lundi 28 février 2011

Cher février,

Normalement, tu es le mois de l'année que j'aime le moins. Passées la joie des fêtes de Noël en famille et l'excitation de démarrer une nouvelle année comme on ouvre un cahier aux pages encore vierges le jour de la rentrée des classes, tu fais obstacle à l'arrivée de mars et au retour tant attendu du printemps. Tes journées tardent à rallonger; tu es gris et froid, sans aucune occasion spéciale pour briser ta monotonie étant donné que je ne fête pas la Saint-Valentin. En vérité, février, tu n'as qu'une seule qualité à mes yeux: tu es bref.

Mais cette année, tu m'as rempli d'une joie et d'une sérénité que je n'avais pas éprouvées depuis très longtemps. Tu as commencé par la nouvelle que mon père était guéri (même si aujourd'hui encore j'ai du mal à y croire), et tu t'es poursuivi avec une succession de chouettes moments en amoureux, entre amis ou même en solo. Durant tes quatre semaines toutes rondes, j'ai fini un gros chantier professionnel et attaqué une petite traduction très distrayante. J'ai surtout progressé dans ma quête de paix intérieure et vers les objectifs que je me suis fixés pour 2011. Tu as été rempli de complicité, de rires, de câlins et de douceur. Alors une fois n'est pas coutume, février, je te dis merci et à l'année prochaine.

Février 2011

dimanche 27 février 2011

Hôtel Pantone

Après un très chouette dîner chez nos amies M², il était déjà minuit et demi lorsque nous sommes arrivés hier soir à l'Hôtel Pantone où nous devions passer la nuit en amoureux. Parmi les couleurs disponibles, nous avions opté pour une chambre orange et avons donc vu des bulles bleues, puis vertes, puis mauves, puis jaunes défiler par la paroi vitrée de l'ascenseur avant de nous arrêter au 5ème (plus haut, il y a encore un étage rouge et un marron).

Un couloir très étroit nous a conduits à la 507. Face à la porte d'entrée, nous avons découvert une penderie bien équipée; à gauche, une salle de bains avec baignoire, porte-serviettes chauffant et sèche-cheveux; à droite, une chambre pas immense mais de dimensions confortables, avec au-dessus du lit une grande toile moderne qui s'éclairait de l'intérieur pour dispenser une lumière douce et à côté de l'interrupteur, les "cartes d'identité" Pantone des trois couleurs utilisées dans la décoration de la pièce. A l'exception de la partie occupée par le radiateur, tout le mur donnant sur la rue était constitué d'une baie vitrée sol-plafond. J'ai adoré m'endormir les rideaux ouverts en regardant les maisons d'en face - ainsi qu'un drôle de monument élancé et tarabiscoté que Chouchou n'a pas su identifier et qui, à la lumière du jour, s'est révélé être... Un arbre. Hum, on va mettre ça sur le compte du mélange myopie/Pinot Noir.

J'ai aimé:
- Le service aimable et souriant.
- Le confort du lit. J'ai dormi comme un bébé, ce qui m'arrive rarement à la maison et a fortiori dans un hôtel.
- La déco sobre mais efficace, qui a fait un bon décor pour prendre des photos (maintenant je suis curieuse de voir à quoi ressemblent les autres étages!).
- La propreté irréprochable des lieux.
- La très grande luminosité de la chambre.
- Le check-out à midi, qui nous a laissé tout le temps de faire ce que nous étions venus faire (des câlins et des jolies images, donc).
- Le rapport qualité-prix: 79€ la nuit, même sans petit-déjeuner, c'est très raisonnable pour un hôtel design.

Je n'ai pas aimé (mais c'est vraiment histoire de chipoter):
- Juste deux mignonettes de produits Pantone dans la salle de bain - un shampoing jaune moyen et un gel douche couleur de jus de Schtroumpf bleu cyan. Tant qu'à faire, j'aurais apprécié un conditioner rouge vermillon pour compléter la palette des couleurs primaires.
- Les produits Pantone en vente dans le hall de l'hôtel étaient au même prix que partout ailleurs, soit 14€ le mug, 16€ la grande boîte métallique, etc.

Je recommande?
Oui, sans hésitation. Ce n'est pas l'hôtel à la déco la plus extravagante ou la plus recherchée dans lequel j'aie jamais dormi, mais il reste sympa, confortable et plutôt bon marché.

Place Loix, 1
1060 BRUXELLES

samedi 26 février 2011

Où la notion de monstre est toute relative

CHOUCHOU (regardant des previews sur internet): Mais c'est plein de monstres, Game of Thrones!
MOI, étonnée: Ben justement, non...
CHOUCHOU: Mais si! Je vois des loups... et des cerfs...

Du coup, je pense que le géocaching en forêt, ça va pas être possible: j'aurais trop peur que les lapins de garenne lui filent une crise cardiaque.

vendredi 25 février 2011

Deux chouettes marques de cosmétiques bio

J'avoue ne pas faire spécialement attention à la composition de mes produits de beauté. Mon premier critère de choix, c'est leur efficacité; mon deuxième, leur bon rapport-qualité prix. Mais si ces critères sont remplis et que je peux en plus avoir la satisfaction d'utiliser des produits fabriqués avec des ingrédients bio et dans les meilleures conditions éthiques... je ne dis pas non!

Récemment, j'ai découvert deux marques qui me semblent dignes d'intérêt. La première, Celtic Herbal, est d'origine anglaise. Elle possède un site de vente en ligne et livre à l'international pour des tarifs qui me semblent très raisonnables (£4.50 pour 3 flacons de 250ml). Je suis particulièrement fan du savon pour les mains à la menthe poivrée et à la lavande, ainsi que du soin capillaire à la menthe poivrée et au romarin dont je trouve le parfum aussi agréable que vivifiant.

La deuxième marque, Unique Haircare, nous vient du Danemark et, comme son nom ne l'indique pas, ne cantonne pas son activité aux produits pour les cheveux puisqu'elle propose aussi des gels douche et des lotions pour le corps. J'adore le design des flacons, sobres, pratiques et beaux comme souvent chez les Scandinaves. Le spray d'eau de mer parfumé à l'orange est une petite merveille qui fixe les cheveux en vous donnant l'air d'une sirène récemment sortie des flots (mais en mieux coiffée). Il est malheureusement impossible de le commander sur internet, mais lui et le reste de la gamme sont vendus à Bruxelles au Serendip Spa où je les ai découverts.

Mon premier swap

C'est à l'époque où je pratiquais assidûment le scrapbooking que j'ai pour la première fois entendu parler des swaps ("échanges" en français). Sur un thème donné, chaque fille devait réaliser un ornement ou préparer un mélange de petits fournitures en autant d'exemplaires qu'il y avait de participantes; elle envoyait ça à l'organisatrice, qui après avoir reçu toutes les contributions se chargeait de les redispatcher.

Le swap se pratique également hors du milieu des arts créatifs. Au lieu que chaque fille échange avec toutes les autres, soit elle reçoit un colis d'une première fille et envoie le sien à une deuxième (c'est le système dit "en chaîne"), soit elle reçoit de et envoie à la même personne (système dit "en duo" qui nécessite un nombre pair de participantes). On peut fixer un thème et une fourchette de prix pour le contenu du colis; l'idée est de se faire plaisir en gâtant quelqu'un d'autre et d'avoir à son tour le plaisir de recevoir plein de petites surprises bien ciblées en fonction de ses goûts.

Débit janvier, j'ai découvert grâce aux articles sur l'un ou l'autre blog que les anciennes de MBDF avaient organisé un swap de Noël. Les photos des colis déballés étaient assez alléchantes, et j'ai exprimé mon regret de n'avoir pas pu participer parce que je n'étais pas au courant. Puis j'ai chouiné régulièrement jusqu'à ce que Funambuline décide de démarrer un second swap sur un thème différent (Dieubouddhallah la bénisse).

Depuis cet après-midi, la liste des participantes est arrêtée et nous nous bombardons de questions sur le groupe secret Facebook créé à cet effet: "Vous aimez quoi comme parfums? Vous êtes plutôt sucré ou salé? Vous collectionnez quelque chose? Les produits pour les ongles vous intéressent? C'est quoi votre couleur préférée? Vous avez quel type de peau et de cheveux? Vous êtes allergique à certains trucs?" J'ai déjà tout plein d'idées pour remplir la boîte que je destine à ma swapée; je n'attends plus que le nom de celle-ci pour commencer à la remplir.

Maintenant, j'aimerais bien trouver un groupe d'"artistes" avec lequel organiser un round robin, c'est-à-dire s'envoyer par la Poste un carnet dans lequel chacun aurait tour à tour rempli une ou plusieurs pages de dessins, collages et autres créations graphiques.

mercredi 23 février 2011

Mode d'emploi d'une journée réussie


Annuler le rendez-vous prévu pour 13h parce que, vraiment, on ne le sentait pas.

A la place, aller déjeuner avec Sophie au Vespa Café. Convenir que les hommes sont quand même bien bêtes de mesurer leur utilité dans le couple à des choses matérielles comme leur salaire ou leur capacité à faire des trucs "d'homme", alors que ce qu'on attend d'eux, c'est de la présence et des attentions. Se désespérer du nombre de bouquins dans lequel sévit un crabe, et songer que ce serait bien d'instaurer un label "Cancer-Free" à apposer sous forme d'étiquette autocollante sur les ouvrages concernés. Passer comme toujours un très bon moment.

A la Poste De Brouckère, payer ses envois européens en liquide et recevoir parmi la monnaie une pièce de 20 cents slovène qui fera le bonheur de Père. Remercier le monsieur du guichet avec un grand sourire.

Chez Brüsel, acheter "La Grande Lulusion" (une bédé recommandée par Gren), "Des Souris et Des Mômes", roman jeunesse de Juliette Nothomb (oui, la soeur de...), le tome 1 du manga "A lollipop or a bullet", et puis deux petits choses pour offrir - chuuut!

Chez Nicolas, décliner la proposition du monsieur à moustache blanche venu pour une grosse commande et qui offre gentiment de céder son tour. "Non, merci, j'ai le temps." L'approuver: oui, ne pas être pressé, c'est un luxe bien appréciable. Puis choisir avec l'employé un vin rouge susceptible de se marier harmonieusement avec la fondue prévue pour samedi soir.

Chez H&M, trouver un petit pull rose pâle à manches gigot qui ira bien avec ma jupe de secrétaire grise Claudie Pierlot, ainsi qu'un cardigan à troutrous fuchsia qui se mariera à la perfection avec ma robe à étoiles bleu marine également de chez Claudie Pierlot. Près des caisses, hésiter devant un top rose poudré à volants, joliment ceinturé de noir; avoir la flemme de remonter à l'étage pour l'essayer et le reposer sagement sur son portant. Mais au dernier moment, embarquer un parapluie jetable bleu avec des hirondelles roses et blanches, parce que le parapluie jetable, c'est l'article qu'on perd le plus souvent, bien davantage que les stylos ou les briquets, et que ne pas avoir de parapluie jetable dans son sac quand on habite Bruxelles, c'est toujours une mauvaise idée.

Hésiter à aller boire un thé chez "Les gens que j'aime". Avoir la flemme de rebrousser chemin. Aller attendre le bus et s'en remettre au destin: si c'est le 38 qui arrive le premier, rentrer à la maison et se préparer un thé là-bas; si c'est le 71, descendre chaussée d'Ixelles et aller boire un thé au Comptoir Florian. Sourire en voyant le 71 se profiler au bout de la rue.

Au Comptoir Florian, savourer un Li Zi Xiang, thé de Chine bleu-vert semi-fermenté, en lisant le dernier numéro de ELLE et en se demandant si on n'essaierait pas le Blanc de Crème Erborian (alors qu'on a détesté la BB Crème encensée par toutes les autres blogueuses). A la caisse, avoir envie d'une des jolies boîtes métalliques de l'enseigne, et renoncer à l'acheter parce qu'ils n'acceptent pas la carte Visa, ni la Bancontact. "Ici, on ne prend que le vrai argent", rigole la vendeuse.

En rentrant chez soi, trouver dans sa boîte à lettres quatre cartes Postcrossing, dont une représentant un adorable bébé hippopotame. Couiner: "Ooooh, un mini Georges-Arthur!". Se dire qu'on est timbrée. En être vaguement fière.

mardi 22 février 2011

"The slap"

Ces dernière semaines, pratiquement tous les magazines francophones ont consacré un article dithyrambique au roman "La gifle" de Christos Tsolkias. J'ai donc fini par le commander en VO (un peu par snobisme, beaucoup parce qu'il était disponible en poche et donc trois fois moins cher qu'en VF). Et puis malgré son épaisseur, je l'ai lu très vite et refermé sans savoir vraiment si je l'avais apprécié ou non.

Un jour, pendant un barbecue qui réunit la famille et les amis d'un couple mixte dans la banlieue d'une grande ville australienne, un homme gifle un enfant qui a passé les dernières heures à enchaîner d'insupportables caprices. Cet enfant n'est pas le sien. Son geste va déclencher une réaction en chaîne qui scindera le groupe en deux et révèlera les aspects les moins glorieux du caractère de chacun.

La première chose qui m'a frappée dans "The Slap", c'est le racisme assumé de chacun des personnages, pourtant d'origines ethniques très diverses: grecque, aborigène, indienne, anglo-saxonne... Ils vivent dans une société que je n'imaginais pas si mélangée, au sein de laquelle les conflits raciaux ne semblent pas une préoccupation majeure, et pourtant, tous n'ont que mépris ou condescendance vis-à-vis des autres cultures que la leur. J'ose espérer qu'il s'agit là d'un parti pris littéraire et pas d'une expression de la réalité.

Mais par-delà leur racisme, ceux des personnages qui sont examinés à la loupe durant un chapitre dédié se révèlent tous antipathiques chacun à leur façon: violents, égoïstes, lâches, incapables d'aimer vraiment. Leur psychologie est extrêmement bien étudiée et crédible en tous points, mais assez désespérante. Voilà donc ce que penserait un échantillon lambda de gens ordinaires dans le secret de leur coeur - y compris les bien-pensants qui s'indignent qu'un adulte puisse lever la main sur un enfant? "The slap" est un roman maîtrisé, bien écrit et intéressant. Mais ce n'est définitivement pas un "feel-good book".

lundi 21 février 2011

Où mon père s'effraie d'un rien

Mon père vient de réceptionner mes Delilah et m'envoyer le mail suivant:

Bonjour ma fille,

La factrice vient de nous livrer un colis contenant une paire de chaussures marron à talon bois gigantesque provenant des USA.
J'ai eu la frayeur de ma vie en déballant !
Nous n'avons pas eu de droits de douane à payer et le tout est en parfait état.
Je conserve les paperasses et la boîte qui vont avec.
Bisous ma fille. Je vais essayer de me remettre de mes émotions...

Papa

Après-midi troc, édition 2.0

Suite à deux désistements ces derniers jours, nous sommes finalement 8 à nous retrouver hier chez Gridou. Il fait gris et moche depuis le début du week-end; un après-midi papote entre filles autour de bonnes choses à boire et à manger s'annonce comme un excellent remède contre la morosité de la météo!

Nous commençons par boire un thé offert par la maîtresse de maison en grignotant les sublimes chouquettes apportées par La Princesse et les délicieux sablés au chocolat maison préparés par Ness. Même si toutes les filles ne se connaissent pas entre elles, les langues se délient très vite! Une fois les gourmandises sucrées débarrassées, nous étalons sur la table produits de soin et de maquillage, ainsi qu'un sympathique assortiment de bijoux. Je vois passer plusieurs paires de chouettes boucles d'oreille que je ne peux malheureusement pas adopter puisque mes perçages se sont refermés depuis belle lurette. Je récupère par contre un joli collier made by La Princesse, un vernis Essie rose ultra-pâle, un masque capillaire Loréal Fiberceutic et une bougie parfumée mandarine-cassis.

Place au salé! Miss Sunalee s'affaire en cuisine pour nous préparer des Cosmopolitan que nous dégustons avec les petits feuilletés salés apportés par Sara. Les conversations vont bon train et en discutant boulot, nous nous rendons compte que la plupart d'entre nous bossent dans le secteur culturel. Je découvre avec surprise que Nelly est à l'origine de notre participation à une émission sur Plug TV, fin 2009. La dernière goutte de breuvage rose avalée, nous passons au plat de résistance: les fringues, chaussures et autres accessoires. Très vite, la chambre de Gridou se transforme en vestiaire collectif plein de filles en collants et en sous-vêtements qui enfilent robes, jupes et petits tops à toute allure avant de courir se regarder dans le miroir en pied du couloir. "Héééé, ça te va super bien!" est l'exclamation qui revient le plus souvent. Beaucoup des pièces mal-aimées (ou mal-portées) par leur propriétaire originelle trouvent rapidement preneuse.

La Princesse, qui déménage très bientôt, est arrivée avec deux énormes valises pleines de fringues parmi lesquels quelques petits trésors vintage et deux ou trois créations totalement improbables. J'essaie une de ses robes, dans les tons bronze et vert, que je n'aurais même jamais sortie du portant dans une boutique: elle me va super bien, et pour le coup, elle n'est redondante avec aucune des fringues que je possède déjà! Je récupère aussi une parfaite petite robe noire de chez Anthropologie apportée par Ness. Miss Sunalee l'avait essayée aussi, mais comme elle en a déjà plusieurs dans son placard et moi aucune, elle me la laisse gentiment. Finissent également dans mon cabas en toile plusieurs robes d'été en coton toutes légères qui seront parfaites pour Monpatelin, un boléro violet qui réchauffera à merveille ma robe-bustier vintage grise si je n'assume pas ma mini-cape en fausse fourrure rouge, et une veste de tailleur anthracite que j'envisage de porter par-dessus une tenue un peu rock'n'roll.

Avec toute cette frénésie d'essayage, nous ne voyons pas le temps passer. Quand nous nous décidons à rassembler les objets qui n'ont pas trouvé de nouvelle propriétaire pour en faire un gros sac qu'Ingrid portera aux Petits Riens, il est déjà 19h - l'heure de se dire au revoir et de regagner nos pénates respectives. Certaines sont plus chargées qu'en arrivant, d'autres moins, mais je pense pouvoir dire que toutes sont ravies de cet après-midi. On remet ça dans six mois?

dimanche 20 février 2011

1,000 Awesome Things

Parce que j'ai l'épaule gauche bloquée depuis hier matin, que mon cours de yoga n'a fait qu'empirer les choses, que ni le patch à l'arnica, ni le relaxant musculaire, ni le liniment au camphre ne m'ont empêchée de passer une très mauvaise nuit, j'avais bien besoin que quelque chose me mette de bonne humeur ce matin.

Ce quelque chose, c'est le blog 1,000 Awesome Things. Des heures de lecture réjouissante en perspective. Try it!

Edit: Chouchou me signale que l'auteur a donné une conférence TED sur la création de son blog et que c'est une histoire assez inspirante.


samedi 19 février 2011

L'étrange petite robe rouge

Mercredi, après mon rendez-vous chez le petit-grand sorcier, je suis allée faire un tour Chaussée d'Ixelles dans le but de me trouver un ou deux tops pseudo-vintage à porter avec mes nombreuses jupes du même style.

Chez Mango, je n'ai rien trouvé. Et chez Zara, j'ai craqué sur une petite robe rouge que je venais justement de voir en photo dans les pages du dernier numéro de ELLE:


Bon sur cintre elle n'a l'air de rien, mais elle me va vraiment bien et je suis sûre qu'elle sera terrible portée avec un collant noir opaque et des talons très hauts.

Ce n'est que le lendemain, après avoir coupé l'étiquette de prix, que j'ai pensé à consulter l'étiquette d'entretien et eu une drôle de surprise:


"Ne pas laver", "Ne pas sécher", "Ne pas repasser".

Deux explications possibles:
- Ceci est une robe à usage unique, faite pour qu'on la jette après l'avoir portée une fois.
- Ceci n'est pas un vêtement mais une décoration de placard.

Franchement, les fabricants de fringues abusent...

jeudi 17 février 2011

Chez le petit-grand sorcier

Hier, j'ai pris le train de 12h01 jusqu'à la Hulpe pour me rendre à mon premier rendez-vous avec le "grand sorcier hypnotiseur" recommandé par Sara. Une demi-heure de train et presque autant de marche à pied pour gagner la maison de ce monsieur, il fallait être motivée quand même! Heureusement qu'il faisait beau; je frémis d'imaginer le même trajet début décembre pendant les grosses chutes de neige.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, le grand sorcier n'est pas du tout impressionnant. C'est un petit bonhomme à lunettes rondouillard et à moitié chauve, qui a la même manie que moi de se déchausser et de s'asseoir sur une de ses jambes repliées en remuant les orteils de l'autre. Du coup, je me suis sentie plus détendue avec lui dès le début que je n'avais jamais réussi à l'être pendant toute ma thérapie avortée avec Mme MonExPsy.

Quant à sa technique... il appelle ça de l"autosuggestion"; en réalité, ce n'est ni plus ni moins que la visualisation pratiquée par Catherine et Claudia: c'est-à-dire (en gros) qu'il propose des scénarios ou des situations dans lesquels le patient doit se placer mentalement pour reprogrammer son cerveau. Son approche est beaucoup moins structurée, beaucoup plus brouillonne que celle de mes profs. Mais j'ai trouvé ça bien de profiter d'une séance en tête-à-tête. Le petit sorcier rondouillard a fait plusieurs remarques très pertinentes et n'a pas compté son temps: la séance prévue pour durer 1h30 a finalement frôlé les 1h45. Je pense que je vais continuer à le voir pour travailler entre les deux ateliers annuels de Catherine à Bruxelles. Parce que contrairement à l'EMDR que pratiquait Mme MonExPsy, la visualisation est une technique qui fonctionne vraiment sur moi.

Pendant qu'on parlait des origines de ma phobie, j'ai tout à coup eu une illumination. Si j'ai commencé à dérailler après la mort de Brigitte, si j'ai encaissé si durement la souffrance de mon père pendant sa maladie, c'était... par solidarité. J'ai souffert rétrospectivement pour mon amie et en temps réel avec mon père parce que c'était une façon de ne pas les abandonner, de leur montrer ma loyauté. La chose que je trouverais la plus difficile si je tombais malade, c'est de savoir que même entourée (ce qui ne serait pas forcément le cas...), je serais seule face à mon crabe, seule à me battre et à vaincre ou à mourir. Et comme j'essaie toujours de donner aux autres ce que j'aimerais qu'ils me donnent si nos positions étaient inversées, j'ai poussé l'empathie jusqu'à m'approprier mentalement leur maladie, sous la forme d'une angoisse paralysante. Juste pour les accompagner.

Vous me direz que c'est idiot, que ma souffrance mentale n'a pas soulagé mon père un seul instant et que si j'avais eu moins de volonté à faire ce qui devait être fait, quoi qu'il m'en coûte, ça aurait même pu m'empêcher d'être là pour lui. Je sais. Mais sur le coup, je ne me suis pas rendu compte de tout ça - et quand bien même je m'en serais rendu compte, il n'est pas dit que ça aurait suffi à désamorcer le mécanisme. Maintenant, je sais, et je dispose de bases plus solides pour travailler à éradiquer mes angoisses. Il me semble avoir fait un grand pas en avant hier.

mercredi 16 février 2011

Teint Miracle de Lancôme

Ca fait un petit moment déjà que je ne parle plus de cosmétiques ici. C'est qu'après avoir passé deux ans à essayer tout et n'importe quoi, j'ai fini par trouver les produits de soin qui convenaient à ma peau et les produits de maquillage que je portais vraiment. Du coup, je n'achète plus rien d'autre que ces indispensables. Parmi eux: le fond de teint, allié précieux pour une quasi-quadra encore assez bien épargnée par les rides, mais malheureusement pas par le mélasma. A cause de ces vilaines taches brunes qui recouvrent mon front et ont commencé à coloniser mes joues, j'ai besoin d'un produit assez couvrant. Problème: je déteste les textures épaisses qui me donnent l'impression de me plâtrer la figure. Et j'ai la peau tellement claire que la plupart des marques ne proposent que des teintes trop foncées ou trop jaunes pour moi.

Mais à Noël dernier, il est entré dans ma vie. "Il", c'est le Teint Miracle de Lancôme, le produit le mieux nommé que j'aie jamais utilisé. Croyez-le ou non: quand je le mets, ce sont dix ans qui s'envolent instantanément de mon visage. Une couche normale suffit à dissimuler mon mélasma, que je ne vois plus qu'en m'examinant de près près dans la glace, les yeux plissés. Ma peau semble lisse et parfaitement unie, lumineuse et naturellement veloutée. On dirait vraiment un tour de magie. Certes, à 40€ le flacon, il n'est pas donné. Mais de mon point de vue, il vaut chaque cent de son prix.

mardi 15 février 2011

Note de service

Pour celles qui consulteraient "Le rose et le noir" à partir d'un smartphone, Chouchou vient de modifier les réglages afin que ça apparaisse de façon plus plaisante sur vos mini-écrans. Dites-moi si vous trouvez ça bien...

Un léopard peut-il changer ses taches?

Pendant très longtemps, j'ai été attirée par une sous-espèce assez particulière de gens brillants: les cyniques spirituels, ceux qui voyaient immédiatement la faille dans le raisonnement d'un interlocuteur et étaient capables de le "casser" d'une réplique imparable. Dotée moi-même d'un bon sens de la répartie et d'un certain mépris intellectuel vis-à-vis de mes congénères, j'ai souvent pratiqué cet exercice sans me soucier de la peine que je pouvais faire à autrui ou de l'image de peste que je pouvais donner de moi. Je n'étais pas sciemment cruelle: juste incapable de résister à un bon mot. (Et à ma décharge, mon humour parfois assez noir s'exerçait aussi volontiers à mon propre détriment.)

Et puis le temps passe, bordel. Le temps passe toujours trop vite, hélas. Nos amis souvent, les plus chers, les meilleurs, sont partis, sont loin, sont malades, sont morts. Parfois dans la nuit, on ne sait plus très bien qui on est. On ne sait plus où l'on va. Parfois l'angoisse nous prend le coeur. Oui, comme dans une chanson de Thomas Dutronc. Et on change.

Depuis quelques mois, je me rends compte que je ne suis plus du tout attirée par le même type de gens. Ceux que j'admire aujourd'hui, ceux qui me donnent envie de les fréquenter et de devenir comme eux, ce sont les gens positifs et bienveillants. Des gens comme mon amie de longue date Christine, que je n'ai jamais entendu se plaindre une seule fois même dans les circonstances les plus difficiles et qui est toujours disponible pour ses amis. Des gens comme Elsie Flannigan dont je suis le blog depuis des années, qui choisit systématiquement de se focaliser sur le bon côté des choses et à qui son attitude prête une force créative stupéfiante. Des gens comme Claudia, ma prof de méditation tellement à l'écoute des autres, prête à partager son savoir avec eux et à leur communiquer un peu de sa sérénité. Des gens comme Jennifer, l'Irlandaise immigrée aux Pays-Bas que j'ai rencontrée durant le workshop de visualisation en novembre dernier, et qui irradiait une énergie positive impressionnante. Des gens comme Minnie Valentine qui mérite bien son nom de scène parce que c'est un vrai petit coeur - une fille profondément gentille, déconnante et sexy à la fois. Je réalise à peine qu'avoir des qualités de coeur n'exclut pas d'avoir aussi un cerveau et de l'humour. Et j'aimerais bien revenir du côté lumineux de la Force, s'il n'est pas trop tard pour moi.

"Ugly Betty" saison 4

Après une première saison éblouissante, "Ugly Betty" avait légèrement piqué du nez. La 4ème et malheureusement dernière saison de la série redresse la barre de façon assez spectaculaire. Betty est enfin devenue rédactrice à Mode, et inspirés par son exemple, les gens qui l'entourent s'efforcent eux aussi de poursuivre leur rêve. Matt s'engage dans une association caritative; Claire Meade part à la recherche du fils qu'elle a abandonné autrefois; Marc décroche à son tour un poste de rédacteur; Amanda démission de son job de réceptionniste pour se lancer dans le stylisme; Hilda retrouve un ancien petit ami et décide de fonder une famille avec lui; Justin choisit d'assumer son homosexualité. Et Daniel réalise enfin qu'il ne peut plus se passer de Betty... juste au moment où celle-ci décide d'accepter le job de ses rêves à Londres.

Contrairement aux deux précédentes, cette saison a une solide ligne scénaristique, pleine de sous-intrigues palpitantes. La fille de Willie se réfugie chez elle après avoir tué son petit ami, mais un détective privé la retrouve et tente de la faire chanter. Fou de chagrin depuis la mort de Molly, Daniel se laisse embrigader dans une secte et se coupe peu à peu de tous ses proches... Les rebondissements s'enchaînent et on ne s'ennuie pas une seconde. Quand arrive la fin, relativement prévisible mais très satisfaisante, on est triste de quitter ces personnages si attachants qu'on a eu tant de plaisir à voir évoluer année après année. Je n'ai pas honte de le dire: la scène des adieux de Betty à sa famille m'a tiré des larmes - et c'est très rare que je pleure devant un écran. "Ugly Betty" n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre qui restera dans les annales de la télévision, mais c'était une série qui avait du coeur, de l'humour et du positivisme à revendre. Rien que pour ça, elle me manquera.

lundi 14 février 2011

"Eros/Psyché"

"L'étrange pensionnat de La Rose accueille uniquement de jolies jeunes filles... En totale autarcie, leur quotidien est rythmé par des mises à l'épreuve : jeux, travaux manuels, promenades en forêt... Dans ce semblant d'Eden, malheur à celles qui ne respectent pas le règlement ! Au mieux, c'est l'exclusion, au pire, la mort. Pour les deux adolescentes Sara et Silje, c'est aussi la découverte de l'amour."

L'accroche était prometteuse, tout comme la couverture. J'imaginais trouver dans "Eros/Psyché" des réminiscences de mangas que j'ai adorés comme "Onii-samaé", "Utena la fillette révolutionnaire" mais surtout le très réussi et très troublant "L'infirmerie après les cours". Je n'avais pas complètement tort, mais... Maria Llovet peine à tenir les promesses d'une situation de départ pourtant intrigante et vénéneuse à souhait. Bien que jolis, ses dessins sont trop simplistes pour installer une atmosphère vraiment angoissante. Passe encore pour le noir et blanc même si ce n'est pas ce que je préfère, mais la quasi absence de décors donne une impression d'inachevé. Et beaucoup d'éléments scénaristiques qui servent à maintenir l'intérêt du lecteur en haleine pendant 140 pages (la cicatrice de Silje, les ciseaux suspendus au-dessus des oeufs...) ne trouvent pas d'explication à la fin. Juste frustrant.

"Cinq mille kilomètres par seconde"

Lors de mon dernier passage chez Brüsel, je me suis laissée tenter par cette BD non pas parce qu'elle a reçu le Fauve d'Or à Angoulême le mois dernier, mais parce que Pénélope Bagieu avait réussi à m'allécher avec cette critique vidéo. J'aurais dû me souvenir que je ne suis pas hyper fan de Klimt et qu'il est très rare que j'accroche à la lecture d'une BD dont je n'aime pas les dessins.

L'histoire n'est pourtant pas inintéressante. Sur une période de vingt ans, on suit l'évolution de Lucia et Piero, deux Italiens qui sont brièvement sortis ensemble quand ils étaient ados. Lucia partira en Norvège où elle se mariera et aura un enfant avant de retourner vivre chez sa mère, tandis que Piero devenu archéologue finira par passer les trois quarts de son temps en Egypte au détriment de sa vie de famille.

Bien des années plus tard, les anciens amoureux se reverront et commenteront ce sentiment qu'ont tous les expatriés de n'être nulle part chez eux, ni dans leur pays d'adoption où ils n'ont pas grandi, ni dans leur pays d'origine avec lequel ils ont perdu le contact au fil du temps. Même si, dans mes bons jours, j'ai plus souvent le sentiment d'être chez moi partout, c'est une mélancolie à laquelle je ne suis pas insensible. Mais les graphismes très particuliers de "Cinq mille kilomètres par seconde" m'ont empêchée de l'apprécier vraiment.

dimanche 13 février 2011

Shamrock: The Burlesque Show

Pour une fois qu'une soirée burlesque avait lieu à Bruxelles un samedi soir dans un lieu non-fumeur, je ne voulais pas rater ça. Chouchou n'a pas été trop difficile à convaincre (mmmh, végéter devant l'ordinateur ou regarder des fifilles se déshabiller en live, quel choix difficile...), et malgré quelques réserves concernant l'organisation de la soirée, Miss Sunalee et La Princesse ont accepté de nous rejoindre sur place avec leurs amoureux respectifs.

Bonne surprise: le Slick, qui vient juste d'ouvrir sous le mythique pub irlandais le Shamrock, à deux pas des halles Saint-Géry, est une salle agréable, spacieuse avec beaucoup de sièges et une vraie scène munie d'un rideau. Les filles ne sont pas obligées d'évoluer dans un coin en se prenant les pieds dans les câbles et en se cognant les genoux aux baffles, et on peut les voir correctement d'où qu'on se trouve.

En revanche, Miss Sunalee et La Princesse avaient raison de se méfier de l'organisation. 15€ l'entrée et même pas une conso offerte, je trouve ça un peu abusé. Commencer le spectacle avec une heure de retard, aussi, même si le temps paraît beaucoup moins long quand on papote entre copines. Mais les deux choses qui m'ont vraiment agacée, ce sont les problèmes de sono qui ont obligé une des filles à interrompre son numéro au milieu, et surtout l'attitude hyper cavalière de Laurence B. qui au lieu de s'excuser platement nous a dit (en gros) que c'était une première et qu'on avait déjà beaucoup de chance d'y assister. Pas respectueux du tout, ni pour les artistes ni pour le public.

Passons à un petit aperçu des numéros...

Bunny Warren entre en scène la première avec un craquant costume de lapinou. Malheureusement, c'est bien la seule chose craquante chez elle. Elle bouge avec la grâce d'un piquet de bois (on reconnaît immédiatement les filles qui ont une formation de danseuse et celles qui n'en ont pas!), a la poitrine refaite et affiche une expression figée à mi-chemin entre ennui et sourire forcé. On dirait qu'elle n'a pas vraiment envie d'être là. Next!

Marlene von Steenvag vient d'Allemagne. Elle entre sur scène et prend la pose dans un costume à la Loïe Fuller. Accroupie, elle tend ses bâtons au-dessus de sa tête et s'enveloppe de ses voiles. Mais au lieu de la musique douce qui est censée accompagner son numéro, c'est la cavalcade de Carmen qui retentit environ 17 fois dans les haut-parleurs. Au bout d'un moment, elle capitule et retourne en coulisses. Elle revient un peu plus tard, quand le problème semble réglé et que la stéréo diffuse le bon morceau... Hélas, au milieu de son numéro, quand elle a ôté sa robe pour révéler un très beau corset et que les choses sérieuses vont commencer, la cavalcade de Carmen se superpose à sa musique! Ce serait très amusant si c'était fait exprès. Là, je me mets à sa place et je suis assez consternée. Elle sort de scène sans injurier l'organisateur, ce que je trouve extrêmement gracieux de sa part.

C'est au tour de Minnie Valentine. Ravissante en bikini rouge et blanc couvert de ballons en forme de coeur, elle s'approche du micro pour interpréter "It's oh so quiet", tout en ponctuant les couplets de clins d'oeil coquins et en faisant éclater ses ballons l'un après l'autre avec une grande plume rouge. Un numéro charmant.

Christian Jazz et Lady Day viennent ensuite exécuter un numéro de claquettes qui me donne des fourmis dans les jambes. Ils sont très au point et prennent un plaisir manifeste à danser ensemble.

Marlene revient vêtue d'une robe assez somptueuse. Tout dans ses attitudes, ses costumes et le réglage au millimètre de ses numéros dénote la professionnelle bien rodée. Elle déguste un verre de vin avec des mines gourmandes, se déshabille en tournoyant (en voilà une qui n'a pas boudé les cours de classique!) puis, une fois quasiment nue, s'empare d'une grappe de raisin dont elle croque quelques grains avant de presser le reste pour en faire couler le jus sur son visage et sa gorge. C'est impeccablement réglé, il n'y a rien à dire sinon que je regrette de ne pas avoir vu la fin de son précédent numéro.

Minnie réapparaît vêtue d'un costume oriental rouge et or façon Mata Hari dont les piécettes tintent à chacun de ses mouvements. Elle descend de la scène et va se placer dans l'espace dégagé devant un grand miroir. Là, sur un morceau lancinant de Massive Attack, elle entame une danse d'une sensualité torride, jouant avec ses voiles, ondulant des hanches, serpentant des bras et se déplaçant souplement sur ses pieds nus. C'est sans contestation possible le meilleur numéro de la soirée, et déjà très au point alors qu'elle l'exécute en public pour la première fois. Tout le public est fasciné et suspendu à ses moindres gestes. Chouchou s'est carrément jeté à plat ventre par terre pour tenter de la prendre en photo alors que l'éclairage ne s'y prête pas du tout. Je ne peux pas lui en vouloir, Minnie est absolument incandescente.

Par contraste, la pauvre Bunny me paraît encore plus cloche quand elle revient pour son second passage. Elle n'a pas appris à bouger depuis le début de la soirée, et elle répète grosso modo les mêmes mouvements que dans son premier numéro; seul le costume change vraiment. Elle finit en bikini à paillettes argentées, secouant une bouteille de champagne (ou plus probablement de mousseux: faut pas gâcher) qu'elle fait gicler sur tout son corps avant de le lécher. Pas subtil et même carrément vulgaire.

Christian Jazz et Lady Day concluent le spectacle par une autre danse de couple rétro dont je serais bien en peine d'identifier le style. Une fois de plus, je suis frappée par leur complicité et par la bonne humeur qui se dégage d'eux. Leur large sourire n'est ni faux ni figé, comme beaucoup de sourires de scène. Dommage que leurs costumes soient un peu ternes...

Le show se termine vers minuit et demie. Certains spectateurs se mettent à danser, mais nous sommes fatigués et prenons le chemin du retour après avoir félicité Minnie (et l'avoir fait poser avec Régis, of course!). Malgré les problèmes d'organisation, j'ai passé une chouette soirée.

vendredi 11 février 2011

Fini-fini-finiiiiiiii!

Je viens de mettre un point final à la trad qui m'occupait depuis trois mois. C'est toujours un énorme soulagement d'en terminer avec un texte dont on avait l'impression qu'on ne verrait jamais le bout, d'autant que j'enchaîne ensuite sur un petit roman de zombies rigolo et le premier tome d'une nouvelle série de chick-lit qui me prendront moins d'un mois chacun. Je me souviens quand j'ai commencé à bosser pour JC, il y a une quinzaine d'années, je ne traduisais que des poches de 256 pages et j'en abattais deux par mois... Je bossais comme une folle mais au moins, les bouquins se succédaient rapidement. Si l'un d'eux ne me plaisait pas, il ne restait sous mon nez que quinze jours. Entre-temps j'ai vieilli et emménagé sous le même toit que mon amoureux, ce qui fait que je ne travaille plus 12 heures par jour, 6 jours par semaine et 51 semaines par an. Comme en outre les éditeurs me filent des romans de plus en plus volumineux, je ne traduis plus que 6 ou 8 titres par an au lieu de 23 autrefois. Une vie de dilettante, quoi ^^

Or donc, pour fêter la fin de ma trad et le fait que Chouchou a survécu à une semaine de boulot éreintante, nous nous sommes commandé deux des sublimes pad thaï du Tom Yam, que nous allons manger devant l'antépénultième épisode de la dernière saison d'Ugly Betty. Je sais: méga rock'n'roll. Demain ce sera yoga et géocaching dans le centre de Bruxelles si le temps le permet, avec peut-être resto de sushis le soir pour assouvir l'irrésistible envie de makis à l'avocat que je traîne depuis trois semaines. Le soir, Minnie Valentine se produit au Shamrock avec d'autres artistes de burlesque, et j'irais bien la voir mais je crains de mourir asphyxiée par la fumée de clopes comme l'été dernier à l'Archiduc. Quant à dimanche... ce sera ménage et compta (beurk). Bon week-end à tous!

jeudi 10 février 2011

Salomé ou l'histoire d'une imposture


Je ne sais plus si je vous ai déjà parlé de Salomé ici. Au cours de mes déambulations sur internet, j'ai découvert il y a un peu plus d'un an le blog de cette jeune fille à peine majeure, qui venait de perdre sa soeur jumelle suite à une leucémie et qui était elle-même gravement malade. Atteinte d'un cancer des os et de métastases au poumon, elle avait développé toute sorte de complications plus horribles les unes que les autres. Le récit des traitements auxquels elle devait se soumettre me donnait des frissons d'horreur. J'admirais la franchise avec laquelle elle parlait de tout cela, mais aussi sa combattivité, son désir de continuer à mener une existence aussi normale que possible et de poursuivre ses études de droit. Pendant le cancer de mon père, j'ai souvent puisé du courage dans le récit de ses "Tribulations de skieuse". Je me connectais sur son blog toutes les semaines, retenant mon souffle chaque fois de peur d'apprendre que la maladie avait finalement eu raison d'elle.

Et puis hier, j'ai découvert que Salomé n'existait pas, qu'elle n'avait jamais existé. Qu'elle était l'invention d'Odile R., une jeune femme profondément perturbée qui, depuis deux ans, menait en bateau les milliers de lecteurs de son blog. Parmi ceux-ci, des dizaines, des centaines peut-être d'âmes généreuses qui avaient envoyé des dons pour financer ses pansements et ses cathéters "non pris en charge par la sécu", qui lui envoyaient des colis ou lui téléphonaient pour lui remonter le moral, qui participaient à des prières collectives pour elle et récitaient des tehilim chaque soir (puisque Salomé-Odile se disait de confession juive: un mensonge parmi tant d'autres). Certains - des gens adultes et absolument pas naïfs - l'ont rencontrée sans jamais rien soupçonner. Elle a même réussi à berner les infirmières qui venaient chez elle. L'ampleur et la complexité de la mystification qui a fini par être mise à jour me laissent sans voix. Elles dénotent une intelligence très au-dessus de la moyenne, mais aussi une mythomanie galopante qui risque de faire encore beaucoup de dégâts autour d'elle si Salomé-Odile n'est pas soignée. N'ayant pas été impliquée personnellement dans sa vie, je peux me permettre d'avoir du recul par rapport à cette histoire, de me dire qu'elle est bien plus à plaindre qu'autre chose. Pour tous les gens qu'elle a escroqués matériellement et surtout affectivement pendant des années, le pardon risque d'être plus difficile à venir.

mercredi 9 février 2011

Où je sèche mes larmes de sang

Finalement, j'ai réussi à contourner le problème en me connectant à Buydefinition depuis mon eeePC, qui ne me signalait aucun problème de certificat de sécurité. A tout hasard, j'ai quand même vidé mes caches et effacé tous mes cookies une première fois avant de passer ma commande, puis une deuxième fois après l'avoir fait. Si tout se passe bien, mes Delilah arriveront chez mes parents dans une quinzaine de jours, et je les récupèrerai début mars. J'ai hâte d'entendre les noms d'oiseaux dont Père va pouvoir les qualifier ^^

Par ailleurs, afin de pimenter un peu nos ébats (c'est fou comme la banalité du cadre quotidien tue la libido), mais aussi de profiter d'un décor sympa pour prendre des photos, Chouchou et moi avons réservé une jolie chambre rouge à l'Hôtel Pantone pour le dernier samedi du mois. Pourquoi ne pourrait-on pas se faire un week-end d'amoureux dans notre propre ville? Et je suis sûre qu'on trouvera à proximité un endroit sympa où bruncher le dimanche matin, voire une ou deux géocaches à faire au passage.

mardi 8 février 2011

Blood tears on my pillow

Avant d'aller me coucher, j'aimerais pousser un grand cri de frustration.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH.
Voilà, ça fait du bien.
Je n'ai pas acheté de chaussures depuis le 9 décembre, soit exactement deux mois. Et ma dernière paire, c'était des pattes d'ours, alors ça ne compte pas.
Ce soir, parce que je viens de signer pour une nouvelle série qui s'annonce vachement bien payée au vu du peu de temps qu'il va me falloir pour traduire chaque tome, je décide de me faire plaisir en commandant ces sandales à plateforme Jeffrey Campbell que je guigne depuis une éternité.
...L'éternité, c'est beaucoup trop long en termes de shopping. Mes Delilah bien aimées ne sont plus disponibles en Tan et en pointure US 6 que sur un seul site marchand qui expédie en Europe. Et tous mes navigateurs internet me signalent que le certificat de sécurité du site en question est frelaté.
Bien sûr, je pourrais les forcer à accepter quand même ce foutu certificat, mais je me méfie. Pas envie qu'on pirate mes données persos parce que j'ai voulu donner l'impression que j'avais des jambes interminables.
Sur ce, je vous laisse pour aller pleurer des larmes de sang dans mon oreiller.

lundi 7 février 2011

"On n'a pas toujours du caviar"

C'est une critique de Funambuline qui, en avril dernier, m'avait fait mettre ce roman dans mon panier Amazon... où il est resté, un peu oublié ("De quoi ça parle déjà, et pourquoi je voulais le lire?") jusqu'à cet hiver. Je suis retombée dessus il y a trois semaines, alors que je cherchais quelque chose de drôle et qui se lise très vite pour faire une pause dans la lecture de "A clash of kings", formidable mais archi déprimant.

Pendant la seconde Guerre Mondiale, un jeune banquier londonien victime d'une escroquerie montée par son associé se retrouve prisonnier des Allemands. Ceux-ci acceptent de le libérer à condition qu'il travaille désormais pour leurs services de renseignements. Une série d'incidents, de quiproquos et de malentendus vont faire de Thomas Lievin, humaniste amateur de jolies femmes et de bonne chère, un agent triple qui ne servira jamais aucun pays et dont l'unique objectif restera toujours de sauver des vies humaines.

Le héros de "On n'a pas toujours du caviar" est présenté comme un mélange de James Bond et d'Arsène Lupin, un grand séducteur capable de rouler tous ses adversaires dans la farine pour se sortir des situations les plus désespérées la conscience en paix et les mains propres. Malgré son amour de la cuisine et les recettes intercalées dans la narration chaque fois qu'il organise un dîner pour régaler ses amis ou retourner ses ennemis, je l'ai trouvé un peu fade par rapport à ces deux références - ce qui ne m'a pas empêchée de prendre beaucoup de plaisir à suivre ses aventures rocambolesques aux rebondissements multiples. J'ai aimé qu'il me ramène dans des endroits connus comme Londres, Toulouse, Lisbonne ou Marseille; j'ai aimé qu'il ridiculise les crétins et les fous meurtriers de tous bords; j'ai aimé sa façon pacifique de contrer les coups du sort et de résister à la violence qui fait rage autour de lui; j'ai aimé les personnages secondaires caricaturaux mais savoureux qui l'entourent. Bref, j'ai passé avec lui un moment pas inoubliable mais fort divertissant.

"To Machu Pichu we go"

Voici mon premier Travel Bug.
Son nom: "To Machu Pichu we go"
Sa mission: "To get photographed in front of the Machu Pichu pyramid"
Sa description: "My dad has just won a battle against cancer. All his life, he's dreamt of seeing the Machu Pichu, but he lives in France and is afraid of flying. So, I'd like this TB to travel there for him and bring him back some nice pictures. Do you think you can help me?"

J'ai personnalisé la plaque d'origine en y accrochant un trombone en forme de bonhomme pour représenter mon papa, et en dessinant un coeur au vernis à ongles sur le métal (après réflexion, un autocollant aurait sans doute mieux tenu, mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?).
"To Machu Pichu we go" a été déposé samedi après-midi dans la géocache Geheimzinnige Rustplaats, au fond d'un petit parc à Bruges. Souhaitez-lui bon voyage!


samedi 5 février 2011

Het Brugs Theehuis

Lors de ma première visite à Bruges, l'été 2003, Philou qui connaissait déjà un peu la ville m'avait emmenée dans cette boutique de thé où j'avais flashé sur plusieurs théières en céramique. Je n'étais à l'époque pas particulièrement fan des modèles en fonte japonais. Cet après-midi, c'est pourtant l'un d'eux qui m'a fait craquer. Franchement, comment résister à un rose pareil?

...Résisté j'ai pourtant, me contentant de choisir une boîte de thé aux armes de la boutique parmi une trentaine de mélanges aux noms délicieux: Loup-Garou, Evidemment, Lemon Incest, LadyHéroïne, Coup de Foudre, Femme Fatale ou Striptease. Finalement, je me suis laissée séduire par dernier: fraise, camomille et houblon sur une base de sencha. "Ca a comme un petit goût de champagne, m'a promis le propriétaire avec une lueur égrillarde dans l'oeil, et ça produit le même effet sur les femmes!". A tester... et un jour où mes finances seront meilleures, je reviendrai sûrement m'offrir la petite théière rose au premier plan sur la photo!

Het Brugs Theehuis
Wollestraat 8
8000 BRUGES

vendredi 4 février 2011

A faire en février

- Réserver l'hôtel pour le Salon du Livre à Paris en mars et pour les Imaginales à Epinal en mai
Je me suis occupée des deux en même temps. Le soir, j'ai découvert que je m'étais trompée d'une semaine dans les dates des Imaginales; le lendemain, j'ai appris qu'Editeur Préféré, par qui j'obtiens toujours mon invitation à la soirée d'inauguration qui est de loin le moment le plus fun du Salon du Livre, faisait l'impasse sur la manifestation cette année. Oh, et Lola Lafon ne sera pas là parce que son troisième roman ne sort que deux jours après (!), et je ne vois Claudie Gallay nulle part dans la liste des dédicaces. Est-ce vraiment la peine que je me déplace?

- Prendre rendez-vous avec le comportementaliste spécialisé dans le traitement des phobies recommandé par Sara
Fait. C'est drôle, parce qu'au téléphone, le monsieur (qui avait l'air doux et gentil) m'a prévenu qu'il travaillait essentiellement par hypnose, une méthode que j'aurais violemment rejetée il y a un an encore. Desperate times make for desperate mesures. Enfin au moins, ça me fera un sujet de post.

- Trouver une tenue pour l'atelier pin-up
J'ai déniché chez Idiz Bogam une robe bustier longue, grise et super sobre, dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'a pas déclenché l'enthousiasme de Chouchou. Mais elle m'allait vraiment bien ; il a juste fallu enlever 20 centimètres dans le bas: le problème, voyez-vous, ce n'est pas que j'ai des kilos en trop pour ma taille, c'est que j'ai des centimètres en pas assez pour mon poids! Et je savais qu'avec les bons accessoires rouge pétant, elle serait canon. Moyennant quoi, hier après-midi, j'ai mis à profit une panne de PC pour faire un tour chez Look 50's, où j'ai déniché une mini-cape en fausse fourrure rouge ornée de roses en tulle. Sur le coup, ça m'a paru une super idée. Maintenant, je m'interroge. Même à supposer qu'elle aille bien avec la robe, je vais être la pin-up la plus couverte de l'histoire: de peau, on ne verra que celle de mon visage et de mes avant-bras. Top sexe.

- Faire tirer les photos de Lisbonne et compléter mon carnet de voyage
Mypix a augmenté ses tarifs de façon exponentielle, et je suis désormais à la recherche d'un autre fournisseur sur internet. Si vous en avez un à me conseiller...

- Boucler ma compta pro 2010 (et si possible, commencer à établir ma 2035)
L'occasion de m'apercevoir que mon association de gestion agréée me réclame toujours 180€ de frais totalement abusifs malgré le courrier recommandé énervé que j'avais envoyé en juillet dernier, et d'échanger une douzaine de mails avec le secrétariat de l'AGESSA pour obtenir qu'on me délivre des attestions de versements de cotisations mensuelles plutôt qu'annuelles. Je n'ai pas encore inscrit une seule opération dans mon Grand Livre et je suis déjà épuisée.

- Prendre un abonnement Premium sur le site Geocaching pour avoir accès à plein de fonctionnalités bien sympas; acheter deux Travel Bugs
Un Travel Bug, c'est une petite plaque en acier comportant un numéro de suivi et un bracelet auquel on peut accrocher quelque chose si on veut la personnaliser. On lui assigne un objectif (ex: "se faire prendre en photo devant le Mont Fuji") et on la dépose dans une cache en faisant confiance aux autres joueurs pour la balader à travers le monde. J'ai reçu ceux que j'avais commandés aujourd'hui. On va en prendre un chacun avec Chouchou et faire la course à celui dont le TB remplira sa mission le premier. Maintenant, je cherche une chouette idée de destination.

- Organiser une journée de geocaching à Bruges avec Phil
Normalement, c'est demain.

- Participer à l'atelier millefeuille organisé par Sonia et Ménard à Lille
Malheureusement, ça tombe le 26 et je ne veux pas rater le dernier cours de yoga auquel je pourrai assister avant un mois de mars où je ne serai jamais à Bruxelles le samedi. Donc, c'est mort.

- Faire un atelier de reliure avec Corinne de Broleskine
Quant à ça, je ne vais sans doute pas avoir le temps en février, si bien que mon apprentissage sera sans doute renvoyé en avril (période où je touche mon reliquat de droits d'auteur de l'année précédente et serai de toute façon plus en fonds que maintenant).

jeudi 3 février 2011

"Nemi T3: Miss Terreur"



Quand j'ai appris qu'Editeur Préféré s'apprêtait à publier cette bédé norvégienne que j'adore (et que je lisais jusque là en anglais), j'ai aussitôt appelé la charmante éditrice responsable de la collection graphique pour chouiner: "Mais pourquoi tu m'as pas filé la traaaaaad?" Et elle de répondre, un peu interloquée: "Euh, tu parles norvégien maintenant?"

Hum. Ah oui, tiens, ça pourrait être utile.

Cela dit, Aude Pasquier à qui a échu le boulot s'est super bien débrouillée. Pour avoir traduit un tout petit peu de bédé, je sais combien c'est dur de restituer un humour parfois spécifique à la langue de départ, tout en restant dans le maximum de signes imposé par la taille des bulles. Franchement, certaines fois, c'est juste mission impossible. Et je trouve que très peu des strips de la VF tombent à plat. Bravo, collègue!

Donc, "Miss Terreur", le tome 3 de Nemi, vient juste de sortir en français, et il m'a fait rire autant sinon plus que les deux précédents. L'héroïne est toujours aussi sarcastique et pleine de mauvaise foi; elle continue à refuser de rentrer dans le moule et à remettre violemment les cons à leur place. Son adoration pour la fantasy en général et "Le Seigneur des Anneaux" en particulier fournit la matière à des gags sublimement jouissifs. Avec elle, le gouvernement norvégien, les FAI et la poste locale en prennent plein la gueule (l'occasion de constater que les problèmes sont les mêmes partout dans le fond!).

Juste pour vous mettre en appétit:
Copine n°1 (à copine n°2): Nemi est passée à l'école maternelle où je travaille. Elle a distribué des vêtements noirs à tous les enfants et mis un CD de Sisters of Mercy à fond.
Nemi: Ouais, faut les éduquer tôt avant qu'ils deviennent sportifs.

Margaux Motin : L'authentique et l'ersatz

Je venais juste de terminer "La théorie de la contorsion" quand j'ai appris que mon père avait un cancer. Du coup, je n'en ai jamais parlé ici. Je n'avais de toute façon pas grand-chose à en dire, à part que Margaux Motin, c'est toujours de la balle. Personne ne dessine les filles comme elle, sublimes même dans leurs gestes les plus ridicules et les moins glamour. Et puis cette attention portées aux détails vestimentaires, notamment aux chaussures! Parfois, je la trouve un poil trop vulgaire (le coup du Tampax, c'est, euh, comment dire... un peu too much pour moi qui ne suis pourtant pas spécialement timide quand il s'agit de parler de fonctions corporelles), mais ça fait partie de sa personnalité. Voilà une illustratrice qui a un vrai style original et assumé. Et elle me fait vraiment rire. Je love.


Je venais juste d'apprendre que mon père était apparemment en rémission quand j'ai aperçu "Autobiographie d'une fille Gaga" sur la table des nouveautés chez Filigranes. "Tiens, ça ressemble vaguement à du Margaux Motin", ai-je pensé en feuilletant l'ouvrage. Impression qui s'est confirmée à la lecture le soir même. Ca ressemble à du Margaux Motin, dont on découvre d'ailleurs que l'auteur l'a rencontrée et qu'elle est un peu devenue sa "marraine". Simplement, ça n'en a ni le piquant ni l'originalité. Du sous-Margaux Motin, donc - pas désagréable à lire ni à regarder, mais pas désopilant non plus, et manquant un peu de personnalité. La seule fois où j'ai ri, c'est en imaginant ma copine Junior, elle aussi grand fan de Lady Gaga, à la place de Diglee dans les passages où celle-ci se prépare pour aller aux concerts de son idole. A sa décharge, l'auteur n'a encore que 22 ans et tout le temps de développer son propre style. Vous pouvez jeter un coup d'oeil à son blog ici.

mardi 1 février 2011

Today was a good day

D'après le chirurgien que mon père a vu aujourd'hui, son cancer serait en rémission. Sa métastase au poumon, déjà petite à la base et encore réduite par la chimio, est toujours là mais a été jugée inoffensive. J'avoue que je n'ai pas trop compris qu'on ne cherche pas à l'éradiquer immédiatement: à partir du moment où il reste des cellules cancéreuses, même en petit nombre, la tumeur est vouée à poursuivre son développement, ai-je toujours pensé. Apparemment, non. Je vais faire quelques recherches là-dessus pour me rassurer tout à fait. J'ai eu tellement peur que j'ai du mal à y croire. Et puis, il y a toujours des risques de récidive. Mais quand même, j'en ai pleuré de soulagement. C'était bien plus chouette que de pleurer de trouille comme ça m'est arrivé trop souvent ces derniers temps.

A côté de ça, Chouchou a passé aujourd'hui des examens blancs pour sa certification ITIL et les a bien réussis. Scarlett, que nous avons dû emmener chez le véto pour une nouvelle cystite, a été jugée en forme pour son âge (15 ans 1/2, tout de même) et dotée d'une vessie impeccable. Quant à moi, c'est la première fois depuis le mois d'octobre que je termine ma semaine mensuelle de pause dans mon traitement sans nouvelle alerte d'endométriose. Parfois, les bonnes nouvelles voyagent elles aussi en meute.