jeudi 31 décembre 2009

Out with 2009, in with 2010

Dernier post d'une année qui en aura compté plus de 500. Depuis que j'ai commencé à bloguer en 2004, le nombre annuel de mes billets ne cesse d'augmenter; à ce rythme-là, d'ici la prochaine décennie, j'aurai cessé toute autre activité, à l'exception du minimum syndical pour me fournir matière à écrire. (Si un généreux mécène souhaite accélérer le processus, qu'il n'hésite pas à me contacter. Je suis hautement vénale et ne refuse de m'abaisser à presque rien, si ce n'est peut-être faire de la pub pour les speculoos.)

2009 va tirer sa révérence sans que je la voie faire, ou presque. J'ai travaillé toute la journée à finir une traduction que je dois rendre lundi; il me reste donc trois jours pour relire 329 feuillets. Du coup, je vais rater le coup d'envoi des soldes en Belgique. Ce qui vaut peut-être mieux, car ça m'évitera une tentation susceptible de faire capoter au bout de 48 heures mes bonnes résolutions pour 2010. En gros: resserrer mon budget (car je prévois une baisse importante de mes revenus) et faire en sorte que le poste "shopping" passe derrière le poste "voyages et sorties". J'adore les fringues et les chaussures, mais quand je pense au peu d'usage réel que j'en fais, et quand je calcule qu'il doit y avoir deux ou trois tours du monde qui prennent la poussière dans ma penderie, je me dis que ça n'est quand même pas très malin. de ma part. Je ne vais pas m'interdire quoi que ce soit: un peu comme avec le chocolat ou le saucisson quand on est au régime, ce serait le plus sûr moyen de craquer. Mais je vais prendre l'habitude de convertir les objets de mon désir en kilomètres d'avion, en nuits d'hôtel ou en très bons restos avant de dégainer ma carte bleue. Quand j'aurai calculé que deux paires d'escarpins de chez Mlle François équivalent à un week-end en amoureux à Amsterdam, je suis sûre qu'il me sera plus facile de me contenter de les admirer de loin.

A force de m'auto-analyser, j'ai réalisé que j'achetais beaucoup de choses pas vraiment pour les utiliser, mais pour m'approprier leurs qualités - leur beauté, le plaisir ou l'énergie que leur vue me procure. Et je me dis que ces qualités-là, je pourrais sans doute les trouver ailleurs ou en jouir d'une autre façon. La satisfaction d'avoir peint les Lillian de Louboutin, par exemple, n'égalerait-elle pas celle de les porter une fois par an? Reste à trouver la boutique qui m'autorisera à rester assise dans un coin pendant deux heures avec ma boîte d'aquarelle et mon gobelet d'eau sale... mais la piste me paraît intéressante. Depuis longtemps, j'ai envie de réduire ma consommation. Par souci écologique et éthique, mais aussi et surtout par conviction que les possessions matérielles sont des boulets qui entravent ma liberté chérie. Le problème, c'est que jusqu'ici, je n'ai jamais réussi à me passer de l'excitation provoquée par une trouvaille dans un magasin, de la jubilation d'acquérir une jolie babiole. Je sais pourtant combien cette excitation et cette jubilation s'envolent vite 9 fois sur 10, ne me laissant que le goût amer du gaspillage dans la bouche. En 2010, je veux consacrer mes ressources à faire des expériences plutôt qu'à entasser des objets.

Sinon, le réveillon de ce soir sera très calme. Nous nous sommes fait livrer de bonnes choses par Picard ce midi; après le dîner, nous regarderons la suite d'"Ugly Betty", jouerons à Guitar Hero ou testerons le manuel de massage érotique acquis récemment par Chouchou. Peut-être même les trois - soyons fous! Je vous souhaite à tous une bonne soirée et vous retrouve l'année prochaine.

mercredi 30 décembre 2009

Père ne comprend RIEN à la mode

J'en avais déjà parlé ici: un peu avant les vacances de Noël, j'ai trouvé sur eBay une jeune femme avec qui échanger mon Twee violet contre son Billy flamand. D'après mes calculs, si je lui expédiais mon Dreyfuss en recommandé le lendemain de mon arrivée à Toulouse et si elle m'envoyait le sien dès réception, je pouvais le récupérer avant de rentrer à Bruxelles.

Oui mais voilà, pour cause de bagages égarés, toute l'opération a pris plusieurs jours de retard, et mon nouveau chouchou n'a été livré chez mes parents que ce matin. Père m'ayant prévenue par mail, je lui ai demandé d'ouvrir le paquet afin de vérifier l'état du sac qu'il contenait. Voici la réponse que je viens de recevoir:

Re-re salut Zouzou,
Le sac est super bien emballé (boîte carton puis sac plastique et le sac est lui-même dans un autre sac en tissu).
Il est de couleur rouille, marqué "BILLY" et d'après Mère qui est une spécialiste, en parfait état.
Je vais pouvoir faire ma prochaine récolte de patates avec !
Bisous,
Les Thénardier

2009 dans le rétro


Pour bien commencer l'année, le froid le plus glacial auquel j'aie jamais été confrontée. Et pas d'internet en attendant le retour de notre voisin slovène qui a coupé sa Livebox avant de partir en vacances. Pendant les soldes, je découvre Anvers et j'adore. L'opération de Père se passe bien, quel soulagement (même s'il faudra y revenir à plusieurs fois pour finir par régler son problème)! Lecture, avec deux ans de retard sur tout le monde, de la trilogie "Millénium". Un week-end en pleine semaine à Paris avec Chouchou; Dita Von Teese à moins de deux mètres de nous sur la scène du Crazy Horse. Le remplacement de mon cumulus et le patakès des compteurs d'eau inversés à Monpatelin. Au bout d'un an de recherche, Chouchou trouve enfin un nouveau boulot: youpi! Le fabuleux week-end du Salon du Livre - rencontre avec Hélène Legastelois, déjeuner à 4 auteurs, soirée aux Arches du Marais, matinée au Hammam Pacha, retrouvailles avec MJ, découverte du nouvel appart de JC. Pour la première fois en quinze ans de carrière, un bouquin dont j'ai fait la trad me rapporte des droits d'auteur en plus de l'à-valoir que j'ai déjà touché. La visite de Soeur Cadette à Bruxelles pour mon anniversaire - je lui apprends à se maquiller et nous allons nous faire masser en duo au Serendip Spa. Mon premier festival Trolls & Légendes, marqué par la rencontre avec Brian Froud et les retrouvailles avec Stan. Pour l'anniversaire de Chouchou, un week-end en amoureux très réussi à Amsterdam. Dans la foulée, une semaine de stage de carnet de voyage au Maroc avec Antonia - expérience extraordinairement enrichissante d'un point de vue créatif et humain. Par contre, déçue par mon voyage à Prague avec Chouchou: la ville est envahie par les touristes et pas du tout comme je l'imaginais. Aux Bozar, la rencontre avec Sophie Calle. Mon angoisse du grand C (encore elle) me fait complètement passer à côté du concert de Leonard Cohen à Bercy - dommage, j'étais au 3ème rang. Dès le lendemain, alerte aux termites capricornes fourmis à Monpatelin. Attaque de panique dans la nuit; mon généraliste me met sous Deroxat et Xanax. Pendant les vacances d'été à Toulouse, nous perdons Régis. Le départ de Soeur Cadette et de toute sa petite famille au Texas, pour deux ans. La rencontre avec Miss Sunalee et diane cairn. Le début de ma thérapie avec Mme Mapsy. Mes deuxièmes Utopiales, avec Chouchou cette fois - crêperie avec la bande du forum et goûter à la Cigale avec Gren. Notre passage à la télé dans l'émission "Lifestyle" de PlugRTL. Les retrouvailles avec Philippe, à Lille par une belle journée de novembre. Une journée de shopping à Paris avec Miss Sunalee. Les vacances de Noël à Toulouse ne sont qu'une suite de contrariétés diverses et variées.

2009 se meurt, vive 2010!

mardi 29 décembre 2009

Introducing Augustine


Photographiée ici en compagnie de ses ancêtres, Augustine est la petite dernière de notre plush family. Le teint rose et les oreilles frémissantes, elle promet de former avec ses frères aînés, Régis II et Ernest-Raoul, un beau trio de garnements.

10 (other) things I loved this month

- Anselme le renard, nouveau pensionnaire de mon zoo de laine, de tissu et de peluche. Oeuvre de la créatrice anglaise Donna Wilson, il logeait, jusqu'à ce que je l'adopte, au second magasin Trait de Toulouse (celui qui fait de la déco et qui se trouve au 3 rue St. Pantaléon).

- La bague Hoop de Swarovski qui, dans sa version monture argentée, m'a momentanément consolée de ne pas pouvoir m'offrir les trois anneaux garnis de saphir noir de chez Christa Reniers.

- Les bottines Colette de Hush Puppies. Magnifiques en rouge, et même pas super chères. Mais introuvables dans ma pointure sur internet, et bien sûr inconnues du magasin de la marque à Bruxelles. Snif. (Cela dit, elles viennent juste de sortir dans un bleu électrique pas mal du tout...)

- Le Château Sémeillan-Mazeau 2004, délicieux Listrac-Médoc rouge que Soeur Cadette et David ont retrouvé dans leur cave pour arroser notre traditionnel repas-fromage.

- "Minuscules extases" de Denis Grozdanovitch. Un recueil de courts récits autobiographiques, centrés sur les souvenirs culinaires façon "madeleine de Proust" d'un ancien sportif de haut niveau qui a beaucoup voyagé. Une écriture extrêmement érudite et, malgré quelques phrases un peu trop alambiquées, un régal de bout en bout.

- Le pantalon Barock du Comptoir des Cotonniers, hyper rock'n'roll avec sa coupe moulante et sa toile résinée noire qui lui donne presque l'aspect du cuir. En 40, semble avoir été taillé pour moi avec juste un demi-mètre de jambes en trop. Depuis le temps que je cherchais un chouette pantalon qui ne soit pas un jean, mais qui aille quand même avec tout et qui ne fasse pas mémère! J'attends sa sortie du premier lavage avec appréhension. S'il n'a pas bougé, je l'associerai à un pull en cachemire dont le décolleté bateau découvre négligemment une épaule, une paire de salomés à talon très haut et un petit bandeau en sequins argentés déniché chez H&M avant les vacances.

- Mon 90C tout neuf - thanks to les maxidoses d'hormones ingurgitées pour soigner mon endométriose. Quand, après avoir repéré dans la vitrine un sublime soutien-gorge en dentelle noire avec des fleurs rouges et roses, je suis entrée dans la boutique Aubade de Toulouse pour l'essayer et que la vendeuse m'a demandé quelle taille je faisais, je vous jure que j'ai eu un mini-orgasme en lui répondant.

- La robe SimplePlan de Desigual, juste parfaite avec son tissu un peu extensible, sa coupe ajustée jusque sous la poitrine et ample à partir de la taille, sa jupe qui m'arrive un peu en-dessous du genou, sa dominante noire et ses touches rouges, bleu vif ou vertes. Avec un collant noir opaque et de jolies chaussures à talon moyen dans des couleurs franches, un de mes must de cet hiver 2010. Je la portais le soir du réveillon de Noël.

- Les sublimes serre-tête de Benoît Missolin. Je craque pour le noir avec la rose et la voilette, le gris anthracite avec l'énorme fleur bouillonnante en feutrine et le rose et rouge à gros pompons. Malheureusement, leur prix est prohibitif: respectivement 305, 177 et 147€, pour des accessoires dont il semble qu'une fille un peu bricoleuse pourrait assez facilement reproduire.

- Le vernis Night Club de la collection Cabaret de Mavala: un rouge-rose vif juste ce qu'il faut, parfait avec toutes les teintes de gris et idéal pour relever une tenue d'hiver un peu tristounette. Je l'aime d'amour.

lundi 28 décembre 2009

"La grammaire de Dieu"

A priori, je ne suis pas fan de nouvelles. Mais j'étais en train de feuilleter ce recueil dont la couverture et le titre avaient attiré mon regard à la Fnac de Toulouse lorsque mon portable a sonné: c'était mon père, pour m'annoncer que mes valises disparues avaient été retrouvées et seraient livrées le soir même à son domicile. J'ai pris ça pour un bon présage et acheté "La Grammaire de Dieu : Histoires de solitude et d'allégresse".

Ainsi ai-je débusqué ma dernière très bonne surprise littéraire d'une année globalement assez riche. Car chacun des 25 petits récits qui composent cette "Grammaire de Dieu" est une merveille de cruauté et d'absurdité, aussi percutante que savoureuse. Bien sûr, ça grince de tous les côtés, mais d'une façon plus souvent jubilatoire que déprimante. Il y a de la satyre politique et religieuse, des portraits de marginaux et des mythes réinterprétés, le tout d'une écriture fine et enlevée, sans jamais de baisse de rythme ni de niveau. Je recommande absolument.

dimanche 27 décembre 2009

"Avatar"

Malgré les critiques enthousiastes qui circulaient sur internet depuis la sortie de ce film, je n'avais absolument aucune envie d'aller le voir. Mais Chouchou est une plaie extrêmement insistant quand il veut, et j'ai fini par accepter de l'accompagner au Gaumont Wilson hier après-midi pour la séance en VO de 13h45.
Il paraît que l'altruisme est toujours récompensé. Dans l'au-delà, peut-être.
En ce bas monde, je me suis tapé 2h40 d'une histoire à la banalité affligeante: après avoir salopé la Terre, de méchants humains veulent s'emparer des ressources naturelles de Pandora, une planète peuplée de gentils extra-terrestres bleus qui vivent en harmonie avec la nature. Oui mais voilà, le Marine chargé d'infiltrer une des tribus indigènes tombe sous le charme de sa guide et, par amour pour elle et pour son peuple, se retourne contre les siens.
Soit. On m'avait prévenue que l'intérêt d'"Avatar" ne résidait pas dans son scénario, mais dans la beauté des décors et la virtuosité de l'animation. Je m'attendais donc, au minimum, à être émerveillée par la magie de Pandora et de ses habitants. Que nenni. A aucun moment je ne me suis sentie enchantée par les images qui m'étaient offertes. J'ai trouvé ça bien fait, sans plus.
Mais le pire, c'est que vers le milieu du film, j'ai été prise d'une migraine oculaire qui n'a cessé de monter en intensité jusqu'à ce que je me recroqueville sur mon siège en serrant les dents pour ne pas gémir tout haut. Apparemment, la 3D et les problèmes de convergence font très, très mauvais ménage. On ne m'y reprendra pas de sitôt.

samedi 26 décembre 2009

Les surprises, les surprises! (Part 2)

De mon côté, j'ai reçu:

- le fameux fard à paupières "Blue flame" (noir et bleu foncé pailleté) de la collection éphémère Style Black de MAC qu'un vilain concours de circonstances m'avait fait rater lors de sa sortie en France et en Belgique, ouééééé!
- une huile démaquillante au thé vert Shu Uemura en format voyage
- une grande boîte à thé dans les tons rouge et rose
- le DVD de La Tournée Des Roses & Des Orties, de Francis Cabrel, dont le concert bruxellois était déjà sold out lorsque Chouchou et moi avions voulu aller le voir en février dernier
- le livre "Ugly Guide to the Uglyverse" qui donne envie d'investir dans la totalité de la collection des Ugly Dolls (mais nous allons tenter de nous arrêter à 3)
- un chouette aimant qui dit d'un côté "Cat's hungry" et de l'autre "Cat's fed"
- un puzzle collector réalisé par Chouchou

Et vous, vous avez été gâtés?

vendredi 25 décembre 2009

Les surprises, les surprises! (Part 1)

Voici donc ce que contenait ma hotte de Mère Noël:

Pour Soeur Cadette:
- Le tome 2 de "Joséphine" dédicacé par Pénélope Bagieu avec une cowgirl dessinée sur la page de garde
- l'agenda 2010 illustré par la même Pénélope Bagieu
- un adorable cahier rose dans lequel j'ai noté toutes mes recettes sucrées ou salées favorites, à la fois délicieuses et faciles à préparer
- un tube de gommage exfoliant doux Seaderm, produit belge qui déchire sa race
- une petite bouteille de "I Love Juicy" de Lush, le meilleur shampoing du monde!
- un trio de marques-pages façon trombones géants, représentant des mains avec 1, 2 et 3 doigts levés

Pour David:
- un joli bloc-notes de type "To Do List", format tapis de souris, avec des cases colorées pour chaque jour de la semaine
- un organiseur de porte où il pourra mettre ses lunettes de soleil, ses clés, son courrier à poster et autres bricoles à ne pas oublier en sortant
- un ensemble de "plug tags" multicolores pour identifier les différents câbles des appareils électroniques

Pour eux deux:
- un duo de hautes tasses à café rouges avec cuillères à manche en zigzag pouvant être accrochées sur le bord
- le "Cahier d'exercices pour les parents au bord de la crise de nerfs" illustré par... ouais, toujours Pénélope Bagieu
- l'original de ce dessin de Chouchou - priceless!

Pour Attila:
- un roman jeunesse terrible intitulé "Un ravioli ne fait pas le printemps"
- une cagoule de super-héros en polaire noire qui ressemble fort à celle de ce garnement de Calvin
- une planche de magnets dinosaures
- un jeu de société "Zéro"
- une gomme en forme de cacahuète
- une Game Boy en chocolat

Pour Cahouète:
- le DVD de "Panique au village"
- un kit pour faire des animaux en ballons (incluant la pompe, les modèles et des yeux autocollants
- un mini-miroir adhésif en forme de main d'enfant
- des pastilles de chocolat aux Smarties

Pour les deux enfants:
- un "toast stamper" pirate, qui permet d'imprimer sur les tartines grillées des têtes de mort des deux sabres croisés dessous

Pour Chouchou:
- le très drôle "Twitterature: The World's Greatest Books Retold Through Twitter", qui résume de grands classiques de la littérature en une douzaine de statuts Twitter; de la lecture à la fois fun et instructive pour les transports en commun!
- deux boîtes Yves Blayo pour ranger ses caleçons et ses chaussettes
- un alien de Space Invaders en plastique fluo vert, à accrocher à sa sacoche

Pour Père:
- le livre "Avec ou sans les dents" qui rassemble "42 histoires invraisemblables dont un timbre fut un jour le héros"

Pour Mère:
- un pendentif Swarovski

Joyeux Noël à tous!

jeudi 24 décembre 2009

L'orthographe, c'est important


J'en connais qui risquent d'avoir de drôles de surprises au pied du sapin demain matin...

mercredi 23 décembre 2009

"La princesse des glaces"

Impossible d'entamer les aventures d'Erica Falck sans penser à "Millenium". D'abord parce que dans un cas comme dans l'autre, il s'agit de séries policières dont le premier tome se déroule dans une ville minuscule de la côte suédoise. Ensuite parce que toutes deux sont éditées en France par Actes Sud, avec la même couverture noire bordée de rouge et ornée d'un dessin en médaillon.

La ressemblance, hélas, s'arrête là. Alors que dans "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes", les indices étaient distillés au compte-gouttes, avec une montée croissante de l'horreur, dans "La Princesse des glaces", on peut reconstituer les grandes lignes de l'intrigue dès la page 100 - et après, on s'ennuie un peu. Quant à Erica Falck, ce serait une héroïne fade et inintéressante même si on ne la comparait pas à Lisbeth Salander.

Mais le pire de tout, c'est la traduction française. Certes, je ne parle pas suédois; je suis cependant capable de reconnaître des phrases lourdes et mal construites, surtout quand il n'y a quasiment que ça sur près de 400 pages. J'ai passé toute ma lecture à raturer mentalement chaque page, à biffer des mots au feutre rouge, à corriger des erreurs de syntaxe et à tracer dans la marge de grandes points d'exclamation stupéfaits. Actes Sud m'avait habituée à mieux, et je me félicite de n'avoir pas investi directement dans le coffret paru à l'occasion des fêtes de Noël.

dimanche 20 décembre 2009

"Seule Venise"


Quittée par son grand amour, une femme à la dérive vient se réfugier à Venise en plein hiver pour noyer son chagrin dans les canaux et tenter de se retrouver. Rien de bien nouveau ou de bien compliqué, donc. Mais le charme de "Seule Venise" ne tient pas à son inventivité. Avec un style très simple - celui d'un journal intime, presque, d'autant que l'histoire est racontée à la première personne -, Claudie Gallay rend à merveille l'atmosphère hors du temps de Venise, véritable héroïne de son roman. En lisant ce dernier, on est instantanément transporté avec la narratrice à bord de vaporettos poussifs, le long de venelles embrumées ou dans le salon d'une pension de famille dont l'humidité décolle les tapisseries. Moi qui ne suis allée qu'une seule fois à Venise et qui n'ai pas du tout aimé, ce livre m'a donné envie d'y retourner pour contempler la ville d'un regard nouveau. Encore une belle découverte que je dois aux éditions Babel, filon quasi-inépuisable en la matière.

samedi 19 décembre 2009

On avait dit "vitaux"

Cet après-midi, nous devions aller faire un tour en ville pour nous remonter le moral. Pas de chance (bis repetita), le métro toulousain était fermé pour cause de grève. Nous avons donc décidé de nous contenter d'une visite à un centre commercial de banlieue, histoire de nous ravitailler en articles vitaux tels que produit à lentilles, sous-vêtements, chaussettes et... euh, pantoufles-mouton ?


L'année prochaine, on prendra le train

Qu'on nous ait annoncé un avion à l'heure pour finalement nous faire décoller à 23h au lieu de 20h35, passe encore. Mais qu'on nous informe à l'arrivée que les bagages de TOUS les passagers manquent à l'appel, qu'on ignore s'ils sont restés à Zaventem ou partis réveillonner à Tombouctou et qu'en cette période de vacances, les récupérer risque de prendre jusqu'à six jours - là, je l'ai mauvaise.

Dans nos deux valises, outre des vêtements pour dix jours et nos effets de toilette courants, il y avait juste une trentaine de cadeaux de Noël, un sac Jérôme Dreyfuss état neuf, la dernière robe que je me suis achetée chez Desigual et une de mes paires de chaussures préférées (des babies rouges vernies Sacha), mes trois palettes MAC complètes et ma palette d'aquarelle, les pièces d'euros rares patiemment récoltées pour Père ces cinq derniers mois, les chargeurs de tous nos appareils électroniques, mes cartes de voeux adressées et timbrées, Ernest-Raoul, les lunettes de Chouchou et nos putains de médocs - une trousse entière à nous deux. Seuls rescapés du naufrage: mes bijoux et le pendentif Swarovski destiné à Mère, que j'avais eu la bonne idée d'emporter dans mon sac à main.

Maintenant, il est 3h36 du matin. Je n'ai pas pu me démaquiller correctement, et je n'ai pris ni mon traitement hormonal ni mon Xanax. Je viens de laver mon shorty à la main et de le mettre à sécher sur le porte-serviettes; je suis vêtue d'un pyjama taille 48 ainsi que d'une robe de chambre en pilou bleu appartenant à Mère, et je massacre le premier qui me vante la rapidité et la fiabilité des transports aériens.

vendredi 18 décembre 2009

Travellers to Toulouse

Si tout se passe bien malgré la neige, ce soir, Chouchou et moi nous envolerons pour Toulouse. Où, malheureusement, Soeur Cadette et sa petite famille ne nous rejoindront pas avant dimanche soir, après s'être tapé un voyage avec escale incluant 7 heures d'attente à Madrid. Gloups. Nous en profiterons pour passer un peu de temps avec mes parents. Je suis sûre que Père a plein d'histoires de pièces d'euros à me raconter et plein de problèmes informatiques à faire résoudre par Chouchou, et que Mère garde en réserve une liste longue comme le bras de questions totalement décousues et sans aucun rapport avec le sujet de la conversation en cours.

Samedi matin, je dois passer chez le médecin pour faire renouveler mes diverses ordonnances et à la Poste pour envoyer un colis: je vais échanger mon Twee violet contre un Billy flamand (rouge orangé). Je sais, je craque sur ce modèle avec à peu près deux ans de retard sur le reste de la blogo, mais je m'en fous un peu. J'adore sa couleur. J'adore aussi celle de mon Twee, tout comme sa forme et son porté; en revanche, je déteste son système de fermeture à la fois chiant et pas du tout sécurisant, et je ne raffole pas non plus de sa bandoulière double. Donc, je m'en offre un autre en état également impec (paraît-il; je croise les doigts!) pour le prix d'un Colissimo recommandé.

Samedi après-midi, Chouchou et moi irons nous promener dans le centre de Toulouse, officiellement pour goûter l'atmosphère de Nowel et prendre des photos, officieusement pour caser encore un peu de shopping (je voudrais voir si Wap Doo Wap n'aurait pas un serre-taille noir un peu solide, même si ça m'étonnerait) et commencer à nous échauffer niveau agapes avec une banofee pie quelques modestes scones chez Bapz. Nous passerons la soirée à surfer chez mes parents en prévision de la semaine de disette qui suivra: une fois rapatriés chez Soeur Cadette, plus de connexion internet! Il faudra donc prévoir des posts d'avance pour ne pas décevoir les trois ou quatre personnes qui lisent encore des blogs pendant les vacances de Nowel.

Dimanche, j'ai promis à Chouchou de l'accompagner voir "Avatar" au Gaumont Wilson, la seule salle de la ville qui le diffuse en VO. Le film ne me dit rien, mais alors vraiment rien du tout, mais il est tellement encensé par les média, et Chouchou est revenu à la charge tellement de fois avec ça que j'ai fini par céder pour avoir la paix lui faire plaisir. Même si c'est nul, ça ne m'obscurcira pas l'humeur bien longtemps: à 19h, Soeur Cadette & Co arriveront à Blagnac, woohoo!

La suite de la semaine dépendra des envies de chacun. Je pense que les traditions établies depuis quelques années devraient être respectées, et qu'il y aura donc:
- un repas-fromage acheté chez Xavier (cette fois, Soeur Cadette et moi essaierons de ne pas nous battre physiquement à la caisse pour être la première à dégainer sa carte bleue: ça fait assez peu digne)
- une séance de cinéma avec les enfants (et je penche fortement pour "Where the wild things are", en français: "Max et les maximonstres", même si Chouchou me soutient que c'est surtout un film pour adultes)
- un brunch ou un goûter chez Bapz (oui, encore, parce que personnellement je n'en ai jamais assez)
- une descente en ville (avec passage obligé chez Trait et à La Mucca, ainsi que chez MAC et Sephora, et arrêt probable à Cultura sur le chemin du retour)
- un repas de Nowel entrées + desserts (parce que le plat du milieu, au final, tout le monde s'en balance: on veut des canapés, du foie gras et de la bûche!)
- une ouverture de cadeaux le matin du 25 filmée par un David hirsute, en caleçon et le regard vitreux

Malheureusement, nous ne pourrons pas ressusciter notre Rock Band de l'an dernier puisque les deux Wii familiales seront restées, l'une à Bruxelles et l'autre à Dallas. En même temps, je pense que les oreilles de tout le monde seront ravies de ne pas m'entendre massacrer Pat Benatar une énième fois.

Edit à 10h: Pour l'instant, notre vol est annulé. Et moi au bord du suicide par overdose de madeleines au chocolat.

Edit à 11h: Selon l'employée de l'aéroport que je viens d'avoir au téléphone, il semblerait que notre vol soit rétabli. En revanche, Toulouse est "paralysé par la neige" (dixit Père), et il se peut que nous devions coucher à l'hôtel sur Blagnac ce soir. Si tous les passagers de tous les vols sont dans la même situation que nous, ça risque d'être coton pour trouver une chambre...

jeudi 17 décembre 2009

Mantra hivernal


Pourvu que le trafic aérien ne soit pas trop perturbé demain soir,
pourvu que le trafic aérien ne soit pas trop pertubé demain soir,
pourvu que le trafic aérien ne soit pas trop pertubé demain soir...

Portraits de chaussures

A la demande générale de Zorro, voici mes derniers portraits de chaussures à l'aquarelle:





Je sais, niveau technique, ce n'est pas terrible: j'ai encore beaucoup à apprendre.
Mais j'avoue que je m'amuse beaucoup à faire poser mes chaussures ^^

mercredi 16 décembre 2009

Good-bye Mme Mapsy

Je viens d'annuler la séance prévue cet après-midi avec Mme Mapsy.

Oh, j'ai une bonne excuse: hier soir, j'ai voulu aller admirer les lumières de Noël sur la Grand-Place; il faisait -5°, avec d'abominables courants d'air, et j'ai pris froid. Mais en vérité, je traînais les pieds pour y aller, et j'avais déjà plus ou moins décidé que ce rendez-vous serait le dernier.

La dernière fois que j'ai vu Mme Mapsy, c'était début novembre. Je devais y retourner à la fin du mois, et puis j'étais en pleine période de bouclage, vraiment débordée, et j'ai sauté sur ce prétexte pour annuler.

Je n'ai pas envie d'y retourner. J'ai l'impression de perdre mon temps. Contrairement à ce que je craignais avant d'entreprendre cette thérapie, raconter ma vie à une inconnue ne m'a pas foncièrement dérangée. C'était une professionnelle; elle savait écouter avec une neutralité bienveillante et poser les bonnes questions; je n'avais pas l'impression de m'épancher de manière insupportable. Mais je n'avais pas l'impression d'apprendre quoi que ce soit non plus.

La dernière séance, où elle m'a demandé de conjurer la scène des funérailles de Brigitte et de raconter ce que j'avais ressenti pendant qu'elle me tapotait les mains pour m'empêcher de trop "m'immerger" dans mes émotions m'a plongée dans une grande perplexité (et donné une vague envie de rire). J'avais beau y mettre toute la bonne volonté du monde, je ne ressentais rien, ou si peu. De la tristesse, bien sûr, parce que Brigitte me manque. Mais impossible de me replonger dans le chagrin hystérique que j'ai éprouvé ce vendredi de mars dernier. Et je ne crois pas que les cachets y soient pour grand-chose. Quand je me souviens d'un événement fort, qu'il ait été très joyeux ou très triste, je ne le revis pas. Je me rappelle des émotions qui ont été les miennes à ce moment, et il peut arriver que ça me fasse sourire ou que ça me serre le coeur. Mais ça s'arrête là.

Chouchou me dit que ce n'est pas normal, que je suis déconnectée de mes émotions, que j'ai dressé un mur entre mon intellect et mes sentiments. Très sincèrement, je n'en ai pas l'impression. C'est comme ça que je fonctionne, pour le meilleur ou pour le pire. Oui, il y a des fois où ça m'a desservie, mais souvent aussi, ça m'a permis de surmonter des choses très difficiles. Je n'ai pas l'intention de changer sur ce point si rien ne m'y oblige.

Or, rien ne m'y oblige pour le moment. En vérité, je me sens plus sereine que je ne l'ai jamais été de toute ma vie. Lorsque je lis ou entends quelque chose sur le cancer, bien sûr, ça m'angoisse un peu, mais pas plus qu'avant le décès de Brigitte. J'ai cessé de croire que j'étais malade ou que j'allais fatalement le devenir dans un futur proche. Cela pourrait être dû à la petite dose de cachets que je prends encore (un demi-Xanax par jour et un demi-Deroxat un jour sur deux), mais je ne pense pas. Nous verrons bien. Si je recommence à flipper quand j'aurai totalement arrêté les médocs, je reprendrai rendez-vous avec Mme Mapsy. Sinon, j'investirai plutôt mes sous dans de la shoe therapy :-)

Les brunchs du dimanche (1): L'Arrière-Cuisine


Comme prévu, nous avons commencé dimanche matin à tester de nouveaux endroits où bruncher à Bruxelles. Premier choix: l'Arrière-Cuisine, située en centre-ville - non loin de Lady Paname, pour les amateurs de friponneries chics.

Dans un décor franchement minimaliste, nous avons dégusté un petit déjeuner chacun, version sucrée pour moi (boisson chaude, brioche grillée ou cougnou ou cramique, beurre, confiture) et salée pour Chouchou (boisson chaude, pain brun, beurre, confiture, fromage, oeuf coque). Malgré une assez belle carte de thés comportant quelques oolongs assez tentants et des raret(h)és telles que thés bleus ou jaunes, nous tous les deux avons opté pour un chocolat chaud qui était délicieux mais à peine tiède alors que je l'aime brûlant. Après ça, Chouchou était calé; pour ma part, j'ai encore pioché dans la carte une tarte poule-champignons pas mauvaise, mais accompagnée de crudités tout droit sorties d'un sachet et servies avec une vilaine vinaigrette brune: grosse faute de goût.

Le service était plutôt mou, l'atmosphère très calme avec beaucoup de clients seuls qui révisaient leurs cours ou gribouillaient dans des carnets pendant que nous-même dessinions ou prenions des photos: ambiance studieuse plutôt que chaleureuse ou intimiste. Ce n'est pas un endroit que je recommanderais vraiment pour un brunch en raison de l'absence de formule toute prête et d'un choix restreint de plats salés à la carte. Par contre, le prix modeste du petit déjeuner (5€ seulement), le grand choix de thés et de gourmandises sucrées en font un lieu intéressant pour finir de se réveiller le matin ou pour faire une pause goûter réparatrice au milieu d'un après-midi de shopping effréné.

L'Arrière-Cuisine
Rue des Grands Carmes 11
1000 Bruxelles
Tel: 02 513 16 18
Lundi-Samedi 9h30-19h, Dimanche 11h30-19h

mardi 15 décembre 2009

"The L Word" - saison 6

A bien des égards, "The L Word" a été une petite révolution dans le monde de la télé. Première série centrée sur des femmes qui aiment les femmes, elle n'a pas hésité à mettre en scène un personnage transsexuel suivi tout au long de sa lente mutation, une lesbienne sourde ou une lesbienne noire militaire. Elle a abordé des sujets dérangeants comme les abus sexuels ou polémiques comme l'adoption par un couple gay. Parfois, elle a été un peu trop loin dans l'outrancier, jusqu'à devenir totalement caricaturale. Souvent, on a eu envie de mettre des baffes à ses héroïnes qui ne cessaient de répéter les mêmes erreurs. Et beaucoup de lignes scénaristiques sont demeurées irrésolues.

Oui, "The L Word" est loin d'être une série parfaite. Cette 6ème et dernière saison a d'ailleurs de quoi mettre en fureur les fans les plus dévoués, puisqu'elle débute par le meurtre d'un des personnages principaux, nous sert ensuite toute une série de flashbacks destinés à montrer que chacun des membres de son entourage avait un mobile potentiel pour l'assassiner, et se termine sans jamais nous révéler ce qui s'est passé*! De la même façon, le sort de toutes ces filles auxquelles on a fini par s'attacher au fil des ans demeure en suspens: déménagement et mariage potentiel, naissance, réconciliation de couples séparés-mais-c'est-pas-complètement sûr, rien de tout cela ne nous est montré. D'où, honnêtement, une énorme frustration.

Pourtant, malgré ses nombreux défauts, "The L Word" me manquera. Pour les raisons suscitées, mais aussi parce que ses héroïnes parfois épouvantablement irritantes étaient avant tout humaines et passionnées. J'ai aimé le cheminement personnel de chacune et la maturité à laquelle elles parviennent au final sans pour autant renier leur nature profonde. Une exception notable (attention, spoiler!): Jenny Schecter, à qui je m'identifiais beaucoup les deux premières saisons et qui depuis n'a cessé de devenir un peu plus imbuvable à chaque épisode, au point que ma théorie personnelle, c'est que toute ses copines se sont liguées pour l'éliminer de concert. Elle est la seule qui, jusqu'au bout, n'aura pas réussi à surmonter la part de noirceur en elle - et qui l'aura payé de sa vie.

*Même si, de mon point de vue, les deux hypothèses les plus plausibles sont l'accident ou l'assassinat par Bette.

lundi 14 décembre 2009

Un petit sondage

Les filles, j'ai besoin de vous. Enfin, sauf si vous portez exclusivement des Nike. Les garçons qui arrivent à comprendre qu'on puisse posséder plus de trois paires de pompes (baskets + everyday + formal) peuvent donner leur avis aussi. Voilà, mon grave, très grave problème est le suivant: j'hésite entre ces deux modèles de Chie Mihara qui, bien évidemment, n'ont rien à voir l'un avec l'autre. Il est hors de question que j'achète les deux, aussi j'aimerais savoir ce que vous en pensez. Les Saura (rétro, passe-partout, confortables) ou les Koketa (plus difficiles à porter, avec un Taux de Station Debout Acceptable limité, mais si jolies avec leur petit côté slave!)? Je vous écoute.



PS: Les deux modèles coûtent à peu près le même prix, et bien évidemment, je n'ai BESOIN ni de chaussures de tous les jours, ni de chaussures fantaisie. En fait, le contenu actuel de mon placard devrait me permettre de tenir sans problème jusqu'à l'âge de 317 ans sans plus jamais acheter une paire supplémentaire.

Un week-end bien rempli

Comme je suis encore en période probatoire vis-à-vis de mes nouveaux horaires (réveil à 8h30 et lever à 9h), j'avais décidé de m'y tenir ce week-end aussi pour ne pas casser mon rythme. Et du coup, c'est fou tout ce que Chouchou et moi avons eu le temps de faire!

Samedi matin:
- Ménage - en musique SVP, c'est toujours plus sympa pour astiquer les carrelages! Je voulais me débarrasser tout de suite de la plus grosse corvée de ces deux jours au lieu d'attendre le dernier moment, et que la perspective de devoir m'y coller dimanche à 18h m'empêche de profiter pleinement du reste de mon week-end.
- Cuisine - une quiche lorraine vite faite pour le midi. Dommage, il n'y avait plus de salade verte pour accompagner. Et c'est quand même vachement salé, cette affaire.

Samedi après-midi:
- Courses en centre-ville - la Fnac pour acheter le Wii Fit Plus et le dernier Lapins crétins, H&M parce que j'ai aperçu un ravissant serre-tête dans la vitrine et en ai donc embarqué trois différents, Etam Lingerie parce que celui de Monpatelin n'avait pas dans ma taille la culotte assortie à mon nouveau soutif trotrobô, Hema où j'ai trouvé des sucreries marrantes pour mes neveux (dont une console de jeu en chocolat!).
- Goûter au Cha Yuan - qui est finalement ouvert le samedi contrairement à ce que j'avais d'abord cru. J'ai donc pu faire découvrir à Chouchou, qui a beaucoup apprécié, et poursuivre ma découverte des Oolong par un Top Fancy Bai Hao qui arrive bon dernier au classement de ceux que j'ai testés jusqu'ici. Par contre leur muffin chocolat blanc/matcha est une tuerie; je me demand s'ils me donneraient la recette? Par association d'idée, j'ai réalisé que je n'avais pas fait mon super brownie marbré depuis fort longtemps et qu'il fallait remédier à cette omission de toute urgence!

Samedi soir:
- Conversation sur Skype avec Soeur Cadette.
MOI: C'est marrant, j'allais t'appeler. Tu as quelque chose de particulier à me dire?
ELLE: Juste que tes vernis OPI sont arrivés, et aussi que cette année, on a décidé de faire des cadeaux aux parents en fin de compte - histoire que tu saches et que tu ne te retrouves pas toute bête.
MOI: Ah ben je voulais justement t'annoncer que cette année, j'avais décidé de faire des cadeaux aux parents en fin de compte - histoire que vous sachiez et que vous ne vous retrouviez pas tout bêtes.
Grands esprits, rencontre, toussa toussa.
- Pizzas chez Capricorn qui, en bon Italien, me soutenait depuis des mois que les pizzas Mamma Roma ne valaient pas tripette. J'ai réclamé une explication. Selon lui, Mamma Roma ne met pas d'huile dans sa pâte et utilise une farine au bicarbonate de soude qui, en gonflant à la cuisson, crée des corps caverneux (Chouchou et moi nous regardons en réprimant un sourire: "Mais on aime bien ça nous, les corps caverneux!") et forme une croûte sur le dessus, empêchant le jus de la garniture de pénétrer correctement. Ce qui ne me fera pas changer d'avis: méthode de fabrication orthodoxe ou pas, j'♥ Mamma Roma d'amour. A part ça, très chouette soirée, pas mal arrosée avec le vin produit par Papa Capricorn. Conséquence: nous nous sommes couchés à 2h du matin comme des djeûns, ce qui ne nous était pas arrivé depuis une éternité.

Dimanche matin:
- Glandouille au lit. Il faut bien, de temps en temps. Et puis, comment dire? Je ne me sentais pas franchement d'humeur bondissante quand le réveil a sonné. Contrairement aux régions inférieures de Chouchou dont il aurait été dommage de gaspiller le, euh, l'enthousiasme matinal.
- Brunch à l'Arrière-Cuisine. Pour les Bruxellois que l'endroit pourrait intéresser, il y aura un post spécial un peu plus tard.

Dimanche après-midi:
- Re-shopping. Chouchou voulait aller voir l'expo "Lorsque nous vivions ensemble" au CBBD, moi pas. On s'est séparés en convenant de se retrouver quand il aurait fini. J'ai à peine eu le temps de dévaliser encore Brüsel et H&M, puis se passer chez Lush chercher un dernier petit cadeau pour Soeur Cadette (j'approche maintenant des 30 paquets...) que mon portable a sonné. Rendez-vous chez Sterling Books, où j'ai repéré pleiiin de bouquins anglais qui devraient rapidement intégrer ma PAL, notamment le nouvel album d'Andy Riley, "Selfish pigs" (si vous ne connaissez pas les deux volumes de ses "The Book of Bunny Suicides", vous vous privez de très gros éclats de rire).
- Retour à la maison, car malgré un beau soleil hivernal, il faisait un froid de gueux. Chouchou a terminé le plafond de la chapelle Sixtine dessin sur lequel il peine depuis plusieurs semaines pendant que je récoltais mes oignons rouges sur Farmville et pistais différentes bricoles sur eBay. Deux ans après toutes les modeuses, j'ai brusquement envie d'un Billy, mais la récente baisse de qualité des sacs Dreyfuss me fait hésiter.

J'en fais le serment: plus jamais je ne perdrai mes matinées de week-ends à traîner au lit jusqu'à midi. C'est trop bien de pouvoir faire des milliers de trucs en deux jours!

Ma nouvelle playlist réveil de la semaine:
- Douze fois par an (Jeanne Cherhal)
- To be free (Emiliana Torrini)
- Lifelines (a-Ha)
- Vedi, Maria (Emma Shapplin)
- Love like blood (Killing joke)
- Layla (Eric Clapton)
- Messe pour le temps présent (Pierre Henry)
- Holiday (Green day)

Love in Paris

Ce dessin est juste la plus belle déclaration d'amour qu'on m'ait jamais faite. Et il me touche d'autant plus que je vois Chouchou s'escrimer dessus depuis des semaines, à essayer de bien rendre la perspective des immeubles haussmaniens, à chercher sur internet les logos des magasins concernés ou à tester différentes configurations de petits coeurs. Je ne m'attends évidemment pas à ce que ça vous émeuve autant que moi, mais pour ma part, je trouve que ça valait le coup d'attendre.

dimanche 13 décembre 2009

Toute une éducation à refaire

Ce matin dans le bus, Chouchou et moi parlions de sa garde-robe qu'il souhaite renouveler à l'occasion des prochaines soldes.
MOI: Tu devrais t'acheter un pull bleu, ça t'irait bien et ça changerait de tes sempiternels rouge-vert-gris.
CHOUCHOU (désignant le sweat Gap qu'il porte): Ben, c'est bleu ça, non?
MOI (incrédule): Pardon?

Pièce à conviction: photo du sweat suscité

CHOUCHOU (saisi d'un doute): Euh, c'est pas la couleur qu'on appelle bleu pétrole?
MOI (les yeux exorbités): !!!
CHOUCHOU (de plus en plus piteux): Non?
MOI (navrée): Non, Chouchou. Ca, c'est du gris foncé. Personnellement, j'appelle ça "graphite". Mais si tu identifiais ça comme du gris tout court, ce serait déjà bien.

Je sais que les garçons n'y connaissent généralement rien en noms de couleurs, mais tout de même!

samedi 12 décembre 2009

"Rosalie Blum"

Il y a quelques années, j'avais lu et adoré un petit ouvrage inclassable acheté pour son titre rigolo: "Une araignée, des tagliatelles et au lit, tu parles d'une vie !". Aussi, quand j'ai vu que Camille Jourdy avait récidivé avec une bédé en trois tomes chaudement recommandée par les vendeurs de Brüsel, je n'y ai jeté qu'un rapide coup d'oeil avant de l'embarquer.
(Attention: spoilers)

"Rosalie Blum, Tome 1 : Une impression de déjà-vu", c'est l'histoire de Vincent, un coiffeur d'une petite trentaine d'années encore célibataire, qui vit seul dans l'appartement au-dessous de celui de sa vieille maman complètement siphonnée. Un jour, son chemin croise celui d'une épicière qu'il lui semble avoir déjà rencontrée, mais où? Par curiosité et pour tromper son ennui, Vincent se met à suivre cette femme à l'existence aussi morne que la sienne...

"Rosalie Blum, Tome 2 : Haut les mains, peau de lapin !", c'est l'histoire d'Aude qui a abandonné la fac et n'ose pas le dire à ses parents. Elle habite avec un Kolocataire cambrioleur et aspirant artiste de cirque, qui passe son temps à lui emprunter l'argent qu'elle n'a pas et fait défiler chez eux les animaux les plus bizarres. Un jour, sa tante Rosalie - le mouton noir de la famille - demande à Aude de suivre le mystérieux jeune homme qui la file depuis quelque temps afin d'en apprendre davantage sur lui.

Enfin, "Rosalie Blum, Tome 3 : Au hasard Balthazar !", c'est l'histoire de Rosalie qui traîne un lourd secret entre ses cours de chant dans une chorale, ses longues promenades solitaires et les soirées qu'elle passe à boire dans des bars. Elle a repéré Vincent et, bien loin de s'inquiéter qu'il la suive, elle s'en amuse et décide de le prendre à son propre piège.

J'ai eu un vrai coup de coeur pour cette mini-série, aussi réussie dans la forme que dans le fond. Des héros qui dérivent doucement sans s'en rendre compte ni vraiment en souffrir, des personnages secondaires complètement barrés et donc savoureux, un graphisme qui fait la part belle aux petits détails du quotidien, une histoire pleine de mélancolie et de tendresse: "Rosalie Blum" est une réussite à tous points de vue. Je vous la recommande très chaudement, d'autant qu'à l'occasion des fêtes de fin d'année, elle vient de sortir présentée dans un coffret qui fera un joli cadeau pour vous-même ou pour un amateur de bédé de votre entourage.