sur l'estomac.

De retour à la maison, nouvelle séance de Guitar Hero World Tour. Autant je me débrouille bien à la guitare, autant la seule chanson que j'arrive à chanter sans déchirer les tympans de la moitié de l'agglomération toulousaine, c'est "Hotel California". Sérieusement, quand je me lance dans du Michael Jackson ("Beat it") ou du Pat Benatar ("Heartbreaker"), on dirait un canard qui a sniffé de l'hélium. Quant à la batterie, je suis la seule personne de la famille qui ne l'ait pas essayée: étant donnés ma splendide coordination mains-pieds et mon sens très sûr du droite-gauche, ça ne m'a pas paru indispensable.

vendredi 26 décembre 2008

Livin' on a prayer (and a little bit of foie gras)

Hier, c'était Nowel! Mes neveux ont réussi à patienter jusque vers 10h; à partir de là, on a senti que si, comateux ou non, on ne se levait pas tout de suite, le saccage de paquets aurait lieu sans nous. C'est donc le cheveu en broussaille et la mine chiffonnée que, comme tous les ans, nous nous sommes rassemblés autour du sapin avec nos appareils photo en main. Attila et Cahouète ont bien entendu été très gâtés. Par contre, niveau goûts musicaux, leur culture laisse encore quelque peu à désirer: ils avaient réclamé le CD de Christophe Maé, qu'ils ont aussitôt mis en boucle. Dur dur pour leur Tatie qui carbure plutôt au bon vieux rock des familles. Par chance, David avait reçu le Guitar Hero World Tour que nous nous sommes empressés de déballer et de tester. Une batterie, un micro, une guitare et la possibilité de rajouter une seconde guitare éventuellement susceptible de servir de basse: la combinaison est intéressante, et surtout, on peut jouer à plusieurs de manière collaborative. Par contre, les titres du répertoire ne sont pas tous très connus, et même si les paroles défilent en haut de l'écran, il est extrêmement difficile de chanter sur un morceau dont on n'a pas l'air en tête. Chouchou nous a d'ailleurs fait un sublime massacre vocal sur un titre des Beastie Boys.

Avec tout ça, nous avons encore déjeuné fort tard et beaucoup tardé à nous préparer pour sortir. Il était déjà 17h lorsque nous sommes parties chez les parents, et comme tous les jours depuis le début de la semaine, la route de campagne qui conduit à Leurpatelin était noyée sous un épais brouillard. Deuxième distribution de cadeaux pour mes neveux qui commençaient à être légèrement blasés et à ne plus manifester des masses d'enthousiasme. Pendant que son frère (7 ans) et son père (34 ans) s'acharnaient sur le puzzle animaux de la jungle qu'il venait de recevoir, Cahouète (2 ans) a tenu à mettre immédiatement son DVD de "Cars". Nous avons tous semi-somnolé devant la télé pendant les trois quarts du film. Pelotonnée dans un fauteuil, le nez enfoui dans ma grosse écharpe en maille violette que je n'avais pas enlevée (j'ai toujours trop froid l'hiver, même en intérieur), je n'ouvrais périodiquement un oeil que pour faire des moulinets de cheville et admirer les Saima de Chie Mihara que j'étrennais pour l'occasion.

Nous sommes rentrés vers 19h. Là, Soeur Cadette s'est mise à confectionner une tarte à la courgette pour le dîner et a réalisé qu'elle n'avait plus qu'un oeuf dans son frigo au lieu des trois nécessaires. J'ai suggéré d'aller en emprunter deux aux voisins; elle m'a répondu qu'ils étaient en vacances. C'est ainsi qu'à peine arrivé, David est reparti en voiture chez les parents chercher les oeufs manquants. Ne pouvant pas faire grand-chose pour aider à la préparation du repas et vu que mes yeux se fermaient tout seuls, je suis allée lire dans la chambre d'amis (le "Famille, recompose-toi" acheté hier, et qui m'a laissée assez froide malgré tout le bien que j'en avais lu). Au bout d'un moment, j'ai fini par m'assoupir et n'ai émergé de nouveau que pour mettre la table. La tarte à la courgette a servi à accompagner les restes d'hier - enfin, si tant est qu'on puisse qualifier de restes un foie gras fermier encore intact d'un bon kilo. Après le dîner, nous avons vaguement regardé la rétrospective annuelle des Guignols de l'Info et rejoué à Guitar Hero en sourdine pour ne pas réveiller les enfants. Dodo vers minuit et demi, tous crevés.

jeudi 25 décembre 2008

Hydro-velours, sorcières volantes et réveillon

Hier une fois de plus, le démarrage a été assez laborieux. La matinée, ou ce qu'il en restait, est passée dans un grand flou artistique et le temps d'engloutir les délicieuses lasagnes de Soeur Cadette, il n'était pas loin de 15h. Il restait encore quelques courses à faire; Soeur Cadette et moi avons donc profité de ce que Cahouète faisait la sieste pour nous éclipser en abandonnant les enfants à la garde des hommes.

Le plan initial était juste d'aller chercher la bûche chez le pâtissier de la Patte d'Oie auquel elle avait été commandée, et de prendre du pain sur le chemin du retour. Sauf que tant qu'à descendre au centre-ville, ça aurait été bête de ne pas en profiter pour boucler la liste des cadeaux. Chez L'Occitane, par exemple, où nous sommes entrées pour chercher un truc à envoyer à la nièce de David, je me suis offert l'eau de toilette Ruban d'Orange et le Velouté de Riz ultra-matifiant, tandis que Soeur Cadette, ne trouvant rien d'assez fun pour une fille de dix ans, a embarqué une Pulpe de Douche et une Eau de Senteur Maman-Bébé repérée la veille. En même temps, notre premier amour c'est nous, pour paraphraser le titre de l'excellent petit bouquin d'Hélène que je suis justement en train de lire. Comme ladite Hélène et son Blog de Fille m'ont donné de furieuses envies de maquillage, moi qui jusqu'ici me contentais d'un peu de fond de teint plus une couche de mascara et une touche de gloss les jours de fête, nous avons ensuite filé au Séphora de la place du Capitole. Pendant que Soeur Cadette composait un coffret de produits de bain roses, je doublais mon maigre assortiment de pinceaux, hésitais entre les nouvelles ombres hydro-velours de Shiseido vert exotique et bleu chatoyant, décidais de prendre les deux parce que je le vaux bien, choisissais un vernis à ongles Estée Lauder (le Black Wine) et rouspétais parce que le rouge à lèvres Stila Georgina était en rupture de stock. Après ça, j'ai renoncé à pousser jusque chez MAC. Nous avons fait un tour chez Virgin, où Soeur Cadette n'a pas trouvé le Lego Star Wars qu'Attila réclamait à grands cris mais où j'ai craqué pour la bédé "Famille, recompose-toi" et poussé Soeur Cadette à acheter "Ensemble c'est tout" qui devrait lui plaire à mon avis.

Puis - enfin! - nous avons mis le cap sur la pâtisserie Aux Petits Fours où la queue se prolongeait fort loin sur le trottoir. Mais heureusement, ça avançait vite. Une fois dans la boutique, nous avons décidé que nous méritions bien une demi-douzaine des friandises qui donnaient leur nom à l'endroit: trois à la pistache pour Soeur Cadette et trois à la fraise des bois pour moi. Nous les avons grignotées dans le métro qui nous ramenait à Balma. Une fois récupérée la voiture, nous sommes retournées chez Cultura car Soeur Cadette venait de réaliser qu'elle n'avait pas de cadeaux pour sa meilleure amie et la fille de celle-ci. "Je suis désolée, on l'a déjà fait avant-hier", s'est-elle excusée en parlant du magasin. Moi, magnanime: "Pas grave, tu paries que je trouve encore un truc à acheter?" Et de fait, je suis ressortie avec quelques crèmes de couleur Pébéo, des peintures acryliques dont j'adore les teintes. Le problème, c'est qu'avec tout ça, il se faisait 18h20 et nous nous trouvions encore à plusieurs kilomètres de la boulangerie où nos pains rustiques étaient réservés. Autour de nous, tous les magasins fermaient, y compris Auchan. Nous avons eu un instant de panique en nous imaginant tous autour de la table du réveillon avec deux énormes foies gras fermiers et rien pour manger avec à part une profusion de mini-gressins. Mais vive le petit commerce: la boulangerie restait ouverte jusqu'à 20h.

Lorsque nous sommes rentrées à la maison, les parents étaient déjà arrivés. Il était encore un peu tôt pour attaquer l'apéro; David, Chouchou et moi avons donc entamé une partie de "Du balai!", un jeu de société très rigolo où des sorcières font la course et avancent sur le plateau grâce à la justesse de leurs formules magiques. La composition de celles-ci réclamant à la fois sens de l'observation, rapidité et mémoire, les occasions de se bidonner (pour les uns) et de rouspéter (pour les autres) n'ont pas manqué. Nous avons interrompu notre seconde partie avant la fin car les petits fours salés venaient de sortir du four et réclamaient à être engloutis séance tenante. Père avait pris un très bon champagne bruit pour les accompagner. Sa flûte une fois vidée, Chouchou était déjà aux trois quarts pompette, et j'ai craint qu'il s'endorme à table, mais non, il a lutté courageusement.

Nous avons fait simple: foie gras et saumon en entrée, poisson ou pintade en plat du milieu, bûche choclat/poire/framboise en dessert. Ainsi, nous n'avons pas fini trop tard et après le départ des parents, vers 23h, nous avons pu nous remettre à jouer. David a ressorti le Perudo, un excellent jeu de dés que mon ex-mari nous avait fait découvrir dans le temps. Sur les trois parties, Chouchou en a gagné deux: la chance des débutants, sûrement! Nous avons refait un "Du balai!" avec Soeur Cadette et Attila, puis nous nous sommes collés devant la télé avec le "Lapins Crétins Show". Attila est resté avec nous jusque vers 1h30, et après qu'il soit parti se coucher, nous avons continué à nous agiter jusque vers 4h. Les yeux explosés, nous sommes allés au lit en espérant sans trop y croire que les enfants ne bondiraient pas du lit aux aurores le lendemain.

mercredi 24 décembre 2008

Une Etoile Noire en Lego, de la lotion amande-pomme et un pauvre petit 73

Hier, deuxième journée de vacances assez calme. Nous avons émergé tard et poussivement. J'ai mis plus d'une heure vingt à taper mon post précédent tandis que Chouchou initiait Attila aux joies de Lego Star Wars. Cet enfant ne sait pas qui est Obi-Wan Kenobi et est incapable de reconnaître l'Etoile Noire au premier coup d'oeil (ou même au douzième): mais que fait la police? A midi, nous avons fini les restes de fromage avec une salade composée, enfreignant ainsi les conseils avisés des professionnels qui préconisent plutôt de croquer des radis entre deux variétés pour se rafraîchir la bouche. En même temps on s'en fout, l'essentiel c'est de se faire plaisir.

En milieu d'après-midi, Soeur Cadette et moi avons embarqué Cahouète pour une virée courses. A la pharmacie, je lui ai fait découvrir les produits L'Occitane, dont je venais d'acheter la lotion amande-pomme. Résultat, elle voulait embarquer tout le rayon et offrir ça à la moitié de son entourage féminin pour Noël. Chez Picard, nous avons fait les courses pour le réveillon de ce soir, car jusque là, nous n'avions que le foie gras, le champagne et la bûche de commandés. Personnellement, j'aurais pu me passer du reste, mais j'avoue que leurs petits fours surgelés sont à la fois originaux et délicieux. A la maison de la presse locale, enfin, j'ai déniché le n°2 d'Entre ARTistes, un génial magazine de scrap qui n'est pas vendu en Belgique et que Père pistait pour moi, en vain, depuis une dizaine de jours. Comme quoi, ce n'était pas la peine d'aller chercher bien loin!

Vers 19h, nous avons récupéré le reste de la famille pour aller faire une partie de bowling. Bien qu'ayant réalisé le seul strike de la partie, j'ai fini avant-dernière juste avant Chouchou, curieusement abonné au score de 69. Pourtant, sur Facebook, je fais toujours au moins dans les 150, pffff. Et on s'étonne que les gens se réfugient dans le monde virtuel... Pour le dîner, j'ai entraîné tout le monde au KFC voisin qui venait d'ouvrir. Je suis une immense fan de la recette secrète du colonel Machin, et à Bruxelles, nous n'avons que des Hector's Chicken où le poulet est juste infâme. Malheureusement, beaucoup de monde avait eu la même idée que moi du côté de Gramont, et le resto était plein à craquer. En plus, les files n'avançaient pas. Mais Chouchou a repéré, sur le côté, la présence de bornes de commande qui nous ont permis de payer en CB et de récupérer nos menus en trois minutes à peine. Initier ma famille au combo optimal gras-chaud-croustillant-goûtu: ça, c'est fait!

mardi 23 décembre 2008

Du shopping, du fromage et Vanessa

Pour la première fois ce matin, mon Google Reader était complètement vide. Qu'importe; je serai la dernière des blogueuses en cette période de fêtes de fin d'année. C'est qu'il faut bien justifier l'achat du Eee-PC!

Hier, donc, nous avons pas mal traîné le matin (comme il se doit pendant toutes vacances dignes de ce nom). Vers midi, Soeur Cadette, Chouchou et moi sommes passés chez mes parents pour leur déposer Cahouète. J'ai trouvé Père assez marqué par la fatigue mais pas plus défaitiste que d'habitude. Après un apéro rapide, nous sommes partis en ville pour faire quelques courses. Comme il était déjà 14h et qu'il commençait à faire faim, nous nous sommes d'abord arrêtés au Café des Couleurs pour un sympathique déjeuner libanais. Puis nous nous sommes lancés à l'assaut des magasins bondés et surchauffés: Trait pour dénicher un nouveau petit cahier de comptes, Cop Copine où Soeur Cadette a investi dans une jolie robe japonisante qu'elle portera pour le réveillon, un point presse pour acheter des cartes postales (Postcrossing oblige) et ramener L'Equipe du jour à David qui était resté bosser à la maison, la Fnac où j'ai craqué pour le DVD de "Ratatouille" et où Chouchou a enfin trouvé sa tablette graphique, une épicerie fine qui vendait du thé Mariage Frères, Xavier où nous avons fait l'emplette d'un repas-fromage pour le soir même, la boulangerie d'en face pour prendre du pain et pas moins de deux Nicolas pour trouver le vin souhaité. Après nous être rapatriés en métro jusqu'à Balma où nous avions laissé la voiture, nous avons encore fait un tour au Cultura qui s'est récemment implanté là. Dommage, ils n'avaient pas le manga que cherchait Chouchou, mais j'ai quand même dégoté quelques fournitures de scrap. En regagnant la Fiat 500 de Soeur Cadette dans le coffre de laquelle nous avions laissé nos courses, nous avons été assaillis par une bonne odeur mélangée de fourme d'Ambert et de Trou du Cru. En même temps, si on voulait que ça sente meilleur, il fallait faire un repas-fleurs. Mais à mon avis, les pétales de rose vont beaucoup moins bien avec le pain de campagne et le Bourgogne rouge.

Nous sommes rentrés assez crevés d'avoir piétiné au milieu de la foule et marché dans le froid tout l'après-midi. La vendeuse de chez Xavier avait gentiment qualifié notre repas-fromage de "n'importe quoi": chacun avait réclamé ses préférés, si bien que certains genres (brebis et chèvres frais) étaient surreprésentés et d'autres (pâtes fleuries) complètement absents. Ca ne nous a pas empêchés de leur faire un sort à tous. Au rayon découverte, j'ai beaucoup apprécié l'Ovalie. Pour digérer tout ça, Attila nous a entraînés dans une partie de "Tic Tac Boum", un jeu assez drôle où les participants se refilent une bombe en énumérant les choses que l'on peut trouver dans un endroit déterminé par une carte. La personne qui a la bombe en main au moment où elle "explose" conserve la carte, et le gagnant est celui qui a le moins de cartes devant lui en fin de partie. Nous avons beaucoup rigolé. Puis j'ai réquisitionné la télé pour regarder le documentaire sur le Divinidylle Tour de Vanessa Paradis que diffusait France 2. Pendant ce temps, Attila allait se coucher, Soeur Cadette comatait sur le canapé entortillée dans une immense couverture en polaire, David se battait contre son wifi fluctuant et Chouchou installait sa tablette graphique en poussant des cris de joie.

lundi 22 décembre 2008

Cette fois, c'est la bonne

Nous avons passé notre dimanche à errer comme des âmes en peine dans le centre de Bruxelles, Eee-PC sous le bras en quête d'un endroit pourvu de wifi. Nous arrachant à la chaleur de notre couette à une heure indue pour un week-end, nous nous sommes précipités chez Filigranes dès l'ouverture. Malheureusement, notre librairie préférée ne propose qu'une connexion Belgacom payante et était en rupture de cartes hotspot. Damned. Quelques minutes de métro et nous avons débarqué à la Fnac de City 2 où nous espérions trouver la tablette graphique Bamboo Fun que convoitait Chouchou. Pas de bol: elle n'était plus disponible qu'en néerlandais, et le café Fnac récemment ouvert n'a pas de wifi. Grmbl. Même déconvenue à la Boule Rouge où nous avons déjeuné d'un trio de pâtes moins bien que celui du Mano a Mano mais néanmoins fort correct, surtout avec un petit verre de Bardolino. Au final, nous sommes remontés en bus jusqu'à l'Exki de la chaussée de Namur qui, miracle, dispose bien d'une connection gratuite pour ses clients.

Puis nous nous sommes retapé le trajet vers l'aéroport pour la deuxième fois en 24h. Le voyage en avion a été usuellement rapide et inconfortable: la température en cabine frôlait les 60°, mon voisin de devant a jugé bon de descendre son dossier au maximum, un bébé s'est fendu de démonstrations répétées de ses capacités pulmonaires et la passagère assise à ma droite n'a pas arrêté de péter. Que du déjà-vu qui m'a laissée de marbre (bien que parfois en apnée). Soeur Cadette nous a récupérés avec nos 27,7 kilos de valises, et nous sommes arrivés sans encombre à Sonpatelin. Tous les paquets que j'avais fait livrer chez mes parents m'attendaient sur le lit de la chambre d'amis; je les ai déballés avec des couinements de plaisir. Une paire de sandales Chie Mihara, notamment, m'a poussée à défiler dans le couloir de la maison en faisant admirer mes pieds à toutes les bonnes âmes encore non endormies à cette heure tardive et non collées devant leur simulation du Vendée Globe. Au final, je me suis couchée vers 2h30 après avoir surfé tout mon soûl, crevée mais ravie. Cette fois, c'est vraiment les vacances!

samedi 20 décembre 2008

Départ manqué

Depuis mon retour des Utopiales début novembre, il fait un temps sinistre à Bruxelles, et je déprime solidement. Seule me fait tenir la pensée des vacances de Noël. Dans ma tête, je compte les jours qui me séparent du samedi 20 décembre et du moment où je retrouverai ma famille.

La dernière semaine a été particulièrement pénible. Depuis mercredi, l'excitation me rend insomniaque et la fébrilité m'empêche de quasiment de bosser, ce qui signifie qu'au lieu de glandouiller encore une semaine après mon retour de Toulouse, je devrai travailler tous les jours, 1er janvier inclus - et ce, sous l'emprise d'un blues carabiné comme chaque fois. Pour ne rien arranger, hier après-midi, le voisin du dessus dont nous piratons le wifi en attendant d'être accordés au réseau est parti en vacances dans son pays d'Europe de l'Est natal en coupant sa Livebox. Donc, j'ai passé les dernières 24h sans internet à me lamenter: "Qu'est-ce que j'peux faire, chai pas quoi faire".

Aujourd'hui, j'ai tourné en rond dans l'appart' sans rien glander d'autre que le ménage. Chaque fois que je calculais l'heure de départ optimale, j'enlevais quinze minutes "comme ça, on aura le temps de manger dans l'aéroport". A 17h45, nous nous sommes enfin mis en route avec nos deux valises, dont une moitié aussi grosse que Chouchou et pesant un bon tiers de son poids. Nous avons pris deux bus jusqu'à la gare centrale et le train habituel jusqu'à Zaventem. Malgré une vilaine migraine qui me tenaillait depuis le début d'après-midi et la nausée que me fichent toujours les transports en commun, je ne me tenais plus de joie.

...Jusqu'à ce que nous déboulions dans le hall des départs et que je cherche notre avion sur le grand tableau. A 20h35 - horaire soigneusement vérifié plusieurs fois ces derniers jours -, il n'y avait qu'un avion pour une destination si obscure que même son nom ne me disait rien. Puis que dalle jusqu'à 22h passées. Parce que voilà, la seule chose que je n'avais pas pensé à vérifier sur nos billets, c'était la date. Qui était le dimanche 21 et non le samedi 20.

"Il vaut mieux ça que le contraire", a aussitôt fait valoir Chouchou devant ma mine effondrée. Et certes, c'est vrai que ça ne retarde jamais notre départ que de 24h. N'empêche, pendant tout le trajet du retour à la maison, j'étais inconsolable. Je vais voir ma famille deux pauvres fois par an, et perdre une journée sur le temps que je comptais passer avec eux, c'est déjà un crève-coeur.

jeudi 18 décembre 2008

"Australia"

Hugh Jackman débarque dans un vilain bar où on ne sert pas les aborigènes, et la caméra fait un gros plan sur ses yeux à moitié masqués par le rebord de son chapeau, à la Clint Eastwood. Hugh Jackman casse sur la tête d'un méchant Blanc la valise de la riche aristocrate anglaise qu'il est venue chercher au port pour la conduire au ranch de son mari. Hugh Jackman se lave torse nu en s'aspergeant d'un seau d'eau, à la tombée de la nuit devant un feu de camp qui fait doucement luire ses pectoraux. Hugh Jackman n'appartient à personne et n'a pas de patron, c'est lui qui le dit sur un ton sec. Hugh Jackman se fait tirer l'oreille pour convoyer 1500 bêtes à travers le nord de l'Australie avec pour toute aide deux fidèles aborigènes, deux femmes, un poivrot et un enfant. Hugh Jackman est beau même avec les lèvres craquelées par la chaleur et le visage couvert de la poussière du désert. Hugh Jackman n'est pas chaud pour apprendre à danser le fox-trot en pleine cambrousse. Hugh Jackman donne à Nicole Kidman le baiser le plus tarte de l'histoire du cinéma (WTF?). Hugh Jackman, pour faire plaisir à la même Nicole Kidman, rase la barbe qui le rendait somptueux et enfile un méchant smoking à veste blanche. Hugh Jackman dompte les chevaux sauvages en faisant claquer son fouet ou en les mettant à genoux devant lui par la seule puissance des ondes viriles qu'il dégage. Hugh Jackman ne tient pas en place; il s'est fait repousser la barbe et les fourmis dans les jambes sont revenues avec. Hugh Jackman se dispute avec Nicole Kidman et se casse pour six mois. Hugh Jackman croit sa dulcinée morte dans un bombardement et, des larmes coulant dignement sur les joues, exige que le proprio du vilain bar serve un godet à son beau-frère aborigène. Hugh Jackman part faire l'impossible: chercher le fils adoptif métis de Nicole Kidman que des méchants curetons ont emmené dans une île pour extraire la noirceur de son âme, quelques heures seulement après que des avions japonais aient tout rasé sur l'île en question. Hugh Jackman sauve tous les petits n'enfants et les ramène sur le continent. Hugh Jackman plonge sur le fils adoptif de Nicole Kidman pour le protéger contre une balle. Hugh Jackman a enfin compris ce qu'est l'amour et peut rentrer à la maison.

Sinon, il paraît qu'il y avait d'autres acteurs et des scènes sans Hugh Jackman, mais j'ai pas bien fait attention.

mercredi 17 décembre 2008

Cette salope de Morphée

A force de batailler, j'avais réussi à ramener mes heures de sommeil dans un créneau vaguement acceptable: couchée à minuit, endormie vers 1h, debout entre 9h30 et 10h. Puis l'hiver est arrivé. Je me suis remise à boire du thé jusque très tard dans la journée* et à rechigner de plus en plus à sortir de ma couette le matin. Résultat: ces jours-ci, je ne me réveille pas avant 11h. Et hier soir, je ne dormais toujours pas à 2h20. Comme dans ces cas-là, j'ai tendance à broyer du noir, j'ai fini par me lever et par rallumer mon ordinateur. Après avoir rédigé une carte Postcrossing pour les USA et commandé un aller simple Paris-Monpatelin pour le mois de mars après le Salon du Livre, j'ai passé une bonne heure à préparer mon traditionnel post "bilan de l'année", celui que je publierai le 31 décembre. Pour ça, j'ai dû relire mon agenda 2008 tout entier. A la fin, je n'avais toujours pas sommeil, mais il était 4h et ça commençait à faire vraiment tard. Je suis retournée au lit; je me suis collée en cuillère derrière Chouchou avec mes genoux dans le pli des siens et mon nez enfoui entre ses omoplates. Une bonne demi-heure a encore dû s'écouler avant que cette salope de Morphée se décide enfin à mettre un terme à mes souffrances.

Je voudrais bien savoir pourquoi les bonnes habitudes sont si difficiles à conserver et les mauvaises, si faciles à prendre. Je ne devrais peut-être pas m'obstiner à lutter contre mon biorythme naturel... Mais il ne me rend pas la vie facile. Si je recommence à n'émerger que passé midi, comme je le faisais à une période, je ne verrai plus la lumière du jour que deux ou trois heures en cette saison à Bruxelles: bonjour la déprime! Je déteste la nuit qui décuple mes angoisses. J'aimerais tant dormir pendant qu'il fait noir, me réveiller aux premières lueurs de l'aube et piquer du nez vers 22h30! Apparemment, mon corps n'est pas programmé pour ça, et lui faire prendre un pli différent est une lutte permanente.

*Je sais: le rooibos. Malheureusement, je déteste ça.

mardi 16 décembre 2008

Quand je vous disais que le shopping était une activité à risque!

Voilà maintenant que les terroristes posent de la dynamite dans les grands magasins parisiens.Y'a plus de respect pour rien, je vous jure. Du coup, je me demande si c'est vraiment une bonne idée d'aller faire l'ouverture des soldes d'hiver boulevard Haussmann, le 7 janvier prochain.

lundi 15 décembre 2008

Ma liste au Père Noël

Dans la catégorie "accessible":
- Une leçon de maquillage au MAC de la chaussée de Charleroi (pour enfin apprendre à faire un smoky potable et à poser correctement le blush).
- Le rouge à lèvres Velvet n°001 en édition de Noël limitée de Paul&Joe (il n'est déjà plus disponible sur internet, snif).
- Un massage ayurvédique au Serendip Spa.
- La théière Cotton Club en verre ou Love Pot en métal argenté de chez Mariage Frères (pour les utiliser, pas pour les collectionner cette fois).
- Du Thé sur le Nil de chez Mariage Frères (j'avais totalement oublié que j'adorais cette variété et n'ai pas pensé à en acheter lors de mon dernier passage à Paris).
- Un grand sac de mendiants Wittamer mélangés.
- Un abonnement au magazine de scrap Entre ARTistes (j'ai envoyé Père en mission pour me trouver le numéro 2, et apparemment c'est pas gagné).
- Le jeu "Ma pause yoga" pour DS.
- Le DVD de "Ratatouille".
- La saison 1 de "Gossip girl" (je n'en ai pas vu un seul épisode mais tout le monde toutes les filles de la blogosphère sont accros et elles ont fini par me donner envie).
- Les saisons 4 et 5 de "NCIS" (pour rattraper tout ce que j'ai raté depuis mon installation à Bruxelles).
- Le nouvel album de Guns'n'Roses (bien qu'il n'ait paraît-il rien à voir avec les précédents, dont j'étais raide dingue dans mon jeune temps).
- Deux places pour le concert sold out de Bénabar au Cirque Royal en février prochain.
- La même chose pour le concert de Francis Cabrel (pourquoi, mais pourquoi je m'y prends toujours trop tard?).
- Des livres: "The graveyard book" de Neil Gaiman, "The tales of Beedle the bard" de J.K. Rowling, "Comptines assassines" et "Contes de crime" de Pierre Dubois.
- Les bottines Bailona de Chie Mihara en gris/turquoise et en 35 1/2.
- Une promenade en montgolfière.

Dans la catégorie "faites péter le Codevi":
- Un canapé convertible Karlstad rouge avec bergère à droite.
- Un matelas en 140 plus ferme d'un côté que de l'autre.
- Un stage de préparation au brevet de chute libre pour deux personnes.

Dans la catégorie "réservé aux généreux mécènes":
- Un abonnement illimité sur la ligne Bruxelles-Toulouse (pour aller voir ma famille plus souvent que deux misérables fois par an).
- Un tour du monde de l'hémisphère nord tous frais payés qui passerait notamment par: Lisbonne, Barcelone, Rome, la Norvège (pour une petite croisière dans les fjords), Prague, Saint-Petersbourg, Petra (pour faire plaisir à Chouchou, parce que moi, le désert et les vieilles pierres, hein...), le Népal, l'Inde, Bali, Shangai, Pékin, Hong-Kong, le Japon, San Francisco, San Diego (de préférence pendant la ComiCon), Chicago, New York.
- Un solitaire Tiffany taille Lucida, monture platine (un carat suffira: j'ai des mains minuscules).

Dans la catégorie "totalement irréaliste":
- Un traitement efficace à long terme contre l'endométriose (qui en même temps ferait disparaître le melasma provoqué par les hormones dont je me bourre actuellement).
- Un produit miracle qui empêcherait la chute des poils de chat.
- ...Et un autre qui me permettrait de m'empiffrer chez Mamma Roma tous les soirs sans jamais prendre un gramme.
- Une longue conversation sur le sens de la vie avec Leonard Cohen.
- Une longue conversatinon sur la nature de l'art avec Sophie Calle.
- Une longue conversation sur l'économie mondiale de demain avec Barack Obama.
- Un dîner en tête-à-tête avec Hugh Jackman (*bave, bave*).
- Que plus personne n'ait à dormir dehors pendant les mois d'hiver dans nos pays soi-disant civilisés.

Et je ne sais pas dans quelle catégorie ça rentre - dans la première, j'espère -, mais c'est de très loin le plus important pour moi: que l'opération de mon papa début janvier se passe bien et qu'il guérisse vite.

dimanche 14 décembre 2008

"Burn after reading"

La différence entre un véritable amateur de cinéma et une dilettante dans mon genre, faisais-je remarquer l'autre jour à Chouchou, c'est que le premier choisit ses films en fonction du réalisateur et la seconde, du sujet ou des acteurs. Ainsi, bien que n'ayant pas un a priori favorable sur les frères Coen, j'avais très envie de voir "Burn after reading" à cause de son casting alléchant: George Clooney, Tilda Swinton et surtout le trop rare mais génialissime John Malkovich*.

Erreur. Grave erreur. J'ai passé deux heures à assister impuissante au suicide par paquets de 500 de mes neurones rendus maboules d'ennui. Je ne dirais pas que "Burn after reading" est un mauvais film, loin de là: l'histoire est tordue mais se tient à sa façon, tous les acteurs livrent des performances impeccables, et je voyais bien que l'ensemble dégageait un certain humour. Juste, cet humour n'était pas le mien. J'avais beau tenter de m'intéresser à ce qu'il advenait des personnages, rien, nada, zilch. Chouchou, en revanche, ne se tenait plus de joie; je le sentais frétiller dans le siège voisin.

Pour me consoler, nous avons été chez Filigranes lire des magazines et acheter le tome 3 de "L'infirmerie après les cours". Raté: le café indoor était blindé de monde, et le responsable du rayon manga m'a informée qu'il n'avait aucun tome de cette série. Quand nous sommes rentrés à la maison, une petite surprise nous y attendait: Chouchou ayant malencontreusement bloqué l'accès au bac à litière avant de partir en début d'après-midi, les chats avaient fait pipi sur notre couette ET sur le canapé. Là tout de suite, je m'apprête à descendre à la cave récupérer ma deuxième machine de linge propre et mettre en route la troisième. This was not a good sunday.

*Merci de ne pas me parler de Brad Pitt dont la présence à un générique aurait plutôt tendance à me faire fuir.

samedi 13 décembre 2008

Les lumières de Nowel

Si Bruxelles n'est pas précisément claffie de monuments touristiques, elle s'enorgueillit néanmoins d'une magnifique Grand-Place qui reçoit, en août, le plus grand tapis de fleurs du monde, et en décembre, des illuminations assez grandioses made in Electrabel. Et autant je peine à comprendre l'engouement universel pour les marchés de Noël (partout les mêmes petites cabanes en bois préfabriqué qui vendent les mêmes ramasses-poussière; partout la même bouffe grasse, calorique et bien trop chère), autant je m'émerveille volontiers devant les jeux de lumière. Nous étions très occupés le week-end dernier et nous partirons à Toulouse samedi prochain; cela ne nous laissait donc qu'aujourd'hui pour descendre en centre-ville nous en mettre plein les mirettes - et les Lumix.

L'immense sapin était toujours là, fidèle au rendez-vous. Mais cette année, Electrabel avait innové en ajoutant, aux traditionnelles projections de motifs sur les sublimes façades gothiques, une installation de colonnes lumineuses aux couleurs changeantes. Passée la surprise initiale, l'ensemble donnait assez bien. Et j'ai eu ma seconde d'attendrissement en réalisant que c'était déjà la troisième fois que j'admirais les lumières de Noël sur la Grand-Place en compagnie de Chouchou... ainsi que de mon bonnet, de mon écharpe et de mes gants. Car malheureusement, il faisait un froid de gueux à Bruxelles aujourd'hui. L'an dernier à la même époque, c'était la cohue dans le quartier; j'avais même failli paniquer tant la foule était dense, et nous avions mis un bon quart d'heure à nous en extraire. Cette fois, les gens n'étaient pas bien nombreux à stationner sur les pavés le nez en l'air. Je n'ai même pas eu le courage de sortir mon appareil photo de mon sac, et j'ai lâchement laissé Chouchou se charger des photos vu que de toute façon, il n'avait pas de gants, lui. Au bout de deux minutes à peine, n'y tenant plus, nous avons battu en retraite vers l'arrêt du 71 qui allait nous conduire vers l'Ultime Atome pour une collation bien méritée.

Random act of kindness

Hier, Marine me demande le nom du thé vert à la pêche qu'elle a bu chez nous en octobre. Comme il n'y a pas de Palais des Thés là où elle habite et que je dois justement passer aujourd'hui à celui de Bruxelles, je propose de lui en envoyer. Elle est toute surprise et gênée quand je refuse qu'elle me rembourse. "Je n'ai jamais rien fait pour toi", proteste-t-elle. Bah oui, mais l'amitié - et les rapports humains en général, d'ailleurs -, c'est pas de la comptabilité. Quand j'étais ado et fauchée, j'avais des amis plus vieux qui bossaient déjà et qui me transportaient dans leur voiture ou m'invitaient parfois au resto. Pour eux, ce n'était pas énorme; pour moi, ça faisait une grosse différence. J'aime l'idée de rendre ça à la génération suivante.

Plus globalement, je suis fan du motto américain "pass it on" (qu'on pourrait traduire par "faites passer"), ou du concept de "random acts of kindness" ("actes de gentillesse aléatoires"). Celui-ci est assez populaire Outre-Atlantique; il me semble même qu'on en avait fait un film il y a quelques années, avec l'insupportable Haley Joel Osment. Accomplir spontanément un geste qui va embellir la journée d'autrui et ce, sans rien en attendre en retour ni égard ni grand amour pas même l'espoir d'être aimééé, c'est une des plus grandes sources de satisfaction que je connaisse. Du coup, on peut même dire que ce n'est pas gratuit du tout, puisque ça m'apporte du plaisir. Mais bon, je ne vais pas non plus me forcer à faire des choses non-obligatoires qui m'emmerdent, hein. Ma bonne volonté (ou mon masochisme!) ne va pas jusque là. Simplement, je trouve qu'il y a beaucoup de bonheur à mettre un sourire sur les lèvres de quelqu'un, juste parce que.

vendredi 12 décembre 2008

"Quinze chansons"

J'avais adoré le premier album éponyme de Vincent Delerm, été très déçue par la tristesse qui se dégageait du second ("Kensington Square") et totalement ignoré le troisième ("Les piqûres d'araignée"). Est-ce parce que je viens de finir le dernier livre de son père? J'ai soudain eu envie de me replonger dans son univers intimiste. Et je ne le regrette pas. Si l'humour que j'avais tant apprécié dans ses premières chansons est beaucoup plus discret ici - malgré quelques amusantes comparaisons dans "Un tacle de Patrik Vieira n'est pas une truite en chocolat" -, on y retrouve le sens du détail significatif qui a également fait la célébrité de son écrivain de papa, ce don pour brosser des atmosphères en quelques traits marquants. "Tous les acteurs s'appellent Terence" évoque à merveille le cinéma hollywoodien d'après-guerre; "Allan et Louise" esquisse l'histoire d'un couple qui aurait pu se reconstituer sans le 11 septembre; "78543 habitants" conjure la mélancolie du retour dans la petite ville de province où on a passé son enfance. J'ai sursauté en entendant "From a room", morceau d'un peu moins d'une minute où une voix de femme dément les idées reçues sur la photo figurant au dos d'un disque de... Leonard Cohen. Malgré tout, cet album m'a un peu laissée sur ma faim. Une bonne moitié des chansons ont un goût d'inachevé et la nostalgie y prédomine un peu trop à mon goût. Conclusion: pas mal, mais peut mieux faire.

Message personnel: Vincent, mon ex-mari a appelé, il voudrait que tu lui rendes sa coiffure.

jeudi 11 décembre 2008

"Chicou Chicou"

J'aime la collection Shampoing dirigée par Lewis Trondheim, et aussi les gros pavés BD surtout si leur unique couleur hormis le noir et blanc est le rose. Autant de raisons pour m'intéresser à "Chicou Chicou".
Le principe? Cinq dessinateurs s'amusent à se mettre en scène selon le principe du cadavre exquis: l'un d'eux commence une histoire, les autres la poursuivent. L'idée est intéressante, mais le résultat assez inégal à mon avis. Certains chapitres m'ont bien faire rire (l'attaque des zombis, la tranformation en super-héros); et j'ai trouvé que d'autres tombaient plutôt à plat (les années lycée, la miniaturisation et l'exploration d'un corps vu de l'intérieur). Petit coup de coeur pour les trois pages de "Matin d'hiver" par Ella, que j'aurais pu réaliser moi-même si je savais dessiner. Néanmoins, avant d'investir 35€ dans cette bédé, je vous suggère d'aller faire un tour sur le site des auteurs pour vérifier que vous accrochez à leur style de dessin et à leur humour.

mardi 9 décembre 2008

Migration informatique

La migration informatique a été douloureuse. C'est que je ne changeais pas seulement de machine, mais aussi de système d'exploitation, passant de XP à Vista. Et après trois jours à frôler l'hystérie, je me pose toujours la même question: comment peut-on obliger les gens à remplacer un truc médiocre par un autre encore plus naze? "Microsoft, célemal", me répond Chouchou, pas plus étonné que ça. Sans lui, je pense que mon nouveau portable HP aurait déjà volé par la fenêtre. La moitié des fonctions que j'utilisais ont disparu ou changé, m'obligeant à modifier tous mes automatismes si durement acquis. L'autre moitié est devenue dix fois moins performante; par exemple, l'upload de mes photos sur Blogger, qui durait quelques secondes avec XP, prend désormais plusieurs minutes. Pour ne rien arranger, la dernière synchro de mon portable précédent avec mon disque dur externe a bizarrement omis la récupération de mes photos des deux derniers mois, ainsi que du fichier Adobe contenant le roman pas encore publié dont je suis censée rendre la trad avant les vacances de Noël. Heureusement que j'avais une sortie papier à Bruxelles, parce que j'ai laissé le vieux HP et tout son contenu à Monpatelin. Cerise sur le gâteau, j'ai dû reprogrammer des dizaines d'options de correction automatique dans mon Word et retrouver le mode d'emploi des tirets quadratins. Mais voilà, le plus dur est fait, et il ne me reste qu'à m'habituer à mon nouveau clavier: pour l'instant, je ne parviens à taper du premier coup qu'un "a" et un "e" sur deux, ce qui fait considérablement baisser ma vitesse de frappe. Quant au reste, je suis très contente de la légèreté de ce portable, de son encombrement moindre, de sa webcam intégrée et du joli dessin sur sa coque.

lundi 8 décembre 2008

"Twilight"

En Belgique, il fait moche environ 370 jours par an. En Belgique, la Poste c'est rien que des fainéants et les services de douane, un ramassis d'escrocs. En Belgique, y'a des speculoos dans tout. En Belgique, il faut se battre plusieurs mois avec les télécom et les fournisseurs d'accès internet pour obtenir l'ADSL. En Belgique, on ne peut pas réclamer de carafe au restaurant. En Belgique, les sauces sont en supplément et les toilettes souvent payantes.

Mais en Belgique, les films américains sont généralement sur les écrans de cinéma un à deux mois avant leur sortie en France. Ainsi cet été, j'ai pu faire bisquer une bonne partie de mes amis en allant voir "Wall-E" et "The Dark Knight" longtemps avant eux. Et hier après-midi, je suis allée avec Chouchou à l'UGC Toison d'Or voir l'adaptation de "Twilight", série que je pense n'avoir plus besoin de vous présenter vu que je vous bassine avec depuis un mois.

Les compte-rendus lus au préalable ne m'avaient guère permis de me faire une idée. De manière générale, ceux des fans des romans étaient enthousiastes; ceux des critiques professionnels, plutôt méprisants. Le nom de la réalisatrice (Catherine Hardwicke, à qui je dois un de mes films préférés, "Lords of Dogtown") me rassurait quelque peu. Et la présence au générique de Robert Pattinson avait l'effet inverse. Tout était donc possible.

Verdict? Je suis sortie du cinéma peut-être pas tranportée, mais beaucoup plus satisfaite que je ne l'imaginais. Pour une fois, je n'ai pas été déçue par la transposition à l'écran d'un livre que j'avais apprécié. L'atmosphère de Forks - son côté sombre et pluvieux, la touffeur de la végétation et le gris tourmenté de l'océan - est extrêmement bien rendue. Le scénario demeure globalement fidèle à l'histoire; les quelques raccourcis qu'il s'autorise sont plutôt bienvenus dans les deux premiers tiers, et les scènes rajoutées m'ont paru assez pertinentes. En revanche, j'ai regretté que la traque (à mon avis la partie la plus intéressante du roman) soit réduite à une peau de chagrin. Je suis partagée sur la question des effets spéciaux: la scène où Edward grimpe aux arbres avait des relents de "Tigre et dragon", et je l'ai trouvée plus ridicule qu'autre chose; en revanche, la partie de base-ball prend une dimension que les mots ne suffisaient pas à lui donner.

Le romantisme de la série est bien rendu, sans mièvrerie ou emportements excessifs. Bien qu'un peu trop jolie pour son rôle, Kristen Stewart campe une Bella très satisfaisante. Par contre, et comme je le craignais, je n'ai pas été conquise par Robert Pattinson dans son interprétation d'Edward. Quant aux personnages secondaires, Charlie mis à part, ils n'ont que trop peu de temps à l'écran pour faire une impression. J'attendrai les films suivants pour juger de leur performance, même si je peux déjà dire que d'un simple point de vue physique, ni Carlisle, ni Jacob, ni Jasper ni même Alice ne correspondent à ce que j'imaginais.

dimanche 7 décembre 2008

ColorQuiz



ColorQuiz.comArmalite took the free ColorQuiz.com personality test!

"Her need to feel more causative and to have a wide..."


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Franchement étonnant par sa justesse... Ca a donné encore mieux pour Chouchou.

Barbibulle et le velouté orange


Ce soir, nous recevions officiellement pour la première fois dans notre nouvel appart. Le challenge était de taille: nous avions invité Olive et Aurore chez qui nous avions affreusement bien mangé il y a quelques mois. Pas question de leur réchauffer deux surgelés ou de bricoler une grande salade. D'un autre côté, nous n'avons pas énormément de place ni d'instruments pour cuisiner. Nous avons donc convenu que je préparerais mon fameux velouté orange en entrée, tandis que Chouchou servirait son non moins fameux risotto aux pleurottes en plat principal. Pour le dessert, je l'avoue, nous avons succombé à la solution de facilité en commandant un croquant au chocolat Picard (qui n'était d'ailleurs pas sensationnel): Chouchou ne fait pas de pâtisserie et je ne maîtrise que des recettes bien roborratives genre brownie marbré, cake à l'ananas ou fondant à l'orange - le genre de truc qui aurait achevé n'importe quel estomac blindé après un risotto. Un Pouilly-Fumé 2007, un Graves 2002 et un Aki Bancha (du thé vert japonais apporté par nos invités) sont venus compléter le menu.

Bilan de la soirée: personne n'est mort de faim, et il ne reste pas un seul grain de riz dans la gamelle; une famille Barbapapa entière vit désormais sous notre toit, et je suis in love de Barbibulle-qui-fait-l'avion; nous avons effectué une Nième démonstration de Wii Fit, et c'est toujours aussi marrant de voir des débutants essayer de faire des têtes, slalomer à ski ou rentrer les billes dans les trous; le soi-disant "bon sens" de Rachida Dati fait l'unanimité contre lui, mais tout le monde se fout de savoir qui est le père de son enfant.

VELOUTE ORANGE
Pour quatre personnes:
- 1 oignon
- 20 g de beurre
- 1 kg de potiron
- 3 carottes
- 1 orange
- 1 gousse d'ail
- 1 cuillère à café de cumin en poudre
- 1 cube de bouillon de poule
- sel, poivre
- 10 cl de crème liquide
Faire blondir l'oignon dans le beurre au fond d'une cocotte.
Ajouter les légumes coupés en petits morceaux et tous les autres ingrédients sauf la crème.
Recouvrir avec un litre d'eau.
Faire cuire environ une heure à feu moyen.
Mixer. Rajouter la crème. Mixer de nouveau. C'est prêt!

samedi 6 décembre 2008

Un partout balle au centre

Woohoo: la vendeuse de la Fnac a oublié de me compter la saison V de Kaamelott!
Waahaa: sans faire attention je l'ai prise en Bluray...

vendredi 5 décembre 2008

Hier

Hier, je suis entrée contrainte et forcée dans un Photomaton. J'avais besoin de photos pour refaire ma carte d'identité qui expire fin janvier. Avec les nouvelles consignes - poser de face, prendre une expression neutre -, on a vite une gueule de bagnard. Mon reflet dans la vitre était à peu près potable. Mais dès que j'ai mis mes 4€ dans la fente et que l'appareil s'est allumé, il m'a renvoyé l'image effrayante d'un visage bouffi et blafard, parsemé de quelques plaques rouges pour la bonne mesure. Je me suis dit que c'était une déformation de l'écran, que les photos n'allaient pas ressembler à ça. Ben si. Et renseignements pris, elles ne sont pas valables parce que j'ai oublié d'écarter ma frange. Heureusement que j'ai un passeport valide jusqu'en 2015...

Hier, pour la première fois depuis des mois, mon esthéticienne ne m'a pas bassinée avec son petit jeune (qui est parti bosser à Londres et ne lui a plus jamais donné de nouvelles). Sans doute parce que sa fille de six ans était malade et à l'affût de notre moindre parole. Je m'en réjouirais si du coup, elle ne s'était pas intéressée à ma santé. Rien ne me met plus mal à l'aise que de discuter de choses auxquelles je ne veux pas penser avec de vagues connaissances. Oui, je me rends bien compte que je raconte ici ma vie à de parfaits inconnus, mais par ordinateur interposé, ce n'est pas du tout la même chose. J'ai coupé court au papotage post-épilation en arguant que j'avais des courses de Noël à faire. Pour moi. Mais bon, ça compte quand même, non?

Hier à la Fnac, dépitée de ne trouver nulle par mon Acer Aspire One dans la couleur et le système d'exploitation voulus, j'ai fini par acheter un Eee-PC noir encore plus cher. Et un nouvel ordinateur portable parce que le modèle qui me faisait craquer était une série limitée, en promo de surcroît, et que j'avais peur de ne pas en retrouver un qui me plaise autant d'ici le printemps prochain. Et une housse pour chacun des deux appareils. Et deux CD, un coffret DVD, un livre de photos et deux BD. Je suis ressortie du centre commercial chargée comme une mule, avec le carton de l'ordi qui raclait le bitume au bout de mon bras gauche et la trouille de me faire dévaliser entre la Fnac et l'arrêt de bus.

Hier chez Kiki, un copain de son fils de 14 ans a dû se plier en deux pour me faire la bise. Non, je ne me suis pas du tout sentie microscopique. Choupie, qui s'est cassé le poignet en début de mois, arborait fièrement une orthèse toute neuve - l'occasion pour moi d'apprendre un mot que je ne connaissais pas - et refusait de jeter la vieille qu'elle avait apparemment l'intention de conserver tel un trophée. Elle m'a offert une adorable bestiole rayée rouge et blanc ainsi qu'un dessin de Noël que, honte à moi, j'ai oublié en partant. (A ma décharge, plusieurs de ses oeuvres ornent déjà les murs de mon appartement.) Pour le dîner, Tof avait préparé des paupiettes dans une sauce aux champignons, et c'était délicieux. J'aime les hommes qui cuisinent; je trouve ça très séduisant. En dessert, nous avons mangé des crêpes avec de la chantilly et un truc merveilleux qui s'appelle le Confipure. J'essaierai d'en trouver à Bruxelles, mais c'est pas gagné. Bref, avec tout ça, aucune chance que je perde ne fut-ce que 100 grammes avant les vacances de Noël.

jeudi 4 décembre 2008

"Vanessa Paradis: Divinidylle tour"

C'est une biographie de Leonard Cohen qui a attiré mon attention vers le rayon consacré à la musique et au cinéma. Juste à côté, ce livre de photos dont je n'avais même pas entendu parler avant sa sortie. Il a immédiatement rejoint la pile de mes achats du jour.

Vanessa Paradis me fascine; je l'ai déjà dit ici. Pourtant, je ne suis pas du tout sensible à la musique qu'elle fait, et ses derniers films ne m'ont guère emballée. Je ne la trouve pas spécialement belle non plus. Mais elle a une grâce insensée. Et c'est justement ce que Claude Gassian parvient à faire ressortir dans ce livre. Sans un mot, juste avec ses images, il raconte la conception de l'album "Divinidylle" et la façon dont Vanessa, M et quelques musiciens lui ont donné vie sur scène. On est très loin du côté icone de papier glacé mis en évidence par les pubs Chanel ou Miu Miu, très loin aussi de la star qui pose sur les tapis rouges en tenue vintage bohème au bras de son ultra-célèbre compagnon. Vanessa est en studio, le visage nu et blême, un chapeau cloche enfoncé sur ses cheveux pendouillants, des bas de laine tire-bouchonnés dévoilant des genoux cagneux. Vanessa fait des étirements par terre, sur un tapis de gym Décathlon en chaussettes rayées. Vanessa traverse les couloirs en béton d'une salle de spectacle; Vanessa bâille pendant qu'une équipe de maquilleurs et de coiffeurs s'affaire autour d'elle; Vanessa se repose rêveuse dans le bus de sa tournée. Et puis de temps en temps, Vanessa pose pour le photographe - avec du rouge à lèvres pupute dans une douche carrelée de blanc, enveloppée d'une grande gabardine noire sur un parking. Elle est à cet âge intéressant où l'enfant transparaît encore en elle et où se devine déjà la vieille femme qu'elle deviendra, comme en équilibre fragile sur un fil invisible. Les clichés ne sont pas tous flatteurs; certains font ressortir ses joues creuses, ses cernes, la peau qui commence à fatiguer autour de ses yeux, la maigreur de son corps. Mais tous capturent quelque chose d'authentique, une émotion, un instant de vie arrêté.

mercredi 3 décembre 2008

Je vous jure que je fais un effort pour arrêter de râler...

...Mais ce matin, je découvre que ma banque vient de me prélever 65,40€ au titre de six mystérieuses "interventions" facturées 10,90€ chacune. J'ose espérer que ce n'est pas lié au pseudo-renouvellement anticipé de ma carte Visa, que j'avais réclamée en octobre parce que l'ancienne finissait en novembre, et qui ne m'est finalement parvenue que début décembre. J'ose espérer, mais je ne peux pas vérifier parce que mon chargé de compte est en vacances.

Et ce soir, Chouchou m'annonce que j'ai reçu 677€ de taxe d'habitation à régler pour le 15 décembre. Alors que les impôts m'ont déjà prélevé 653€ à ce titre le 7 novembre. Enquête effectuée, ils se sont servis sur mon compte pour la taxe d'habitation de l'Homme avant de me réclamer quand même la mienne. L'an dernier, ils avaient fait exactement l'inverse (et j'avais jubilé en pensant que l'administration me vengeait... apparemment, mal m'en a pris). Ca va bientôt faire trois ans qu'on ne vit plus ensemble, et ils n'ont toujours pas pigé lequel de nous habitait à quelle adresse.

Pendant ce temps, la cause de mon récent problème avec la douane belge demeure toujours un mystère plus épais que la pâte à tartiner au Speculoos.

Et franchement, je pète les plombs. J'en ai marre de l'incompétence ou du jemenfoutisme de certains fonctionnaires, marre de devoir perdre du temps, du fric et de l'énergie à prouver que les torts sont de leur côté, marre d'être constamment emmerdée alors que je suis super organisée avec ma paperasserie et que pas une fois dans ma vie je n'ai fraudé un centime au fisc ou payé une facture en retard. Je voudrais parvenir à garder mon calme face à ces aléas en me disant qu'après tout il n'y a pas mort d'homme, mais je déteste être forcée de résoudre des problèmes qui ne sont pas ma faute et que j'ai personnellement tout fait pour éviter.

*J'ai bien dit "certains", il y en a aussi qui font très bien leur boulot et avec le sourire en plus. Malheureusement, ils ne représentent qu'une minorité parmi tous ceux auxquels j'ai eu affaire.

Diabolique

Le Mal étend lentement son emprise sur la France.

mardi 2 décembre 2008

48h en chiffres

Bouquins terminés: 2 ("Bright lights, big ass" de Jen Lancaster et "La révolte des accents" d'Erik Orsenna)
Magazines lus: 9 (2 "Elle" - celui de la semaine dernière et celui de cette semaine - "Marie Claire", "Cosmopolitan", "Biba" et "Glamour" de décembre, plus 3 magazines de scrap français)
Magasins dans lesquels j'ai dépensés des sous hier après-midi: 7 (Printemps, une pharmacie, Cop Copine, Etam Lingerie, Promod, Carrefour, une librairie)
Magasins dans lesquels j'ai vainement cherché mon Acer Aspire One en rose ou, à défaut, en bleu: 3 (la Fnac ne l'a qu'en blanc, alors qu'elle est censée avoir l'exclusivité sur la couleur rose jusqu'après les fêtes; Planet Saturn l'a en bleu mais sous Linux; Carrefour ne l'a qu'en blanc ET sous Linux)
Prix en euros du superbe manteau Cristalo repéré chez Cop Copine et pas acheté parce que jugé trop cher: 195
Prix en euros du même manteau vendu sur eBay par l'usine qui les fabrique en Chine: 50 + 30 de frais de port
Carte Visa récupérée à la banque deux jours et moult litres de sueur froide après la fin de validité de la précédente: 1 seule, mais avec quel soulagement!
Prix en euros du billet d'avion Bruxelles-Marrakesh commandé pour étrenner ma nouvelle carte Visa: 314 (il était à 40 euros de moins il y a trois semaines, pour un séjour encore distant de cinq mois...)
Agences bancaires visitées: 2 (et apparemment, je vais rester là où je suis... ailleurs, c'est beaucoup plus cher et rien ne me garantit que le service sera meilleur)
Cartes envoyées pour Postcrossing: 5 (au Japon, en Chine, en Russie, en Finlande et aux USA)
Passages à la Poste pour expédier en Colissimo des trucs revendus sur eBay ou Amazon marketplace: 2*
Temps d'attente total, en minutes, à la Poste pour expédier lesdits Colissimo: 40 (je n'ose même pas imaginer ce que ça va devenir à l'approche des fêtes)
Conversations téléphoniques: 5 (mes parents x 2, Soeur Cadette, Etre Exquis, mon esthéticienne)
Conversations sur Skype: 3 (une chaque soir avec Chouchou qui a le moral au fond de ses chaussettes en polaire)
Textos envoyés: 3 (à Kiki, pour arranger le dîner de jeudi)
Etapes de ravitaillement du frigo: 2 (quelques bricoles chez Carrefour hier plus une livraison Picard ce matin)
En attendant le ravitaillement du frigo, nombre d'heures tenues à me nourrir exclusivement avec les deux grandes pizzas commandées dimanche soir à mon arrivée: 36 (et la Parmigiana que je testais pour la première fois était vraiment délicieuse!)
Expérience de congélation foireuse: 1 (les Perles de Lait n'apprécient pas du tout, du tout les températures négatives)
Expériences de congélation réussies: 4 (en revanche, les Marron Suis', la brioche Harry's ainsi que les tranches de fromage et de jambon semblent avoir bien résisté)
Etagères de bibliothèque réaménagées: 3 (j'ai créé un coin spécial pour tous les bouquins ayant trait au Japon, et fini par séparer la SF de la fantasy et du fantastique)
Catégories de possessions triées impitoyablement: 3,5 (j'ai fait le ménage dans mes tiroirs à sous-vêtements, ma boîte à bijoux et ma trousse de maquillage; par contre je crains que l'épuration de ma garde-robe soit une tâche assez semblable au supplice de Sisyphe)
Vestes/manteaux portés à retoucher chez la couturière: 3 (les boutons qui se décousent et les manches qui tombent plus bas que le bout de mes doigts, ça fait rock'n'roll un moment, et après, juste ça agace)
Avec tout ça, pages traduites: 0

*A ce sujet, je tiens à protester vigoureusement contre la politique d'envoi de plus en plus restrictive de la Poste française. Avant, on pouvait envoyer à peu près n'importe quoi en tarif lettre pourvu que ça tienne dans une enveloppe et que le poids n'excède pas 3 kilos. Puis le "n'importe quoi" s'est changé en "seulement du papier". Puis le "seulement du papier" est devenu "seulement du papier, exception faite des livres". Maintenant, on m'informe qu'à cause du calibrage des nouvelles machines de tri, les plis ne doivent pas dépasser 2 cm d'épaisseur et un format A4. J'aimerais qu'on m'explique comment, dans ces conditions, on peut encore parvenir à une lettre de 3 kilos. En écrivant sur des tablettes en plomb, peut-être? Par ailleurs, on ne peut plus envoyer de Colissimo emballé dans une enveloppe à bulles (système très pratique pour les vêtements ou les petits objets légers): désormais, il faudra automatiquement utiliser des cartons, même s'ils ne sont pas nécessaires. Et bien entendu, payer le supplément occasionné par cette surcharge inutile.