vendredi 29 avril 2011

Comme l'huile et l'eau


En principe, j'ai tendance à compartimenter mes amis. Je ne mélange pas les personnes issues d'univers différents depuis le catastrophique dîner de 17ème anniversaire auquel j'avais convié à la fois mes potes de jeux de rôles et mes copains de prépa Sup de Co. Les premiers étaient stone et partis dans un gros délire Donjons et Dragons avant le plat principal; les seconds les regardaient consternés tout en débattant des mérites du dernier bouquin d'Alain Finkielkraut. EPIC FAIL.

Quand j'entends les gens dire qu'ils rêvent que leur partenaire organise, pour une date marquante (leurs 40 ans, au hasard), une grosse fête surprise avec tous leurs amis, un frisson glacé me parcourt l'échine. Outre le fait que mes amis sont éparpillés entre Monpatelin, Nantes, Paris, Lille, Bruxelles et j'en passe, je ne vois vraiment, mais vraiment pas ce qu'ils trouveraient à se dire. J'imagine que la plupart d'entre eux auraient au moins l'amour des livres en commun - et encore. Qui discuterait golf, montres de luxe et 4x4 avec Etre Exquis?

Pourtant, sans y penser, j'ai convié au swap d'été un tas de filles qui n'ont a priori rien en commun. Deux vieilles copines de ma période jeux de rôles pas revues depuis au moins 15 ans; une traductrice et écrivaine de SF; sa soeur créatrice de vêtements; une responsable de bijouterie; une blogueuse belge illuminée; une amie de Chouchou qui vit actuellement en Thaïlande... Et c'est sans compter la diversité des origines des "anciennes" du swap précédent. J'ai hâte de voir si la mayonnaise prendra.

jeudi 28 avril 2011

Si y'a même plus moyen de dépenser ses sous dans cette ville!


Cette semaine, j'ai tenté de me remonter le moral par une bonne petite séance de shopping thérapeutique. Je voulais quelques tops d'été et de nouveaux vernis Catrice et Essence. Mardi, je me suis donc levée tôt et dépêchée de boucler mon travail de la journée. A 15h tapantes, toute pomponnée, je me préparais à sortir sous un magnifique soleil quand je me suis rendu compte que j'étais enfermée dans l'appartement: après Trolls & Légendes, nous n'étions pas passé récupérer mes clés chez Gridou qui avait gentiment accepté de s'occuper des mamichats en notre absence, et Chouchou était parti bosser avec les siennes. Grmblbl.

Mercredi après-midi, clés en main, j'ai fait une seconde tentative. Entre-temps, la météo s'était gâtée; la température était tombée de dix degrés et la pluie menaçait. C'était déjà beaucoup moins fun, et du coup j'ai eu la flemme de pousser jusqu'en ville. Chaussée d'Ixelles, j'ai exploré les habituels Zara-Mango-H&M sans rien trouver à mon goût. Et en arrivant chez Kruidvat, le drame: l'allée maquillage était bloquée juste devant les trois stands Catrice-Gosh-Essence par des vendeuses qui réorganisaient les rayons d'en face. "Si on laisse passer les clients, on peut pas travailler. Revenez demain." "Vous pouvez au moins me dire si vous avez des top coats Essence double paillettes?" "Pas en rayon. Peut-être dans les cartons. Aucune idée."

Puisque les vrais magasins ne voulaient pas de moi, je suis rentrée à la maison sans traîner et j'ai pris le "Le It-Book de Cachemire et Soie", à la fin duquel Anne-So donne toutes ses bonnes adresses et notamment celles de boutiques internet qui vendent plein de choses ravissantes. J'en ai passé en revue plusieurs avant d'avoir un coup de foudre pour Les Fleurs. Jamais encore je n'avais vu autant de petites merveilles rassemblées en un seul endroit (et pouvant être livrées à domicile). La liste des marques et créateurs présents est impressionnante, et elle contient beaucoup de noms que j'aime: La Marelle, Clumsy, Fionah Hewitt, Atelier LZC, Nat & Nin, Lisbeth Dahl, Editions de Paris, Marks, N2, Orla Kiely, Ysé, Tattie Devine... plus des dizaines d'autres dont j'ai découvert les produits avec bonheur. Au final, je me suis laissée tenter par un mignon collier nuage, une jolie boîte à thé (la boîte à café était encore plus belle, mais je ne bois pas de café!) et deux rouleaux de masking tape rouge. J'aurais bien rajouté cette enveloppe à sandwich, pratique quand on passe beaucoup de temps dans le train comme moi, mais elle était en rupture de stock. Une autre fois, peut-être.

Pour les Parisiennes, il y a une boutique Les Fleurs au 6 passage Josset, M° Ledru-Rollin. Probablement un antre de la perdition, au vu du site internet.

mardi 26 avril 2011

Swap d'été: décollage imminent


Le swap de printemps touche à sa fin, avec une seule participante qui doit encore recevoir son colis*. Dès qu'il sera clôturé, je lancerai les inscriptions pour le suivant. Thème et période d'envoi à déterminer avec un seul impératif: avoir bouclé au 31 août - ben oui, pour le début du swap d'automne! Avec les autres swapettes, on s'est dit qu'un par saison serait un rythme idéal.

Le groupe Facebook que nous avons utilisé cette fois ayant beaucoup pécloté (in swiss in ze text), la charmante Fraise des Bois est en train de m'aider à bidouiller un forum secret** où nous pourrons papoter plus confortablement et où les informations seront plus faciles à retrouver.

Une demi-douzaine de mes copines Facebook*** se sont déjà manifestées pour participer cette fois, en plus des filles du groupe déjà constitué que ça ne dérangera pas de remettre le couvert aussi vite. Quant à moi, je fourmille d'idées organisationnelles que ma quichitude informatique m'empêche de mettre en place, et d'idées de shopping auxquelles rien ne devrait faire obstacle. Un projet futile et gai dans lequel m'immerger - c'est tout à fait ce dont j'ai besoin en ce moment.

* ma soeur en quichitude générale me signale que, vu qu'elle est auto-envoyé son paquet, il restait en fait hier soir deux filles qui n'avaient encore rien reçu. Mais comme Lady Pops a eu son paquet ce matin, on retombe à une; ouf, ma crédibilité est sauve!

** M'dame Jo me signale que l'expression "forum caché" serait plus appropriée que "forum secret". On me pardonnera: je vis en Belgique, je passe mes journées à traduire de l'anglais et à papoter avec des Suissesse; du coup j'ai parfois du mal à causer la France correctement.

*** ma copine Sophie me signale qu'elle a vainement tenté de me laisser un com pour proposer sa participation. Je l'ajoute à la liste et me réjouis de tout ce sang neuf qui facilitera la création d'une boucle sans doublon avec les swaps précédents, et comprenant un maximum d'échanges internationaux puisque Sophie est belge.

ATTENTION: Suite à plusieurs demandes, je préfère préciser que j'ai décidé de n'accepter dans ce swap que les personnes ayant déjà participé au précédent, ou ayant été cooptées par l'une de ces dernières. Je n'ai aucun moyen de m'assurer de la fiabilité des filles que je ne connais pas, ou seulement à travers quelques commentaires sur mon blog, et en tant qu'organisatrice je préfère ne pas courir de risque. J'espère que vous comprendrez cette précaution.

lundi 25 avril 2011

"La ballade de Lila K"


Des hommes en noir font brutalement irruption dans un appartement. Sans une explication, ils maîtrisent et emmènent une femme hurlante. La fillette de celle-ci est conduite dans un centre de rééducation. Elle ne supporte ni la lumière du jour, ni le moindre contact physique et ne se sent en sécurité que lorsqu'elle dort sous son lit. Petit animal asocial, Lila est pourtant redoutablement intelligente. Au fil des ans, elle va jouer un double jeu avec ceux qui la surveillent et faire semblant de devenir "normale" pour être jugée apte à la vie au dehors. Une seule chose la fait tenir debout: le désir de retrouver cette mère tant aimée dont l'administration a effacé tout lien avec elle... Pourquoi?

Après "Une pièce montée" qui dressait le tableau grinçant d'une noce, Blandine Le Callet opère un virage radical avec ce deuxième roman qu'on pourrait presque qualifier de "science-fiction sociale". J'ai eu beaucoup de mal à me plonger dans le futur proche qu'elle décrit, un futur hygiéniste à l'extrême sur lequel plane une ambiance à la "1984". Nous sommes en 2100 et des poussières. Paris est désormais entouré d'une muraille à l'intérieur de laquelle les habitants vivent sous haute surveillance. Les autorités régulent jusqu'aux aspects les plus intimes de leur vie, notamment la procréation qui n'est autorisée que pour les couples répondant à des critères très stricts. Il n'y a plus guère de place pour les libertés individuelles... Oui, mais au-delà du mur, c'est la Zone sur laquelle circulent des rumeurs effrayantes et où nul n'a envie de se voir relégué sans aucune perspective d'avenir.

Autant dire qu'entre l'époque et l'histoire personnelle de l'héroïne, l'ambiance est plutôt plombée, quasiment déshumanisée. J'ai peiné à atteindre la page 100. Mais une fois le décor mis en place, l'atroce solitude de Lila est peu à peu brisée par diverses rencontres avec des personnages qui, chacun à leur manière, vont l'aider dans sa quête. Et au lieu de refermer sa "Ballade" sans la finir, je me suis mise à la dévorer de plus en plus vite, curieuse de découvrir le sort que l'auteur lui réservait. S'adapterait-elle à la vie en société? Saurait-elle préserver ce qui la rendait si singulière? Parviendrait-elle à retrouver sa mère et à lever le voile sur les premières années de sa vie? Je ne veux pas révéler la fin de ce roman qui m'a happée presque malgré moi; aussi, je dirai seulement que je l'ai trouvée poignante par l'équilibre entre horreur et espoir que Blandine Le Callet parvient à atteindre. Un seul petit regret: des pistes sont esquissées qui demeurent en suspens. Il y aurait presque matière à envisager une suite...

dimanche 24 avril 2011

Trolls & Légendes 2011: une bonne cuvée



Trolls & Légendes se définit comme "le festival de toutes les fantasy". Au contraire des Imaginales qui sont exclusivement axées littérature, il met en scène l'ensemble des domaines dans lesquels peut s'illustrer l'imaginaire. A côté de la librairie où dédicacent les auteurs, on trouve donc un espace multi-jeux, une salle de concert où plusieurs artistes se produisent chaque soir, un marché médiéval où l'on peut acheter costumes et accessoires, mais aussi une galerie d'exposition, une salle de conférence et un snack-bar qui propose de la nourriture chaude (j'ai pas dit "gastronomique", hein). Tout ça pour seulement 5€ par jour hors spectacles musicaux. Du coup - et ça aussi, c'est une nouveauté par rapport aux autres festivals que je fréquente -, il attire un important public familial en plus des mordus de fantasy, pour qui c'est une occasion unique de faire découvrir leur passion aux non-initiés. Si j'ajoute que l'organisation est efficace et bien rodée, avec un grand nombre de bénévoles enthousiastes, cela suffit-il à convaincre ceux d'entre vous qui n'étaient pas là cette année de ne pas rater la prochaine édition de Trolls & Légendes, en avril 2013?

Sur un plan plus personnel, ce week-end à Mons avait la lourde tâche de me distraire de mes soucis familiaux tout en marquant agréablement le 41ème anniversaire de Chouchou. Et même si l'hôtel soi-disant "de charme" que j'avais réservé était en réalité tout à fait quelconque, voire assez vilain; même si Chouchou était malade et crevé après deux nuits quasiment blanches; même si nous avons passé une demi-heure à chercher une place de parking autour du Lotto Mons Expo; même si des projections de vin rouge ont ruiné mon nouveau et magnifique sac à main Nat & Nin rose poudre (je savais que c'était une erreur de le prendre aussi clair!); même si j'ai raté des occasions en or de photographier Régis avec Robin Hobb ou le maître d'armes de Kaamelott; même si j'ai piqué une petite crise de larmes ce matin; même s'il n'y a pas une seule boulangerie dans tout Mons et que j'ai dû petit-déjeuner d'un stoemp au lard; même si je me suis décidée trop tard à craquer sur un corset, un chapeau ou un collier et que toutes les jolies pièces s'étaient déjà envolées des stands, l'objectif a été atteint.


De cette édition de Trolls & Légendes, je garderai le souvenir de Sara et moi nous pointant séparément, chacune habillée avec une robe et portant un bijou donnés par La Princesse pendant le dernier après-midi troc; du T-shirt "Bazinga!" d'Isa et de ses oreilles de Spock en latex avec lesquelles elle n'entendait plus rien; des essayages de chapeaux de Céline dont c'était aussi l'anniversaire aujourd'hui, et qui n'a malheureusement pas trouvé de millionnaire pour lui offrir le superbe haut-de-forme imitation python sur lequel elle avait craqué; de "la gaufre, c'est pas une science exacte"; de la princesse en robe de satin rose qu'un mini-chevalier tentait de pourfendre au lieu de la sauver, et qui se défendait férocement à coups de masse d'arme; de la discussion graveleuse entre filles, d'abord sur un minuscule carré de pelouse tout en pente, puis à la table du carré VIP où nous avons dîné dans la foulée; de l'arc-en-ciel power; de Garulfo Lagrenouille, l'attachée de presse du festival, m'interpelant par mon vrai prénom et ajoutant: "Tu ne me connais pas, mais je lis ton blog depuis longtemps..."; des trois géocaches cherchées et trouvées en l'espace d'une heure ce matin; du projet d'élevage entre le dragon d'épaule vert de BBL et mon dragon d'épaule rose et noir (what else?); de la découverte d'Arnaud Stouffs et Carine M., deux illustrateurs talentueux dont j'envisageais d'offrir les livres à mes neveux - et puis finalement, ils me plaisaient tant que je les ai fait dédicacer à mon nom. Je vous en reparle dès que je les ai lus.

vendredi 22 avril 2011

Comme si de rien n'était


Se lever après une nuit où on n'a pas pu fermer l'oeil entre la chaleur, les ronflements de Chouchou et les visions cauchemardesques qui tournent dans la tête. S'interroger: Thé des Alizés glacé, ou You Zi Hua Cha chaud? Ce sera You Zi Hua Cha.
Mais comment ça a pu dégénérer aussi vite en 4 mois?
Se connecter à internet. Jeter un coup d'oeil à sa boîte mail: rien d'important. Parcourir vite fait les articles dans son Google Reader. Se dire qu'il faudrait se mettre à utiliser ces fameux filtres "vieillissants" qui donnent du cachet à n'importe quelle photo banale. Rire brièvement d'un VDM.
Dès qu'il m'a parlé de métastases au poumon en septembre, j'ai eu l'intuition que c'était ça qui le tuerait. Pourvu, pourvu que je me sois trompée.
Consulter les statistiques de visite de la veille pour "Le rose et le noir". Regarder le statut des potes sur Facebook. Récolter des fleurs, trouver des canetons, mettre de la bière en fût dans Farmville.
Je n'arrive pas à concevoir un monde sans lui.
Partir se doucher avec plein de produits qui sentent bon. Hésiter à se raser les jambes avec l'huile corporelle d'Avène comme conseillé par Julia. Reporter au lendemain matin puisqu'on ne sortira pas aujourd'hui.
A la limite, je peux accepter qu'il meure, mais l'idée qu'il souffre, qu'il suffoque sous respirateur artificiel pendant des semaines ou des mois m'affole complètement.
Jeter un coup d'oeil dans le frigo. Avaler un yaourt nature sans conviction. Se dire qu'il faudrait faire une liste pour les courses de lundi soir. Se souvenir que lundi c'est férié. Mardi soir, alors?
Essayons de ne pas être défaitiste. Attendons l'avis de l'oncologue. La chimio a sans doute une chance de fonctionner.
Ouvrir le fichier contenant le texte sur lequel on bosse, à côté du fichier dans lequel on tape sa trad. Se demander s'il vaut mieux tacler tout de suite le problème du glossaire ou remettre ça à plus tard.
Je le sens pas. C'est plus fort que moi, je le sens pas.
Tenter de se concentrer sur les manigances fomentées par le jeune alchimiste prisonnier d'un groupe de rebelles à qui il veut soutirer le secret de fabrication de gemmes télépathiques. Les explications de l'auteur sur la nature des objets magiques ne sont pas très claires.
Qu'est-ce que je peux faire, à part prévoir des séjours supplémentaires à Toulouse les mois prochains pour passer du temps avec lui? Rien. Fucking nothing.
Entamer le décompte. 24 ou 25 pages à traduire aujourd'hui, une ligne après l'autre. Pour manger un éléphant, il faut procéder bouchée par bouchée.
Papa.

jeudi 21 avril 2011

C'était bien trop beau pour durer


Mon père a passé un scanner de contrôle ce matin.
Sa métastase au poumon gauche, qui n'avait pas été traitée, s'est changée en "multiples nodules supracentimétriques" dans les deux poumons.
Je suis partagée entre l'envie de répéter en boucle "Je le savais!" et de hurler "Mais pourquoi ces putains de médecins n'ont rien fait pendant qu'il n'y en avait qu'une?".
Fin des deux mois et demi de grâce et retour à la réalité de la maladie.
J'ai envie de vomir.

Quichera bien qui quichera la dernière


Ce matin, sur le groupe Facebook secret que nous utilisons pour communiquer entre nous, une des participantes du swap de printemps se traitait de reine des quiches. Elle venait de recevoir son propre colis qu'elle s'était auto-envoyé, ayant inversé les adresses de l'expéditrice et de la destinataire sur le bordereau Colissimo. Pire: elle l'a ouvert sans reconnaître son écriture sur le dessus, et la boîte de bottines pointure 31 dans lequel il était emballé. J'avoue, j'ai ri. Pour une fois que ce n'est pas moi qui gaffe, ah ah ah.

Dans la foulée, je me suis fendue d'un long coup de fil au centre des impôts de Monpatelin afin de supplier qu'ils me fassent parvenir un double de ma CA12. En effet, je leur avais renvoyé mon seul exemplaire, et mon association de gestion agréée avec qui je suis un peu en délicatesse ces temps-ci (ils ont tenté de m'escroquer; je me suis rebiffée avec tout le tact et la modération qui me caractérisent) m'en réclamait un aussi. J'ai dû négocier comme une folle pour que, en plus de me poster ce document, les impôts le faxent à l'AGA étant donné que je ne repasserai pas à Monpatelin avant un mois. Puis j'ai écrit un mail à l'AGA pour les prévenir de la manoeuvre, en essayant de rester digne dans ma quichitude.

Dix minutes plus tard, en classant des factures, j'ai retrouvé les deux copies de ma CA12 que, en fille organisée, j'avais faites le mois dernier dès le document reçu et rempli.

mercredi 20 avril 2011

Sephora Valentine + top coat Shatter d'OPI



Je sais que ça ne va pas plaire à tout le monde, mais je suis ravie de mes ongles punk réalisés grâce à deux des vernis trouvés dans le colis de ma swapeuse: un Sephora rose (très épais, vraiment dur à étaler correctement) et le fameux top coat Shatter.

Pour que l'effet soit réussi, il faut attendre que le vernis du dessous soit bien sec, puis passer une couche rapide de Shatter sans chercher à faire des bords réguliers puisque quelques secondes plus tard, il se sera rétracté en se craquelant pour donner ce que vous voyez sur la photo. Je ne porterais pas ça tout le temps, mais j'aime le changement et le côté rock'n'roll de ce top coat!

mardi 19 avril 2011

Swap de printemps: le colis que j'ai envoyé


Chère swapée,

Dans ma hâte à Chattertoner en long et en large la boîte à bottines dans laquelle je venais de réussir à fourrer 2 mètres cube de petits cadeaux, j'ai totalement oublié d'y joindre la lettre explicative que j'avais prévue. Je n'ai pas eu le coeur de défaire les 13 tours de scotch épais dont je venais d'entourer mon colis pour décourager la curiosité des postiers et des douaniers; aussi est-ce ici que je vais te détailler son contenu.


De gauche à droite et de haut en bas:
- 3 marque-pages, 1 provenant du Vietnam et les 2 autres de librairies belges où j'espère bien t'emmener un jour ^^
- "Et mourir de plaisir" de Luis Fernando Verissimo, un roman très surprenant sur un thème qui t'est cher. A la base, je voulais t'envoyer "The cookbook collector" d'Allegra Goodman qui connaît en ce moment un beau succès de librairie aux USA, mais l'exemplaire que j'avais commandé est arrivé abîmé, alors je l'ai gardé pour moi. (Et j'ai bien fait, car en fin de compte, ce n'est pas vraiment de la littérature culinaire!) J'ai eu un peu peur de ne pas retrouver "Et mourir de plaisir", paru en grand format il y a presque dix ans déjà et jamais réédité en poche, mais finalement Amazon l'avait encore. J'espère qu'il te plaira autant qu'à moi, et qu'il ne te découragera pas de manger japonais.
- A l'intérieur du livre ci-dessus, une carte postale de Madame Mo sur laquelle j'ai noté d'autres suggestions de lectures sur le même thème (tu peux barrer "The cookbook collector", donc!)
- Un petit carnet pour faire des listes de shopping (ou de vernis à ongles, ou de ce que tu veux d'autre)
- Un cochon japonais porte-stylo. Je te laisse le plaisir de découvrir où on met le stylo ^^
- Puisque tu aimes les thés verts aux fruits à consommer glacés, je t'envoie un sachet de mes 3 préférés: le Thé à la Pêche Blanche et à la Menthe Glacée de Quai Sud (une petite entreprise dont le siège est situé à Monpatelin!), le Thé des Alizés du Palais des Thés (j'ai vérifié: vous n'avez pas de boutiques de la marque en Suisse), et le En Attendant La Pluie du Cha Yuan.
- Un méga-magnet hamburger acheté à San Francisco, pour illustrer ta quête du parfait burger!
- Des grains nettoyants japonais pour le visage. Pas facile de trouver un produit beauté qu'une accro à la cosmétique comme toi ne risque pas d'avoir déjà essayé!
- 3 petites tablettes de chocolat Dolfin avec des parfums un peu originaux. Sachant que la Suisse est le pays du chocolat et n'y connaissant pas grand-chose en la matière, je n'ai pas voulu miser trop sur cette catégorie, mais je ne pouvais pas non plus faire complètement l'impasse!
- Des bonbons à l'armagnac fabriqués à Toulouse
- Du papier à origami
- Des bonbons à la violette fabriqués à Toulouse
- Un magnet rétro-ironique: "Anyone who says money can't buy happiness doesn't know where to shop".
- Un savon à l'huile d'olive et au thé vert acheté dans le bazar égyptien d'Istanbul. L'emballage a quelque peu souffert pendant le voyage de retour; je te prie de m'en excuser



- 15 vernis et top coats fantaisie, choisis parmi les "petites marques" disponibles en Belgique (Sinful Colors, 2B, Hema), en France (Sephora) ou en Turquie (Golden Rose), mais à ma connaissance pas en Suisse. Tu voulais de la paillette, en voilà...
- 2 liners (1 noir et 1 argenté) pour faire du nail art

Non photographiés:
- 1 tube de Lush Flush de Sephora, gelée délicatement teintée pour les joues ou les lèvres
- 1 gloss japonais
- Des échantillons de produits de beauté, dont des masques Menard.

Ont refusé de rentrer dans la boîte:
- Un mug de la même collection que le magnet, marqué "Drink coffee, do stupid things faster!"
- Un set de gommes fantaisie japonaises en forme de pâtisseries
- Une trousse La Marelle turquoise dans laquelle j'avais d'abord rangé les échantillons, que j'ai au final dû disperser dans les interstices

A été éliminé de la sélection suite à un de tes posts:
- Un grand tube de Cleansing Cream Tsukika de Menard

Voilà, j'espère t'avoir fait plaisir avec ce colis. On remet ça quand tu veux.

"Chevalier de l'ordre du mérite"


Il y a quelques années, j'avais lu et bien aimé "Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir". Avec recul et ironie, Sylvie Testud y racontait son quotidien d'actrice dans ses aspects les plus terre-à-terre et les moins glamour. Du coup, quand j'ai vu que son dernier roman "Chevalier de l'ordre du mérite" récoltait d'excellentes critiques dans les magazines féminins que je dévore au kilo pendant les longs trajets en train Bruxelles-Monpatelin, je me suis autorisée à craquer.

J'aurais mieux fait de m'abstenir. "Chevalier de l'ordre du mérite" est un livre d'une vacuité abyssale. Son héroïne, une control freak doublée d'une workaholic, s'agace de ce que son petit ami ne ramasse pas les miettes de son goûter, obtient une grosse promotion, avorte parce que ce n'est pas le moment d'avoir un enfant et se prend la tête pour trouver une femme de ménage à la hauteur de ses attentes. C'est tout. Et ce n'est même pas drôle ou spécialement bien écrit. Le style n'est pas simple et percutant: il est juste pauvre à pleurer.

J'ai tenu jusqu'au bout parce que ça se lisait vite et que j'espérais qu'il allait enfin se passer quelque chose, mais que dalle. Enfin si: l'héroïne finit par larguer son petit ami parce que ce sera plus facile de garder un appart nickel sans lui - ce qu'on voyait arriver depuis le début du bouquin. Malheureusement, Sylvie Testud confirme ici ma théorie qu'on peut être très intéressant quand on raconte sa propre vie, et totalement nul pour écrire de la fiction.

lundi 18 avril 2011

Swap de printemps: le colis que j'ai reçu


Ce matin vers 9h30, le facteur a sonné à l'interphone. "J'ai un colis pour vous." Mon hurlement de joie a dû lui déchirer les tympans. Et j'ai failli me casser deux ou trois jambes en dévalant les étages en chaussettes.

Or donc, ma swapeuse était la charmante Fraise des bois rencontrée brièvement pendant le Salon du Livre 2010. En images, la découverte de ce qu'elle m'a envoyé:



Il est hénaurme ce paquet, hein?



En fait, c'est surtout la doudoune voyageuse qui prend de la place... Celle qui avait servi à amortir les chocs dans le paquet reçu par Fraise lors d'un swap précédent. Il n'en faut pas plus pour amorcer une tradition; je ferai transiter la fameuse doudoune vers ma prochaine swapée.



Le "vrai" paquet, donc, joliment emballé avec papier cadeau et deco tape. Bien sûr, j'ai tout saccagé dans ma hâte de l'ouvrir.



La boîte à chaussures, décorée elle aussi. Quel souci du détail chère Fraise!



Et à l'intérieur... un Georges-Arthur! Modèle loisirs créatifs à décorer. Je vais pouvoir ressortir ma peinture et chercher à obtenir LA bonne teinte de mauve. Moi qui pensais que les hippopotames, c'était difficile à trouver!



Deux vernis Sephora, un rose et un rouge clair plein de petites paillettes qui m'a l'air croquignolet comme tout, et surtout, un Top Coat crack d'OPI!!!! Des mois que j'en cherche un! Je suis ravie.



Une jolie bourse en tissu rouge contenant trois pendentifs créés par Fraise, qui fabrique des bijoux à ses heures perdues.



Un ravissant (mais fragile) porte-monnaie Lisbeth Dahl, qui sera parfait pour exposer sur une étagère et stocker les euros que je garde pour mon père. Et un aimant sirène de La Marelle, magnifique. Très bien vu de la part de Fraise, puisque j'ai déjà plusieurs aimants de cette collection chez moi et que je les adore.



Un carnet pour faire des listes de courses, d'une marque japonaise que j'aime beaucoup; des trombones décoratifs; des piques à bento; un second petit carnet de style oriental.

Non-photographiés: un paquet de matcha culinaire et un autre de bonbons au matcha; trois rouleaux de deco tape orange (là encore, bien vu: j'ai plusieurs lots de cette marque à la maison); une carte-puzzle comme celle que Chouchou m'avait offerte à Noël 2009 (mais vierge, celle-là); une jolie carte contenant un petit mot de Fraise.

Je remercie bien fort ma swapeuse pour ce colis visiblement composé avec soin et amour. Et maintenant, j'attends avec impatience que ma swapée reçoive le sien!

dimanche 17 avril 2011

La saga de la Livebox: et ça continue...


Jocelyne m'avait promis que ma nouvelle Livebox serait disponible au Relais Presse de Monpatelin vendredi dans la journée, et qu'on me préviendrait aussitôt par SMS. Bien entendu, de SMS point n'ait reçu le jour dit. Il est arrivé hier samedi, pendant que je me baladais en ville à 15 bornes de là. "Qu'à cela ne tienne; l'avantage des Relais Presse, c'est qu'ils sont ouverts le dimanche. J'irai chercher l'engin demain matin", me suis-je dit naïvement.

Ce matin, il était déjà onze heures quand je me suis décidée à sortir de mon lit. Voilà ce que c'est de lire jusqu'au milieu de la nuit. Le temps de boire un thé et de me défroisser, midi approchait dangereusement. Me traîner jusqu'au Relais Presse pas douchée et sans fond de teint, ou attendre demain? N'écoutant que mon courage (et la petite voix qui me soufflait "Si tu as un problème, aujourd'hui, Chouchou sera dispo pour t'aider à le régler"), j'ai enfilé un jean et je suis partie.

- Bonjour, vous devez avoir une nouvelle Livebox pour moi, ai-je lancé sur un ton guilleret au monsieur derrière le comptoir du Relais Presse.

- C'est bien possible, mais je ne peux pas vous la donner. Les livraisons sont interdites le dimanche.

- Gni? Mais pourquoi?

- Ah je sais pas. Peut-être parce qu'ils ne travaillent pas ce jour-là chez France Télécom et que vous ne pourriez pas faire votre connexion?

Ouh là. Toi monsieur, tu es encore plus quiche que moi en informatique. J'étais contente d'apprendre que ça existait, mais fort contrariée d'avoir fait le déplacement pour rien. Du coup, pour me consoler, je me suis acheté une tranche de fouace sur le marché et je l'ai savourée à petites bouchées en rentrant avec ma vieille Livebox (enfin, vieille... elle date de janvier) qui me battait toujours la hanche. Première tentative de remplacement de ma Livebox 2.0: FAIL.

samedi 16 avril 2011

"Et puis derrière elles se faisaient des choses biza-arres"


Malgré la pluie de la veille, ouvrir les yeux le matin sur un beau ciel bleu. Fouler aux pieds les pétales violines qui jonchent le sol devant l'école primaire en se demandant ce que ça peut bien être, cet arbre. Assise dans un TER tout neuf, savourer le bonheur de gagner la ville voisine en 12 minutes au lieu de la grosse heure que met le bus habituel (en brinquebalant à tout va et en nous filant la nausée).

Traverser le centre-ville qu'on connaît par coeur en savourant les 23° et la légère brise printanière. Humer à pleins poumons la bonne odeur des olives et des tomates fraîches sur le marché provençal. Se ravitailler en produits Avène et Esthederm à la parapharmacie la moins chère du coin; papoter gaiement avec la vendeuse qui, du coup, déverse une pluie d'échantillons de produits de beauté dans le sac. Passer chez Sephora faire des courses pour les copines belges et jubiler en constatant la présence d'un stand Urban Decay; rafler le dernier compact de poudre DeSlick en résistant à l'envie de se lancer dans une danse de la victoire. Retrouver Etre Exquis dans les rayons. L'entraîner à la Fnac pour acheter une carte SD à donner à manger au Lumix LX5 tout neuf, et froncer un sourcil dubitatif en le voyant se jeter sur le dernier Massilia Sound System. "Commando fada", sérieusement, c'est un titre de chanson? Se laisser tenter par le dernier roman de Sylvie Testud dont on a lu tant de bien, parce qu'au bout du troisième omnibus, on cale un peu sur PG Wodehouse, là.

Prendre en voiture le chemin de la grande plage la plus proche, celle où se retrouvent tous les surfeurs, celle qui d'ici deux mois sera noire de touristes. S'installer à une petite table sous les canisses et commander une coupe de champ' en apéro. Puis une salade César, pour être raisonnable, même si le "T-bone de veau et sa sauce au foie gras" nous font de l'oeil sur l'ardoise du menu. Regarder autour de soi avec un sourire idiot. Se faire offrir un digestif par la serveuse et découvrir à 40 piges qu'on adôôôre le Get 31. Reprendre le chemin de la ville avec un best of d'Indochine à fond et les vitres ouvertes. Chanter (faux) en s'esclaffant que quand même, les paroles, c'est n'importe quoi. S'entendre répondre que n'importe quoi ou pas, le groupe a rempli le Stade de France 30 ans après sa création. Certes. Avoir comme toujours le souffle un peu coupé quand, au détour d'un virage de la corniche, la mer perdue de vue depuis 15 km dévoile soudain son étendue bleu foncé scintillante, en contrebas sur la gauche. Se dire que même si on passe désormais les trois quarts de son temps ailleurs, on sera toujours viscéralement d'ici. Et qu'on aime vraiment vraiment le type qui braille Canary Bay en choeur avec nous, même s'il a encore oublié de nous souhaiter notre anniversaire. Etre presque déçue quand il nous dépose devant le centre commercial: on aurait bien prolongé un peu ce moment de complicité béate.

Errer un peu dégrisée sur les passerelles où l'on croise des tas de Lolita Goths et de personnages de mangas: tiens, ça ne serait pas le week-end de Manga Expo? Faire quelques courses chez Carrefour, sans conviction. Pester parce que le seul exemplaire dans notre taille du seul T-shirt qui nous plaît chez Zara a une grosse tache violette sur le devant. Retrouver un second souffle en apercevant, dans la vitrine du torréfacteur qui vend Mariage Frères, une théière en forme de Georges-Arthur. Jolie et même pas chère: allez, zou! Oh, et notre marque chouchou Quai Sud (une entreprise locale présente jusque chez Mmmmh à Bruxelles) fabrique désormais du sucre à la framboise, depuis le temps qu'on en cherche!

Devant la terrasse du café le plus bourge de la ville (et néanmoins aimé car situé devant une sublime fontaine), hésiter: s'asseoir et boire un Coca Light en entamant le Sylvie Testud, ou pas? Ce sera: pas. Chez Cache-Coeur, dénicher tout à fait par hasard un blouson en jean indigo très court qui sera parfait pour réchauffer nos robes d'été. S'arrêter presque une heure chez Swarovski pour discuter avec Kiki et faire réparer l'antenne cassée de l'escargot en cristal de Mère. Mieux qu'une réparation, obtenir un échange direct. Il y a des jours où tout se passe presque comme sur des roulettes. Ou sur les roues du train qui, peu après 18h, nous ramène chez nous toujours en 12 minutes.

A peine reconnectée à internet, découvrir que Georges-Arthur, qu'on pensait s'être perdu entre Lausanne et Bruxelles, nous attendait sagement au magasin de la proprio de notre appart. Yeaaah! Faire traîner un peu le déballage des paquets pour ne pas que la journée se termine trop vite. Demain, il faudra attaquer une nouvelle trad avec un timing serré, aller chercher la nouvelle Livebox au Relais Presse où elle vient d'être livrée et tâcher de l'installer, converser une heure avec la voisine sourde comme un pot qui relève le courrier en notre absence. Mais aujourd'hui était une journée divine, et on voudrait bien garder le temps suspendu encore un peu.

La Troisième Révolution


Trouvé chez Antonia qui invite à le partager, ce très beau texte:

Nous y voilà, nous y sommes.

Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.

Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s'est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes. Mais nous y sommes.

A la Troisième Révolution.

Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.

On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.

Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.

Peine perdue.

Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).

S'efforcer. Réfléchir, même.

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

Pas d'échappatoire, allons-y. Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l'homme,sa plus aboutie peut-être.

A ce prix, nous réussirons la Troisième Révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas
Archéologue et écrivain


Je ne connais Fred Vargas que de nom, mais ça donne envie de lire ce qu'elle écrit, vous ne trouvez pas?

vendredi 15 avril 2011

Ceci n'est pas un photomontage


Cette fourchette géante est réellement plantée dans le lac Léman, en Suisse. Nous irons l'admirer le dernier week-end de juin. Nous en profiterons pour rencontrer Lady Pops et Funambuline, faire du trafic de fournitures de scrap et de vernis à ongles, acheter du chocolat et du fromage, goûter le meilleur burger de Lausanne et, si possible, loguer une ou deux géocaches helvètes. Les billets d'avion sont déjà pris; il ne reste plus qu'à croiser les doigts pour que Chouchou obtienne bien les deux jours de congé dont il a besoin.

J'ai vraiment hâte d'y être. Bien que la Suisse soit assez proche de la Belgique comme de la France, je n'y ai encore jamais mis les pieds, et je suis toujours ravie de découvrir un nouveau pays (surtout si je n'ai pas à y marchander le moindre trombone que je pourrais vouloir rapporter en souvenir). Et puis j'ai très envie de faire la connaissance IRL des deux blogueuses/swapeuses/copines virtuelles mentionnées plus haut. Depuis que j'ai internet, j'ai dû rencontrer 90% de mes nouveaux amis en ligne, et je ne me souviens pas avoir été déçue une seule fois. En plus, comme Lady Pops ne culmine pas plus haut que moi, nous serons deux Joe Dalton sur les photos; ça changera un peu de tous ces clichés où j'ai l'air d'être à genoux à côté du reste du groupe.

jeudi 14 avril 2011

La saga de la Livebox: et c'est reparti pour un tour!


Hier en arrivant à Monpatelin, j'ai tenté de me connecter à internet et rapidement constaté que mon wifi ne fonctionnait plus. Eteindre la Livebox et la rallumer n'ayant rien donné, et le 192.168.1.1 m'indiquant (en dépit de l'évidence) que tout marchait correctement, je me suis décidée ce matin à rappeler le 3900. Pour la 5ème fois en autant de mois. Après avoir commencé par me dire qu'elle ne pouvait pas m'aider parce qu'elle n'y connaissait rien en Mac, l'opératrice m'a demandé d'appuyer sur le bouton wifi situé en façade de la Livebox. Résultat, la diode "wifi" qui était verte jusque là s'est éteinte et n'a plus voulu se rallumer malgré tous mes efforts.

- Bon, ben la box est cassée, il va falloir la rapporter pour la changer, m'a dit Jocelyne (dont je n'ai pas changé le prénom car je me fous de préserver son anonymat).

- Attendez, elle est neuve! Une de vos collègues me l'a déjà fait changer en janvier après n'avoir pas non plus réussi à me dépanner par téléphone!

- Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse? Il ne fallait pas la débrancher pendant votre absence, parce que sinon les mises à jour ne se font pas.

- La dernière fois, je l'avais laissée branchée, et un orage l'a grillée, c'est pour ça que j'ai dû la changer.

- Bah oui, mais les mises à jour sont plus fréquentes que les orages.

- ...

J'en suis donc à plus de deux heures cumulées au téléphone avec le 3900, sur un total de 5 coups de fil dont 3 se sont terminés par "Je ne peux rien faire pour vous aider, rappelez plus tard" et les 2 autres par "Je ne peux rien faire pour vous aider, ramenez la box et changez-la". En conséquence de quoi, je propose qu'on instaure un 10ème cercle de l'enfer spécial pour les FAI, et qu'on prévoie des dérogations pour y envoyer également les concepteurs du service client de la SNCF.

mardi 12 avril 2011

Deux phrases qui touchent

Pendant que j'étais à Istanbul, j'ai eu la surprise de recevoir sur Facebook un message de Fleur, perdue de vue depuis que je me suis installée à Bruxelles peu de temps après qu'elle ait accouché de son premier enfant. Nous avons échangé des nouvelles. Elle: deuxième enfant depuis un an; désormais à mi-temps dans son boulot d'ingénieur chimiste pour pouvoir donner des cours de salsa tous les soirs; se plaint de ne faire que dormir, bosser et chercher quelqu'un pour garder ses filles, mais heureuse dans l'ensemble. Moi: toujours pas d'enfant comme prévu; toujours traductrice mais envisageant aussi de développer une deuxième activité en parallèle; les allers-retours entre Bruxelles et Monpatelin; les voyages, le geocaching, les sorties, le blog, Farmville, toussa toussa. (Je n'ai pas jugé utile de mentionner mon addiction aux chaussures vaguement maîtrisée, ni mon addiction au vernis à ongles en plein boom.) Commentaire de Fleur? "Je suis contente pour toi; je pense que tu mènes vraiment une vie riche et intéressante, la vie qui te plaît! En plus, tu sembles avoir trouvé ton âme soeur..." Merci, merci, merci! Oui, ma vie me plaît telle qu'elle est, et j'adore les mères de famille satisfaites de leurs choix qui n'essaient pas pour autant de me les imposer.

Et puis vendredi dernier, j'ai eu la surprise de trouver le dernier CD de Keren Ann dans ma boîte à lettres, accompagné d'un adorable mot de Wééééé, l'amie d'enfance de Chouchou: "Ton blog est si généreux qu'il donne envie de t'offrir des choses en retour". Je ne sais pas si le compliment est mérité, mais il m'a énormément touchée, plus encore que ce cadeau inattendu. Peut-être que mes efforts de ces dernières années sont en train de porter leurs fruits, finalement. Peut-être que je ne suis plus si nombriliste, intolérante, cynique et cassante. Un de ces quatre, si ça se trouve, je vais sortir de la catégorie sociopathe et devenir quelqu'un de fréquentable. Un de ces quatre. Si ça se trouve.

lundi 11 avril 2011

Où je n'améliore rien du tout, mais bon


Dans la série "Je tente d'améliorer la présentation de ce blog", je viens de regarder ce que Blogger proposait comme nouveaux widgets et d'installer ce qui est probablement le plus inutile de tous: le sondage! Voir sous ma photo dans la colonne de gauche l'autre gauche*.

Je vous remercie par avance pour votre indulgence, et pour votre vote avant la fin du mois :-)

*La droite quoi. Y'en a une qui suit. Merci Daelf.

Rouge Baiser Laque Evidemment 39 Corail Ardent



Egalement acheté chez Monop' pendant ma dernière virée parisienne, ce vernis Rouge Baiser de la gamme "Laque Evidemment - Eclat et Soin" qui promet une formule anti-choc et un résultat longue tenue. La couleur corail est ravissante, avec un aspect légèrement jelly. J'ai dû passer trois couches pour me déclarer satisfaite par la couvrance, mais j'adore les paillettes hyper-fines qui donnent un aspect irisé juste ce qu'il faut. Application sans histoire et tenue 4 jours sans accroc visible avec un top coat. Pour le coup, j'ai regretté de ne pas avoir pris, dans la même marque, le orange franc et le rose vif qui me faisaient de l'oeil. Détail amusant: Rouge Baiser fait partie du groupe Deborah qui commercialise (mais sous une autre marque) le vernis contre lequel je pestais la semaine dernière!

Je me rends compte qu'on ne voit pas vraiment l'aspect jelly pailleté du vernis sur la photo... Ce ne devrait pas tarder à s'arranger, puisque je change d'appareil sous huit jours pour prendre un Lumix LX5 beaucoup plus performant que mon modèle actuel.

dimanche 10 avril 2011

"Arrietty, le petit monde des chapardeurs"



Plusieurs mois se sont écoulés entre la sortie française du dernier film des studios Ghibli et son apparition sur les écrans belges - ce qui m'a laissé le temps de lire toutes sortes d'avis déçus sur les profils Facebook de mes contacts également fans de Miyazaki et Cie. C'est donc avec des attentes assez modérées que je suis finalement allée voir "Arrietty". Et du coup, j'ai été agréablement surprise.

D'accord, ce n'est pas dans ce remake des Minipouss qu'on trouvera le militantisme écologique de "Nausicaa de la vallée du vent" ou de "Princesse Mononoke", non plus que la magie envoûtante du "Voyage de Chihiro" ou le souffle épique du "Château Ambulant". "Arrietty" est plutôt à rapprocher de "Kiki la petite sorcière" dans le sens où là aussi, l'héroïne se trouve confrontée pour la première fois au monde des humains et va tirer son épingle du jeu grâce à l'amitié d'un jeune garçon. Malheureusement, elle n'a pas le rythme enlevé ni la pétillance de Kiki - sans aller toutefois jusqu'à sombrer dans la léthargie qui baigne "Totoro". Pas une des meilleures productions des studios Ghibli, donc, mais ne serait-ce que pour le graphisme enchanteur qui est leur marque de fabrique, "Arrietty" se laisse regarder avec plaisir.

Un conseil: si vos enfants ont aimé "Arrietty",
faites-leur lire "Des souris et des mômes".

samedi 9 avril 2011

Le Belgo Belge


Chouchou et moi avons nos petites habitudes dans le quartier. Si nous dînons souvent sur le parvis Saint-Boniface, c'est généralement au Yamato (bar à nouilles japonais) ou au IIème Elément (très bon thaï pas cher), avec une rare incursion au Mano a Mano (italien qui sert des pâtes délicieuses dans une salle épouvantablement bruyante). Il aura fallu attendre 3 ans et une suggestion de Miss Sunalee et diane cairn pour que, hier soir, nous testions enfin le Belgo Belge.

Comme son nom l'indique, ce restaurant est spécialisé en cuisine locale. Sa carte permanente comporte donc les suspects habituels: waterzooi, carbonnade, stoemp-saucisses... plus quelques classiques passe-partout style entrecôte. Mais les suggestions du jour sont nombreuses, tant pour les entrées que pour les plats principaux, et c'est parmi elles que j'ai pioché un vol-au-vent aux ris de veau. Diane a pris du turbot, Miss Sunalee un duo Saint-Jacques/gambas, et Chouchou son sempiternel cheeseburger.

Nos assiettes rectangulaires étaient bien garnies, mais nous n'y avons pas laissé grand-chose, Miss Sunalee se contentant d'abandonner quelques pâtes au fond de la sienne. En dessert, tandis que les garçons s'avouaient vaincus, j'ai dégusté un très bon gratin de fraises et Miss Sunalee une plus classique poire Belle-Hélène. Avec quatre cocktails, une bouteille de rouge très correcte et le digestif de diane, l'addition s'est montée à un peu moins de 140€.

Une fois pleine, la salle du Belgo-Belge est assez bruyante (pas autant, cependant, que celle de son voisin le Mano a Mano), et le service devient un peu poussif. Qu'importe: n'ayant pas vu nos amis depuis longtemps, nous n'étions pas pressés de rentrer...

Deborah 19 "Sombrero Tan"



Vous admirez ici le résultat d'une bonne heure d'énervement et de jurons en tous genres.

L'arrivée du printemps m'avait donné envie de couleurs pimpantes. J'ai décidé de tester le vernis abricot Deborah acheté chez Monoprix le mois dernier. Une première couche de la base fortifiante Auriga que ma parapharmacienne m'a pratiquement forcée à acheter à la place du duo base-fortifiant Mavala que j'avais sélectionné, et j'attaque la pose...

Je devrais plutôt dire: le carnage. Vernis pâteux qui s'étale mal et laisse des "trous" même après deux couches, pinceau peu pratique qui obligé à déborder sur les cuticules et perd ses poils dès le premier ongle... Je ne sais pas si j'ai joué de malchance et chopé la seule teinte, voire le seul flacon pourri du rayon, mais une chose est sûre: je ne suis pas prête de racheter un vernis Deborah.

Après avoir effacé ma première tentative à coups de bain dissolvant Sephora et ajouté quelques gouttes de diluant dans le flacon, j'ai fait un deuxième essai récupéré sur les bords grâce au stylo correcteur Mavala (trèèèès pratique). J'ai dû passer trois couches pour obtenir une couvrance satisfaisante; du coup, l'épaisseur finale du vernis donne un aspect limite vinyle même avec un top coat matifiant. Je suis fan de la couleur que je trouve très vitaminée, et niveau tenue, pour l'instant j'en suis à 48h sans accroc. Et j'hésite: balancer le flacon, or not balancer le flacon? Ce orange aurait été si joli avec un gris un peu soutenu...

mercredi 6 avril 2011

Avis de recherche


Je recherche: mon prochain sac à main
Parce que: ça fait trois ans que j'alterne Midday/Midnight Barcelona de chez Darel (en chocolat, puis en gris tourterelle, voir photo ci-contre) et mon Mathilde de chez Le Tanneur (en caramel d'une part et turquoise de l'autre)
Et que: le printemps, c'est la saison du changement (oui, je vous la ressortirai à l'automne avec la rentrée)

Le futur élu devra présenter les caractéristiques suivantes:
- grand, parce que je trimballe toujours de quoi survivre une semaine entière en milieu urbain
- porté sur l'épaule, parce que j'aime bien avoir les mains libres
- d'une couleur pas trop claire parce que mes jeans indigo vont déteindre dessus et que du coup, si je m'en lasse trop vite, je ne pourrai pas le revendre sur eBay
- en cuir
- d'une coupe moderne mais un peu passe-partout, comme ses prédécesseurs (pas de trucs trop classiques genre Lancel ou Longchamp, et pas non plus les foutus it-bags qu'on voit au bras de toutes les pétasses dans les magazines féminins)

Pour l'instant, je n'ai rien vu qui me bouleverse en maroquinerie. Si vous avez des suggestions, je suis preneuse!


Edit 18h42: Et bien je crois que nous avons déjà un gagnant, ou du moins un concurrent hyper-sérieux... Le Monica de Nat & Nin, en bleu lavande (il est sublime en poudre, mais certainement trop fragile). A 175€, je ne le trouve même pas super cher pour un beau sac en cuir si la qualité est au rendez-vous. Merci infiniment Céline pour cette découverte; je ne connaissais pas du tout la marque!

mardi 5 avril 2011

Les filles des 343 salopes


En décembre 93, suite à un accident de pilule doublé d'une imprudence de ma part, je suis tombée enceinte. Je venais juste de m'installer dans une ville où je ne connaissais personne; j'étais sur le point de me faire virer de mon boulot et le géniteur avait déjà une petite amie officielle. De toute façon, même si les conditions idéales avaient été réunies, je savais que je ne voulais pas d'enfant, ni maintenant, ni jamais. Donc, j'ai entamé la procédure pour subir un avortement.

Ma grossesse était encore très récente, mais comme à cette époque préhistorique, le RU 486 n'existait pas, ma généraliste m'a envoyée dans une clinique pour une IVG chirurgicale. Je vous passe l'entretien obligatoire avec la psy et le délai imposé de 7 jours avant de pouvoir procéder à l'opération. Le jour venu, sur le conseil de ma généraliste, j'avais emporté un baladeur afin de ne pas entendre les bruits de l'aspiration. L'infirmière de service a refusé que je l'utilise au prétexte que "je devais bien me rendre compte de la gravité de mon acte". Et quand ça a été fini, elle m'a agité la bassine avec le foetus sous le nez en me demandant si je voulais voir. Comme quoi, les hommes n'ont pas le monopole de la connerie, de l'intolérance ou de la misogynie.

Bref. Tout ça pour dire que malgré des conditions assez pénibles (solitude, culpabilisation...), cette histoire ne m'a pas traumatisée. Je n'ai pas remis ma décision en cause quand j'ai fini par épouser le géniteur, et je me suis même félicitée de mon choix lorsque nous avons divorcé quelques années plus tard. Je n'ai pas l'impression d'avoir commis un meurtre, et quand j'y pense en me disant "Tiens, si je l'avais gardé, aujourd'hui il aurait tel âge", c'est avec un frisson de soulagement. Je l'ai échappée belle. J'ai pu disposer de mon corps comme je l'entendais, et comme toute femme devrait pouvoir le faire.

Il se trouve qu'aujourd'hui, le droit à l'avortement est remis en cause un peu partout: aux Etats-Unis où l'on flingue les gynécologues qui pratiquent encore des IVG dans certains états, mais aussi en France. De plus en plus de médecins culpabilisent leurs patientes ou les poussent, semble-t-il, à opter pour le RU 486 même en cas d'avortement tardif, parce que la procédure chirurgicale est mal rémunérée et jugée peu valorisante. Même si j'ai actuellement autant de chances de tomber enceinte qu'une plaque de chocolat de survivre plus d'une demi-heure dans un rayon de quinze mètres autour de Chouchou, je trouve ça scandaleux. Les générations de femmes qui viendront après moi ne peuvent pas avoir moins de droits. C'est inconcevable. Voilà pourquoi j'ai signé ce manifeste. Si vous êtes dans le même cas que moi, je vous invite à en faire autant.

lundi 4 avril 2011

Georges-Arthur Ze Nail Polish: le test



Facile à appliquer (pinceau Mavala + consistance fluide juste comme il faut), et bien opaque après 2 couches.


Le même après la pose d'un top coat matifiant. Curieusement, j'ai trouvé l'effet moins prononcé qu'avec d'autres vernis pour lesquels la différence était flagrante. Peut-être est-ce à cause du côté légèrement métallisé de GAZNP (Georges-Arthur Ze Nail Polish)?

Côté tenue, par contre: dès le lendemain, j'avais de petits coups sur le bout des ongles, et le surlendemain à mon réveil, il me manquait la moitié du vernis du majeur gauche O_° Du coup, le reste est parti très facilement avec le bain dissolvant Sephora.

La prochaine fois, j'ai bien envie de le tester avec le top coat prismatique Catrice que je viens d'acheter pour une bouchée de pain poignée de Demak'Up. Merci encore à Funambuline pour cette création personnalisée qui m'a fait tant plaisir.

dimanche 3 avril 2011

Ce que j'ai quand même aimé à Istanbul


- Le fromage de brebis, délicieux dès le matin et qui voyage très bien (mais se conserve peu pour cause de gourmandise aiguë de 100% des habitants de la maison)
- Les olives vertes (même remarque que ci-dessus)
- Les dattes, achetées dans le bazar égyptien et savourées au compte-gouttes
- Les abricots secs, qui font un très bon en-cas de milieu de matinée
- Les tomates séchées, parfaites pour mettre de la gaieté dans un plat de Barilla un soir de frigo vide
- Les böreks, feuilletés au fromage, aux épinards ou à la pomme de terre vendus une misère dans des échoppes (compter 1,5€ par personne pour l'équivalent d'un repas entier) (on n'a pas dit que ce serait un repas équilibré, hein)
- Le jus de pamplemousse, d'orange ou de grenade fraîchement pressé par des marchands installés à tous les coins de rue
- L'agneau grillé, commandé par moi à chacun des repas que nous avons fait dans des "vrais restos"
- Le yaourt nature local, un peu plus consistant que le nôtre et qui se passe très bien de sucre

...Sinon, à part la bouffe et notre hôtel dont je vous ai déjà parlé ici, ce que j'ai préféré niveau visites touristiques, c'était la citerne-basilique de Yerebatan Sarnici, un endroit vraiment original et spectaculaire (même si Chouchou s'est plaint qu'il y avait moins de touristes dans "Bons baisers de Russie"). Pour le reste, les mosquées étaient belles mais ne m'ont pas vraiment touchée; la croisière même écourtée sur le Bosphore m'a parue chiante à mourir; la vue du haut de la tour de Galata ne cassait pas trois pattes à un canard; les mosaïques du musée éponyme étaient en fort mauvais état bien qu'intéressantes; le Grand Bazaar m'a beaucoup moins plu que les souks de Marrakech; et mondialisation oblige, la partie moderne de la ville ressemblait furieusement à la rue Neuve un samedi après-midi.

samedi 2 avril 2011

The shoeholic strikes back

Depuis le début de l'année, je n'ai acheté qu'une seule paire de chaussures. Une seule. En trois mois. Ca devait faire 10 ans, voire 15, que ça ne m'était pas arrivé. Mais hier soir, en allant à mon cours de méditation, je suis passée devant Look 50's, qui avait reçu les nouvelles collections Shellys et Miss L Fire. Dans la vitrine, une paire de sandales remplissait parfaitement mon cahier des charges: en cuir rouge, avec un talon de 5 cm un peu large (parfait compromis entre besoin de me rehausser et envie de pouvoir marcher tout un après-midi sans que ça se termine par une double amputation des pieds). Malheureusement, le 36 était déjà parti, et la vendeuse m'a dit qu'il n'y aurait pas de réassort. J'ai hésité à essayer une autre paire qui me faisait de l'oeil, mais l'horloge tournait et je devais encore passer chez Kruidvat pour voir s'ils avaient reçu le top coat crack d'Essence (réponse: non).

Le soir, je me suis connectée sur amazon.co.uk, pour voir si par hasard... Oui, ils avaient les deux paires dans ma pointure, et pour 40€ moins cher que chez Look 50's, port inclus! Je devrais récupérer mes nouvelles acquisitions dans une semaine et demie, quand je descendrai à Monpatelin (j'ai eu tellement d'ennuis avec la poste belge que j'hésite maintenant à me faire livrer des choses de valeur à Bruxelles). J'ai hâte de les essayer, et encore plus hâte que la météo me permette de les porter! J'ai acheté tellement de vernis à ongles ces derniers temps que je brûle de pouvoir à nouveau exhiber mes orteils. En attendant, je vais devoir choisir quelles deux autres paires vont quitter mon dressing conformément à la règle en vigueur...

Ce que je n'ai pas aimé à Istanbul


- Istanbul, c'est grand et mal foutu. Le Bosphore passe entre les moitiés asiatique et occidentale de la ville, et cette dernière est encore coupée en deux par la Corne d'Or. Résultat, on a l'impression qu'on ne réussira jamais à tout voir (ce qui est vrai) et on ne sait pas forcément ce qui vaut la peine d'être visité ou non, à part les grands classiques que sont Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue. De plus, à l'exception d'une ligne de tram qui enjambe le pont de Galata, les transports en commun terrestres sont nécessairement circonscrits à une des trois zones. Donc, en cas de long trajet, il faut jongler entre les métros, les ferrys finalement pas très fréquents pour certaines destinations, et les bus au plan incompréhensible. Au final, nous avons pris beaucoup de taxis. Pas très chers (sauf lorsque nous nous sommes fait arnaquer par celui qui nous a ramenés à l'aéroport en fin de séjour), mais souvent dépourvus de ceintures de sécurité à l'arrière, et nous avons failli avoir un accident avec l'un d'eux. Autre chose: comme San Francisco ou Lisbonne, Istanbul est située sur une série de collines; ses rues montent et descendent énormément, souvent en pente très raide, si bien que la marche n'est pas une alternative valable, ou en tout cas pas toute la journée.

- Istanbul, ce n'est pas aussi gai et coloré que je l'imaginais. J'ai trouvé ça pollué, souvent crasseux et à moitié en ruines, mais sans le côté "décrépitude sublime" de Lisbonne, d'Essaouira ou de la vieille ville de Marrakech. Et la lumière peu clémente du début de printemps n'a sans doute pas contribué à faire ressortir ce que j'aurais pu trouver beau dans la ville. Chouchou a quand même réussi à faire de chouettes photos, parce qu'en focalisant sur des détails isolés on y parvient toujours, mais la mosaïque que j'ai postée l'autre jour n'est en aucun cas représentative de ce que nous avons vu.

- Istanbul, c'est un peu le bordel. En théorie, je suis attirée par le côté vivant et chaotique des villes orientales. Dans la pratique, je vis très mal le grouillement humain, les sollicitations constantes et le fait de devoir marchander la moindre bricole. J'aime les choses carrées, les gens disciplinés, les rues propres, les bâtiments bien entretenus et les règles claires. En gros, je devrais me contenter de voyager au Japon et en Europe du Nord. Ca tombe bien: comme destination de notre prochain city trip, nous avons choisi Stockholm :-) Et parce que ce voyage n'était pas non plus un ratage complet, demain, je vous parlerai de ce que j'ai aimé quand même à Istanbul.

vendredi 1 avril 2011

"Tous les soleils"

Alessandro est professeur de musique baroque à l'université de Strasbourg. Il vit avec sa fille adolescente et son frère, qui a demandé l'asile politique à la France et juré de ne plus sortir de leur appartement tant que ce tyran de Berlusconi n'aura pas été évincé du pouvoir. Lecteur bénévole dans les hôpitaux, membre d'un groupe de chant et d'une bande de potes qui ont acheté ensemble à la campagne une vieille bicoque où ils passent tous leurs week-ends, il ne souffre pas vraiment de la solitude et se contente, en guise de compagnie féminine, du fantôme de son épouse décédée quinze ans auparavant. Mais arrivée à l'âge des premiers émois amoureux, sa fille estime qu'il est grand temps pour Alessandro de refaire sa vie. Au besoin, son oncle et elle sont prêts à lui donner un coup de pouce...

C'est une critique dithyrambique lue dans le dernier ELLE qui m'a poussée à retourner au cinéma après trois mois de désertion consécutifs au très moyen "Les émotifs anonymes". L'ai-je regretté? Oui et non. "Tous les soleils" comporte des scènes vraiment drôles (la plupart d'entre elles, dues au personnage génial du frangin anarchiste), ainsi que deux ou trois beaux moments d'émotion comme l'adieu à Anouk Aimée ou le concert final. Pour le reste, malheureusement, le film flotte un peu, peinant à trouver un ton et une direction. Il est en outre desservi par quelques seconds rôles qui annonent leur texte d'une manière atrocement scolaire ou convenue. Je trouve également que la bande de copains aurait pu être davantage et mieux exploitée. Selon le point de vue, une semi-réussite ou un semi-ratage, donc.

A faire en avril

Emmener Gianluca bruncher au Cook&Book
Parce que malgré tous les endroits testés avec plus ou moins de bonheur, le Cook&Book reste à nos yeux la meilleure adresse pour finir de se réveiller un dimanche midi, et qu'on ne peut pas laisser plus longtemps dans l'ignorance un ami branché bouffe qui habite Bruxelles depuis des années.

Créer enfin une bannière digne de ce nom pour "Le rose et le noir"
J'avoue: je manque cruellement d'idées. Je sais juste que je ne veux pas d'assemblage d'images carrées, mais une image unique qui rende bien en format rectangulaire.

Regarder le début de la série télé inspirée de "Game of Thrones"
Les derniers trailers m'ont donné des frissons. Je ne vois pas comment je pourrais être déçue. Rendez-vous le 17 sur HBO.

Finaliser mes albums de mosaïques 2009 et 2010, ainsi que mon carnet de voyage d'Istanbul
...Au lieu de passer mes soirées à traire des vaches disco et à essayer de créer des moutons à pois roses, par exemple.

Mettre à jour le blog de Régis
...Un peu à l'abandon depuis deux mois, shame on us.

Organiser une journée géocaching/shopping à Anvers avec Phil
Nous commençons à avoir fait le tour des caches sympas sur Bruxelles; il est temps d'étendre notre rayon d'activité au reste de la Belgique! Dans le collimateur en plus d'Anvers: Waterloo, Knokke et Ostende.

Essayer de caler un week-end de trois jours du côté de Lausanne, en juin ou en juillet, pour rencontrer Lady Pops et Funambuline
La Suisse fait un vilain trou blanc au milieu de la carte d'Europe des pays que j'ai visités. Il faut absolument y remédier.

Remplacer notre futon par un canapé-lit décent où nous pourrons accueillir des invités sans qu'ils se cassent le dos.
...Ce qui signifie: virée chez Ikea!

Aller voir l'expo "Glamorous Dolls, the Colour Clash" chez Madame Moustache
Parce qu'en plus d'être une effeuilleuse de talent, Minnie Valentine sévit aussi en tant que photographe sous le nom de Cécilia Rowe.