dimanche 5 décembre 2010

Rêve et prophétie - épisode 7: Et après?

Une semaine s'est écoulée depuis la fin de l'atelier dirigé par Catherine.
Dans ce bref laps de temps, j'ai pu constater que mon attitude par rapport aux choses avait nettement changé. Désormais, je ne laisse plus les contrariétés petites ou grosses me pourrir complètement la vie. Deux exemples tout simples:

- Lorsque nous sommes allés manger au Hard Rock Café de Lisbonne, je me suis trompée dans ma commande et ai réclamé une salade César au lieu d'une salade Cobb. Au lieu de faire la gueule, de déclarer que tout mon repas était fichu et que ça augurait mal pour le séjour qui commençait, je me suis dit que j'étais dans une superbe ville ensoleillée avec mon amoureux, que je déjeunais dans un lieu intéressant (un ancien cinéma transformé en restaurant) dirigé par une femme très sympathique, et qu'au final j'aurais quand même ma dose de sauce au fromage bleu.

- Au retour, notre avion a été retardé de deux heures, alors que nous avions renoncé à passer l'après-midi dans le village de Cintra pour arriver à l'aéroport avec une avance confortable et ne pas stresser en cas d'imprévu. J'aurais pu rouspéter que si j'avais su, je ne me serais pas privée de cette visite et terminer le séjour sur une note d'aigreur. Là, j'ai juste pensé que ça n'était pas grave si on arrivait très tard à Bruxelles parce que le lendemain était un dimanche et qu'on pourrait toujours faire la grasse matinée.

Pour ce qui est de mes angoisses liées à la maladie, en revanche... Elles n'ont pas disparu. Je traîne depuis deux mois une petite douleur intermittente sur le côté droit du ventre, qui selon mon état d'esprit du moment passe de "répercussion sans gravité de mon endométriose" ou "simple problème musculaire" à "inflammation grandissante de l'appendice devant entraîner mon hospitalisation en urgence un de ces quatre", voire à "colite néphrétique en préparation", "tumeur bénigne du colon" ou carrément "cancer qui va me faire souffrir pire que mon père". J'ai pris rendez-vous chez mon généraliste pour le 16 et dégagé mon emploi du temps en janvier et en février au cas où j'aurais besoin de passer des examens, voire plus si affinités.

En attendant, je prends du Xanax qui ne me fait guère d'effet et des résolutions qui ne peuvent qu'être globalement bénéfiques pour ma santé. J'essaie de mettre à profit ce que j'ai appris pour gérer mon niveau d'anxiété, et c'est vrai que je me sens moralement un peu moins démunie, un peu moins submergée qu'avant. Je soupçonne qu'il n'y aura jamais de déclic miraculeux, juste un travail long et laborieux qui finira (peut-être) par porter ses fruits dans un avenir plus ou moins proche. J'ai fait un premier pas sur le chemin du retour vers une certaine sérénité. Je vais tâcher, comme je pourrai, de continuer à avancer un peu chaque jour. Et attendre avec impatience que Catherine revienne à Bruxelles en juin prochain.

Pour en apprendre davantage sur la visualisation, vous pouvez vous rendre sur le site de l'école créée par Catherine ou lire "Kabbalah And The Power Of Dreaming: Awakening The Visionary Life

4 commentaires:

biankacha a dit…

J'ai trouvé très intéressant, voire assez stupéfiant venant de quelqu'un de rationnel comme toi (enfin c'est ce que je ressens en te lisant), le récit de tes séances avec Catherine.
J'attends avec impatience tes observations sur des répercussions à plus long terme. Ah oui et j'aimerais bien savoir aussi comment Georges-Arthur a trouvé le voyage en avion. C'est que ça doit pas être évident pour un hippo quand même ;)

ARMALITE a dit…

C'est vrai que je suis quelqu'un de super rationnel. En même temps, faire travailler mon imagination ne m'a jamais posé de problème. J'étais juste sceptique sur l'efficacité concrète des "visions" vers lesquelles ces exercices pouvaient me guider. Mais j'admets que ça marche... dans une certaine mesure, en ce qui me concerne. Maintenant, j'ai à peine fait ça pendant trois jours et je pense que j'ai seulement effleuré la surface de cette "technique" et de ses bienfaits potentiels. Je la trouve, c'est certain, assez intéressante pour avoir envie d'approfondir.

funambuline a dit…

Dis, vu la force et la taille imposantes d'un hippo, même violet j'en suis sûre, il pourrait pas avoir des sacoches ou un truc du genre pour porter certaines "choses" qui t'encombrent ?

Je me posais la question, parce qu'en te lisant, j'ai vraiment eu l'impression qu'il pouvait t'être utile, même si parfois encombrant (j'imagine), peut-être ne t'a-t-il pas encore dévoilé son côté le plus utile justement... non ?

Et en parlant d'hippo, tu connais Hippolyte et Jérémie ? http://hippoetje.canalblog.com/

Nelly a dit…

J'ai lu ton récit avec beaucoup d'attention. je trouve ça extrèmement interessant et je vais essayer de m'inscrire à ce workshop en juin. j'ai des choses en moi qui me bloquent et je pense que ça peut etre un bon moyen de mettre le doigt dessus. Merci en tout cas :)