dimanche 30 janvier 2011

Ice Age

Sur le blog bédé de Chouchou,
vous trouverez un nouveau strip
inspiré par les chutes de neige
et les températures polaires
du mois de décembre...
Enjoy!

samedi 29 janvier 2011

Avancer

Depuis bientôt 6 ans que je blogue, j'ai rarement été aussi peu productive. Mais je suis en période de bouclage en ce moment, si bien que je ne fais pas grand-chose d'autre que bosser et n'ai donc pas grand-chose d'autre à raconter. Et puis je n'ai déjà que trop ressassé mes angoisses ici, et je ne voudrais pas me vautrer dans l'auto-apitoiement. Oui, la dispute avec Chouchou en début de mois m'a donné l'impression de revenir à mon point de départ alors que j'avais eu tant de mal à avancer sur le chemin du mieux-être depuis septembre dernier - et qu'en réalité, je lutte en aveugle depuis mars 2008. Mais Claudia avec qui j'en ai discuté hier soir après notre séance de méditation m'a affirmé que les rechutes - ce sentiment de faire deux pas en avant, un pas en arrière - étaient normales, et qu'on avançait plus vite sur un chemin déjà parcouru auparavant. Admettons.

Je suis en train de terminer "Guérir le stress, l'anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse" de David Servan-Shreiber. Bien que je doute de l'efficacité quasi-miraculeuse qu'il prête aux techniques évoquées, son livre m'aura quand même apporté une chose. Dans la première partie, il explique de façon assez claire le fonctionnement du cerveau humain. En gros, le cerveau primitif est celui qui commande les émotions et gère les réactions du corps à ces dernières. Il est totalement distinct du cerveau cognitif - le siège de la raison et de la logique. Voilà pourquoi les arguments les plus censés et les plus rassurants du monde ne sauraient venir à bout d'une phobie: ils n'opèrent tout simplement pas dans le bon secteur. Le savoir ne résoud rien, mais cela m'ôte au moins le sentiment de culpabilité qui est le mien depuis trois ans, cette honte de ne pas réussir à venir à bout de mon problème à force de volonté. J'ai longtemps pensé que "quand on veut, on peut", que les gens dépressifs n'avaient qu'à se remuer un peu le cul pour sortir de leur marasme. Je me rends compte que c'est en réalité un poil plus compliqué que ça, et du même coup, qu'il est urgent d'explorer d'autres méthodes que celles que j'ai utilisées pour surmonter les différentes épreuves rencontrées jusqu'ici.

Je pense vraiment qu'à long terme, le salut ne peut venir que de moi-même et pas d'une source extérieure, que c'est à moi d'apprendre à maîtriser mes émotions et les réactions physiques qu'elles induisent. C'est cela que j'espère retirer de ma pratique du yoga, de la méditation et de la visualisation. Mais je suis consciente que les progrès vont être lents, et que je dois trouver un moyen de ne pas vivre trop mal en attendant de pouvoir me prendre en charge seule. Cette semaine, Chouchou et moi allons donc prendre rendez-vous chez un ostéopathe paraît-il extraordinaire, et il se peut aussi que j'aille voir un massothérapeute recommandé par Miss Sunalee et diane cairn. Je suis même prête à retenter l'expérience psy, mais avec un(e) comportementaliste cette fois. Et en attendant que tous ces efforts portent leurs fruits, la tactique la plus efficace que j'ai trouvée pour tenir l'angoisse à distance, c'est de m'occuper un maximum, de préférence avec des choses que j'aime et qui me font plaisir. Le chocolat chaud + moelleux poire-châtaigne dégusté cet après-midi à l'Arrière-Cuisine en feuilletant le dernier numéro de Real Simple? Non, c'est pas de la gourmandise ni de la paresse: c'est de la médecine!

jeudi 27 janvier 2011

"Quatre soeurs"



Après avoir dévoré le premier tome de la bédé et lu des tas d'avis enthousiastes sur la série de romans dont elle était tirée, je n'ai pas résisté longtemps: j'ai filé sur Amazon et je me suis commandé l'intégrale de "Quatre soeurs", de Malika Ferdjoukh.

Arrivée presque en même temps que moi à Monpatelin, elle aura sauvé une semaine de soirées pendant lesquelles je risquais de déprimer sec. Vers 19h, sitôt mon boulot du jour terminé, je filais me blottir sur Chloé mon canapé transsexuel, je tirais une douillette couverture en polaire sous mon menton et je me transportais instantanément à la Vill'Hervé pour retrouver les soeurs Verdelaine au sommet de leur falaise battue par les vents. Je m'indignais des mauvais tours joués par cette chipie de Bettina, je pouffais devant la ruse déployée par Enid pour faire dormir avec elle les chats de la maison, j'avais le trac avec Hortense avant qu'elle monte sur scène pour jouer sa première pièce de théâtre, je compatissais aux hésitations amoureuses de Charlie, je grinçais des dents devant la radinerie de tante Lucrèce, j'espérais de tout mon coeur que l'état de Muguette s'arrangerait, je me demandais où diable était passée tante Jupitère, je humais presque l'odeur du cake aux noix de Geneviève sortant du four, j'écrasais une larme quand les spectres de Lucie et Fred Verdelaine prenaient enfin congé de leurs filles, et je voulais que cette histoire ne se termine jamais. Je voulais continuer à regarder vivre ces personnages si fantaisistes et attachants; je voulais leur demander de me faire une place à la grande table de la cuisine pour boire du lait chaud avec eux pendant mes insomnies.

Je pourrais vous énumérer les qualités littéraires du texte de Malika Ferdjoukh; vous expliquer que la bonne littéraire jeunesse est de la bonne littérature tout court; disserter sur la façon dont l'auteur a su rendre son récit à la fois intemporel et très ancré dans notre époque; m'amuser de ses nombreux jeux de mots et des charmants tournures de phrases qu'elle se plaît à inventer. Mais rien de tout cela n'expliquerait vraiment pourquoi je suis tombée amoureuse de ces "Quatre soeurs". La vérité, c'est que ce livre est plein d'une grâce lumineuse et que l'espace de 600 pages, il m'a fait oublier tout le reste. C'est le plus beau compliment que je puisse faire en ce moment.

Un rayon de soleil dans ce monde de grisaille

(Oui, je suis rentrée hier à Bruxelles, et j'ai déjà envie de pleurer en pensant au beau soleil que j'ai laissé à Monpatelin.)

"Il y a toujours une raison d'être reconnaissant(e). Depuis les choses cruciales comme Les Chansons Que Vous Avez Honte d'Aimer jusqu'aux Paupières Lourdes Qui Vous Disent Quand Vous Avez Besoin de Dormir, jusqu'aux amis et à la famille, à l'amour et à la solitude, à la lumière et à l'obscurité, Leah Dieterich a décidé de prendre note de toutes. thxthxthx.com est son exercice quotidien de gratitude." Une petite bouffée d'optimisme que tous les anglophones devraient apprécier.

dimanche 23 janvier 2011

La panne

Tous les manuels du genre "L'organisation pour les nuls" ou "Simplifiez-vous la vie" sont unanimes sur ce point: si vous n'avez pas utilisé quelque chose depuis 2 ans, vous devriez vous en débarrasser.

A priori, le conseil peut paraître judicieux pour éviter de se laisser envahir par les fringues passées de mode ou devenues trop petites, les jouets d'enfants alors que vos rejetons mesurent désormais 1,85m pièce, ou les robots ménagers dont seul un pilote de l'aéronavale parviendrait à déchiffrer le mode d'emploi.

C'est sans compter l'ironie-du-sort-cette-truie.

Il y a quelques années, j'ai ainsi fini par jeter à regret les centaines de cartes postales accumulées au fil de deux décennies et demie en me disant qu'à l'ère du courrier électronique, je n'aurais plus JAMAIS l'occasion de les envoyer à personne.

Six mois plus tard, je découvrais Postcrossing.

Autre exemple? Pendant mon grand tri de l'automne dernier, j'ai bazardé un carton entier de bougies parfumées et/ou aux formes improbables qui me m'avaient pas servi une seule fois. Et aujourd'hui, environ une heure après la tombée de la nuit, une panne d'électricité générale a frappé mon quartier.

C'est là que je me suis rendu compte que sans électricité, je ne pouvais pas faire grand-chose. Pas d'ordinateur vu que la batterie de mon vieux HP est morte depuis longtemps; pas de lecture des "Quatre soeurs" pourtant bien plus lumineuses que le "Clash of Kings" momentanément abandonné pour cause de trop grande gloomitude; pas de galipettes sous la couette ou ailleurs vu que Chouchou est à Bruxelles; pas de lessive spéciale "pulls en cachemire" (programme laine à 30° avec un essorage modéré et surtout pas d'adoucissant, donc); pas même moyen de me préparer à dîner à la lueur d'un briquet. J'ai quoi dans mon frigo qui pourrait se manger froid? De l'hoummous, du gouda au cumin, du jambon rose radioactif... Mais pas d'autre pain que des baguettes surgelées à finir de cuire au four. Bon, rabattons-nous sur un Mars glacé en attendant que le courant revienne.

Il me restait une barre - une seule! - de batterie dans mon portable. J'ai appelé mes parents et leur ai relaté ma mésaventure. "Quand j'étais gamin, au milieu des années 50, des coupures d'électricité, on en avait pratiquement tous les jours, a affirmé mon père. Mais on était bien équipés: on avait des lampes à pétrole et des tas de bougies."

La dernière lampe à pétrole de la famille ayant dû être mise au rebut avant ma naissance, j'ai donc passé une demi-heure à observer mon quartier plongé dans le noir en essayant d'imaginer ce que foutaient mes voisins. Qui, si ça se trouve, étaient eux-mêmes debout derrière leur fenêtre en train de ronchonner et de se dire "On ne va quand même pas aller se coucher à 19h!".

Puis le courant est revenu, et ma Livebox toute neuve s'est mise à déconner à plein tube. Mais ceci est une autre histoire que je vous raconterai peut-être si je ne finis pas en prison pour Orangicide.

Back au fond de l'abîme

Je viens de passer une journée délicieuse: déjeuner au bord de mer avec Etre Exquis par un temps frais mais ensoleillé, balade en ville avec achat de quelques DVD en promo à la Fnac et d'une bédé sympa dans une petite librairie que j'adore, goûter-lecture à La Théière et fondue bourguignonne chez mes amis Christophe et Christine.

De toute cette journée délicieuse, il ne s'est pas écoulé une minute pendant laquelle je n'ai pas eu envie de me rouler en boule dans un coin pour sangloter d'angoisse.

Après l'atelier avec Catherine, je pensais avoir fait un grand pas en avant. J'ai traversé tout le mois de décembre avec une attitude positive et beaucoup de combattivité. Je ne me croyais pas tirée d'affaire, mais je me sentais avancer sur la bonne voie, et j'étais pleine d'espoir pour la suite.

Et puis le premier janvier, Chouchou m'a sèchement jeté cette phrase à la figure: "Plus tu stresses, plus tu risques de te déclencher un cancer." Nous nous sommes disputés. Il ne m'a pas parlé pendant trois jours. Je me suis demandé comment c'était possible que la personne qui me faisait le plus de bien soit aussi celle qui me faisait le plus de mal. Et face à son affirmation habituelle qu'on "n'allait pas pouvoir continuer comme ça", j'ai définitivement renoncé à mon projet de transférer ma résidence principale en Belgique.

Depuis, je suis retombée au fond du gouffre. Pas de résidence principale en Belgique, c'est la certitude d'être séparée de lui et de voir tout ce qui fait mon quotidien s'effondrer en cas de maladie grave. Si je dois toujours craindre qu'il me vire à la prochaine crise, je ne peux rien construire avec lui, rien faire de concret pour satisfaire le besoin de stabilité qui aiderait partiellement à calmer mes angoisses.

Et plus je stresse, plus j'ai peur de tomber malade justement parce que je stresse... donc plus je stresse, plus je somatise, et plus il me semble que je suis déjà malade. J'ai depuis deux jours des fourmillements dans le bras gauche, un engourdissement de la main et la certitude qu'un crabe est en train de me bouffer le cerveau. Je sais que c'est ridicule, que j'ai plus probablement passé trop de temps à dormir de ce côté ou que je me suis pincé un nerf en tirant le catafalque qui me sert de valise mercredi dernier, mais ça n'y change rien. Mon moral décrit des sinusoïdales folles et épuisantes. J'essaie de méditer, ou au moins de faire des exercices de respiration pour me calmer; mais seule, je n'y arrive pas. J'ai l'impression que tous mes efforts des derniers mois ont été pulvérisés et que je me retrouve à mon point de départ. Depuis trois semaines, je reprends un Xanax chaque soir, et ça ne me fait absolument plus aucun effet.

Parfois, quand je me couche le soir, j'espère ne pas me réveiller le lendemain matin et que c'en soit enfin fini de cette torture mentale.

samedi 22 janvier 2011

J'ai trouvé Georges-Arthur...



...C'est une peluche doublée d'une bouillotte à faire chauffer au micro-ondes. Et autant les moches zèbres de chez Etam ne m'inspiraient pas, autant je me vois très bien poser cet hippopotame-là sur mon ventre pour soulager mes vilaines crises d'endométriose.

La seule chose qui m'ennuie un peu, c'est qu'à mon avis, cette incarnation de Georges-Arthur est destinée à des consommateurs d'un âge environ dix fois inférieur au mien.

vendredi 21 janvier 2011

Où je romps mon embargo sur le shopping

Ma quête d'une nouvelle Livebox m'a entraînée hier matin jusqu'au centre commercial le plus proche de chez moi. J'ai traversé le Printemps en jetant un vague coup d'oeil aux fringues, aux chaussures et aux sacs à main, sans que rien me fasse vraiment envie. Et une fois dans la galerie, je suis partie à la recherche des deux seules pièces que j'étais prête à acheter pendant ces soldes si elles bénéficiaient d'au moins 30% de réduction et que je trouvais ma taille.

Deux ans déjà que je me répète en boucle: "J'ai besoin d'un manteau noir", et deux ans que je n'en trouve aucun qui soit à la fois portable, un peu original, pas trop cher et flatteur pour ma silhouette en bouteille d'Orangina. Mais en octobre dernier, j'avais repéré chez Naf-Naf un modèle sympa que je n'avais pas osé essayer, de crainte de ne pouvoir résister s'il m'allait bien. Aujourd'hui devait être mon jour de chance: il restait juste un 40. Et il semblait taillé pile pour moi, ceintré à la taille puis un peu ample en dessous, avec les manches presque pas trop longues (mes bras font dans les 2,7 cm...) et les épaules larges juste comme il fallait. Je l'ai payé un sourire de satisfaction aux lèvres, sans l'espèce de rush habituel qui accompagne mes dépenses compulsives mais avec la conviction de faire un bon achat.

Passage ensuite chez Promod où m'attendait un petit pull en cachemire rose pâle avec des manchettes boutonnées presque jusqu'aux coudes (du moins, pour moi qui ai des bras d'environ 2,7 cm de long), dont je me dis depuis des semaines qu'il serait parfait avec la jupe en dentelle anthracite à taille haute qu'aucun top de ma penderie me met correctement en valeur. A 39,95€, ça va, ça rentre même dans mon budget 2011 plus resserré encore que celui de notre bon gouvernement. Même sensation qu'avec le manteau lors du passage à la caisse. Ca me paraît bon signe. Et malgré ces deux achats, il se pourrait bien que je finisse le mois avec un petit quelque chose à mettre dans ma cagnotte "faux-frais stambouliotes". Yipeeeee!

jeudi 20 janvier 2011

Où je passe ma soirée avec Vanessa Paradis

C'est dingue le nombre de trucs qu'on peut faire en l'espace d'une soirée quand on est privée d'internet pour cause de Livebox antédiluvienne. Dans l'impossibilité de me rendre immédiatement à l'agence Orange la plus proche afin d'échanger l'appareil défunt contre un neuf (manoeuvre qui, en l'absence de voiture et étant donné qu'il ne passe qu'un seul bus par heure à Monpatelin, m'aura pris les deux tiers de la journée d'aujourd'hui, installation comprise) j'ai réussi à:

- Trier un mois de courrier en retard. Chouette, deux cartes de voeux et une douzaine de cartes Postcrossing! Zut, les charges de copropriété pour le premier trimestre 2011!

- Localiser le dernier relevé de compte 2009 qui me manquait pour entamer ma comptabilité professionnelle 2010, la bouillotte que je voulais rapatrier à Bruxelles étant donné qu'Etam ne vend que des horreurs en forme de zèbre cette année, une boîte à thé vide pour ranger la 117ème tisane de mon arsenal "Consommons un max de Moltonel épaisseur triple avant que ça passe de mode."

- Résoudre mon problème de prises et de radiateur de salle de bain qui ne fonctionnait plus en changeant les plombs correspondants. Bien entendu, il n'y avait pas d'étiquettes sur mon tableau électrique pour indiquer à quoi correspondait chaque bitonio; j'ai donc passé un moment ludique à inverser des crotouilles cylindriques de tailles diverses en essayant de ne pas mélanger les usagées et les neuves, et à me prononcer de pièce en pièce avec une lampe de bureau Ikea pour valider (ou non) chaque essai. Mais j'ai fini par triompher. Fiat lux! Et je ne me suis même pas électrocutée ni rien. (Ne riez pas: c'était une possibilité non-négligeable.)

- Dîner d'un chocolat chaud et de deux pains au lait beurré en regardant le DVD d'"Une nuit à Versailles" pelotonnée sous un plaid en polaire + un poncho en alpaga + un pull en cachemire. J'ai beaucoup aimé ce concert acoustique qui m'a donné l'occasion de redécouvrir certains titres dont la version studio m'avait laissée assez froide. Les arrangements valent vraiment le détour. Et Vanessa est toujours aussi craquante, mais sérieusement, monsieur Chanel, était-il bien nécessaire de lui coller sur le dos cette espèce de top à mi-chemin entre la cotte de maille et la gourmette en argent recyclée? Sans parler du slim gris qui est l'uniforme de l'ex la plus célèbre de son Johnny. Non franchement, une tenue un peu plus éthérée et intemporelle aurait mieux convenu à ce lieu historique.

mardi 18 janvier 2011

"A game of thrones": la série télé!

Je suis actuellement en train de dévorer "A Clash of Kings", le tome 2 de la saga "A Song of Ice and Fire" (en français, "Le Trône de Fer"). Les manigances secrètes du tome 1 ont cédé la place à une guerre ouverte tandis que se multiplient les prétendants au titre de souverain des Sept Royaumes. C'est sublime, juste sublime, et j'écrirai un post pour en parler plus en détail dès que je l'aurai terminé.

En attendant, je me jette sur tout ce qu'internet publie actuellement à propos de la série télé tirée de l'oeuvre de George R. R. Martin. La diffusion commencera le 17 avril sur HBO, et les bandes-annonce qu'on a pu voir jusqu'à maintenant semblent très prometteuses en termes de rendu d'ambiance. Regardez-moi ça:

lundi 17 janvier 2011

Où Soeur Cadette ramollit en vieillissant

Hier en fin de matinée, appelant chez mes parents pour prendre des nouvelles du malade qui avait regagné ses pénates la veille, je suis tombée sur Soeur Cadette. Elle venait récupérer Cahouète qui avait exigé de dormir chez Papy et Mamie la nuit précédente. Je lui ai demandé des nouvelles de sa petite famille.
- Cahouète a une nouvelle lubie, m'a-t-elle annoncé. Il a décidé qu'il voulait des poissons.
- Boah, des poissons, c'est pas bien gênant, non? Un bocal rond, un peu d'eau du robinet, une boîte de flocons de nourriture et roulez jeunesse!
- Tu parles, ce serait trop facile! Non, pour bien faire, il faudrait un grand aquarium rectangle avec un système de filtrage, changer l'eau toutes les semaines... J'ai dit à Cahouète qu'il n'en était pas question. Ca fait plusieurs jours qu'il insiste, mais il gèlera en enfer avant que je cède.

Je viens juste d'avoir ma mère au téléphone. Hier en fin d'après-midi, Soeur Cadette l'a appelée pour lui annoncer qu'ils étaient désormais deux de plus à la maison. Les nouveaux pensionnaires possèdent trois nageoires pièce et disposent de 20 litres d'eau pour s'ébattre. Ayons tous une pensée émue pour les damnés qui doivent être en train de se les peler sévère en ce moment même.

dimanche 16 janvier 2011

L'atelier multi-tâches

Dans la série "J'occupe mes dimanches d'hiver", mais aussi "Je multiplie les visites chez Lady Paname", "Je saisis la moindre occasion de voir mes copines Miss Sunalee et La Princesse", "J'investis dans des expériences, pas des objets" et "J'apprends à me rendre un peu plus présentable pour compenser les effets de l'âge ce salopard", je participerai le 6 février prochain à cet atelier:


Plus de précisions sur le site Belfollies qui recense tous les évènements liés au burlesque en Belgique.

Une journée d'initiation(s)

Hier, Philou que nous n'avions pas revu depuis fin août est venu passer la journée avec nous. J'avais concocté un programme découverte en 5 points:

1. Déjeuner au Balmoral, un lieu incontournable où Chouchou et moi brunchions très souvent la première année qui a suivi mon installation à Bruxelles. Ces derniers temps, nous avons plutôt tendance à essayer de nouveaux endroits pour éviter de nous lasser, mais justement parce que nous n'y étions pas allés depuis un moment, nous avons eu plaisir à retrouver le décor façon diner américain, les cocktails de fruits frais et la cuisine simple mais toujours délicieuse. Le serveur qui a apporté nos plats a posé la salade de pâtes à l'italienne directement devant moi, alors que ça n'était pas lui qui avait pris la commande. Comme je m'étonnais, il a répondu: "Vous avez l'air méditerranéenne". De fait.

Le Balmoral
Place G. Brugmann 21
1050 BRUXELLES
Tel: 02 347 08 82
(Attention, ils ne prennent pas la carte Visa...)

2. Cours de yoga-visualisation au Serendip Spa. Pas question de rater notre séance de détente hebdomadaire, et puis il me semblait que c'était tout à fait le genre d'activité susceptible de plaire à Philou. Choucho et moi avons manqué piqué un fou-rire lorsque, après un exercice d'étirement, Claudia nous a demandé de nous asseoir avec les jambes tendues devant nous et de les secouer en les laissent retomber sur le sol assez fort, "comme pour frapper à une porte". Traversés par la même pensée, nous avons tourné la tête l'un vers l'autre et, hilares, articulé "Penny!". Les fans de Big Bang Theory comprendront :-)

3. Géocaching dans le centre. Après un ravitaillement obligatoire pour Philou à l'Univers du Thé et chez Marcolini, plus un petit arrêt chez Lady Paname pour une emplette dont je vous reparlerai peut-être prochainement, nous nous sommes dirigés vers une cache toute récente que Chouchou et moi n'avions pas encore faite: la "Ric Hochet's Return", située à proximité du trompe-l'oeil mettant en scène ce personnage de bédé. Chance du débutant oblige, c'est Philou qui l'a trouvée. Nous avons convenu de nous faire une journée geocaching ensemble, à Lille ou à Bruges, dès qu'il se sera inscrit sur le site.

4. Thé au Comptoir Florian. Philou avait besoin de se ravitailler en Lady Paname (justement) et ne connaissait pas encore ce salon de thé que Chouchou et moi apprécions beaucoup. Malheureusement, en arrivant sur le parvis Saint-Boniface, nous avons trouvé porte close pour cause de congés jusqu'à mardi prochain. Aaaargh. Moi qui salivais d'avance à la pensée de déguster une pecan pie avec mon Soleil Vert...

5. Risotto aux pleurotes et à l'huile de truffe. En guise de pause-goûter, nous nous sommes donc véhiculés jusqu'au Delhaize pour faire les courses nécessaires à l'élaboration du plat mythique avec lequel Chouchou m'a séduite naguère. Puis nous sommes rentrés à la maison déboucher le champagne offert la veille par la propriétaire, qui n'aura du coup pas eu le temps de moisir dans le frigo (le champagne, pas la propriétaire). Petite soirée tranquille à papoter et à se goinfrer avant que Philou et sa Porsche reprennent le chemin de Lille. On remet ça très vite...

PS: A ce jour, je ne me suis toujours RIEN acheté depuis le début de l'année, et ce, malgré plusieurs passages en ville où les soldes font rage en ce moment. Non, le truc chez Lady Paname ne compte pas: c'est un cadeau de Chouchou.

vendredi 14 janvier 2011

To faire de l'humour douteux, or not to faire de l'humour douteux?

Une des difficultés du métier de traducteur, c'est la tentation de remanier le style d'un auteur en fonction de sa propre façon d'écrire. Parfois, j'ai très envie de changer un peu le texte originel parce que je trouve que ma formulation serait plus percutante, plus logique, plus explicite, ou parce qu'il y a un chouette trait d'humour à placer en français. Comme la traduction n'est pas une science exacte et qu'il n'existe pas de règle précise en la matière, je dois trancher au cas par cas.

Ainsi ce matin, je tombe sur ce bout de dialogue:
- You are a high-maintenance item, as they say. But I knew that before we became a couple.
- You're saying, you knew what you were getting into.

Que je suis très tentée de traduire par:
- Tu as un caractère difficile. Mais ça, je le savais avant de devenir ton amant.
- Vous voulez dire que vous saviez où vous mettiez les pieds? Enfin, quand je dis les pieds...

Comme je ne veux pas rajouter mon humour douteux à un bouquin qui ne m'a rien demandé, j'opte finalement pour un simple:
- Vous voulez dire que vous saviez à quoi vous attendre?

Mais c'est à regret, hein.

Friday morning

10h approchent doucement, je devrais peut-être me lever. D'autant qu'il me semble avoir entendu des coups frappés à la porte de l'appartement. Mais je dois me tromper. La seule personne qui passe parfois ici en journée, c'est le monsieur polonais qui fait le ménage, et il vient toujours l'après-midi. Profitons donc plutôt de quelques minutes de rabe sous la couette...

Bruit de clés qui tournent dans la serrure. Euh... C'est pas Chouchou qui rentre déjà, quand même? Ou alors, j'ai dormi beaucoup plus tard que ce que je croyais...

Ah non, c'est la proprio accompagné d'un ouvrier qui vient refaire les joints des fenêtres. Devant ma tête hirsute et mal réveillée, elle balbutie qu'elle avait mis un mot dans la boîte pour prévenir de son passage et demander qu'on fixe un autre rendez-vous si ça dérangeait à cette date-là. Je n'ai rien vu. Peut-être son message a-t-il été jeté en même temps que les habituelles publicités pour marabouts. Bref. Puisqu'elle est là, je la fais entrer. Autant expédier ça tout de suite.

Honteuzéconfuse, la proprio s'éclipse quelques minutes pendant que l'ouvrier attaque son travail. Elle revient avec une carte de voeux de sa société immobilière et... une bouteille de champagne. "Je sais que c'est un peu tard", s'excuse-t-elle. Je lui assure qu'il n'y a pas de date pour boire du champagne et que celui-ci ne se gaspillera pas.

Restée seule avec l'ouvrier, je me prépare une tasse de thé, allume mon portable et commence mon surf habituel. En s'approchant de la fenêtre de la cuisine, l'ouvrier avise la planche en cours de réalisation que Chouchou a abandonnée devant son ordinateur. "Vous dessinez?" me demande-t-il. "Pas moi, mon compagnon". Il me raconte alors comment, à l'âge de seize ans, son meilleur ami et lui avaient réalisé une bédé sur des feuilles de papier à petits carreaux et avaient été la montrer chez Dupuis. La personne qui les avait reçus était intéressée mais leur avait demandé de recommencer sur de grandes feuilles blanches à dessin. Hélas, un an plus tard, son ami avait "perdu la vie", et le projet n'avait jamais vu le jour. L'ouvrier avait dû se mettre à travailler peu de temps après et avait cessé de dessiner faute de temps et d'énergie. Aujourd'hui, sa fille de quinze ans a repris le flambeau, et il lui donne des conseils pour s'améliorer.

C'était une façon inattendue mais pas désagréable de commencer ce vendredi. J'ai aimé la douceur résignée de ce monsieur, et je suis sûre que j'aimerais tout autant boire le champagne offert par la propriétaire à la première occasion!

jeudi 13 janvier 2011

Après-midi troc: date fixée!

Ce sera donc le dimanche 20 février.
Pour l'instant, les participantes seront:
- Sara
- Nelly
- Ness
- Mmarie
- Céline
- Armalite
Ce qui signifie que si d'autres filles sont intéressées, nous pouvons encore accueillir deux d'entre elles.
Ness et Nelly: je n'ai pas d'adresse mail où vous joindre; merci de m'en indiquer une dans un commentaire que je ne publierai pas afin que nous puissions régler les détails logistiques sans passer par ce blog.
Tout le monde: à vos placards, prêtes? Triez!

mercredi 12 janvier 2011

"Quatre soeurs, T1: Enid"


"Tout comme les Trois Mouquetaires étaient quatre, les Quatre Soeurs Verdelaine sont cinq." Il y a Charlotte dite Charlie, 23 ans, qui joue courageusement les chefs de famille depuis la mort de leurs parents dans un accident de voiture. Il y a la blonde Geneviève, 16 ans, qui dort dans un lit clos dont les autres se moquent, repasse les draps, prépare des confitures et prend des cours de boxe thaï en secret. Il y a la rouquine Bettina, 14 ans, qui s'épile les jambes au caramel pour draguer Juan le fils du boulanger et papote avec ses copines sur Facebook à grands renforts de "lol". Il y a Hortense, 11 ans, une solitaire toujours le nez plongé dans un livre ou dans son journal intime. Il y a enfin la petite dernière, Enid, 9 ans 1/2, l'amie des animaux qui veille farouchement sur ses deux familiers: Blitz l'écureuil et Swift la chauve-souris.

Tout ce petit monde habite une vieille maison en ruines où règne constamment une joyeuse pagaille. De temps en temps, les fantômes de Fred et Lucie Verdelaine se manifestent pour conseiller à leurs filles de ne pas se goinfrer de cake aux noix ou leur rappeler le mode d'emploi du monstre en fonte capricieux qui leur tient lieu de chaudière. Basile, le médecin transi d'amour pour Charlie, vient goûter tous les dimanches; et parfois, l'insupportable tante Hortense débarque sans prévenir...

"Quatre soeurs" s'inspire d'une tétralogie de romans de Malika Ferdjoukh dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'ici, mais que je dois maintenant me retenir de commander sur Amazon car elle présente l'avantage indéniable d'être déjà terminée (et même regroupée en intégrale) - alors que les éditions Delcourt n'annoncent pas encore de date de sortie pour le tome 2 de la bédé. Or, j'ai eu un ENORME coup de coeur pour cette série, et même si les dessins de Cati Baur y sont certainement pour beaucoup, j'ai très envie de découvrir sans attendre la suite de cette histoire pleine de fantaisie, d'humour, de tendresse et d'espièglerie. Un plaisir à consommer sans modération.

mardi 11 janvier 2011

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt

Ce matin durant notre coup de fil quotidien, mon père m'a raconté cette anecdote survenue récemment.

Un soir, Cahouète (4 ans) voulait monter un tracteur en kit qu'il venait de recevoir en cadeau. "Pas maintenant, a dit Soeur Cadette. C'est l'heure de faire dodo. On verra ça demain."

Le lendemain à 5h du matin, Cahouète a débarqué dans la chambre parentale en brandissant le tracteur qu'il avait impeccablement - et silencieusement - assemblé pendant la nuit.

Je ne suis pas 100% certaine que cet enfant et moi ayons des gènes en commun.

"Freedom"

Dieu que c'était chiant.

Telle est la première chose qui me vient à l'esprit quand je tente de résumer mon opinion du dernier Jonathan Franzen. Qui malheureusement écrit toujours aussi bien, de sorte que je me suis quand même forcée à à terminer les 560 pages de "Freedom" malgré des personnages tous aussi irritants les uns que les autres et d'interminables considérations politico-écologiques ennuyeuses à mourir (alors que le sujet m'intéresse!).

Dans "The corrections", j'avais trouvé un élément accrocheur chez chacun des membres de la famille disséquée à la loupe. Les Berglund, eux, m'ont inspiré une indifférence absolue tant au niveau individuel que collectif, et la façon dont l'auteur les utilise pour illustrer différents points de vue sur l'évolution de la société américaine m'a laissée de marbre alors que d'habitude, c'est plutôt le genre de concept qui marche avec moi.

Faute d'apprécier le propos, je me suis donc contentée d'admirer la mécanique: la façon pas complètement linéaire qu'a Jonathan Franzen de narrer les événements, ses phrases interminables et pourtant jamais indigestes, et surtout son talent pour adopter des styles différents selon que la partie en cours se focalise sur la mère ex-star de basket universitaire dépressive, le père trop mou gentil pour son propre bien, le fils rebelle qui brandit des convictions républicaines pour se démarquer de ses parents, ou le musicien de rock qui couche avec la mère alors qu'il éprouve un amour bien plus sincère pour le père. Mais globalement, cette lecture a été un pensum.

Vivement que je reçoive le tome 4 des Spellman, parce que là, j'ai mon compte de bouquins déprimants!

lundi 10 janvier 2011

"One day"


Admirez cette couverture façon roman Harlequin moderne - ou au mieux, roman de Nick Hornby auquel l'auteur David Nicholls est souvent comparé. Parcourez la quatrième de couverture: "15th July 1988. Emma and Dexter meet on the night of their graduation. Tomorrow they must go their separate ways. So where will they be this one day next year? And the year after that? And every year that follows?". Forcément, vous vous attendez à une sorte de remake littéraire de "Quand Harry rencontre Sally", une comédie romantique drôlissime avec des dialogues qui font mouche.

Vous ne pourriez pas être davantage à côté de la plaque.

C'est vrai que les deux personnages principaux de "One Day" se rencontrent à la fac et vont passer vingt ans à être de simples amis. Non qu'il n'y ait pas d'attirance entre eux, mais celle-ci se manifeste toujours à contretemps, quand l'un(e) est disponible et l'autre pas. Le lecteur les retrouve tous les 15 juillet, à la date anniversaire de leur rencontre, pour un point sur la façon dont leur vie et leur relation ont évolué depuis l'année précédente. C'est souvent surprenant bien que non dénué de logique. Tandis qu'Emma s'essaye au théâtre et s'ennuie à travailler comme serveuse dans un resto mexicain avant de devenir prof d'anglais, Dexter voyage à travers le monde avec l'insouciance que lui confère l'argent de ses parents, puis profite de son physique de jeune premier pour devenir animateur de télévision. La première s'enlise dans une relation avec un homme qu'elle n'aime pas, puis une liaison avec son chef marié; le second tombe dans le piège des coups d'un soir, de la drogue et de l'alcool. Au fil des chapitres, ils perdent leurs illusions de jeunesse et leur foi en l'avenir. Et quand ils se mettent enfin ensemble, une tragédie totalement inattendue ne tarde pas à les séparer.

J'ai aimé la construction de ce livre, le principe consistant à retrouver les deux héros chaque année à la même date: ça permet de couvrir une longue période de temps sans devenir ennuyeux parce que trop long. Petit inconvénient, le passage d'un 15 juillet à l'autre manque parfois de fluidité, mais cette cassure contribue aussi à maintenir l'intérêt du lecteur en éveil. Et j'ai adoré la fin-qui-n'en-est-pas-une, le fait que l'auteur continue à raconter trois 15 juillet après la tragédie qui sépare ses personnages en les entremêlant à des scènes inédites jusque là du tout premier 15 juillet qu'ils ont passé ensemble, juste après leur remise de diplôme. Ainsi, on referme quand même le livre sur une note optimiste, à un moment où leur histoire ne fait que commencer et où ils savent qu'ils se reverront. Pour autant, je vous avoue que malgré toutes ses qualités, "One day" m'a solidement déprimée. Je ne le recommanderais pas à quelqu'un qui broie du noir ou se demande ce qu'il a fait de ses plus belles années.

Ce livre n'a pas encore été traduit en français mais je veux bien me dévouer pour y remédier; par contre, une adaptation cinématographique est en cours avec Anna Hathaway et Jim Sturgess dans les rôles principaux.

Où notre brillante carrière de géocacheurs nous fait chatouiller les orteils des ents

Il faisait exceptionnellement beau aujourd'hui pour un mois de janvier en Gelbique. Comme il n'était pas question de rester enfermés, ni d'aller en ville où tous les magasins étaient ouverts pour cause de premier week-end de soldes, je me suis dit: "Tiens, et si on allait faire du géocaching dans les seuls endroits où je suis certaine qu'il n'y aura rien à vendre: les parcs de Bruxelles?".

The eye of the weeping tree: Notre GPS, conçu pour la voiture et la route plutôt que pour la marche à pied et la randonnée, nous lâche en bordure du parc Josaphat ("Un des plus beaux mais des plus dangereux de Bruxelles", selon Chouchou). En nous fiant aux indications fournies par le site, nous commençons à chercher un arbre sur le tronc duquel figure une marque à la peinture bleue ayant vaguement la forme d'un oeil. Le problème, c'est que des arbres, dans un parc, y'a que ça.
Nous tournons en vain un bon moment avant que Chouchou mette à contribution l'application Géocaching de son nouveau smartphone, qui nous emmène... 150 mètres plus loin. Là, nous n'avons aucun mal à repérer un arbre qui semble pleurer, et entre ses racines, un pot en verre pas très bien dissimulé. Dommage: malgré sa taille suffisante pour abriter quelques menus objets, il ne contient qu'un logbook. Dans un élan de générosité, j'y dépose une pince à papier en forme de main. En repartant, Chouchou effectue une manoeuvre acrobatique de niveau 17 pour se rétablir après avoir glissé, avec ses Converse, sur une flaque de boue traîtreusement dissimulée par des feuilles mortes.

Parc Duden: Nous traversons une bonne partie de la ville en voiture pour nous rendre du côté de Forest. Pour une raison qui m'échappe, ça bouchonne de partout, et les chaussées bruxelloises étant notoirement pourries, le trajet prend des allures de course contre la montre pour mon estomac qui hésite à rendre tout son contenu au prochain coup de frein. Lorsque nous nous garons enfin, j'ai la couleur d'une jeune pousse de laitue, mais nous avons évité le pire. Nous nous enfonçons dans le parc, où notre GPS ne se montre guère plus coopératif que précédemment. Nous recherchons un Tupperware planqué "entre les orteils d'un ent". L'auteur de la cache doit être lui aussi du genre inutile en cas d'apocalypse ^^. Une seconde fois, nous nous en remettons au smartphone de Chouchou.
Alors que nous suivons sa boussole, j'aperçois un arbre aux racines spectaculaires. Je veux m'arrêter pour regarder, mais Chouchou affirme que non, nous sommes encore à 5 ou 10 mètres des coordonnées. Alors que je le suis avec une moue sceptique, quelqu'un nous interpelle en néerlandais: "Rekrrrtkrtrgraaaktr géocaching?" Je me retourne pour lui répondre en anglais. Le type, qui tient en laisse un chien équipé d'un gilet jaune fluo, nous désigne l'arbre que j'avais repéré en disant: "It's this one!" Ah ah. Mon instinct de limier ne m'avait pas trompée. Je commence à faire le tour en examinant les cachettes potentielles. "No, it's on this side", me dit le type. Euh oui bon ça va, je suis capable de trouver seule. "Here", ajoute-t-il en me désignant une cavité entre deux racines. Argh mais ta gueule! J'aime pas qu'on me fasse cadeau des choses, moi, môssieur!

Felix Happark: Retour vers notre quartier pour cette dernière cache. Notre GPS nous conduit sur un côté du parc entièrement fermé; nous devons faire le tour du pâté de maisons à pied pour découvrir une entrée. Les coordonnées correspondent à la zone comprise entre le chemin et un mur. C'est en pente, large de plusieurs mètres, boueux à souhait, jonché de feuilles mortes et envahi par les ronces. O joie. Pendant quelque minutes, j'écarte des feuilles du bout de ma botte en grommelant entre mes dents. Puis j'essaie de me mettre à la place de l'auteur de la cache. Pour pouvoir faire la maintenance, il a dû planquer son Tupperware près d'un point de repère facile à retrouver. Allez, au hasard, au pied du seul gros arbre dans le voisinage? J'ai presque fini mon inspection quand j'aperçois un morceau de tuile coincé en biais dans une anfractuosité. Je le soulève: bingo!

Moralité: il ne faut pas parler aux géocacheurs qu'on ne connaît pas, surtout quand ils s'expriment comme s'ils avaient la tuberculose. Par contre, il faut acheter des gants de jardinage en toile solide pour remplacer les petits gants en plastique jetables pas très écolos ni très résistants dès qu'on commence à fouiller dans les ronces.

dimanche 9 janvier 2011

Pendant ce temps, sur la banquise...

L'Ouzerie

Ca faisait déjà un moment que Chouchou et moi voulions tester ce resto grec recommandé par des amies et situé juste au bout de notre ancienne rue. Vendredi soir après notre séance de cinéma, nous avons donc profité de la température clémente pour remonter la Chaussée d'Ixelles à pied jusqu'à l'Ouzerie.

Comment ne pas trouver d'emblée sympathique un établissement dont le logo est un poulpe? Un serveur souriant nous a trouvé une table pour deux au milieu de la salle, et nous nous sommes attelés à la dure tâche consistant à sélectionner une demi-douzaine de mezze chauds ou froids parmi une liste qui ne contenait que des choses appétissantes. Nous avons finalement arrêté notre choix sur une purée à l'ail, des aubergines frites, un dakos crétois (salade à base de fromage de chèvre et de tomates recouvrant du pain grillé mariné au vinaigre), des triangles de pâte feuilletée à la fêta et d'autres aux épinards, et des saucisses grillées. Pas d'alcool, car je n'aime ni la retsina ni l'ouzo.

Nos plats sont arrivés en deux fois, ce qui a évité de trop encombrer notre petite table. A part la purée à l'ail, toutes les portions étaient copieuses, largement de quoi permettre à deux personnes de piocher dedans. D'ailleurs nous avons peiné à tout finir. Oh, et le plus important: tout était délicieux. J'ai bien aimé l'ambiance sans chichis, style cantine améliorée mais pas bruyante du tout même si la salle était encore quasiment pleine à 22h. Nous reviendrons sûrement.

L'Ouzerie
235, chaussée d'Ixelles
1050 BRUXELLES
Ouvert de 19h à 24h, tlj sauf dimanche

samedi 8 janvier 2011

Où je réfléchis en marchant

Hier soir, alors qu'on rentrait à pied de l'Ouzerie avec Chouchou, le ventre trop plein de purée à l'ail, de fêta et de saucisses grillées et les chaussures éclaboussées par la pluie, mon esprit vagabond s'est mis à dresser l'inventaire de mes domaines de compétence.

Je suis calée en:
- Mode de vie moyennâgeux. Les armes, les armures et l'architecture des châteaux-forts n'ont pas de secret pour moi.
- Univers science-fictionnesques type Star Wars et Star Trek.
- Créatures fantastiques, avec un doctorat en vampires (les vrais, pas les végétariens qui brillent au soleil façon boule disco) et des mentions honorables dans les catégories "lycanthropes" et "faeries".

En gros, je suis spécialiste des choses qui ont existé autrefois, qui existeront peut-être dans le futur ou qui n'ont jamais existé et n'existeront jamais.

Si demain y'a une apocalypse et qu'il faut rebâtir la civilisation après coup, ne comptez pas sur moi.

"Les émotifs anonymes"

Ce qu'on aurait vraiment voulu, Chouchou et moi, c'est voir "Raiponce" en VO. Mais y'avait pas (ou plus).
Ce que j'aurais vraiment voulu à la place, c'est voir "Les petits mouchoirs", mais ça ne disait pas trop à Chouchou.
Ce que Chouchou aurait vraiment voulu à la place, c'est voir "Somewhere", mais ça ne me disait pas trop.
Alors, on s'est rabattus sur "Les émotifs anonymes" à cause de Benoït Poolvoerde Poelvoorde et parce que la bande annonce nous avait fait rire.

"Jean-René, patron d’une fabrique de chocolat, et Angélique, chocolatière de talent, sont deux grands émotifs. C’est leur passion commune pour le chocolat qui les rapproche. Ils tombent amoureux l’un de l’autre sans oser se l’avouer. Leur timidité maladive tend à les éloigner et génère quiproquos, malentendus et situations improbables."

La trame est mince, très mince, et le dénouement plus que prévisible, mais les décors et les costumes composent une atmosphère au charme désuet fort sympathique. Et surtout, Benoît Poolvoerde Poelvoorde et Isabelle Carré, à mille lieues de l'atmosphère de "Entre ses mains" qui les avait réunis pour la première fois à l'écran il y a quelques années, campent deux personnages touchants dans leur maladresse. On rit d'eux tout au long du film, mais avec infiniment de tendresse.

Edit du 20/01/2011: Je viens par hasard de revoir "Entre ses mains" à la télé, et curieusement, je l'ai bien plus apprécié la deuxième fois. Au lieu de trouver le personnage d'Isabelle Carré trop fade, j'ai parfaitement ressenti son trouble et compris pourquoi elle se laissait entraîner dans cette relation avec quelqu'un qu'elle sait dangereux. Et en relisant mes impressions, qui datent de l'époque où j'étais encore en couple avec mon ex, je suis amusée de lire la réponse que Chouchou m'avait faite à l'époque :-)

vendredi 7 janvier 2011

Où je fais de la résistance

Dans mes résolutions de bonne année figure, en filigranes, un sérieux resserrage de boulons budgétaires. Plus envie d'entasser des tonnes de trucs qui bouffent mon espace vital et ne me rendent pas plus heureuse; très envie, par contre, de financer des voyages et de mettre des sous de côté pour moins flipper à la perspective d'un coup dur tel que chômage technique ou maladie de longue durée.

Concrètement, ça se traduit par une suppression quasi-complète du shopping fringues, chaussures, maquillage et autres futilités que je possède déjà en quantité suffisante pour équiper 10 filles faisant les mêmes mensurations et ayant les mêmes goûts que moi. Je n'exclus pas de m'offrir encore une bricole par-ci par-là, mais il faudra qu'elle réponde à tout un tas de critères: entre autres, qu'elle m'aille parfaitement, qu'elle remplisse un besoin précis et que je n'aie pas déjà sa jumelle ou sa petite cousine planquée dans un placard.

Je sais, ça semble un sevrage un peu radical pour une fille qui s'est acheté pas moins de 18 paires de chaussures l'an dernier (et peut-être plus, si j'ai oublié d'en noter dans mon Quicken). Mais c'est un peu comme arrêter la clope: se dire "Je vais diminuer progressivement", ça ne marche jamais. En tout cas, pour ma part, j'ai arrêté du jour au lendemain, et je pense que c'est la seule méthode valable pour moi - une cassure franche.

Pour me mettre à l'épreuve d'entrée de jeu, les soldes ont commencé lundi en Belgique. Mercredi, il a fait grand soleil et dans les 12°; j'ai dû déployer un effort de volonté surhumain pour bosser au lieu d'aller dépenser mes sous en ville. Jeudi, Sarenza m'a envoyé un code -30% valable sur tout le site. Je suis allée voir: les Guronzan d'Annabel Winship étaient toujours disponibles en 35. J'ai poussé un grand cri de désespoir qui a dû s'entendre jusqu'à la frontière française, mais je n'ai pas cliqué. Aujourd'hui, j'avais décidé de prendre mon après-midi, et j'étais en train de me demander si Kusje n'aurait pas les Sloane de Miz Mooz en rouge dans ma pointure quand Miss Sunalee s'est mise à écrire sur Facebook qu'elle s'ennuyait et qu'elle irait bien faire un tour chez Kusje... Au lieu de proposer: "On se retrouve là-bas dans une heure?", je suis partie commencer le tri de ma penderie en vue du prochain après-midi troc.

L'ennui avec tout ça, c'est que j'ai peur d'épuiser trop vite mon capital héroïsme.

mercredi 5 janvier 2011

L'essentiel selon ma mère

Je viens juste d'avoir ma mère au téléphone. L'opération a été plus longue que prévu; le chirurgien, qui comptait passer par le nombril de mon père, a finalement dû procéder à une incision car la tumeur entourait une veine. Et comme nous nous en doutions un peu, il n'a pas eu d'autre choix que de lui poser un anus artificiel.

MOI: Bah honnêtement, je m'en fiche que Papa doive faire caca dans une poche du moment qu'il est guéri et qu'il n'a plus mal.
MA MERE: Oui, et puis ça ne nous empêchera pas de continuer à faire tagada!
MOI: ...

Il est bon que quelqu'un dans cette famille ait le sens des priorités.

mardi 4 janvier 2011

On se refait un après-midi troc?

Dimanche après-midi avec Gridou chez Filigranes, on se disait que ça fait chier ces trois mois d'hiver qui s'étendent devant nous avec des journées courtes et froides qui ne donneront pas envie de sortir. Et que du coup, est-ce que ça ne serait pas une excellente opportunité de vider nos placards et d'organiser une deuxième après-midi troc, vu comment on s'était bien marrées à la première?

Donc voilà. S'il y a parmi vous des lectrices habitant Bruxelles ou les environs qui souhaitent se débarrasser de vêtements, de chaussures, mais aussi de bijoux, d'accessoires et pourquoi pas de petits brols de décoration (le tout neuf ou en très bon état), et en profiter pour passer quelques heures à boire, manger et papoter entre filles, qu'elles se manifestent dans les commentaires en précisant pour quelle date elles seraient disponibles. A priori, nous visons un dimanche de février. Comme la dernière fois, Gridou aura la gentillesse de nous accueillir dans son graaaaand appartement situé à proximité des transports en commun. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas!

Edit: Jusqu'ici, pour le 2ème ou le 3ème dimanche de février, les participantes seraient, en plus de Gridou et moi-même: Miss Sunalee, Sara, La Princesse, Nelly, Ness, Sophie et Mmarie (uniquement pour le 20). D'autres filles intéressées? On doit pouvoir aller jusqu'à 12 en tout.

Le coeur en miettes

J'appelle mon père pour lui parler une dernière fois avant son entrée à la clinique, lui souhaiter bon courage et autres formules vides de sens.

Quand ma mère me le passe, il est en train sangloter si fort que je peine à comprendre ce qu'il me dit. Il a encore mal à sa tumeur et il ne comprend pas pourquoi, après le traitement affreusement douloureux qu'il a subi. Je tente de le raisonner: "Mais ta tumeur, demain on te l'enlève, et après tu n'auras plus mal". Il souffre depuis si longtemps qu'il ne parvient même plus à imaginer que ça puisse s'arrêter. Il n'y croit pas, et il a perdu toute confiance en les médecins qui ne savent rien ou refusent de lui expliquer. Il est au bout du rouleau.

Je ne sais pas quoi dire. Je ne peux pas lui promettre qu'il va guérir, ni même qu'il ira mieux après son opération puisque la question de sa métastase au poumon reste encore en suspens et qu'il devra peut-être endurer une chimiothérapie plus forte que la première. Je suis à 1500 kilomètres de lui, impuissante, à court de paroles réconfortantes et incapable de le prendre dans mes bras.

Mon père pleure au téléphone et j'ai le coeur en miettes.

lundi 3 janvier 2011

Apprendre la reliure

J'ai l'intention de faire un stage de reliure avec Corinne de Broleskine, disons, avant la mi-mars. L'atelier pouvant accueillir jusqu'à 5 personnes, je cherche 1 à 4 autres filles pour en partager le coût. Vous trouverez tous les renseignements ici. Si vous êtes intéressée, laissez-moi votre adresse mail dans un commentaire que je ne publierai pas, et je vous contacterai directement.

dimanche 2 janvier 2011

True story

Chouchou a tout un tas de qualités et deux gros défauts. Celui qui se manifeste le plus souvent dans notre vie de tous les jours, c'est son immense distraction.

Ainsi, hier après-midi, nous sommes allés chez Filigranes. Nous n'étions pas les seuls à avoir eu cette idée. Comme il ne restait pas de table libre au café, nous avons réquisitionné deux tabourets en bout de comptoir, et nous nous sommes installés là avec nos magazines.

Cinq minutes plus tard, Chouchou s'est levé en me disant qu'il allait se chercher un truc à grignoter. "Tu veux quelque chose?" m'a-t-il demandé. "Un jus d'orange pressé", s'il te plaît". Il a fait deux pas vers la caisse puis s'est figé et tourné vers moi, l'air penaud. "Euh... j'ai oublié mon portefeuille à la maison." Qu'à cela ne tienne: je lui ai prêté ma carte Bancontact, et je me suis absorbée dans la lecture du numéro de janvier de Red.

Au bout d'un moment, j'ai entendu qu'on m'appelait sur ce ton gêné des gens qui tentent à la fois de hausser la voix pour se faire entendre et de chuchoter pour ne pas se faire remarquer. J'ai levé la tête. Debout à la caisse, Chouchou m'a lancé devant les dizaines de personnes attablées à portée d'ouïe: "C'est quoi ton code?"

Quand il est revenu là où je l'attendais, je lui en ai fait le reproche. "Enfin, tu aurais pu te déplacer jusqu'à moi pour me poser la question! On ne demande pas à quelqu'un de crier son code secret en public!" Penaud, Chouchou a baissé le nez et, cherchant un moyen de se donner une contenance, il a pris le jus d'orange qu'il venait de m'offrir avec mes sous... et il l'a bu.

Chouchou a tout un tas de qualités et deux gros défauts. Celui qui se manifeste le plus souvent dans notre vie de tous les jours, c'est son immense distraction. Heureusement, c'est la source de nombreux fou-rires - et parfois, la matière d'un post pour ce blog.

samedi 1 janvier 2011

Le non-réveillon

Ca fait des années que je ne fête plus le réveillon du 31 décembre. Après avoir passé Noël en famille, je suis rassasiée de bouffe et d'alcool pour un long moment; et comme je n'aime ni les grands rassemblement ni les endroits bruyants... Je passe généralement cette soirée-là en tête-à-tête avec mon amoureux. Comme ça, on ne se couche pas trop tard et on attaque la nouvelle année frais et dispos plutôt qu'avec mal aux cheveux et l'estomac ballonné.

Hier n'a pas fait exception à la règle. Chouchou et moi avons discuté de nos projets - je tiens mon idée de boulot secondaire à développer en 2011, et côté voyages ce sera Istanbul en mars pour mes 40 ans puis Stockholm en septembre pour le fun. Après le dernier câlin de l'année, nous nous sommes préparé deux pavés de boeuf à l'échalotte, un risotto aux asperges et deux fondants au chocolat que nous avons mangés en regardant un épisode de Big Bang Theory, deux de Desperate Housewives et un de How I Met Your Mother. Puis nous avons testé le Just Dance 2 offert par Soeur Cadette pour Noël avec un résultat pour le moins surprenant et fini la soirée en glandant sur internet pour changer un peu.

Là, nous cherchons une idée de petite sortie pour cet après-midi vu que je n'ai pas mis le nez dehors depuis notre retour de Toulouse dimanche dernier. Virée chez Filigranes? Goûter dans un salon de thé, si nous en trouvons un ouvert aujourd'hui? Geocaching dans un lieu habituellement grouillant de Muggles? Nous sommes ouverts à toutes les suggestions. En attendant, je vous souhaite une très bonne année.