jeudi 30 avril 2009

10 (other) things I loved this month

- "Bolt" ("Volt" en français) : ça faisait très longtemps qu'un Disney ne m'avait pas autant emballée. Rien d'extraordinaire au niveau du graphisme si on ne le regarde pas en 3D, mais vraiment malin et rigolo. Mention spéciale au hamster obèse et siphonné à cause duquel je me suis étouffée de rire deux ou trois fois.

- Ma bougie Neom au citron de Sicile et au basilic. Achetée au Serendip Spa, mais également vendue sur le site de la marque. Je raffole de sa bonne odeur naturelle, de sa jolie boîte blanche et de la citation inscrite sur la petite carte qui l'accompagne: "Happiness is not something you find, but rather something you create". Sa frangine à la fleur d'oranger est allée s'inscrire direct sur la liste des choses à ramener de Londres lors de notre prochain week-end là-bas.

- Les city journal de teNeues: je suis déjà méga fan des art books somptueux (celui de Tim Walker, par exemple) que publie cet éditeur. Et voilà qu'il se met à produire des carnets tous plus craquants les uns que les autres, dont ces city journals lignés, fermés par un élastique, munis d'un porte-stylo et d'un plan du métro de la ville. 8,95€ le petit format, 12,95€ le grand. J'ai acheté un petit Paris pour y noter mes plans shopping, ainsi qu'un grand Rome et un grand Barcelone pour me servir de carnets de voyage lors de nos futures escapades en amoureux là-bas. Il ne me reste plus qu'à trouver le grand Prague, qui existe mais que Filigranes ne vend pas, et un moyen de retourner à New York pour justifier l'achat du carnet correspondant - celui qui a la plus belle couverture, AMHA.

- "The goddess experience". Après l'über-girly "The goddess guide", qui fourmillait de bonnes adresses et de conseils judicieux, Gisèle Scanlon part à la recherche des mille et une petites choses qui rendent heureux. Son bouquin est un joyeux bordel rédigé comme un journal intime, illustré de photos, de collages et de dessins à l'aquarelle, aussi agréable par sa forme que par son fond. A savourer lovée sur son canapé avec une bonne tasse de thé et quelques macarons.

- Les moëlleux au chocolat Picard. A peine 3,50€ la boîte de deux, et sublimement bons - idéaux pour un p'tit dessert en amoureux après une journée bof-bof. Mais à 477 calories pièce, à consommer avec modération! (S'il n'y pas de magasin Picard à proximité de chez vous, vous pouvez vous faire livrer dans la plupart des communes de France pour 5€, et à Bruxelles pour 6€.)

- Open Alchemist: juste au moment où je commençais à me lasser de Word Reference et retrouvais une productivité raisonnable, les allusions répétées de Sonia à ce jeu téléchargeable gratuitement sur internet m'ont poussée à y jeter un coup d'oeil. Descendant du Tétris, la contrainte de temps en moins mais l'apparition de pièces nouvelles en plus, Open Alchemist est tout aussi addictif que son illustre ancêtre. Pour l'instant, je n'ai pas réussi à dépasser le stade des grenouilles. Mais je persiste. Hélas.

- Je veuxxxx ce parapluie Cath Kidston imprimé d'étoiles multicolores, dont la forme "cage à oiseaux" me protègerait efficacement (et mignonnement) contre la pluie bruxelloise sans m'empêcher de voir où je vais. Les frais de port en cas de commande sur le site internet de la marque me font néanmoins un peu hésiter. A rajouter sur la liste "shopping à faire à Londres" avec la bougie ci-dessus.

- "The private lives of Pippa Lee" : bon sang ne saurait mentir, Rebecca Miller (fille d'Arthur) signe ici un très beau portrait de femme soi-disant ordinaire. J'aime son écriture délicate, son talent pour faire ressortir la poignance de situations a priori banales, la façon pudique mais sans complaisance dont elle évoque les bleus de l'âme. Elle aurait pu me raconter la vie de Pippa Lee sur 500 pages de plus, et je les aurais toutes dévorées avec enthousiasme.

- Le thé vert à la pêche de vigne et à la menthe glaciale de Quai Sud. Bu glacé, il est délicieux et merveilleusement rafraîchissant. A peine goûté, il est venu s'ajouter à la liste des thés indispensables à toujours avoir dans le placard de ma cuisine. Et pour peu que je prenne la peine d'en préparer le soir, il résoudra mon problème de "Je ne sais pas quoi boire le matin en été". Peut se commander sur internet ici.

- "Tokyo Sanpo": en 2006, Florent Chavouet s'est installé pour six mois au Japon où sa compagne avait décroché un stage. Désoeuvré, il a passé son temps à se promener en vélo dans les différents quartiers de la capitale nippone et à dessiner ce qu'il voyait. Ce superbe carnet de voyage, aussi foisonnant que drôle, capte à merveille l'essence de Tokyo. Un must que j'ai savouré en rêvant à nos prochaines vacances là-bas.

mercredi 29 avril 2009

Les tests de la semaine #4


DayWear Plus, Estée Lauder, 45,40€
Je n'arrive pas à trouver MA crème de jour, celle que j'aimerai tellement que je n'aurai plus jamais de raison d'en essayer d'autre. La crème pour peaux intolérantes d'Avène est très bien dans le genre pharmaceutique, mais dans les périodes sans boutons, j'ai envie d'un produit un peu plus glamour tant au niveau du packaging que de la texture ou du parfum. Malgré mon amour des sérums Estée Lauder (je suis une grande consommatrice du Night Repair et du Idealist), je n'aurais pas songé à acheter le DayWear Plus s'il n'avait pas fait partie d'une promo super intéressante. Et pour être honnête, il ne m'aurait pas spécialement manqué. La crème a pourtant la bonne consistance; elle pénètre facilement, ne colle pas et hydrate bien. Je ne devrais pas lui en demander plus. Oui mais me tartiner la figure d'un truc bleu pâle, ça me perturbe. Sans compter que je n'aime ni le conditionnement en pot, ni le parfum pourtant très léger. Next!

Soin nettoyant (Washing cream) et Crème hydratante (Cream) Tsukika, Menard, 22€ et 34€
"Menard, c'est Dieu", dit Sonia. Et Hélène aussi ne jure que par la Washing cream de cette marque japonaise au luxe discret. Sephora vend la gamme Saranari destinée aux vieilles peaux peaux matures - et aux porte-monnaie bien garnis, vu les prix! Mais Menard propose également sur son site une gamme franchement plus démocratique baptisée Tsukika. J'y ai commandé les deux produits suscités, pour voir. Mon colis est arrivé super vite, avec tout plein d'échantillons dedans. Et dès le premier soir, j'ai été conquise par la fameuse Washing cream à utiliser après un démaquillage en règle. J'avais l'impression de me masser la figure avec de la mousse de soie, un vrai bonheur! La crème hydratante à appliquer ensuite, juste avant d'aller dormir, est parfaite elle aussi avec son odeur très discrète - même si j'aurais préféré une présentation en tube ou en flacon à pompe. Conquise je suis. Je n'ai qu'une envie: commander le reste de la gamme pour me faire le traitement complet. Ils sont trop forts, ces Japonais.

Zeste démêlant, Le Petit Marseillais, 4€
J'ai des cheveux très longs dont je ne m'occupe pas beaucoup: un shampoing + masque nourrissant tous les trois ou quatre jours, un séchage à l'air libre (je n'ai pas la patience de faire de brushing, et de toute façon l'air chaud les abîme à mort), une noisette de crème réparatrice sur les pointes quand j'y pense et c'est marre. Néanmoins, j'ai adopté ce produit depuis un petit moment déjà. Quelques pschitt au sortir de la douche me permettent de démêler mes cheveux en douceur, sans arracher les noeuds avec mon peigne. J'adore l'odeur de jasmin et de pamplemousse, le prix tout doux et le flacon en plastique souple. Probablement un peu moins efficace qu'un après-shampoing démêlant, mais se passe de rinçage et constitue donc un gain de temps très appréciable!

Miauw Suites

Pas facile de dénicher un hôtel de charme bien situé mais ne coûtant pas les yeux de la tête, surtout dans une capitale européenne et quand on s'y prend seulement deux semaines à l'avance. Pour notre week-end en amoureux à Amsterdam, j'en ai passé plusieurs dizaines en revue avant d'arrêter mon choix sur le Miauw Suites, un minuscule établissement proposant deux chambres et deux suites en bordure du Jordaan. La White Room dont la photo m'avait fait craquer n'était disponible que le vendredi soir, mais la propriétaire voulait bien que nous déménagions dans la journée du samedi.

J'ai aimé:
- La gentillesse d'Analik, notre hôtesse, qui nous a attendus très tard et bien au-delà de l'heure d'arrivée initialement prévue alors qu'elle-même ne loge pas sur place.
- La White Room pleine d'un charme discret, avec ses fenêtres donnant sur les canaux et son beau bouquet de roses blanches toutes fraîches.
- Le confort extraordinaire des lits.
- La présence, dans chacune des deux chambres, d'un iMac connecté à internet.
- L'emplacement idéal, en plein dans le quartier bobo des 9 Rues, à 150 mètres du tram et moins de cinq minutes à pied de la place du Dam.

Je n'ai pas aimé:
- L'exiguïté de la salle de bain de la White Room.
- Dans les deux salles de bain, le système de douche non cloisonnée qui fait qu'on arrose partout, et l'absence d'étagère où poser sa trousse de toilette.
- L'éclairage nettement insuffisant de la Black Room, par ailleurs beaucoup plus quelconque que sa voisine et bénéficiant d'une moins jolie vue.
- Pas de possibilité de petit-déjeuner sur place.
- Le bruit dans la rue le vendredi soir: je n'ai pas réussi à m'endormir avant 3h passées.
- Le prix, qui me paraît tout de même exagéré par rapport à la prestation globale.

Je recommande?
Si vous ne passez qu'une seule nuit sur place et que la White Room est libre, oui. Sinon, je vous suggère de chercher autre chose.

mardi 28 avril 2009

Déco Sauna

Il devient difficile de trouver des saunas/hammams où l'on n'est pas obligé de se mettre en maillot, et encore plus si on veut y aller en couple. Non seulement le Déco Sauna répondait à ces critères, mais il était ouvert sept jours sur sept et, selon tous les guides utilisés pour préparer notre week-end à Amsterdam, doté d'un somptueux intérieur Art Déco. C'est donc bien volontiers que nous nous y sommes réfugiés dimanche en début d'après-midi pour échapper à la pluie qui tombait depuis notre réveil.

J'ai aimé:
- Les tarifs raisonnable: 19,50€ l'entrée, 2€ les boissons fraîches (jus d'orange ou de pamplemousse pressé compris), 50€ les massages (que nous n'avons pas testés faute de temps).
- La gentillesse de l'accueil de Yolanda.
- La propreté irréprochable des lieux.
- L'équipement: un très grand vestiaire où on ne bouscule pas ses voisins de casier, deux saunas (un à 100° et l'autre à 80° pour les petites natures dans mon genre), un hammam, un bassin d'eau glacée, tout plein de boxes pour les massages, deux salles de repos, un patio rempli de chaises longues, des douches partout, un bar avec piles de magazines variés à disposition de la clientèle.
- L'ambiance toute au naturel et à la discrétion: la clientèle mélange aussi bien des couples que des femmes ou des hommes venus seuls, et personne ne mate personne.
- La déco, aussi spectaculaire que promis - le style Art Déco n'est pas ce que je préfère, loin de là, mais je suis capable d'admirer un intérieur réussi quand j'en vois un.

Je n'ai pas aimé:
- Euh, rien, à part peut-être le fait qu'il faille venir à Amsterdam pour trouver un endroit pareil.

Je recommande:
Evidemment! Parfait pour occuper un après-midi pluvieux. On ressort de là le corps cotonneux et merveilleusement détendu.

Richard Avedon 1946-2004 au FOAM

Les portraits de Richard Avedon sont aisément reconnaissables: ce grand photographe faisait poser ses modèles contre un fond blanc, sans artifices de lumière ni consignes de pose. Simplement, il attendait de leur rencontre qu'elle fasse jaillir une expression profonde et vraie. Et c'est fou ce qu'une absence de sourire peut exprimer de choses. L'exposition actuellement visible au musée de la photographie d'Amsterdam rassemble environ 200 de ses oeuvres organisées par thèmes:
- quelques photos de mode datant du début de sa carrière (Avedon fut le premier à "animer" les mannequins, jusque là considérées comme de simples cintres humains)
- une flopée de portraits de gens connus dans les années 60 et 70, parmi lesquels beaucoup d'acteurs et d'écrivains
- une galerie de 69 des personnages les plus influents des Etats-Unis au moment du passage de témoin entre les administrations Ford et Carter
- une mini-série très émouvante sur les dernières années de la vie de son père
- une fresque sur la Factory d'Andy Warhol, qui est probablement un de ses travaux les plus connus
- et enfin un sublime travail de commande sur les "vraies gens" de l'Ouest américain, parmi lesquels une écorcheuse de serpents à sonnettes de treize ans.

Difficile d'effectuer un classement parmi ces portraits tous plus remarquables les uns que les autres. Chouchou (à qui je faisais découvrir Avedon) a été particulièrement touché par celui qui montre un Groucho Marx au regard d'une infinie tristesse, à mille lieues de l'image que le grand public garde de lui. Quant à moi, j'ai été fascinée par une capture de Rudolf Nureyev en mouvement - la grâce et la puissance incarnées -, ainsi que par le portrait sans fioritures mais incroyablement émouvant d'un Noir né esclave. Bien entendu, aucun des trois ne figurait dans la série de cartes postales tirées de l'expo en vente à la boutique du musée...

Exposition Richard Avedon 1946-2004, jusqu'au 13 mai 2009
FOAM, Keizersgracht 609, 1017 DS Amsterdam
Entrée: 9€

Gartine

Lorsque nous sortons de l'hôtel dimanche matin, il pleut. Heureusement, nous avons des parapluies et une destination toute proche: le Grand Hôtel Krasnapolski, situé sur la place du Dam, dont le restaurant est paraît-il réputé pour sa splendide décoration et ses brunchs fameux. Mais lorsque nous arrivons, aux alentours de 11h, l'hôtesse nous prévient qu'ils en sont encore à servir le petit déjeuner. Qui coûte la modeste somme de 28,50€ par personne. Hum, on a un plan B?

Un de nos guides suggère un petit restaurant du nom de Gartine, bien caché dans une des ruelles peu engageantes perpendiculaires au Rokin. Dix minutes de marche rapide nous conduisent devant un charmant établissement... dont la serveuse nous informe qu'il est complet et qu'elle ignore quand une table se libèrera. L'estomac dans les talons et le parapluie détrempé, je suis au bord du découragement. Je recommence à feuilleter mes guides plantée au milieu de la rue. Quelques minutes s'écoulent sans que nous parvenions à prendre une décision. C'est alors qu'une cliente s'en va et que le propriétaire, attendri par la vue de ces deux touristes piteusement stationnés devant sa vitrine, nous fait signe d'entrer. Notre soulagement est grand.

Chouchou opte pour le Large Breakfast avec thé vert, orange pressée, croissant, tartines, beurre, confiture, pain perdu, compote pomme-cannelle, fromage et charcuterie. De mon côté, je craque pour une soupe aux légumes du potager servie avec son pain et son beurre, ainsi qu'une sorte de burger garni de fromage de brebis vieux de 2 ans, de chutney de betterave et de roquette - une véritable tuerie. Pour parachever mon brunch, je demande si le cheesecake au chocolat blanc a une croûte en speculoos. "Euh, non, pas du tout", me répond la serveuse d'un air interloqué, comme si c'était une drôle d'idée d'utiliser ces infâmes biscuits pour autre chose que nourrir des pigeons dépourvus de papilles gustatives. Dans mes bras, ma petite dame! Et apportez-moi donc une part de votre cheesecake.

...Sans conteste, c'est l'un des meilleurs desserts que j'aie mangé de toute ma vie. Si j'ajoute que la déco et l'ambiance sont super cosy, les propriétaires vraiment adorables, et que l'addition pour les délices suscités plus un Coca se montait à moins de 30€, vous comprendrez que je recommande chaudement Gartine à tous ceux d'entre vous qui iraient traîner leurs guêtres du côté d'Amsterdam un de ces quatre. Pour notre part, nous y retournerons sûrement en fin d'après-midi lors de notre prochain séjour, afin de goûter leur High Tea dont la description m'a mis l'eau à la bouche.

Gartine, Taksteeg 7, 1012 PB Amsterdam
Ouvert du mercredi au dimanche, de 8h à 18h

Plus de photos (et d'infos, si vous lisez le flamoutchi) sur leur site internet

lundi 27 avril 2009

Ce que nous n'avons pas fait à Amsterdam

- Arriver à une heure décente vendredi soir.
Notre train avait cinquante minutes de retard, ce qui nous a fait débarquer à Amsterdam Central vers 23h30 - alors que la propriétaire du mini-hôtel où nous logions n'habite pas sur place et n'assure normalement l'accueil que jusqu'à 22h. Le tram que nous avions eu tant de mal à trouver a ignoré nos coups frénétiques sur sa porte vitrée et démarré sous notre nez. Finalement, nous avons dû prendre un taxi. Qui nous a facturé 15€ une course de 2 km, a roulé comme un dingue dans les petites rues à sens unique entre les canaux et manifesté la plus mauvaise foi du monde en prétendant que s'il ne trouvait pas, c'est parce que nous lui avions fourni un mauvais numéro. Cela dit, je me suis aperçue le lendemain que je m'étais trompée de rue en situant notre hôtel sur le plan. Si nous y avions été en tram comme prévu, nous serions peut-être toujours en train de tourner dans le quartier des 9 rues.

- Louer un vélo.
J'abhorre ce moyen de déplacement. Même sur terrain plat. Et puis honnêtement, passer ma vie à attacher et détacher un antivol, bof. En plus, les cyclistes amstellodamois roulent comme des malades, sans casque de surcroît, et j'aurais vraiment eu la trouille de me lancer dans la circulation des bagnoles, des bus et surtout des trams qui sillonnent la ville à la vitesse du Shinkansen (dirait-on). Le centre d'Amsterdam est suffisamment petit pour qu'on puisse l'explorer à pied. D'autant que ça nous aura permis d'éliminer une partie de nos agapes et surtout de profiter de nos mains libres pour prendre des centaines de photos.

- Commander une table de riz dans un resto indonésien.
Je sais, c'est *le*truc à ne pas rater niveau bouffe à Amsterdam. Mais les deux matins, nous avons fait un brunch délicieux et si copieux que nous avons ensuite pu nous passer de déjeuner; et samedi soir, comme il commençait à faire froid, que nous n'avions pas d'adresse précise et encore moins de réservation, nous avons choisi la solution de facilité en dînant au Hard Rock Café local où nous venions de faire quelques emplettes. (Note à moi-même: la prochaine fois, le miam-miam avant le shopping - ça nous permettra d'utiliser les bons de réduction que les serveurs apportent avec la note.)

- Aller regarder les filles en vitrine dans le Quartier Rouge.
Je l'avais déjà fait il y a dix ans, lors de mon premier séjour à Amsterdam avec Etre Exquis, et j'avais trouvé ça plus triste qu'excitant. Même Chouchou, pourtant toujours partant pour mater du nichon et de la fesse, n'était pas terriblement motivé. Et comme il nous aurait fallu retraverser la moitié de la ville à pied pour nous y rendre en sortant du Hard Rock Café, nous sommes sagement rentrés nous mettre au chaud à l'hôtel.

- Acheter des bulbes de tulipe.
Parce que pour ça, il aurait d'abord fallu en voir quelque part. Ce qui n'a pas été le cas. De toute façon, nous n'avons qu'un pseudo-balcon de trente centimètres de large, et les tulipes ne sont pas des fleurs gratifiantes à cultiver puisqu'elles ne poussent qu'une fois par an. Nous avons tout de même fait du shopping, le samedi matin dans le Jordaan (débauche de boutiques spécialisées uniques en leur genre, un vrai bonheur même quand on n'achète rien) et l'après-midi dans Kalverstraat (équivalent local de la rue Neuve, où l'on trouve donc les mêmes enseignes que dans n'importe quelle autre grande ville de l'hémisphère nord). Chouchou s'est dégoté un grand carnet d'aquarelle de la nouvelle collection Moleskine et un T-shirt Hard Rock Café à manches longues. Outre la moisson obligatoire de cartes postales et de magnets, j'ai rapporté quelques brols sympas pour la maison, une jolie jupe blanche Noa Noa, un gel douche citron-menthe De Tuinen, un pot de gommage au sel Lavande-Pomme Sabon, un Xème sweat zippé Hard Rock Café et une trousse en plastique rayée en vue de mon prochain séjour au Maroc.

- Fumer de l'herbe dans un café brun.
Chouchou ne fume pas. J'ai arrêté il y a trois ans. Je ne dis pas que je refuserais un petit joint une fois de temps en temps, mais pour moi, c'est un truc à faire peinard chez soi pendant une soirée entre amis. Et puis de toute façon, je n'ai jamais su rouler.

- Visiter le musée Van Gogh ou le Rijkmuseum.
Je suis réceptive à toutes les formes d'art, sauf la peinture à l'huile qui ne me parle pas du tout du tout. Chouchou aurait pourtant aimé aller au musée Van Gogh. Parce que c'était son anniversaire et que je voulais lui faire plaisir, je lui ai proposé dimanche matin de sacrifier une partie du programme prévu au profit de l'homme à l'oreille coupée. Il a décliné, moitié parce qu'il craignait de faire la queue pendant des heures sous la pluie, moitié parce qu'il avait confiance en moi quant au choix de nos activités. Je pense que l'expo Richard Avedon et la suée prise au Déco Sauna ne l'ont pas déçu.

dimanche 26 avril 2009

Une année d'auto-portraits: semaine 17


Sur cette photo prise vendredi soir très tard (voire samedi matin très tôt) dans notre hôtel amstellodamois, on admirera le papier peint kitsch ainsi que le dépoilage minutieux de mon aisselle droite, courtesy of Valérie-mon-esthéticienne-amoureuse-d'un-djeûn.

samedi 25 avril 2009

Le cadeau, le cadeau!

Et le cadeau de Chouchou pour ses 39 ans est... un week-end en amoureux à Amsterdam! Compris: l'aller-retour en Thalys classe Hi-Life, deux nuits dans deux chambres différentes d'un mini-hôtel de charme avec baie vitrée donnant sur les canaux, et un programme sur mesure amoureusement concocté grâce à trois guides touristiques plus pas mal de recherches sur internet.

En vrac: shopping dans le Jordaan, et plus particulièrement dans le quartier des Neuf Rues réputé pour ses boutiques originales; visite du FOAM, le musée de la photographie local qui consacre en ce moment une exposition à Richard Avedon; déjeuner dans un des nombreux restos indonésiens de la ville et dîner du samedi au Hard Rock Café (il faut respecter les bonnes vieilles traditions); balade en péniche pour peu qu'il ne pleuve pas; hammam au Déco Sauna, un établissement mixte et paraît-il magnifique, à la déco récupérée dans l'ancien magasin du Bon Marché; montée en haut du clocher de la Westerkerk (à gauche sur la photo, et situé tout près de notre hôtel). Nous n'aurons pas le temps de visiter le musée Van Gogh, heureusement quel dommage!

vendredi 24 avril 2009

Du mieux côté insomnies

Depuis des années, j'ai de gros problèmes d'endormissement: quelle que soit l'heure et l'état de fatigue dans lequel je me couche, je rumine des pensées (noires ou roses selon les périodes) sans parvenir à trouver le sommeil avant plusieurs heures. Sur un plan professionnel, je parviens à gérer ce décalage parce que je bosse seule chez moi et à mon rythme. Sur un plan personnel, ça a parfois été très difficile à gérer, notamment lorsque je vivais avec un lève-tôt qui ne tolérait pas que je fasse du bruit ou que je garde la lumière allumée une fois qu'il était couché, mais qui ne se privait pas de passer l'aspirateur à 9h le samedi matin.

Ces temps-ci, je suis à moitié suffoquée par l'angoisse depuis que ma gynéco m'a informée que que mon endométriose augmentait mes risques de choper un cancer de l'endomètre ou des ovaires, deux formes de la maladie qu'on diagnostique généralement trop tard et qui font 80% de victimes dans les cinq ans. Mais alors que je passe mon temps éveillé à imaginer des scènes toutes plus morbides que les autres, curieusement, je n'ai jamais eu aussi peu de mal à m'endormir (ni à me tirer du lit le matin, car je préfère encore attaquer ma journée dans le pâté plutôt que de rester au lit à rédiger mentalement mon testament). Bien qu'elles n'aient pas tout à fait réglé le problème, deux choses l'ont considérablement amoindri:

- Le SerendipiTea, qui comme son nom ne l'indique pas est une tisane 100% garantie sans le moindre brin de thé. Lorsque je suis allée au Serendip Spa avec Soeur Cadette pour mon anniversaire, la jeune femme de l'accueil m'a demandé de choisir une de leurs préparations aux plantes en cadeau, et la description des vertus supposées de chacune m'a fait opter pour celle-là. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle a un goût infect, mais franchement je dois me forcer à la boire. Pourtant, malgré mon scepticisme sur l'efficacité de ce genre de "remède", je dois bien avouer que ça marche. C'est pas encore la panacée, mais ça marche. La prochaine fois que je vais me faire masser, je demande ce qu'il y a dedans, par curiosité.

- L'instauration d'un rituel "poupougnage" du soir. Avec tous les produits de soin que j'achète depuis que je suis devenue accro à MBDF, j'ai dû me ménager un créneau pour les appliquer au calme. Une huile démaquillante avec laquelle je masse tout mon visage pour décoller la crasse les jours où je suis sortie. Une lingette imprégnée de lotion micellaire pour parfaire le nettoyage. Quelques gouttes de contour des yeux que je fais pénétrer doucement avec le gras du majeur. Un sérum régénérant sur le reste de la figure et dans le cou. De la crème nourrissante sur la pointe des cheveux, quand j'y pense. Du baume à lèvres si les miennes sont craquelées ou un peu sèches. De la crème pour le corps délicatement parfumée sur les mollets pour lutter contre l'effet peau de serpent et les poils incarnés. Mine de rien, ces gestes soigneux et répétitifs m'aident à faire le calme et à signaler à mon cerveau qu'on entre dans la nuit.

jeudi 23 avril 2009

Crisis of the day

Une bizarrerie du système de réservation de la SNCF fait que si je ne pense pas à cocher la case "trajet direct seulement", il m'est proposé un Monpatelin-Bruxelles en deux parties, avec correspondance et changement de gare à Paris. A cause de mon étourderie, j'ai donc dû me lever hier matin à 5h50 (glups) pour prendre le bus de 7h et le TGV de 8h20, au lieu de faire la grasse mat' et de partir tranquillement vers midi. Mais soit. De toute façon, j'ai roupillé pendant les trois quarts du trajet qui, du coup, est passé assez vite.

Arrivée à Paris avec un quart d'heure de retard - alors qu'à la base, je n'avais déjà que 44mn pour me rendre à la gare du Nord. J'ai jailli du TGV comme une fusée et dévalé les escaliers du métro (bien entendu, l'escalator était hors service) en manquant me donner un tour de reins avec ma valise de 25 kilos. La signalétique est tellement bien foutue que j'ai commencé par me tromper de quai; heureusement que j'ai pensé à demander à quelqu'un, sinon je prenais un train en direction de Melun. Le temps de remonter et de passer de l'autre côté des voies, le RER D a démarré juste sous mon nez. J'ai fait un rapide calcul mental: le prochain était dans 8 mn, ça restait jouable.

Puis une voix a annoncé qu'en raison d'un acte de vandalisme, le train suivant était supprimé.

Je suis enfin montée dans le RER à 12h43. Et j'ai eu beau courir comme une folle en broyant au passage les orteils d'une demi-douzaine de personnes qui ne s'étaient pas écartées assez promptement devant moi et mon monstre à roulettes, lorsque je suis arrivée sur le quai de la gare du Nord en nage dans mon T-shirt à manches longues et mon blouson doublé, le Thalys de 12h55 s'éloignait lentement. Il m'avait manqué une petite minute pour l'attraper. J'ai poussé un gémissement de désespoir. L'employé de la SNCF qui venait de fermer la barrière en bout de quai m'a lancé un dédaigneux: "Ben oui mais fallait pas être en retard". Puis m'a ignorée superbement quand je lui ai demandé à quelle heure était le prochain et si je pouvais le prendre avec mon billet. Connard.

Je suis allée à l'accueil. Où une dame m'a annoncé que le Thalys suivant n'était pas avant 14h25 (à n'importe quel autre moment de la journée, il y en a toutes les demi-heures). Et là, je ne sais pas ce qui m'a pris, je me suis mise à chialer comme si on venait de m'annoncer qu'un tueur en série avait assassiné toute ma famille. J'ai été obligée d'invoquer un pseudo-entretien d'embauche que j'allais louper pour ne pas me taper une honte absolue. Bien embarrassée, la dame a fait la seule chose qu'elle pouvait, c'est-à-dire modifier mon billet pour ne pas qu'en plus de tout le reste, je récolte une amende.

J'avais donc une heure et demie à tuer, l'estomac dans les talons, et je me sentais absolument mortifiée. Après tout, je n'avais rien d'important à faire en arrivant à Bruxelles; Chouchou n'était même pas censé venir me chercher à la gare. Pourquoi ce retard inconséquent me mettait-il dans tous mes états? Je ne voulais pas réfléchir à la question devant un sandwich tout sec ou un hamburger dégoulinant de gras; comme j'avais du temps devant moi et bien besoin d'un remontant, je suis allée m'attabler chez Hippopotamus où j'ai commandé une entrecôte sauce au roquefort. Et tout ce que j'ai trouvé comme explication, c'est que je suis vraiment trop psychorigide. Le moindre grain de sable dans l'engrenage de ma belle organisation, le plus petit sentiment d'être en train de perdre du temps (surtout si ce n'est pas ma faute et que je n'ai pas de coupable désigné sur qui passer mes nerfs), et je vire hystérique.

Pendant que j'étais à Monpatelin, j'ai reçu, parmi divers bouquins commandés sur Amazon, "Les thérapies comportementales et cognitives pour les nuls". Je pense que sa lecture ne sera pas superflue.

mercredi 22 avril 2009

Les tests de la semaine #3


Tonique clarifiant aux algues et Soin clarifiant de nuit aux algues, Body Shop, 12€ et 20€
Le soin de nuit se présente sous la forme d'un gel hyper liquide, très agréable sur la peau, mais la dose délivrée par le flacon-pompe est un peu trop importante. Le tonique ne picote pas. Les deux sentent légèrement la mer, une odeur que j'avais trouvée agréable dans le magasin - mais je me suis ravisée depuis. Décidément, les produits bio/écolo ne me valent pas grand-chose.

Crème de soin anti-rêche Fructis, Garnier, 4,50€
Fructis, c'est quand même le top des produits capillaires vendus en grande surface. J'ai longtemps utilisé leur shampoing et leur masque pour cheveux colorés avant d'en changer, non parce qu'ils ne me convenaient plus, mais pour le simple plaisir de la nouveauté. Cette crème de soin dont je me sers depuis peu s'applique sur cheveux essorés ou secs; elle sent délicieusement bon et lutte assez efficacement contre l'effet "pointes desséchées".

Teint Idole Ultra, Lancôme, 41,10€
Plus couvrant que le Avène, plus matifiant que le DiorSkin, plus velouté que le MAC, le Teint Idole est mon fond de teint préféré, et d'assez loin. Il n'a qu'un seul défaut, mais de taille: la teinte la plus proche de ma carnation reste quand même trop jaune pour moi.

Fond de teint poudre minéral 03, Elizabeth Arden, 29,90€
Parfois, je suis saisie d'une violente envie d'essayer un produit dont je viens d'entendre parler pour la première fois. Et plus il est difficile de se le procurer, plus il me le faut absolument. Voilà pourquoi je me suis décidée à entrer dans un Nocibé, chaîne que je déteste mais qui est la seule à vendre ce fond de teint minéral. Est-ce que ça valait le déplacement (et les presque 30€)? Non. Je trouve l'application chiante et la couvrance minable. En plus, la couleur conseillée par la vendeuse en l'absence de testeur est bien trop foncée pour moi. La seule qualité que je concède à ce produit, c'est son grand pouvoir matifiant. Oh, et le packaging est astucieux, avec sa petite râpe qui délivre juste la bonne quantité de poudre. A réserver aux peaux grasses mais dénuées d'imperfections.

Soin hydratant antioxydant au thé blanc A Perfect World, Origins, 40,50€
Autant je raffole du contour des yeux de la même gamme - une merveille d'onctuosité à l'odeur hyper agréable -, autant cette crème hydratante me laisse froide avec sa texture un peu trop riche à mon goût et son parfum de zeste de citron avarié. En plus je n'aime pas les pots dans lesquels il faut mettre les doigts; ce sont des nids à bactérie. Néanmoins, le produit fait son boulot sans agresser ma peau ni me déclencher d'éruptions cutanées, si bien que je le finirai quand même.

mardi 21 avril 2009

Style Shake

Souvenez-vous, au début du mois, je vous parlais de la robe sur mesure que j'avais commandée sur le site des Trois Suisses. Je l'ai reçue ce matin. Impressions à chaud.

J'aime:
- Le délai de livraison tenu (onze jours ouvrables pour un maximum de douze annoncé).
- La coupe vraiment impeccable. En principe je prends du 38 en robe, mais en consultant leur guide des tailles, je me suis rendu compte que je correspondais plutôt à un 40. Je n'ai réclamé aucune modification des mesures standard, et la robe me va comme un gant, sauf peut-être dans le haut du buste ou elle pourrait être un poil plus serrée - mais ne chipotons pas, je suis minuscule et mes robes bâillent toujours un peu entre les omoplates.
- Le bon de réduction de 15% sur une commande ultérieure.

Je n'aime pas:
- La couleur! Quand on me dit "turquoise", j'imagine un bleu assez vif tirant légèrement sur le vert, et je me dis que si ça a l'air plus vert que bleu sur la photo, c'est sans doute un problème de rendu. Et quand je reçois une robe carrément vert foncé (alors que je déteste le vert), forcément, je suis déçue. J'aurais dû m'en tenir à mon instinct premier et opter pour une couleur avec laquelle on n'a jamais de mauvaise surprise - genre, du noir.
- La matière. Il était dit "96% coton, 4% lycra ou 100%coton", sans plus de précision en fonction de la couleur choisie. Pas de bol: le faux turquoise est du 100% coton bien raide, comme amidonné, et suffisamment rêche pour que je trouve son contact désagréable sur la peau. Ca ira peut-être mieux après un premier lavage en machine... sauf que ce sera atrocement froissé et que j'ai pour principe de ne jamais repasser. [Une fois, j'ai pisté un modèle de chez Cop Copine sur eBay pendant des mois avant de le trouver neuf et dans ma taille. La robe est arrivée; elle était géniale et m'allait hyper bien. Elle est ressortie du lave-linge déguisée en plissé d'Issey Miyaké, et depuis elle moisit au fond de mon placard en attendant que la foudre me tombe dessus et que j'achète un fer à repasser.]

Bilan:
Il y a très peu de chances que je porte cette robe un jour. Très, très peu. Pourtant, j'ai une irrésistible envie de retenter l'expérience avec un modèle en soie noire.

Le cadeau d'anniversaire de Chouchou

Mes plans initiaux ayant été mis en échec par une magnifique synchronisation, j'ai finalement trouvé pour Chouchou un cadeau dix fois mieux que prévu à la base. Mais bien entendu, c'est une surprise. Avec laquelle je le fais bisquer un max depuis deux semaines histoire de me venger. Brave fille, je lui lâche quand même des indices au compte-gouttes. Il a droit à une question fermée par jour. Jusqu'ici, il sait donc:
- que son cadeau est en deux parties
- qu'il se compose de quelque chose de matériel et de quelque chose d'immatériel
- qu'il est rouge - ou du moins, qu'il y a du rouge dedans
- qu'il y a des A et des E dans son nom, mais pas de V
- que son cadeau n'a pas de seins (je ne veux même pas savoir ce qu'il pensait que j'allais lui offrir)
- qu'il ne nécessite pas d'utiliser un avion ni une voiture
- qu'il n'implique pas de pingouins, ni d'oiseaux d'aucune autre sorte
- qu'il ne se situe pas à Bruxelles
Révélation finale vendredi aux alentours de 18h quand il rentrera du travail! J'ai hâte!

lundi 20 avril 2009

Amour et penne

Samedi, je pensais passer la journée enfermée chez moi à bosser. Et puis sur le coup de 11h30, mon portable a sonné. C'était Etre Exquis qui, trop pris par son boulot pour me voir un jour de semaine, me proposait d'aller déjeuner au bord de la mer. Bien évidemment, je n'ai hésité qu'une seconde et demie avant de dire oui.

Il est passé me prendre avec son Land, ce monstre inconfortable dans lequel je peine toujours à me hisser et dont l'habitacle est imprégné de l'odeur des clopes qu'il fume à la chaîne. Pourtant, j'adore rouler avec lui là-dedans. Parce qu'il conduit comme si le temps n'avait pas d'importance, parce que le raffut du moteur, les secousses dues à l'absence de suspensions et la hauteur à laquelle on se trouve perchés donnent la joyeuse impression d'être à bord d'un tracteur, parce qu'au premier rayon de soleil on peut baisser les vitres pour savourer la caresse de la lumière et de la brise. Nous avons pris la direction du port de Carqueiranne, et nous nous sommes un peu perdus sur les petites routes de campagne. Les coquelicots avaient envahi le bord des routes et les lilas pendaient en grappes lourdes aux façades des maisons. Je ne pensais plus du tout à mon travail, juste à savourer ce matin de printemps.

Nous nous sommes installés à la terrasse de la Réserve. Il n'y avait que trois ou quatre tables occupées, et la promenade le long de la plage était déserte. La serveuse, quarantaine bien sonnée, cheveux blonds décolorés, visage recuit par le soleil, collants résille et jupe noire taille 8 ans est venue nous demander, avec un accent bien de chez nous, ce que nous mangerions. J'ai commandé des penne aux St. Jacques et aux gambas qui baignaient dans une divine sauce crémeuse, et je les ai savourées en poussant des "oh" et des "ah" de ravissement tandis qu'Etre Exquis se désolait d'avoir oublié de préciser qu'il ne voulait pas qu'on lui prépare son tartare. Son vin rouge et mon vin blanc luisaient doucement dans d'énormes verres ballon.

La conversation est venue sur le sujet de la fidélité. "Ca ne t'arrive jamais d'avoir envie de le tromper?" m'a demandé Etre Exquis en parlant de Chouchou. J'ai répondu que non, qu'il m'arrivait de regarder d'autres gens en les trouvant attirants mais que les hormones que je prenais pour soigner mon endométriose flinguaient ma libido, et que de toute façon Chouchou et moi avions une relation suffisamment permissive pour que je puisse grosso modo faire ce que je veux. Il m'a avoué que de son côté, au bout de presque trois ans de relation sérieuse et monogame, il commençait à y penser un peu, même si tout se passait toujours très bien avec sa compagne.

Nous avons reparlé de Malena, une femme mariée avec qui il a vécu une aventure très intense mais qui n'a jamais pu se résoudre à divorcer pour lui du père de sa fille. Je me suis fait la remarque qu'on ne finissait jamais sa vie, qu'on ne trouvait jamais le bonheur avec l'être qu'on avait aimé le plus passionnément. Et pour cause: la passion est aveugle, douloureuse et elle a le don de choisir des objets improbables, des personnes avec qui une relation harmonieuse et durable est forcément impossible. A quinze ans, j'aurais sans doute considéré la relation d'Etre Exquis et de sa compagne comme un méprisable compromis. J'aurais eu plus de mal à qualifier ma relation avec Chouchou, tant elle est atypique. Une chose est sûre: la plus grande leçon que j'ai (péniblement) apprise au fil de toutes mes histoires ratées, c'est que l'amour ne doit pas faire mal. S'il apporte plus de souffrance que de joie, c'est qu'on n'est pas avec la bonne personne.

Une délicieuse crème caramel a achevé de me plonger dans la douce somnolence d'une digestion béate. Je n'avais aucune envie de bouger, mais Etre Exquis est un gentleman, et il avait promis de me ramener en début d'après-midi pour que je puisse bosser. Nous avons pris le chemin du retour sans nous presser. Son indolence m'a toujours été contagieuse; il me donne l'impression que rien n'est urgent, que tout peut attendre, que l'important est de savourer le moment présent. J'ai failli lui proposer de faire le travail buissonnier et de passer l'après-midi ensemble à rouler au bord de la côte, puisqu'il n'avait pas de projets précis. Je me suis retenue en pensant aux moments futurs que j'avais envie de savourer tranquillement, libérée de mes contraintes de boulot. Et arrivée au pied de ma résidence, je l'ai laissé repartir sagement bien qu'à regret.

PS: Oui, je sais, j'ai photographié le contenu de mon assiette plutôt que la mer. Mais la Méditerranée, je la fréquente depuis 38 ans. J'en suis blasée. Alors que ces sublimes penne, je les rencontrais pour la première fois.

dimanche 19 avril 2009

Une année d'auto-portraits: semaine 16


Sympa mes miroirs-papillon, non? Je les ai trouvés chez Urban Outfitters et collés sur la porte de la salle de bain à Monpatelin: comme je suis toute petite, le miroir placé au-dessus du lavabo par l'ancienne propriétaire est beaucoup trop loin pour que je puisse convenablement me maquiller ou m'épiler les sourcils en me regardant dedans. Jusqu'ici, j'étais obligée de m'asseoir sur le côté du lavabo avec les pieds pendant à l'intérieur de la baignoire - une position moyennement propice aux longues observations. La photo a été prise hier à mon retour d'un délicieux déjeuner sur le port avec Etre Exquis.

samedi 18 avril 2009

Ca bouge dans la famille - et loin

Soeur Cadette est rentrée aujourd'hui des USA avec, dans ses bagages, une proposition de taf à... Dallas. Elle attend qu'on lui fasse une offre chiffrée pour voir si ça vaut la peine qu'elle laisse sa maison en plan (juste au moment où elle fait construire une piscine) et que David renonce à travailler pendant les deux ans de son contrat, mais moi j'dis que vu comment elle bosse dur et bien, sa boîte serait stupide de ne pas lui donner tous les sous qu'elle veut.

Donc je considère que c'est plus ou moins fait, que d'ici la fin de l'été, Soeur Cadette ira s'installer au Texas.

Pour elle et sa petite famille, ce sera une super expérience. Ils pourront découvrir tous ensemble un nouveau pays dans lequel il y a plein de choses à voir et à apprendre; David et les enfants parleront couramment anglais au bout de quelques mois; Soeur Cadette se fera un CV en béton armé pour la suite de sa carrière. En plus, bien que les Texans aient globalement des opinions politiques qui me consternent, ce sont des gens super accueillants tant qu'on ne les agresse pas (prions pour Cahouète parvienne à contenir le délinquant juvénile qui sommeille hyper bien réveillé en lui). Je garde un très bon souvenir de mon passage à Houston et surtout à San Antonio en mai 2007 avec les VIP, et le climat de la région est plutôt agréable.

Bref, si c'était moi, je partirais sans hésiter et sans l'ombre d'un remords, et j'espère bien que c'est aussi ce que fera Soeur Cadette pourvu qu'on lui offre des conditions matérielles adéquates.

Par contre, égoïstement, j'avoue que je suis hyper triste. J'ai beau me dire que deux ans c'est vite passé, qu'ils reviendront pour les vacances de Noël, que je pourrai aller les voir là-bas et que ce sera l'occasion de vacances en famille inoubliables, ça me fait quand même tout drôle. Bruxelles-Toulouse, c'était déjà loin, et se voir trois fois par an, c'était déjà beaucoup trop peu à mon goût. Au prix du Bruxelles-Dallas en avion, ça m'étonnerait que Chouchou et moi fassions l'aller-retour tous les week-ends.

jeudi 16 avril 2009

Les petits minets de la Nouvelle Star peuvent aller se rhabiller


Susan Boyle on Britain's Got Talent

Une provinciale de 47 ans, affublée d'un physique ingrat et d'une tenue plus que ringarde, se présente devant le jury de la Nouvelle Star anglaise et annonce qu'elle aimerait devenir aussi célèbre qu'Elaine Paige (je suppose qu'elle parle de la mezzo-soprano qui fut la première interprète du rôle de Grizabelle dans "Cats", et pas de la jeune actrice Ellen Page qui a cartonné dans "Juno" l'an dernier). Les jurés ne font pas le moindre effort pour dissimuler leur incrédulité méprisante, voire leurs gloussements moqueurs. Puis la petite dame ouvre la bouche et se met à chanter, et en cinq secondes, toute la salle est scotchée. J'espère que Susan Boyle ira loin; avec sa naïveté joviale, elle donne ici une bonne leçon aux cyniques de tous poils!

Dark stranger

Hier, dans le TGV. Une très jolie jeune femme est assise dans la même rangée que moi, de l'autre côté de l'allée. Elle a de longs cheveux noirs, raides et brillants; une peau très brune, des lèvres presque violettes, des yeux noirs frangés de longs cils. Elle est habillée plutôt élégamment et a coincé une valise rouge contre le siège voisin du sien.

Nous n'avons pas quitté Bruxelles depuis une demi-heure que deux types l'abordent assez brusquement. "Bonjour, on peut voir vos papiers?" lui lancent-ils dans un anglais rudimentaire. Elle leur tend un passeport à la couverture rouge. Ils lui demandent ce qu'elle faisait en Belgique, ce qu'elle compte faire en France. Elle explique qu'elle va prendre l'avion à Roissy pour passer deux semaines de vacances en Malaysie d'où elle est originaire. Ils réclament à voir ses billets d'avion, qu'ils examinent en plissant des yeux soupçonneux. Puis ils lui rendent l'ensemble de ses documents et s'éloignent en grommelant un vague "Au revoir". La jeune femme et moi les suivons des yeux. Nos regards se croisent. "Qui étaient ces types?" s'enquiert-elle à voix basse, toujours en anglais. Perplexe, je lui réponds que je n'en ai pas la moindre idée.

Peu de temps après, le contrôleur passe vérifier les billets de train. J'en profite pour lui demander s'il y a des douaniers ou des policiers en civil à bord. "Pourquoi?" J'explique l'incident qui vient d'avoir lieu. Il jette un coup d'oeil hautain à la jeune femme et hoche la tête. "Ah ben bien sûr qu'il y a des douaniers dans ce train! Toujours. Et de temps en temps, ils redescendent avec un étranger menotté". Il croise les poignets devant lui en un geste éloquent et esquisse une grimace satisfaite. Je le trouve parfaitement vomitif.

Après son départ, je traduis ce qu'il vient de me dire à la jeune femme. Elle est aussi écoeurée que moi, mais que pouvons-nous faire? (Et entendons-nous bien: le problème n'est pas que les douaniers fassent leur boulot, si nauséabond puisse-t-il être parfois; il est dans leur façon irrespectueuse, limite hostile, de procéder.) Nous bavardons un peu; elle m'explique qu'elle est née en Malaysie, qu'elle vit à Londres maintenant mais qu'elle voudrait en partir: le climat anglais la mine et l'attitude des gens encore plus. Quand elle peine à trouver ses mots, elle agite la main et secoue la tête d'un air navré. Dans sa voix sourde et son accent prononcé perce toute la lassitude d'une exilée pas forcément volontaire.

Une voix masculine annonce que nous arrivons à Roissy. "C'est ici l'aéroport?" demande la jeune femme, un peu inquiète. Je lui réponds que oui et lui souhaite de bonnes vacances. Elle me remercie pour mon aide et descend en emportant sa valise rouge, son passeport malaysien et son coeur meurtri. Et moi, pendant tout le reste de mon voyage, je suis partagée entre le contentement d'avoir fait cette petite rencontre et la tristesse qu'aujourd'hui encore, la plupart des gens dans nos pays civilisés considèrent tout ce qui ne leur ressemble pas comme un objet de méfiance plutôt que comme une source d'enrichissement.

mercredi 15 avril 2009

Maquillage n°3: le cargo déjeune nu à Paris


Pffff, comment c'est dur de s'auto-prendre les yeux en photo en visant bien et sans loucher...
Or donc, aujourd'hui, nous avons de l'or et du brun de la palette Cargo Paris - le premier sur toute la paupière mobile, le second en outer V/semi-banane et en culotte - avec du Naked Lunch MAC en highlighter et du liner DipDown (MAC aussi) au ras des cils supérieurs, plus du mascara Smoky Lash de Make Up For Ever. Vite fait bien fait pour emmener Copernique à son 6ème rendez-vous chez le véto en un mois.

Les tests de la semaine #2

Crème du réveil et Crème du Coucher Culture bio, Yves Rocher, 15 et 17€
En principe je n'achète pas de produits Yves Rocher; le concept "cosméto végétale" et le marketing Belle des Champs, ça ne me parle pas vraiment. Mais j'avais entendu dire beaucoup de bien de cette nouvelle gamme bio sur Internet, et l'odeur de ces produits (menthe poivrée pour le premier, orange douce pour le second) m'a convaincue de les essayer. Bizarrement, la crème de jour qui a une texture légère et qui pénètre facilement laisse ma peau collante; alors que la crème de nuit plus riche et plus grasse (normal) ne le fait pas. Je vais attendre quelques semaines pour jauger leur efficacité. A noter que pour les indécises (ou les grandes voyageuses), ces produits sont disponibles en mini-tubes au prix de 5€ les deux.

Shampoing I Love Juicy, Lush, 14,45€ la bouteille de 250g
Il sent la salade de fruits; il mousse un max; il se rince hyper facilement; il laisse le cheveu propre et brillant pour trois jours. Ce shampoing pour cheveux gras est un pur bonheur. Hélas, je vais devoir l'utiliser en alternance avec un shampoing spécial cheveux colorés pour préserver mon 6.66. Disponible également en bouteille de 100g ou de 500g. De très loin mon produit-star de la semaine.

Vernis Pure Color 03 Black Wine, Estée Lauder, 19,10€
Je suis fan de pas mal de produits de cette marque, et en particulier des vernis qui ont des couleurs somptueuses, une texture qui s'étale bien, une tenue plus que satisfaisante et un flacon glaçon hyper pratique à ranger pour les maniaques dans mon genre. Le Black Wine est un très beau rouge foncé, couleur de bigarreau mûr (plus sombre que sur la photo ci-joint, donc) à la fois chic et rock'n'roll. Un must.

Palette Cargo Tahiti, 26€
Les fameux quad de fards à paupières dont on a tant parlé sur MBDF ont fait le désespoir de beaucoup de filles parce qu'ils ne sont vendus que chez Sephora - et encore, dans un très petit nombre des magasins de cette enseigne. L'engouement me paraît justifié: les couleurs de la Tahiti (et celles de la Paris, pour laquelle j'ai également craqué) sont très belles, très intenses et très faciles à appliquer. Une qualité comparable à MAC pour un prix de revient unitaire bien inférieur. Vive les marques de make-up canadiennes!

mardi 14 avril 2009

Le wok trop easy

Pour 2 personnes:
- 200 g de viande coupée en petits morceaux (ici, j'ai utilisé du poulet, mais ça peut aussi bien être du boeuf, du porc, du canard...)
- 400 g de légumes "mélange wok" surgelés
- 125 g de riz basmati (soit un sachet prêt à cuire; à mon avis ça marche aussi bien avec des noodles)
- 2 cuillères à soupe d'huile de sésame
- sauce soja

Faire cuire le riz dans une casserole d'eau bouillante.
Pendant ce temps, faire chauffer l'huile dans le wok. Ajouter les légumes et faire revenir à feu moyen-vif en tournant jusqu'à ce qu'ils soient à moitié cuits. Ajouter la viande, arroser d'une généreuse rasade de sauce soja et poursuivre la cuisson en tournant.
Lorsque tout est cuit, verser le riz égoutté dans le wok avec les autres ingrédients et laisser revenir encore 2-3 minutes à feu doux en tournant. Goûter; rajouter de la sauce soja si nécessaire.

A la découverte du Maroc... bientôt

Du 2 au 9 mai prochain, je serai au Maroc en stage carnet de voyages avec la rayonnante Antonia Neyrins. Admiratrice de ses oeuvres publiées, j'avais eu l'occasion de la rencontrer à Monpatelin en octobre 2007 et je m'étais promis de l'accompagner un jour dans un de ses déplacements.

N'empêche que, à peine inscrite, j'ai commencé à me demander si j'avais bien fait. Comment allais-je supporter de vivre en groupe une semaine entière avec des activités imposées et des compagnons que je n'avais pas choisis, moi qui suis tellement sociopathe indépendante? Comment allais-je réussir à dormir dans un lit autre que les miens, qui plus est en partageant ma chambre, alors que je suis insomniaque et vis en horaires décalés? Comment allais-je gérer les contacts avec la population locale, sachant que je déteste le marchandage, craint les sollicitations verbales comme la peste et dois me retenir de frapper quiconque me touche sans y avoir été invité? Coïncidence malheureuse, à la même période, j'ai entrepris la lecture du Carnet de Voyage de Craig Thompson, un récit autobiographique dessiné dont l'auteur séjourne justement deux semaines au Maroc (entre autres pays). Les déboires qu'il raconte dans son livre m'ont filé des sueurs froides pendant quelques soirées. J'ai bien failli tout annuler.

Et puis je me suis raisonnée. L'été 2005, je ne voulais pas partir en voyage organisé avec les VIP, et j'ai passé dix jours merveilleux à sillonner l'ouest américain avec eux dans un bus qui roulait à tombeau ouvert. Ma sauvageonnerie, même si elle subsiste partiellement, s'est pas mal calmée ces dernières années. Bien lunée, je pense être désormais quelqu'un de tout à fait fréquentable, voire agréable à l'occasion. Il faut juste que j'aborde les gens de manière détendue, sans partir du principe qu'ils vont tous me prendre la tête et que la cohabitation avec eux sera forcément un supplice. Je dois me focaliser sur toutes les bonnes choses que j'espère retirer de cette expérience: l'enseignement d'Antonia, qui a promis de me prouver que je savais dessiner même si je pensais le contraire; la découverte d'un pays très exotique pour moi, riche en couleurs, en odeurs et en saveurs; de jolis moments de camaraderie, sûrement, si j'arrive à ne pas m'exclure toute seule à titre préventif. J'ai rarement regretté de m'être fait violence pour surmonter ma peur; pourquoi en irait-il autrement cette fois? Les compte-rendus des stages précédents organisés par Antonia me font toujours envie, et les carnets réalisés par ses stagiaires, même débutantes en dessin, sont tous très beaux.

C'est donc assez sereine que j'ai reçu hier matin la liste du matériel à emporter pour notre séjour à Marrakech et à Essaouira:
- un carnet moleskine accordéon
- une petite boîte d'aquarelle et un bon pinceau à aquarelle (ça, j'ai déjà, même si je ne m'en suis encore jamais servie: ce sera l'occasion idéale pour me lancer)
- du papier de soie de plusieurs couleurs
- un tube de gouache blanc, un or, un argent (j'ai de l'acrylique dans ces couleurs, mais les tubes sont un peu gros... à voir)
- une petite boîte de pastels gras (aaaaaaah j'ai toujours rêvé d'apprendre à dessiner aux pastels gras! c'est merveilleux!)
- quelques crayons de couleur aquarellables (de ce côté-là, je suis plus que parée: c'est avec ça que je décore mes pages de scrap quand j'ai envie d'un effet aquarelle)
- de la colle vinylique et un pinceau brosse (je pense emporter ma colle-vernis Décopatch qui colle tout très bien et dont je trouve le petit flacon plastique bien pratique)
- optionnel: des feutres noirs à encre de Chine et/ou de calligraphie (je prendrai un ou deux Staedtler et ma petite pochette d'artist pens sépia Faber-Castell; je suis sûre qu'il y a moyen de faire des trucs intéressants avec)
- un crayon à papier, un taille-crayon et une gomme (je n'ai même pas de 2B sous la main, la honte... enfin ce sera facile à trouver)
- des tampons alphabet (yiiiihaaaa, je vais enfin pouvoir utiliser ces petits machins carrés dont je ne me suis jamais servie sur mes pages de scrap!)
- des ciseaux
J'ai également prévu de me munir des dizaines de stylo-gels dont je ne me sers pas pour offrir aux enfants que je pourrais être amenée à rencontrer là-bas; avoir un petit quelque chose à donner me permettra d'être moins sur la défensive en cas de sollicitations, me semble-t-il.

Bref, en fin de compte, j'attends le 2 mai avec pas mal d'impatience... Contraintes Chouchouesques obligent, je n'ai pas bougé autant que je l'aurais voulu depuis un an et demi, et j'avoue que j'ai des fourmis dans les pattes.

lundi 13 avril 2009

"Les poubelles pleurent aussi"

Je n'ai pas moins de huit bouquins en cours de lecture actuellement. Pourtant, samedi en rentrant de Trolls & Légendes, je n'ai pu résister à l'envie d'entamer cette novella de 75p dans le train Mons-Bruxelles. C'est que sa quatrième de couverture était particulièrement alléchante; jugez-en vous-mêmes:

"La Terre, France.
Le Contact tant espéré a finalement eu lieu. Les Nods ont débarqué il y a six ans, apportant avec eux la dernière génération de poubelles organiques dans un but on ne peut plus noble: aider les Terriens, qui semblent avoir tant de mal à garder leur planète propre. Semant le progrès et la pagaille dans leur sillage, voilà qu'ils ont éradiqué le tabac sans demander leur avis aux fumeurs.
Les Nods se prétendent omnipotents... Mais jusqu'où?*
Et tandis que le président de la République apprend ses discours sur des fiches cartonnées et qu'Arnold Sextan se fait verbaliser pour stationnement de maison non autorisé, les montres se mettent à perdre l'heure, les GPS à perdre le Nord et les gens à perdre la tête."

Difficile de ne pas décevoir le lecteur après lui avoir fait miroiter une histoire aussi déjantée. Pourtant, "Les poubelles pleurent aussi" surpasse les promesses de sa quatrième de couv'. Avec son humour très fin et sarcastique juste ce qu'il faut, son écriture parfaitement maîtrisée, son scénario riche en péripéties et sa narration menée tambour battant, c'est une vraie friandise littéraire qui devrait ravir les fans de Douglas Adams ou de Fredric Brown. Venant d'un jeune homme de 27 ans qui travaille dans une banque et n'avait pas publié grand-chose jusque là (juste quelques nouvelles me semble-t-il), c'est une oeuvre tout à fait remarquable. Je suivrai la production future de Guillaume Suzanne avec beaucoup d'intérêt.

*Réponse de plusieurs personnages du bouquin: "Vachement loin".

dimanche 12 avril 2009

Trolls & Légendes 2009


Comment aurais-je pu ne pas faire un tour au "festival de toutes les fantasy" alors qu'il se déroule en Gelbique, que plein de mes potes de boulot y allaient et que parmi les invités, il y avait non seulement Brian Froud, mais aussi l'adorable Pierre Dubois?

Hier matin, Chouchou et moi-même avons donc pris le train direction Mons. Il faisait doux et c'est sans trop grogner que nous avons parcouru à pied les 18 2 kilomètres qui séparent la gare ferroviaire du LottoMonsExpo. Cet immense hangar de verre et de ferraille avait été organisé en plusieurs espaces: expositions, taverne, marché médiéval, librairie et JdR. Comme il était plus de 11h, nous avons filé directement aux tables de dédicaces. Politesse oblige, nous avons commencé par saluer les amis qui se trouvaient déjà là: Mélanie Fazi, Adriana Lorusso, Anne Guéro et Jeanne A. Debats, toutes venues faire la promo de leurs bouquins respectifs, mais aussi Leslie et Manu de chez Bragelonne ou Magali de chez Griffe d'Encre.

Une très longue file d'attente s'était formée devant la table de Brian Froud, illustrateur et designer spécialisé dans les créatures féériques depuis une trentaine d'années, auquel on doit de nombreux ouvrages dont "Le livre des fées séchées de Lady Cottington" et la conception graphique de films comme "Dark crystal" ou "Labyrinth". Heureusement, ça avançait assez vite. Brian Froud se tenait à l'extérieur du carré librairie et dédicaçait ses ouvrages debout, comme s'il était sur le point de partir. Mon tour venu, je lui ai demandé s'il dessinait toujours ainsi. "Dans les festivals, oui, m'a-t-il répondu. Je n'aime pas me trouver coincé derrière une table qui me sépare des gens, et je trouve malpoli d'être assis pendant qu'ils restent plantés devant moi. J'essaie de les traiter comme s'ils étaient des invités venus me voir chez moi." J'ai aimé cette marque d'humilité de la part de quelqu'un qui pourrait très bien avoir la grosse tête.

Arrêt suivant chez son voisin de stand: le délicieux, l'ineffable Pierre Dubois qui venait juste d'arriver. Et qui, fidèle à son habitude, prenait son temps pour dédicacer, papotant de tout et de rien avec ses lecteurs tutoyés d'emblée. Cet homme est un conteur merveilleux, à l'oral comme à l'écrit. Je crois que je l'inviterais bien comme quatrième convive de mon dîner idéal (avec Sophie Calle et Leo, of course). "Pendant que la plupart des filles de mon âge craquent pour Brad Pitt ou Georges Clooney, je suis folle de deux types de 70 berges", ai-je fait remarquer à Chouchou. Qui m'a répondu très finement que je couvais sans doute un grandfather complex. Vu l'importance de Doudou dans mon panthéon familial, il a sûrement raison. Bref. Pierre Dubois m'a dessiné un lutin sur la page de garde des "Contes de crimes" que j'avais amenés avec moi. J'ai hésité à acheter ses "Contes du petit peuple", que je ne possède pas et qui sont sûrement géniaux; mais mon étagère de bouquins à lire menace déjà de s'écrouler, et puis il faut bien que je garde quelque chose en réserve pour notre prochaine rencontre (sûrement fin octobre aux prochaines Utopiales, n'est-ce pas Gren?).

L'estomac dans les talons, Chouchou et moi nous sommes dirigés vers la taverne. Devant laquelle s'étendait une file tellement immense qu'elle décrivait un virage arrivée au fond du hangar et débordait sur le marché d'à côté. Du coup, nous avons filé nous restaurer dans une brasserie du centre commercial voisin. Deux sympathiques assiettes de pâtes, un Coca light et un Schweppes agrumes servis très rapidement par un serveur gouailleur, le tout pour moins de 26€ - ça le fait.

Repus, nous avons pu attaquer l'exploration du marché. Qui bien que vaste abritait les mêmes robes de gotho-pouffe, les mêmes colifichets artisanaux et les mêmes statuettes de fées que toutes les manifestations axées sur le médiéval et le fantastique - plus un stand dédié au saucisson normand dont je n'ai pas trop pigé ce qu'il faisait là. Il faut bien que les barbares fassent des provisions de bouche avant de repartir en expédition, j'imagine, et la salade de fruits ne se conserve pas très bien dans les paquetages. Rien ne me tentait, à part un aimant tête de lutin coiffé d'un champignon vénéneux qui apportera un sympathique relief au milieu de notre inspiration wall.

Autour de nous circulaient des dizaines de gens costumés de façon plus ou moins ridicule inspirée. La vue d'une quadra grassouillette en tenue de fée avec petites ailes roses visiblement piquées sur un déguisement pour enfant m'a inspiré quelques commentaires peu charitables. J'ai repensé à la période où je faisais beaucoup de GN, et je me suis dit que non, décidément, j'étais beaucoup trop vieille pour ces conneries maintenant. Je ne m'imagine plus du tout me balader une journée entière déguisée en magicienne elfe avec des oreilles en latex qui grattent, des manches caverneuses qui trempent dans l'assiette dès que j'essaie de me sustenter et une cape dont l'ourlet traîne dans la boue. Néanmoins, j'admets que certains costumes étaient tout à fait réussis et spectaculaires. Bien sûr, nous avons alpagué leurs porteurs pour les faire poser avec Régis.

Il me restait encore à saluer quelqu'un qui n'était pas arrivé le matin, quelqu'un que j'adore et que je n'avais pas revu depuis plusieurs années: Stan Nicholls, dont je suis la traductrice française. Bien qu'il puisse faire preuve d'une certaine perversité dans ses romans, Stan est le type le plus gentil de la création (bon allez, le deuxième plus gentil après Chouchou). Malheureusement, notre conversation a débuté à peu près en même temps que le concours de déguisements, et les annonces ou commentaires hurlés par les haut-parleurs ne l'ont pas rendue facile. Stan a été désolé d'apprendre que des problèmes de planning m'obligeaient à passer la main à quelqu'un d'autre sur le 5ème tome de "Orcs". Quand je l'ai quitté, il m'a embrassée avec beaucoup de chaleur en me disant: "Thank you for all your hard work". J'en avais presque les larmes aux yeux tellement j'étais touchée et déçue de ne pas pouvoir traduire son prochain bouquin.

Alors que nous faisions notre dernier tour de librairie avant de partir (croyais-je!), mon attention a été attirée sur le stand de Griffe d'Encre par une novella au titre accrocheur: "Les poubelles pleurent aussi", de Guillaume Suzanne. La quatrième de couverture, qui semblait promettre un délire à la Douglas Adams, m'a convaincue de l'acheter. Malheureusement, l'auteur et l'illustrateur étaient partis en vadrouille. Le temps qu'ils reviennent, nous avons pu réexplorer la totalité du hangar deux ou trois fois. Je ne regrette pas cette attente: elle m'a permis de discuter longuement avec les sympathiques Manu et Magali. En quittant le LottoMonsExpo, je me suis fait la réflexion que j'avais beaucoup de chance de pouvoir côtoyer autant de gens intéressants par l'intermédiaire de mon boulot. Ca n'arrive pas souvent, et je dois faire l'effort de me déplacer pour les voir, mais à chaque fois j'en reviens absolument enchantée. Du coup, et même si j'avais pris la décision de ne pas y aller pour cause de mois de mai déjà hyper chargé, je recommence à envisager de faire un tour aux Imaginales 2009.

Une année d'auto-portraits: semaine 15


Photo prise jeudi après-midi, avec un maquillage d'yeux assez flash réalisé à l'aide de la fameuse palette Cargo Tahiti. J'ai bien dû y passer une demi-heure et faire une cinquantaine de clichés pour en obtenir deux à peu près potables - la lose.

samedi 11 avril 2009

Où j'ai des priorités dans la vie

Il y a deux mois, je demandais à mon plombier combien coûterait la pose d'une climatisation réversible dans l'appartement de Monpatelin - situé sous les toits, donc atrocement chaud l'été, et muni de radiateurs électriques riquiqui, donc jamais vraiment bien chauffé l'hiver. Comme je touche cette année des droits d'auteur sur lesquels je ne comptais pas, je me disais que ça serait un bon investissement à réaliser, et déductible de mon revenu imposable en outre.
- Pour la surface que vous avez, dans les 1500 euros, m'a répondu le plombier. Mais le prix du matériel varie d'un mois sur l'autre. Recontactez-moi trois semaines avant la date où vous voulez faire les travaux, et je vous établirai un devis ferme.
Cette semaine, je lui ai donc envoyé un mail pour me rappeler à son bon souvenir. Le devis m'est parvenu quelques jours plus tard: il y en avait pour 2753 euros et des poussières.
"Vous m'avez prévenue qu'il pouvait y avoir des variations de prix, mais quasiment du simple au double, ça fait un peu beaucoup, non?" ai-je répondu.
Justification de mon plombier: "Oui mais vu la configuration de votre duplex, le fabricant pense qu'il faut passer dans la gamme au dessus pour que ce soit efficace."
Bon, je veux bien le croire, d'autant que c'est un ami d'Etre Exquis et que j'ai été très satisfaite de la façon dont s'est déroulé mon changement de cumulus. Mais 2800 euros, c'est mon budget pour deux semaines au Japon. Entre un voyage inoubliable et mon confort thermique une semaine par mois, six mois par an, le choix est vite fait. Si un jour, Chouchou s'installe en indépendant et qu'on peut passer plus de temps à Monpatelin, je procèderai aux travaux nécessaires pour notre confort. Jusque là, j'enfilerai un pull supplémentaire l'hiver et vivrai volets fermés/ventilo colonne à 30€ chez Carrefour braqué sur moi l'été.

vendredi 10 avril 2009

"Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses"

Avec un titre pareil, et vu que l'auteure est "marrainée" par Pénélope Bagieu, je pensais me marrer tout au long des 96 pages de cette bédé. Raté. Leslie Plée raconte ici l'année pendant laquelle elle a travaillé dans "une grand surface de produits culturels" avant de démissionner pour sauver sa santé physique et mentale. Le lecteur pourrait penser que les anecdotes qu'elle rapporte sont à moitié inventées ou au moins très exagérées; pour avoir bossé dans la grande distribution au début des années 90, je sais qu'il n'en est rien. Que c'est un secteur qui traite vraiment ses employés comme des esclaves en leur imposant des tâches abrutissantes, des horaires inhumains et des conditions de boulot effarantes, le tout pour des salaires de misère - tout en exigeant d'eux qu'ils gardent le sourire et s'estiment heureux d'avoir un CDI, par les temps qui courent! Bref, cette bédé n'est pas exempte d'humour, bien au contraire, mais le genre d'humour qui fait grincer des dents plutôt que rire à gorge déployée. A la fin, on se réjouit pour l'auteure qu'elle ait eu le courage de claquer la porte afin de se consacrer à sa vraie passion: le dessin. Pas si drôle que ça, donc, mais très édifiant.

jeudi 9 avril 2009

"Ponyo sur la falaise"

Même si je pense avoir vu tous ses longs métrages animés, je ne suis pas une fan inconditionnelle d'Hayao Miyazaki. Je l'ai découvert en vidéo avec "Nausicaa de la vallée du vent" et "Porco Rosso", bien aimés tous les deux mais sans plus. J'ai poursuivi mon exploration de son oeuvre en salle, avec "Princesse Mononoke" qui m'a beaucoup impressionnée par la force de son propos écologiste, puis "Le voyage de Chihiro" qui, pour moi, reste son oeuvre la plus aboutie et la plus proche de la perfection. Ont suivi, dans l'ordre, "Kiki la petite sorcière" (un pur délice destiné ausssi bien aux petits qu'aux grands), "Le château ambulant" (graphiquement magnifique et scénaristiquement très touffu pendant ses deux premiers tiers, trèèès confus sur la fin), "Le château dans le ciel" (mwi bon bof) et "Totoro", sans doute son film le plus connu - personnellement, je l'ai trouvé trop mou est assez chiant à l'exception de deux scènes sublimes.

Je peux donc être considérée comme une spectatrice réceptive mais pas conquise d'avance. La bande-annonce de "Ponyo sur la falaise" me laissait à penser qu'il s'agissait plutôt d'un film pour enfants avec un graphisme relativement simple et une histoire premier degré, dans la lignée de "Kiki..." ou de "Totoro". Ce qui est effectivement le cas. Pour autant, je ne me suis pas ennuyée pendant la séance: la mignonnitude est au rendez-vous, l'humour aussi. Dans ce remake japonisant de "La petite sirène", on retrouve le thème cher au réalisateur de la destruction de l'environnement par l'être humain - mais en filigrane seulement. Grâce à la menace présentée par l'élément marin, qui constitue un bon enjeu dramatique, les deux premiers tiers passent plutôt vite et agréablement. Puis, la tempête finie, "Ponyo..." retombe comme un soufflé, avec un dernier tiers plat et plutôt nian-nian. Ce n'est pas la première fois que je songe que Miyazaki a du mal à terminer ses films. Mais c'est peut-être la dernière, puisque le réalisateur a annoncé son intention de prendre sa retraite. Je trouve dommage que sa carrière s'achève par une oeuvre si inconséquente.

mercredi 8 avril 2009

Les tests de la semaine #1

Après le noir hier, le rose aujourd'hui. Il ne sera pas dit que le titre de ce blog constitue une publicité mensongère!
Or donc. Vu qu'en ce moment j'achète les produits de beauté et de maquillage par tombereaux, je me suis dit que je pourrais peut-être faire profiter mes lectrices de mes trouvailles et/ou leur éviter de se ruiner en investissements foireux. Messieurs, passez votre chemin: ce post s'annonce long et vous ne ferez que vous ennuyer en le lisant.


1. Pinceau à blush 187, MAC, 40€
Je voulais un pinceau à blush. Gouroute Hélène m'a dit: "Si tu as les sous, prends le 187". Mais dans la boutique, il ne m'a pas convaincue et j'ai laissé une vendeuse de douze ans et demi me refiler un 168 en poils de bébé - au minimim, vu sa douceur. Finalement, après usage, le 168 me paraît plus approprié pour faire du modelage; tandis que le 187 (que je me suis procuré dès la semaine suivante) est juste merveilleux pour poser le blush.

2. Fluide embellisseur n°2, Armani, 42€
Une petite giclée mélangée à mon fond de teint donne à ma peau un aspect un rien satiné, lumineux et trèèès seyant. Vraiment le détail qui fait la différence. Il est cher, mais je ne regrette pas mon achat une seule seconde.

3. Joli Rouge Brillant 05 "Papaye", Clarins, 19,10€
Le tube est gros et lourd, le raisin pas vraiment agréable sur les lèvres - un peu granuleux. Par contre, le rendu est génial, à mi-chemin entre gloss et "vrai" rouge à lèvres couvrant. Et il tient plutôt pas mal. Je suis également fan de la couleur, moi qui longtemps me suis limitée aux rose framboise girly, aux bois de rose nian-nian et au rouge pupute pour les grandes occasions parce que je pensais qu'avec ma peau claire et mes cheveux roux, toute teinte orangée aurait l'air immonde sur moi. Faux, faux et archi-faux.

4. Vernis à ongles "On the prowl", collection éphémère Hello Kitty, MAC, 14€
Je sais que ce gris clair laisse beaucoup de gens sceptiques (la fille qui me l'a vendue, Gouroute Hélène, Chouchou, Soeur Cadette...). Mais moi j'aime bien, ça change un peu. Niveau application, deux couches donnent une couvrance suffisante; le vernis ne bave pas contrairement aux Chanel hors de prix, et il sèche plus vite que la moyenne de ses collègues. Niveau tenue, je l'ai appliqué samedi soir; dimanche j'ai fait le ménage et notamment frotté mes carrelages sans gants: mardi soir, je déplorais à peine une légère usure au bord de l'index droit. C'est mon premier vernis MAC, mais avec ce rapport qualité-prix, il risque d'y en avoir d'autres.

5. Gommage doux éclatant, Seaderm, 13,50€
Seaderm est une marque vendue en Gelbique, et ce gommage en particulier m'a été recommandé par Lullaby Septante-Sept. Il faut l'appliquer sur peau sèche et masser doucement; alors le produit "peluche" et tombe en petits morceaux semblables à des rognures de gomme. C'est assez déroutant: il ne s'agit pas d'un gommage mécanique (avec des petits grains qui se chargent de l'exfoliation), mais contrairement à tous les gommages chimiques que j'ai utilisés, il ne picote pas. Néanmoins, il laisse la peau très douce. Je suis bluffée.

6. Eau micellaire Avène, 14€ les 400 ml
Neutre et inodore, parfaite pour finir un démaquillage à l'huile.

7. Pure Senses Restoring Conditioner, Oromi Therapy, 25€ env.
Acheté pendant notre séjour en Europe du Nord parce que j'aime bien faire ma snobinarde et rapporter de voyage des produits qu'on ne trouve pas là où j'habite. J'aime assez son odeur de plantes. Sa texture est moins soyeuse que celle du bête masque Garnier que j'utilise d'habitude pour soigner mes cheveux après le shampoing; en revanche, il se rince beaucoup plus facilement. A voir sur le site de la marque, si jamais vous comprenez le danois!

8. Gel moussant Keracnyl, Ducray, 7,50€
Recommandé par l'attachée de presse des laboratoires Pierre Fabre pour ma peau grassouille tendance acnéique. Je l'utilise depuis trois semaines et n'ai pas constaté d'amélioration particulière.

9. Crème de douche Citron Givré, Lush, 4,75€ les 100g
Comme la plupart des produits Lush, possède une texture peu agréable et une odeur très forte. J'aime bien, sans plus.

See you next wednesday!

mardi 7 avril 2009

Dignitas

Attention, billet pas gai, résultat de plusieurs nuits d'angoisse et d'insomnie enchaînées... J'ai ma visite de contrôle gynéco annuelle vendredi prochain, et je balise comme une malade - c'est le cas de le dire. Ou pas, j'espère.

Plus que de la mort, j'ai peur de la douleur et de la déchéance. La maladie d'Alzheimer me terrorise, tout comme la perspective de finir ma vie dans une maison de retraite où je dépérirai pendant des années et des années. Je ne veux pas devenir un objet de pitié, voire de dégoût pour mes proches. J'ai lu un certain nombre de documents sur l'euthanasie; comme tout le monde, je me suis émue du martyre du jeune Vincent ou de celui de Chantal Sébire auxquels la justice française a refusé le droit de partir dignement. J'ai toujours dit que si une personne que j'aime me demandait de l'aider à mourir, je le ferais quelles que puissent être les conséquences pour moi. Quand la santé déserte le corps ou que la raison se fait insupportablement vacillante, pourquoi ajouter l'humiliation à la souffrance et prolonger inutilement la douleur physique ou morale? Si j'apprenais demain que je suis atteinte d'un mal incurable, je voudrais qu'il me reste un ultime choix: celui du moment et de la façon dont je m'en irai.

Dimanche, pendant que Chouchou et moi lisions des magazines au comptoir de Filigranes, je suis tombée sur le témoignage d'une femme dont la maman s'était tournée vers une clinique suisse pour l'aider à mourir. Cet établissement, géré par l'association Dignitas, est l'un des premiers à proposer ce service de suicide assisté, apparemment légal chez nos voisins helvètes. Je ne doute pas que ses tarifs soient assez peu démocratiques, mais après tout, je ne laisserai pas de descendants. Et je trouve étrangement réconfortant savoir qu'il existe un endroit de ce genre vers lequel se tourner quand on ne possède pas soi-même les connaissances médicales nécessaires pour mettre fin à ses jours "proprement".