dimanche 12 décembre 2010

"Scott Pilgrim vs. the world"

La bédé qui a inspiré ce film m'était tombée des mains vers la page 50 du tome 1 (et encore, j'avais dû me forcer pour tenir jusque là). Autant dire que je n'étais pas très enthousiaste pour voir "Scott Pilgrim vs. The World". Si Chouchou n'avait pas tant insisté, j'aurais volontiers fait l'impasse. Mais insisté il a, et un compromis j'ai accepté: OK pour le film, mais en téléchargement à la maison - comme ça, si ça ne me plaisait pas, je pouvais toujours me lever du canapé et partir faire autre chose en plein milieu.

Au final, j'ai regardé jusqu'au bout. J'ai ri un peu, mais je me suis surtout pas mal ennuyée. Au contraire de "Kick Ass", autre film pour geeks que j'ai adoré cette année, "Scott Pilgrim" peut seulement se vanter d'avoir une forme sympa - et encore: pour qui aime un minimum les jeux vidéo et pige toutes les petites références qui l'émaillent. Sur le fond, il est répétitif et ne parvient pas à susciter le moindre intérêt pour ce qui arrivera à ses personnages possédant l'épaisseur psychologique d'une feuille de Rizla. Et puis, honnêtement, avec tous les jeunes acteurs qui cherchent à percer, est-on obligé d'engager Michael Cera dans chaque film indie qui se tourne ces temps-ci? Malgré une bande-son tonique dans laquelle j'ai eu le plaisir de retrouver une vieille chanson de Franck Black, je suis bien contente de ne pas avoir dépensé 10€ pour aller voir "Scott Pilgrim" au cinéma.

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