dimanche 5 juin 2011

"X-Men: First Class"


Les X-men sont la toute première série de comics que j'ai commencé à suivre en VO quand j'étais encore ado, et la toute dernière série de super-héros que j'ai fini par abandonner vers la trentaine parce qu'au bout d'un moment, les bastons apocalyptiques, les personnages morts qui ressuscitent, les filles de plus en plus nichonnées et de moins en moins habillées, ça finit par lasser. Mais j'ai gardé une très grande affection pour les élèves du Dr. Xavier, gentils mutants obligés de se cacher d'une humanité qui les hait autant qu'elle les craint. Je suis, en revanche, très méfiante par rapport à la débauche d'effets spéciaux et aux scénarios rachitiques qui caractérisent la plupart des films de super-héros. Aussi, je n'avais pas l'intention d'aller voir "X-Men: First Class". Mais Chouchou a insisté: "C'est le réalisateur de "Kick Ass", et les critiques sont excellentes!". Bon, nous n'avions pas été au cinéma depuis longtemps et je me disais qu'une petite sortie à deux nous ferait du bien. Hier soir, après une seconde journée de stage remplie d'émotions et une petite séance de shopping spécial swap au Châtelain, nous nous sommes donc retrouvés au Toison d'Or, dans une salle merveilleusement climatisée (il faisait étouffant dehors...) et presque vide, week-end de l'Ascension oblige.

Comme son nom l'indique, "X-Men: First Class" s'intéresse à la toute première équipe de mutants formée par Charles Xavier avant qu'il perde ses cheveux et l'usage de ses jambes pour devenir le télépathe le plus célèbre de la planète Marvel. En 1962, il fait la connaissance d'Erik Lenhsherr, un rescapé des camps de la mort qui maîtrise le magnétisme, et tente d'empêcher un groupe de mutants maléfiques connus sous le nom de Hellfire Club de déclencher une guerre nucléaire afin de se débarrasser de l'humanité. J'ai bien aimé cette "revisitation" de la crise des missiles de Cuba. Les libertés que prennent les scénaristes avec la vérité tant historique que comic-esque (je n'ai pas le souvenir que Sebastian Shaw et Magnéto soient liés d'une quelconque façon) servent suffisamment bien le film pour qu'on les leur pardonne, voire qu'on les applaudisse. Les acteurs font du bon boulot, et j'ai beaucoup apprécié les deux caméos de Rebecca Romjin et surtout de Hugh Jackman qui envoie bouler ses recruteurs potentiels d'un "Go fuck yourselves" sans appel. Sans négliger la psychologie des personnages, le film est extrêmement bien rythmé et tonique, avec des scènes d'action jouissives et une fin ouverte qui appelle une suite à grands cris (ou peut-être est-ce juste moi qui criais: "More! More!" pendant le générique de fin). J'ai lu qu'il était question de faire deux autres films avec la même équipe. J'irai volontiers les voir.

3 commentaires:

stupidboy a dit…

Je dois aller le voir la semaine prochaine :)

Gren a dit…

Arf... tu vas le faire regretter de ne pas y avoir été hier avec mon Homme et mon fils qui n'en disent que du bien...

Petiteflo a dit…

2 autres films avec la même équipe , Je dis : encore! Comme toi, j'ai lu les aventures des X-mens et j'ai adoré ce nouveau regard sur leurs aventures.