vendredi 30 octobre 2009

Télégramme parisien

Journée superbe hier dans Paris. STOP. Ai fait des folies niveau shopping. STOP. Hâte de vous raconter tout ça et de vous montrer les photos. STOP. Très mal aux bras ce matin; qui a dit que le shopping c'était pas du sport? STOP. Là, doit me préparer pour aller chercher Chouchou à la gare. STOP. Vous embrasse fort. STOP.

jeudi 29 octobre 2009

L'inéluctable progression du CIS*

Reçu ce matin un mail m'informant de l'arrivée d'une de mes cartes Postcrossing en Angleterre:

Good news Armalite!

User Tinsey from United Kingdom received the postcard you sent! It reached its
destination in 6 days after traveling 319kms!

Tinsey wrote you a message:


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Hi Armalite,

Many thanks for the gorgeous Belgian beer postcard, I love it! I've been to

Belgium many times and although I don't drink beer either, you can't deny that
it's part of the culture. My favourite Belgian "thing" is Speculoos paste :-)
Happy postcrossing and all the best,

Tina


*Complot International du Speculoos, pour les lecteurs qui prendraient le Thalys en marche.

10 (other) things I loved this month

- La besace en nubuck gris dénichée chez Mango. Je sais, c'est mon deuxième sac ce mois-ci. Mais son prix n'avait pas grand-chose à voir avec celui d'un it-bag Céline. Et il pleurait dans son rayon, dernier de son espèce, pour que je l'adopte. Or, je n'ai jamais su résister aux larmes déchirantes d'un orphelin. (A moins qu'il n'appartienne à l'espèce humaine ou canine. Et encore, dans le second cas, je pourrais peut-être me laisser émouvoir.)

- Cette adorable blouse en coton Odd Molly, dénichée sur eBay. Comme la vendeuse était américaine et proposait des frais de port gratuits pour les USA, je l'ai faite envoyer chez Soeur Cadette. Et ne la récupèrerai donc pas avant Noël: suspense... D'un autre côté, c'est pas comme si la météo bruxelloise était propice à porter un haut sans manches en novembre.

- Le coussin d'ordinateur Bräda acheté chez Ikea pour me venger de ne pas pouvoir installer de porte-chaussures Pax dans ma penderie. Sa surface de plastique dur et et sa poche détachable remplie de micro-billes assurent la stabilité de mon PC portable même si je travaille en tailleur sur mon lit ou les jambes allongées devant moi pas tout à fait à l'horizontale, et ils évitent la surchauffe à mes cuisses. A 14,95€, un accessoire bien pratique dont tout geek aurait tort de se priver.

- Les cramiques individuels de chez Paul. Non parce qu'avant, j'achetais la brioche normale, celle qui doit être prévue pour une ogresse sortant d'hibernation 4 personnes, et je la boulottais toute entière. Là au moins, je limite les dégâts.
(Amis français, le cramique est une délicieuse brioche au sucre et aux raisins, un des chef-d'oeuvres de la boulangerie belge qui compte par ailleurs quelques abominations à son actif. Et en plus, on en trouve aussi dans les Paul gaulois. Que demande le peuple?) (A part peut-être une version light...)

- Ces adorables escarpins Shellys London, qui me faisaient baver en rouge aux pieds de Miss Sunalee et que j'ai trouvés, en noir certes mais dans ma pointure, sur eBay pour seulement 43,37€ frais de port compris. A la première tentative. Il y a vraiment des jours où le dieu du shopping est avec vous. Pourvu que la poste belge ne me les paume pas...
Edit de dernière minute: Nooooooon! Le vendeur vient de réclamer l'annulation de la transaction sous prétexte qu'il est en rupture de stock. Je savais que c'était trop beau pour être vrai. Je vais me pendre et je reviens.

- "Everyday Matters: A Memoir", le mémoire graphique dans lequel un ex-cadre de la pub raconte comment, après l'accident qui laissa sa femme paralysée, il se mit à dessiner le monde qui l'entourait en guise de thérapie. Depuis, Danny Gregory a écrit de nombreux autres ouvrages sur le sujet des art journals, ma passion du moment. Je vous ferai bientôt une critique de "The creative licence", qui devrait être une lecture obligatoire pour toute personne hésitant à se lancer dans le dessin à cause de mauvaises excuses comme "Je ne suis pas doué".

- Pêle-Mêle. Immense bouquiniste bruxellois. Génial pour se débarrasser de ses vieux bouquins, bédés, magazines, CD, jeux vidéo et autres logiciels en récupérant quelques sous, et avec la satisfaction de savoir que quelqu'un d'autre en profitera à prix modique. Pour les amateurs qui ont un peu de temps devant eux (et qui peuvent y aller en semaine plutôt que le samedi où le magasin grouille de monde), c'est une caverne, que dis-je, un dédale d'Ali Baba où se procurer des ouvrages de toutes sortes. Un bon moyen de moins culpabiliser d'être totalement réfractaire aux e-books. En plus, les vendeurs sont sympas et c'est relativement bien rangé pour une bouquinerie. La photo actuellement en tête de la colonne de droite de ce blog a été prise là-bas.

- Les petites vidéos animées de Simon's cat. Si vous vivez sous le même toit qu'un chat exigeant, névrosé et totalement insensible à tout ce qui n'est pas ses propres besoins, crise de fou-rire garantie. Jaune, le fou-rire, mais irrésistible quand même. Un petit exemple (et un grand merci à Junior pour cette découverte!):



- La collection éphémère Style Black de MAC. Même si les paillettes bordeaux de mon vernis "Baby Goth Girl" mettent une semaine à partir. Et même si la poste belge a égaré le colis contenant mes deux fards à paupières dont la disparition me donne un tout petit peu envie de pleurer.

- Le thé bleu thaïlandais Opium Hill de Mariage Frères. Ma nouvelle drogue. A 25€ les 100g, je me contente d'un mug par jour, mais quel mug!!! Plus subtil que le thé vert mais non dépourvu de caractère, c'est celui que je prends plaisir à savourer le soir en surfant sur internet.

mercredi 28 octobre 2009

Je suis impatience

Ce week-end, je serai aux 10ème Utopiales de Nantes. C'est, avec les Imaginales qui ont lieu à Epinal au mois de mai, l'une des deux plus grosses manifestations organisées chaque année en France autour du thème de la fantasy et de la SF. L'occasion pour moi de retrouver beaucoup d'amis traducteurs, auteurs, éditeurs ou lecteurs rencontrés sur les forums consacrés au genre - et aussi de revoir ma chère Gren et son mari dont tant de kilomètres me séparent le reste du temps. Je sais déjà que de vendredi soir à lundi matin, les heures vont filer beaucoup trop vite à mon goût, et qu'elles ne seront jamais assez extensibles pour tout ce que j'aimerais y caser, pour toutes les conversations à bâton rompus, tous les fou-rires hystériques, toutes les confidences partagées. L'an prochain, j'essaierai d'arriver vingt-quatre heures plus tôt.

Je pars demain matin pour Paris, seule. Sans programme bien arrêté puisque JC avec qui j'espérais dîner sera probablement en compétition. Et sans liste de shopping pour cause de finances raplapla. Qu'importe: pourvu qu'il fasse beau, je sais que je prendrai plaisir à flâner dans le Marais avec mon carnet à dessin. Je dois de toute façon me ravitailler en comics chez Arkham et en thé chez Mariage Frères. Pour le reste, on verra. Chouchou me rejoindra vendredi en fin de matinée; nous disposerons de quelques heures pour passer chez Junku et mener à bien sa quête de plumes japonaises (celles qui servent à écrire ou à dessiner, et pas à se mettre dans le fondement fabriquer des éventails de cocotte) avant de prendre le TGV pour Nantes. En espérant que le retard traditionnel de l'organisation nous permettra d'arriver à temps pour assister au couronnement de ma copine Anne Fakhouri, nominée dans la catégorie meilleur roman jeunesse et qui ne peut PAS ne pas l'emporter (ne serait-ce que parce que sinon, elle va arracher la tête des votants avec les dents).

Je pourrai sans doute poster un peu depuis le PC de Gren; au cas où je serais trop crevée pour ça, j'ai prévu quelques billets qui seront publiés automatiquement en mon absence. Je vous dis donc à lundi soir avec, je n'en doute pas, plein de chouettes photos et de choses à raconter!

Dans mon sac, il y a... (2)


- un foulard de chez Top Shop avec des libellules dessus (que je remplacerai par une écharpe dans pas longtemps...)
- mon téléphone portable belge (=Nokia basique que je recharge à coups de 15€ par trimestre)
- mon Lumix (bon, juste l'étui pour la photo, sinon avec quoi je la prends, hein?)
- l'indispensable parapluie
- ma petite trousse à médocs et à nécessaire de maquillage
- une pince crabe en plastique fuchsia
- mon portefeuille (acheté à l'Urban Outfitters de Copenhague l'an dernier)
- un sac en tissu (très utile pour entasser le shopping)
- mon disque dur externe
- mon "livre de sac" en cours ("Blanche-Neige et les lance-missiles", de Catherine Dufour)
- une liste de courses périmée
- ma trousse et mon carnet de dessin
- des écarteurs d'orteils (offerts par le Modemuseum de Haselt quand nous avons été voir l'expo sur les chaussures)

Et vous, il y a quoi dans votre sac?
(Les garçons peuvent jouer aussi!)

mardi 27 octobre 2009

Salade de farfalle aux fèves et au chèvre

Pour 4 personnes (en plat unique):
- 400g de farfalle
- 400g de tomates grappe
- 400g de fèves
- 200g de chèvre frais
- 1 poignée de feuilles de basilic frais ou 2 poignées de roquette
- 4 gousses d'ail
- 6 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
- sel, poivre

Mixer finement les tomates et l'ail. Verser dans un saladier. Rajouter l'huile et le vinaigre, puis les fèves préalablement cuites dans l'eau bouillante (6-8 mn pour des fraîches, 2-3 mn pour des surgelées) et épluchées. Saler, poivrer.
Pendant que les légumes marinent, faire cuire les pâtes. Egoutter, rincer à l'eau froide et rajouter dans le saladier avec le fromage et le basilic (ou la roquette). Bien mélanger. Assaisonner selon le goût. Mettre un quart d'heure au frigo avant de servir.

Sous ses airs innocents, ce plat est une arme chimique redoutable. Consommé le midi juste avant une réunion ennuyeuse ou un entretien avec un client pénible, il vous permettra de mettre fin à ceux-ci en à peine plus de temps qu'il ne vous en faudra pour promener un souffle à la ronde. Si, au contraire, vous souhaitez éviter que vos interlocuteurs des 3 jours heures suivantes prennent leurs jambes à leur cou, je vous conseille de prévoir un énergique brossage de dents en fin de repas.

lundi 26 octobre 2009

"La Marque" (Kushiel T1)

Lorsque je me suis inscrite sur Facebook en décembre dernier, une des premières choses que j'ai faites a été de télécharger l'application Visual Bookshelf qui permet de dresser des listes d'ouvrages lus en leur donnant une note et, éventuellement, en y adjoignant une critique accessible aux autres utilisateurs.
Dix mois plus tard, mon étagère virtuelle compte pas moins de 165 titres, dont 61 romans. Sur ces 61 romans, j'ai mis 5 étoiles (la note maximum) à 2 seulement: "L'ombre du vent" de Carlos Ruiz Zafon, et "La Marque", premier tome d'une trilogie de fantasy historique écrite par Jacqueline Carey.

Précisons déjà ce que j'entends par "fantasy historique". Il s'agit d'un récit de fiction qui se déroule dans un univers médiéval différent du nôtre (même si sa carte a été clairement calquée sur l'Europe), et dans lequel on ne retrouve aucune créature tolkiennisante tels qu'elfes graciles, nains bourrus ou orcs qui puent du bec. La magie y est également absente, à l'exception du pouvoir de divination très peu "donjon-et-dragonnesque" que possèdent les Tsinganos. Ce qui fait de Kushiel une très bonne série pour initier à la fantasy les lecteurs avides de belles histoires épiques mais un peu réfractaires au côté "chevaliers, sorcières et dragons".

Que trouve-t-on alors dans "La Marque"? Des intrigues politiques aussi retorses que passionnantes (et vous pouvez me faire confiance: d'ordinaire, ce genre de chose me fait l'effet d'un Lexomil). De l'aventure épique, pleine de sexe et de sang, de ruse et de violence, d'amour et de mort. Une religion basée sur la prostitution et le plaisir, qui enjoint ses adeptes à "aimer comme ils l'entendent". Et surtout, des flopées de personnages hauts en couleurs, aux passions vibrantes et dévastatrices, dont l'héroïne n'est évidemment pas le moindre.

Phèdre nò Delaunay est une anguissette. Marquée par le signe du dieu Kushiel, elle possède un don très rare qui lui vaut d'éprouver le plaisir dans la souffrance - ce qui fait d'elle une courtisane convoitée et une espionne exceptionnelle. Bien qu'élevée depuis l'enfance pour servir, c'est une jeune femme au caractère bien trempé, loyale envers sa patrie et ceux qu'elle aime, torturée par les trahisons que son "don" lui fait commettre malgré elle. Autour d'elle s'agitent une foule de courtisans opportunistes, de poètes au passé mystérieux, de nobles comploteurs, de seigneurs barbares, de guerriers aux motivations obscures et d'amis rares mais dévoués. Par leur intermédiaire, elle va se retrouver mêlée à un complot visant à déstabiliser le trône de son cher pays de Terre d'Ange...

Difficile d'en raconter davantage sans déflorer l'intrigue de ce roman que les lecteurs de Bragelonne ont élu meilleur livre publié en 2008 par l'éditeur (sur plus d'une centaine). Mais si vous aimez les histoires haletantes et les héroïnes inoubliables, et si les gros pavés, loin de vous faire peur, vous mettent en appétit, foncez: je vous garantis que vous ne serez pas déçus.

dimanche 25 octobre 2009

Le Switch

Chouchou faisant l'horaire 14h-22h cette semaine, nous n'avons pas pu fêter nos 3 ans lundi. Nous nous sommes rattrapés hier dans ce resto recommandé par Miss Sunalee et situé du côté de la place Ste-Catherine.

A première vue, le Switch n'a rien pour attirer les amoureux avec ses tables de bistrot rapprochées, sa mauvaise insonorisation et sa déco plutôt quelconque. La carte est pourtant alléchante, assez variée - et surtout, le menu entrée/plat/dessert à 35€ propose de piocher dedans à sa guise. Après un kir champagne et un très honorable trio d'amuse-bouches, j'ai donc savouré des langoustines à la crème de fèves des marais avec leur tranche de bacon croustillant (mélange pas évident a priori mais délicieux), puis des ris de veau sauce madère avec leur poêlée de champignons sauvages et leurs pommes de terre grenaille. Pour conclure, une assiette de fromages avec chacun sa petite boule de pain assortie, parmi laquelle une tomme du Piémont au barollo carrément divine. De son côté, Chouchou s'est régalé avec des oeufs pochés aux crevettes grises avec un galet de pommes de terre au lard, puis un pavé de thon à peine saisi avec de la purée Robuchon et en dessert, une classique crème brûlée avec glace vanille. Addition pour 2, boissons comprises: 95€. Pas donné, mais justifié pour la qualité du repas, et beaucoup moins cher que ce que nous aurions payé à Paris pour un menu semblable.

Le Switch
Rue de Flandre 6
1000 BRUXELLES
Tél. : 02.503.14.80

vendredi 23 octobre 2009

Où je perds encore une illusion

Hier après-midi, je sortais de la poste de Namur et commençais à remonter la chaussée d'Ixelles lorsque j'entendis des éclats de voix devant moi. Un type en voiture avait baissé sa vitre et, roulant au pas, insultait copieusement deux jeunes filles très mignonnes et vêtues d'une façon absolument pas vulgaire qui marchaient sur le trottoir de droite. "Tu me parles pas comme ça, sale pute! vociférait-il en brandissant un index menaçant. Parce que moi, je descends et j'te fais ta fête!".

La scène s'est poursuivie un moment, jusqu'à ce que les autres véhicules qui s'accumulaient derrière lui commencent à klaxonner. Alors, il a enfoncé son accélérateur non sans jeter un dernier: "Je vais revenir, et vous allez voir!". Au même moment, les deux jeunes filles sont entrées chez Mango, qui était aussi ma destination. Non, je ne voulais pas ENCORE m'acheter des fringues: je voulais vérifier s'ils avaient toujours une bricole que je pensais offrir à Soeur Cadette pour Noël.

Pendant que j'hésitais devant le rayon ("Le M lui sera sûrement trop grand, menue comme elle est; mais le S me paraît riquiqui...)", le malotru a fait irruption dans le magasin et foncé sur les jeunes filles en les invectivant de plus belle. Il gesticulait et les traitait vraiment de tous les noms, au prétexte que soi-disant "elles l'avaient insulté devant son fils qui était dans la voiture". Deux vigiles ont dû intervenir, le grand en costume qui se tenait près de la porte et un autre en civil qui traînait dans les rayons, pour éviter que ça ne dégénère.

Après que le type ait été reconduit à la porte du magasin, j'ai entendu les vigiles commenter la scène en secouant la tête d'un air désapprobateur. "De toute façon, ces Arabes, ils cherchent tous la merde. C'est des sournois et des malsains, tu peux pas leur faire confiance." Les deux vigiles étaient blacks, et j'ai été désagréablement surprise de constater que le fait d'être victime du racisme n'empêchait absolument pas d'en nourrir soi-même à l'égard d'autrui.

jeudi 22 octobre 2009

Convertie à H&M

Longtemps, je n'ai pas eu le courage de fréquenter H&M. Je n'arrêtais pas de lire qu'on pouvait y trouver des merveilles pour une bouchée de pain, mais j'avais la flemme de fouiller dans ces rayons immenses, souvent en désordre et assez fréquemment pris d'assaut par des hordes de clientes pas toujours bien embouchées. Et puis à ce prix-là, je me disais que les tissus ne pouvaient être que de piètre qualité et assemblés dans des conditions incompatibles avec le respect des droits humains.

Mais récemment, Miss Sunalee m'a entraînée dans l'un des deux magasins H&M de la rue Neuve, et à ma grande surprise, j'y ai trouvé une petite veste en velours rouge vif même pas râpeux, qui me va super bien et qui apporte une touche de gaieté bienvenue à mes tenues automnales parfois un poil ternes. 29,95€: tel fut le prix de ma bonne conscience et de mon snobisme vestimentaire. On est tout de même bien peu de choses face à une bonne affaire.

Hier, j'ai dû de nouveau longer la rue Neuve pour rejoindre Waterstone depuis la place De Brouckère. Et comme les magasins semblaient plutôt calmes en cet après-midi de semaine, je n'ai pu résister à un petit tour chez mon nouveau fournisseur suédois. D'où je suis ressortie une demi-heure plus tard avec le butin suivant (un peu froissé sur les photos parce que la vendeuse m'a fourré ça dans le sac n'importe comment):


Une jupe violet foncé non-taille basse, évasée et qui m'arrive un peu au-dessus du genou: la coupe idéale pour planquer mes hanches de vache normande et les jambons premier choix qui me tiennent lieu de cuisses (oui, je suis un élevage fermier à moi toute seule!). Par contre, je vais remplacer la vilaine ceinture en tissu violine par un joli foulard.


Quand on est aussi frileuse que moi, on n'a jamais assez de gilets. Celui-ci est en maille de coton bio qui ne gratte pas, avec des broderies qui lui apportent une petite touche slave: j'aime. Par contre, les boutonnières sont un peu justes...


Deux tops en coton bio que j'ai dû prendre en S parce que le M était trop grand. H&M, je t'aime.


Un serre-tête avec un noeud en tulle plat, mi-sage mi-rock'n'roll, et une bague en forme de grosse rose noire - j'adore!

A cela, il faut ajouter un pack de cinq paires de chaussettes purement utilitaires et une bricole rose et noire pour Choupie. C'est ce qu'on appelle rattraper le temps perdu!

mercredi 21 octobre 2009

Piqûre de rappel

J'ai écrit (et publié) ce texte le 14 février 2008, jour où j'ai appris que ma chère Brigitte était tombée dans le coma et n'en ressortirait probablement pas. Le décès de Louise Cooper, que je ne connaissais pourtant que vaguement, fait ressurgir beaucoup d'émotions éprouvées à ce moment-là. Et puisqu'une grande partie de mes lecteurs sont arrivés sur "Le Rose et le Noir" entre-temps et n'ont probablement pas eu l'occasion de la lire, je vous livre de nouveau cette liste de


CHOSES A FAIRE TANT QUE L'ON EST ENCORE VIVANT


- Rire. Rire à se tenir le ventre, à en avoir les larmes aux yeux et du mal à respirer. Le plus souvent possible.
- Voyager. Découvrir d'autres paysages et d'autres cultures. En revenir l'esprit plus large et le coeur plus grand.
- Lire et aller au cinéma. Pour se divertir, pour se cultiver, pour lutter contre l'ennui ou échapper à une réalité trop pesante. Mais ne pas se perdre dans des mondes imaginaires.
- Chanter à tue-tête. Pas seulement dans sa douche. Avec une brosse à cheveux (ou un pinceau Raphaël n°12) en guise de micro, c'est encore mieux.
- Danser comme si personne ne regardait.
- Faire l'amour. Beaucoup. Avec abandon, avec passion, avec tendresse. S'imprégner de l'autre par tous les pores; le sentir, le goûter, le dévorer avec les yeux et l'user de caresses.
- Prendre du plaisir à manger. Expérimenter la nourriture avec ses cinq sens. Savourer le fondant d'un tournedos juteux, le contraste du vert et de l'orange dans une jardinière de légumes, le parfum délicat des épices orientales, le croquant du caramel sur une crème brûlée, l'odeur entêtante de l'Arabica ou l'arrière-goût corsé d'un bon Bordeaux . Se laisser surprendre les papilles par des aliments et des mélanges inédits.
- Trouver une activité, rémunérée ou non, qui apporte fierté et sens de l'accomplissement.
- Montrer aux gens qu'on aime combien ils sont spéciaux. Leur faire savoir qu'on est dans leur camp quoi qu'il arrive. Vanter leurs qualités, avoir de l'indulgence pour leurs défauts. Se souvenir de leur anniversaire. Ne pas hésiter à les prendre dans ses bras, surtout quand ils vont mal. Etre là pour eux autant que possible.
- Se demander quel genre de personne on veut être et quel souvenir on aimerait laisser. Lutter pour devenir ce moi idéal ou s'en approcher le plus possible.
- Vivre à l'étranger, même brièvement. Pour prendre conscience de la limitation de ses repères, se tester dans un environnement inconnu, réaliser qu'on est plus fort et plus débrouillard qu'on croyait.
- Faire au moins une fois dans sa vie de la moto, du ski, du surf ou du parachutisme pour la sensation unique de la glisse, de la vitesse, du vent dans la figure. Parce que rien ne donne l'impression d'être aussi vivant qu'une bonne poussée d'adrénaline.
- S'entourer exclusivement d'objets beaux ou utiles. Tout le reste n'est que capharnaüm et encombre l'esprit autant que l'espace.
- A tout âge, continuer à apprendre quelque chose: le russe, la dorure sur bois, la pâtisserie - peu importe.
- Adopter un animal. Affection illimitée en échange d'un entretien minimum et d'un bol à croquettes rempli régulièrement.
- Etre en paix avec son corps. Cesser de s'acharner dessus pour parvenir à l'image idéale véhiculée par les media; considérer ses défauts avec bienveillance et le remercier pour tous les services qu'il rend, pour toutes les choses merveilleuses dont il est capable.
- Avoir ses priorités en ordre. Important: ce qui rend heureux ou qui est nécessaire pour vivre dans de bonnes conditions. Pas important du tout: l'opinion et les attentes d'autrui.
- Trouver son âme soeur, la personne auprès de qui on se sentira complet et en paix avec soi-même, celle qui jamais ne trahira et toujours accompagnera.
- Créer quelque chose. Peindre des tableaux; écrire un livre; construire une maison; fonder une famille, une entreprise ou une association. Pour inscrire une existence éphémère dans la durée, laisser une trace ou un héritage si modestes soient-ils.

Décès de Louise Cooper

Si je n'ai jamais lu un seul des très nombreux livres de Louise Cooper, j'ai eu l'occasion de la côtoyer à plusieurs reprises sur des salons littéraires et d'apprécier sa très grande gentillesse. Elle et son mari Cas vivaient en Cornouailles; chaleureux, spontanés et dépourvus d'affectation, ils avaient un côté merveilleusement décalé, comme s'ils n'appartenaient pas à notre monde moderne mais auraient été plus à leur place dans un des romans de Louise, au milieu des créatures de Faërie.

Louise est décédée hier soir, et je l'ai appris ce matin par la page Facebook de son éditeur français. Ma première pensée a été: "Mince, elle n'avait même pas 60 ans; c'est sans doute un cancer..." Pourtant, elle semblait très en forme la dernière fois que je l'avais vue, pendant le Salon Trolls & Légendes en avril. Il y a cinq minutes, j'ai découvert qu'elle avait succombé à une hémorragie cérébrale, et j'en ai été bêtement soulagée pour elle. J'espère qu'elle n'a rien senti venir, qu'elle n'a pas eu le temps de souffrir. Mais pour son mari et le reste de ses proches, c'est sûrement d'autant plus dur qu'ils n'ont pas eu le temps de se préparer à l'idée de sa disparition. N'empêche qu'à tout prendre, et même si elle n'était pas bien vieille, ça ne me semble pas la pire façon de mourir.

mardi 20 octobre 2009

Le (mauvais) sens du timing de madame Mère

Pendant des mois - que dis-je? des années -, j'ai fait le forcing auprès de mes parents pour qu'ils prennent un abonnement à Internet. Argument massue: "On pourra utiliser Skype pour se parler et même se voir, ça vous fera faire de méga-économies de téléphone".

Ils ont mis le temps à se décider, mais depuis, qu'est-ce qu'ils se rattrapent! Surtout Mère. Désormais, à toute heure de la journée, alors que je suis en train d'essayer de battre le record hallucinant de LaContradiction à Bubble Spinner de peiner sur une traduction difficile, une petite fenêtre s'ouvre subitement sur mon écran tandis que retentit une sonnerie impossible à ignorer. Et dans la seconde suivante, une voix guillerette s'exclame: "Allô Zouzou? C'est maman." Quinze ans que je bosse à la maison; pourtant, elle n'a toujours pas compris que je ne passe pas mes journées à glander, que je ne vole pas les milliards de paires de pompes qui encombrent mes placards, et que non, Air France ne me fait pas cadeau de mes billets d'avion à destination des USA ou du Japon parce que j'ai une tête sympathique: je paie tout ça avec les sous gagnés à la sueur de mes petits neurones. Si si. Mais allez expliquer ça à une retraitée un peu désoeuvrée et notoirement dans la lune...

Ainsi, tout à l'heure, je me débattais avec une difficulté assez particulière. J'étais en train de traduire une scène de triolisme dans laquelle l'auteur réussit le tour de force de n'employer aucun terme anatomique et encore moins argotique, ce qui fait quelque peu pudibond en anglais et carrément ridicule en français. L'héroïne se trouvait coincée en sandwich entre ses deux partenaires masculins, un qu'elle chevauchait et l'autre qui tentait, mesdames-messieurs, de s'introduire dans "un orifice qu'elle n'était pas prête à lui concéder". Faute d'y avoir accès, le malheureux se contentait de "faire glisser sa raideur entre ses fesses humides" alors qu'elle n'avait pourtant "pas encore connu la libération".

J'étais en train de me dire, premièrement que c'est bien hypocrite de ne jamais écrire le mot "bite" ou simplement "pénis" alors que la demoiselle se livre régulièrement à des orgies nécrophiles; deuxièmement, que dans les mêmes romans, on trouve des descriptions de scènes de crime épouvantables - et franchement, qu'est-ce qui est plus choquant pour vous: un gamin démembré avec les tripes à l'air, ou trois adultes consentants qui s'envoient joyeusement en l'air? Bref, je suais sang et eau pour rester dans le ton et narrer une double pénétration avec le vocabulaire de la comtesse de Ségur quand la sonnerie désormais familière a retenti et la voix de Mère claironné: "Allô Zouzou? Je comprends pas ce qui se passe, ma webcam marche pas!"

Cette femme a pris 26 kilos et hurlé autant d'heures sur un lit d'hôpital pour me mettre au monde. En outre, elle a réussi le tour de force de ne pas me passer par la fenêtre de notre appartement situé au 12ème étage quand j'étais ado et que je lui en faisais voir de toutes les couleurs. Il y a des jours où c'est vraiment la seule chose qui me retient de l'envoyer bouler.

lundi 19 octobre 2009

Putain 3 ans

(Note à mes lecteurs: Ce titre d'un raffinement assez modéré est censé contrebalancer la mièvrerie de ce qui va suivre. D'avance, je vous remercie de votre compréhension.)

Le 19 octobre 2006, Chouchou et moi nous jetions sauvagement l'un sur l'autre dans le hall de la Gare du Midi faisions poliment connaissance avec la timidité et la réserve qui nous caractérisent tous deux. A ce moment-là, il n'était question que de sexe débridé d'une petite aventure sans lendemain entre nous. Mille kilomètres et une frontière séparaient nos lieux de vie respectifs; Chouchou sortait tout juste d'une relation de dix ans qui lui avait bien cabossé le coeur; quant à moi, j'avais abjuré les hommes suite à la traîtrise du chacal jaune dont je m'étais séparée six mois auparavant. En plus, bien que partageant mon goût prononcé pour le fétichisme et le SM le Japon et les voyages, Chouchou n'était pas du tout mon type d'homme physiquement. Moi, j'aimais les colosses d'au moins 1m80 avec un côté gros nounours rassurant, ou à la limite les grandes tiges glabres à cheveux longs et physique d'elfe. Je ne me voyais absolument pas avec un chauve de taille moyenne, belge de surcroît, et possédant un passif psychologique et amoureux encore plus chargé que le mien.

Trois ans plus tard, non seulement je suis toujours avec lui, mais je n'ai jamais été aussi heureuse de ma vie. Après une première année et demie assez cahotique, à cause de l'éloignement et de nos sautes d'humeur respectives, chacun a appris à détecter les débuts de conflits potentiels et à les désamorcer. Il faut dire que nous sommes très "communicants" tous les deux, et que ça aide beaucoup de ne pas devoir deviner ce que pense l'autre ou la raison pour laquelle il réagit comme il le fait. Nous nous respectons et nous épaulons mutuellement. Je l'ai poussé à se mettre au dessin; il me pousse à écrire et à créer sous une multitude de formes. Contrairement à ce qui a pu se passer avec mes précédents partenaires, nous ne sommes pas dans la compétition mais dans l'émulation. Comme nous partageons beaucoup de centres d'intérêt (pas tous, mais beaucoup), nous pouvons multiplier les sorties et les activités sans que l'un des deux doive se sacrifier à chaque fois; ces moments enrichissent notre imaginaire individuel mais aussi notre relation. Bien que nous ne soyons pas des parangons de beauté, chacun trouve l'autre physiquement attirant et ne se prive pas de le lui montrer. Etre avec lui m'a rendue affectueuse, voire carrément démonstrative, et comme il adore les câlins, nous passons notre vie à nous toucher et à nous embrasser.

Globalement, je dirais que chacun de nous fait ressortir le meilleur chez l'autre et le pousse à se dépasser - soit exactement l'inverse de ce qui nous était arrivé avec nos partenaires précédents. Il n'est pas seulement mon amoureux, mais aussi mon meilleur ami et mon confident. Je n'éprouve pas le besoin de lui cacher quoi que ce soit; son avis m'intéresse toujours sauf en matière de cinéma et de politique belge, et personne ne me fait rire autant que lui. Les belles choses le sont deux fois plus quand nous les savourons ensemble; les choses laides le sont deux fois moins s'il est avec moi pour m'aider à les surmonter; les choses banales se parent de fantaisie et de gaieté par la grâce de notre entente. Aujourd'hui, mon voeu le plus cher est de vieillir à ses côtés. Et de fêter beaucoup, beaucoup d'autres anniversaires.

Journée portes ouvertes au Typographe



Hier après-midi à la journée portes ouvertes organisée par le Typographe,
il y avait de délicieux cupcakes, des souris en réglisse et du Coca servi dans des gobelets en carton noir et blanc
il y avait des meubles d'imprimerie et des cassetins que j'aurais volontiers ramenés chez moi
il y avait des lettres et des chiffres représentant des dizaines de déclinaisons de chaque police et probablement quelques tonnes de métal
il y avait des machines à l'ancienne comme on n'en voit plus guère
il y avait un des derniers compositeurs professionnels (le métier étant en voie de disparition) qui imprimait gentiment leur prénom aux enfants des visiteurs
il y avait un dictionnaire du typographe en exemplaire unique, plein d'expressions savoureuses comme "c'est la faute des mouches"
il y avait une papetière adorable avec qui j'ai eu une conversation passionnante sur les différents types de papier et leur fabrication
il y avait un superbe fascicule de démonstration illustré de poules toutes plus délirantes les unes que les autres, et des carnets sublimes qui n'étaient malheureusement que des cadeaux promotionnels - donc pas à vendre
il y avait Chouchou et moi qui, au péril de sa vie, introduisions Ernest-Raoul dans des machines qui tranchent et aplatissent,
il y avait Miss Sunalee et diane cairn avec qui nous sommes ensuite allés goûter au Balmoral,
et c'était drôlement bien.

Le Typographe déménage bientôt au 67 rue américaine, 1050 Bruxelles.

dimanche 18 octobre 2009

Un nouveau pensionnaire


Souhaitons la bienvenue à Hubert le Hibou,
une création TITI + THE GERMAN KID
dénichée hier au Modemuseum de Hasselt.

"In her shoes" au Modemuseum de Hasselt

Depuis que nous avons rencontré Miss Sunalee, nous parlions d'aller voir cette expo à Hasselt, mais toujours des empêchements surgissaient pour nous empêcher de fixer une date. Là, nous n'avions plus le choix: c'était le dernier week-end avant la fin de l'expo où nous nous trouvions tous à Bruxelles plutôt qu'à Copenhague ou - moins exotique mais probablement tout aussi agréable - à Nantes.

A 12h34, nous avons donc pris le train pour Hasselt, petite ville flamande située du côté des frontières néerlandaise et allemande. Une heure et demie plus tard, nous débarquions sous un ciel menaçant avec l'estomac dans les talons. Nous aurions pu prendre le bus jusqu'au Musée de la Mode; nous avons préféré traverser le centre à pied histoire de chercher une gargote où nous restaurer. Bien nous en a pris: on dira ce qu'on veut des Flamands, mais toutes celles de leurs villes que j'ai visitées étaient propres, belles et soigneusement entretenues. Ici, en plus, j'ai remarqué une foultitude de boutiques plus originales les unes que les autres, où je n'aurais pu me retenir de farfouiller si mon estomac n'avait pas hurlé plus fort que mon nerf du shopping. J'ai quand même entraîné mes compagnons dans un magasin de vêtements et de gadgets vintage ou pseudo-rétro absolument adorable, dont j'ai bêtement négligé de relever le nom et où Chouchou n'a pas pensé à prendre de photos. Tss tss.

Après avoir avalé un truc vite fait dans un snack, nous sommes arrivés au Musée de la Mode. Dès le hall d'entrée, l'expo semblait très prometteuse, pleine de modèles originaux et délirants. Ma première impression s'est rapidement confirmée. Nous avons pu admirer un grand nombre de chaussures improbables ou qui nous ont fait nous exclamer, Miss Sunalee et moi: "Oh, celles-là je les porterais volontiers!". Toutes les époques étaient couvertes depuis le début du vingtième siècle, et quantité de designers belges ou autres étaient représentés avec leurs créations les plus frappantes. La scénographie permettait d'admirer chaque pièce à loisir sous tous les angles, et pour une fois, les photos étaient autorisées, youpi! Mais ce qui m'a surtout frappée, c'est la beauté du bâtiment et la façon astucieuse dont il a été aménagé, avec de vraies trouvailles comme les passerelles aériennes, la grande porte en biais ou la porte minuscule façon "Alice au pays des merveilles". En fait, je n'ai qu'un seul reproche à faire à "In her shoes", c'est l'absence d'explications ou de commentaires dans une langue autre que le flamoutchi. A part ça, j'ai énormément aimé, et malgré la durée du trajet, je reviendrai très volontiers au Modemuseum pour une prochain expo.

samedi 17 octobre 2009

Mathilde Junior

Ca faisait un petit moment déjà que j'avais envie d'un nouveau sac à main. Le Darel, je mets trois heures à localiser le moindre truc dedans; le Dreyfuss a une couleur pas évidente à assortir et une contenance limitée. Faute de budget maroquinerie (le moment de prendre les billets d'avion pour notre prochain séjour au Japon approche, et ils ne sont pas vraiment meilleur marché que la dernière fois...) et de trouver un modèle qui crie mon nom (ce n'est pourtant pas faute d'avoir arpenté le boulevard Haussman en tous sens, l'oreille dressée, le mois dernier), je m'étais décidée à ressortir mon Mathilde du placard: un Le Tanneur de l'automne 2006 qui a eu tant de succès qu'on le fabrique encore aujourd'hui en changeant les couleurs et parfois les matières deux fois par an.

En le portant, je me suis souvenue pourquoi je l'avais acheté à l'époque. Trois grands compartiments dont un avec fermeture éclair pour les trucs précieux et deux sans pour les machins sans valeur qu'on passe son temps à sortir et à ranger, plus plein de poches intérieures pour les petits brols... "Il est vraiment pratique, ce sac. Dommage que j'aie pris le grand modèle qui déséquilibre un peu ma silhouette, et dommage aussi que je me sois lassée de ce marron", me disais-je en mon for intérieur, attendant de trouver une solution plus satisfaisante.

Et puis un bonheur n'arrivant jamais seul, hier en sortant de chez Tropismes, je suis tombée en arrêt devant la vitrine de la boutique Le Tanneur. Au milieu de celle-ci, pile à la hauteur de mon regard, trônait un Mathilde moyen en nubuck bleu canard absolument irrésistible... et en promo à -40% pour une raison aussi inexplicable que miraculeuse. Evidemment, j'ai balayé les objections budgétaires d'un grand geste insouciant qui a d'ailleurs fait valdinguer le pauvre Ernest-Raoul: quand allais-je retrouver un sac aussi parfait pour seulement 165€? Du coup, vous pouvez vous attendre à un jeu du sac dans les jours à venir, parce que j'ai trop envie de l'exhiber!



Pénélope Jolicoeur en dédicace chez Tropismes: le retour!

Comme la fois précédente, j'ai choisi d'arriver chez Tropismes avec une heure d'avance pour être la première à passer, plutôt que de me pointer à 16h pile et de devoir piétiner pendant trois heures dans une file de plus de cent personnes. Et le calcul était encore meilleur que la fois précédente, car entre-temps, Pénélope "Jolicoeur" Bagieu a vendu bien assez de "Ma vie est tout à fait fascinante" ou de tomes de "Joséphine" pour ne plus être considérée juste comme une blogueuse qui a sorti un album, mais comme une auteure de bédé à part entière. Sa popularité a grandi en conséquence, et lorsque je repartirai, la queue fera tout le tour de L'Appartement, descendra jusqu'au 1er étage de la librairie, traversera celui-ci et occupera encore une bonne moitié de l'escalier du rez-de-chaussée.

Pénélope, donc, arrive un peu avant l'heure prévue, vêtue tout à fait comme dans ses posts hélas de plus en plus rares - la rançon du succès: robe-nuisette style vintage (Manoush?) sous un gilet noir, collants gris foncés, bottes marron. Visiblement amincie, elle porte son traditionnel vernis rouge vif, mais pas le moindre soupçon de maquillage sur son visage très pâle, aux traits tirés et un peu plus creusés que dans mon souvenir. Je la trouve émouvante de se montrer ainsi sans fard. Je sais comme beaucoup de monde qu'elle a connu un gros chagrin il y a quelques mois, et ça me donne envie de prendre soin d'elle, de lui offrir un thé et des petits gâteaux, de lui parler doucement et de lui recommander de se ménager. Mais peut-être pas aujourd'hui, car derrière moi, des dizaines de clones jeunes filles coiffées et habillées comme elle attendent sagement leur tour. Ca change du public souvent très fortement masculin que l'on rencontre aux dédicaces des autres dessinateurs...

Pénélope ne fait pas sa diva: elle répond "Bien sûr!" quand on lui demande si on peut la prendre en photo et accepte le verre d'eau tiède qu'on lui propose pour ne pas envoyer quelqu'un lui chercher un Coca light au bar d'en face. Ca aussi, ça la rend attachante. En plus, Pénélope a bonne mémoire: elle se souvient de moi, de Régis et de la visite que nous lui avions rendue l'an dernier à son atelier parisien. Petite fierté de fan. Je lui réclame un beau dessin à offrir, et puis un petit deuxième pour moi (ce qui me fait racheter un agenda 2010, mais tant pis: il est super et je trouverai bien quelqu'un à qui donner le premier). Et bien entendu, je lui demande si elle peut poser pour moi avec Ernest-Raoul dans les bras, précisant au passage: "J'ai douze ans et demi d'âge mental et j'assume". "Tu as bien raison", approuve-t-elle. Je la remercie, traîne encore un peu dans le coin pour faire quelques photos supplémentaires et prends le chemin du retour un grand sourire aux lèvres. Pénélope, you rock!

vendredi 16 octobre 2009

My safe place

Hier, troisième séance avec Mme Mapsy. Nous sommes vraiment entrées dans le vif du sujet cette fois. Dans le cadre d'un des exercices de thérapie, elle m'a demandé de visualiser "un endroit imaginaire idéal, où je serais seule et où je me sentirais parfaitement sereine et en sécurité". C'est le genre de truc qui me gonfle d'habitude et pour lequel je n'ai jamais d'idée. Mais pleine de bonne volonté, j'ai essayé quand même, et à ma grande surprise, une image est venue assez vite: celle de la bibliothèque du monastère de Strahov sur laquelle j'avais flashé pendant notre séjour à Prague en juin dernier. Il n'a pas été très difficile de broder autour.

Je suis dans une grande bibliothèque pleine de recoins et d'alcôves. Mais pas sombre et poussiéreuse, non: inondée de lumière par le dôme en verre blindé qui lui sert de plafond. Je sens la caresse tiède du soleil sur mon visage et mes bras nus. Une légère odeur de mandarine et de cèdre flotte dans l'air. Le sol est couvert d'une épaisse moquette bleu-gris. Des coussins épars invitent à s'y allonger un livre à la main. Les rayonnages recouvrent entièrement les murs; on peut y accéder par une haute échelle à roulettes et par une mezzanine qui fait tout le tour de l'immense pièce rectangulaire. Tous les ouvrages sont soigneusement classés par genre et par ordre alphabétique d'auteur, et des étiquettes calligraphiées à la main permettent de s'y retrouver. La porte d'entrée est en chêne épais bardée de ferrures et munie d'une énorme serrure à l'ancienne. Face à elle, la mezzanine décrit une avancée de trois ou quatre mètres au-dessus du rez-de-chaussée. Il y a là un très grand bureau dont on peut régler le plateau inclinable pour écrire ou dessiner, et plein de tiroirs contenant crayons, papier, carnets, pinceaux et peinture.

Apparemment, je vais passer pas mal de temps dans cette bibliothèque durant les séances à venir. Une méga-livraison Amazon s'impose ^^
Et vous, à quoi ressemblerait l'endroit idéal où vous vous sentiriez bien et en sécurité?

Ah oui, au fait...


Voici mes fameuses nouvelles lunettes!
Je sais, rien d'extraordinaire a priori,
mais si vous saviez le mal que j'ai eu à les trouver!

jeudi 15 octobre 2009

A birthday and an anniversary

Hier, c'était le 43ème anniversaire de l'Homme. Le 4ème qu'il fêtait (ou pas) sans moi.
Je ne me rappelle même plus la dernière fois que je l'ai vu. Je crois que c'était il y a un an et demi.
Cette nuit, j'ai fait un cauchemar dans lequel il m'annonçait qu'il me quittait - chose qu'il n'a jamais eu le courage de faire dans la réalité. Et j'avais mal à en crever, vraiment. Ce qui n'a pas été le cas dans la réalité, car je savais que cette histoire était arrivée à son terme et que nous aurions déjà dû nous séparer depuis longtemps.

Si la vie était un roman, à un moment, j'aurais eu un déclic qui m'aurait libérée de son souvenir et mise en paix avec notre rupture foireuse. La vie n'est pas un roman, et ce détachement s'est fait de façon graduelle, imperceptible. Sans qu'il se produise la moindre épiphanie, un jour j'ai réalisé que j'avais cessé de me sentir dans une vie qui, bien que beaucoup plus heureuse que celle que je menais avec lui, n'était pas la mienne. Désormais, je n'ai plus l'impression d'avoir été projetée par erreur dans un univers parallèle à la Sliders. Ce serait même plutôt l'inverse: il me semble avoir enfin trouvé la place qui devait être la mienne depuis le début.

Lundi prochain, ça fera 3 ans que je suis avec Chouchou. C'est le temps qu'il m'aura fallu pour ne plus nourrir aucun sentiment équivoque même dans les recoins les plus secrets de mon coeur.
Le temps guérit tout, oui. Mais on ne peut pas dire qu'il se presse, le salaud.

La scène se passe dans un lit...

Quand Chouchou m'a annoncé qu'il allait faire une bédé avec cette anecdote déjà vieille de... pfff, longtemps puisqu'elle s'est passée dans l'ancien appartement et que ça fait aujourd'hui un an que nous sommes dans le nouveau, j'avoue que j'imaginais tout autre chose.

Mesdames et messieurs, je vous présente donc la première bédé cochonne sans l'ombre d'un nichon ou d'une fesse. Mais avec quand même un gros mot (faut pas déconner).

mardi 13 octobre 2009

J'ai l'impression d'avoir ENCORE oublié quelque chose...


...Mais quoi?

(Désolée pour la mauvaise qualité de la photo qui a été prise avec mon téléphone portable.)

"Accès direct à la plage"

A Monpatelin, une pièce entière est consacrée à ma bibliothèque. Et elle est pleine à craquer. Comme je continue à acheter des livres à un rythme infernal et que je n'ai aucune intention d'investir dans un manoir pour les loger, j'ai instauré la règle suivante: "One in, one out". En d'autres termes, pour chaque bouquin lu que je décide de garder, je dois me séparer d'un autre moins aimé. Ainsi ma bibliothèque présente-t-elle une sélection de plus en plus pointue des ouvrages qui ont jalonné ma vie.

Comme je suis tout à fait incapable de jeter des livres, j'attends généralement d'en avoir de quoi remplir un sac recyclable et je porte le tout chez un bouquiniste. Ainsi, je récupère quelques euros et d'autres gens pourront profiter de mes bouquins nickel à bas prix. A priori, c'est un bon plan. Sauf que de temps en temps, au lieu de repartir avec mes 20 ou 30€ en poche, je les réinvestis directement dans des livres d'occasion.

Voilà comment j'ai fait l'acquisition de ce premier roman de Jean-Philippe Blondel, auteur découvert il y a quelques années avec son "Juke Box" et suivi avec intérêt depuis lors. J'aime beaucoup sa façon de faire revivre le passé, à l'aide de petits détails évocateurs et d'émotions universelles. "Accès direct à la plage" n'est pas bien épais, et je pensais n'y trouver que des souvenirs de vacances délicieusement nostalgiques. En réalité, ce roman a bien plus à offrir. Au fil des ans et des lieux de villégiature estivale, différents personnages se racontent, et on s'aperçoit bientôt que chacun d'eux est lié à au moins un des autres d'une façon parfois émouvante, parfois troublante ou carrément dérangeante. Ainsi les récits individuels tissent-ils la trame d'une histoire plus vaste et plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord. Ce côté "puzzle" qui m'a rappelé "Triste revanches" de Yoko Ogawa fait d'"Accès direct à la plage" un excellent bouquin de sac à savourer petit morceau par petit morceau.

lundi 12 octobre 2009

Où mon étourderie contrecarre mes plans

Je voulais profiter de cette semaine à Monpatelin pour mener à bien plein de mini-projets:
- trier mes chaussures, prendre en photo celles dont je veux me débarrasser et préparer des annonces à passer sur eBay le mois prochain
- ressortir mes vieux journaux intimes, les prendre en photo (soit méthodiquement un par un, soit en choisissant une date au hasard dans l'année et en recherchant les entrées correspondant à ce jour dans les dizaines de carnets noircis entre les âges de 8 et 30 ans), les archiver et peut-être en faire un post
- finir de prendre en photo mes albums de scrap terminés
- prendre une photo de ma 2ème PAL - car j'en ai une aussi à Monpatelin, même si elle est plus modeste que celle de Bruxelles) et en faire un post
- refaire une photo de sac pour proposer une deuxième édition de ce petit jeu avec les nouvelles lectrices qui ne connaissaient pas encore "Le rose et le noir" à l'époque

Point commun de tous ces projet: j'avais besoin de mon Lumix pour les concrétiser! Et mon Lumix est resté à Bruxelles dans la sacoche de Chouchou. Jamais plus je ne sortirai sans sac à main et ne confierai mes affaires à quelqu'un d'autre.

Bon, j'ai quand même trié mes chaussures et décidé de me débarrasser:
- de 3 paires de ballerines Unisa toutes neuves (le même modèle en blanc, en rose et en turquoise); je les ai données à Choupie qui du haut de ses 7 ans ne tardera pas à faire la même pointure que moi!
- de 3 paires de chaussures usées jusqu'à la trame, auxquelles j'ai un fort attachement sentimental (elles datent de ma période faste avec l'Homme) mais que je ne remettrai jamais; il y a là une paire de godillots bruns OXS increvables et deux paires de ballerines Twins de chez Camper: une noire avec un bouton sur un pied et une aiguille sur l'autre, une rouge avec l'inscription "Red Riding Hood"; je vais les dessiner puis les jeter
- une paire de boots Free Lance en cuir noir, super hauts et pointus au bout, jamais sortis de leur boîte; je les destine à eBay
- une paire de mules japonisantes Prada noires à semelle faussement compensée, les premières chaussures vraiment chères que je me suis offertes chez Colette il y a plus de 10 ans... et que je n'ai jamais portées; depuis le temps, elles sont quasiment vintage! eBay aussi pour elles
- une paire d'escarpins Luciano Padovan, pointus au bout, d'une sublime couleur orange brûlée mais hélas pas assez hauts pour moi; eBay itou
- une paire d'escarpins noirs à bride Un Dimanche à Venise mais ayant le même problème que les précédents, trop portés cependant pour être donnés ou revendus mais insuffisamment abîmés pour que je puisse les jeter le coeur léger; je sens qu'ils vont me poser un gros dilemme
- 2 paires d'escarpins Zara très hauts et très pointus; l'une rose, l'autre marron, en imitation croco, mises environ une fois chacune car un peu grandes pour moi; destin encore indéterminé; je les donnerais volontiers, mais à qui?
- une paire de vertigineuses sandales Fluxa couleur bronze à très fines lanières, avec une fleur sur le dessus, que j'ai dû mettre une seule fois parce qu'elles me sont trop grandes et dont je réalise en écrivant ce post qu'elles pourraient très bien aller à Ingrid
- une paire de mules en daim rose pointues et à petit talon, honteusement repompées sur mon modèle Prada de l'été 2003 que j'avais vu à Florence et renoncé à acheter, d'une part à cause de leur prix, d'autre part parce que l'Homme et moi étions en moto et que nous avions très peu de place pour nos bagages; à la rentrée suivante, j'ai trouvé cette copie à 40€ dans un magasin pas loin de chez moi et je me suis jetée dessus; bien entendu, je ne les ai jamais portées, et je ne vois vraiment pas qui ça pourrait intéresser

Ce qui nous fait donc 14 paires potentiellement évacuées, un pogrom absolument sans précédent dans mon placard à chaussures. Et je ne me suis pas encore penchée sur le cas des baskets (entre autres, 3 paires de Vans et 1 d'Asics alors que je porte exclusivement des Converse basses sans lacets...).

dimanche 11 octobre 2009

"L'anniversaire de la salade"


Comme le haïku auquel il a donné naissance, le tanka est une forme de poésie japonaise extrêment codifiée dans sa forme et qui, au niveau du fond, se doit de capturer un instant fugace vécu personnellement par l'auteur. Quelque peu négligé de nos jours, il a suscité un récent regain d'intérêt grâce à ce recueil publié par Machi Tawara, une jeune institutrice qui y raconte son quotidien et ses émois avec une délicatesse toute frémissante.

"L'Anniversaire de la salade" n'est ni aussi juvénile ni aussi sucré que sa couverture française le laisse supposer, mais il possède une fraîcheur indéniable qui fait que l'on tourne et retourne longuement chacune de ses strophes dans sa tête, comme on laisserait fondre lentement un carré de très bon chocolat sur sa langue pour mieux le déguster. La joie d'être en vie et les élans amoureux se mêlent avec bonheur à une certaine mélancolie lucide; les réflexions profondes côtoient harmonieusement des considérations très terre-à-terre. En refermant ce livre, je me suis dit que j'aurais adoré être amie avec son auteure. Et aussi que j'avais encore beaucoup de progrès à faire en matière d'écriture.

samedi 10 octobre 2009

D'un autre côté, ça aurait pu être encore pire (des speculoos, par exemple)

Hier après-midi, comme je remontais l'avenue du marché en flânant, j'ai senti mon estomac gargouiller. "Ca tombe bien, ai-je pensé, je ne suis pas loin du kiosque où ma mémé m'achetait des chichis quand j'étais petite." Le chichi étant 1/une spécialité locale 2/un bon souvenir d'enfance 3/gras, sucré et crousillant à souhait, j'ai pressé le pas en salivant d'avance. Je sentais déjà le carré de papier blanc s'imprégner de taches d'huile dans ma main, les grains de sucre parsemer mon menton et le tour de ma bouche, le goût de la pâte frite exploser dans ma bouche et combler mes papilles.

Puis je suis arrivée devant le kiosque. Dont l'enseigne "Chichis" avait disparu, remplacée par un hideux panneau jaune fluorescent qui clamait en grosses lettres au marqueur noir:
SPECIALITE DE GAUFFRES LIEGEOISES

vendredi 9 octobre 2009

Barbecue d'orcs sauce onirique

Cette nuit, j'ai sauvé le Gondor.

Après que mes compagnons et moi ayons réussi à échapper aux forces d'occupation orcs, je me suis emparée d'un porte-voix pour adresser à la population un vibrant appel au soulèvement. Les nains présents dans l'audience ont d'abord eu l'air sceptique, probablement parce que je suis une faible femme, mais ma ferveur a fini par avoir raison de leurs réticences. C'est à la tête d'une véritable armée que nous sommes partis affronter l'envahisseur. Au début, voulant donner l'exemple de la miséricorde, je me suis contentée de lancer des sorts de protection - des boucliers invisibles contre lesquels rebondissaient les armes ennemies. Mais leur nombre ne cessait de croître et la cruauté qui déformait leur hideux faciès tandis qu'ils démembraient mes alliés avec un rire sauvage a fini par rompre les digues de ma fureur. Je me suis mise à projeter de monstrueux jets de flammes qui ont ouvert dans leurs rangs des sillons de carnage et de mort. Une épouvantable odeur de chair brûlée s'est répandue sur le champ de bataille. Ivre de pouvoir, j'ai continué à faire feu jusqu'à ce que quelqu'un hurle mon nom à plusieurs reprises.
- C'est fini, nous avons gagné.

...Un des avantages d'avoir diminué ma dose de médocs, c'est que j'ai recommencé à rêver la nuit. Un des inconvénients, c'est que mon boulot de traductrice me paraît un chouïa ennuyeux comparé à celui de sauveuse du monde.

jeudi 8 octobre 2009

Home sweet home, and a pair of new glasses

Je crois que c'est la première fois depuis le début de l'année que je suis contente de me retrouver chez moi. Et par là, je ne veux pas dire "à Monpatelin", mais "dans mon duplex d'amour". Non parce qu'entre le patakès des compteurs d'eau inversés et mes visions de chutes du Niagara se déversant chez mes voisins en janvier/février, mon invasion de pseudo-termites en mai/juin/juillet/août et l'attaque de panique qui en a résulté, plus le fait que je n'arrivais plus à ouvrir les volets au loquet rouillé dans mon bureau et me voyais donc obligée de bosser à la lumière électrique y compris à midi en plein été, ça faisait bien longtemps que je n'avais eu aucun plaisir à être ici.

Cette fois, tout est différent. Mon anxiété est sous contrôle; un voisin entrepreneur a rebouché les trous de mon plafond et une malheureuse burette d'huile achetée 2,50€ chez Carrefour m'a permis de retrouver le spectacle familier de l'avenue et de la montagne d'en face. Et puis l'automne est magnifique, exactement comme je l'aime avec un ciel légèrement moutonneux mais du soleil, juste ce qu'il faut de vent et une petite vingtaine de degrés. Le seul fait de regarder dehors me met le coeur en joie. Ce matin, c'est presque en gambadant que je me suis rendue chez Généraliste Adoré dont la secrétaire n'avait pu me caser un rendez-vous qu'à 9h. Il m'a félicitée pour mon allant et bien recommandé "de ne pas prendre la place de mon thérapeute, ce qui est toujours le danger avec les gens aussi intelligents que vous et qui veulent absolument tout contrôler". Cinq minutes plus tard, comme je lui montrais mon dernier bilan sanguin en me réjouissant de n'avoir pas de cholestérol malgré mon surpoids, il a ouvert de grands yeux étonnés: "Vous n'êtes pas en surpoids!". Cet homme mérite soit un Oscar, soit une visite gratuite chez l'ophtalmo, mais enfin je l'aurais volontiers embrassé.

La journée s'est continuée aussi bien qu'elle avait commencé. Passage à la Poste; courses chez l'épicier sympa (et néanmoins à court de roquette en sachet, crime pour lequel il mériterait d'être pendu par les petits orteils jusqu'à ce que mort s'ensuive), puis le primeur encore plus sympa qui a convenu avec moi qu'en automne, quand on n'aime pas les pommes, c'est quand même bien difficile d'avoir son quota de fruits ma pôv'dame; arrêt à la pharmacie pour renouveler le stock de médocs et embarquer ENCORE un autre petit vernis Mavala. A 10h30, j'étais assise à mon bureau et prête à attaquer ma journée de travail. Dont j'avais expédié plus de la moitié à 13h malgré de nombreuses pauses pour traire mon raisin et récolter mes éléphants*. Du coup, j'ai eu envie de sortir et décidé à l'unanimité avec moi-même que je pourrais bien faire ce qui me restait de boulot ce soir, vu que je ne regarde pas la télé et n'ai pas de quoi peindre ici.

Direction le centre commercial voisin. J'avais dans l'idée de chercher un nouveau sac à main, mais au Printemps, je n'ai entendu aucun d'eux crier "Adopte-moi, adopte-moi!". Peut-être étaient-ils victimes d'une extinction de voix collective? Idem pour les manteaux, soit trop fins, soit d'une coupe peu avantageuse pour les silhouettes en bouteille d'Orangina. En revanche, après avoir fait deux opticiens sans succès, j'ai fini par dénicher mes nouvelles lunettes chez Grand Optical - où j'avais déjà acheté toutes les précédentes des... quinze dernières années minimum. La monture Tom Ford hors de prix mais sublime vue à Bruxelles mardi soir m'avait fait changer d'avis: je ne voulais plus de couleur pétante style rouge cerise, rose tyrien ou orange vif, mais du bête noir plus versatile, soulignant mieux mon regard et ne risquant pas de clasher même avec le plus arcencielesque des maquillages. Par contre, hors de question de prendre ces petites montures rectangulaires qu'on voit sur le nez de tout le monde en ce moment, ça ne me va pas du tout et j'aime avoir des lunettes un minimum originales.

Au final, mon choix s'est porté sur une Paul & Joe en acétane noire, un poil moins arrondie mais plus grande que ma monture actuelle, avec des branches articulées par de discrets papillons métalliques. Ca n'a pas été le coup de foudre au premier essai, mais j'y suis revenue plusieurs fois et plus je me regardais avec, mieux je me trouvais. Après avoir attendu vingt minutes qu'une opticienne se libère (visiblement, les gens n'ont jamais entendu parler de l'opération de la myopie au laser, ou alors ma phobie qu'on me touche les yeux est plus courante que je ne le crois), puis un bon quart d'heure pour que son ordinateur cacochyme et égrottant consente à établir un devis, j'ai demandé combien allait me coûter cette histoire.

OPTICIENNE: - Alors pour la monture, vous avez de la chance, nous faisons en ce moment une opération avec une réduction dont le pourcentage dépend de votre âge. Quel âge avez-vous, Mme Armalite?
MOI (du tac-au-tac): - 99 ans.
OPTICIENNE (interloquée): - Euuh... Ha ha?
MOI (de marbre): - Je suis très bien conservée.

Je l'ai laissée mariner pendant quelques secondes de silence inconfortable avant de passer aux aveux, et de voir tout de même le prix de ma monture baisser de 239 à 149€. Quant aux verres, remboursement symbolique de mutuelle pris en compte, ils revenaient à 107 € chacun. Honteusement cher si on pense que les lunettes refaites en urgence au Japon il y a 4 ans m'avaient coûté 38€ tout compris, mais bon. J'ai donné mon feu vert à la dame. Qui est aussitôt partie au labo vérifier la disponibilité des verres... et est revenue m'annoncer qu'elle avait le droit mais pas le gauche. "Ce sera prêt samedi." "Ah oui mais ça ne m'arrange pas du tout ça. Je n'ai pas l'intention de repasser ici avant la fin de mon séjour. Par contre, je serai demain à proximité de votre magasin du centre-ville." Accommodante, l'opticienne a téléphoné à l'autre boutique. Qui avait bien mon verre gauche, mais pas le droit ni la monture. Et personne ne pouvait amener le verre en urgence là où je me trouvais. Damned.

Un instant, j'ai cru que j'allais devoir poursuivre ma quête ailleurs. Mais finalement, la dame a trouvé le moyen de faire parvenir monture et verre droit au magasin du centre-ville, où je pourrai aller chercher ma paire montée demain après-midi. Et c'est là que j'ai eu une révélation: les gens sont vachement plus motivés pour vous venir en aide quand vous êtes sympa et souriante que quand vous les prenez de haut et vous plaignez de la qualité du service. "Good girls go to heaven, bad girls go anywhere they want", dit une maxime américaine. Depuis quelques semaines, je n'en suis plus si sûre**.

*Si vous ne jouez pas à Farmville, ne cherchez même pas à comprendre.
**D'un autre côté, je rappelle que je suis sous l'influence de la drogue et qu'il est possible que cela affecte mon jugement.

mercredi 7 octobre 2009

La blonde persiste et signe

Ce matin dans le bus qui m'emmenait à la gare du Midi prendre le premier des deux trains à destination de Monpatelin, j'ai été saisie d'un doute affreux: n'avais-je pas oublié ma trousse de dessin?
Vérification effectuée, la trousse était bien là, avec son contenu complet - jusqu'au taille-crayon à réservoir pour mon 2B chéri. Par contre, mon portable belge (dit "GSM" par les autochtones), mon appareil photo et... les clés de mon appart' manquaient à l'appel.
Heureusement que j'ai fait une formation de serrurier accélérée avec Dumbo la semaine dernière.

mardi 6 octobre 2009

La blonde frappe toujours 2 47 fois

En fin d'après-midi, malgré la pluie, je me suis traînée Chaussée de Charleroi avec deux objectifs prioritaires:
- acheter des enveloppes à bulles chez Nias
- échanger ma saison 2 de Gossip Girl contre la saison 1 de True Blood de Miss Sunalee

A 19h, j'étais de retour chez moi avec:
- quatre nouveaux demi-godets d'aquarelle (un gris de Payne, un marron Terre Ombre Naturelle, un bleu French Ultramarine et un vert Oxyde de Chrome)
- deux recharges de carnets Tout Noté (une petite et une moyenne)
- un Moleskine accordéon
- le prénom de la vendeuse française de la boutique MAC (qui me tutoie carrément maintenant)
- des vues sur deux nouvelles montures de lunettes (une rouge pas mal de chez Afflelou qui, avec verres amincis et traités anti-reflet plus sa petite soeur version solaire, me coûterait 330€; et une noire sublime de chez Tom Ford qui coûte 324€ à elle toute seule, glups!)
- zéro enveloppe à bulles
- ma saison 2 de Gossip Girl que j'avais complètement oublié de donner à Miss Sunalee

C'est ce qu'on appelle une sortie productive.

lundi 5 octobre 2009

Chouchou est bien peu de choses


La bédé de la semaine, c'est ici.
Non, j'ai pas honte.

Week-end paillasse

J'aurais pourtant eu des choses à faire samedi après-midi... Passer chez Nias acheter des enveloppes à bulles et rafler tout leur stock de mes bien-aimés carnets Tout Noté dont, paraît-il, la fabrication va être arrêtée; poursuivre ma quête d'un serre-taille noir à baleines à la boutique Minuit; faire une ou deux agences de voyage pour me renseigner sur les tarifs des billets d'avion Bruxelles-Tokyo au printemps prochain... Oui mais le ciel était gris et mon compteur d'énergie personnelle à zéro. Alors, je suis restée à la maison avec Chouchou et je me suis attelée au nouveau projet que j'évoquais dans mon post d'hier.

Le soir, nous avons été manger un bon repas belge chez Ingrid: boulettes sauce tomate et frites maison. L'occasion pour moi d'étrenner ma jupe Claudie Pierlot qui, avec un chemisier blanc près du corps et mes escarpins gris de chez Mlle François,, plus un peu de rouge à lèvres Chanel 01, me fait un petit look de secrétaire sexy qui a mis Chouchou dans tous ses états, hé hé hé.

Dimanche, il faisait un peu meilleur mais nous avions le ménage à faire. Une sortie à Filigranes a été mollement envisagée et rejetée. A la place, j'ai dessiné ma tenue de la veille et une seconde paire de chaussures (voir l'édit de mon post d'hier). Oh, et j'ai explosé mon record à Bubble Spinner, promu moyen de procrastination en chef du mois d'octobre. Et puis préparé une tourte australienne que Chouchou et moi avons mangée noyée dans le ketchup en regardant le premier épisode de la saison 5 de "Desperate Housewives". C'est qu'il fallait reprendre des forces pour attaquer une nouvelle trad ce matin...

dimanche 4 octobre 2009

Sale copieur

Mon nouveau projet

J'ai décidé de consacrer tout un carnet à mes chaussures bien-aimées. Ca me permettra de me faire la main, en dessin comme en aquarelle, sur des sujets pas trop chiants puisque petits, immobiles et toujours disponibles à la maison. Et avec un peu de chance, une fois immortalisés les modèles que je trouve sublimes mais que je ne porte pas, peut-être trouverai-je le courage de m'en débarrasser...

Or donc, j'ai commencé hier après-midi par cette paire de salomés André totalement repompées sur un modèle Chie Mihara de la saison précédente. Je les ai choisies parce que je les trouve fun avec leurs quatre couleurs et que je préfère attendre d'avoir plus d'expérience dans le rendu des ombres et des nuances pour m'attaquer aux paires unies. Pour la première fois, je n'ai pas repassé mon tracé au crayon avec un feutre à encre de Chine mais osé travailler comme le font les gens qui savent vraiment peindre. Le résultat n'est pas parfait, mais c'est un bon début me semble-t-il. Maintenant, je me demande si je ne rajouterais pas des ombres portées...

Edit 22h23: Et hop, un deuxième dessin! Des Chie Mihara - des vraies, cette fois - devant lesquelles j'ai bavé des mois sur Sarenza (qui ne les avait qu'en rose et en 36) avant de les dégoter pendant les soldes à -50% et dans un violet beaucoup plus versatile chez les Anonymes.

samedi 3 octobre 2009

PAL


D'accord, elle est moins impressionnante que celle de Miss Sunalee, et je consomme une grosse centaine de romans par an (plus au moins autant de bédés/mangas/comics). Mais vu que j'achète de nouveaux bouquins à un rythme encore plus soutenu, je ne sais pas trop comment je vais venir à bout de ma Pile A Lire.

- Posy Simmonds (Tamara Drewe)
- Les lettres des fées séchées de Lady Cottington (Brian Froud)
- How to make books (Esther K. Smith)
- Ayesha, l'intégrale (Ange)
- Kushiel T1: La marque (Jacqueline Carey)
- Ta-Shima T1 & 2 (Adrianna Lorusso)
- Le club des petites filles mortes (Gudule)
- Les filles mortes se ramassent au scalpel (Gudule)
- Vengeance du traducteur (Brice Matthieussent)
- Nymphormation (Jeff Noon)
- The night watch (Sarah Waters)
- The Yacoubian building (Alaa Al Aswani)
- The vanishing act of Esme Lennox (Maggie O'Farrell)
- Man walks into a room (Nicole Krauss)
- Digging to America (Anne Tyler)
- The gargoyle (Andrew Davidson)
- La vie mode d'emploi (Georges Pérec)
- Histoires d'amour (Hermann Hesse)
- Totto-chan (Tetsuko Kuroyanagi)
- Amours en marge (Yoko Ogawa)
- L'envoûtement de Lily Dahl (Siri Hustvedt)
- Death note T11 & 12 (Ohba/Obata)
- The age of Ra (James Lovegrove)
- 2666 (Roberto Bolaño)

Si vous avez lu un ou plusieurs de ces ouvrages, n'hésitez pas à me faire part de votre avis dans les commentaires, ça m'aidera peut-être à décider par lequel commencer!

vendredi 2 octobre 2009

Pas de RTT pour les blondes

Ce matin, j'ai voulu refaire ma couleur, une tache de routine que j'accomplis environ une fois par mois depuis plus de vingt ans.

Pour celles qui ne se seraient jamais livré à ce petit exercice, il faut savoir qu'un kit de coloration à la maison type Loréal ou Garnier contient généralement:
- un mode d'emploi
- un flacon de révélateur crème
- un flacon de la couleur choisie, à verser dans le révélateur
- une paire de gants en plastique pour ne pas se pourrir les mains en appliquant le mélange
- un shampoing fixant à utiliser après avoir laissé poser 30 mn et rincé le plus gros du produit

Mais parce qu'il est bien connu que la routine, ça tue, mon cerveau a distrait mon attention pendant que je procédais au mélange et intimé à mes mains l'ordre de verser le shampoing à la place de la couleur dans le révélateur.

Résultat: j'ai toujours les racines brunes. En revanche, après avoir laissé mon shampoing poser pendant une demi-heure, mes cheveux sont très très propres.

Ouais, je suis d'humeur flemmasse aujourd'hui

Mail de Chouchou:



Fais-moi des cupcakes!!!!

Ma réponse:

Euh, tu préfères pas que je te su fasse une gâterie avec des couques suisses* sur les oreilles? Ca ira plus vite et ça te fera moins grossir...

* = brioches aux raisins, pour les Français

CQFD

C'est marrant comme on peut trouver un truc hideux au premier regard et en tomber folle amoureuse par la suite.

Ainsi, il y a quelques jours, alors que je regardais les chaussures sur eBay, j'ai fondu pour une paire de sandales Chie Mihara que j'avais superbement dédaignées pendant les soldes d'été parce que je les trouvais cucul, et qui me sont soudain apparues comme l'accessoire indispensable pour porter avec une jupe en jean ou toute autre tenue manquant un poil de pep's.


Problème: elles coûtent 130€ sans les frais de port, et je viens de claquer une somme indécente chez Mlle François dans des escarpins importables. D'accord, c'était samedi, donc techniquement le mois dernier. Mais quand même.

Pour me consoler de ma frustration et m'aérer après le forcing trad du début de semaine, je suis donc allée faire un petit tour au Châtelain hier après-midi.

Et j'en suis rentrée avec:
- une jupe grise Claudie Pierlot qui fait très "secrétaire faussement sage" (Miss Sunalee a une mauvaise influence sur moi!)
- deux beaux carnets du Typographe pour lesquels j'ai des projets très précis...
- deux bouquins géniaux "An illustrated life" sur les journaux d'artistes, et "How to make books" qui comme son titre l'indique montre différentes façons de fabriquer ses propres petits livres ou carnets
- un range-paperasse rouge dément répondant au doux nom de Tabula Rasa (comme un épisode très drôle de la saison 6 de Buffy, maintenant que j'y pense)
- deux nouveaux thés verts parfumés, "Filtre d'amour" et "Piège à filles", ainsi qu'une jolie boîte métallique de La Septième Tasse
- deux fards à paupières (noir et bleu) de la collection éphémère Style Black de MAC - une pure tuerie pour l'ex-goth que je suis

Inutile de vous dire qu'il y en avait pour bien plus que les 130€ de "mes" sandales. Sur lesquelles il est encore possible que je craque.

Moralité: quand vous avez vraiment envie d'un truc, achetez-le tout de suite, vous ferez des économies.

jeudi 1 octobre 2009

Les Français vus par...



Un conseil: prenez la peine de faire des arrêts sur image pour bien tout lire, ça vaut son pesant de choucroute/cassoulet/galettes au sarrazin/figatelli/bouillabaisse (rayer la mention inutile selon la catégorie à laquelle vous appartenez).

Ironie du Sort 101 : examen de fin de semestre

Contexte

Trois ans que Chouchou me parle de l'EMDR, la méthode de thérapie qu'il a choisie après en avoir vainement essayé plusieurs autres. Trois ans qu'il tente de m'expliquer et que je n'entends qu'un gloubi-boulga de mots apparemment sans rapport les uns avec les autres: "mouvements des yeux... reprogrammer chemin neuronal... cerveau gauche/cerveau droit... tapotements sur (ou avec?) la main... brusque décoinçage... rétablissement connexion...". Trois ans que ça me rentre par une oreille et que ça ressort aussitôt par l'autre. Trois ans pourtant que je constate que cette méthode qui, de mon point de vue, ressemble fort à du charlatanisme ou éventuellement à de la magie, lui permet peu à peu de remettre de l'ordre dans sa tête. Trois ans que je m'en réjouis pour lui mais, par devers moi, mets ça sur le compte d'un effet placebo et me dis que ça ne fonctionne que parce qu'il y croit.

Question d'examen

Sachant que:

1/La liste des compétences de Mme Mapsy est la suivante:
Licenciée en psychologie (master) - Diplôme d'études spécialisées en Cliniques Psychothérapeutiques - Formation à la thérapie systémique et familiale - Formation au psychotrauma - Praticienne EMDR - Thérapie individuelle/de couple - Orientation familiale - Développement personnel : Traumatisme psychologique - Deuil - Séparation - Dépression - Anxiété - Stress - Phobie - Manque de confiance en soi - Questions existentielles - Problèmes relationnels ou affectifs - Difficultés de couple - Médiation

2/Le destin est décidément un fieffé farceur

A votre avis, quelle est selon Mme Mapsy la méthode la plus appropriée pour traiter mon problème à moi que j'ai?

Vous avez 30 secondes pour vous fendre la poire à mes dépens avant que je ramasse les copies.