mardi 5 janvier 2010

"Le remède et le poison"

Dans les années 50, le Dr. Will Friedrich, psychologue marié et père de quatre enfants mais chroniquement insatisfait de son sort, s'associe avec Bunny Winton, une collègue rousse incendiaire, pour tenter de fabriquer un médicament miraculeux qui soignera les dépressifs et produira du bonheur sur ordonnance. Parmi ses cobayes se trouve Casper Padrak, jeune homme aux origines très modestes mais au cerveau brillantissime, auquel le GKD va faire péter les plombs avec des conséquences tragiques pour les deux chercheurs et leur entourage.

"Le remède et le poison" couvre, sur plusieurs décennies, l'histoire d'une famille affectée de diverses façons par la maladie mentale. Malgré son scénario original et sa narration rythmée, il lui manque le petit plus qui aurait pu en faire une grande oeuvre: l'écriture magistrale de Jonathan Franzen dans "Les Corrections", son talent pour décortiquer et retranscrire les motivations humaines, ou le ton grinçant et la loufoquerie dont fait preuve Steve Toltz dans "Une partie du tout". Un bon moment de lecture quand même, mais si le sujet vous intéresse, à choisir, je vous recommande plutôt l'un des deux ouvrages cités dans la phrase précédente.

2 commentaires:

anneso a dit…

"Les Corrections",ça oui,j'avais adoré ce livre!

ARMALITE a dit…

Il a eu un très gros succès mérité à l'époque de sa sortie. Bien qu'il n'ait pas fait l'objet d'un tel tapage, "Une partie du tout" est tout aussi excellent dans un autre genre (mais toujours sur le thème de la famille dysfonctionnelle suivie sur plusieurs décennies).