samedi 31 juillet 2010

I love Le Castellet

J'aime Le Castellet. C'est ici que je venais manger les sublimes crêpes et galettes du Roy d'Ys avec mes potes de jeux de rôles quand j'avais vingt ans, ici que Soeur Cadette et David se sont mariés en 1999, ici que j'ai emmené Chouchou prendre des photos lors du tout premier week-end où il est venu me rendre visite dans le sud de la France.

Ce petit village médiéval perché sur un escarpement et interdit aux voitures a su préserver tout son charme provençal. Ses ruelles pavées et tortueuses à souhait forment un micro-labyrinthe dans lequel il fait bon se perdre. Ses portes cochères sont propices aux étreintes furtives; ses multiples échoppes proposent bijoux en argent et en pierres semi-précieuses, bougies à l'ancienne, parfum d'ambiance artisanal, poèmes écrits à la demande du client, navettes à la fleur d'oranger, cigales en terre cuite, saladiers en bois d'olivier odorant, tableaux aux couleurs éclatantes comme les champs de lavande ou les flots de la Méditerranée. Les plantes grimpantes dégoulinent sur les façades et les jardinières fleurissent aux balcons en fer forgé. Depuis les fortifications, on peut embrasser du regard tout le paysage alentour avant d'aller se rafraîchir à la terrasse d'un charmant café.

Je n'étais pas remontée au Castellet depuis plusieurs années, mais cet après-midi, Etre Exquis et moi avions quelques heures à tuer agréablement, et cela m'a paru la destination idéale. J'ai fait pour Postcrossing une razzia de cartes postales touristiques encore jamais vues ailleurs, et déniché un ravissant collier orné de fleurs en émail dans les tons rouge/pêche/beige qui coûtait une bouchée de Poilâne. J'ai pris plein de photos assez ratées à cause de la lumière trop vive du soleil qui bouffait toutes les nuances. J'ai découvert le jus de pastèque givré et vidé mon verre à la paille en poussant des râles de bonheur (devinez à base de quoi seront mes prochains smoothies maison?). J'ai rechargé mes batteries plutôt à plat après un début d'été assez pénible sur beaucoup de plans, et cette petite parenthèse partagée avec quelqu'un que j'aime profondément m'a fait un bien fou.

vendredi 30 juillet 2010

"The book of unholy mischief"

Pour me faire acheter un roman dont je n'ai même jamais entendu parler, il suffit de prononcer la formule magique "livre maudit", si possible accompagnée de précisions telles que: "contient un secret qui excite la convoitise de gens mal intentionnés" ou "laisse derrière lui un sillage de mort et de destruction". A ce stade, j'ai la bave aux lèvres et je trépigne pour filer ma carte bleue au libraire.

Voilà comment le premier roman d'Elle Newmark a atterri sur ma table de chevet. Situé dans la Venise du XVème siècle, il raconte l'histoire de Luciano, un jeune orphelin qui peine à vivre d'expédients. La tache de naissance sur son front lui vaut d'être recueilli par le chef cuisinier du palais des Doges. Mais à travers les recettes qui lui permettent de manipuler l'humeur des puissants, c'est un héritage bien vaste et bien dangereux que maître Ferrero se propose de transmettre à son protégé...

"The Book of Unholy Mischief" fait partie de ces romans qui ne sont pas des chef-d'oeuvre et dont on ne peut pourtant s'empêcher de tourner les pages pour connaître la suite. Le style de l'auteur est parfois laborieux; on la sent très appliquée notamment dans ses descriptions. C'est lorsqu'il s'agit de nourriture qu'elle semble le plus à l'aise, parvenant avec aisance à recréer l'atmosphère d'une cuisine de palais et dissertant avec brio sur les vertus de tel ou tel aliment. Le personnage de Ferrero, de loin le plus complexe, est directement inspiré de son père, et toute l'histoire semble construite pour le mettre en valeur.

J'aurais aimé que l'accent soit davantage mis sur les luttes politiques déclenchées par le fameux livre, tout en admettant que ça n'aurait pas été logique puisque le narrateur est un gamin des rues inculte qui n'a pas accès aux arcanes du pouvoir. Pourtant l'idée de base, que certains pourraient considérer comme tirée par les cheveux, m'a parue très intéressante. Je serais curieuse de voir ce qu'elle aurait pu donner sous la plume d'un Iain Pears. En l'état, "The book of unholy mischief" a quand même fort bien réussi à me tenir en haleine jusqu'à une fin tragique à souhait.

Sur le thème du livre maudit, je vous conseille également:
- "Le nom de la rose" d'Umberto Eco (ou regardez le film si ce n'est pas déjà fait, il est plus digeste et magistralement interprété)
- "L'ombre du vent" de Carlos Ruiz Zafon, un des meilleurs bouquins que j'ai lus ces dernières années, voire dans ma vie
- "La règle de quatre" de Ian Caldwell et Dustin Thomason

jeudi 29 juillet 2010

New bangs!


A de rares exceptions près, j'ai la même coupe et la même couleur de cheveux depuis 25 ans.


Oh, il y a bien eu quelques expérimentations allant du presque intéressant au purement désastreux. Une tentative de permanente l'année de mes 18 ans. Quelques mois plus tard, une brève phase noir-bleuté/carré à la Cléopâtre qui, vu que je ne me maquillais pas à l'époque et que j'avais déjà un ravissant teint de bidet, me donnait l'air d'un cadavre affublé d'une perruque. En 1997, j'ai vécu dans une petite ville amish de Pennsylvanie avec une teinture manga rouge et violette. Pendant que j'étais avec l'Homme, j'ai tenté le mi-long avec pointes vers l'extérieur façon sapin de Noël, et même le pseudo-blond au mépris de tous les avertissements de ma coiffeuse.


Immanquablement, je finis par revenir à ce qui me va le mieux: un dégradé long avec frange effilée au-dessus des sourcils et un 6.66 de Loréal. Partagée entre une envie de changement et la certitude que ce changement ne serait pas une amélioration.


Ca faisait des années que j'avais envie d'une frange triangulaire qui parte presque du dessus de la tête pour allonger artificiellement mon visage à la rondeur encore accentuée par ma frange barre parce que, entre autres défauts physiques, j'ai un tout petit front. Et des années que ma coiffeuse m'affirme que ça ne m'ira pas.


Aujourd'hui, d'humeur légèrement belliqueuse après que plusieurs de mes plans soient tombés à l'eau, j'ai insisté pour qu'elle coupe quand même, la bougresse - en me disant qu'au pire, je camouflerais le truc jusqu'à ce que ça repousse.


Incroyable mais vrai: je suis ravie du résultat qui donne exactement ce que j'imaginais. Je sais, la photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir le bonheur en personne et la douceur d'un soir mais c'est juste pour vous montrer.


(Incidemment, pour montrer ce que je voulais, j'ai utilisé la photo de Sophie Marceau en couv du dernier numéro de ELLE. Je me demande sur qui je pourrais faire pression pour obtenir les mêmes jambes qu'elle?)

mercredi 28 juillet 2010

Les elfes meurent aussi (surtout si on les aide)

En arrivant à Monpatelin après un voyage miséricordieusement exempt de tout incident, j'ai constaté les dégâts fourmiesques habituels dans mon salon, poussé un soupir résigné et fait le tour du reste de l'appartement pour voir si tout allait bien à part ça. Mais lorsque j'ai poussé la porte de mon bureau, j'ai aperçu une grosse forme noire allongée au pied du ventilateur. Un mille-pattes obèse? Non, une... botte de poupée.


Bien que désormais convaincue de la malveillance et de la ruse de mes squatteuses hyménoptères, je jugeais extrêmement peu probable qu'elles se soient introduites dans le coffre où je garde quelques vieilles Barbie de collection pour déchausser l'une d'elles et venir déposer le fruit de leur forfait à l'autre bout de l'appartement.

Tout de même, j'étais perplexe.

Puis j'ai tourné la tête vers ma bibliothèque, et j'ai vu.


Gaella, guerrière elfe rousse et sévèrement nichonnée. Mon alter ego donjonnesque, jetée à bas de son socle, mutilée et dépouillée de son épée runique qui gisait quarante centimètres plus loin.

Elles sont quand même fortes ces bestioles. Elles auraient pu s'attaquer à mon Anita Bomba dont le chapeau-champignon est déjà ébréché suite à chute antérieure, à mon American McGee Alice que son couteau ensanglanté n'aurait probablement pas suffi à protéger, voire à ma collection de fées en bocal qui auraient jonché le sol d'éclats de verre traîtres sous les pieds nus. Mais non, elles ont porté leur choix sur la figurine qui me ressemblait le plus. ("Dans tes rêves", crie quelqu'un au fond de la salle. Oui, bon, d'accord: sur la figurine que j'avais le plus investie sentimentalement, ça vous va?)

De toute évidence, nous venons de monter d'un cran dans le vandalisme. De là à l'agression caractérisée, il n'y a qu'un pas. Je me demande s'il est bien sage pour moi de dormir ici cette nuit.

dimanche 25 juillet 2010

"Inception"

C'est le film dont tout le monde parle en ce moment, et celui que Chouchou me gonfle pour aller voir tente, avec la subtilité qui le caractérise, de me convaincre d'aller voir depuis des mois. A force d'entendre mes contacts Facebook se répandre en louanges sur l'intelligence du scénario, je me suis dit que ça pourrait peut-être me plaire. D'autant que le sujet me rappelait un livre que j'ai traduit autrefois et que j'avais adoré, même s'il est passé totalement inaperçu en France*.

L'histoire, donc, pour les gens qui ne la connaîtraient pas déjà: Dom Cobb est un extracteur, capable de pénétrer dans les rêves d'autrui pour y dérober des renseignements - un talent qui lui a coûté la femme de sa vie et valu de devenir un fugitif recherché. En échange de la possibilité de rentrer aux USA pour y rejoindre ses enfants, il accepte la mission inverse de celles qu'il a l'habitude d'exécuter: tenter d'implanter une idée dans le cerveau de l'héritier d'un énorme groupe industriel...

Une chose est certaine: on ne s'ennuie pas pendant "Inception". Le film regorge de fusillades et de poursuites en voiture, au point de parfois ressembler à un James Bond, mais ce n'est absolument pas un film d'action linéaire. Le spectateur qui aime qu'on lui titille l'intelligence en aura pour ses dix euros et passera les trois jours suivants à échafauder des théories sur "la vraie histoire" tandis que mon ex le bourrin moyen ressortira sûrement très satisfait du cinéma, convaincu d'avoir tout pigé.

Cependant, ou bien certaines explications m'ont échappé (ce qui est fort possible étant donné la rapidité avec laquelle s'enchaînent les dialogues et les événements), ou il y a de grosses grosses failles de logique dans le scénario. Par exemple, c'est bien beau qu'un architecte construise un monde dans lequel projeter un dormeur, mais de quel manière ce monde est-il implanté dans le subconscient dudit dormeur? Ou encore: d'où vient la nécessité de synchroniser les "chocs" permettant aux agents de ressortir d'un rêve à plusieurs niveaux? C'est très compliqué à mettre en place, et le risque d'échec est énorme; pourquoi ne pas remonter les différentes couches du rêve graduellement? C'est le genre de questions sans réponse qui me gâchent un peu le plaisir. Quant aux cinq dernières secondes, je les voyais venir gros comme une maison depuis qu'il avait été posé qu'on pouvait prendre un rêve pour la réalité et inversément.

Mais bon, je chipote sans doute. Le fait est que j'ai beaucoup aimé "Inception". Je crois que c'était la première fois que j'appréciais Leonardo DiCaprio depuis "What's eating Gilbert Grape?", qui remonte quand même à un bail. J'étais contente de retrouver Ellen Page, et le reste du casting s'en sortait fort bien également. Et visuellement, le film est très réussi tant au niveau des décors que des effets spéciaux. Malgré mes réserves, j'ai marché jusqu'à la fin, et ça n'arrive pas souvent quand je vais au cinéma.

*D'ailleurs, je n'ai jamais reçu de SP pour ce bouquin-là, qui est aujourd'hui épuisé et introuvable à mon grand désespoir.

samedi 24 juillet 2010

SNCF, si, c'est possible... mais ça dépend des conditions

Quand on achète un billet de train français sur internet, on a le choix entre trois options:
- l'imprimer soi-même,
- le retirer en borne libre service, dans une gare ou une agence de voyage,
- se le faire envoyer gratuitement par courrier.

Longtemps, j'ai choisi la dernière solution (un peu par flemme, un peu pour économiser l'encre de mon imprimante: vous avez déjà vu la gueule des billets imprimés de la SNCF? entre les pubs et les zones noires, ils doivent bouffer une moitié de cartouche chacun).

Un jour de novembre 2009, j'ai oublié à la maison mon billet acheté 25€ en promo, et j'ai été obligée d'en racheter un à plein tarif (soit 145€) parce que la SNCF était paraît-il infoutue de le réimprimer. Ca m'a mise en colère, mais comme le train reste généralement moins cher et surtout moins polluant que l'avion, j'ai continué à le prendre.

Depuis quelque temps, ma réexpédition de courrier fonctionne mal (en dépit de trois réclamations différentes auprès de la Poste française). Du coup, j'ai décidé d'imprimer mes billets de train moi-même. Et que vois-je en haut de l'écran récapitulant les caractéristiques de mon prochain Bruxelles-Monpatelin? "Une pénalité de 5€ sera appliquée si le voyageur se présente sans avoir imprimé son billet".

Autrement dit, un billet imprimé par la SNCF oublié à la maison, et vous devez en racheter un. Mais un billet pas imprimé par vous, et il vous suffit de payer 5€ pour accéder normalement à votre place. La logique de la chose m'échappe totalement, mais une chose est sûre: dorénavant, je cocherai systématiquement la case "impression à la maison".

jeudi 22 juillet 2010

Dilemme de traductrice

Je souffre.

Pour faire plaisir aux fans, à l'éditeur et aussi, accessoirement, à mon banquier et à mon dealer de chaussures, j'ai accepté de traduire le tome 12 de Série Préférée, un monstre de près de 2 millions de signes, en quelque chose comme deux mois et demi. Ce qui aurait été assez peinard si un certain nombre de facteurs ne s'étaient pas ligués contre moi. En tête: la chaleur étouffante dans notre appartement et... une tripotée de scènes de fesses toutes plus elliptiques les unes que les autres.

Passe encore que la description de chaque geste et chaque sensation prenne un paragraphe entier, dans lequel reviennent sans cesse les mêmes mots (ce qui ne gêne pas trop en anglais mais devient vite lourdingue en français). Non, ce qui me hérisse le poil, c'est que l'auteur n'emploie pas un seul terme anatomique. On est dans le registre BDSM orgiaque, avec des situations incroyablement osées, mais le sexe de l'héroïne n'est jamais appelé que "down there" ou autre formule équivalente, son clitoris "this special spot"... Quant au pénis de ses nombreux partenaires, il est assimilé à toute leur personne ("he was swollen") ou à ses caractéristiques physiques ("his hardness").

Ne pouvant soupçonner l'auteur de pudibonderie, j'en suis réduite à penser qu'il existe une raison logique à son choix de vocabulaire. Si elle utilisait certains mots, ses romans seraient peut-être considérés comme du porno et classés dans un rayon pas franchement grand public, ce qui pourrait nuire à ses chiffres de vente. J'avoue que sur ce point, je ne connais pas les usages en vigueur aux USA.

Bref, je ne la blâme pas, mais ça ne me facilite pas vraiment le boulot. Je ne peux pas rester aussi vague qu'elle, et je ne veux pas employer des mots d'argot car cela changerait complètement le ton de la narration. J'essaie donc de m'en tenir aux termes anatomiques susmentionnés... tout en ayant conscience que, dans l'intérêt de la fluidité de la lecture en français, je m'éloigne de l'original. Mon boulot consiste aussi à faire des choix, mais comme la traduction n'est pas une science exacte et qu'il y a rarement de solution unique à un problème donné, je peux être certaine qu'à un moment où à un autre, quelqu'un contestera ma décision et m'accusera d'avoir fait du mauvais travail. C'est la vie.

Dernier dilemme en date: l'héroïne couche avec un homme qu'elle vouvoie en français, bien qu'il soit son amant régulier (un choix que j'ai déjà dû justifier à peu près un million de fois). Dans le feu de l'action, elle crie "Fuck me". Alors, je traduis par "Baise-moi" ou "Baisez-moi"? Malgré la rupture de continuité, je vais opter pour la première solution, parce qu'il me semble que les circonstances sont assez intimes pour justifier une petite entorse aux règles de la bienséance. Mais je suis à peu près certaine que dans les semaines qui suivront la publication du bouquin, je vais recevoir des mails disant "Oui alors c'est quand même bizarre, elle le vouvoie avant et après mais pas pendant, je ne trouve pas ça très logique...". Si quelqu'un a les coordonnées d'Arielle Dombasle et de BHL, ça m'arrangerait qu'ils puissent me filer un mot d'excuse.

mercredi 21 juillet 2010

Soirée Rétro-Follies à l'Archiduc

Je n'aime pas trop sortir tard le soir et décaler mes horaires de sommeil déjà si difficiles à maîtriser. J'aime encore moins sortir tard le soir en semaine parce que ça rend la journée de boulot du lendemain particulièrement pénible. (Et, oui, aujourd'hui c'est férié en Belgique, mais Chouchou et moi devions quand même travailler tous les deux.) Malgré tout, les soirées burlesques à Bruxelles ne sont pas nombreuses au point que je puisse les laisser passer à la légère, surtout quand je sais que beaucoup de mes connaissances feront le déplacement et que ce sera aussi l'occasion de passer un peu de temps avec elles.

Voilà comment hier soir, aux environs de 21h, Chouchou et moi avons rejoint à l'Archiduc Miss Sunalee, diane cairn, La Princesse et son mari chéri. Tout le monde était sur son 31 et je me suis sentie légèrement underdressed; il faut dire que ma vie sociale de ces dernières années ne m'a pas particulièrement invitée à investir dans de la fringue glamour. Rayons chaussures, j'ai tout ce qu'il faut, on s'en doute, mais malgré le thème de la soirée et la chaleur actuelle, je me voyais mal débarquer en string et talons de 10. C'eut pourtant été le seul moyen pour éclipser l'audacieux décolleté de La Princesse... (Photo censurée!)

L'Archiduc est un établissement de style Art Déco, très sympa dans son genre mais... un peu petit pour accueillir une clientèle aussi nombreuse qu'elle l'était hier soir. Du coup, les artistes ont dû se contenter, pour évoluer, d'un minuscule coin de la salle du rez-de-chaussée et d'une toute petite place au bord de la mezzanine. A leur décharge, ils ont admirablement su composer avec ces limitations, mais je pense que certains de leurs numéros auraient mérité une plus ample liberté de mouvement.

J'ai aimé les prestations du crooner George Bangable - belle voix, très professionnel dans son jeu de scène - et de la pin-up chanteuse Miss Lolly Wish qui a réussi à allumer son public sans jamais se déshabiller vraiment. J'ai été moins sensible à celles du rocker Patrick Ouchène et de Lalla Morte: l'unique numéro d'elle que j'ai vu était certes poétique, mais j'ai trouvé son rythme beaucoup trop vif. Et puis en matière de burlesque, je n'apprécie que les filles bien en chair. Les physiques graciles ne me plaisent qu'habillés.

Pour le reste, le spectacle était bien rythmé; je déplore juste qu'il ait commencé avec une heure de retard et qu'ayant dû partir à 0h45 (au lieu des minuit que nous nous étions initialement fixés), Chouchou et moi ayions manqué la fin. En revanche, l'atmosphère était tout à fait irrespirable, entre l'absence de climatisation chichement palliée par quelques ventilateurs et le nombre incroyable de gens qui fumaient malgré l'interdiction légale en vigueur depuis plusieurs années. Nous avons dû prendre une douche en rentrant et suspendre nos vêtements devant une fenêtre ouverte pour tenter de nous débarrasser de l'odeur; sans succès car j'en avais aussi plein les cheveux.

En résumé, une soirée sympathique entre amis, et un spectacle intéressant mais qui souffrait d'un certain manque de moyens. Quand on voit le nombre de spectateurs qu'il a attiré, il est toutefois permis d'espérer que ce genre d'initiative se développe à Bruxelles dans les mois ou les années à venir.

mardi 20 juillet 2010

Death Ride

Ceux qui me lisaient déjà il y a deux ans s'en souviennent peut-être: j'adore me jeter dans le vide. Et le mois prochain, je vais avoir l'occasion de le faire... depuis l'Atomium. Je suis joie, excitation et impatience. Quelqu'un parmi vous a déjà testé le Death Ride ou compte le faire cette année?

Masque capillaire Nutri-Thermique Kérastase


Le moins qu'on puisse dire, c'est que je n'ai pas un bon a priori sur les produits Kérastase. Ma coiffeuse que j'adore ne cesse de me vanter leurs mérites; une fois tous les deux ans, je me laisse convaincre et... je paye une fortune pour un masque qui ne me fait pas plus d'effet (voire moins) qu'un Fructis à 6€. La dernière potion miracle que j'ai achetée était censée raviver mon rouge intense entre deux colorations; elle était si difficile à rincer qu'elle me laissait les cheveux abominablement poisseux. Je l'ai utilisée deux fois avant de la mettre à la poubelle et de jurer que je ne dépenserai plus jamais un seul centime pour un produit de cette marque.

Mais il y a quelques semaines, alors que je lui faisais part de ma déception concernant la fameuse BB Cream Erborian qui ravit pourtant toute la blogosphère beauté, La Princesse, curieuse, m'a proposé de récupérer mon tube à peine entamé en échange d'un masque hydratant spécial cheveux très secs qu'elle venait de recevoir dans... un colis publicitaire Kérastase. Je l'avoue, j'étais dubitative. Pourtant, au bout de quinze jours d'utlisation après chaque shampoing, force m'est d'avouer: j'adore le Nutri-Thermique. Facile à appliquer et à rincer, il ne nécessite qu'une pose très courte - le temps, mettons, de se raser les mollets. Il laisse les cheveux hyper doux, brillants et faciles à démêler. Et contrairement à celle de l'épouvantable H'suan Wen Hua de Lush, son odeur est légère et se dissipe très rapidement. Il se peut bien qu'à cause de lui, je sois obligée de revenir sur ma promesse solennelle.

lundi 19 juillet 2010

La disparition

Il y a un quart d'heure, quelqu'un a frappé doucement à ma porte. Pensant que c'était l'ouvrier qui devait venir cette semaine en début d'après-midi pour réparer la porte cassée de notre congélateur, j'ai ouvert sans poser de questions... et me suis retrouvée nez-à-nez avec un jeune homme aux cheveux coupés très courts qui m'a tendu un badge de police.

"Cellule Disparitions, m'a-t-il expliqué, nous recherchons votre voisin du rez-de-chaussée."

Apparemment, la soeur de ce monsieur, inquiète de ne pas arriver à le joindre depuis une semaine, aurait alerté la police bruxelloise. J'ai répondu de mon mieux aux questions de l'enquêteur. Non, je n'ai pas vu monsieur D. depuis plusieurs semaines. Le voisin du 3ème est un étudiant slovène en vacances dans son pays depuis le début du mois. La voisine du 1er est brésilienne et je ne suis pas certaine qu'elle ne soit pas en vacances, elle aussi Les traces de pas d'homme au sous-sol, alors que le balai a été passé lundi dernier? Elles ont probablement été faites par mon compagnon, qui y descend la poubelle tous les soirs vu que les éboueurs ne passent que deux fois par semaine. Non, ma clé de boîte à lettres n'ouvre pas celles des autres résidents de l'immeuble, et je le prouve. Non, je n'ai pas le numéro de GSM de la voisine du 1er, mais vous pouvez le demander à la propriétaire qui tient le magasin de meubles un peu plus bas dans la rue. Je suis désolée de ne pas pouvoir vous aider davantage. Oui, laissez-moi votre numéro et mon compagnon vous appellera ce soir en rentrant du travail s'il a des informations à vous fournir.

Décidément, quand on vit en immeuble, les voisins sont une source inépuisable de divertissement. J'espère tout de même qu'il n'est rien arrivé de grave à Mr D...

Ici

C'est une jolie maison en bordure de Bruxelles, dans un quartier résidentiel situé à quelques minutes du métro.
Ici, on vous sert votre jus d'ananas décoré comme un cocktail dans un bar chic.
Ici, même pour un simple barbecue, on vous propose une demi-douzaine de viandes marinées avec amour et de petites sauces maison inspirées de la cuisine asiatique.
Ici, il y a des pious dans tous les coins; chacun d'eux a son nom et sa personnalité, et la famille ne cesse de s'agrandir.
Ici, c'est un petit univers où se mélangent pin-ups et zombies; où la bibliothèque déborde de romans américains, de guides de voyage, de CD de yodel, de DVD de films hong-kongais et coréens ; où le bar abrite cinq sortes différentes de sherry et des verres tiki pastel; où la garde-robe recele robes et cardigans délicieusement rétro.
Ici, le maître de maison court tout nu dans le jardin pendant que sa chère et tendre surfe sur internet en quête d'une nouvelle paire de mary-janes.
Ici, on peut débarquer un soir avec le coeur plein de chagrin, se faire materner juste ce qu'il faut et repartir le lendemain matin avec les idées beaucoup plus claires.
Ici vivent des gens que j'aime.

dimanche 18 juillet 2010

Les Gens Que J'Aime

C'est La Princesse qui m'a fait découvrir cet établissement où l'on peut aussi bien déjeuner que juste boire un verre ou grignoter un en-cas dans l'après-midi. J'ai tout de suite craqué pour la déco faussement rétro, avec de vieux pupitres d'écolier en guise de tables, pour les prix raisonnables et surtout pour la gentillesse et le sourire du personnel. Depuis, j'y suis retournée plusieurs fois seule ou avec Chouchou. Situé à cent mètres de la Bourse et de la Grand'Place, c'est un endroit idéal où siroter un Coca en feuilletant (au hasard...) "Un grand week-end à Lisbonne". Les amateurs de soleil pourront même s'installer en terrasse.

Les Gens Que J'Aime
15 rue du Midi
1000 BRUXELLES

samedi 17 juillet 2010

Funny ad cards

Le 30 juillet 2008, je m'inscrivais sur Postcrossing.

Depuis presque deux ans, j'ai envoyé plus de 500 cartes postales à des inconnus du monde entier. Une fois, j'ai "pioché" l'adresse d'une des lectrices françaises de ce blog, et une autre fois, celle d'une amie qui vit en région parisienne. Il m'est arrivé de recevoir deux cartes identiques, dans l'image comme dans le texte, à quelques semaines d'intervalle: la première fois, d'une Finlandaise qui me racontait qu'elle avait deux saunas chez elle, un traditionnel et un électrique; la deuxième fois, d'une Roumaine qui avait collé le même petit laïus tapé à l'ordinateur au dos d'une photo d'un monastère moldavien. Et le mois dernier, j'ai dû écrire deux fois à la même Suissesse en l'espace de huit ou dix jours.

J'ai reçu des cartes d'endroits où je n'avais jamais eu envie de me rendre et qui m'ont pourtant donné des fourmis dans les jambes, et puis des cartes qui ont fait ressurgir plein de souvenirs parce qu'elles représentaient des endroits que j'avais déjà visités: le café Demel et l'Opéra de Vienne, Arches National Park dans l'Utah ou le lac Kawaguchi au pied du Mont Fuji. Des cartes touristiques bon marché sans doute achetées en nombre, et de ravissantes cartes d'art dont je devinais qu'elles avaient été choisies spécialement à mon intention. Des photos imprimées à la maison, des dessins d'enfant maladroits, des monstruosités pailletées, des recettes de cuisine dans des langues que je ne comprends pas, des chatons en-veux-tu-en-voilà. Toutes sans exception m'ont fait sourire de plaisir lorsque je les ai découvertes dans ma boîte aux lettres.

N'empêche que si on le pratique intensivement, Postcrossing n'est pas un loisir économique. En Belgique, les timbres pour envoyer une carte postale dans un autre pays d'Europe coûtent 0,90€, et les timbres pour envoyer une carte postale dans le reste du monde, 1,05€. A cela, il faut rajouter le prix des cartes elles-mêmes (de 0,25€ pour les cartes touristiques de base à près de 2€ pour certaines cartes d'art). Mon budget n'étant pas infini, je me suis donc mise à fouiller les présentoirs de cartes postales publicitaires qui fleurissent un peu partout dans les cinémas, les bars et les restaurants de Bruxelles. Parfois, on y trouve des choses très drôles, au point que j'en rafle quelques exemplaires pour envoyer et en prends aussi un pour moi. Quelques exemples parmi mes préférées:


"For once, the dark side saves the planet", clame cette publicité pour la journée nationale des économies d'énergie.


Une pub pour Coca-Cola qui met en scène Blanche-Neige et les sept nains dans un cinéma. La légende en flamand dit: "Ils furent heureux et regardèrent encore longtemps".


J'ai réservé cette "pause-pipi" à mes correspondants francophones, of course.


Ma dernière trouvaille en date, dans le hall de l'UGC DE Brouckère, me rappelle que je n'ai toujours pas vu la 6ème saison de Kaamelott...

vendredi 16 juillet 2010

Victoire!

La bataille fut rude. Je voulais Lisbonne, Chouchou penchait plutôt pour Rome ou Barcelone, j'avais proposé Talinn, Edimbourg ou Stockholm en solutions alternatives, mais finalement, victoire! La destination de mon city trip d'anniversaire, prévu début octobre, sera bien la capitale portugaise qui a enchanté Gridou et La Princesse. Woohoo! Si certain(e)s d'entre vous sont déjà allé(e)s là-bas, ce serait très gentil de me faire part de vos impressions, conseils et bonnes adresses. Je sais déjà qu'il faut absolument prendre le tram 28, mais à part ça, je n'ai même pas encore potassé un seul guide...

Edit: Euh bon ben finalement, vu les tarifs de l'hôtel qu'on vise, on va plutôt partir début décembre... Il paraît que Lisbonne est très jolie avec ses éclairages de fête!

mercredi 14 juillet 2010

Not much to talk about

La chaleur me ramollit les neurones et me vide de mon énergie. Hier matin, Chouchou et moi nous sommes mis en quête d'un ventilateur pour rendre mes journées plus supportables. Bien entendu, tout le monde avait eu la même idée avec un temps d'avance. Au Carrefour d'Auderghem, il ne restait pas un seul ventilateur, et au Krëfël voisin non plus. Nous avons dû nous traîner à City 2 avec la nouvelle voiture de fonction de Chouchou* pour finalement en dénicher un chez VandenBorre. Ce matin au saut du lit, Chouchou encore en tenue d'Adam s'est attelé au montage de l'engin. J'ai pris une très jolie photo de lui tounu avec les pales en guise de feuilles de vigne. Il a catégoriquement refusé de l'utiliser comme nouvelle photo de profil Facebook. Pfff, même pas drôle.

A part ça, Soeur Cadette a refusé un poste de DAF sur Washington et New York qui aurait probablement signifié une expatriation définitive pour elle et sa petite famille. Elle a décidé de rentrer à Toulouse comme prévu à l'issue de son contrat de 2 ans sur Dallas. Je me demande ce que j'aurais fait à sa place. D'un côté, un poste intéressant dans un endroit génial, avec sans doute un salaire à la hauteur. De l'autre, renoncer plus ou moins à tout ce qu'elle avait construit en France: sa maison, son réseau social... Apparemment, le choix n'a pas été facile, mais son issue doit avoir beaucoup soulagé mes parents qui redoutaient d'être plus ou moins privés d'Attila et de Cahouète (ou devrais-je l'appeler Peanut maintenant?).

Je n'ai toujours rien acheté à l'occasion des soldes, sinon quelques boxers en microfibres Etam dont je fais une grosse consommation. Par contre, j'ai reçu les sandales Camper commandées chez Sarenza à - 30% en pré-soldes, et je les adore! Elles me vont bien, sont confortables et jolies comme tout. Je ne me lasse pas de les admirer. Dès que je trouve un "fond" digne d'elles, je les mitraille sous tous les angles.

J'ai pas mal peiné pour venir à bout de "The Hour I First Believed"**, le dernier roman de Wally Lamb dont "She's come undone" m'avait beaucoup impressionnée il y a... euh, pas mal d'années. L'histoire est celle de Caelum Quirk, un professeur de littérature dont le 3ème mariage part à la dérive. Après avoir échappé de justesse au massacre de Columbine, son épouse Maureen ne parvient pas à surmonter son stress post-traumatique. Elle profite de son métier d'infirmière pour se droguer en douce et finit par tuer un adolescent avec sa voiture. Alors qu'elle purge sa peine dans la prison pour femmes jadis créée par une des ancêtres de Caelum, celui-ci se plonge dans l'histoire de sa famille et découvre des secrets qui vont chambouler son existence. C'est intéressant, bien écrit, très bien documenté et... affreusement déprimant. Pas du tout le genre de lecture dont j'ai besoin en ce moment. Pour lui succéder, je vais tâcher de choisir quelque chose de plus light dans ma PAL.

* C'est là que je me rends compte que j'ai oublié de vous raconter la frustrantissime saga du croiseur impérial...
** En français: "Le chagrin et la grâce"

lundi 12 juillet 2010

"Coraline"

Dimanche soir, Chouchou et moi avions décidé de regarder un film. Dans la pile de DVD en attente, il a choisi "Le bal des actrices" de Maïwenn, dont j'avais beaucoup aimé "Pardonnez-moi". Les excellentes critiques reçues par son second film m'avaient fait envie, mais au bout d'un quart d'heure, j'ai commencé à bâiller, et cinq minutes plus tard, j'ai décrété que ça suffisait.

J'ai attrapé "Coraline", défait l'emballage plastique, ouvert le boîtier et... découvert deux paires de lunettes 3D. Aaaaaargh. De rage, je les ai jetées par terre et piétinées tandis que Chouchou se marrait comme une baleine sur le canapé. Finalement, plus de peur que de mal: le collector que j'avais achetée contenait aussi une version 2D, ouf!

"Coraline", donc. C'est l'histoire d'une fillette à qui ses parents n'ont jamais de temps à consacrer, et qui s'ennuie dans la vieille maison étrange où sa famille vient d'emménager. Un jour, elle découvre une porte mystérieuse donnant sur une dimension parallèle qui ressemble à la sienne, mais en mieux. Là, ses parents sont tout dévoués à son bonheur; ils n'ont jamais trop de travail pour jouer avec elle ou lui préparer ses plats préférés. Un seul détail perturbe Coraline: les boutons cousus à la place de leurs yeux...

De tous les romans de Neil Gaiman que j'ai lus, celui-ci n'était vraiment pas mon préféré. Je le trouvais beaucoup moins fouillé que les autres, donc beaucoup moins intéressant. Mais le film avait été très bien accueilli à sa sortie en salle, et j'étais prête à lui laisser sa chance. De fait: d'un bout à l'autre, c'est un pur régal, avec des visuels très travaillés et une atmosphère inquiétante à souhait. Un certain nombre de personnages savoureusement excentriques ont été rajoutés, et avant l'enlèvement de ses vrais parents, Coraline effectue plusieurs aller-retour entre les deux mondes - toujours de nuit, ce qui laisse planer le doute sur la nature de son expérience: rêve ou réalité?

Je dirais volontiers que le film ressemble à du bon Tim Burton, mais ce serait rabaisser le travail réellement original et personnel d'Henry Selick (le réalisateur de "L'étrange Noël de Mr. Jack"). Il a su développer dans le bon sens un roman qui, d'après moi, manquait de rythme et d'épaisseur. Tous les amateurs de fantastique - et tous les enfants insatisfaits de leurs parents! - devraient apprécier "Coraline". Quant à moi, je vous laisse: il faut que je dresse la liste de tous les objets bleus dans mon appartement :-)

dimanche 11 juillet 2010

Où la canicule menace de me changer en Bolino

Depuis mon retour à Bruxelles, je suis accablée par la chaleur fort inhabituelle qui règne sur la capitale belge. C'était bien la peine de fuir les étés caniculaires de Monpatelin! Je dors très mal la nuit et le jour, je bous littéralement devant mon ordinateur portable qui ajoute probablement 5° à la température déjà saunaesque de l'appartement. Bien sûr, nous n'avons ni volets que nous pourrions cabaner comme ça se fait dans mon Sud natal, ni rideaux parce que j'ai toujours trouvé ça super bourgeois. J'en suis réduite à surfer sur Internet pour mater les ventilateurs avec une concupiscence d'ordinaire réservée aux Chie Mihara ou aux Annabel Winship. Nous en achèterons probablement un cette semaine... et en toute logique, la vague de chaleur retombera dans les 6 heures à suivre.

samedi 10 juillet 2010

"Eclipse"

Dans ce troisième opus de la saga Twilight, Bella Swan continue à hésiter entre un vampire à tronche de flétan avarié qui refuse de coucher avant le mariage, et un loup-garou qui non seulement est l'heureux propriétaire de pectoraux sublimes, mais qui ne rechigne pas à les exposer dans presque chaque scène où il apparaît. On peut en déduire que Bella Swan, outre le fait qu'elle ne possède que deux expressions faciales, est soit aveugle et asexuelle, soit une gourde ultime. (A la décharge de la scénariste, cette invraisemblance crasse est la base même de la série de livres sur laquelle sont basés les films; il n'existait donc aucun moyen d'y remédier.)

A part ça, que se passe-t-il dans "Eclipse"? Victoria veut toujours la peau de Bella, et elle a décidé que le meilleur moyen de l'avoir serait de lever une armée de vampires nouveaux-nés. Pour faire face à cette menace, le clan Cullen va devoir s'allier avec ses ennemis de toujours, la tribu des loups-garous bôgoss Quileutes. L'argument est un peu mince pour l'étirer sur plus de deux heures; du coup, le réalisateur passe beaucoup de temps à filmer en gros plan le visage de ses deux héros tête-à-claques. Heureusement que les effets spéciaux se sont améliorés depuis "New Moon", qu'il y a une ou deux scènes d'action sympas et quelques répliques marrantes; sinon, on s'ennuierait ferme.

Allez, je vous laisse, je vais mater un épisode de la saison 3 de "True Blood". Là au moins, les vampires partouzent et vendent de la drogue, et les loups-garous appartiennent à une organisation nazi. C'est quand même un peu plus rock'n'roll.

vendredi 9 juillet 2010

"Eat, Pray, Love" & "Committed"


Il y a très exactement quatre ans, je tentais de soigner mon coeur brisé par ma rupture avec l'Homme en lisant "Eat, Pray, Love" d'Elizabeth Gilbert. Dans ce mémoire devenu depuis lors un best-seller mondial et un film avec Julia Roberts, l'auteur raconte comment, suite à un divorce douloureux, elle décide de prendre une année sabbatique pour voyager à la recherche d'elle-même. En Italie, elle apprendra les plaisirs de la nourriture; en Inde, elle découvrira la méditation et la spiritualité; à Bali, enfin, elle retrouvera la sérénité et l'amour. A l'époque, son récit m'avait beaucoup touchée. Pas à cause de son style, ni bon ni mauvais, mais grâce à l'immense sincérité qui transpirait de chacune de ses phrases, à sa façon sans fard et pourtant jamais impudique de raconter ses tourments et ses interrogations. "Eat, Pray, Love" m'avait redonné de l'espoir à un moment où j'en avais bien besoin.

Quelques années plus tard, lors d'une visite chez Waterstone, je découvre qu'Elizabeth Gilbert a publié un nouveau mémoire appelé "Committed", et la curiosité me pousse à l'acheter pour connaître la suite de son histoire. A la fin de "Eat, Pray, Love", elle rencontrait Felipe, un Brésilien de naissance naturalisé australien et vivant en Indonésie, et tous deux entamaient une histoire transcontinentale. Oui mais voilà: un jour, les autorités américaines alertées par les allées-venues incessantes de Felipe menacent de lui interdire l'accès au pays où sont basés à la fois son amoureuse et son commerce de pierres importées. Un mariage semble le seul moyen de contourner le problème, mais obtenir les autorisations nécessaires s'annonce très long.

Alors, pendant une année de plus, Elizabeth et Felipe, virtuellement sans ressources, deviennent nomades en Asie du Sud-Est où la vie ne leur coûte presque rien. Traumatisée par son divorce précédent, l'auteur en profite pour faire des recherches sur l'institution du mariage à travers le monde et les siècles dans l'espoir d'apaiser son appréhension. Elle en tire un livre un peu bâtard, à l'intersection du mémoire, de l'étude historique et de l'essai sociologique, que j'ai eu beaucoup de mal à terminer en dépit de nombreux passages très intéressants. "Committed" soulève toute sorte de questions sur le couple occidental moderne, les notions d'amour conjugal et d'engagement. Mais pour quelqu'un qui, à la base, ne s'interroge pas particulièrement sur la chose, il est d'une lecture un peu aride. On sera néanmoins ravi d'apprendre que les ennuis de l'auteur et de son amoureux se résolvent à la fin.

"Eat, Pray, Love" est publié en français sous le titre "Mange, Prie, Aime"Committed" n'a pas encore été traduit.

jeudi 8 juillet 2010

Contour des yeux Eucerin

Je cherchais un contour des yeux pour remplacer mon Origins au thé blanc bien-aimé, devenu très difficile à trouver en France. Comme j'ai fui le soleil toute ma vie d'adulte, je commence juste à avoir des micro pattes d'oie, et mon souci n'est pas tant d'y remédier que d'hydrater afin de conserver cette relative fraîcheur le plus longtemps possible. Lors d'une virée à la pharmacie de Monpatelin pour refaire le plein de produits Avène honteusement chers en Belgique, mon regard a été attiré par la nouvelle gamme d'Eucerin dont j'avais lu le plus grand bien sur le net. J'ai donc rajouté l'AquaPorin Active (quel nom barbare...) dans mon panier, et je me suis empressée de le tester durant les jours qui ont suivi.

S'il est encore trop tôt pour porter un jugement sur son efficacité à long terme, je peux vous dire qu'au premier abord, je suis tout à fait emballée. D'abord, le petit flacon à pompe est pratique et dose bien la quantité de produit nécessaire pour chaque oeil. Ensuite, le produit lui-même est quasiment dépourvu d'odeur; il a une texture légère et agréable qui pénètre facilement, sans laisser une impression de gras sur la peau et sans faire larmoyer si on a le malheur de se frotter les yeux peu après l'application. Il donne une sensation de fraîcheur et semble presque "repulper" le tour de l'oeil. Le seul reproche que je trouve à lui faire, c'est son packaging assez peu glamour... mais pour 15€ à peine, je suppose qu'il serait mal venu de pinailler.

mardi 6 juillet 2010

Nooooooooooooooooooooon!

En fin d'après-midi, alors que je briquais l'appartement depuis le matin dans une chaleur étouffante, la présidente du conseil syndical m'a appelée pour me dire qu'elle avait bien eu la lettre dans laquelle je la mettais au courant de toute l'affaire et réclamais son accord pour l'intervention de la Société Tue-Fourmis. Elle m'a expliqué qu'elle s'était retrouvée à ce poste parce que l'an dernier, elle était la seule des copropriétaires présente à l'assemblée annuelle (!), qu'elle ne voulait aucune des responsabilités allant avec et qu'elle ne prendrait pas de décision au nom de tout le monde au risque qu'on le lui reproche plus tard. En gros: si je veux obtenir quoi que ce soit, il faudra que j'attende la prochaine assemblée annuelle, qui aura lieu fin septembre, ce qui reporte la résolution du problème au printemps prochain dans le meilleur des cas.

Après ça, on s'en doute, je n'avais pas le moral au beau fixe. Mais je devais rentrer à Bruxelles et je me réjouissais d'avance de revoir Chouchou. D'habitude, je prends le train du mercredi matin et j'arrive en fin de journée. Cette fois, j'avais opté pour l'avion du mardi soir qui me permettait de passer autant de temps à Monpatelin (les dodos ne comptent pas) et qui me coûtait seulement 88€ au lieu de 120 - prix du billet de TGV réservé trois mois à l'avance en période de grandes vacances. Mais quand je suis arrivée à l'aéroport vers 20h45, l'embarquement venait juste de fermer. Le vol de 22h a apparemment été avancé à 21h10 tous les mardi cet été. Entre l'habitude d'un horaire qui n'avait pas bougé depuis 4 ans et le fait qu'on n'a pas besoin d'imprimer les billets d'avion pour une destination située en Europe, je n'ai tout simplement pas pensé à vérifier l'heure de départ. Et l'hôtesse a refusé de me laisser monter à bord, "surtout que vous avez une valise et que les soutes sont déjà fermées". Mon avion était toujours sur le tarmac pour presque une demi-heure; pourtant, je n'ai pas pu le prendre. J'ai eu de la chance dans mon malheur: ma tante s'était portée volontaire pour me conduire à l'aéroport; je l'ai appelée, elle a fait demi-tour et est revenue me chercher pour me ramener à l'appart', ce qui m'a épargné 80€ supplémentaires d'aller-retour inutile en taxi.

En arrivant chez moi, je me suis précipitée sur le site de la SNCF en priant pour qu'il y ait encore de la place dans le TGV de demain, en seconde de préférence. Il y avait, mais ça va me coûter 145€. Si je rajoute le prix de mon billet d 'avion non-remboursable, j'arrive à 233€ le retour sur Bruxelles - parce qu'à l'origine, je trouvais que 120 c'était trop cher. Ah ah. Mais bon, je ne peux m'en prendre qu'à moi; j'aurais dû être plus vigilante. En attendant, c'est une journée de travail qui saute alors que je viens déjà de m'offrir une semaine de vacances non prévue au programme, une nuit que je vais passer dans les fumets d'insecticide (j'avais copieusement aspergé tout l'appart' avant de partir), et mon budget soldes qui comme une tourterelle s'éloigne à tire-d'ailes en s'attirant au passage les foudres de Madame Mère parce qu'il fait trop de boucan.

Pendant ce temps, les fourmis...

Je suis sûre que vous mourez d'envie de connaître la suite de mes histoires de fourmis. Or donc, le spécialiste bis n'avait pas le temps de passer à l'appart' avant mon départ pour Bruxelles, mais il se souvenait de sa visite de l'an dernier et avait conservé assez de notes pour m'établir un devis en quelques minutes. Ca, c'est la bonne nouvelle. La mauvaise, c'est que mon problème nécessite trois interventions espacées d'un mois, et survenant avant la fin de la saison des fourmis en octobre. Sachant que la Société Tue-Fourmis est fermée en août, mon syndic en congés jusqu'au 22 juillet et l'accord du conseil syndical nécessaire. Glups, hein?

Hier matin, j'ai téléphoné au secrétariat de mon syndic pour expliquer l'urgence de la chose et demander qu'un autre des employés du cabinet se charge de consulter la présidente du conseil syndical. Mais j'avoue que mon espoir de voir le problème réglé avant l'été prochain s'amenuise à toute vitesse. En attendant, munie d'un vaporisateur rempli d'huile essentielle de citron et juchée en équilibre précaire sur mon escabeau, je m'apprête à tenter une périlleuse pulvérisation de mes poutres situées à 5 mètres de hauteur. J'espère que c'est un répulsif aussi efficace qu'on me l'a affirmé...

lundi 5 juillet 2010

Visite parentale: le bilan

Mes parents viennent juste de partir. Il était temps: une journée de plus et je finissais orpheline en prison.

Mon père a passé les 90 dernières heures à se plaindre de la chaleur en boucle.

Ma mère a passé les 90 dernières heures à se plaindre d'absolument tout. De mon canapé-lit qui "tangue" quand on y dort à deux, des voitures qui roulent trop vite dans l'avenue la nuit, des tourterelles qui chantent trop fort le matin, de l'absence de Ricorée, d'olives noires et de fer à repasser dans mon appartement. Elle a tenu des propos super désobligeants envers les infirmières de la maison de retraite de ma grand-mère ("elles font ça parce qu'elles ne peuvent rien faire d'autre"), alors que lesdites infirmières, des professionnelles dévouées qui auraient certainement pu choisir un environnement de travail plus riant, se tenaient un mètre derrière elle. Quand mon père et moi lui avons fait les gros yeux et reproché cette réflexion aussi stupide qu'injuste, elle a prétendu qu'elle n'avait jamais dit ça, qu'on déformait tout ou que d'accord, elle l'avait dit mais elle ne le pensait pas. Elle a déniché les seuls biscuits au chocolat de la maison, que j'avais pourtant planqués au-dessus du frigo derrière ma boîte à cookies en forme de vache, et globalement mangé autant que mon père et moi réunis, avec la même détermination féroce que si une famine mondiale était annoncée pour la semaine prochaine. Quand elle voulait de l'eau à table, elle me tendait son verre vide sans un mot au lieu de se lever et d'aller la chercher elle-même. Moi qui ne suis pas d'une nature extrêmement patiente, j'ai dû prendre sur moi pour ne pas exploser que ma maison n'était pas un hôtel et que cette cohabitation m'était aussi inconfortable qu'à elle.

Malgré ça, j'étais contente de voir mes parents. Je suppose que c'est le propre des familles: on se tape sur les nerfs, voire on s'engueule, mais on s'aime quand même. J'ai pu récupérér toutes les choses que j'avais fait livrer à Leurpatelin ces derniers mois, dont mes deux pulls TrendyWorkshop (vraiment superbes), ma nouvelle robe Style Shake en soie sauvage rose (un peu cartonnée...) et mes Chie Mihara Célia (beaucoup plus vertes que bleues en vrai). J'ai profité de la Mégane parentale pour aller faire de grosses courses d'épicerie et racheter une valise au centre commercial voisin. J'ai eu une sorte de révélation pendant la visite à ma grand-mère - j'en reparlerai sans doute un peu plus tard dans un autre post. Mon père m'a aidée à déblayer mon balcon, notamment à descendre à la poubelle l'encombrante niche en plomb bois qui était jadis la résidence de Scarlett et Copernique.

Et puis surtout, ça m'a vraiment fait plaisir de dîner hier dans un resto de bord de mer avec mes parents, mon oncle, ma tante, Tomm, sa copine et leur fils de quatre mois. D'accord, le service était lamentable et je me suis fait bouffer les mollets par les moustiques. Mais Tomm était en voie de rétablissement et semblait beaucoup plus responsable que par le passé; son fils est sans doute le bébé le plus adorable du monde, hyper calme et plein de risettes; sa copine qui a la réputation d'être assez asociale a papoté gentiment avec moi toute la soirée; mon oncle et ma tante étaient égaux à eux-mêmes: taiseux et ironique pour le premier, volubile et généreuse pour la seconde. A la tombée de la nuit, la plage a pris des allures tropicales, une brise légère s'est mise à souffler et c'était juste bien d'être là en famille à bavarder de tout et de rien. C'est sur cette impression-là que je choisis de rester.

Que de monstres!

La nouvelle bédé de Chouchou est en ligne ici. Et notre toute pitite salle de bain commence à prendre des allures de R'lyeh...

dimanche 4 juillet 2010

Lady Doll T1: "La poupée intime"

Gaja est une petite fille pas comme les autres. En butte aux moqueries de ses camarades, à la cruauté de son père et à la dureté de sa gouvernante, elle a pris l'habitude de se réfugier dans un monde imaginaire peuplé par ses poupées. Une seule personne compte encore pour elle: sa mère. Hélas, celle-ci est gravement malade, et son époux cupide complote pour l'éliminer afin de s'emparer de sa fortune...

Les dominantes roses, rouges et oranges qui frappent le regard lorsqu'on ouvre cet album forment un contraste audacieux avec la noirceur du scénario de Daniele Vessella. Beatrice Penco Secchi aurait pu réaliser une bédé toute en ombres; elle a choisi au contraire de faire exploser ses couleurs à chaque case, et elle a bien fait. Si vous aimez les atmosphères victoriennes, les psychodrames grinçants, les costumes travaillés et les grands yeux des héroïnes de manga, "Lady Doll" devrait vous plaire. Mais pour connaître la suite et le dénouement de cette tragédie aux portes de la folie, il vous faudra attendre la parution du tome 2.

samedi 3 juillet 2010

Moment de grâce

Deux heures après que mon père ce stoïque ait sangloté de trouver sa mère pas revue depuis trois ans dans un tel état de décrépitude, deux heures avant que ma mère cette madeleine se mette à pleurer d'énervement parce que mon père refuse de carreler son dresssing, je flânais seule dans les rues de ma ville natale.

Dans la rue piétonne qui chaque matin accueille le haut du marché provençal, une dizaine d'hommes entre deux âges, chemisette à manches courtes, short, sandales et visage déjà buriné par le soleil, traînaient à la terrasse d'un de ces cafés minuscules exclusivement fréquentés par une clientèle d'habitués. A l'ombre des platanes, dans la chaleur qui ralentissait les mouvements et les conversations, l'un d'eux a sorti une guitare et d'une belle voix basse pleine de trémollos a entonné "La Mamma" de Charles Aznavour. Debout devant la vitrine de la librairie jeunesse où je venais d'acheter une demi-douzaine de cartes postales à l'humour très particulier, je l'ai écouté un sourire aux lèvres. Je n'ai pas osé prendre de photo.

vendredi 2 juillet 2010

Cohabitation avec mes parents: nuit 1

Mes parents ont trouvé mon canapé inconfortable, "enfin ça va mais à deux, dès qu'on bouge ça tangue; on dirait un bateau...". Allusion bien comprise: dès ce soir, comme j'étais à peu près certaine de devoir le faire depuis qu'ils m'ont annoncé leur venue et juré sur leurs grands dieux qu'ils pouvaient dormir n'importe où, je leur cèderai mon lit. Ou plutôt, mon matelas que je devrai descendre de ma chambre et installer dans mon bureau pour ne pas qu'ils souffrent trop de la chaleur (il doit faire 4° de plus dans la mezzanine que dans le reste de l'appart') et surtout, surtout, pour ne pas que Mère se casse une jambe en allant aux toilettes la nuit. Mon escalier est assez raide, et nous parlons d'une femme qui a réussi à se faire une triple fracture de la cheville en parcourant, sur chaussée parfaitement sèche, les 30 mètres qui séparaient autrefois l'entrée de son domicile et celle de son bureau.

A part ça, les moments surréalistes s'enchaînent. Hier soir, mes parents ont voulu aller se coucher à 21h30. Soit. Volets fermés alors que je déteste dormir dans le noir, soit (bis). Je me suis réfugiée dans mon bureau, où Mère est venue me chercher pour se plaindre qu'il y avait une veilleuse allumée sur ma mezzanine. Elle m'a désigné le plafond sur lequel se détachait un rond jaune... projeté par la lampe-torche qu'elle avait posée à côté du canapé et dont elle avait dû appuyer sur le bouton par mégarde. Bien bien bien.

Ce matin, Père est parti au village poster un paquet pour Attila dont c'est bientôt l'anniversaire et acheter de la Ricorée pour Mère. Par la fenêtre de mon bureau, je l'ai vu revenir. Je me suis levée pour m'approcher de l'interphone et attendre qu'il sonne. Plusieurs minutes se sont écoulées. Puis mon portable s'est mis à vibrer. "Je n'arrête pas de sonner, pourquoi vous ne m'ouvrez pas?" Chouette, je me suis dit, mon interphone est cassé, je vais pouvoir rappeler le syndic! Je suis descendue pour ouvrir à Père. Qui a rouspété en mimant le geste d'appuyer... sur l'étiquette qui porte le numéro de mon appartement plutôt que sur le bouton situé à côté.

Allez, courage, plus que quatre jours jusqu'à mardi.

jeudi 1 juillet 2010

The Never Ending Ant Story

Le spécialiste qui est passé chez moi il y a trois semaines n'est pas du tout un spécialiste mais un employé de la firme chargée de l'entretien des parties communes de la résidence. Il a fait son rapport au syndic et déclaré qu'il n'était pas équipé pour procéder à une intervention de cette envergure, qui va probablement nécessiter de dresser des échaffaudages et d'envoyer des gens travailler sur le toit.

La secrétaire remplaçante de mon syndic (pas mon syndic lui-même, qui est en congé et reste sourd à mes appels depuis un an, ni sa secrétaire habituelle qui me parle comme si elle mourait d'envie de m'envoyer chier) a donc contacté... le vrai spécialiste qui était passé chez moi l'été dernier pour diagnostiquer le problème. Ce brave monsieur va donc revenir un an plus tard pour faire exactement la même constatation et dresser - je présume - exactement le même devis suite auquel le syndic ne va pas, espérons-le, observer exactement la même inaction.

C'est ce qui s'appelle un tour pour rien.

Juin 2010