mercredi 8 juin 2011

A la redécouverte de l'Amour Fou


Quand j'ai rencontré Chouchou et qu'il habitait rue Maes, nous étions des habitués de l'Amour Fou, cette brasserie au si joli nom située place Fernand Cocq. Nous allions y bruncher le dimanche matin; les jours où Chouchou travaillait et moi pas, j'y passais l'après-midi avec un thé aux fruits rouges et un bouquin; quand je devais rencontrer quelqu'un - par exemple, une étudiante qui préparait une thèse sur les blogs -, je lui donnais rendez-vous là-bas. Et puis le service déjà pas terrible est devenu catastrophique, tandis que la qualité de la cuisine se détériorait aussi. Nous avons cessé de fréquenter l'Amour Fou.

Récemment, pendant un de mes séjours monpatelinois, Chouchou y est retourné seul. Il m'a rapporté que la direction avait changé, tout comme le décor et la carte, et que les nouveaux burgers étaient délicieux. J'ai pensé: "Tiens, il faudrait que je teste ça". Mais les occasions ont manqué. Finalement, c'est Marie-Aude qui a proposé qu'on se retrouve là-bas hier soir, avec Mareike et Mélanie qui était de passage à Bruxelles pour quelques jours.

J'ai aimé:
- La serveuse qui ressemblait à mon "négatif": cheveux blonds alors que je suis très brune, lunettes rectangulaires comme les miennes mais rouges au lieu de noires, T-shirt à fines rayures comme le mien mais noir et blanc et lieu de rouge et blanc. Et qui était nettement plus efficace que ses prédécesseurs.
- Le rouge de la maison, pas mauvais du tout et carrément pas cher non plus, à 2,70€ le verre.
- Mon burger végétarien, garni de savoureux champignons au fromage de chèvre et accompagné de frites campagnardes et de roquette au vinaigre balsamique. Marie-Aude et Mareike avaient toutes les deux opté pour le Popeye, autre option sans viande mais avec épinards, of course; et Mélanie avait pris un Bruxelles-Dakar au poulet, mafé et chou chinois avec lequel elle a paru se régaler.
- La discussion animée sur la féminité et la notion de genre (un de mes chevaux de bataille).
- Les plaquettes en bois servant à écrire des voeux et suspendues... non pas à l'entrée d'un temple, comme au Japon, mais dans les toilettes! Dommage, j'étais descendue sans mon appareil photo.

J'ai moins aimé:
- La nouvelle déco, plus bobo que l'ancienne mais manquant un peu de caractère à mon goût.
- Les oeuvres d'art accrochées aux murs, qui ressemblent à une réinterprétation des tableaux de Picasso par un enfant de 5 ans.
- La mauvaise insonorisation de la salle du fond, qui devient vraiment hyper bruyante à partir de 20h30 quand toutes les tables ou presque sont occupées, même un soir de semaine.
- Le Finnish Heaven, dessert sur lequel je me suis rabattue parce que la serveuse ne pouvait pas me dire si la croûte du cheesecake était en speculoos, vu qu'ils le commandent à un pâtissier extérieur. La carte disait: "fromage frais, fruits rouges, meringue, chantilly". En fait, il y avait juste quelques baies dans le fond d'un verre rempli d'un truc jaunâtre et aigre, vraiment pas terrible. Quant à la meringue et à la chantilly, je les cherche encore. Note pour moi-même: si je vais en Finlande un jour, prendre une entrée plutôt qu'un dessert au restaurant.

1 commentaire:

Les tests de Gridou a dit…

Aaah, l'amour fou... Quand j'avais 17 ans et que j'étais au jury central dans le coin, j'allais souvent y boire des cafés...