dimanche 31 mai 2009

Une année d'auto-portraits: semaine 22


Photo prise dimanche dernier dans le jardin de nos amis Olive et Aurore. Il faisait un temps exceptionnel pour un mois de mai en Belgique, avec un thermomètre qui affichait 24°. L'occasion d'étrenner ma dernière trouvaille de chez Promod, une robe taupe tout fluide, avec une jupe un peu large mais pas trop qui s'arrête juste en-dessous du genou, et un décolleté travaillé qui lui donne l'air d'avoir coûté beaucoup plus que son prix réel.

Ca m'énerve



Carrément pas mon style musical... Mais j'ai entendu cette chanson pour la première fois jeudi après-midi alors que je farfouillais dans les portants à T-shirt d'un magasin de djeûns où le L équivaut à un 38, et je l'ai trouvée tellement drôle que j'ai éclaté de rire toute seule dans mon coin. Depuis, je n'arrive pas à me sortir son beat de la tête.

samedi 30 mai 2009

Creature of habit

Si j'ai mes petits rituels d'avant-retour à Bruxelles, j'ai aussi une kyrielle de menus plaisirs répétés chaque fois que j'arrive à Monpatelin.

Le soir même:
- me servir un très grand Coca light avec des glaçons;
- le boire en ouvrant les colis arrivés en mon absence et gentiment déposés par ma vieille voisine sur le comptoir de ma cuisine à l'américaine;
- appeler dès 18h le pizzaïolo du coin pour lui commander une maxi-parmiggiana, et réclamer que le livreur me l'apporte dès son arrivée à 19h
- rallumer mon ordinateur en espérant qu'il n'y ait pas de problème avec mon wifi, et vérifier ce qui s'est passé sur le net pendant les quelques heures où j'en ai été coupée;
- défaire ma valise et me creuser la tête pour trouver dans ma bibliothèque une place aux livres ramenés de Bruxelles;
- constater avec une exaspération résignée les derniers dégâts provoqués par les petits insectes bouffeurs de papier qui pullulent dans le coin et dont je ne sais comment me débarrasser;
- à 19h05, descendre les escaliers en courant pour récupérer la parmiggiana apportée par le livreur, remonter presque aussi vite malgré l'énorme carton, découper fébrilement un huitième de pizza à la roulette et l'engloutir debout en un temps record avec des soupirs de bien-être;
- manger trois autres huitièmes de plus en plus lentement et finir par refermer la boîte en me disant que la moitié qui reste fera mon petit déjeuner du lendemain;
- préparer des colis d'articles vendus sur Amazon Marketplace ou sur eBay et remplir d'avance les bordereaux Colissimo;
- écrire quelques cartes pour Postcrossing et me demander systématiquement "C'est combien déjà, les Marianne bleu marine?";
- discuter un petit quart d'heure avec Chouchou sur Skype pour se dire qu'on n'a absolument rien à se raconter depuis qu'on s'est quittés le matin;
- monter me coucher avec un livre tout neuf et lire dans mon lit beaucoup trop tard.

Et le lendemain matin:
- marcher jusqu'au centre du village en tirant derrière moi ma poussette de mémé mon joli caddie rose et en m'émerveillant qu'il fasse tellement meilleur ici qu'à Bruxelles;
- m'arrêter d'abord à la Poste pour me débarrasser du courrier en partance; faire la file et au besoin, laisser passer des gens devant moi pour avoir toujours affaire à ma guichetière préférée (celle qui connaît mon adresse par coeur et ne dit jamais rien quand j'envoie d'énormes bouquins en tarif lettre); reconstituer ma provision de timbres et réclamer d'une voix chantante "Vous me ferez une facturette pour le tout s'il vous plaît?";
- passer ensuite au 8 à Huit pour acheter quelques basiques: de la roquette en sachet s'il y en a, du lait demi-écrémé en hiver, des filets de poulet et du jambon cuit, du fromage blanc à 20% de MG, de la feta ou de la mimolette, des MaronSui's si je suis d'humeur gourmande, du PQ environ une fois sur deux, parfois de l'essuie-tout, des piles ou de l'anti-mites, et bien sûr deux grandes bouteilles de Coca light; faire remarquer en riant au propriétaire barbichu qui tient la caisse qu'il est ENCORE en rupture de stock de pain de mie aux 7 céréales et que ce n'est pas encore cette fois que je mangerai des croque-monsieur; remercier la cliente (il y en a toujours une) qui me complimente sur mon magnifique caddie;
- m'arrêter chez mon primeur préféré parmi la demi-douzaine qui bordent la rue principale de Monpatelin, celui où les fruits et légumes sont toujours colorés, joufflus et impeccablement bien présentés; examiner les étals en reniflant avec gourmandise pour déterminer ce que je vais prendre en plus des incontournables tomates-concombre-radis-avocat; demander, bien que je connaisse la réponse d'avance: "Elles ont du goût, les fraises?" ou "Elles sont comment, les premières cerises?"; acheter, pour la semaine, plus de fruits que je n'en consomme dans le mois à Bruxelles, et savoir que je vais me régaler avec tous; entasser prudemment les sacs en papier qui craquent au-dessus de mes emplettes du 8 à Huit, dans l'ordre où me les tend la marchande: "Et les abricots en dernier pour ne pas les écraser; vous allez voir, c'est du miel!";
- faire une dernière halte à la grande pharmacie pour renouveler mon stock de Lutényl; dire à la minuscule vendeuse aux cheveux teints en noir corbeau dont la frange tombe sur ses bésicles: "Je veux bien le générique" et m'entendre répondre quatre fois sur cinq: "Désolée, on n'en a plus"; en lui tendant ma carte Vitale, ajouter in extremis: "Oh, et il me faudrait aussi une boîte de Doliprane 1000 en comprimés à avaler";
- prendre le chemin du retour le nez en l'air pour admirer le bleu du ciel en souriant de bonheur.

vendredi 29 mai 2009

10 (other) things I loved this month

- Ces adorables bottines violettes Annabel Winship. A 295€ euros la paire, je pensais attendre les soldes pour me les offrir (éventuellement). Mais Sarenza ne les a déjà plus qu'en 38 et en 41. Et la marque n'est pas encore très présente sur eBay... Dommage, vraiment. Elles auraient très bien été avec mon Twee et mon spencer gris rayé Topshop.

- Le boudin blanc de chez Joseph, apparemment réputé dans tout l'univers civilisé. Ou au moins dans un rayon de trois kilomètres autour de Saintes :-) Quoi qu'il en soit, absolument délicieux préparé au barbecue.

- Donald Sutherland dans "Dirty Sexy Money". La série se laisse regarder sans plus, mais Donald y est vraiment magistral. Après mes déclarations enflammées à Leonard Cohen et Pierre Dubois, vous allez finir par croire que je ne craque que pour le 3ème âge... Pourtant, le plus vieux des hommes de ma vie avait seulement 5 ans de plus que moi.

- "Extrême limite" en DVD, enfin!!! Il y a douze ou quinze ans, je suivais avec ravissement cette série télé qui racontait les aventures de sept jeunes sportifs de haut niveau étudiant dans une académie du côté de St-Tropez. Dans le genre plaisir coupable, on a rarement fait mieux. Tout y était: les acteurs mignons, le décor de rêve, les scénarios et les dialogues cuculs, les chansons sirupeuses... Le précurseur de "Sous le soleil", quoi (dans lequel on retrouvait d'ailleurs Tonya Kinzinger et son petit accent américain). Deux saisons avaient été filmées; à ma connaissance, TF1 n'a jamais diffusé la fin de la seconde dans lequel on devait voir le mariage de deux des héros: mon chouchou interprété par Gregori Baquet et sa dulcinée jouée par Astrid Veillon. Dès réception de ma commande Amazon, je vais pouvoir remédier avec délice à cette insupportable lacune.

- Le "Favorite Things Kit" d'Elsie Flannigan. De quoi me donner envie de me remettre au scrap (que j'ai beaucoup délaissé ces derniers mois) en bricolant un petit album rapide et fun. Pour voir ce qu'Elsie a fait avec son propre kit, c'est ici. Cute, isn't it? En vente chez RedVelvetArt, avec toutes ses autres créations et un tas de brols très mimis.

- Le hors-série des Inrocks consacré à Leonard Cohen. Parce qu'il le vaut bien. Vendu avec un CD de reprises de ses chansons par d'autres interprètes. Vous reprendrez bien une 112ème version de "Halléluiah"? Par contre j'aime beaucoup le "Lover, lover, lover" vaguement hispanisant de Ian McCulloch - peut-être parce que je ne suis pas dingue de l'original.

- "Indexed", le blog de Jessica Hagy qui, chaque jour, essaie de retranscrire à l'aide d'un schéma la dynamique d'une situation du quotidien ou de l'actualité. Réservé aux anglophones, mais vaut le coup d'être rajouté dans votre Google Reader.

- "J'aurais adoré être ethnologue", la bédé-tirée-du-blog de Margaux Motin. Si vous êtes fan de Pénélope Jolicoeur et ne connaissez pas encore l'illustratrice tout aussi drôlissime qu'est Margaux, foncez, vous ne serez pas déçus!

- "Maroc", très beau bouquin qui m'a permis de prolonger par la pensée mon voyage à Marrakech et à Essaouira. Ses deux auteurs, Cécile Tréal et Jean-Michel Ruiz, semblent être des spécialistes de ce pays puisqu'ils ont écrit pas moins de onze ouvrages dessus!

-La théière ancienne que j'ai rapportée de Marrakech. Repérée dans les souks dès le premier jour. Le vendeur en voulait 350 dh. J'ai fait la moue, "Moui moui je repasserai peut-être". Et je suis effectivement repassée le dernier jour, où je ne me suis pas donné trop de mal pour la descendre à moins de 250 dh vu qu'il me restait du liquide à écouler. Sans compter que j'ai payé plus cher que ça des modèles qui avaient beaucoup moins de caractère, et qu'elle plaît aussi beaucoup à Chouchou. Par contre, je ne pense pas qu'elle possède le pouvoir magique de préparer du thé à la menthe correct qui ne contienne pas douze millions de calories le dé à coudre. C'est triste.

jeudi 28 mai 2009

Where the hell is Matt?



Matt ne connaît qu'un seul pas de danse, avec lequel il n'a aucune chance de détrôner Noureyev au panthéon des étoiles du cinquième art. Mais ce petit pas de danse pourri sans prétention, il l'a réalisé partout à travers le monde. Et il s'est fait filmer. Et il a balancé la vidéo sur le net. Et ça a tellement plu qu'il est reparti pour un second périple durant lequel il a, cette fois, invité les autochtones à danser avec lui. Le montage final est aussi drôle qu'émouvant. Quand j'ai fini de le regarder, j'avais un immense sourire aux lèvres, les yeux qui piquaient un peu et plus que jamais envie de voyager.

Pour visionner les autres vidéos de Matt, c'est ici.

mercredi 27 mai 2009

Les tests de la semaine #8

Vernis n°7 Macao, Mavala, 4,95€
C'est assez rare que je prenne la peine de me faire une manucure, et le vernis à ongles n'a pas une très grande espérance de vie une fois entamé. Résultat: je finis par jeter les flacons après m'en être servie deux ou trois fois seulement. Au prix des Estée Lauder que j'affectionne (une vingtaine d'euros), ça finit par énerver un peu. J'ai bien essayé les petits vernis Sephora, mais leurs couleurs manquent vraiment de subtilité et leur texture est trop épaisse. Par contre, je suis très contente des Mavala que j'ai découverts récemment. Le Macao a tenu pas moins de trois semaines sur mes orteils, et quand j'ai fini par l'enlever, il commençait tout juste à s'abîmer! Il s'étale très bien, et j'aime ce rouge-rose bien tonique*. Du coup, j'ai également acheté le Shangai, une sorte de rose orangé assez clair. Et vu la taille des flacons, je ne devrais pas trop en gaspiller.
*Que, comme d'habitude, la photo ne rend pas bien du tout.

UV Prime SPF 50, Make Up For Ever, 27€
Le concept était génial: une base de maquillage doublée d'une très forte protection solaire, permettant de faire l'économie d'un produit et de se tartiner une couche de moins le matin. La réalisation n'est, de mon point de vue, pas à la hauteur. L'UV Prime est aussi désagréablement blanche et collante que n'importe quel écran total, et elle coûte facilement deux fois plus cher. En plus, je la soupçonne d'être responsable des petits boutons apparus quand j'ai commencé à l'utiliser en même temps que tout le protocole Menard. Je vais peut-être essayer l'Eucerin vanté par Hélène. Ou juste continuer à utiliser ma fidèle crème solaire Ducray, et fuck la base.

Hair Repair, Sachajuan, 25€
Je ne saurais vraiment pas dire ce qui m'a poussée à acheter, lors d'une virée chez Sephora, ce produit au packaging minimaliste et au prix relativement prohibitif d'une marque suédoise dont je n'avais jamais entendu parler. Test cette semaine sur cheveux fraîchement colorés. Le flacon à pompe est, de mon point de vue, toujours une bonne idée même si un débit supérieur eût été plus pratique: là, j'ai dû faire une grosse dizaine de pressions pour obtenir la dose de produit nécessaire. Le masque a une odeur assez légère mais agréable. Il faut le laisser poser 5 à 10 minutes - le temps de faire un gommage visage et corps, par exemple. Le rinçage est assez facile, et une fois essorés les cheveux se démêlent quasiment tout seuls.

Body Scrub Lavender Apple, Sabon, 19,95€
L'odeur de ces sels de gommage pour le corps est très artificielle; on reconnaît à peu près la pomme mais très peu la lavande (à la base j'étais partie pour acheter le citron/menthe, mais il puait vraiment trop). Pour le reste, les grains sont petits et très abrasifs, comme j'aime. Une quantité équivalente à une cuillère à café bien pleine et un ratio temps/effort minimum suffisent pour faire un gommage efficace. Par contre, je ne suis pas certaine qu'on trouve ces produits hors des boutiques de la marque, basée en Hollande.

mardi 26 mai 2009

Ce que je sais de notre voisin du dessus

- Notre voisin du dessus est un lycéen slovène qui ne parle pas un mot de français.
- La mère de notre voisin du dessus travaille aux communautés européennes et, bien qu'elle se soit donnée la peine d'emmener son fils en Belgique, elle n'habite pas avec lui.
- Notre voisin du dessus a de quoi loger, dans la longue tignasse frisottée qui lui pend devant la figure, quelques dizaines de familles d'écureuils. Après l'avoir croisé une demi-douzaine de fois, je ne sais toujours pas à quoi il ressemble
- En revanche, je connais par coeur les horaires du voisin du dessus: il monte et descend l'escalier en bois de l'immeuble avec toute la discrétion d'un jeune pachyderme obèse (et néanmoins étonnamment vif).
- Après notre emménagement, quand nous avons dû nous battre avec Mobistar pendant des mois pour récupérer une connexion internet, notre voisin du dessus nous a sauvé la vie en acceptant de nous donner son mot de passe afin que nous puissions nous brancher sur son réseau. Pour cela, qu'il soit béni jusqu'à la dix-septième génération d'éléphanteaux slovènes.

Cela fait maintenant une bonne heure que d'étranges hululements émanent de chez le voisin du dessus. Vingt minutes nous ont été nécessaires pour reconnaître des notes de musique. Vingt minutes supplémentaires m'ont permis d'identifier "Knocking on heaven's door" (qui certes ne doit plus en être à un outrage près). Et depuis près d'une demi-heure, Chouchou et moi sommes en désaccord sur la nature de l'instrument si abominablement torturé. Je penche pour un vieux Bontempi rescapé des années 80 tandis qu'il me soutient qu'il s'agit d'une guitare.
Je commence à comprendre pourquoi la mère du voisin du dessus lui loue un appartement rien qu'à lui.

Kiva, un an plus tard

Le 4 juin dernier, je découvrais l'association Kiva et son site internet. Petite piqûre de rappel:

http://www.kiva.org/ joue l'interface entre un investisseur (vous, moi ou n'importe quelle personne désireuse de faire un geste de solidarité) et un micro-entrepreneur d'un pays du Tiers-Monde. La rubrique "Lend" compile tous les projets en attente de soutien et indique le montant nécessaire à leur réalisation, ainsi que la somme restant à réunir. On choisit celui ou ceux qui nous interpellent le plus et on prête la somme qu'on veut ($25 minimum, autant dire pas grand-chose au cours actuel du dollar!). Le remboursement s'effectue via le site chaque mois. Je trouve cette initiative fantastique parce qu'il ne s'agit pas d'assistanat, mais bel et bien de donner à des gens désireux de s'en sortir par eux-mêmes les moyens de le faire. C'est à mon avis la façon la moins condescendante et la plus fructueuse de tendre une main.

Presque un an plus tard, je n'ai que du bien à dire de Kiva et de son fonctionnement. Les premiers prêts que j'ai aidé à financer ont été intégralement remboursés en temps et heure. Au fur et à mesure que mon compte était recrédité, je ne récupérais pas les sous mais les reprêtais à d'autres personnes. Aujourd'hui, mon "portefeuille" compte 16 projets financés sans aucune anicroche, et je suis ravie d'avoir trouvé ce moyen de faire circuler un tout petit peu la chance dont je bénéficie d'un point de vue matériel.

lundi 25 mai 2009

"The reader"

Un peu après la seconde guerre mondiale, un adolescent allemand vit, l'espace d'un été, une aventure avec une femme plus âgée qui aime qu'il lui fasse la lecture avant l'amour. Un jour, cette femme reçoit une promotion et disparaît brutalement de sa vie. Des années plus tard, alors qu'il étudie pour devenir avocat, le jeune homme retrouve son premier amour sur le banc des accusés: ancienne SS, elle aurait envoyé à la mort des centaines de prisonnières...

"The reader" avait beaucoup d'atouts pour être un grand film: la présence de Kate Winslet dont la performance d'actrice a été récompensée par un Oscar, une belle histoire d'amour et quelques scènes vraiment émouvantes... Malheureusement, son scénario souffre de trous béants comme mon découvert après une virée soldes boulevard Haussman.

(Ne lisez pas la suite si vous ne voulez pas connaître l'intrigue.)

Je veux bien supposer que l'illettrisme et la honte engendrée par icelui justifie le fait qu'à presque 40 ans, l'héroïne n'ait ni mari, ni enfants, ni amis, et qu'elle fuie les emplois de bureau comme la peste - au point de s'engager chez les SS plutôt que de continuer à travailler peinarde chez Siemens. Je ne comprends en aucun cas qu'il la pousse à accepter de passer le restant de sa vie en prison plutôt que d'admettre qu'elle n'a pas pu rédiger le rapport qui la condamne. Je ne comprends pas non plus pourquoi son jeune amant, ayant découvert son secret, ne fait pas la démarche d'en informer le tribunal - ou, au minimum, de demander une explication à cette femme. Ca ne tient pas debout. Ajoutons à cela que Kate Winslet parle anglais avec un faux accent allemand épouvantable alors que son partenaire (qui interprète un personnage tout aussi allemand que le sien) parle un anglais normal et que les SS dans la rue hurlent, eux, dans la langue de Goethe, et c'est une incohérence de trop pour moi.

dimanche 24 mai 2009

Maquillage n°5: Yogurt sur henna et épines argentées



J'ai voulu tester ce matin le Silverthorn acheté hier chez MAC... Grosse déception: dans le magasin, je le voyais vert argenté; à la lumière du jour, il n'est qu'argenté tout court et ressemble furieusement à l'Electra de la même marque.
- coin interne de la paupière mobile: Silverthorn (MAC)
- coin externe de la paupière mobile et ras de cils inférieur: Henna (MAC)
- highlighter: Yogurt (MAC)
- liner marron: Dipdown (MAC)
- mascara: Smoky Lash (Make Up For Ever)
Avec ça je portais:
- blush: Fun & Games (MAC)
- rouge à lèvres: Joli Rouge Brillant 05 Papaya (Clarins)

Une année d'auto-portraits: semaine 21


Bon... Ca devient un peu chiant cet auto-portrait hebdomadaire... Même moi, je commence à en avoir marre de voir ma bobine sous tous les angles (ou en tout cas, sous tous les angles flatteurs, ce qui diminue considérablement les possibilités). Photo prise à l'arrache hier soir avant d'aller dodoter.

samedi 23 mai 2009

Maquillage n°4: reflet de la lune dans le bling contrasté





Y'a des jours où j'ai envie de me faire un maquillage sophistiqué et aucune inspiration. Et puis y'a des jours où je me dis: "Je vais faire simple, juste un petit halo gris avec une pointe de rose", et au final, je me retrouve avec pas moins de cinq fàp différents sur les yeux. Ici:
- coin interne de la paupière mobile: Da Bling (MAC)
- milieu de la paupière mobile: Moon's Reflection (MAC)
- extérieur de la paupière mobile + ras de cils inférieur: Contrast (MAC)
- creux de la pauière: gris argent de la palette Cargo Paris
- highlighter: White Frost (MAC)
- liner: Smudge Pot gris (Stila)
- mascara: Smoky Lash (Make Up For Ever)
Et ça ne se voit pas sur la photo, mais je portais aussi:
- blush: Orgasm (Nars)
- rouge à lèvres: Joli Rouge Brillant 03 Guava (Clarins)
...et c'était très joli!
Du coup, comme nous passions chaussée de Charleroi cet après-midi, je n'ai pas pu m'empêcher d'entrer chez MAC et d'acheter le Yogurt (rose très pâle) et le Silverthorn (vert argenté satiné de la collection limitée Rose Romance, absolument sublime). Je tâche de les tester demain pour aller barbecuter chez Olive et Aurore.

Muffins aux olives

Pour 12 muffins:
- 3 oeufs
- 10cl d'huile d'olive
- 10 cl de vin blanc sec
- 200g de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 50g de sucre
- sel & poivre (ne pas lésiner dessus, sinon le goût du sucre ressort trop)
- 200g d'olives noires dénoyautées et coupées en petits bouts

Verser tous les ingrédients sauf les olives dans le bol d'un robot ménager. Mixer jusqu'à obtenir une pâte lisse. Rajouter les olives et mixer pour bien les répartir dans la pâte.
Verser la pâte dans des moules à muffins. Faire cuire 20 mn environ dans un four préchauffé à 180° (th.6).

(Non, "Le rose et le noir" ne vire pas blog de cuisine. Mais je bosse comme une folle depuis mon retour du Maroc, et ça ne me laisse pas le temps de faire beaucoup de choses passionnantes à côté.)

vendredi 22 mai 2009

Confessions d'une accro au shopping thé

J'ai découvert le thé au tout début de l'an 2000, grâce à mon ami Philou qui déjà à l'époque en faisait une grosse consommation. Jusque là, je ne connaissais que le vilain Lipton en sachet jaune, et je détestais. Philou m'a initiée aux délices de Mariage Frères, et depuis, ma passion pour le (bon) thé en vrac - de préférence vert et de préférence japonais - a envahi toute une étagère de mon placard de cuisine. Petit tour d'horizon de mes chouchous, classés par marque:

Mariage Frères:

- Thé sur le Nil: vert aux agrumes. Médaille d'or incontestée de sa catégorie. Le Thé aux Sept Agrumes du Palais des Thés, que j'ai testé un moment comme substitut faute de boutique MF à Bruxelles, ne lui arrive pas à la cheville en matière de subtilité. Parfait le matin au petit déjeuner pour réveiller les traductrices aux yeux encore embués de sommeil.
- Fuji Yama: vert japonais très fin. Vaut largement son prix un poil élevé (7,50€ les 100g me semble-t-il). Un incontournable dont je ne me suis jamais lassée depuis plus de huit ans. A consommer à toute heure du jour.
- Genmaicha: vert japonais au riz soufflé. En général, quand je le fais goûter, les gens grimacent. Est censé se boire pendant le repas (japonais, of course), mais je l'apprécie beaucoup le soir, tout seul. Là encore, le thé du même nom vendu par le Palais des Thés pâlit en comparaison.
- Marco Polo: noir aux fruits rouges. Un des rares thés noirs que j'apprécie, mais uniquement l'hiver à l'heure du goûter.

Palais des Thés:
- Thé du Hammam: vert à la rose, aux dattes, aux fruits rouges et à la fleur d'oranger. Sympa pour le goûter bien qu'un peu costaud niveau goût.
- Thé des Alizés: vert à la pêche blanche, au kiwi et à la pastèque. Plus délicatement parfumé que le précédent et bien aussi pour le goûter.

Thé O Dor:
- Les 3 Empires: vert aux dattes, à la fleur d'oranger et à l'osmanthus. Dans un genre assez proche, beaucoup plus raffiné que le Thé du Hammam. J'aime le boire au goûter en l'accompagnant d'une petite tranche de brioche à la fleur d'oranger.
- J'Aime: vert au macaron, à la fraise et à la framboise. Encore un thé du goûter, mais qui présente l'avantage de "tromper" l'appétit et permet de faire l'impasse sur les gourmandises qu'on aurait bien mangées avec. Hélas! A ma connaissance, il n'est vendu qu'avec sa boîte de présentation. La mienne sera bientôt vide, et je n'ai pas envie de réinvestir près de 20€ pour 100g de thé.

Maison Akabi:

- Sencha Shizuoka: vert japonais. Très délicat; pour changer un peu du Fuji Yama.
- Thé au riz: vert parfumé au riz, comme son nom l'indique. Et non, rien à voir avec le genmaicha (le riz n'est plus dedans; il a juste servi à parfumer le thé.) D'ailleurs le goût est tout à fait différent. Se présente sous forme de petites boules. D'après mes calculs, 7 est la quantité optimale pour un mug de 30cl.

jeudi 21 mai 2009

Une bonne chose de faite

Pendant la Grande Epopée de la Cystite Bactérienne au mois de mars, le vétérinaire qui examinait Copernique avait remarqué une grosse boule mobile dans sa gorge. Chouchou m'ayant certifié que la boule en question était là depuis qu'il connaissait Copernique (soit plus de deux ans et demi) et qu'elle n'avait jamais grossi ni évolué de quelque façon que ce soit, je ne me suis pas affolée. J'ai attendu de m'être financièrement remise des frais engendrés par une demi-douzaine de visites à la clinique, dont une en urgence un dimanche + trois séries d'analyses effectuées par un labo extérieur + une échographie + une chiée de médicaments qu'il n'a jamais été possible de faire avaler à Copernique. Puis j'ai pris rendez-vous chez une autre véto équipée du matériel d'imagerie nécessaire pour déterminer la nature de la fameuse boule.

Hier en fin d'après-midi, donc, j'ai fourré une Copernique très peu coopérative dans sa caisse mauve et pris un taxi pour me rendre du côté de Ma Campagne (qui comme son nom ne l'indique pas est un quartier de Bruxelles). Les embouteillages classiques d'une veille de week-end prolongé paralysaient le centre-ville, et le chauffeur, ayant fini son service, m'a larguée au bout de la rue du cabinet vétérinaire sous prétexte que celle-ci était en sens unique et que ça allait prendre trop de temps de remonter jusqu'à l'autre bout. J'étais presque en retard et, psychorigide de la ponctualité que je suis, j'ai couru cinq cents mètres avec Copernique dans sa caisse en bénissant le ciel d'avoir une petite Birmane plutôt qu'un monstrueux Maine Coon. Je n'aurais pas dû m'inquiéter: j'avais rendez-vous à 17h45, mais les consultations avaient pris beaucoup de retard et je ne suis passée que vers 18h30 bien sonnées, alors que la réceptonniste pliait bagage pour rentrer chez elle.

La vétérinaire était douce et rassurante. Dès le début de l'examen, elle a vu que la mystérieuse boule n'était qu'un gros kyste rempli de liquide. Rien de bien dangereux, donc, mais ce kyste déviait beaucoup la trachée de Copernique et elle a estimé qu'il valait mieux le vider. Pour cela, elle a fait une piqûre de calmants à Copernique et s'est absentée quelques minutes le temps que le produit agisse. Chouchou (qui m'avait rejointe entre-temps) et moi avons eu un moment d'inquiétude. Non seulement Copernique ne semblait pas calmée du tout, mais elle avait les pupilles dilatées comme si elle était shootée au crack et manifestait une volonté farouche de s'échapper. Tandis que nous nous efforçions de l'immobiliser sur la table matelassée, elle rampait une patte après l'autre vers le bord de celle-ci tel un commando en plein parcours du combattant. Une fois, elle a même réussi à sauter à terre, et nous ne l'avons rattrapée que sur le seuil de la pièce voisine.

Enfin, Copernique s'est mollement affaissée sur la table d'examen. Mais elle a gardé les yeux ouverts. La vétérinaire l'a retournée sur le dos, ses pattes pendouillant dans une position absolument pas naturelle, et j'ai dû poser une main sur son ventre pour que le mouvement de sa respiration me rassure: elle avait l'air morte. Deux seringues plantées dans son kyste (avec difficulté: "Mais elle a une peau d'éléphant!" s'est exclamée la véto) ont suffi pour vider celui-ci des trois quarts du liquide qu'il contenait. La gorge rasée et débarrassée de sa boule, ma pauvre Copernique se retrouvait avec un petit cou malingre de poulet plumé. Aucune importance: elle allait bien, et les poils, ça repousse. Les kystes aussi, apparemment, puisque le sien est d'origine thyroïdienne et pourrait bien se reformer. Si c'est le cas, il faudra soit procéder à une nouvelle ponction, soit cureter tout le kyste et lui enlever la thyroïde gauche (ce que je préfèrerais éviter). Nous verrons bien.

PS - Détail amusant: j'étais en train de me dire qu'après deux vétos belges maboules, nous étions vraiment bien tombés cette fois, quand la gentille docteure au prénom de petite sirène m'a demandé d'où j'étais originaire.
- De Monpatelin, dans le sud-est de la France.
- Ah, mais on est presque voisines alors: moi, j'ai grandi à Cagnes-sur-mer! s'est-elle exclamée.
Tout s'explique.

mercredi 20 mai 2009

Les tests de la semaine #7: SPECIAL MENARD


Les non-habituées de MBDF et du blog de Sonia vont se dire: gni? Kézako, Menard? Et bien c'est une marque de produits de soin japonais à la diffusion relativement confidentielle chez nous, puisqu'on ne peut acheter la plupart d'entre eux que dans l'unique institut français ou sur le site internet.
Il faut savoir que les Japonaises prennent un très grand soin de leur peau, n'hésitant pas à ouvrir une ombrelle et à enfiler des gants pour se protéger contre les méfaits du soleil. Et elles consacrent paraît-il beaucoup de temps chaque soir à se nettoyer et se crémer consciencieusement la figure. Du coup, la recherche cosmétique est très développée dans ce pays, où l'on trouve énormément de produits innovants, à la fois doux et efficaces.
Or donc, Menard. Je vous avais déjà dit tout le bien que je pensais du Washing et de la Cream de la gamme Tsukika. Lors de mon dernier passage-éclair à Paris, mercredi dernier, j'ai fait un saut à l'institut de la rue de la Paix, où j'ai investi dans le reste de la gamme. Et dès le lendemain, je me suis attelée à suivre le protocole fourni avec.

Pour le soir:
1. Cleansing gel, pour enlever l'essentiel du maquillage et de la crasse due à la pollution. Là, j'avoue, j'ai triché: il me reste encore les deux tiers d'un flacon d'huile démaquillante Shu Uemura dont je suis tout à fait satisfaite et que je compte utiliser jusqu'à la fin. (22€)
2. Washing cream, pour parfaire le nettoyage et avoir une peau vraiment propre. C'est là le plus grand secret de beauté des Japonaises, ce nettoyage en deux temps. Le produit, très agréable sur la peau, doit être émulsionné et rincé à l'eau tiède. Attention, il pique les yeux! (22€)
3. Massage gel: selon la vendeuse, il faudrait idéalement se masser le visage avec pendant un quart d'heure chaque soir. J'espère que deux-trois minutes suffisent pour retirer une partie des bénéfices du produit, parce que jamais je n'aurai la patience continuer plus longtemps. Le gel est frais, plein de petites billes qui fondent sur la peau, et doit lui aussi être rincé à l'eau tiède. (25€)
4. Lotion: pour nettoyer les impuretés qui auraient surévu au Cleansing gel et à la Washing cream, j'imagine. La notice dit qu'il faut la mettre sur un coton et se tapoter tout le visage du bas vers le haut. Je trouve le flacon en verre trop lourd et pas du tout pratique d'utilisation avec son trou qui ne laisse rien passer si on se contente de l'incliner, et qui fait un gros pâté façon ketchup quand on le secoue. Un flacon en plastique à pompe me semblerait beaucoup plus approprié. (25€)
5. Essence milk: pour hydrater la peau après tout ce nettoyage. Léger, pénètre bien, mais même type de flacon chiant que la lotion. (29€)
6. Cream: pour nourrir la peau pendant la nuit. Après le lait, me semble un peu superflue pour les peaux grasses comme la mienne. (34€)

Pour le matin:
Reprendre uniquement les étapes 2, 4 et 5. Ce que je ne fais pas pour l'instant, car je veux d'abord finir les autres produits entamés sur mon étagère de salle de bain.

Bilan? Se plier à tout le protocole est fastidieux. Et au bout d'une semaine, le seul changement que je constate, c'est une profusion de petits boutons sur mon visage. Mais ils pourraient être dûs à tout autre chose que les produits Menard. Je vais donc persévérer, parce que je crois à l'efficacité de ce rituel dans l'absolu et parce que ça me fait du bien de prendre ce temps chaque soir pour m'occuper de moi.

"The boat that rocked"

Dans ce bateau-là, il y a des DJ qui font partager leur passion à des million d'auditeurs dans l'Angleterre encore puritaine des années 60 - une belle collection d'originaux frondeurs, liés par leur amour du rock'n'roll et leur envie de bousculer l'ordre établi. Il y a de la camaraderie virile, des parties de Cluedo, des défis stupides, des soirées bien arrosées et des gueules de bois le lendemain; il y a de la frustration sexuelle pour certains, une pléthore de partenaires pour d'autres et beaucoup de foi en l'amour chez quelques rares romantiques; il y a de l'irrévérence envers l'establishment et une loyauté indéfectible vis-à-vis du rêve commun; il y a surtout énormément d'humour et d'émotion, des acteurs dont on oublie qu'ils ne sont pas leur personnage et une bande originale du feu de Dieu (dans laquelle on retrouve évidemment une chanson de Leo). N'hésitez pas et, vous aussi, laissez-vous embarquer par ce film dont on ressort avec l'envie de jouer à Guitar Hero danser toute la nuit.

mardi 19 mai 2009

C'est confirmé...

...Soeur Cadette et sa petite famille partent aux USA pour les deux ans à venir. Je suis super contente pour eux et, en même temps, curieusement abattue. Au début, j'ai pensé que c'était à cause de la distance qui nous séparerait désormais. Mais dans le fond, 1500 km ou 8000, ça ne change pas grand-chose (à part le prix du billet d'avion). Ils reviendront en France pour Noël, et nous leur rendrons une visite de deux semaines en juin prochain. Au final, nous nous verrons une fois de moins dans l'année mais le même nombre de jours. Sans compter qu'il y aura beaucoup plus de choses à faire au Texas (et dans les environs) qu'à Toulouse dont j'avais déjà fait le tour avant que Soeur Cadette y mette les pieds pour la première fois de sa vie. Le reste du temps, on continuera à Skyper pour se donner des nouvelles. Et deux ans, ce sera très vite passé.

A bien y réfléchir, le sentiment que j'éprouve est plus proche de la mélancolie que de la tristesse. En 1997, j'ai voulu m'installer aux USA et les services d'immigration m'ont refusé un permis de séjour. Même si je suis tout à fait contente de la tournure que ma vie a prise depuis, je garde le regret de n'avoir pu habiter plus longtemps là-bas, avec la tranquillité d'esprit que m'aurait apporté une situation régularisée. Cette aventure qui m'est passée sous le nez, Soeur Cadette va la vivre dans des conditions idéales, et je ne peux pas m'empêcher de l'envier. Chouchou me dit que rien n'est définitivement foutu, qu'il est encore possible que nous fassions un séjour de longue durée à l'étranger. Mais si ça arrive, ça ne sera pas grâce à mon boulot: l'inconvénient de pouvoir bosser partout, c'est que ça ne justifie ma présence nulle part...

lundi 18 mai 2009

"Harvey Milk"

Moi qui pensais que dans les années 70, San Francisco était le royaume du flower power, de l'amour libre et de la tolérance... "Milk" m'a solidement remis les idées en place. Ce biopic raconte comment un quadra homosexuel fit campagne contre les catholiques intégristes qui voulaient priver les siens de croits civiques et devint le premier élu ouvertement gay aux USA. Au sommet de sa popularité et alors qu'il avait mis en branle un mouvement d'ampleur nationale, il fut assassiné par un de ses collègues (présenté dans le film comme un homosexuel refoulé qui n'aurait pas supporté la remise en cause de sa vie de faux-semblants).

Très crédible dans le rôle-titre, Sean Penn est ici entouré de têtes peu connues ou méconnaissables (Emile Hirsch sous sa perruque bouclée et derrière ses carreaux immenses). Il campe un héros ordinaire, quelqu'un qui un jour en eut assez de vivre caché et décida de se battre afin que tous les gens comme lui ne soient plus considérés comme des pervers, de dangereux malades auxquels il ne fallait pas louer d'appartement, pas donner de travail et surtout pas confier de poste d'enseignant de peur qu'ils contaminent les générations futures.

"Milk" met bien en évidence le mécanisme habituel: tout ce qui est différent de nous remet en cause nos valeurs et notre mode de vie ; l'ignorance engendre la peur qui à son tour engendre la haine. En regardant le film, j'avais envie de dire: "Quel chemin nous avons parcouru depuis trente ans...". Ce qui n'est pas faux, mais qui ne doit pas faire oublier que nous ne sommes toujours pas arrivés au point où les homosexuels seront considérés comme des gens ordinaires et bénéficieront des mêmes droits que les autres - y compris celui au mariage et à l'adoption.

dimanche 17 mai 2009

Cake au chorizo plus-facile-tu-meurs

- 4 oeufs
- 1dl de lait
- 5 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 1/2 cuillère à café de sucre
- 1/2 cuillère à café de sel
- plein de poivre
- 240g de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 150g de chorizo doux ou fort, coupé en dés
- du persil

Mélanger dans un saladier, au fouet, tous les ingrédients dans l'ordre de la liste ci-dessus.
Verser dans un moule à cake.
Faire cuire 45 mn dans un four préchauffé à 180°.
Attendre 10 mn avant de démouler et de servir accompagné d'une salade.
Manger devant la télé un samedi soir en regardant un DVD :-)

Une année d'auto-portraits: semaine 20


Le machin violet au premier plan, c'est le Twee après lequel j'ai pleuré pendant des semaines à l'automne dernier. Pour décider, à peine sortie de la boutique Jérôme Dreyfuss où je venais de le payer un rein, que le cuir était désagréable au toucher et la couleur horrible. Résultat, il dormait au sommet de ma penderie depuis plus de six mois pendant que je continuais à porter mon Darel bien-aimé et à y laisser peu à peu la santé de mon épaule droite.

Mercredi, pour aller à Paris, j'ai eu envie d'un sac plus léger et qui me laisserait les mains libres. Et là, miracle, quand j'ai ressorti mon Twee de son dustbag, j'ai trouvé son violet parfaitement sublime. Bon certes, je ne suis toujours pas fan du cuir bubble, et le rabat laisse sur les côtés des ouvertures sûrement très tentantes pour les pickpockets. Sans compter que le système de fermeture est hyper chiant. Mais j'adore les poches partout et la bandoulière maxi-réglable qui permet de le porter soit à l'épaule soit en bandoulière. Et puis bon, il a de la gueule, un point c'est tout.

samedi 16 mai 2009

Mieux vaut tard que jamais (ou pas)


Avant, quand on allait se coucher, Chouchou en voulait à mon corps câlinait les chats ou lisait "Millenium" en s'exclamant toutes les trois pages que décidément, il était fou amoureux de Lisbeth Salander.
Mais pendant mes vacances au Maroc, rendu fou de désespoir par mon absence et le compte en banque gonflé par le versement du solde de tout compte de son ancien boulot à la banque Tûûût, Chouchou s'est rendu à la Fnac pour se faire un petit cadeau: l'iPod Touch sur lequel il lorgnait depuis un moment déjà.
Depuis, le soir, Chouchou n'est plus là pour personne. Scarlett et Copernique peuvent bien miauler à fendre l'âme; Lisbeth Salander peut bien être accusée d'un triple meurtre et se retrouver en cavale; je peux bien faire tous les effets de nuisette du monde: Chouchou joue au Tétris.
Avec vingt ans de retard sur le reste du monde.

vendredi 15 mai 2009

La bonne nouvelle du jour

Avis aux Bruxelloises: le 22 mai (soit dans une semaine exactement, youpiiii!) une boutique Lush ouvrira ses portes au 38 rue des Fripiers. Désormais, je ne serai plus obligée de filer à Anvers ou d'attendre une virée à Paris pour me ravitailler en masques frais, en savon Rock Star ou en shampoing I Love Juicy.
Belgium, one point.
Maintenant, si on pouvait s'attaquer au problème épineux de l'absence de Sephora en Gelbique...

jeudi 14 mai 2009

Les tests de la semaine #6

(Un peu en retard et très courts parce que je n'emporte que le strict nécessaire dans ma trousse de toilette quand je pars en vacances: c'est toujours ça de gagné en place et en poids!)

Extra Pure Hyaluronic Deep Filler d'IncaRose, 22€
Une pharmacienne me l'a recommandé en contour des yeux, mais en vérité, ce gel très léger et très liquide qui pénètre instantanément, est adapté pour "combler" toutes les petites rides du visage où qu'elles soient placées. Bien sûr, l'effet n'est pas instantanément visible, d'autant que mes pattes d'oie sont encore hyper légères. Mais l'acide hyaluronique, qui dope la production de collagène, est hautement recommandé pour prévenir le vieillissement des peaux de trentenaire, et ce produit en continent une concentration particulièrement importante. Je crois par contre que la marque est encore assez peu connue en France et assez difficile à trouver.

Olive Fruit Oil Nourishing Shampoo de Kiehl's, 25€ la bouteille de 250ml
Je sais, 25€ pour un shampoing, c'est exorbitant. D'ailleurs, je n'achète jamais de produits Kiehl's: je les récupère dans les salles de bain des hôtels design que Chouchou et moi affectionnons. Ainsi, en février dernier, j'ai ramené du Mama Shelter une mini-bouteille (65ml, quand même) de ce shampoing à l'huile d'olive dont le format était parfait pour m'accompagner en vacances. Je dois dire que je l'ai adoré. Il fait beaucoup de mousse - ce qui peut être un inconvénient si l'eau de votre douche devient subitement glacée quand vous en avez la tête couverte -, se rince facilement et laisse les cheveux propres et nourris pendant trois jours. Heureusement que j'ai besoin, au quotidien, d'un shampoing pour cheveux colorés, sinon je serais assez tentée d'en acheter une grande bouteille.

Crème solaire SPF 50+ Melascreen de Ducray, 10,90€
Le tube à pompe est intelligent; le petit format du tube permet de le glisser facilement dans un sac pourtant bourré à craquer de fournitures de dessin; la crème est plutôt moins grasse et collante que la moyennes des solaires; et je suis rentrée d'une semaine sous le cagnard marocain aussi blanche que si je venais de passer un an dans une cave. Bon produit, donc.


La merveilleuse réponse de mon banquier

Bonjour madame,

Effectivement, je comprends vos interrogations quant à l'utilité d'une carte de remplacement VISA.

Nous avons réceptionné votre nouvelle carte définitive, merci de me préciser à quelle adresse nous devons vous la transmettre.

Cordialement,

M. MONBANQUIER

Me voilà bien avancée...

mercredi 13 mai 2009

Où j'écris à mon banquier pour lui faire part de ma perplexité

Bonjour monsieur,

Suite à l'incident de la semaine dernière, Visa m'a fait livrer une carte de remplacement censée me servir jusqu'à ce que je puisse récupérer ma nouvelle carte permanente.

Jusqu'ici, tout va bien.

Mais:
- cette carte n'a pas de puce: impossible de retirer de l'argent dans un distributeur avec
- cette carte n'a pas de code de vérification: impossible de régler des achats sur sur internet avec
- cette carte n'a, en fait, qu'une bande magnétique; et quand j'essaie de payer avec dans un magasin, la machine réclame: "lecture puce" et refuse de poursuivre l'opération en cours

Dès lors, je m'interroge sur la fonction de cette fameuse carte de remplacement qu'il m'a été si compliqué d'obtenir (le numéro de Visa au Maroc étant occupé une fois sur deux et donné comme erroné le reste du temps). Elle me paraît trop mince pour servir de cale-porte, et pas assez lourde pour faire un presse-papier convenable.

Toutes vos suggestions d'utilisation seront les bienvenues.

Cordialement,

ARMALITE

mardi 12 mai 2009

A vot' bon coeur m'sieurs-dames!

Je n'ai pas encore fini de défaire mes bagages après cette semaine de vacances studieuses au Maroc. Ma lessive est faite, mais il me reste encore à déballer et à ranger mon shopping. J'ai traité mes photos et passé ma commande chez mypix.com, mais je suis obligée d'attendre les tirages pour terminer mon carnet de voyage (dans lequel je devrai également rajouter quelques dessins, titres et éléments collés). La publication de mes notes est en cours sur mon blog de voyage, mais il me reste encore à rédiger le récit des quatre derniers jours. Bref, avant même d'en avoir terminé avec le Maroc, je suis déjà en train de tourner mon attention vers la Tchéquie où Chouchou et moi passerons un long week-end le mois prochain.

Les billets d'avion avaient été commandés avant mon départ pour Marrakech. Hier, je me suis attelée à la recherche d'un hôtel avec la liste de critères suivants: 140€ la nuit au maximum, petit déjeuner inclus; wifi gratuit dans les chambres; de préférence situé dans le centre historique de Prague; si possible avec une déco "de caractère". Les Trois Tambours me paraissaient très bien; je leur ai envoyé un mail en leur demandant si une de leurs jolies chambres sous les toits était encore disponible. J'ai pris connaissance ce matin de leur réponse positive et dû attendre le retour de Chouchou pour effectuer la réservation avec sa Visa. Bien évidemment, entre-temps, les hommes en noir étaient passés par là, et la jolie chambre sous les toits avait été louée par quelqu'un d'autre. Qu'à cela ne tienne. Le King George possède le même genre de chambres, se trouve à deux pas du célèbre pont Charles et proposait pour je ne sais quelle raison un rabais de 50% ce week-end là. Nous nous en tirons donc pour 228€ les quatre nuits dans un hôtel tout mignon et répondant à chacun de nos critères, ce qui va nous laisser largement assez de sous pour aller voir un opéra ou un ballet durant notre séjour. Youpi!

Il ne nous reste plus qu'à préparer le programme de ces quatre jours. Celui-ci ne devra pas être trop chargé: nous avons prévu de passer pas mal de temps à dessiner assis sur des bancs ou à la terrasse de cafés. J'ai très envie de pousser plus loin ma première expérience de carnets de voyage "à la Antonia" et Chouchou est plus que partant pour suivre le mouvement. La jolie architecture gothique et romantique du centre historique de Prague devrait nous fournir bien assez de sujets, même si je doute que l'un de nous ait le courage de s'attaquer à une vue du pont Charles. J'ai acheté deux guides (Le "Un grand week-end à..." de Hachette, mon préféré pour les city trips, et le Cartoville Gallimard), mais si certains d'entre vous connaissent la ville et ont des idées ou des bons plans à partager, qu'ils n'hésitent pas à m'en faire part dans les commentaires!

lundi 11 mai 2009

Une semaine au Maroc: dessins


Je ne sais pas dessiner, ou en tout cas, je n'ai jamais vraiment essayé. Seules tentatives en la matière: quelques portraits au crayon du chanteur de a-Ha quand j'avais 15 ans, deux-trois dessins humoristiques et un crayonné de Chouchou allongé sur le flanc en début d'année dernière. Point. Mais j'ai toujours eu envie d'apprendre, notamment l'aquarelle. Il y a dix ans, je m'étais même inscrite à un stage. J'avais acheté tout le matériel... et annulé au dernier moment de peur que le prof et les autres élèves me trouvent ridicule. Depuis, ma petite boîte de couleurs jouait les Belles au Bois Dormant au fond d'un tiroir.


Mon tout premier essai, sur une idée d'Antonia: reproduire la symétrie d'une architecture à partir d'un dépliant publicitaire. Quand j'ai montré le résultat aux autres filles du groupe (qui savaient déjà toutes très bien dessiner), la réaction a été unanime. Mes traits au stylo à l'encre de Chine et mon souci du détail donnent un effet graphique très "bédé". Sur le coup, et même si je ne peux nier l'influence exercée sur moi par le 9ème art, je n'ai pas trop compris pourquoi elles me disaient ça. Puis j'ai vu leurs oeuvres, beaucoup plus dans le flou, le suggéré, l'impression - disons-le carrément, le ressenti. A ce stade, je ne suis capable que de reproduire laborieusement ce que j'ai sous le nez, puis de barbouiller les zones délimitées par mes traits au petit bonheur la chance. Bon, en même temps, il faut bien commencer quelque part.


Deuxième dessin: la skyline de Marrakech vue depuis la terrasse du Café des Epices, sur la place du même nom. Il aurait fallu la colorier à l'encre de Chine pour obtenir un beau résultat contrasté, mais je n'en avais pas sous la main et je n'ai pas eu la patience d'attendre mon retour pour emprunter celle de Chouchou. Autrement dit, ça aurait pu être bien mais. L'exercice reste néanmoins très intéressant. Petite touche personnelle, j'ai ajouté mes commentaires avec un feutre fin au-dessus de différents éléments du paysage.


Troisième aquarelle, et ma préférée à ce jour: une silhouette d'Essaouira vue depuis le port. J'ai coupé sur la photo une grand partie de la page de gauche sur laquelle on ne voit que la mer, et que j'ai laissée presque vide à dessein afin de pouvoir y coller de petites photos ou autres éléments. Le format paysage de mon carnet Moleskine s'y prêtait très bien. A regarder ce dessin, on a l'impression qu'il est très simple et qu'il a dû me prendre cinq minutes; et bien pas du tout, j'ai passé au bas mot une heure et demie dessus. Pendant ce temps-là, les autres filles en faisaient au moins deux chacune.



Dernière aquarelle du séjour, la plus ratée de toutes: l'entrée du musée de l'Islam dans le jardin Majorelle. Le bleu caractéristique du lieu était difficile à traiter, et faute d'être capable de faire du flou, je n'ai pas pu finir correctement les côtés occupés par des arbres. A la mise en page du carnet, je me suis d'ailleurs débrouillée pour les masquer histoire de sauver les meubles. Ce dessin représente tout de même un bon souvenir, puisqu'il a initié une conversation entre moi et l'un des gardiens, très bon aquarelliste à ses heures perdues, qui m'a donné quelques conseils judicieux et gentiment fourni de l'eau propre pour mon gobelet.


En bonus, je vous livre un dessin de poignard bêtement réalisé avec un feutre ordinaire, et que je n'ai donc pas pu aquareller pour ne pas faire baver les contours. Ce kummiya était exposé au Musée de Marrakech en compagnie d'autres armes, de bijoux ethniques et de tissus traditionnels. Sur la page suivante, j'ai dessiné une fibule, ces broches qui vont par paires et qui servent à fixer les plis de tissu des vêtements de femme.


Je suis globalement assez satisfaite de mon travail pendant cette semaine, et j'ai très envie de poursuivre dans cette voie. Le mois prochain, Chouchou et moi passerons une partie de notre séjour à Prague à gribouiller dans nos carnets respectifs sur des tables de café. D'ici là, j'aurai sûrement fait une razzia de nouveaux godets d'aquarelle chez Schleiper, et aussi l'emplette de feutres de calligraphie.

Une semaine au Maroc: impressions et couleurs

dimanche 10 mai 2009

Une semaine au Maroc: j'ai...

- oublié ma Visa dans le distributeur où je venais de retirer du liquide la veille de mon départ. Ce, alors que mon code était composé et que quelqu'un m'avait immédiatement succédé devant la machine.

- bousillé en une fois mon crédit de communications en téléphonant à Chouchou depuis l'aéroport de Madrid où je venais de réaliser mon étourderie, afin de lui donner les instructions nécessaires pour faire opposition.

- essayé de ne pas laisser cette petite grosse contrariété gâcher le début de mes vacances (mais ce fut dur).

- tout oublié ou presque en découvrant Marrakech depuis la banquette de la minuscule et antédiluvienne Fiat beige qui me conduisait au riad. Responsables de cet accès momentané d'Alzheimer: les rosiers, bougainvillées et autres fleurs aux couleurs éclatantes que je serais bien en peine d'identifier mais qui foisonnaient le long des remparts d'ocre rouge. Un enchantement pour les yeux.

- été surprise et impressionnée par le nombre de mobylettes et de vélos qui roulent à toute allure dans la medina*. Mieux vaut marcher en file indienne et raser les murs si on ne veut pas finir dans un fauteuil roulant comme les nombreux handicapés croisés durant cette semaine.

- risqué ma vie à chaque traversée d'une avenue: il n'y a pas de feux tricolores dans la medina, et très peu dans la partie moderne de la ville. Et les voitures ne ralentissent pour personne!

- eu envie d'adopter au moins deux douzaines des chats errants, minuscules et faméliques, qui faisaient le guet près des restaurants, des boucheries et des poissonneries dans l'espoir de grapiller quelques déchets.

- pris des douches glacées 6 jours sur 8 pour cause de plomberie défaillante et de propriétaire de riad persuadé que j'étais une dinde incapable de tourner correctement un robinet d'eau chaude.

- acheté trois paires de babouches (alors que j'ai toujours une seule paire de pieds et que je m'étais promis de ne pas en rapporter), plein de carnets en cuir sublimes, deux théières marocaines, une bouteille d'huile d'argan pour la cuisine, un chèche, deux bagues et un pendentif en argent, les obligatoires magnets touristiques, mais pas d'épices dont je n'aurais su que faire ni de grande tunique locale (djellaba? caftan?) qui aurait quelque peu juré avec mes boots de moto et mes blousons en cuir.

- ingurgité de la cannelle pratiquement à tous les repas: pas un dessert qui n'en soit saupoudré. Et finalement, ça va très bien avec les oranges, les fraises, les bananes ou même le jus d'avocat. D'ici à ce que je me convertisse aux speculoos, il n'y a qu'un pas que je ne suis pas encore prête à franchir.

- encore aggravé ma récente prise de poids en faisant honneur à la cuisine sublime de Fatma, qui préparait nos dîners au riad. Si j'arrive à trouver des msemen** à Bruxelles, je peux abandonner tout espoir de revoir un jour un 5 en premier chiffre sur ma balance.

- réalisé mes premières aquarelles, pas trop moches dans l'ensemble. Je suis particulièrement contente de mon Essaouira vue depuis le port.

- rhabillé jusqu'en 2012 le propriétaire du riad dont l'attitude paternaliste m'exaspérait (le premier jour, il nous a quand même expliqué qu'il ne fallait pas que l'on tombe amoureuses d'un Marocain!). Et qui riait de mes soucis de plomberie comme si j'étais bien pénible de hurler pour un peu d'eau glacée mais reprenait, à la moindre petite erreur de service, ses employés devant les clientes. Je pense qu'il n'a pas dû être déçu en découvrant le mot que j'avais laissé sur son livre d'or.

- soûlé mes compagnes de voyage (surtout la pauvre Antonia qui a passé les 7 heures de l'aller-retour Marrakech-Essaouira assise près de moi à l'avant du minibus) en leur racontant ma vie dans les grandes largeurs. Si quelqu'un connaît un remède contre l'incontinence verbale, je prends.

- oublié mon Lumix dans un resto où nous venions de mal manger et de nous prendre la tête avec le serveur. Heureusement, "les Arabes ne sont pas voleurs: Allah les regarde", m'a dit Antonia pour me rassurer lorsque je m'en suis aperçue et que j'ai commencé à paniquer. Elle avait raison: j'ai pu récupérer mon appareil et toutes mes photos de la semaine avec. Je ne suis pas certaine que j'aurais eu autant de chance en France. Tout de même, j'ai eu du mal à me pardonner d'avoir commis deux étourderies aussi monumentales en l'espace d'une seule semaine.

- fait plein de belles rencontres: Majoub le sympathique chauffeur de taxi, Hassan et Samira, respectivement gardin souriant et gouvernante diligente du riad, Mohamed Boustane, calligraphe mystique, Larbi le vieux tanneur qui ne parlait pas un mot de français et ne voulait plus nous laisser repartir, Abdou le petit marchand de bijoux d'Essaouira qui tenait absolument à ce que je vienne manger un tajine chez lui, ou Abas le gardien des jardins Majorelle qui a changé l'eau de mon gobelet et m'a aidée avec mon aquarelle. C'est vrai que les Marocains sont extraordinairement gentils. A part peut-être les plus jeunes vendeurs dans les souks, auxquels il fallait répéter cinq ou six fois "la chokran"*** avant qu'ils nous lâchent la grappe, nous ne sommes tombées que sur des gens adorables et chaleureux.

- beaucoup appris, d'une part en dessin, d'autre part et surtout sur le plan humain. En observant Antonia, j'ai par exemple réalisé que la douceur couplée à l'insistance vient pratiquement à bout de tout (les guichetiers de banque mal embouchés mis à part). En écoutant les récits de voyage des autres stagiaires, j'ai compris qu'être mère de famille ne condamnait pas à une vie sédentaire et exempte de passions personnelles. En échangeant avec des Marocains, j'ai complètement révisé mon opinion sur ce pays si plein de charme et dont les habitants savent se montrer si accueillants.

- déjà envie de repartir faire un autre stage carnet de voyages. A Bali en 2011, peut-être?

* vieille ville
** sorte de crêpe feuilletée qui peut se manger entière et tartinée de confiture au petit déjeuner, ou coupée en petit bouts semblables à des pâtes grossières et intégrée à un plat salé. Une tuerie.
*** "non merci"

Une année d'auto-portraits: semaine 19


Photo prise jeudi après-midi dans une tannerie d'Essaouira, au milieu d'un quartier vaguement typé Beyrouth où très peu de touristes doivent s'aventurer de leur plein gré. Récit complet de mon voyage dans les jours à venir. Mais Antonia, si tu passes par là: je suis super contente :-D

(Mention spéciale pour ma casquette, achetée dans Harajuku voici quatre ans maintenant et qui accompagne chacun de mes voyages dans des régions ensoleillées. Je ne la porte JAMAIS en France ou en Belgique. Idem pour mes pantalons en toile pleins de poches, dans lesquels j'ai eu la désagréable surprise de constater que je ne rentrais presque plus depuis ma dernière expédition au Japon. Il va falloir reprendre la Wii Fit sans tarder.)

jeudi 7 mai 2009

Talk about a coincidence...

Le 19 septembre 2008, j'ai eu la surprise de recevoir, par l'intermédiaire de Postcrossing, une carte d'une lectrice française de mon blog. Quelle était la probabilité pour que, parmi les dizaines de milliers d'inscrits sur le site à travers le monde, mon adresse soit fournie à une des douze ou treize personnes qui 1/suivent mes petites aventures quotidiennes 2/sont également inscrites sur Postcrossing 3/ne vivent pas elles aussi en Belgique? Pas bien grande, hein?

Mercredi dernier, il m'est arrivé un truc encore plus incroyable: comme je réclamais une adresse à laquelle envoyer une carte, c'est le profil d'Autre Moi qui est apparu sur mon écran. J'ai dû rester bouche bée deux bonnes minutes, à lire et à relire ses coordonnées (que je connais pourtant par coeur) sans en croire mes yeux. A l'heure qu'il est, elle doit avoir reçu ma jolie carte du Musée des Instruments de Musique. Avec celle que je vais lui envoyer du Maroc, ça lui en fera deux en autant de semaines!

mercredi 6 mai 2009

Les tests de la semaine #5


Sens'Eyes, Make Up For Ever, 16,30€

LA découverte de la semaine. Je me démaquille le visage à l'huile Shu Uemura, mais jusqu'ici, quand j'avais les yeux très fardés (notamment avec du liner), je trouvais le nettoyage assez laborieux: il fallait vraiment frotter beaucoup, longtemps et en faisant couler des litres d'eau tiède sur ma figure pour obtenir un résultat satisfaisant. Problème résolu avec Sens'Eyes. Jamais encore je n'avais testé un démaquillant yeux aussi efficace: un coup de lingette imprégnée de produit et les trois quarts des fards ont déjà disparu. En plus, il a une texture légère, ni grasse ni collante; il ne sent presque rien et surtout, il ne pique absolument pas les yeux. L'essayer, c'est l'adopter!

Soin Eclaircissant Melascreen, Ducray, 21,90€
Dans ma quête désespérée d'une parade à mon melasma, j'ai essayé des tas de produits tous plus inefficaces les uns que les autres. Le kit éclaircissant des laboratoires Rénophase vendu 100€ par mon dermato n'a pas davantage estompé mes vilaines taches brunes que le Novadiol Anti-Taches de Vichy au prix autrement plus modeste. Pourtant, je ne désespère pas et poursuit mes essais. Ce soin de la marque Ducray, peu glamour mais a priori sérieuse, est présenté dans un flacon-pompe en plastique. Il pénètre facilement mais laisse sur la peau une impression légèrement desséchante (à compenser par l'application d'une crème hydratante dans la foulée). Rien à signaler du côté texture ou odeur. Quant aux résultats - ou à l'absence de -, je vous en reparlerai d'ici un mois.

Stop bouton Keracnyl, Ducray, 7€
Je ne vois aucune différence entre ce produit et tous les autres du même type que j'ai déjà essayés: ils piquent la peau et sont censés faire disparaître les boutons plus vite en les asséchant, mais personnellement je n'ai jamais constaté de miracle. D'un autre côté, si j'arrêtais de les tripoter en permanence, ça marcherait peut-être mieux.

Citrus Mint shower gel, Organic Surge, 4,79€
Non testé sur les animaux et composé à 99% de matières premières organiques, ce gel douche a en outre un parfum divin, véritable coup de fouet olfactif sous la douche. Et il ne coûte même pas cher... Par contre, il faut aller le chercher en Hollande dans les drogueries de la chaîne De Tuinen. La perfection n'est décidément pas de ce monde.

Fard à paupières Shimmermoss, MAC, 11,50€ en recharge
Il était dans une de mes palettes depuis un petit moment, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de le porter. Beau temps aidant, j'ai ressorti ma grande robe Cop Copine en toile parachute, celle qui est indigo, céladon et bordeaux dans le bas. Le Shimmermoss (vert bleuté magnifique) m'a paru parfait pour aller avec. Je l'ai porté associé à du Copperplate (brun-gris mat) mercredi dernier pour aller déjeuner avec Ingrid et faire quelques courses avec Chouchou, et en duo avec du Contrast (bleu marine mat) jeudi soir pour fêter l'anniversaire de Wéééé au Tapas Mas. Regardez-moi ces sublimes mariages!

mardi 5 mai 2009

Régis Jr.

Pour assurer la pérennité du blog de Régis au cas où il arriverait un accident à ce petit garnement, nous avons jugé sage de nous procurer son jumeau à titre préventif.
Je me suis donc rendue sur eBay où j'ai tapé Ugly Dog dans la barre de recherche. Un portrait de mon monstre adoré est aussitôt apparu; il était proposé neuf en achat immédiat, pour une somme relativement modique, par un vendeur anglais doté d'un excellent feedback. Ni une ni deux, j'ai passé ma commande.
Le vendeur anglais est bien une personne sérieuse: Régis Jr est arrivé dans les trois jours ouvrables qui ont suivi, hyper bien emballé dans une grande enveloppe à bulles. Une très grande enveloppe à bulles. Euh, pourquoi une si grande enveloppe à bulles?


...Parce que j'ai comme qui dirait négligé de lire le titre de l'annonce qui précisait pourtant "2-FOOT UGLY DOG".
En cas d'accident mortel de Régis Premier du Nom, il faudra donc invoquer une overdose de Banania. Et racheter des sacs de voyage plus spacieux.

PS: On notera la différence de couleur entre l'ancien et le neuf. Le "surface washable only" ne vieillit pas hyper bien.

lundi 4 mai 2009

Gratin de polenta aux légumes d'été

Pour 4 personnes:
- 250g de polenta
- 1 l de bouillon de légumes
- 2 courgettes
- 1 poivron jaune
- 1 barquette de tomates cerise
- 100g de parmesan râpé
- 125 de mozzarella
- 100g d'olives noires dénoyautées
- 4 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
- 4 gousses d'ail
- du basilic frais
- sel, poivre

Mettre le four à préchauffer à 200°. Couper les courgettes en petits cubes, le poivron en fines lanières et les tomates cerise en deux. Disposer les légumes sur une plaque recouverte de papier d'alu. Arroser avec le mélange huile/vinaigre/sel/poivre/ail émincé. Laisser cuire 10 mn.

Pendant ce temps, faire chauffer le bouillon. Quand il frémit, y verser la polenta. Laisser cuire 3/4 mn à feux doux en remuant. Oter du feu; rajouter le parseman, du sel et du poivre; bien mélanger.

Verser la polenta dans un grand plat. Recouvrir avec les légumes mélangés + la mozzarella coupées en petits dés. Remettre au four à 200° pendant 15 à 20 mn. Avant de servir, saupoudrer d'olives noires et de basilic émincés.

dimanche 3 mai 2009

Une année d'auto-portraits: semaine 18


Photo prise dans notre salle de bain jeudi soir, en rentrant du Tapas Mas où nous venions de fêter les 39 ans de Wééééé (l'amie d'enfance de Chouchou.) Je voulais immortaliser mon maquillage, et finalement on ne le voit presque pas - oui, je sais: les lunettes! Mais sans elles, je ne me reconnais pas. Je trouve qu'il manque quelque chose à mon visage. Donc, je vous présenterai mon mariage de fards à paupières dans les prochains "tests de la semaine". J'attire également votre attention sur mon petit pendentif Diplodocus vert acide que j'adore et qui relève très bien, à lui tout seul, une tenue un peu fade.