mercredi 30 novembre 2011

Les bouquins que je n'ai pas aimés en novembre


ROMANS


Moi, Sam Pulsifer, je suis l'homme qui a accidentellement réduit en cendres la maison d'Emily Dickinson à Amherst,
et qui, ce faisant, a tué deux personnes, crime pour lequel j'ai passé dix ans en prison. Il suffira sans doute de dire qu'au panthéon des grandes et sinistres tragédies qui ont frappé le Massachusetts il y a les Kennedy, les sorcières de Salem, et puis il y a moi.
Titre et quatrième de couvertures accrocheurs, super critiques, je pensais vraiment que ce roman réputé drôle et malin allait me plaire. Or, je sais que je ne suis pas bon public pour les trucs comiques, mais là, je n'ai même pas compris où j'étais censée rire. Le personnage principal est pathétique, l'écriture morne, et l'histoire met un temps fou à démarrer. Après avoir jeté un coup d'oeil à la fin pour vérifier que je ne perdais rien (apparemment, non), j'ai abandonné vers la page 120.


"L'envoûtement de Lily Dahl" (Siri Hustvedt)
De Siri Hustvedt, j'avais adoré "Tout ce que j'aimais", puis pas accroché à "Elégie pour un Américain". J'ai déniché "L'envoûtement de Lily Dahl", un de ses romans plus anciens, en poche chez Pêle-Mêle. J'y ai retrouvé le style que j'aime, mais je n'ai pas réussi à m'attacher à sa petite héroïne provinciale pourtant charmante et fougueuse, ni à m'intéresser aux personnages plus ou moins mystérieux, ridicules ou inquiétants qui peuplent sa petite borgade du Minnesota. J'ai imaginé assez vite l'explication des phénomènes étranges qui se produisaient autour d'elle, et du coup, je ne me suis pas laissée happer par l'atmosphère que tentait de créer l'auteure. Par ailleurs, je voudrais signaler à cette dernière l'existence, sur son clavier d'ordinateur, d'une touche ornée d'une flèche qui permet de faire des retours à la ligne, histoire de contrôler le rythme du texte et de le rendre plus digeste. Cela dit, "L'envoûtement de Lily Dahl" reste un bon roman, mais un bon roman à côté duquel j'ai eu le sentiment de passer.


NOUVELLES


Je ne comprends vraiment pas pourquoi je m'obstine à acheter des recueils de nouvelles alors que je déteste ça. En littérature, sauf exceptions notables comme les nouvelles fantastiques (dans les deux sens du terme) de Mélanie Fazi, le format court ne me convient pas du tout. Mais le titre de ce bouquin-là était trop accrocheur pour que je passe à côté. La tonalité grinçante et les situations de base rocambolesques employées par Julien Campredon m'ont fait penser à l'écriture de Nicolas Ancion, dont je ne suis pas fan non plus. Je me suis trop ennuyée pour pousser au-delà de la nouvelle-titre.


BEDES


"Bonus !" (Alex Robinson)
J'ai tellement adoré "De mal en pis" que j'étais toute heureuse de pouvoir me reprendre une dose de Jane, Stephen, Sherman, Dorothy, Ed et Irving Flavor. Or, à l'exception d'une histoire qui met en scène le couple attachant formé par les deux premiers, tout le reste est extrêmement anecdotique et, à mon humble avis, sans intérêt. Ce soi-disant "Bonus" m'a plus frustrée qu'autre chose.

3 commentaires:

Londoncam a dit…

Pourtant bien différent, le premier livre me fait penser à un autre livre que j'ai lu et pas du tout aimé malgré des critiques dithyrambiques: la Conjuration des Imbéciles. Pour certains roman hilarant et excellent, pour moi un personnage grotesque auquel je ne me suis pas du tout attachée, et je n'ai pas ri.
Comme quoi on ne rit pas toujours des mêmes choses !

ARMALITE a dit…

Ha ha, c'est drôle, j'en parlais y'a dix minutes avec une copine qui vient de l'acheter. Moi aussi, j'ai détesté la Conjuration des Imbéciles. Tout le monde en disait tant de bien que j'ai tenu jusqu'aux deux tiers en me forçant, mais rien à faire, j'ai pas trouvé ça drôle ni intéressant DU TOUT.

Londoncam a dit…

Aaaaaaaaaah dans mes bras !
On a toutes détesté dans mon book club, alors que pas mal de gens nous l'avaient recommandé... On n'est pas seules !