jeudi 30 juin 2011

Geocaching: la lose lausannaise


A Lausanne comme dans toutes les villes que nous visitons, Chouchou et moi avions prévu de faire un peu de géocaching, d'autant que Funambuline souhaitait voir comment ça fonctionnait. Samedi, après avoir bu un verre à Vevey, au bord du lac Léman, et pris quelques photos de la fameuse fourchette géante, nous nous sommes mis en quête de la cache la plus proche: la Vibiscum III, située aux abords de la statue de Charlie Chaplin (qui a fini sa vie dans le coin). L'indice semblait désigner l'un des deux panneaux de signalisation tout proches, mais nous avons eu beau ôter le "bouchon" en plastique qui coiffait les poteaux en métal, nous n'avons rien trouvé, pas plus que dans les autres cachettes possibles aux environs.

Comme il faisait beau, nous avons marché le long de la rive jusqu'à la seconde géocache la plus proche: la Vibiscum II, dissimulée près du Musée du Jeu au château de la Tour-de-Peilz. Là, l'indice était beaucoup moins probant et les cachettes potentielles très nombreuses: beaucoup de murs et de murets en pierre pleins d'anfractuosités. Mais même en nous y mettant à quatre, nous avons échoué, comme pas mal d'autres gens avant nous. Il semble qu'il y ait un "truc" que nous n'avons pas pigé. Tant pis, nous venions juste d'arriver en Suisse et nous avions encore trois jours devant nous.

Le lendemain, au village de Gruyères, nous avons tenté une géocache de type "chasse au trésor" assez compliquée mais aussi très fun. A partir de 20 photos fournies par le créateur, nous devions repérer dans le village autant de détails architecturaux et noter l'indice correspondant: numéro de la maison concernée, nombre de vitres sur telle fenêtre ou de fenêtres rondes sur telle façade, etc. Les chiffres récoltés permettaient d'obtenir les coordonnées de la cache. Nous avons arpenté le village de 14h à 17h sous un soleil de plomb, ne nous accordant qu'une pause rafraîchissement au café Giger avant de localiser les deux derniers indices avec l'aide d'un commerçant du coin. Mais nous avons dû faire une erreur quelque part dans notre relevé, car les coordonnées nous ont entraînés fort loin du village, en pleine nature et dans un endroit qui ne correspondait nullement à la description fournie par le créateur de la cache. Après tant d'efforts, nous sommes donc rentrés bredouilles. Contents, quand même, de cette recherche très ludique qui nous a forcés à observer si attentivement le village, mais un peu frustrés (voire beaucoup, en ce qui me concerne). Nous méritions vraiment de découvrir ce "trésor"!

Lundi après-midi, comme Funambuline travaillait, c'est M'dame Jo qui a gentiment proposé de nous guider dans notre périple. Nous avons commencé par descendre vers le parc Mon-Repos. Dans la partie sud, nous avons admiré plusieurs volières contenant, entre autres oiseaux, le premier paon blanc que j'aie jamais vu. Nous sommes également restés perplexes devant les oeuvres éparpillées sur les pelouses: quelle pouvait bien être la signification de cette boule de bowling géante ou de ce tourniquet qui tournait tout seul et assez vite pour battre des blancs en neige? Mystère. Dans la partie nord, nous sommes montés jusqu'à la Tour de Perdonnet qui surplombe une jolie cascade. Nous avons cherché plusieurs minutes avant de localiser le tube en plastique logé dans une fissure de la roche. Mais il était enfoncé si loin que même ma très petite main ne parvenait à en toucher que le fond. Impossible de trouver une prise suffisante pour le sortir, d'autant qu'il semblait coincé. Damn, damn, et triple damn.

Nous n'avons pas eu davantage de chance à la cathédrale, où les préparatifs du Festival de la Cité nous ont empêché d'atteindre le banc près duquel se trouvait une seconde cache qui doit être super facile à loguer le reste de l'année. Sous un soleil toujours aussi plombé, nous sommes montés à pied jusqu'à la forêt de Sauvabelin. Déshydratation et coup de soleil me guettaient quand, au terme d'une longue marche, nous avons atteint la cascade que M'dame Jo pensait être celle de Valmont. Sauf que non. La vraie cascade de Valmont se trouvait encore à 900 mètres à vol d'oiseau, mais de l'autre côté d'un canyon assez profond. Nous avons renoncé et repris en bus le chemin du centre-ville. A la gare de Lausanne, malgré un faible nombre de cachettes possibles sur le quai des voies 3 et 4 en direction de Brig, nous avons une fois de plus fait chou-blanc.

6 échecs sur 6; ça ne nous était jamais arrivé, même à nos tout débuts de géocacheurs! J'ai bien cru que nous allions rentrer bredouilles de Gruyérie. Heureusement, mardi à Genève, nous avons trouvé en compagnie de Funambuline la totalité des 5 caches qui figuraient sur notre liste; l'une d'elles était même assez grande pour que j'y dépose un des Travel Bugs trouvés à Anvers fin avril. Et je crois que nous avons transmis le virus à une nouvelle géocacheuse :-)

3 commentaires:

funambuline a dit…

"je crois que nous avons transmis le virus à une nouvelle géocacheuse"

grave

funambuline a dit…

Et je vous vengerais à Lausanne, je vais tenter d'entraîner Mdame Jo dans l'aventure, on va ratisser la ville !

Anonyme a dit…

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