samedi 21 février 2009

A propos de mes impôts (et des vôtres)...

Or donc, comme je l'évoquais dans un post précédent, cette semaine, j'ai rempli ma déclaration de revenus 2008 et filé sur le site du gouvernement français calculer le montant de mon impôt. Bien qu'inférieur à mon estimation pifométrique, celui-ci atteint tout de même 20% de mon bénéfice annuel - ou, pour utiliser une équivalence qui me parle davantage, quatre voyages de quinze jours au Japon (shopping non compris).

Glups.

Alors bon, je suis très contente de payer des impôts. D'abord dans le sens où être dispensé de cette formalité signifie a priori qu'on a un quotidien moyennement riant et sans doute un nombre peu élevé de fards MAC dans sa trousse à maquillage. Ensuite parce que même si j'exerce un métier parfaitement dispensable à la bonne marche de la nation, je suis fière d'apporter par ce biais ma petite pierre à l'édifice social, de contribuer à plus de justice dans la répartition des richesses.

Sauf que ces derniers temps, l'édifice social se fissure de toutes parts, et la justice n'est plus qu'un mot que notre présipotent assaisonne à toutes les sauces en ignorant visiblement sa signification. Il finance quoi, au juste, l'argent de mes impôts ces temps-ci? Pas le niveau de vie des Antillais, de toute évidence. Pas le fonctionnement des plannings familiaux dont les subventions vont être réduites de 40% cette année. Pas les médicaments des personnes atteintes de maladies chroniques. Pas des effectifs plus nombreux dans les secteurs cruciaux et gravement en manque de personnel que sont la santé et l'éducation. Alors, quoi? Le bouclier fiscal, peut-être?

Cette année, je crois que c'est la première fois de ma vie d'adulte que payer mes impôts me fait mal au coeur.

5 commentaires:

Marc a dit…

"Vous" avez voulu de ce président de pacotille, maintenant "vous" l'avez.... Boufon il était, boufou il restera.. Même avec Carla

Marine a dit…

Dur à avaler pour moi ce "vous" amalgamant...

ARMALITE a dit…

Je crois que les guillemets étaient là pour ça.
Mais je ne me sens pas concernée non plus.

Ingrid a dit…

Habitant dans un pays à plus de 100 ministres et une ville à plus de 20% de chômage, ça ne m'a jamais plu de payer autant d'impôts dont beaucoup sont gaspillés. Je vote aussi en France et ce qu'il advient humainement de ce pays ne me plait guère plus... Socialement, c'est différent les Français ont toujours été adeptes des grandes grèves paralysantes et pour moi inutiles.

Un Homme a dit…

"Une seule solution: la Révolution!" ;)