samedi 17 avril 2010

Comment rattraper une matinée gâchée à Tokyo


1. Aux grands maux les grands remèdes: aller déjeuner au Hard Rock Café. Celui de Roppongi qu'on n'a pas encore fait lors des deux voyages précédents. Recevoir les compliments de la serveuse qui trouve "Légissu" (= Régis) super-kawaï. Commander une Cobb salad avec une sauce blue cheese (pour elle) et un BBQ bacon cheeseburger (pour lui), plus une part de vrai cheesecake à la croûte en Graham crackers et un coulis de fraise qui tue (avec deux cuillères pour éviter l'implosion). Manger en secouant la tête en rythme tandis que Deep Purple, Melissa Etheridge, Lenny Kravitz et Eric Clapton font de la vraie musique sur les écrans et dans les haut-parleurs.

2. Aller visiter le Musée Mori qui, cette fois, expose bien de jeunes artistes japonais et pas une rétrospective de l'oeuvre de Le Corbusier comme en septembre 2007 lors de notre voyage précédent. Trouver tout formidable, et particulièrement les arbres découpés dans des sacs de shopping. Féliciter une Japonaise pour son bô chapô et entamer avec elle une conversation un poil surréaliste, moitié en mauvais anglais (le sien), moitié en très mauvais japonais (le mien). Un peu plus loin, tomber sur Hélie, son père et sa soeur. Quelle était la probabilité, sérieusement? Convenir de déjeuner ensemble le lendemain au musée Ghibli puisque c'est aussi le jour pour lequel ils ont réservé. Acheter une peluche rose délirante signée Takashi Murakami. Se retenir d'emporter aussi la mignonne Tour de Tokyo en Lego. Et le robot qui trébuche. Et, et, et...

3. Après un passage au ryokan pour déposer les sacs de shopping, partir vers Ikebukuro Est. Il y a juste la station de métro voisine à traverser, ça ne fait pas plus de deux kilomètres, ah ah. Fouiller tous les étages d'Animate et conclure qu'on n'est plus du tout à la page en matière de mangas. Laisser tomber et se rabattre sur Namjatown, parc d'attractions surréaliste composé de quatre zones respectivement dédiées aux desserts, aux glaces (jusqu'ici ça se tient), aux gyozas (admettons) et... aux massages. Avec au milieu, un tunnel complètement creepy ambiance Halloween plein de jeux mécaniques tous plus lugubres les uns que les autres. Des endroits comme ça, franchement, je n'en ai vu qu'au Japon. Chouchou s'offre une partie de Time Crisis (un bon shoot'em up de base) et moi un massage des pieds (que j'ai en compote). Puis nous partons nous goinfrer de gyozas pour le dîner mais choisissons mal notre échoppe parmi la douzaine qui s'offrent à nous et ingurgitons de loin les plus mauvais raviolis japonais de toute mon existence, expériences françaises comprises. Pas grave, ça en valait la peine rien que pour l'ambiance si spéciale du lieu.

2 commentaires:

Emilie a dit…

Olalalala ça a l'air vraiment génial je trouve! Dommage pour les gyozas, par contre le petit massage des pieds ça doit être bien utile là-bas non? (ben oui quand on visite....)

Hélie a dit…

Tokyo n'est pas assez grand pour nous deux muahahahahahahahahahahahahaha