lundi 12 juillet 2010

"Coraline"

Dimanche soir, Chouchou et moi avions décidé de regarder un film. Dans la pile de DVD en attente, il a choisi "Le bal des actrices" de Maïwenn, dont j'avais beaucoup aimé "Pardonnez-moi". Les excellentes critiques reçues par son second film m'avaient fait envie, mais au bout d'un quart d'heure, j'ai commencé à bâiller, et cinq minutes plus tard, j'ai décrété que ça suffisait.

J'ai attrapé "Coraline", défait l'emballage plastique, ouvert le boîtier et... découvert deux paires de lunettes 3D. Aaaaaargh. De rage, je les ai jetées par terre et piétinées tandis que Chouchou se marrait comme une baleine sur le canapé. Finalement, plus de peur que de mal: le collector que j'avais achetée contenait aussi une version 2D, ouf!

"Coraline", donc. C'est l'histoire d'une fillette à qui ses parents n'ont jamais de temps à consacrer, et qui s'ennuie dans la vieille maison étrange où sa famille vient d'emménager. Un jour, elle découvre une porte mystérieuse donnant sur une dimension parallèle qui ressemble à la sienne, mais en mieux. Là, ses parents sont tout dévoués à son bonheur; ils n'ont jamais trop de travail pour jouer avec elle ou lui préparer ses plats préférés. Un seul détail perturbe Coraline: les boutons cousus à la place de leurs yeux...

De tous les romans de Neil Gaiman que j'ai lus, celui-ci n'était vraiment pas mon préféré. Je le trouvais beaucoup moins fouillé que les autres, donc beaucoup moins intéressant. Mais le film avait été très bien accueilli à sa sortie en salle, et j'étais prête à lui laisser sa chance. De fait: d'un bout à l'autre, c'est un pur régal, avec des visuels très travaillés et une atmosphère inquiétante à souhait. Un certain nombre de personnages savoureusement excentriques ont été rajoutés, et avant l'enlèvement de ses vrais parents, Coraline effectue plusieurs aller-retour entre les deux mondes - toujours de nuit, ce qui laisse planer le doute sur la nature de son expérience: rêve ou réalité?

Je dirais volontiers que le film ressemble à du bon Tim Burton, mais ce serait rabaisser le travail réellement original et personnel d'Henry Selick (le réalisateur de "L'étrange Noël de Mr. Jack"). Il a su développer dans le bon sens un roman qui, d'après moi, manquait de rythme et d'épaisseur. Tous les amateurs de fantastique - et tous les enfants insatisfaits de leurs parents! - devraient apprécier "Coraline". Quant à moi, je vous laisse: il faut que je dresse la liste de tous les objets bleus dans mon appartement :-)

3 commentaires:

diane cairn a dit…

ahhh quel bon flim sisi sauf le score qu'est pas top mais bon

ARMALITE a dit…

effectivement la BO aurait pu être mieux mais on ne va pas chipoter

Miss Sunalee a dit…

j'ai même pas vu, j'étais en train de jouer à Heroes of Might & Magic quand diane l'a regardé...