samedi 13 février 2010

"Mary and Max"

Hier, le studio 4 de Flagey (salle à la déco années 30, originellement destinée aux concerts et aux enregistrements radiophoniques) était plus que comble pour la soirée d'ouverture du festival Anima 2010. Malgré une température extérieure dissuasive, les Bruxellois s'étaient déplacés en masse pour voir "Mary and Max", film d'animation réalisé par le déjà oscarisé Adam Elliot.

Mary a 8 ans; elle vit en Australie entre une mère alcoolique et kleptomane et un père dont la seule passion est la taxidermie. Peu gâtée par Mère Nature, elle arbore une tache de naissance sur le front et un physique disgracieux qui lui valent les moqueries de ses camarades de classe. Un jour, elle pioche un nom au hasard dans l'annuaire pour écrire à un Américain. Max a 44 ans; il est juif, new-yorkais, obèse et atteint du syndrome d'Asperger. De la correspondance qu'il entame avec Mary va naître une étrange amitié qui durera 20 ans et changera leur vie à tous les deux.

Autant le dire tout de suite, "Max and Mary" a beau être réalisé en plasticine, il ne ressemble en rien à un long métrage de "Wallace et Gromit", et ce n'est certainement pas un dessin animé pour enfants. Son visuel - noir et blanc du côté de Max, brun du côté de Mary, opportunément ponctué de quelques taches rouges dans les deux cas - reflète d'ailleurs très bien sa "couleur" globale. Malgré l'humour qui l'imprègne jusque dans les moments les plus tragiques, c'est un film triste et beau comme la vie, émouvant au point que sa fin a réussi à me tirer une larme. Il y avait bien longtemps que je n'étais pas sortie aussi remuée d'une salle de cinéma.

Il y aura une deuxième séance de "Mary and Max" mardi soir à 22h; les tickets peuvent être achetés à l'avance.

3 commentaires:

iibelle a dit…

j'ai adoré ce film ainsi que mon mari qui était pourtant dubitatif

ARMALITE a dit…

J'ai du mal à imaginer qu'on puisse ne pas l'aimer, bien qu'il soit assez déprimant.

diane cairn a dit…

Voilà il a fait un magnifique court-métrage Harvie Krumpet, quand tu as parlé plasticine, triste et beau je me suis instantanément souvenue de ce petit bijou et pensai, à juste titre, qu'il devait s'agir du même auteur.
http://www.youtube.com/watch?v=ouyVS6HOFeo

via mlle catherine
http://mademoisellecatherine.blogspot.com/
qui a vraiment bon goût.