vendredi 12 février 2010

Terry Pratchett contre le Faucheur

Un écrivain dont j'aime les livres (Terry Pratchett), atteint d'une maladie qui a aussi touché ma famille (Alzheimer), s'exprime très publiquement sur un sujet qui me tient à coeur (l'euthanasie) et déclenche une polémique outre-Manche.



Il y a six vidéos, celle-ci n'est que la première. Si vous ne comprenez pas l'anglais ou n'avez pas le temps de tout regarder, vous pouvez aussi aller lire cet article sur le site de Télérama.

4 commentaires:

Petiteflo a dit…

L'euthanasie est un sujet qui me touche de très près d'autant plus qu'étant atteinte d'une maladie neurologique grave, on pouvait se poser la question de la possibilité de me voir partir à plus ou moins longue échéance légumisée et étouffée par ma propre salive. A priori, je devrais pouvoir échapper au pire bien qu'en effet, parfois la fatigue entraine chez moi des "fausses routes" qui peuvent laisser la question ouverte. Je suis pour l'euthanasie, je suis pour une fin de vie dans la dignité et donc sans souffrances inutiles lorsqu'il n'y a plus d'autres choix. Avec Filou mon compagnon, nous en avons longuement parlé, en cas de besoin il m'aidera et je n'hésiterai pas à faire de même pour lui. Je ne comprends pas qu'on évite à nos animaux de compagnie de souffrir lors de leurs dernières heures et qu'il n'en soit pas de même pour les humains. Le fils d'une amie à ma mère, atteint du sida, a été abandonné seul avec sa souffrance. Ils l'ont laissé mourir de faim et de soif. Je trouve cruel, lâche, d'une violence extrême un tel comportement de la part de notre société. Je sais que c'est facile d'en parler tant que l'on se trouve suffisamment encore dans la vie pour la regarder et s'y plonger avec "gourmandise" mais mes mots sont plus que réfléchis et ma position ne changera pas quoi qu'on me dise. Les soins paliatifs parfois trouvent vite leurs limites, hélas.

ARMALITE a dit…

De mon côté je n'ai aucune envie de mourir, mais j'ai encore moins envie de souffrir si l'issue est inévitable ou de traîner indéfiniment ma misère complètement gaga dans une maison de retraite. Je trouve ça affreux et indigne, de devenir un objet de pitié et d'horreur pour ceux que l'on aime. Je sais que légiférer sur l'euthanasie est compliqué à cause des risques d'abus, mais j'espère vraiment qu'on trouvera un moyen de le faire sans hypocrisie et en toute humanité.

Ladypops a dit…

Il dépends fortement je pense de l'endroit ou on se trouve. Je ne suis pas forcément pour ou contre l'euthanasie, finalement c'est à chacun de faire son choix. Par contre, je suis profondément contre l'acharnement thérapeutique. Il y a des choses qui ne sont pas nécessaire en fin de vie et on a pas besoin de voir nos souffrances prolongée pour soulager la conscience de certains médecins ou infirmières qui veulent jusqu'au bout, faire bien. J'ai vu des choses hallucinantes se passer. Les perfusions pour continuer à nourrir le corps pour qu'il tienne le coup alors que le patient ne demande qu'une chose, c'est partir, etc... Bref, les soins palliatifs, les vrais, ceux qui nous aident à partir dignement et qui ne nous retiennent pas sont important. Commençons déjà par là, ensuite, peut-être que nous pourrons faire entrer dans les moeurs l'euthanasie.

Heureusement certaines association comme Exit sont là pour soutenir ceux qui veulent mettre fin à leur jours avec dignité.

Anonyme a dit…

Bonjour, ici Zorro

A mon avis, le problème des médecins et de l'euthanasie, c'est que les médecins (infirmières, soignants, etc.) sont des êtres humains.
En tant que tels, ils refusent la mort, l'idée de la mort (la leur, celle de ceux qu'ils aiment, celle de n'importe quel inconnu qu'ils soignent parce qu'elle les renvoie à leur mort et à celle de leurs proches) et ne sont donc pas équipés pour traiter de ce problème. De plus, en tant que médecins etc, ils ont juré de protéger la vie. D'où les abus. Effectivement, nous pouvons décider d'abréger la fin de nos compagnons animaux. Mais voyons, ils n'ont pas d'âme! Donc c'est pas grave de les zigouiller.
Je ne me positionne pas sur la question de l'âme, car si les chats/chiens/poissons rouges n'en ont pas, nous non plus! (J'attends qu'on me prouve le contraire.)
Pour l'instant, le mieux est de prévoir individuellement la possibilité d'une fin de vie assistée. Il ne faut pas se fier aux instances dirigeantes pour ça. Mais c'est pas la première fois qu'on se retrouve tout seuls comme des cons...

Sinon, comme disait Desproges, "vivons heureux en attendant la mort."