mardi 31 août 2010

Après-midi troc: il reste quelques places!

Au cas où des Bruxelloises seraient intéressées et auraient raté mon message initial pour cause de vacances, je rappelle qu'un après-midi troc (vêtements, chaussures, produits de maquillage...) est organisé dimanche - le 5, donc - chez Ingrid, et qu'il nous reste quelques places. Laissez-moi votre mail dans un commentaire que je ne publierai pas, et je vous donnerai plus de détails en privé.

Août 2010

Les vacances sont finies...

...et j'ai une liste de posts à rédiger longue comme le bras.
Dans les jours à venir, vous découvrirez ici:
- une nouvelle adresse sympatoche où goûter à Bruxelles;
- nos aventures avec les géoaches 8 à 13, situées à Monpatelin et à Toulouse ou dans les environs;
- une photo en exclusivité mondiale de Régis avec une chanteuse francophone à voix citée ici il n'y a pas très longtemps;
- une liste de mes envies pour cette rentrée 2010;
- le portrait de mes Pura Lopez Verena, grâce auxquelles je culmine à un bon mètre 66;
- une critique du dernier roman de Scarlett Thomas dont j'avais adore "The end of Mr. Y";
- et bien sûr la mosaïque du mois d'août.

(Oui, bon, ça va, j'ai des petits bras.)


Stay tuned!

lundi 30 août 2010

"L'effet Larsen"

L'avantage des grands trajets en train, c'est qu'on peut s'y adonner à la lecture sans remords, puisqu'il n'y a pas grand-chose d'autre à faire, et pendant des heures sans être interrompu. Vendredi, j'ai donc profité des 5h30 du Monpatelin-Toulouse pour engloutir le nouveau roman de Delphine Bertholon dont j'avais adoré "Twist" il y a deux ans.

Eté 1998. Nola, 18 ans, devrait être en train de se dorer la pilule en Grèce avec ses deux meilleures amies pour fêter sa majorité et l'obtention de son bac. Mais quelques mois plus tôt, elle a perdu son père adoré dans des circonstances tragiques et dû quitter le charmant pavillon familial de Montreuil pour une vieille maison bizzaroïde et déprimante. Tandis qu'elle travaille dans un bar à ivrognes pour gagner quelques sous, sa mère sombre peu à peu dans une maladie qui va bien au-delà de la simple dépression et semble motivée par une mystérieuse culpabilité...

L'histoire de cette jeune fille dont l'univers a implosé et qui tente malgré tout de continuer à mettre un pied devant l'autre ne m'a touchée qu'à moitié. A aucun moment de ma lecture je n'ai réussi à me représenter Nola ni à "entendre" réellement sa voix, et je serais bien en peine d'expliquer pourquoi. J'aime toujours autant l'écriture vive et sensible de Delphine Bertholon, et j'ai apprécié la galerie de personnages secondaires un peu cassés par la vie qu'elle développe dans ce roman: les voisins de Nola, la bande des piliers de comptoir... Mais son héroïne m'est restée transparente tout du long. Du coup, je ne peux pas dire que "L'effet Larsen" m'aura beaucoup marquée.

dimanche 29 août 2010

"Quand vous lirez ce livre..."

Après avoir terminé une traduction de plus de 1100 pages dont 75% de scènes de fesses hyper-graphiques, j'avais envie de fraîcheur et d'innocence (tout arrive).
J'ai d'abord tenté un recueil de nouvelles d'Eric-Emmanuel Schmidt, "Odette Toulemonde et autres histoires". Je sais que les livres de cet auteur sont souvent moqués, mais ayant apprécié quelques oeuvres très populaires comme "La première gorgée de bière" de Delerm, "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda ou absolument tous les bouquins de Nicole de Buron, je préférais me faire une opinion par moi-même.
Ben, c'est pas aussi abyssal que du Marc Lévy, mais j'ai trouvé ça sans grand intérêt. J'ai arrêté vers le milieu et enchaîné sur un poche trouvé par hasard à la Fnac la veille: "Quand vous lirez ce livre...".
Sam a 11 ans; il est atteint d'une grave leucémie et les médecins ne lui donnent que quelques mois à vivre. Alors, il décide d'écrire un livre dans lequel il consignera son histoire et se lance dans la réalisation de sa liste des "8 choses à faire avant de mourir".
Je sais, pour quelqu'une qui veut se changer les idées, je choisis peut-être des thèmes un peu plombés. Mais curieusement, malgré un sujet sensible et pas vraiment gai, ce roman est bel et bien plein de fraîcheur et d'innocence. Avec beaucoup de tendresse et sans jamais verser dans le pathos, Sally Nicholls accompagne son jeune héros sur le chemin de l'acceptation de sa propre fin. Une lecture rapide et émouvante, dont on sort pourtant étrangement apaisé.

samedi 28 août 2010

Y'a une école pour devenir Dexter?

Hier, dans le Nice-Toulouse. De l'autre côté de l'allée, une mère et sa fille de 13 ou 14 ans jouent au baccaléauréat pour passer le temps. La fille triche sans vergogne en copiant sur sa mère et fait des fautes d'orthographe à tire-l'arigot, proposant par exemple "hibiscus" dans la catégorie "végétal" à la lettre I ou "auvent" dans la catégorie "objet" à la lettre H. Mais le plus drôle, ce sont ses réponses dans la catégorie "métier".
A la lettre K, elle propose "killer".
A la lettre V, elle propose "violeur".
A la lettre T, elle propose "tronçonneur".
...Je crois qu'elle va avoir du mal à trouver des études sanctionnées par l'Education Nationale qui conviennent à ses inclinaisons profondes.

vendredi 27 août 2010

Aix-en-Provence: Shopping vs. Géocaching

SHOPPING:

- Une brouettée de cartes postales

- Deux petits tableaux d'Isabelle Kessedjian, un pour moi et un pour l'anniversaire de Cahouète

- Une robe Desigual rouge que je trouvais un peu trop décolletée, mais Chouchou non

- Une jupe en dentelle gris foncé Promod que je trouvais un peu trop courte, mais Chouchou non

- Un T-shirt Promod gris clair illustré avec le lapin d'Alice au pays des Merveilles

- Un collier Saoya rouge tout mimi, avec le fermoir sur le devant

GEOCACHING:

- Nanocache de la tour de l'horloge: trouvée assez rapidement par Chouchou grâce aux indications de notre nouveau GPS Garmin (la marque apparemment la plus utilisée par les géocacheurs du monde entier).



- Nanocache de la place d'Albertas: indice déchiffré, zone de recherche bien délimitée, parties à notre portée fouillées de fond en comble, hauteurs photographiées à bout de bras par Chouchou pour voir si quelque chose ne s'y cachait pas, mais chou blanc.

- Nanocache du cours Mirabeau: indice déchiffré, zone de recherche bien délimitée, mais re-chou blanc.

- Nanocache de la Rotonde: indice déchiffré, zone de recherche bien délimitée, parties à notre portée fouillées de fond en comble, hauteurs photographiées à bout de bras par Chouchou pour voir si quelque chose ne s'y cachait pas, mais re-re-chou blanc.
...Et puis en arrivant à la maison et en chargeant les photos sur mon ordi portable à écran 17", je m'aperçois qu'en fait, si, on voyait cette nanocache sur une de nos photos... l'écran du Lumix était juste trop petit pour la montrer. Aaaaargh.

(Mais si, la petite tache orange, dans le fond...

C'était un bout de paille fixé sur un aimant, j'en mettrais ma main à couper!)

MORALITING:

Pour l'instant, je suis beaucoup plus au point en shopping qu'en géocaching. Des annés d'entraînement feront toujours la différence.

jeudi 26 août 2010

Un message important


Il y a à Aix-en-Provence, sur la place de la mairie, une boutique du nom de Chat Rêveur que j'aime énormément. On y vend quantité de cartes postales ou de voeux, ainsi que de petits tableaux, des magnets et autres menus gadgets. Au premier étage se trouve un salon de thé que nous n'avons pas pu tester hier pour cause de fermeture exceptionnelle. J'ai tout de même profité de notre passage pour faire le plein de cartes Postcrossing, et également déniché un chouette cadeau d'anniversaire pour Cahouète. Une fois rentrée chez moi saine et sauve après notre crevaison, j'ai déballé mes achats et découvert ce texte au dos du sac en papier du Chat Rêveur:

"Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes les personnes. Dites doucement et clairement votre vérité.
Ecoutez les autres, même les simples d'esprit et les ignorants ont eux aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Ne vous comparez avec personne: il y a toujours plus grands et plus petits que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe.

Soyez vous-même.

Surtout, n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez pas cynique en amour, car il est en face de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe. Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères.
De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles. Vous avez le droit d'être ici. Et, qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait. Quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie la paix de votre âme. Avec toutes ses perfidies et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.

Tâchez d'être heureux."

Auteur inconnu
Texte trouvé dans une église à Baltimore en 1692

Malgré une traduction qui manque de fluidité, je trouve ce texte magnifique dans sa simplicité, résumant à lui tout seul des centaines d'ouvrages qu'on peut trouver au rayon "développement personnel" des librairies.

Chat Rêveur
24, place de l'Hôtel de Ville
13100 Aix-en-Provence
Ouvert du lundi au vendredi, de 9h30 à 19h, et le samedi de 9h à 19h

Où notre brillante carrière de géocacheurs manque tourner court

Lundi, une espèce de fou qui était en train d'étrangler sa copine en pleine rue, et que nous observions en hésitant à appeler la police, nous a foncé dessus et s'est mis à postillonner au visage de Chouchou: "Kesstuveux, tu veux te battre? Non pasque j'te préviens, chui champion de France, moi". "Champion de quoi, de connerie?" me suis-je gardée de lancer au Pithécanthrope qui continuait à vociférer: "J'ai déjà fait de la prison, j'ai pas peur d'y retourner!". Puis, comme Chouchou le regardait en face sans ciller, il a pris un air méprisant: "T'es tout petit." J'ai réprimé un: "C'est marrant, vu d'ici vous faites exactement la même taille". Las de n'obtenir aucune réaction de notre part, le type a fini par s'éloigner avec sa copine qui continuait à le suivre docilement. Au moins, ce n'était plus après elle qu'il en avait - mais jusqu'à quand?

Et ce soir, tandis que nous revenions d'une chouette journée passée à Aix-enProvence et que nous roulions à 110 km/h sur l'autoroute, Chouchou qui avait pris le volant s'est soudain exclamé: "Ahou!". "Euh, ahou quoi?" "J'ai le volant qui tire à gauche tout d'un coup... Ou il y a un problème avec la direction, ou on a un pneu crevé". Bien entendu, l'aire de repos suivante était à 20 km. Arrivés là-bas, nous avons constaté qu'effectivement, le pneu avant gauche de la Twingo gentiment prêtée pour la semaine par nos amis C&C était en train de se dégonfler.

Si j'avais été seule, je n'aurais pas eu d'autre choix que prendre mon téléphone et appeler quelqu'un en pleurnichant pour qu'il vienne me dépanner: je n'avais encore jamais crevé, donc jamais changé un pneu de ma vie. Mais Chouchou, lui, est un pro de ce genre d'incident (une fois, il a roulé pendant des kilomètres avec une camionnette dont une des roues était en feu). Il a résolu le problème en une dizaine de minutes - et en y laissant la peau d'un jean dont je pense que le cambouis ne partira jamais, mais je préfère la peau du jean que la nôtre, c'est plus facile à racheter. Pendant ce temps, j'ai fait des choses super utiles genre prendre des photos et dénicher dans le coffre deux serviettes en papier froissées plus un fond de bouteille d'eau minérale pour que le héros puisse vaguement se nettoyer les mains à la fin. Hourra pour Chouchou!

mercredi 25 août 2010

Où notre brillante carrière de géocacheurs se heurte à un écueil fondamental

...Nous avons réussi à acheter un des seuls modèles de GPS en vente actuellement qui ne possède pas l'unique fonction dont nous avons besoin: la recherche d'un endroit, non pas à l'aide de son adresse, mais de ses coordonnées géographiques (latitude/longitude).

Qui c'est qui va devoir retourner à la FNAC échanger son TomTom XL² et payer un peu plus cher pour un modèle adéquat?

mardi 24 août 2010

Où notre brillante carrière de géocacheurs démarre quelque peu laborieusement

Hier après-midi, nous avons voulu profiter d'une descente à la grande ville la plus proche de Monpatelin pour y chercher nos premières géocaches. J'avais emporté deux énigmes trouvées sur le site, et comme il s'agissait de lieux que je connais bien, j'imaginais que quelques minutes suffiraient pour commencer à inscrire des découvertes sur notre profil.

Tout faux.

La géocache n°1, de niveau 1/5 (le plus facile), se situait près d'une statue pas forcément évidente à localiser pour les touristes, mais que je situais parfaitement: "La partie de cartes", tirée du film "Marius" (d'après une oeuvre de Marcel Pagnol). Il n'y avait que très peu de cachettes potentielles dans le coin, et encore moins dans la direction désignée par l'indice: une poubelle que nous avons été jusqu'à vider pour vérifier que la cache ne se trouvait pas sous le container, et une sorte de panneau de signalisation que nous avons examiné sous toutes les coutures avant de conclure, dépités, que la cache avait dû être détruite et que vraiment, nous n'avions pas de chance.

(Après que nous soyons rentrés à la maison, une lecture plus approfondie de la fiche de cette cache nous a révélé que le container se trouvait bien sous le panneau de signalisation, mais pas au sol: fixé à la plaque située vingt centimètres au-dessus de celui-ci par un système d'aimants. Trop retors pour des débutants comme nous, mais une prochaine fois, nous ne nous ferons pas avoir par ce stratagème.)

Nous sommes allés soigner notre déception au Chamo, un glacier sis sur le port qui fait des granités au Coca dont je raffole. Quand, après avoir dégusté nos consommations en terrasse, nous sommes entrés pour payer, je suis tombée sur ça:


...Sans commentaires.

La géocache n°2 se trouvait sur la plus grande place de la ville. Elle était notée difficulté 4/5, mais l'énigme à déchiffrer parlait du "plus trublion des fournisseurs", dont une recherche Google m'avait appris que c'était le surnom du FAI Free. Je me suis dit: "Trop fastoche, on va chercher une boutique Free et ce sera quelque part autour." Sauf que sur la place elle-même, il n'y a que des bars, des brasseries, une librairie et une pharmacie; dans l'avenue voisine, Bouygues, Orange et SFR s'entassent sur moins d'une vingtaine de mètres, mais de boutique Free, point. Mon dépit grandissait, et je commençais à regretter l'achat, en début d'après-midi, d'un ruineux Tom-Tom à la Fnac pour nos futures expéditions non-urbaines.

Refusant de nous avouer vaincus, nous sommes rentrés chez moi et nous avons imprimé une troisième énigme un peu plus détaillée que les précédentes, correspondant à une cache située à 200 mètres de chez moi, dans la gare ferroviaire de Monpatelin. L'occasion pour moi de découvrir celle-ci, où je n'avais jamais mis les pieds car il n'y passe qu'une demi-douzaine de trains par jour, et jamais à des horaires qui m'arrangent. Sur le parking, des djeûns traînaient autour de leur voiture. "Flûte, ils peuvent pas dégager, les moldus?" ai-je grommelé en cherchant la cache avec une désinvolture affectée plus que chelou.

Il doit y avoir un dieu pour les apprentis géocacheurs, car au bout de cinq minutes, un de leurs potes a appelé les djeûns, qui sont aussitôt partis le rejoindre. A partir de là, il ne m'a fallu que très peu de temps pour mettre la main sur un tube de médicaments poisseux contenant entre autres menus objets une barrette, une pile Duracell et une fève des rois de ma boulangerie préférée. J'ai prélevé cette dernière, que j'ai échangée contre une gomme en forme de tablette de chocolat ramenée du Japon, et signé le logbook en piteux état que Chouchou s'est empressé de photographier. Mission accomplie!

lundi 23 août 2010

Où est démontrée la totale inefficacité de mes pouvoirs de déduction

21h30. Chouchou et moi nous affalons sur le canapé de mon salon devant une maxi Parmiggiana, un litre et demi de Coca light et un rouleau d'essuie-tout. Histoire de nous occuper en mangeant, nous allumons la télé et zappons en quête d'une émission potable. A un moment, je vois passer une vidéo de Jean-Jacques Goldman fredonnant les paroles d'"Il suffirait qu'on s'aime" à Céline Dion. Oh, peut-être une émission qui lui est dédiée? "Chouchou, tu peux laisser ça, s'il te plaît?"
Nous enchaînons sur un clip de Patricia Kaas, "Il me dit que je suis belle", chanson également écrite par JJG. Mon flair légendaire ne m'a pas trompée. Euh, j'espère que ce n'est pas un hommage posthume et qu'il est toujours vivant?!?
Clip suivant: "Je t'aime" de Lara Fabian. Ah ben non, finalement, ça doit plutôt être une émission sur les chanteuses francophones à voix.
Clip suivant: "Zen" de Zazie. Ah ben non, finalement, ça doit juste être une émission sur les chanteuses francophones tout court.
Clip suivant: "Sensualité" d'Axelle Red. Mon hypothèse se tient. (Et c'est marrant de revoir AR avec une bouche d'aspect humain plutôt qu'un bec de canard.)
Clip suivant: "Tombé pour elle" de Pascal Obispo. Mayday, mayday, je ne comprends plus rien.
Clip suivant: "Savoir aimer" de Florent Pagny. Finalement, ça doit être une émission sur les gros succès de la chanson francophone dans les années 90.
Intervention suivante: Michel Field. Chouchou est mort de rire. "En fait, c'est une émission sur tous les gens qui ont tenu un micro dans les années 90".
...Au final, c'était une émission intitulée "La folie des années 90" qui retraçait les événements marquants de cette décennie. Ca m'a fait tout bizarre de constater que l'explosion des banlieues avait commencé dès 1990. Vingt ans déjà que ça dure, et toujours pas l'ombre d'un début de solution, au contraire: la situation ne fait qu'empirer... La liesse de la victoire française pendant la Coupe de Monde de Football en 1998 n'aura engendré qu'une fraternité de bien courte durée.

vendredi 20 août 2010

Celle qui ne savait pas méditer

Quand, en avril, je suis allée au Serendip Spa pour acheter le bon-cadeau que je comptais offrir à Chouchou en cadeau d'anniversaire, la jeune femme blonde de l'accueil m'a dit qu'ils comptaient organiser bientôt des formations de reiki. J'ai répondu que je connaissais cette médecine d'origine japonaise et avais eu l'occasion de constater son étonnante efficacité, mais qu'à mon avis, tout le monde ne pouvait pas devenir un pratiquant efficace - qu'il fallait être un minimum doué pour ça et qu'en ce qui me concernait, j'avais le même niveau de spiritualité qu'une cuillère à soupe.

La jeune femme blonde a éclaté de rire et m'a demandé si je plaisantais. "Vous faites du yoga; vous devez être ouverte à ce genre de choses." J'ai répondu que je pratiquais le yoga comme une gymnastique, en exécutant les mouvements qu'on me montrait et en respirant de la façon prescrite, mais sans chercher plus loin. Je n'ai pas osé dire que quand la petite prof que j'aimais bien nous demandait, en fin de séance, de visualiser une lumière "de la couleur que vous trouvez la plus apaisante" qui nous remplissait le corps et que nous devions ensuite "irradier", j'avais du mal à ne pas pouffer de rire en m'imaginant changée en ampoule halogène rose pâle.

Hier soir, j'ai accompagné Chouchou à la séance de méditation qui faisait partie de son package d'anniversaire, et qui pouvait être effectuée à une ou deux personnes. Je suis, en ce moment, très intéressée par tous les moyens qui pourraient me permettre de lutter contre mes angoisses chroniques et infondées. De plus, nous avions tous deux gardé un excellent souvenir de notre participation au Full Moon Club il y a déjà plus de deux ans, et la merveilleuse Claudia était justement disponible pour s'occuper de nous. J'ai tenté de me laisser guider par sa voix si mélodieuse.

"Imaginez-vous flotter au centre d'une bulle de lumière."
D'accord, ça je sais faire. Bulle de lumière, assise en tailleur, sensation d'apesanteur, hop.
"Cette bulle vous est personnelle; elle est de la couleur qui vous correspond le mieux."
...Rose pâle, le retour. Mmmh, non, c'est une bulle, pas un chausson de danse géant. Jaune clair, comme les murs de ma piaule en sous-sol à Lancaster? Avec mes cheveux teints en roux, ça va me faire un teint atroce.
"Si aucune couleur ne s'impose à vous, imaginez une grosse bulle de lumière dorée."
Ouais, doré, c'est bien. Pas original, mais au moins, j'aurai pas l'air con.
Mais tu t'en fous, y'a personne qui te voit.
Si, y'a moi, et j'aime pas être ridicule à mes propres yeux. Aux yeux de ma propre imagination. Whatever.
"Maintenant, vous allez expirer à fond et à chaque expiration, chasser de vous une peur, une angoisse ou une pensée négative que vous allez balayer vers l'horizon."
Je peux pas balayer, je suis en train de léviter assise en tailleur. Et puis balayer, c'est contre ma religion. La poussière se soulève toujours en petit nuage et au final on n'enlève rien du tout.
"Une fois que vous vous êtes vidés de toutes ces choses négatives, vous allez inspirer à fond et vous remplir de la lumière qui vous entoure."
Ah, merde, ça recommence. Je ne suis pas une ampoule halogène, je suis une femme libre!
"Sentez la bienveillance de l'univers. Laissez-la vous pénétrer."
Ah non hein, avec mon boulot d'en ce moment, côté pénétration, j'ai déjà donné.

J'ai donc passé une demi-heure à tenter de faire taire mon esprit cynique et terre-à-terre. En tout, j'ai dû réussir à ne penser à rien d'autre que ma respiration et la voix de Claudia pendant... oh, bien une minute et demie. Mais je ne voudrais pas avoir l'air de me moquer, sinon de moi-même. Malgré mon scepticisme et ma résistance innée, j'ai glané quelques petites choses très intéressantes, à la fois pendant la séance et la conversation qui a suivi - des débuts de piste à explorer pour les adapter à mon cas précis, disons.

Le problème, c'est que je ne crois pas à l'âme - ou à l'essence, ou à quelque autre nom qu'on lui donne pour éviter toute connotation religieuse. Pour moi, chaque être humain est un corps plus un esprit, un ensemble de fonctions biologiques et rien d'autre. Donc, si je parvenais à faire taire mon esprit, il ne resterait... rien sinon une mécanique qui continue à tourner en silence. A part pour échapper à une douleur insupportable, je ne vois pas l'intérêt. Ensuite, je ne crois pas que l'univers soit bienveillant. Je ne crois pas non plus qu'il soit malveillant, notez bien: je pense juste qu'il est neutre, un ensemble de phénomènes physiques qui obéissent aux lois de la causalité en dehors de toute notion morale. Et je veux bien admettre que je me trompe peut-être, et j'aimerais vraiment ne pas être aussi bornée là-dessus, mais... il va falloir plus d'une séance d'une demi-heure pour me convaincre.

jeudi 19 août 2010

La vieille dame qui avait honte de son âge

Dans le coin supérieur gauche de l'écran, une photo montre une vieille dame aux cheveux blancs comme neige et au visage animé malgré les fins tuyaux de plastique qui sortent de son nez et forment comme un collier autour de son cou. Je lis le profil Postcrossing qui accompagne cet avatar:

"For most of my teaching career, I taught Art at a private girls school in Albuquerque. I was also an artist, working in several mediums. In my younger years, I was a jazz dancer and played many instruments. Before settling in New Mexico, I lived in Germany and Mexico and enjoyed visiting France, Italy, Spain, Scotland, and England. My interests include world peace, civil rights activism, and spirituality. I listen to all kinds of music and enjoy going to live concerts. In the summer, my vegetable garden supplements my meals."

Je me dis: ouah, cette dame a eu une vie drôlement bien remplie; elle semble avoir l'esprit ouvert et des goûts éclectiques. En gros, c'est tout à fait mon genre de personne.

Et puis sa dernière phrase me laisse un goût amer dans la bouche:

"Please respect my privacy and dignity by not referring to my age."

J'ignore ce qui a pu la pousser à écrire ceci - peut-être une remarque maladroite d'un correspondant. Mais Postcrossing n'exige pas de ses membres qu'ils dévoilent leur date de naissance, et elle aurait très bien pu mettre une photo de ses carottes ou de ses tomates en guise d'avatar. Personne n'aurait pu dire autre chose que: cette dame doit avoir passé l'âge de la retraite.

Surtout, je suis très perturbée que quelqu'un de visiblement éduqué puisse considérer la vieillesse comme une chose honteuse, une tare à passer sous silence et dont la mention est forcément insultante. Je conçois bien que le grand âge s'accompagne de défaillances physiques et mentales peu agréables, voire très difficiles à supporter, mais... dans un monde où aucun prince viking en quête de vengeance et aucun ex-soldat confédéré au regard de veau ne viendra vous planter les crocs dans le cou pour vous transformer en vampire (coucou les copines fans de True Blood!), l'alternative, c'est quand même d'être mort. Moi, je serai fière d'arriver à 80 ans avec plein d'histoires à raconter et la satisfaction d'avoir goûté un maximum de ce que la vie avait à m'offrir.

Lecture conseillée: Vivre vieux!

mercredi 18 août 2010

"Fanboys"

Sorti aux Etats-Unis en février 2009, ce film est resté tristement absent des écrans de cinéma belges. Qu'à cela ne tienne, le téléchargement les DVD, c'est pas pour les chiens.

Nous sommes en 1998, six mois avant la sortie mondiale de "La menace fantôme". Mais Linus, un über-fan de Star Wars, est atteint d'une maladie grave. Il sait qu'il ne vivra pas jusque là. Alors, avec trois vieux potes du lycée, il décide de s'introduire en douce au Skywalker Ranch pour voir l'Episode 1 en avant-première.

"Fanboys" est un film potache, mais un bon film potache - à tel point qu'une brochette de stars y font une brève apparition, depuis William Shatner jusqu'à Carrie Fischer (oui, la princesse Léïa!) en passant par Kevin Smith. Dès le générique de début qui parodie celui des Star Wars, on se marre franchement, et on n'arrête plus jusqu'à la fin... à condition, bien sûr, d'être un peu geek et de piger les nombreuses références à l'oeuvre de George Lucas ou à Star Trek.


mardi 17 août 2010

Le choc des cultures

CHOUCHOU (regardant par-dessus mon épaule tandis que je joue à Farmville): Qu'est-ce que tu fais, là?

MOI: Je récolte du blé pour fabriquer des gâteaux dans ma boulangerie, mais j'en ai trop, ça ne rentre pas dans mon inventaire.

CHOUCHOU: Tu n'as qu'à le vendre à la Russie.

lundi 16 août 2010

"Obsessive consumption"

Samedi après-midi en flânant chez Cook&Book (a.k.a "my favorite place in Brussels"), je suis tombée sur le livre d'une graphiste qui, depuis plusieurs années, s'astreint à dessiner chaque jour une chose qu'elle achetée en ajoutant la date, le prix et éventuellement quelques précisions manuscrites sur l'objet concerné.

Dans l'introduction de "Obsessive Consumption: What Did You Buy Today?", Kate Bingaman-Burt écrit: "I draw objects that are rather ordinary: Coke cans, Post-it notes, toilet bowl cleaner - sundry items that a lot of consuers have a shared experience with; items that we interact with but don't really think about. I love documenting the mundane and, in turn, putting a personal face on something that is mass-produced. I make work about personal consumerism, market economics, guilt, joy, excess, more guilt, gifst, celebration, repetition, and the community of these shared experiences."

Les gens qui suivent ce blog depuis un certain temps l'auront remarqué: j'ai une relation amour-haine avec le concept de consommation. D'un coté, je trouve ça désespérément creux et potentiellement suicidaire: il y a quand même des choses plus intéressantes à faire dans la vie que les magasins, surtout quand on sait que nous sommes en train d'épuiser les ressources de la planète à la vitesse grand V. Et d'un autre côté... Ooooh, les jolies chaussures! Il me les faut, il me les faut, il me les faut! J'ai bien du mal à trouver un équilibre entre les deux extrêmes, le point de consommation juste qui permet de se faire plaisir sans culpabiliser ni s'encombrer l'espace et l'esprit pour rien. Donc bien entendu, j'ai sauté sur cette occasion de décortiquer le mode de vie d'une autre Occidentale née dans un pays riche où presque tout lui est accessible.

Mais je ne me suis pas arrêtée là, décidant de reproduite l'expérience de Kate Bingaman-Burt. J'avais justement un petit carnet Clairefontaine à spirale, épais avec du beau papier blanc, qui me semblait idéal pour ce genre d'entreprise. Je sais: je tiens déjà un agenda quotidien et un 5-year diary dans lequel je note une phrase marquante chaque jour, mais je ne me lasse jamais d'exploiter mon quotidien. Certains se divertissent en écrivant des romans situés dans des univers inventés de toutes pièces; moi, ce que j'aime, c'est étudier les petits riens qui font ma vie de tous les jours. Oui, je suis terre-à-terre. Chacun son vice.

Je me suis fixé comme règle de dessiner directement à l'encre et très rapidement, contrairement à ce que je fais dans mes carnets de voyage ou pour mes portraits de chaussures. Le but est de s'exercer quelques minutes chaque jour pour acquérir l'aisance et l'assurance qui me manquent encore. Mon seul achat d'aujourd'hui a été ma souscription à un atelier en ligne proposé par Elise Blaha, une scrapeuse américaine dont je suis le blog depuis plus de deux ans. Comment dessiner quelque chose d'intangible? Chez moi, voici ce que ça donne...

dimanche 15 août 2010

Geocaching, je veux essayer!

Ce n'est pas la première fois que je lis, dans le profil d'un contact Postcrossing, que mon correspondant pratique le geocaching. Mais Jens, un Allemand organisateur de circuits touristiques dans le sud de l'Afrique, semblait tellement enthousiaste au sujet de cette activité que j'ai fini par lancer une recherche Google demander à Chouchou s'il connaissait - et comme la réponse était non, Chouchou a lancé une recherche Google dont voici le résultat.

En gros, le geocaching est une chasse au trésor menée à l'aide d'un GPS. On s'inscrit sur le site, on cherche dans une liste qui couvre le monde entier une géocache dissimulée dans le coin où l'on se trouve, on charge ses coordonnées et on part à sa recherche dans la nature - ou en ville, selon les cas. La géocache peut être n'importe quel objet muni d'un couvercle. Elle contient un logbook et une poignée de menus "trésors". La personne qui la trouve doit faire part de son expérience dans le logbook; puis elle peut si elle le souhaite prélever un trésor, à condition d'en laisser à la place un autre de valeur équivalente ou supérieure. Enfin, elle doit remettre la géocache à sa place pour les chasseurs qui passeront après elle.

Je trouve le concept absolument merveilleux. Autant je déteste marcher sans but, autant la curiosité est une motivation puissante chez moi. Une balade dans la campagne n'est pas une occupation excitante à mes yeux; une chasse au trésor, par contre... La satisfaction de la découverte, la gratification de la petite surprise à emporter, le contact établi à travers le logbook, la mine d'aventures, de mésaventures et donc de posts potentiels! Si nous n'étions pas dimanche, j'aurais déjà filé à la FNAC pour acheter un GPS. En fin de compte, la voiture de fonction de Chouchou contre laquelle nous avons tant pesté va peut-être nous servir à quelque chose...

samedi 14 août 2010

Death Ride à l'Atomium

Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de se jeter du haut du plus célèbre monument belge.
(Non, pas le Manneken Pis, ce serait tout de suite vachement moins impressionnant.)

A 14h40 cet après-midi, Chouchou et moi sommes arrivés au pied de l'Atomium où nous avons docilement payé 25€ chacun avant de faire la queue environ un quart d'heure pour que les gens de Belventura nous équipent d'un harnais et d'un gros mousqueton. Ce qui m'a laissé tout le temps de lever la tête et de constater que, ah ouais, quand même, c'est haut ce machin. Et c'est normal que la descente ait l'air beaucoup plus raide que sur les photos? Bon, pas de panique, ce sont des professionnels, ils savent ce qu'ils font, et ce n'est pas la première année qu'ils organisent ça. S'il y avait eu des morts, la ville de Bruxelles n'aurait sans doute pas permis qu'on réitère l'expérience.

Une dame a emmené six d'entre nous vers l'ascenseur qui conduit au restaurant situé dans la plus haute boule de l'Atomium. Là, nous avons monté un petit escalier métallique en colimaçon qui nous a fait déboucher dans la structure même du monument. L'espace était hyper confiné, et j'ai commencé à me sentir oppressée. Une dernière échelle qui n'en était même pas une - juste des très grandes vis faisant office d'appuis pour les pieds - et j'ai émergé à l'air libre. Devant moi, Chouchou était déjà assis de l'autre côté de la balustrade, au bord du vide. Pas le temps de réfléchir ou de paniquer: un monsieur me débitait des instructions à toute vitesse, et j'ai pensé qu'il valait mieux les écouter. Tandis que Chouchou s'éloignait le long de la double corde, je me suis mise en place à mon tour; j'ai passé mes mains dans les sangles et agrippé celles-ci au-dessus de mes poignets; je me suis allongée sur la boule et... j'ai glissé dans le vide.

Et ben laissez-moi vous dire que niveau sensations, c'était hyper décevant. Ca n'allait pas assez vite pour avoir fût-ce une toute petite montée d'adrénaline, et en même temps, c'était trop rapide pour pouvoir profiter de la vue. En tout, la glissade jusqu'en bas n'a duré que 20 secondes, et arrivée à la moitié, comme tous les autres gens que j'ai vus passer avant ou après moi, j'ai vrillé et me suis retrouvée dos à l'arrivée. Pas cool de foncer sans pouvoir s'arrêter vers un endroit qu'on ne voit pas. Je me disais que c'était probablement comme pour le saut à l'élastique et qu'on devait s'arrêter non pas à terre, mais un peu au-dessus et être ensuite descendus par quelqu'un, et j'avais raison. Donc, pas de bobo, mais pas de frisson non plus. La plus grande sensation que j'ai eue pendant cette descente, ça a été la traction sur mes bras. Bof.

En plus, les appareils photos étant interdits pour des raisons de sécurité évidente, je pensais qu'il y aurait forcément quelqu'un à l'arrivée pour prendre chaque participant en photo et lui vendre 10 ou 15€ un mauvais cliché tiré à la minute sur une imprimante laser. Que nenni. Rhalala ces sportifs, aucun sens du commerce. Résultat: une expérience un peu décevante dont il ne subsistera pas de trace matérielle. Mais je pourrai dire sans mentir que je me suis jetée du haut du plus célèbre monument belge.
...Non, pas le Manneken Pis.

vendredi 13 août 2010

So long Legolas

Legolas m'a virée de ses contacts Facebook.
Alors qu'il a gardé des potes communs de notre ancien club de jeux de rôles.
Sans doute trouvait-il mes publications Farmville envahissantes. Comme il passe sur le site à peu près une fois tous les deux mois, il ne doit pas savoir qu'on peut masquer les jeux individuellement. Ou peut-être a-t-il été choqué par le florilège de citations extraites de ma trad en cours que j'ai publiées en statut ces dernières semaines. Peut-être n'a-t-il pas vu les guillemets qui indiquaient que non, ce n'était pas moi qui affirmais à mes 184 amis "Comptez sur moi pour faire d'une fellation un moment zen".
Quoi qu'il en soit, je n'ai plus que 183 amis.
Je n'ai pas perdu grand-chose: Legolas et moi n'avions pas communiqué une seule fois sur Facebook en l'espace de deux ans. En fait, je l'avais demandé en ami uniquement pour pouvoir regarder les photos sur lesquelles il était tagué et jubiler en voyant combien le svelte archer au regard bleu acéré qui avait brisé mon coeur d'ado était devenu bouffi derrière ses lunettes en cul de bouteille.
Je sais: je ne suis moi-même plus je n'ai moi-même jamais précisément été une sylphide. Mais le physique n'était pas mon principal argument de vente sur le marché de l'accouplement.
Tout de même. Rejetée une deuxième fois, 23 ans et 10 mois après la première, y'a de quoi être légèrement vexée.

Je suis toujours stupéfaite de constater qu'il est possible de n'avoir pas compté du tout, ou si peu, pour des gens qui vous ont marquée profondément et ont contribué de façon majeure à déterminer le cours de votre existence. Je ne suis qu'une des nombreuses ex-petites amies de Legolas, une fille trop jeune pour lui avec qui il est sorti trois mois et qu'il a oubliée sitôt après l'avoir larguée. Lui, en revanche, a été la fondation sur laquelle s'est bâtie toute ma vie amoureuse. J'ai craqué pour plus d'un autre garçon parce qu'il avait la même brosse blonde et les mêmes yeux bleu clair que Legolas. Je vivais déjà avec l'Homme depuis des années quand j'ai réalisé que ce qui me séduisait le plus chez lui, physiquement, c'était le dessin de sa lèvre supérieure... la même que celle de Legolas.
J'ai cette vision étrange de la façon dont les gens vieillissent. Pour moi, on ne laisse jamais derrière soi la personne qu'on était à 15, 20 ou 25 ans: au fil des ans, on la recouvre simplement avec de nouvelles couches d'expérience et de gras, pour certains d'entre nous, un peu comme un oignon qui accumule les pelures pour endurer le froid de l'hiver. Les insécurités de mon moi adolescent sont toujours là; simplement, elles sont très bien enfouies désormais.
Mais pas au point qu'une simple manip sur Facebook ne vienne pas me piquer au coeur et m'inspirer un post.

jeudi 12 août 2010

Eté: la cuvée 2010 laisse à désirer

J'aurai connu de meilleurs étés.

Le problème quand tu choisis de prendre tes "grandes" vacances de l'année au printemps pour bénéficier de billets d'avion et de chambres d'hôtel moins chères, c'est que juillet et août s'étendent ensuite devant toi comme un morne désert. Tu vois tous tes contacts Facebook annoncer les uns après les autres qu'il ne leur reste plus qu'une demi-journée de boulot. Le soir, leur statut t'informe qu'ils sont en train de boucler leurs valises et, deux jours plus tard, ils postent des photos de bord de mer ensoleillé ou d'apéro à l'ombre de la pinède avec une légende de type "bisque bisque rage". Avant, au moins, ils devaient se donner la peine de t'envoyer une carte postale. L'avènement des réseaux sociaux virtuels n'est pas toujours une bonne chose.

Ne parlons même pas des blogueurs qui jubilent en annonçant l'interruption de leurs activités pendant un mois pour cause de villégiature au Mont Saint-Michel, dans le Lubéron ou au Cap Corse: j'ai juste envie de les étrangler. Et peu importe que j'aime seulement utiliser mes congés pour voyager dans des pays lointains; peu importe que la perspective de me mettre en maillot pour aller choper un carcinome tout en récoltant du sable dans la raie des fesses (ou: comment joindre l'utile à l'agréable...) me fasse à peu près aussi envie qu'un dîner romantique avec Nanito 1er au Speculoos Gourmand. Je râle, et puis c'est tout.

Non seulement je suis coincée en ville, mais j'y suis coincée avec une montagne de boulot chiant. (Pourquoi, mais pourquoi ai-je promis de rendre ma trad en cours avec 10 jours d'avance sur la date prévue pour arranger l'éditeur? Ah ben oui, pour arranger l'éditeur.) La grosse dispute de mi-juin avec Chouchou a laissé des cicatrices qui tardent à se refermer. J'ai encore dû emmener Scarlett en urgence chez le véto lundi soir. Et après la canicule des quinze premiers jours de juillet, la météo belge estimant sans doute qu'elle a épuisé son quota de degrés centigrades pour l'année s'est brusquement mise à l'automne.

Vivement la rentrée.

mercredi 11 août 2010

"The gargoyle"

Alors qu'il rentre chez lui en voiture après une nuit de débauche, un homme voit jaillir une volée de flèches enflammées du bois qui borde la route. Il donne un coup de volant; sa voiture tombe dans un précipice et prend feu. Il survit miraculeusement, mais dans un tel état qu'il commence aussitôt à planifier son suicide. Car avant son accident, cet homme dont nous ne connaîtrons jamais le nom était un acteur et un réalisateur de films pornos, personnage cynique et sans scrupules dont toute l'existence était basée sur son pouvoir de séduction. Désormais, il est défiguré, en proie à une douleur atroce et mutilé de la pire des façons pour lui, puisque les flammes ont dévoré son pénis. Ce qui reste de sa vie ne vaut plus la peine d'être vécu, songe-t-il. Jusqu'au jour où une patiente de l'aile psychiatrique voisine fait irruption dans sa chambre et entreprend de lui conter une incroyable histoire. Selon elle, ils se sont connus et aimés sept siècles auparavant, alors qu'elle était une jeune nonne prodigieusement douée pour les langues et lui un mercenaire grièvement blessé au cours d'une bataille par... une flèche enflammée.

J'ai eu beaucoup de mal à dépasser les premiers chapitres de "The Gargoyle". Pour une petite nature comme moi, la description détaillée de la souffrance causée par des brûlures au 3ème degré et du traitement à appliquer à la victime était quasi insoutenable. Néanmoins, quelque chose m'a poussée à continuer. Pas la sympathie que je pouvais éprouver pour le narrateur, qui n'en inspire aucune même si l'on peut comprendre qu'il soit devenu ce qu'il est après une enfance passablement traumatisante. Mais j'aimais déjà le style prenant de l'auteur et l'atmosphère gothique qui se dégageait de ce roman. Puis Marianne Engel est entrée en scène, et il n'a plus été question d'abandonner ma lecture. Comme le narrateur, j'ai été séduite par cette femme mystique et exaltée, sculptrice de talent spécialisée dans les gargouilles grotesques qu'elle prétend ne pas créer mais "libérer de la pierre". Je me suis laissée envoûter par les histoires d'amour tragiques dont, telle Schéhérazade, elle entrecoupait le récit de sa propre existence. Je me suis demandé si elle était folle ou si elle avait réellement vécu toutes ces choses et rencontré tous ces gens. J'ai retenu mon souffle en attendant de voir ce qui se passerait lorsqu'elle aurait fini de restituer mille coeurs selon les instructions de ses Trois Maîtres. J'ai cogité sur les notions de dépassement de soi et de rédemption. Et malgré de nombreuses questions laissées sans réponse à la fin, j'ai refermé "The gargoyle" avec la certitude que c'était un livre qui resterait longtemps avec moi.

Cet ouvrage est disponible en français sous le titre "Les âmes brûlées".

mardi 10 août 2010

Justice à deux vitesses

En général, j'évite de parler de politique sur ce blog. Pas parce que je n'assume pas mes opinions, mais parce que j'ai peur de ne pas trouver les mots justes pour exprimer des choses qui me tiennent vraiment à coeur. Causer de godasses et de maquillage, c'est quand même plus simple, et on peut prendre de jolies photos pour illustrer ses billets.

Mais bon, là, j'ai un tout petit peu envie de vomir. Je veux dire, encore plus que d'habitude depuis la funeste élection de Nanito 1er*.

Ca a commencé il y a environ deux semaines, avec la stupéfiante nouvelle que notre bon gouvernement voulait prendre des mesures anti-Roms. Je me suis dit: "Ah, tiens, je fais un cauchemar situé en Allemagne dans les années 30". Sauf que non, j'étais bien réveillée et dans la France de l'an 2010. Où apparemment, les Roms sont tous des voleurs de Mercedes** et donc présumés coupables du seul fait de leur appartenance raciale. Alors qu'Eric Woerth et Lilliane Bettencourt, qui ont escamoté ou contribué à faire escamoter des millions d'euros, sont bien entendu présumés innocents en dépit des faits accablants qui leur sont reprochés.

Ben voyons.

Et voilà maintenant que, dans un registre assez similaire, on parle de déchoir les voyous de leur nationalité française. Par "voyous", on entend évidemment les délinquants de petite envergure. Les vrais grands escrocs, on leur réserve la protection de la République et, donc, un poste au sein du gouvernement histoire qu'ils donnent l'exemple aux générations futures. Braquer des mobylettes ou dealer du shit, c'est quand même la preuve flagrante d'un manque d'ambition consternant, non?

J'aimerais juste rappeler à notre présipotent si prompt à vouloir jeter tout le monde dehors sur la base de ses origines ou de son honnêteté qu'avec des lois aussi iniques, lui-même ne serait pas français aujourd'hui, et que son conseil des ministres compterait bon nombre de sièges vacants.

* je fais 1m54; j'ai le droit de me moquer de la taille des gens

** en même temps, tant qu'à braquer des bagnoles, je ne vois pas l'intérêt de risquer la prison pour une R5 pourrie

lundi 9 août 2010

Demande de rançon

A L'ATTENTION D'ETRE EXQUIS


Je détiens depuis samedi après-midi une dizaine de cartes postales signées Philippe Ramette.

Les otages seront libérées dans la semaine du 22 au 27 août 2010,
contre le versement d'une rançon d'un montant de:
3 mètres (minimum) d'échelle métallique
livrable au domicile de la ravisseuse
dans le but de barrer l'accès d'icelui à l'envahisseur hyménoptère.

Sinon...
COUIC!!!
A bon entendeur, bisous.

dimanche 8 août 2010

Portraits de chaussures (2)

Je poursuis mon carnet de portraits de chaussures avec plus ou moins d'assiduité et de réussite. Cet après-midi, par exemple, j'ai aquarellé trois esquisses et j'en ai bien bien massacré une (celle des Nerine de Chie Mihara: je n'ai pas du tout su rendre les différents tons de brun qui font le charme du modèle dans la couleur où je l'ai acheté). Par contre, malgré quelques défauts flagrants, je suis assez contente des deux paires qui suivent - et qui sont justement celles que j'aurai le plus portées cet été.



Juillet 2010

samedi 7 août 2010

vendredi 6 août 2010

7 tentations auxquelles je tente vaillamment de résister

- Commander les Nilon dans la collec' automne-hiver de Chie Mihara. Ces chaussures hurlent "Adopte-nous, on est faites pour toi!". Et comme elles le font directement dans ma tête, impossible de les bloquer avec les mêmes boules Quiès que les ronflements paternels et beaufréricides (ou beaufrériciens?). Non, je ne craquerai pas! Je n'ai encore jamais payé une paire de Chie plein pot et je ne vais pas commencer aujourd'hui! Si elles tiennent tant que ça à finir dans mon placard, elles m'attendront jusqu'aux soldes de début janvier. Na.

- Me lancer dans la saga du Trône de Fer. Des mois que mes petits camarades amateurs de fantasy me font saliver avec leurs critiques dithyrambiques, et voilà que HBO s'apprête à tourner une série inspirée des bouquins. Oui mais G. R. R. Martin en est déjà au tome 11 si je ne m'abuse, et ma PAL compte actuellement 43 volumes plus une dizaine en cours de lecture. A moins de gagner au loto et de pouvoir consacrer toutes mes journées à la littérature, ça ne va pas être possible.

- Passer une monstrueuse commande de vernis OPI à 4€ sur le site Transdesign. Je craque complètement sur la collection suisse que le Cosmeticary de Bruxelles n'a pas encore rentrée - et sur tant d'autres teintes merveilleuses... Mais Chouchou et moi avons décidé d'utiliser les éco-chèques gracieusement offerts par son employeur pour nous payer un aller-retour à Londres mi-octobre, histoire de fêter dignement nos quatre ans. Si je veux avoir des sous à claquer chez Urban Outfitters, Absolute Vintage, Tatty Devine et Space NK, je ne peux pas les dépenser maintenant.

- Trouver des pochoirs pour me peindre des étoiles sur les ongles. Sans déconner, j'en rêve la nuit. Vu que j'ai deux mains gauches, je sens l'entreprise vouée d'avance à l'échec.

- Investir dans l'album d'Hindi Zahra (quand j'achète un CD juste sur des avis enthousiastes, je suis systématiquement déçue), le dernier Jeanne Cherhal (dont j'avais adoré le premier, beaucoup aimé le second et pas trop apprécié le troisième) et le comeback de Guns'n'Roses (parce que bon, quinze ans après leur séparation, ça sent l'opération renflouage de caisses à plein nez).

- Ecrire à l'ex-femme de l'Homme que j'ai retrouvée par hasard sur Facebook pour lui raconter comment s'est terminée mon histoire avec lui. Mais je ne sais pas si elle tirerait une quelconque satisfaction de savoir que je ne l'ai pas emporté en paradis et que, dans mon cas du moins, bien mal acquis n'a pas profité plus de 7 ans. Si ça se trouve, ça remuerait juste le couteau dans une plaie mal cicatrisée, et bon, je lui ai déjà causé assez de tort comme ça, je pense. Je vais donc m'abstenir.

- Aller poser une bombe chez mon syndic. Aux dernières nouvelles, l'isolant hydrofuge que bouffent les fourmis ne serait peut-être pas solidaire du gros oeuvre, auquel cas les travaux d'éradication seraient entièrement à ma charge. Et comment on fait pour savoir? On réclame la visite d'un expert. Et comment on fait pour organiser la visite d'un expert? On lui demande un devis qui devra être ensuite accepté par la copropriété. AAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH.

jeudi 5 août 2010

Une soirée troc, ça tente quelqu'un?

Parce qu'il y en a marre que les Parisiennes soient les seules à s'amuser! Malheureusement, mon appart' n'est pas assez grand pour accueillir une dizaine de filles, mais Bruxelles ne manque pas de brasseries ou de cafés dans lesquels on pourrait annexer un coin de salle et passer un moment à papoter en buvant des cocktails garnis d'une ombrelle et en faisant circuler les produits de soin ou de maquillage en bon état (=n'ayant pas servi, ou très peu) dont on ne se sert pas. Pour les vêtements, ça me paraît plus délicat car il sera difficile de les essayer dans un lieu public, mais si quelqu'une veut le tenter, why not? Si vous êtes tentée, laissez-moi votre adresse mail dans un commentaire que je ne publierai pas, et je vous contacterai directement. Vos suggestions de lieu seront également les bienvenues car je suis loin de connaître tous les endroits sympas à Bruxelles. Et il faudra déterminer une date qui convienne au plus de monde possible. Miss Sunalee, Ln de Bruxelles, Gridou, Mmarie, La Princesse, je peux compter sur vous?

Edit: alors pour l'instant on partirait sur le 5 septembre, chez Gridou qui a gentiment proposé de prêter son appart', et il y aurait en plus de Gridou et moi: Miss Sunalee, Ln de Bruxelles, Astrid, Céline, Mmarie, Sara et Mlle Catherine. D'autres amatrices?

mercredi 4 août 2010

Bisous et merci! (ou pas)

Suite à l'excellente semaine que je viens de passer à Monpatelin (même si je n'ai mis le nez dehors que le jeudi et le samedi), j'aimerais remercier:
- mon primeur préféré pour ses abricots juteux qui fondent dans la bouche, ses coeurs-de-pigeon qui jouent à merveille l'alibi-légume mélangés à un sachet d'Ebly micro-ondé, et ses avocats toujours mûrs à point qu'il faut "laisser dans le sachet et ne surtout pas mettre au frigo": oui madame, tu me le dis à chaque fois, j'ai compris maintenant ^^
- Sophie Marceau et la couv' du dernier ELLE qui m'ont fourni un modèle pour ma nouvelle frange
- le chouette sac Abaco soldé à - 60% qui est enfin venu mettre un terme à ma quête d'un sac noir ayant du caractère et néanmoins portable avec n'importe quoi
- le jus de pastèque givré du Roy d'Ys, le petit collier à fleurs Axelle Création dont la seule vue me remplit de bonheur, et les cartes postales à nulles autres pareilles qu'on trouve au Castellet
- le tube d'enduit de rebouchage souple spécial "fissures qui bougent", avec lequel j'ai tenté de solutionner mon problème de fourmis pour la somme modique de 5€; verdict en fin de mois lors de mon prochain passage à l'appart'
- la voisine qui a eu la gentillesse d'écrire un petit mot de remerciement sur le panneau SERVEZ-VOUS que j'avais scotché, dans le hall de mon immeuble, au-dessus de deux cartons de jolis brols divers et flambants neufs dont je ne me servais pas mais que je refusais de jeter à la poubelle (l'opération fut un succès foudroyant: tout a été emporté!)
- le gros virement que je n'espérais plus avant le 15 septembre (traditionnellement, le service comptabilité des éditeurs est fermé en août) et qui, me parvenant hier matin, m'a permis de profiter de la toute dernière journée des soldes d'été en raflant les échasses salomés Verena de Pura Lopez que je convoitais depuis plusieurs semaines déjà

En revanche, je ne remercie pas:
- ma couturière, qui a eu l'égoïsme de se faire un lumbago et de vouloir prendre huit jours de congé pour se soigner alors que j'avais apporté trois robes et un pantalon de yoga à lui faire retoucher
- mon syndic qui doit n'être qu'une construction de l'esprit de sa secrétaire, puisqu'après treize mois passés à le supplier sur tous les tons, il n'a toujours rien fait pour résoudre mon problème de fourmis (mais s'il existe vraiment, je m'en vais l'aligner quelque chose de mignon à la prochaine assemblée générale de la copro)
- le plafond ridiculement bas au-delà duquel il n'est plus possible de déclarer ses revenus en micro BNC au régime forfataire; moi qui me voyais déjà fermer mon compte bancaire professionnel et laisser tomber la corvée annuelle de la comptabilité du même nom, je suis super déçue
- la tarte aux fromages de Picard: 306 calories les 100g, ça devrait être interdit par la loi, surtout quand il est impossible de se contenter d'une portion de 100g (évidemment)
- le gestionnaire de stock de Sarenza, qui affichait les bottines Fonfonce d'Annabel Winship toujours disponibles dans ma pointure et soldées à -44%, alors qu'en fait, la dernière paire était déjà vendue
- "Shampoo Planet" de Douglas Coupland, totalement insipide alors que je n'avais rien emporté d'autre à lire après "The book of unholy mischief"

mardi 3 août 2010

Où les Power Rangers font un comeback

Dans la nuit de vendredi à samedi, comme je ne dormais toujours pas à 2h du mat' (je me redécale à la vitesse grand V dès que je suis seule...), j'ai rallumé mon ordi et commencé à surfer au hasard sur internet. Quelques jours plus tôt, j'avais eu un gros pic de visites en provenance d'un forum de beauté sur lequel je n'avais jamais mis les pieds, et ça m'intriguait. J'ai donc été fouiller un peu, et là... la méga surprise. Un sujet de plus de 200 pages, qui n'était visiblement pas le premier, consacré à une célèbre reine du maquillage que j'ai longtemps appréciée et défendue, mais qui a fini par se mettre à dos quasiment toutes les anciennes commentatrices de son blog à force d'arrogance et de grossièreté.

(Non, je n'écrirai pas son nom ici: ceux qui la connaissent l'identifieront facilement, et les autres pourront satisfaire leur curiosité au prix de quelques recherches; quant à moi, je ne cherche pas à faire banquer les keywords.)

Or donc, outre ses commentatrices "ordinaires", la Reine a récemment banni de chez elle une de ses amies IRL, suite à une remarque pourtant assez anodine. Malheureusement pour elle, son ex-amie se trouve être aussi une blogueuse influente, et plutôt du genre rancunier comme elle l'avoue elle-même. La riposte n'a pas tardé, sous la forme d'un bel article bien cinglant. Résultat: une lame de fond de plusieurs centaines de désillusionnées qui se sont mises à bitcher sévère, soit par mail/commentaire chez l'amie éjectée, soit sur le forum beauté en question. Dans le tas, plein de noms que je connaissais bien et que je m'étais étonnée de voir disparaître des commentaires du blog de la Reine au fil du temps. Plein de témoignages hallucinants que j'aurais du mal à croire s'ils ne se recoupaient tous.

Une fois de plus, j'ai fait preuve d'une absence de flair remarquable en sympathisant avec cette personne dont la franchise un peu brutale m'avait séduite, sans doute parce qu'elle n'était pas sans me rappeler la mienne. Je vais tâcher de retenir la leçon: c'est déjà difficile de bien juger les gens dans la vraie vie; sur internet, c'est quasi impossible. Au passage, j'ai quand même gagné un nouveau lieu de procrastination, plusieurs ajouts dans mes amis Facebook et un surnom fabuleux: Force Rose. J'ai émis l'idée d'investir dans une combinaison en latex fuchsia moulante, mais Chouchou est contre.

dimanche 1 août 2010

Une réflexion en passant

Quand j'ai commencé à traduire de l'heroic fantasy, j'ai arrêté les jeux de rôles parce que j'avais trop l'impression d'être encore en train de bosser le week-end.

Là, ça fait deux mois que je planche sur un bouquin composé à 80% de scènes de cul débridées (au programme de demain: ma première copulation zoophile, youhou!), et j'ai peur pour ma vie sexuelle.