mardi 6 juillet 2010

Nooooooooooooooooooooon!

En fin d'après-midi, alors que je briquais l'appartement depuis le matin dans une chaleur étouffante, la présidente du conseil syndical m'a appelée pour me dire qu'elle avait bien eu la lettre dans laquelle je la mettais au courant de toute l'affaire et réclamais son accord pour l'intervention de la Société Tue-Fourmis. Elle m'a expliqué qu'elle s'était retrouvée à ce poste parce que l'an dernier, elle était la seule des copropriétaires présente à l'assemblée annuelle (!), qu'elle ne voulait aucune des responsabilités allant avec et qu'elle ne prendrait pas de décision au nom de tout le monde au risque qu'on le lui reproche plus tard. En gros: si je veux obtenir quoi que ce soit, il faudra que j'attende la prochaine assemblée annuelle, qui aura lieu fin septembre, ce qui reporte la résolution du problème au printemps prochain dans le meilleur des cas.

Après ça, on s'en doute, je n'avais pas le moral au beau fixe. Mais je devais rentrer à Bruxelles et je me réjouissais d'avance de revoir Chouchou. D'habitude, je prends le train du mercredi matin et j'arrive en fin de journée. Cette fois, j'avais opté pour l'avion du mardi soir qui me permettait de passer autant de temps à Monpatelin (les dodos ne comptent pas) et qui me coûtait seulement 88€ au lieu de 120 - prix du billet de TGV réservé trois mois à l'avance en période de grandes vacances. Mais quand je suis arrivée à l'aéroport vers 20h45, l'embarquement venait juste de fermer. Le vol de 22h a apparemment été avancé à 21h10 tous les mardi cet été. Entre l'habitude d'un horaire qui n'avait pas bougé depuis 4 ans et le fait qu'on n'a pas besoin d'imprimer les billets d'avion pour une destination située en Europe, je n'ai tout simplement pas pensé à vérifier l'heure de départ. Et l'hôtesse a refusé de me laisser monter à bord, "surtout que vous avez une valise et que les soutes sont déjà fermées". Mon avion était toujours sur le tarmac pour presque une demi-heure; pourtant, je n'ai pas pu le prendre. J'ai eu de la chance dans mon malheur: ma tante s'était portée volontaire pour me conduire à l'aéroport; je l'ai appelée, elle a fait demi-tour et est revenue me chercher pour me ramener à l'appart', ce qui m'a épargné 80€ supplémentaires d'aller-retour inutile en taxi.

En arrivant chez moi, je me suis précipitée sur le site de la SNCF en priant pour qu'il y ait encore de la place dans le TGV de demain, en seconde de préférence. Il y avait, mais ça va me coûter 145€. Si je rajoute le prix de mon billet d 'avion non-remboursable, j'arrive à 233€ le retour sur Bruxelles - parce qu'à l'origine, je trouvais que 120 c'était trop cher. Ah ah. Mais bon, je ne peux m'en prendre qu'à moi; j'aurais dû être plus vigilante. En attendant, c'est une journée de travail qui saute alors que je viens déjà de m'offrir une semaine de vacances non prévue au programme, une nuit que je vais passer dans les fumets d'insecticide (j'avais copieusement aspergé tout l'appart' avant de partir), et mon budget soldes qui comme une tourterelle s'éloigne à tire-d'ailes en s'attirant au passage les foudres de Madame Mère parce qu'il fait trop de boucan.

3 commentaires:

Miss Sunalee a dit…

ooooh, je compatis. Je peux essayer de te transmettre un peu de ma paranoïa qui consiste à vérifier 10 fois les données de mon vol/train/rdv à partir de 2-3 jours avant l'événement.
Rentre bien en tous cas !

Anonyme a dit…

pauvre Armalite....quelle poisse !

Scheharazade a dit…

Arf! je compatis !^^