vendredi 2 juillet 2010

Cohabitation avec mes parents: nuit 1

Mes parents ont trouvé mon canapé inconfortable, "enfin ça va mais à deux, dès qu'on bouge ça tangue; on dirait un bateau...". Allusion bien comprise: dès ce soir, comme j'étais à peu près certaine de devoir le faire depuis qu'ils m'ont annoncé leur venue et juré sur leurs grands dieux qu'ils pouvaient dormir n'importe où, je leur cèderai mon lit. Ou plutôt, mon matelas que je devrai descendre de ma chambre et installer dans mon bureau pour ne pas qu'ils souffrent trop de la chaleur (il doit faire 4° de plus dans la mezzanine que dans le reste de l'appart') et surtout, surtout, pour ne pas que Mère se casse une jambe en allant aux toilettes la nuit. Mon escalier est assez raide, et nous parlons d'une femme qui a réussi à se faire une triple fracture de la cheville en parcourant, sur chaussée parfaitement sèche, les 30 mètres qui séparaient autrefois l'entrée de son domicile et celle de son bureau.

A part ça, les moments surréalistes s'enchaînent. Hier soir, mes parents ont voulu aller se coucher à 21h30. Soit. Volets fermés alors que je déteste dormir dans le noir, soit (bis). Je me suis réfugiée dans mon bureau, où Mère est venue me chercher pour se plaindre qu'il y avait une veilleuse allumée sur ma mezzanine. Elle m'a désigné le plafond sur lequel se détachait un rond jaune... projeté par la lampe-torche qu'elle avait posée à côté du canapé et dont elle avait dû appuyer sur le bouton par mégarde. Bien bien bien.

Ce matin, Père est parti au village poster un paquet pour Attila dont c'est bientôt l'anniversaire et acheter de la Ricorée pour Mère. Par la fenêtre de mon bureau, je l'ai vu revenir. Je me suis levée pour m'approcher de l'interphone et attendre qu'il sonne. Plusieurs minutes se sont écoulées. Puis mon portable s'est mis à vibrer. "Je n'arrête pas de sonner, pourquoi vous ne m'ouvrez pas?" Chouette, je me suis dit, mon interphone est cassé, je vais pouvoir rappeler le syndic! Je suis descendue pour ouvrir à Père. Qui a rouspété en mimant le geste d'appuyer... sur l'étiquette qui porte le numéro de mon appartement plutôt que sur le bouton situé à côté.

Allez, courage, plus que quatre jours jusqu'à mardi.

9 commentaires:

Miss Sunalee a dit…

Courage !
Mais tu m'as bien fait rire !

Moi a dit…

LOL pour la veilleuse sous la mezzanine et le bouton de l'interphone !
(les chiens ne font pas des chats :D et maintenant je sors ... je couuuuuuuuuuurs)

La Princesse a dit…

Bon courage :) !

Cécile de Brest a dit…

Ouh la la, et dire que je retrouve mes parents la semaine prochaine, après 2 ans loin de la métropole, j'ai comme des angoisses, d'un coup !

Sylvie a dit…

bon...début de roman !

Anonyme a dit…

Ici Zorro
T'as déjà pensé à demander à ta moitié de faire une BD sur le sujet?

Je parie que les lecteurs se diraient: "mais où vont-ils chercher tout ça?"

Tu as réjoui ma journée, à moi aussi, et bon courage quand même!

Pascale a dit…

Ma "Jolie-Maman" est un peu dans le même style... quoiqu'elle c'est plutôt passer et repasser 10 fois avant d'aller se coucher: elle a oublié ses lunettes, puis son livre, et son téléphone, elle veut un verre d'eau..., le tout bruyamment, elle vit seule et oublie que nous on a deux enfants qui dorment! Mais sa grande spécialité est de venir pile la semaine où son fils bosse de nuit...

Scheharazade a dit…

Ah, la cohabitation avec les parents n'est point toujours facile ...^^

Hundun a dit…

J'aime beaucoup le coup de la sonnette! Ca me rappelle le jour où un livreur d'Ooshop a passé la soirée à tenter de nous livrer sans succès jusqu'au moment où il m'a appelée pour dire que le digicode ne marchait pas, et que je voie qu'il tapait systématiquement le code avec des moufles (en loupant la moitié des chiffres évidemment...)!