dimanche 18 avril 2010

Ce que j'importerais volontiers du Japon

- La discipline et la politesse des gens dans le métro. Dans la plus grande gare du monde en pleine heure de pointe, une marée humaine proprement effrayante et pas un seul heurt. La circulation est dense et rapide mais fluide, et on ne constate aucune bousculade y compris pour monter dans un train déjà bondé. Les voyageurs s'entassent calmement, sans jamais râler ni agresser leur voisin. J'aime.

- Le métro lui-même, qui circule entièrement en surface à Tokyo (pour des raisons de sécurité dans cette région sismique, j'imagine). Un trajet d'une demi-heure ou plus est tout de suite moins déprimant quand on bénéficie de la lumière du jour et qu'on peut regarder le paysage défiler par la fenêtre.

- Les sachets à parapluie distribués gratuitement à l'entrée de tous les lieux publics, histoire que les gens ne foutent pas d'eau partout. Il y a même des emballeuses automatiques, oui oui. J'espère juste que le plastique usagé (récupéré dans des containers à la sortie) est recyclé; sinon, quel gâchis!

- Les toilettes de la mort, surtout celles avec siège chauffant. Rhâââ, quoi. Et puis tous ces petits boutons qui permettent de s'envoyer des jets d'eau réglables vers le fondement, c'est assez grandiose quand on y pense. Je ne pousserai cependant pas la fascination jusqu'à visiter le musée que Tokyo a consacré aux toilettes à travers les âges.

- Le laisser de chaussures à la porte obligatoire dans les lieux d'habitation (même si je le pratique déjà chez moi). C'est tellement plus propre!

- Le traîner en yukata après la douche ou le soir. En plus de son confort étonnant, ce peignoir en coton léger sèche remarquablement bien la peau mouillée.

- Les magasins ouverts le dimanche, et fermant à tour de rôle un seul jour dans la semaine.

- Les vrais bars à sushis où le poisson ne coûte presque rien, et où le thé vert est gratuit; les échoppes de gyozas où les raviolis sont à se rouler par terre (exception faite de notre expérience malheureuse de l'autre soir).

- Les bentos: plateaux-repas souvent très joliment préparés, pratiques à manger dans le train ou dans la salle commune d'un ryokan, et commençant aux alentours de 400 yens (3€ environ). Celui de la photo ci-contre est au saumon; il a coûté 1200 yens, soit un peu moins de 10€. Pour dîner sur le pouce, c'est quand même vachement plus sympa qu'un McDo, non?

- L'audace vestimentaire des Japonaises qui ignorent pratiquement le port du jean et se débrouillent pour porter des micro-shorts, des jupes ou des robes avec de jolies chaussures même quand il fait mauvais dehors. Le flegme des mâles de l'espèce qui ne leur jettent ni regards lubriques ni remarques déplacées.

- Les Japonaises tout court. Parce qu'elles sont trop mignonnes.

3 commentaires:

Caroleen D a dit…

Je crois que c'est mon premier commentaire chez toi, alors : Bonjour !

Je te lis depuis quelque temps avec plaisir, et je savoure encore plus chaque phrase de tes billets sur le Japon. C'est tout ce j'aime dans les voyages : les "petites" découvertes à côté des plus grandes.

Emilie a dit…

En lisant tes billets je me disais que ça pourrait être sympe si tu pouvais donner certaines adresses que tu as testées à Tokyo (genre resto à gyozas, ton ryokan, etc....)
Moi qui essaie de prévoir un beau voyage pour l'année prochaine ça pourrait m'aider ;-)

Princesse Audrey a dit…

Merci pour poster des articles sur le Japon alors que tu es en plein voyage. Tu ne peux pas savoir le plaisir que ça me fait. Et ça me conforte encore plus dans mon désir de m'y installer !