mardi 17 mars 2009

Salon du Livre de Paris 2009

Si je suis toujours contente que la littérature rassemble le grand public, je n'ai jamais bien compris l'intérêt de manifestations comme le Salon du Livre. Ca se tient généralement dans des halls non climatisés où, foule aidant, la température atteint assez vite les 60°. A cause de la loi sur le prix unique du livre, les bouquins ne sont pas moins chers qu'en librairie - ils le sont même davantage si on prend en compte les 7 euros de l'entrée. Restent les dédicaces. Pour approcher un auteur de best-sellers comme Amélie Nothomb ou Harlan Coben, il faut faire la queue trois heures avant leur arrivée sur les lieux. Un peu décourageant, non? J'ai tout de même le souvenir de quelques rencontres sympas avec des auteurs moins connus qui, du coup, ont le temps de bavarder avec leurs lecteurs. Mais la seule à qui je meurs réellement d'envie de parler de ses romans (Lola Lafon, donc) ne figurait pas au programme cette année. Je suis sûre que parmi les 4400 séances prévues, une demi-douzaine au moins m'auraient intéressée. Encore eût-il fallu savoir lesquelles: sur le site internet du Salon, la liste des dédicaces était si lente à charger que je n'ai jamais réussi à la consulter.

Cette année, donc, je suis allée Porte de Versailles dans le seul but de passer un peu de temps sur le stand d'Editeur Préféré et d'y taper la discute avec des collègues ou des copains du forum. Samedi midi, j'avais rendez-vous avec une poignée d'entre eux pour déjeuner ensemble. Bien entendu, tout le monde n'était pas ponctuel, et c'est vers 13h largement sonnées qu'un resto italien des environs a vu arriver une douzaine d'individus douteux qui ont, entre autres choses, discuté double pénétration et orgasme simulé autour de pizzas ou d'escalopes de veau garnies. Enfin, soyons honnêtes: certaines femelles du groupe ont discuté double pénétration et orgasme simulé pendant que les mâles écarquillaient les yeux puis baissaient piteusement le nez vers leur assiette sans piper mot et encore moins quoi que ce soit d'autre. Anne Fakhouri, que je rencontrais pour la première fois, est venue apporter une eau vivifiante au moulin de ma conversation avec Draco/Marie-Pierre/Jeanne A., gagnant ainsi mon immédiate sympathie. J'ai également pris plaisir à discuter avec Andoryss que je n'avais fait qu'apercevoir aux Utopiales à l'automne dernier et qui s'est avérée vraiment sympa - une nana sans chichis comme je les aime. J'étais malheureusement un peu loin d'Eve que l'ami Flagg s'était empressé d'accaparer, mais nous aurons des occasions de nous revoir.

De retour dans le Hall 1 du Parc des Expositions, j'ai tout de même fait quelques acquisitions: "Le Clairvoyage" de la susmentionnée Anne Fakhouri, qui m'y a aussitôt griffonné une petite dédicace; l'intégrale d'"Ayesha" de ma copine Anne Guéro dont j'ai lu (et adoré) le tome 1 de "La légende des Tueuses-démon" il y a quelques mois; et "Les filles mortes se ramassent au scalpel" de Gudule, que je rencontrais pour la première fois et dont la fantaisie doublée d'une grande simplicité m'a aussitôt séduite. J'ai bavardé quelques minutes avec d'autres membres du forum, chopé Riton Loevenbruck au vol pour le faire poser avec Régis et photographié Terry Jones (ouaip, on avait un Monty Python sur notre stand!) en pleine signature de ses oeuvres. Puis, un peu après 17h, j'ai repris le chemin du métro en compagnie de Kettch, grand geek devant l'éternel mais type adorable sous ses dehors sarcastiques et bourrus. Moralité: le Salon du Livre, je ne l'ai jamais aussi peu vu que cette année et je ne m'y suis jamais autant régalée.

4 commentaires:

Monsieur Tout-le-Monde a dit…

Ah ben ta photo floue de Terry Jones fera très bien à côté de ma photo floue de Terry Gilliam.

ARMALITE a dit…

Nous sommes faits l'un pour l'autre ^^

Eve a dit…

Moi aussi j'étais super contente de te rencontrer enfin en vrai, et aussi de discuter avec les individus douteux du forum.

La prochaine fois que tu viens sur Paris tu me fais signe et on essaye de se voir ! ;-)

Eve a dit…

T'aurais pu éviter de le prendre en photo juste au moment où il se grattait le cou :-p