jeudi 30 juin 2011

Geocaching: la lose lausannaise


A Lausanne comme dans toutes les villes que nous visitons, Chouchou et moi avions prévu de faire un peu de géocaching, d'autant que Funambuline souhaitait voir comment ça fonctionnait. Samedi, après avoir bu un verre à Vevey, au bord du lac Léman, et pris quelques photos de la fameuse fourchette géante, nous nous sommes mis en quête de la cache la plus proche: la Vibiscum III, située aux abords de la statue de Charlie Chaplin (qui a fini sa vie dans le coin). L'indice semblait désigner l'un des deux panneaux de signalisation tout proches, mais nous avons eu beau ôter le "bouchon" en plastique qui coiffait les poteaux en métal, nous n'avons rien trouvé, pas plus que dans les autres cachettes possibles aux environs.

Comme il faisait beau, nous avons marché le long de la rive jusqu'à la seconde géocache la plus proche: la Vibiscum II, dissimulée près du Musée du Jeu au château de la Tour-de-Peilz. Là, l'indice était beaucoup moins probant et les cachettes potentielles très nombreuses: beaucoup de murs et de murets en pierre pleins d'anfractuosités. Mais même en nous y mettant à quatre, nous avons échoué, comme pas mal d'autres gens avant nous. Il semble qu'il y ait un "truc" que nous n'avons pas pigé. Tant pis, nous venions juste d'arriver en Suisse et nous avions encore trois jours devant nous.

Le lendemain, au village de Gruyères, nous avons tenté une géocache de type "chasse au trésor" assez compliquée mais aussi très fun. A partir de 20 photos fournies par le créateur, nous devions repérer dans le village autant de détails architecturaux et noter l'indice correspondant: numéro de la maison concernée, nombre de vitres sur telle fenêtre ou de fenêtres rondes sur telle façade, etc. Les chiffres récoltés permettaient d'obtenir les coordonnées de la cache. Nous avons arpenté le village de 14h à 17h sous un soleil de plomb, ne nous accordant qu'une pause rafraîchissement au café Giger avant de localiser les deux derniers indices avec l'aide d'un commerçant du coin. Mais nous avons dû faire une erreur quelque part dans notre relevé, car les coordonnées nous ont entraînés fort loin du village, en pleine nature et dans un endroit qui ne correspondait nullement à la description fournie par le créateur de la cache. Après tant d'efforts, nous sommes donc rentrés bredouilles. Contents, quand même, de cette recherche très ludique qui nous a forcés à observer si attentivement le village, mais un peu frustrés (voire beaucoup, en ce qui me concerne). Nous méritions vraiment de découvrir ce "trésor"!

Lundi après-midi, comme Funambuline travaillait, c'est M'dame Jo qui a gentiment proposé de nous guider dans notre périple. Nous avons commencé par descendre vers le parc Mon-Repos. Dans la partie sud, nous avons admiré plusieurs volières contenant, entre autres oiseaux, le premier paon blanc que j'aie jamais vu. Nous sommes également restés perplexes devant les oeuvres éparpillées sur les pelouses: quelle pouvait bien être la signification de cette boule de bowling géante ou de ce tourniquet qui tournait tout seul et assez vite pour battre des blancs en neige? Mystère. Dans la partie nord, nous sommes montés jusqu'à la Tour de Perdonnet qui surplombe une jolie cascade. Nous avons cherché plusieurs minutes avant de localiser le tube en plastique logé dans une fissure de la roche. Mais il était enfoncé si loin que même ma très petite main ne parvenait à en toucher que le fond. Impossible de trouver une prise suffisante pour le sortir, d'autant qu'il semblait coincé. Damn, damn, et triple damn.

Nous n'avons pas eu davantage de chance à la cathédrale, où les préparatifs du Festival de la Cité nous ont empêché d'atteindre le banc près duquel se trouvait une seconde cache qui doit être super facile à loguer le reste de l'année. Sous un soleil toujours aussi plombé, nous sommes montés à pied jusqu'à la forêt de Sauvabelin. Déshydratation et coup de soleil me guettaient quand, au terme d'une longue marche, nous avons atteint la cascade que M'dame Jo pensait être celle de Valmont. Sauf que non. La vraie cascade de Valmont se trouvait encore à 900 mètres à vol d'oiseau, mais de l'autre côté d'un canyon assez profond. Nous avons renoncé et repris en bus le chemin du centre-ville. A la gare de Lausanne, malgré un faible nombre de cachettes possibles sur le quai des voies 3 et 4 en direction de Brig, nous avons une fois de plus fait chou-blanc.

6 échecs sur 6; ça ne nous était jamais arrivé, même à nos tout débuts de géocacheurs! J'ai bien cru que nous allions rentrer bredouilles de Gruyérie. Heureusement, mardi à Genève, nous avons trouvé en compagnie de Funambuline la totalité des 5 caches qui figuraient sur notre liste; l'une d'elles était même assez grande pour que j'y dépose un des Travel Bugs trouvés à Anvers fin avril. Et je crois que nous avons transmis le virus à une nouvelle géocacheuse :-)

Juin 2011


Message de service


J'ai créé pour ce blog une adresse mail spécifique que vous trouverez dans la colonne de droite. Si vous souhaitez me contacter sans passer par les commentaires ou m'offrir un pont d'or pour vanter les vertus du thé vert, n'hésitez pas à l'utiliser. Je ne vous promets pas une réponse immédiate, mais je devrais consulter ma boîte tous les deux ou trois jours dans le pire des cas.

mercredi 29 juin 2011

Musée H.R. Giger


Dans le village de Gruyères, il n'y a pas que des chalets mignons et des joueurs de cor des Alpes. Il y a aussi, de façon assez incongrue, un musée dédié à H.R. Giger. "C'est qui ce type?" vous demandez-vous peut-être. Réponse: c'est un designer essentiellement connu du grand public pour avoir conçu la créature des films de la série "Alien". Il a une façon de mêler l'organique et la mécanique que certains pourraient qualifier de géniale, voire visionnaire, et que je trouve personnellement juste dérangeante. La quasi totalité de son oeuvre prolifique montre des femmes pénétrées par tous les orifices à l'aide de divers tuyaux et ustensiles mécaniques, ou éventuellement des bébés décapités. Je ne veux même pas savoir ce qui se passe dans l'inconscient de ce malade mental monsieur. J'avoue néanmoins avoir beaucoup apprécié la déco du café à thème qui lui est consacré, juste en face de son musée.





Ces sculptures se trouvent devant l'entrée du musée.
Bien entendu, il est interdit de prendre des photos à l'intérieur...





Heureusement, on peut faire ce qu'on veut dans le café!

4 choses à savoir sur la Gruyérie


1. LA GRUYERIE, C'EST BEAU

Bon d'accord, nous n'en avons vu qu'un tout petit bout: le bord du lac Léman, le village de Gruyères perché dans les montagnes vaudoises, quelques rues piétonnes de Lausanne et la forêt de Sauvabelin, la vieille ville et les rives du Rhône à Genève. Mais waouh, quoi. Tout a l'air... tellement sain. C'est vraiment un pays de carte postale. J'ai passé quatre jours à répéter en boucle: "Rhooo, cébô". Amies gruyéroises, ne vous y trompez pas: en temps normal, j'ai un vocabulaire de plus de trois mots. Si si.

La fameuse fourchette de Vevey



Le village de Gruyères et ses environs

Le jet d'eau de Genève

Par contre, la Gruyérie, ça monte et ça descend vachement. Les non-habitués tireront la langue et choperont des crampes aux mollets. L'avantage, c'est qu'ils brûleront les calories inévitablement ingurgitées par millions à chaque repas (voir point 3).


2. LES GRUYEROISES SONT TERRIBLEMENT ACCUEILLANTES

Lady Pops est venue nous chercher jusqu'à l'aéroport de Genève avec sa Popsmobile rose. Elle avait crocheté un amigurumi Yoda pour Chouchou, m'avait raflé deux vernis Essence d'une collection limitée et préparé des cupcakes roses et noirs en l'honneur de mon blog. Le dimanche matin, elle m'a donné une leçon de crochet, et le midi, elle a fait son Kettch en payant en douce l'addition du resto où nous venions de manger. Et en plus de ça, elle a dit qu'on revenait quand on voulait.


Funambuline m'avait concocté une séance de shopping sur mesure. Elle m'a offert deux cartes postales avec des Georges-Arthur, et fait une manucure rose et noire que je vais m'employer à préserver le plus longtemps possible (je lui laisse le soin de vous la dévoiler en premier, et je rajouterai une photo ensuite). Elle a pris un après-midi de congé pour nous accompagner à Genève et a carrément poussé jusqu'à l'aéroport pour nous livrer au comptoir Brussels Airlines. Elle a dit que "c'était facile" de nous avoir chez elle le soir. Et qu'on revenait quand on voulait.

M'dame Jo nous a promenés dans Lausanne lundi après-midi pendant que nous cherchions vainement des géocaches (more about that later). Darwinette et Océane sont venues boire l'apéro avec nous alors que la première est enceinte jusqu'aux yeux et que la seconde n'habite pas sur Lausanne. Calamity et Invidiosa ont partagé leur déjeuner d'hier avec nous. Franchement, on n'avait plus envie de rentrer.


3. EN GRUYERIE, ON MANGE DROLEMENT BIEN

Le samedi soir, la famille Pops nous a fait goûter la charcuterie locale de son petit boucher et du rösti (prononcer "reuchti") fait maison. Miaaaam. Je ne vous parle même pas des cupcakes citron-matcha de Lady Pops, qui a eu la bonté de poster la recette .


Le dimanche midi, par plus de 30°, nous avons englouti une fondue moitié-moitié (50% gruyère, 50% vacherin), avec supplément pommes de terre pour Chouchou et moi. Croyez-moi ou non, ce n'était même pas lourd.


Lundi midi, nous avons déjeuné au Holy Cow qui sert ce que Funambuline considère comme les meilleurs burgers de Lausanne. Indeed. Je vais être obligée de retourner à Lausanne pour tester l'ensemble de la carte. Et leur mystérieuse boisson baptisée "Mieux que du thé" est délicieuse aussi.

Lundi soir, nous avons dîné à la terrasse de la Pinte Besson, un joli petit resto à l'ancienne où j'ai goûté du féra, un poisson d'eau douce pêché dans le lac Léman. Yummy.


Par contre, nous n'avons pas eu l'occasion d'essayer les fameuses meringues double crème. Ce sera pour une prochaine fois.


4. LA GRYUERIE, C'EST CHEEEEER

Le taux de change avec l'euro étant particulièrement défavorable en ce moment, un Coca dans un bar revient à peu près à 4€, et un (bon) sandwich à l'aéroport de Genève, à 7€. Glups. A repas équivalent, il faut compter une addition 30% plus élevée qu'en France ou en Belgique. Les produits La Marelle ou Pantone prennent entre 30 et 50% d'augmentation dans les magasins où ils sont vendus. Moralité: ramener des spécialistés locales, oui. Faire du shopping de choses qu'on peut trouver ailleurs, non.

Demain, je vous raconte notre lose géocaching à Lausanne...

mardi 28 juin 2011

Bon d'accord...


...J'ai menti. Non seulement je ne vous ai pas donné mes premières impressions samedi soir, mais je vous ai carrément laissés sans nouvelles pendant 4 jours. C'est peut-être pour me punir que le ciel a envoyé la foudre frapper notre avion de retour (glups). Pourtant, ce n'est pas ma faute si je n'ai pas pu bloguer. C'est celle de l'hospitalité gruyéroise grâce à laquelle nous n'avons pas eu une seule minute pour nous ennuyer, ainsi que du dénivelé des rues gruyéroises qui, conjugué à une température exceptionnelle, nous a mis sur les rotules chaque jour à partir de 17h, nous laissant juste assez d'énergie pour nous traîner jusqu'à la table du dîner puis pour dauber bavarder jusqu'après minuit. Trop dure la vie en Gruyérie. Bref, je promets (sur la tête des kilos de chocolat et de vernis à ongles que je n'ai même pas encore déballés) de tout vous raconter à partir de demain avec moultes photos. Et le blog de Régis ne sera pas en reste. Là, je vais juste mettre mon fromage au frigo et aller me coucher pour récupérer quelques forces.

samedi 25 juin 2011

Heidiland here we come!


Après moultes péripéties (les billets d'avion réservés par internet ne semblaient pas valables; l'amie qui devait nous garder Scarlett est restée injoignable hier soir jusqu'à 21h30 passées), nous voici enfin sur le départ pour la Gruyérie Suisse. Bruxelles a sorti sa plus belle drache pour nous dire "au revoir"; nous ne serons pas fâchés de nous retrouver en début d'après-midi sous le soleil de Lausanne qui nous permettra (j'espère!) de prendre pleiiiiin de belles photos. A ce soir pour nos premières impressions de Heidiland!

vendredi 24 juin 2011

Régis dans la peau (2)


Je ne me souviens pas d'avoir autant douillé pour mes deux tatouages précédents. D'accord, c'était il y a respectivement 15 et 12 ans, mais quand même, je doute que ma mémoire rosebonbonnise à ce point.

Le premier soir, j'avais affreusement mal au bras gauche; ça me brûlait et j'avais des élancements jusque dans l'épaule. Mais OK, je suis une mauviette, donc ça n'est pas nécessairement significatif. Avant de me coucher, je me suis emballée dans du cellophane, et j'ai bien fait: l'encre rouge a dégorgé pendant la nuit, un truc de malade. J'aurais flingué mes jolis draps.

Hier, comme je devais sortir, j'ai appliqué du Bépanthol plus une compresse, histoire de pouvoir porter des manches longues comme il sied en novembre. Mon bras me faisait encore un peu mal, surtout quand je me penchais en avant ou quand je marchais et qu'il était secoué. Pas de bol: le bureau de poste de la Porte de Namur fermant désormais à 17h au lieu de 18h, et comme je devais absolument renvoyer les contrats signés du tome 15 d'AB, j'ai marché avec mes babies à talons jusqu'au Delhaize de Flagey, puis jusqu'à la place Stéphanie pour aller au Serendip Spa. Je ne sais pas ce qui a le plus morflé de mon bras ou de mes pieds.

Au Serendip Spa, j'ai bu deux coupes de champagne, profité des 15% de réduc générale pour m'acheter d'avance une séance de réflexologie plantaire, un paquet de cours de yoga, une charlotte de douche fuchsia avec des étoiles blanches et un nettoyant à tout faire d'une marque organique dont je vous reparlerai quand je l'aurai testé. Puis Chouchou et moi sommes allés manger au Yamato.

Le temps de rentrer à la maison, la compresse avait adhéré à ma peau par endroits, et elle en a emporté de gros morceaux avec elle, laissant des taches de lymphe rouge qui m'ont un peu affolée. J'ai appelé Olivier pour lui expliquer mon problème. Il a bien rigolé. "Tu n'as pas enlevé de la peau, jusque de l'encre qui avait suinté et un peu séché. Nettoie à l'eau tiède et au savon PH neutre, puis remets du Bépanthol". Ouf.

Pour la deuxième nuit consécutive, j'ai donc emballé mon bras avant de me coucher. C'est d'un sexy, je vous raconte même pas. Et ce matin, il y avait à nouveau de l'encre rouge partout - à croire qu'Olivier m'en a injecté un litre sous la peau. J'espère que ça va bientôt s'arrêter, sinon je vais ENCORE être moche sur mes photos de vacances de ce week-end. (Oui, on peut être moche du bras gauche en plus d'avoir des mentons surnuméraires disgracieux.)

mercredi 22 juin 2011

Régis dans la peau


Aujourd'hui, j'avais rendez-vous à 18h pour me faire tatouer Régis à l'intérieur de l'avant-bras gauche. Olivier m'a montré ses dessins dans différentes tailles; le plus petit me semblait encore bien gros, mais apparemment, il fallait au moins ça pour qu'on voie les dents de Régis et qu'elles puissent être teintées en blanc. Bon.

Olivier a commencé par me poser sur le bras une sorte de décalcomanie réalisé à partir de son dessin, et qui lui servirait pour tracer les contours de Régis sans se tromper ou faire d'erreurs de proportions.


Puis il s'est mis à encrer. D'abord le contour en noir, avec une aiguille assez fine car je ne voulais pas que le trait soit épais. Comme pour tous mes tatouages (celui-ci est le 3ème), j'ai trouvé ça désagréable mais supportable. La douleur est hyper localisée et s'évapore instantanément au fur et à mesure que le pistolet se déplace.


Le contour une fois terminé, Olivier a pris un "peigne" de treize aiguilles alignées, afin de couvrir plus vite la surface importante à teinter en rouge. Bizarrement, j'ai trouvé que ça faisait un peu moins mal.


Sur la photo ci-dessus, on voit bien que la peau réagit au traumatisme des piqûres répétées en rougissant et en gonflant. Par ailleurs, le pistolet dépose autant, sinon plus d'encre en surface qu'à l'intérieur; le tatoueur doit donc essuyer régulièrement la zone pour continuer à voir ce qu'il fait.

Le rouge une fois terminé, je commençais à souffrir vraiment et j'avais hâte que ça se termine. Mais j'ai serré les dents car je voulais tout faire en une séance. Olivier a rajouté du blanc pour les dents et l'oeil de Régis, puis il a posé des ombres pour lui donner un peu plus de relief. Enfin, il a tracé les coutures de son oeil. A ce stade, je n'en pouvais vraiment plus; la séance durait depuis deux heures et j'avais hâte que ça s'arrête.


Ta-taaaaaam! Voilà Régis. Le résultat définitif ne se verra que dans quelques jours, le temps que ma peau absorbe bien l'encre et commence à cicatriser. En attendant, je dois éviter de m'exposer au soleil, de gratter la croûte même si ça me démange et de frotter mon tatouage (surtout contre des tissus synthétiques). Et je dois bien sûr l'enduire religieusement de Bépanthol trois fois par jour.

Vous venez à la Louise Summer Night?


Demain soir à Bruxelles, du côté de l'avenue Louise, les commerces resteront ouverts plus tard que d'habitude et proposeront des animations pour célébrer le début de l'été même si on se croirait en novembre là tout de suite. Personnellement, j'irai faire un tour au Serendip Spa qui offre pour l'occasion champagne, petits fours et mini-massages à partir de 18h30. Si vous ne connaissez pas encore cet endroit merveilleux, c'est une bonne occasion de le découvrir.

mardi 21 juin 2011

"Game of Thrones" saison 1


Je sais que j'en ai déjà parlé dans un post récent, mais je viens juste de regarder le dernier épisode et... OUAAAAAAAAAAAAAH. Du coup, j'ai envie de faire un bilan de cette première saison (avec spoilers inside, évidemment...).

J'ai aimé adoré:
- Le casting. Sérieusement. Tous les acteurs sont fabuleux. La petite Maisie Williams donne envie d'avoir une douzaine de gamines comme Arya; Peter Dinklage rend à merveille l'intelligence vive mais aussi le tourment intérieur de Tyrion; le jeune Jack Gleeson campe cette punaise de Joffrey d'une telle façon qu'on a envie de l'écraser méticuleusement sous le talon, puis de jeter ses chaussures au feu ensuite; Sean Bean incarne à la perfection la stupidité noblesse aveugle de Ned Stark; Aidan Gillen est exactement tel que j'imaginais le suave et sans scrupules Petyr Baelish; Emilia Clarke est sublime en Daenerys Targaryen, adolescente sacrifiée à l'ambition de son frère qui s'épanouit pour devenir une souveraine barbare pleine de passion; Jason Momoa est parfait en Khal "Drogo-my-sun-and-stars" au regard sombre et ardent; Nikolaj Coster-Waldau fait un Jaime Lannister beau et arrogant juste ce qu'il faut; Sophie Turner a l'air plus cruche que nature en Sansa... J'avais quelques réserves à la base au sujet des acteurs qui interprètent Jon Snow et Robb Stark, parce que je les trouvais trop vieux pour leur rôle. Mais l'un des problèmes rencontrés par George R.R. Martin dans l'écriture de sa série étant justement le trop jeune âge de certains de ses protagonistes, finalement, c'est aussi bien comme ça.
- Les scènes rajoutées par rapport aux bouquins, qui apportent vraiment un plus. Je pense entre autres à la discussion étonnamment lucide entre Robert et Cersei au sujet de leur mariage, ou à l'épilation sensuelle de Renly par Loras, qui confirme une homosexualité à laquelle il est seulement fait allusion dans les deux premiers tomes.
- Le respect de l'histoire initiale - mais c'est bien le moins à quoi on pouvait s'attendre grâce à la collaboration de George R. R. Martin.
- Les décors qui ne déméritent franchement pas. Le Mur, en particulier, me donne des frissons à chacune de ses apparitions. Par contre, j'imaginais le Val d'Eyrie un poil plus vertigineux vu du dehors.
- La réalisation impeccable, surtout dans les scènes les plus dramatiques comme celles du couronnement de Viserys, de la décapitation de Ned ou de la naissance des dragons. Chaque fois, j'ai beau savoir ce qui va se passer, je retiens mon souffle et je pousse des hoquets de stupeur. Et j'avoue que j'ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois en regardant les deux derniers épisodes.

J'ai moins aimé:
- La quasi-absence des direwolves, à part dans les scènes-clés où leur intervention est vraiment nécessaire.
- L'interprétation de Lena Heady, qui fait de cette salope sidérale de Cersei un personnage impitoyablement pragmatique, mais manquant du petit grain de folie qu'on lui devine dans les bouquins.
- La surenchère de scènes de cul gratuites, certes pas désagréables à regarder, mais qui volent de la pellicule à d'autres scènes plus pertinentes passées à la trappe pour, j'imagine, des raisons de temps.

Et maintenant, je me demande comment je vais faire pour attendre la suite presque un an, pfffff... Probablement en attaquant sous peu la lecture de "A storm of swords".

lundi 20 juin 2011

Reasons to be happy


Les pêches plates que je découvre à peine, au grand étonnement de ma marchande de primeurs, et qui ont un petit goût de pêches de vigne. Les abricots fondants dont le jus coule sur mes doigts. La tapenade d'artichaut que m'a vendue une charmante jeune fille dimanche matin sur le marché, et qui a été engloutie dans la journée avec une baguette aux céréales. Le bouquet vitaminé à base de gerberas rouges, oranges et roses que je me suis offert pour garnir le vase de Gabrielle. Le Watermelon d'Essie, vernis à mi-chemin entre le rouge et le rose qui a ravi mes ongles pendant cinq jours. Les compensées à fleurs confortables, légères et pas chères dénichées chez André. Le soleil qui a brillé tout cette semaine sur Monpatelin, me poussant à sortir de chez moi chaque jour pour en profiter un peu. Le déjeuner tardif de samedi avec un couple de vieux copains perdus de vue et retrouvés grâce à Facebook; le temps qui file à toute allure pendant qu'on papote sous les platanes; le sentiment agréable de parler à des gens qui sont sur la même longueur d'ondes que moi. La mignonne théière PipStudio qui est venue agrandir ma collection. La vidéo du spectacle de danse de Choupie qui me replonge dans mes souvenirs de galas de fin d'année, des moments parmi les plus forts et les plus heureux de ma jeunesse. La familiarité chaude et rassurante des amitiés de plus de dix ans. Les pages du tome 6 des Seigneurs des Runes qui défilent à toute vitesse sous mes doigts. Mon canapé bleu sur lequel il est si bon de se vautrer le soir avec un bouquin. La petite robe jaune à motif tropical achetée une bouchée de pain chez H&M il y a une éternité, et que je ressors avec toujours autant de plaisir chaque été. La fraîcheur douce de la lotion Sisley au pamplemousse qui vient terminer mon rituel de démaquillage, le soir. Le crin-crin des cigales, probablement un des sons que je préfère au monde. Les remerciements enthousiastes des Postcrosseurs à qui j'ai envoyé une carte particulièrement bien choisie. Le compte à rebours entamé avant la visite à Lausanne le week-end prochain. Les blogs "style de vie" dont les jolies photos m'inspirent. Le sublime thé de printemps que j'ai rapporté du Japon l'an dernier et dont je n'économise pas le dernier paquet parce que la vie, c'est là, maintenant.

dimanche 19 juin 2011

Dans mon sac, il y a... (3)


Ca fait longtemps que je n'ai pas vidé mon sac ici au sens propre du terme... Voici donc une parfaite occasion de vous montrer le fameux Monica de Nat &Nin commandé en avril sur les conseils de Céline. Il fait moins "marron" en vrai, mais néanmoins plus vieux rose que poudré. Le cuir est de belle qualité, à la fois épais et souple, et je trouve le modèle extrêmement bien conçu même s'il me semble (mais je me trompe peut-être) que les finitions fatiguent un peu vite dans les plis.

Je suis globalement très contente de mon achat, et comme j'avais commandé en même temps un Jen bleu dont je suis tout aussi satisfaite, c'est très chaleureusement que je vous recommande cette marque. Nat &Nin livre vite, pour des frais de port très raisonnables, et possède un service après-vente efficace: j'ai dû renvoyer un portefeuille dont l'intérieur ne correspondait pas à mes attentes; j'ai été remboursée immédiatement et sans problèmes.

Cette page de pub terminée, passons au contenu de mon Monica...



De gauche à droite et de haut en bas:
- "Mon carnet de nana", dans lequel je note toutes les idées qui me viennent par la tête quand je ne suis pas chez moi, et qui contient également une foule de renseignements essentiels tels qu'adresses de salons de thé à tester ou liste des goûts de ma swapée
- 1 Bic noir, le même modèle pas du tout glamour avec lequel j'écris depuis des années
- 1 crayon 2B, mon préféré pour dessiner
- Des lunettes de soleil Grand Optical adaptées à ma vue, offertes pour 1€ de plus avec la dernière paire de vue achetée chez eux
- 1 petit flacon de crème solaire indice 50+ Avène, indispensable pour les retouches en journée à Monpatelin (à Bruxelles, beaucoup moins...)
- Mon disque dur externe: je suis parano et ne le laisse jamais au même endroit que mon MacBook
- Mon ordonnance de Lutényl et de vitamines D (mon teint de bidet a inquiété Gentil Généraliste qui, apprenant que je fuyais le soleil en été, m'a prescrit de quoi remédier à mes éventuelles carences)
- Mon porte-cartes de fidélité françaises - si je les laisse dans mon portefeuille avec les cartes de fidélité belges, elles prennent vraiment trop de place
- Mon joli portefeuille Clumsy, dont on me fait régulièrement des compliments mais qui commence à être bien abîmé; je peine à lui trouver un remplaçant on me signale dans l'oreillette que son remplaçant m'attend à Lausanne, merci Funambuline!
- "Undead and unwed" dont je vous ai parlé récemment
- Mon vieux portable Nokia acheté en avril 2005 et qui ne fait rien d'autre que téléphoner (et encore, seulement quand je me trouve en France); la technogadgetophilie ne passera décidément pas par moi
- 1 carte postale reçue de Russie
- 4 cartes postales de Provence à envoyer à mes correspondants Postcrossing
- 1 flacon de vernis Urban Turquoise de Maybelline, que je teste et dont je vous reparle dans les jours à venir
- 1 paquet de mini-mouchoirs Sniff rouges à pois blancs, qui me sert surtout à suppléer à l'absence de papier dès la 3ème heure de voyage dans un TGV
- Des médocs d'urgence (somnifères et Xanax... je n'en prends pas en ce moment mais j'aime savoir que j'en ai sous la main au cas où)
- 1 adorable miroir de poche en forme de rose rouge, que Sephora offrait en cadeau à Noël dernier et qui fait régulièrement l'envie de mes copines
- 1 mini-mascara noir Sephora
- 1 rouge à lèvres 628 d'agnès b., vrai rouge pas trop pupute et bien hydratant
- 1 peigne
- 1 flacon de gel nettoyant anti-bactérien, parce que sans être germophobe, je porte souvent mes mains à ma bouche et j'aime autant qu'elles soient un minimum propres y compris quand je viens de prendre les transports en commun

Lectrices blogueuses, si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à montrer aussi le contenu de votre sac; c'est un petit exercice intime que je trouve rigolo et édifiant :-)

Ma PAL (1)


Bon, la PAL dans une page Blogger où les lecteurs ne peuvent pas laisser de commentaires, ça n'allait pas. J'en fais donc un post "ordinaire", mais qui restera accessible par le lien de la colonne de droite jusqu'à ce que j'effectue une mise à jour (probablement mensuelle) et que je publie un nouveau post. A ce jour, donc, en plus des sept ou huit bouquins que je suis en train de lire à des rythmes variables, voici les livres qui attendent sur une étagère de ma bibliothèque:

- Ange: Ayesha (intégrale)
- Anthologie: Chasseurs de fantasmes
- Anthologie: Haïku, anthologie du poème court japonais
- Anthologie: Magiciens et sorcières
- Armstrong, Kelly: Morsure
- Benni, Stefano: Hélianthe
- Benni, Stefano: Margherita Dolcevita
- Bolano, Roberto: 2666
- Briggs, Patricia: L'appel de la lune
- Carey, Jacqueline: Imriel
- Cohen, Robert: Inspired sleep
- Duane, Diane:
A wizard of Mars
- Gollut, Sébastien: 36 marches jusqu'en enfer
- Gudule: La ménopause des fées
- Hobb, Robin: L'assassin royal
- Hustvedt, Siri: L'envoûtement de Lily Dahl
- Jansson, Tove: Moomin et la comète
- Krauss, Nicole: Man walks into a room
- Kuroyanagi, Tetsuko: Totto-chan
- Lehman, Serge: Le haut-lieu
- Lewycka, Marina: We are all made of glue
- Lis, Céline: L'impatiente
- Lovegrove, James: The age of Ra
- Martin, George R.R.: A storm of swords
- Matthieussent, Brice: Vengeance du traducteur
- Mazaurette, Maïa: Rien ne nous survivra
- McIntosh, Fiona: Le don
- McIntosh, Fiona: Le sang
- Millêtre, Béatrice: Prendre la vie du bon côté
- Nelson, Jandy: Le ciel est partout
- Nicholls, Anne: Make love work for you
- Noon, Jeff: NymphoRmation
- Ogawa, Yoko: Amours en marge
- Ogawa, Yoko: Manuscrit zéro
- Page, Martin: La disparition de Paris et sa renaissance en Afrique
- Ruiz Zafon, Carlos: Le jeu de l'ange
- Salter, James: Un bonheur parfait
- Stouffs, Arnaud: Le journal de campagne du capitaine Crapaud
- Suzanne, Guillaume: Les poubelles pleurent toujours
- Suzanne, Guillaume: Le guide de la poubelle galactique
- Tyler, Anne: Digging to America
- Viscogliosi, Fabio: Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit
- Weis & Hickman: Dragons of the hourglass mage
- Wilwerth, Evelyne: 22 astuces pour une vie plus magique

samedi 18 juin 2011

Carré 2 Vigne



Ca faisait un petit moment déjà que plusieurs de mes amis me parlaient de Carré 2 Vigne, resto italien situé dans une petite rue face à l'Opéra de Toulon et tenu par le fils du propriétaire de La Théière. Je l'ai enfin testé hier midi avec Etre Exquis. Le menu proposait toutes sortes de piatti qui avaient l'air plus délicieux les uns que les autres, mais peut-être légèrement bourratifs par cette chaleur; du coup, nous avons tous les deux opté pour le plat du jour: une assiette d'antipasti accompagnée de gaspacho et de petits trucs panés. Je crois qu'Etre Exquis est resté un peu sur sa faim, mais pour moi, c'était parfait au niveau quantité, et ça m'a permis de commander un dessert la conscience et l'estomac légers. Mon clafoutis à l'abricot flanqué de sa glace maison assortie était divin. Face à moi, Etre Exquis souriait de bonheur en savourant un fondant au chocolat au coeur de coulis de fraise. Le Côte de Provence rouge dont on nous a servi deux verres était très correct lui aussi. Service souriant et assez rapide (mais nous sommes arrivés à 13h30, après le coup de feu, donc il ne restait guère de clients à servir en même temps que nous), et addition de 60€. Même si la déco moderne dans les tons turquoise et chocolat n'est pas forcément ma tasse de thé, je reviendrai volontiers déjeuner ici à l'occasion.

Carré 2 Vigne
14 rue de Pomet
83000 TOULON
Tel: 04 94 92 98 21
Fermé le dimanche et le lundi

vendredi 17 juin 2011

"Undead and unwed"



Toujours à la recherche d'une série drôle et pas trop débile pour combler le vide laissé par les aventures de Stephanie Plum et celles d'Izzy Spellman, j'ai jeté mon dévolu sur une nouvelle héroïne. Elizabeth Taylor, dite Betsy, a trente ans. Elle est secrétaire et vit seule avec son chat. Alors qu'elle vient juste de se faire licencier, Betsy est tuée dans un accident de voiture. Elle revient à elle dans son cercueil et, ne comprenant pas pourquoi elle n'est pas restée morte, tente par tous les moyens de remédier à cette erreur de la nature. Ses vaillants efforts pour se supprimer demeurent vains: apparemment, Betsy est devenue hyper-balèze et quasi-indestructible. Elle exerce en outre une étrange attirance sur tous les mâles qui l'approchent. Ne comprenant pas encore ce qui lui arrive, elle rentre chez elle et découvre que sa vilaine marâtre a profité de son décès pour s'emparer de sa collection de chaussures griffées...

Pour faire court, Betsy est désormais une vampire - mieux encore: la reine des vampires, dont la venue a été annoncée par une prophétie millénaire! Ce qui ne l'arrange pas du tout, car elle voudrait juste continuer à mener une non-vie normale. Malheureusement pour elle, deux factions rivales tentent de la rallier à leur cause. La première est dirigée par un aspirant Bela Lugosi mal sapé, la seconde par une sorte d'Elvis au regard de braise.

A partir de là, l'histoire est assez prévisible. Comme dans la plupart des séries de bit-lit (ou est-ce juste dans AB?), la prude héroïne va rapidement devenir une chaudasse doublée d'une tombeuse. Du moins le fera-t-elle en Manolo Blahnik plutôt qu'en Nike. "Undead and Unwed" ne fait clairement pas mal à la tête, mais Betsy et ses deux sidekicks humains, Jessica et Marc, sont plutôt attachants; le style de MaryJanice Davidson ne manque ni d'humour ni de vivacité, et il n'y a guère de temps morts dans la narration. J'ai aimé l'équilibre entre le pitch fantaisiste, très second degré - pas si éloigné de "une lycéenne blonde écervelée est Elue par des puissances supérieures pour combattre le Mal" - et une réalité parfois cruelle, pleine d'enfants molestés et de dépressifs suicidaires. J'ai descendu d'une traite les 250 pages de ce sympathique petit roman. La bonne nouvelle, c'est qu'il en existe sept autres en anglais, et que les quatre premiers tomes de la série sont déjà traduits en français (avec des couvertures bien plus chouettes que celles de la VO).

jeudi 16 juin 2011

"Je veux être femme au foyer"


Non, je ne suis pas dégoûtée des scènes d'empalement et de partouzes au point de vouloir abandonner mon métier. Il se trouve juste que la pin-up de la couverture a attiré mon attention lors d'un récent passage chez Cook & Book, et qu'un rapide coup d'oeil à l'intérieur m'a convaincu que je passerais un bon moment avec ce livre de la Canadienne Rosemary Counter.

Dès l'introduction, le ton est donné: il sera vif et impertinent, voire politiquement incorrect. "Avocate dans un grand cabinet ou serveuse dans un bar, toute femme a son moment de lucidité. Fatiguée, débraillée, elle finit par se demander: qu'est-ce qui est plus amusant que d'aller au boulot? Ne pas aller au boulot. Mais à quoi pourrait-elle passer toutes ses journées? A faire tout ce qui lui plaît. Et les revendications du MLF? Et bien, elle a maintenant tout le temps de lire "le deuxième sexe" dans sa baignoire. Et qu'y a-t-il de plus girl power que d'envoyer un homme faire le boulot à sa place? Rien. Je ne dis pas que vous n'apportez pas votre contribution. En fait, votre simple présence est votre contribution. Certes, vous ne savez pas cuisiner, mais Dieu que vous êtes mignonne en tablier. Le ménage vous dégoûte, bien sûr, mais vous avez le numéro d'une adorable vieille dame originaire de Lisbonne qui ne demande qu'à le faire. Vous avez parfois du mal à tenir quelques Martini (le plus souvent, d'ailleurs, ce sont eux qui vous tiennent...) mais vous savez organiser des soirées géniales."

La suite est du même tonneau. Exemple, la recette des "Crêpes-je-suis-désolée-Chéri", pour quand la femme au foyer a quelque chose à se faire pardonner. Ingrédients: De la farine, 1 oeuf sans la coquille, 1 tasse de lait frais de préférence (si vous n'en avez pas, allez frapper à la porte de votre voisin sexy d'une manière suggestive). Préparation: Mélangez le tout dans un saladier. Versez la pâte dans une poêle chaude beurrée. Quand ça sent le cramé, retournez la crêpe. Quand ça sent à nouveau le cramé, c'est prêt." Ou encore, les 10 commandements de la grasse matinée: "1. Tu ne te réveilleras pas aux aurores. C'est à la fois totalement inacceptable et contraire à la marche naturelle des choses. Ca crée aussi un mauvais précédent." On atteint des sommets de drôlerie dans les quizz (mention spéciale à "Quelle est la profession de votre homme?") et les tableaux censés expliquer l'utilité des ustensiles de cuisine ou appareils électro-ménagers. De plus, la mise en page à base d'illustrations style 50's est totalement craquante. Un chouette cadeau à faire ou à se faire.

mercredi 15 juin 2011

L'Imagin'Air


Dans la famille des restos bios qui commencent à fleurir un peu partout à Bruxelles, l'Imagin'Air fait déjà figure d'ancêtre. Outre l'argument "nourriture saine et éthique", son principal atout est sa ravissante cour intérieure, vraiment très agréable les soirs d'été. Chouchou et moi n'y avions pas été depuis longtemps; aussi, quand Marie-Aude et Mareike ont proposé qu'on aille ensemble voir "Tomboy" qui passait à 21h au Vendôme voisin, c'est tout naturellement que j'ai suggéré de dîner d'abord là-bas.

...Tout naturellement, aussi, que je me suis rappelé pourquoi Chouchou et moi avions délaissé ce lieu. La "carte" rédigée à la main sur un pauvre bout de papier gris qui menace de tomber en poussière si on le manipule trop brutalement, on peut considérer que ça fait partie du côté "roots" et sans chichis. L'indisponibilité de la moitié des boissons est déjà un peu plus ennuyeuse. Le Schweppes agrumes que convoitait Chouchou? "Y'en a plus." La bière que voulait boire Marie-Aude? "Y'en a plus non plus." Au final, on pouvait choisir comme apéro entre... de la Bionade ou de l'eau. Bon, ben pas d'apéro alors, on va juste prendre un demi-litre de vin bio avec le repas.

Repas qui tarde à arriver: trois quarts d'heure après avoir commandé, nous ne sommes toujours pas servis alors que seules deux tables sont occupées pour le moment! "Ah ben c'est marqué slow food, hein", ironise Chouchou. Heureusement, nos assiettes végétariennes sont délicieuses, et la dame a bien remplacé les chicons par des carottes dans la mienne, hourra! Le vin bio aussi est très convenable. Encouragés, nous osons réclamer la carte des desserts. "Euh, répond la serveuse embarrassée, on n'en fait pas vraiment. Mais je peux vous proposer des biscuits." Non, c'est bon, on va plutôt aller prendre un truc à l'Exki de la porte de Namur.

Verdict: très mitigé. La cour intérieure est super, la nourriture vraiment bio et bonne, mais il faut accepter d'avoir un choix hyper restreint et de ne jamais savoir à quelle heure on aura terminé son repas.

L'Imagin'Air, Art Café
Place Fernand Cocq 6
1050 BRUXELLES

mardi 14 juin 2011

En bref...


- J'ai enfin pris rendez-vous pour me faire tatouer Régis, youhou! Premières photos le soir du 22 juin, si mon bras n'est pas trop rouge. Du coup, en cas de grand beau temps à Lausanne le dernier week-end du mois, je devrai me balader avec des manches longues ou un gros pansement. Heureusement que je n'ai pas (trop) peur du ridicule.

- Je suis sortie victorieuse du bras de fer qui m'opposait à un groupe Facebook au nom fort proche de celui de ce blog, et qui avait carrément piqué mon ancienne bannière pour s'en servir d'avatar. Réclamations massives de mes contacts + dépôt de plainte pour infraction à la propriété intellectuelle, et ça n'a pas traîné: 24h plus tard, Facebook avait retiré la photo litigieuse. Je ne suis pas toujours d'accord avec leurs façons de faire, mais sur ce coup-là, je dis chapeau et merci.

- Vous trouverez désormais, dans la colonne de gauche l'autre gauche (autrement dit: la droite), entre l'Agenda et les Archives, un lien "Ma PAL" qui vous conduira vers la liste de tous mes bouquins en attente de lecture. Le problème de ce système de page Blogger, c'est qu'on ne peut pas commenter dessus. Aussi, je me demande s'il ne serait pas mieux de faire un post bimestriel avec, par exemple, "Ma PAL au 1er juillet", "Ma PAL au 1er septembre", etc. Un avis?

- J'ai enfin réussi à trouver un des géniaux bouquins des éditions suisses Plonk & Replonk chez Cook & Book. Apparemment, Tropismes les diffuse aussi; je passerai peut-être voir s'ils ont les autres. Ou bien, je les chercherai pendant mon séjour à Lausanne, s'il reste de la place dans ma valise une fois que j'aurai terminé mes emplettes de produits Essence, de fromage et de chocolat.

Un cousin gris de Georges-Arthur, immortalisé par Plonk & Replonk

- Le swap avance cahin-caha; ce n'est pas toujours simple de "gérer" une vingtaine de filles aux goûts, aux habitudes et aux caractères très différents, mais ça m'apprend beaucoup de choses et ça me permet de découvrir quelques personnes vraiment intéressantes. Ma boîte à bottines d'homme pointure 43 est déjà bien pleine, et j'ai prévu encore plusieurs séances de shopping: ce samedi chez La Fiancée du Pirate avec Gabrielle, en Suisse à la fin du mois, à Paris début juillet. Si je continue comme ça, c'est un container qu'il va me falloir! Mais c'est si chouette de gâter quelqu'un d'autre et de lui faire découvrir des choses qu'on aime en espérant que ça lui plaira aussi...

lundi 13 juin 2011

Pâtes aux pousses d'épinard et au fromage bleu


Pour 4 personnes:

3 cuillères à soupe d'huile d'olive
2 poireaux débités en fines rondelles
500g de pâtes courtes
200 ml de crème allégée
1 cuillère à soupe de moutarde
150g de fromage bleu émietté
200g de tomates cerises coupées en deux
(ou un bocal de tomates séchées égouttées et coupées en deux)
100g de pousses d'épinard fraîches
Sel, poivre
Optionnel: une poignée d'olives noires

- Faire cuire les pâtes selon les instructions sur le paquet.
- Pendant ce temps, mettre l'huile à chauffer dans une sauteuse. Ajouter les poireaux. Couvrir et faire cuire 10 mn à feu doux. Ajouter la crème, la moutarde, les trois quarts du fromage et remuer jusqu'à ce qu'il ait fondu. Assaisonner.
- Oter du feu. Ajouter les tomates cerises (et éventuellement les olives).
- Egoutter les pâtes. Les mélanger à la préparation à base de poireaux. Ajouter les pousses d'épinards.
- Servir en ajoutant au dernier moment le reste du fromage par-dessus.

Bon appétit!

dimanche 12 juin 2011

"La conquête"


"6 mai 2007, second tour de l'élection présidentielle. Alors que les Français s’apprêtent à élire leur nouveau Président, Nicolas Sarkozy, sûr de sa victoire, reste cloîtré chez lui, en peignoir, sombre et abattu. Toute la journée, il cherche à joindre Cécilia qui le fuit. Les cinq années qui viennent de s'écouler défilent: elles racontent l'irrésistible ascension de Sarkozy, semée de coups tordus, de coups de gueule et d'affrontements en coulisse. La conquête : L'histoire d'un homme qui gagne le pouvoir et perd sa femme."

La dernière phrase de ce résumé exprime assez bien les efforts du réalisateur pour faire de Nicolas Sarkozy un personnage tragique, un arriviste vulgaire et brutal dont le spectateur est tout de même incité à avoir pitié parce que son ascension lui coûtera l'amour de sa vie. Passe encore qu'il ne soit jamais mentionné que Sarkozy, comme beaucoup de politiciens de tous bords, est un coureur notoire et que Cécilia et lui s'étaient déjà séparés une fois avant le début des événements relatés dans "La conquête". L'éclairage jeté sur cette période de sa vie est forcément partial, voire romancé; sans quoi, faire un film dessus n'aurait aucun intérêt. Le problème, c'est que même ainsi, j'ai trouvé "La conquête" un peu facile, simple assemblage de scènes tournant autour de phrases coups de poing archi-connues du style "Il faut travailler plus pour gagner plus" ou "Je suis une Ferrari; et une Ferrari, on prend des gants blancs pour trafiquer sous son capot". Certes, j'ai ri des scènes où Sarkozy se couvre de ridicule et grogné de dégoût quand il fait preuve d'encore plus de morgue que d'habitude; et le mépris qu'il m'inspire s'est trouvé encore renforcé par ses stratégies de campagne telles que le mécanisme en est décortiqué: pas réellement d'idéaux à part un vague "il faut réformer la France", juste une ambition personnelle accomplie à grands renforts de populisme et de démagogie ciblée. Et tous les acteurs sont vraiment très bons. Mais je n'ai pas l'impression que voir "La conquête" m'ait apporté grand-chose.

The long kiss goodbye


Ce matin, à 5h30, nous avons été réveillés par des miaulements déchirants qui, pour une fois, n'étaient pas ceux de Scarlett exigeant que nous nous levions pour lui laisser le lit. Chouchou a bondi. Etalée sur le ventre dans sa litière, les pattes en étoile, Copernique vomissait une bave gluante dont elle ne parvenait pas à se débarrasser. Quand nous avons voulu la sortir du bac pour l'essuyer, elle s'est traînée jusqu'à la cachette au pied de l'arbre à chats. Elle avait du mal à tenir debout et ses pattes partaient dans tous les sens. J'ai compris tout de suite que c'était la fin.

Nous l'avons emmenée à notre clinique vétérinaire, qui assure une garde la nuit et les jours fériés. Une jeune femme blonde très douce lui a fait une prise de sang dont les résultats n'étaient pas bons. Son urée avait beaucoup empiré; son foie aussi était en train de lâcher, et elle faisait un début de diabète. De plus, elle avait perdu pas mal de poids et était en hypothermie. Nous aurions pu la mettre sous perfusion pendant 48h, puis lui administrer des piqûres d'insuline deux fois par jour pour tenter de la "rattraper", mais étant donné son âgé, la véto n'y croyait pas, et moi, je ne voulais pas qu'elle souffre. Avec beaucoup de tristesse mais d'un commun accord, Chouchou et moi avons donc décidé de la faire euthanasier. Nous lui avons murmuré nos au revoir avec des larmes plein les yeux. Une petite injection de tranquillisant l'a endormie, même si ses yeux sont restés à demi ouverts. Une seconde injection a arrêté son coeur sans qu'elle sente rien. Son flanc a cessé de se soulever et de s'abaisser. L'air résiduel s'est échappé de ses poumons dans un dernier miaulement.

Et puis plus rien, plus rien qu'un petit corps immobile et quinze ans de souvenirs. Mon père qui la surnommait "la mal peinte" à cause de son marquage seal tortie point un peu inhabituel. Des milliers de kilomètres parcourus depuis sa Bretagne natale jusqu'à Monpatelin et, plus tard, à Bruxelles; des millions de poils incrustés dans mes vêtements, de bouderies plantée face aux murs, de flaques de vomi essuyées en râlant, de vautrages sur le bouquin que Chouchou ou moi étions en train de lire, mais surtout des milliards de courses folles à travers l'appartement et de câlins ronronnants le soir sur le canapé. Une infinité d'amour qui méritait bien une fin digne.

Maintenant j'aimerais passer un lundi tranquille, si ça n'est pas trop demander...

samedi 11 juin 2011

Un long week-end qui commence bien



Hier soir, je pars de la maison pour rejoindre Chouchou chez la thérapeute conjugale. Juste après La Chasse, mon bus se retrouve coincé dans un embouteillage et parcourt environ 20 mètres en autant de minutes. Plusieurs passagers demandent à descendre; malgré l'absence évidente de danger, le chauffeur refuse d'ouvrir les portes. Des parents qui doivent aller récupérer leurs enfants à la sortie de l'école commencent à l'insulter. Il se décide à appeler son central, qui lui ordonne de nous laisser descendre. Me voici donc libre, mais dans un quartier que je ne connais pas, sous une pluie battante et avec un parapluie qui refuse de s'ouvrir.

Je cours droit devant moi et finis par atteindre Arsenal où je suis censée prendre le tram n°7. Il y en a justement un à l'arrêt de l'autre côté du carrefour. Je me jette entre les voitures pour le rejoindre avant son départ et tape à la porte vitrée. Le conducteur fronce les sourcils et me fait un geste. J'insiste d'un air suppliant. Il répète son geste et en baissant les yeux, je finis par voir qu'il y a un bouton d'ouverture à l'extérieur. J'appuie dessus, monte et adresse un sourire d'excuse au conducteur: "Je ne suis pas d'ici. " "Et alors? Moi non plus, je suis pas d'ici, je suis d'Ostende", réplique-t-il sur un ton agressif. "Ca va, pas la peine d'être désagréable, je vous explique juste pourquoi je ne connaissais pas le système d'ouverture des portes." Et là, il marmonne entre ses dents: "Connasse de Française". Génial.

Chouchou qui arrive du boulot débarque encore plus en retard que moi chez la thérapeute. Nous passons pratiquement toute la séance à nous engueuler. Par chance, nous devons dîner juste après à la Caneva avec Eve et son mari, ce qui nous donne la possibilité de nous détendre. Les tortelloni al tartufo sont merveilleux pour le moral. Mais en ressortant, alors que nous venons de traverser la foule dense qui se masse devant l'AB, un type énervé nous emboîte le pas et se met à nous insulter, Eve et moi, comme quoi il pisse sur les Français et se torche avec leur drapeau. Nous ne réagissons pas; il en déduit que nous sommes dures d'oreille et répète les mêmes invectives en boucle, cinq ou six fois. Je suis un peu perplexe: c'est marqué où sur ma tronche que je suis française? J'ai tant d'accent que ça?

Ce matin en me levant, j'appelle le Cook & Book pour réserver le brunch promis à Gianluca depuis février. "Désolé, pour demain, c'est complet depuis trois jours", me répond le serveur. Bien bien bien. Tâchons au moins d'aller chez le vétérinaire acheter de la bouffe pour les mamichats, puis de passer chez Pêle-Mêle nous délester de cet énorme sac de bouquins qui encombre l'entrée depuis des semaines. Oui mais non, car pour ça il nous faudrait une voiture. Or, la nôtre ne se trouve plus à l'endroit où nous l'avons garée. Par contre, il y a des travaux dans la rue (un samedi, sans déconner?), et un joli panneau menaçant d'enlèvement tous les véhicules stationnées là entre 7h et 20h. Panneau que bien sûr, nous n'avons pas vu hier soir en rentrant. Au lieu du véto et de Pêle-Mêle, ce sera donc commissariat, fourrière et une facture de 190€. Gloups. Enfin au moins, ni le flic ni l'employée de Radar ne m'ont dit "Bien fait pour ta face, connasse de Française"...

Venez me rejoindre sur Facebook

"Le rose et le noir" a désormais sa page Facebook. Vous y êtes tou(te)s les bienvenu(e)s. J'y relaierai des news capitales ou futiles, des coups de gueule et des coups de coeur supplémentaires quand j'estimerai qu'il n'y a pas matière à rédiger un article sur le sujet ou que j'aurai la flemme de le faire. A tout de suite?

Edit 18h23: Je viens en essayant d'accéder à la page FB du blog de tomber sur cette autre page au titre très voisin, dont les créateurs m'ont piqué mon ancienne bannière! Faut surtout pas se gêner, hein... :S

jeudi 9 juin 2011

"Narcogenèse"


Chaque fois que je pars en salon ou en convention, je reviens avec une brassée de bouquins écrits par des potes. Je ne les lis pas toujours. Ou, si je les lis et qu'ils ne me plaisent pas, je m'abstiens d'en parler. Mais à peine "Narcogenèse" refermé, je suis heureuse de pouvoir dire ici tout le bien que j'ai pensé du troisième roman publié par Anne Fakhouri chez l'Atalante.

C'est l'histoire d'une famille qui, depuis des générations, règne sur le domaine du Chais. Une famille riche et jalousée, qui se tient à l'écart du commun des mortels. Une famille dont toutes les filles sont un peu sorcières, et dont tous les garçons connaissent une fin tragique avant l'âge adulte. Une famille qui n'a pas conscience de ses propres secrets, et qui risque bien d'être rattrapée par eux. Tout commence lorsque plusieurs habitants de la région, frappés par des crises de somnambulisme, deviennent agressifs et dangereux après la tombée de la nuit. Peu de temps après, un orphelin disparu est retrouvé dans l'enceinte du Chais, violenté et à demi mort de froid...

Dans une ambiance oppressante comme celle d'un roman de Stephen King, Anne Fakhouri conjure les plus horribles des tabous liés à l'enfance. Ses chapitres courts sont autant de briques dont on peine d'abord à discerner de quelle manière elles s'emboîtent, mais qui entraînent implacablement le lecteur vers le royaume cauchemardesque du Marchand de Sable - lequel ne se montre guère plus tendre avec ses jeunes proies que l'abominable clown de "Ca". Je n'ose en dire davantage de peur de dévoiler les clés d'une intrigue remarquablement bien construite, à cheval entre la réalité et le monde onirique. Mais si vous aimez vous faire peur et que vous n'êtes pas sujet(te) aux insomnies, plongez-vous sans tarder dans "Narcogenèse".

Message personnel: Anne, tant qu'à reprendre l'allégorie du Magicien d'Oz, tu aurais au moins pu filer une paire de chaussures rouges à Zette!

On n'a jamais assez de chaussures rouges


En début d'année, j'ai pris la résolution de limiter mes achats de chaussures à une paire par mois maximum, et de me débarrasser d'une ancienne paire pour chaque nouvelle qui entrait dans mon placard.
Six mois plus tard, je suis fière d'annoncer que j'ai tenu bon. Depuis le 1er janvier, je n'ai rajouté à ma collection que:
- ces vertigineuses compensées Jeffrey Campbell
- ces deux paires de sandales (Shelly's pour les rouges, Miss L Fire pour les noires)
- ces adorables Mary-Janes rouges Hush Puppies que je ne pourrai sans doute pas mettre avant la fin de l'été
J'avais également commandé ces chouettes bottines, en rouge, sur amazon.co.uk - qui est un très bon plan pour se procurer des chaussures des marques sus-citées moins chères qu'en France ou en Belgique, même en tenant compte des frais de port -, mais mon cou-de-pied trop fort m'empêche de les fermer: elles finiront sur eBay à la rentrée.
Ce qui portait mon total à 4 paires pour presque 6 mois, et me laissait encore un peu de marge pour profiter des - 30% que Sarenza vient d'offrir à ses clientes fidèles sur l'ensemble du site. Ca tombait bien: depuis plusieurs semaines, je bavais devant ces sandales Annabel Winship qui, miracle, étaient disponibles en 35.



Du rouge, des étoiles, une bride à la cheville et un talon pas trop haut: elles semblaient faites pour moi. Je les recevrai la semaine prochaine à Monpatelin. J'espère vraiment qu'elles vont m'aller. On n'a jamais assez de chaussures rouges pour se faire le pas gai et dansant.

mercredi 8 juin 2011

A la redécouverte de l'Amour Fou


Quand j'ai rencontré Chouchou et qu'il habitait rue Maes, nous étions des habitués de l'Amour Fou, cette brasserie au si joli nom située place Fernand Cocq. Nous allions y bruncher le dimanche matin; les jours où Chouchou travaillait et moi pas, j'y passais l'après-midi avec un thé aux fruits rouges et un bouquin; quand je devais rencontrer quelqu'un - par exemple, une étudiante qui préparait une thèse sur les blogs -, je lui donnais rendez-vous là-bas. Et puis le service déjà pas terrible est devenu catastrophique, tandis que la qualité de la cuisine se détériorait aussi. Nous avons cessé de fréquenter l'Amour Fou.

Récemment, pendant un de mes séjours monpatelinois, Chouchou y est retourné seul. Il m'a rapporté que la direction avait changé, tout comme le décor et la carte, et que les nouveaux burgers étaient délicieux. J'ai pensé: "Tiens, il faudrait que je teste ça". Mais les occasions ont manqué. Finalement, c'est Marie-Aude qui a proposé qu'on se retrouve là-bas hier soir, avec Mareike et Mélanie qui était de passage à Bruxelles pour quelques jours.

J'ai aimé:
- La serveuse qui ressemblait à mon "négatif": cheveux blonds alors que je suis très brune, lunettes rectangulaires comme les miennes mais rouges au lieu de noires, T-shirt à fines rayures comme le mien mais noir et blanc et lieu de rouge et blanc. Et qui était nettement plus efficace que ses prédécesseurs.
- Le rouge de la maison, pas mauvais du tout et carrément pas cher non plus, à 2,70€ le verre.
- Mon burger végétarien, garni de savoureux champignons au fromage de chèvre et accompagné de frites campagnardes et de roquette au vinaigre balsamique. Marie-Aude et Mareike avaient toutes les deux opté pour le Popeye, autre option sans viande mais avec épinards, of course; et Mélanie avait pris un Bruxelles-Dakar au poulet, mafé et chou chinois avec lequel elle a paru se régaler.
- La discussion animée sur la féminité et la notion de genre (un de mes chevaux de bataille).
- Les plaquettes en bois servant à écrire des voeux et suspendues... non pas à l'entrée d'un temple, comme au Japon, mais dans les toilettes! Dommage, j'étais descendue sans mon appareil photo.

J'ai moins aimé:
- La nouvelle déco, plus bobo que l'ancienne mais manquant un peu de caractère à mon goût.
- Les oeuvres d'art accrochées aux murs, qui ressemblent à une réinterprétation des tableaux de Picasso par un enfant de 5 ans.
- La mauvaise insonorisation de la salle du fond, qui devient vraiment hyper bruyante à partir de 20h30 quand toutes les tables ou presque sont occupées, même un soir de semaine.
- Le Finnish Heaven, dessert sur lequel je me suis rabattue parce que la serveuse ne pouvait pas me dire si la croûte du cheesecake était en speculoos, vu qu'ils le commandent à un pâtissier extérieur. La carte disait: "fromage frais, fruits rouges, meringue, chantilly". En fait, il y avait juste quelques baies dans le fond d'un verre rempli d'un truc jaunâtre et aigre, vraiment pas terrible. Quant à la meringue et à la chantilly, je les cherche encore. Note pour moi-même: si je vais en Finlande un jour, prendre une entrée plutôt qu'un dessert au restaurant.

Rouge Baiser Laque Evidemment 64 Jaune Impérial + Shatter noir OPI


Je n'ai jamais aimé le jaune. J'ai été (fausse) rousse pendant près de 25 ans, et cette couleur n'allait absolument pas avec ma couleur de cheveux et ma peau archi-blanche. Du coup, je n'ai aucun vêtement, accessoire ou objet de déco de cette teinte. Mais depuis quelque temps, je suis redevenue très brune et je sens faiblir ma résistance. Après avoir pensé que c'était la seule couleur de vernis à ongles qui ne passerait jamais par moi, puis vu plusieurs blogueuses en porter, j'ai fini par craquer. J'ai limité la casse en n'achetant pas le Mimosa de Chanel mais plutôt le Jaune Impérial de Rouge Baiser qui coûte trois fois moins cher.


L'application s'est révélée difficile. Le 64 est nettement plus liquide que les autres teintes de la marque que j'avais déjà testées. Il file dans les cuticules, et impossible d'obtenir un résultat uniforme à moins de 3 couches. Je déteste ça, ça prend trois plombes pour sécher. Et à cause de la couleur très vive, l'approximation permise avec les vernis clairs est fortement déconseillée. Le pire, c'est qu'après ma première application, j'ai filé chez le coiffeur... où je me suis rapidement pourri 8 ongles sur dix avec de la teinture. Donc, j'ai dû recommencer à peine rentrée chez moi. Parce que finalement, je trouvais ça vraiment sympa, ce jaune pétant qui contrastait avec l'indigo de mon jean et les rayures rouges et blanches de mon T-shirt.

Ce matin, j'ai testé le rajout d'une couche de Shatter OPI noir pour me faire des annulaires léopard:

mardi 7 juin 2011

Séries télé: le bilan 2010-2011


La saison 2010-2011 s'achève; il est temps de faire un petit bilan des séries télé que je suis.

(Attention: spoilers!)

"Desperate housewives" saison 7: Ramener Paul Young et Martha Huber en guise de méchants de la saison, vraiment? A la limite, si c'est une manière de boucler la boucle et de terminer la série par un retour aux origines... Ah, on me souffle qu'il y aura encore une saison 8. Dites, les gars, il faudrait savoir s'arrêter avant d'avoir totalement épuisé le concept - même si je suis toujours aussi fan de Bree, et même si je suis curieuse de voir ce que va donner la séparation entre Lynette et Tom (ils vont se réconcilier, c'est pas possible autrement!). A part ça, je n'ai pas compris à quoi servait le personnage de Renée. Mais j'avoue que mon petit coeur de pierre a légèrement saigné pour Gaby quand elle doit laisser repartir pour toujours sa vraie fille échangée à la naissance. Je continuerai à suivre, par habitude et par curiosité.

"How I met your mother" saison 6: Autre exemple de série qui commence à traîner en longueur... Les teasings au sujet de la fameuse mère du titre ne me font même plus ciller. Mais j'ai été super touchée quand Marshall perd son père, et j'ai beaucoup ri parce que ça reste globalement assez drôle. Et puis il me faut ma dose hebdomadaire d'Alyson Hannigan - c'est comme ça, je n'y peux rien, je suis folle de cette fille. Je rempilerai donc l'an prochain.

"Gossip girl" saison 4: Bouh que c'était mauvais. Les scénarios deviennent de plus en plus invraisemblables, voire carrément WTF. Certains personnages ne servent plus à rien, comme Nate et Rufus, relégués au rôle de faire-valoir. On se lasse des chassés-croisés amoureux qui ne se renouvellent guère (sauf pour basculer dans le grand n'importe quoi: Dan et Blair, sérieusement?); on a envie de gifler Vanessa qui était pourtant un des personnages les plus intéressants à la base; on soupire de consternation en voyant ENCORE revenir Georgina dont on se croyait débarrassés une fois pour toutes... Heureusement, il reste Chuck Bass et son sex-appeal affolant. C'est pour lui et uniquement pour lui que je tenterai de suivre la saison 5.

"The Big Bang Theory" saison 4: Parmi toutes ces séries qui s'essoufflent, parfois prématurément, surnage quand même une très belle réussite. La saison 4 de "The Big Bang Theory" est à mon avis la meilleure de toutes. On atteint des sommets de drôlerie, grâce notamment à l'introduction du personnage d'Amy Farrah Fowler. Ses conversations décalées avec Sheldon et le contraste avec sa "bestie" Penny me font juste mourir de rire. J'aime aussi qu'Howard ait une vraie relation avec Bernadette, et que Leonard se mette en couple avec Priya; ça apporte une nouvelle dynamique au groupe et plein d'occasions de conflits hilarants, comme dans l'épisode "The Wildebeest implementation". Je suis faaaaaaaaaaan.

"Game of Thrones" saison 1: Même si ce n'est pas encore terminé (mais bientôt: plus que deux petits épisodes, snif!), je peux d'ores et déjà dire que l'adaptation des romans de George R.R. Martin est une splendide réussite. Le générique déchire sa mémé; les acteurs sont tous hyper bien castés; l'histoire originelle est respectée et on bénéficie de scènes "bonus" qui n'étaient pas dans les bouquins - je pense notamment, dans l'épisode 7, à la confrontation en privé de Robert et de Cersei qui me ferait presque prendre cette dernière en pitié, ou à l'épilation über sensuelle de Renly par Loras alors que l'homosexualité de ces deux personnages n'était jamais évoquée à l'écrit. HBO rajoute pas mal de scènes de cul gratuites, comme celle des deux prostituées qui se chafouinent sur les instructions de Littlefinger, mais je ne peux pas dire que ça me dérange. J'ai beau savoir ce qui va se passer, je ne peux m'empêcher d'enrager devant mon poste: "Rhaaaaa, mais quel sale cafard ce Joffrey!", de me cacher les yeux quand Khal Drogo couronne ce misérable de Viserys, de lever des bras consternés au ciel quand Ned refuse la proposition de Renly, de jubiler quand Tyrion prisonnier au Val d'Eyrie parvient à obtenir sa libération. "Game of Thrones", c'est grand. Je vais trouver l'attente longue jusqu'à la deuxième saison.

dimanche 5 juin 2011

From Atzilut to Assia: thoughts are things


Cette fois, je ne vais pas vous raconter par le menu tout ce qui s'est passé durant ces trois jours de stage. La visualisation, c'est un peu comme les orgasmes: tant qu'on n'a pas testé soi-même, on reste forcément sceptique devant le récit des autres. C'est une expérience qu'on ne peut comprendre sans l'avoir vécue. Mais j'aimerais quand même partager quelques moments notables avec vous. A commencer par le plus intense du week-end...

L'exercice: "Vous marchez vers le soleil levant. Vous rencontrez l'ange qui garde le jardin d'Eden. Vous lui donnez le mot de passe: quel est-il? Il vous laisse entrer. Dirigez-vous vers le centre du jardin. Que trouvez-vous là? Comment vous sentez-vous en ressortant?"

Ma visualisation: Un soleil rouge flotte à peine au-dessus de la ligne d'horizon. Le paysage ressemble aux montagnes japonaises, dur et beau à la fois. La seule chose que je trouve à dire devant le chevalier en armure, c'est: "J'ai fait de mon mieux". Je le répète trois fois, et j'ai désespérément besoin qu'il me croie. Au centre du jardin se trouve une grande mare entourée par tous les gens à qui j'ai fait du mal involontairement, ou que je n'ai pas réussi à sauver. Mon père est là; Brigitte aussi, et beaucoup d'autres. Vivants ou morts, ils se tiennent immobiles sous des cerisiers en fleurs dont les pétales tombent en pluie sur eux. Leur reflet dans l'eau n'est qu'une silhouette lumineuse. Sans un mot, ils me font savoir qu'ils ne m'en veulent pas de ne pas avoir pu les aider, que tout s'est arrangé pour eux à la fin et qu'ils sont en paix maintenant. Quand je ressors, j'ai l'impression qu'un fardeau énorme a été ôté de mes épaules.

J'ai raconté cette scène en sanglotant. Et je ne suis pas la personne qui aura usé le plus de Kleenex ce week-end. Cette technique libère vraiment des émotions puissantes.

Le moment d'autosatisfaction: j'ai eu le plaisir de constater que je n'avais aucun problème d'estime de moi (ce dont je me doutais déjà) et que mes désirs matériels, émotionnels, intellectuels et spirituels, non seulement ne se contredisaient pas les uns les autres, mais étaient en parfaite harmonie. C'est toujours ça de pris.

Le moment de grande perplexité: quand j'ai reçu l'instruction de m'imaginer en homme, je me suis vue sous les traits d'Abraham Lincoln. Pourquoi? Mystère. Mais j'ai conservé le chapeau dans l'exercice suivant, et me suis du coup retrouvée bien embêtée quand j'ai dû me coiffer d'un rayon de miel. True story.

Le moment de désaccord: nous devions piocher, parmi deux mini-jeux de cartes, une carte représentant notre ange (la qualité qui nous guide dans la vie) et deux cartes représentant nos démons (les défauts ou les tentations qui nous empêchent d'accomplir notre dessein). Tous mes petits camarades ont montré ce qu'ils avaient obtenu, et à une ou deux exceptions près, tous se sont étonnés de la justesse de leur tirage. Voici avec quoi je me suis retrouvée:


L'impatience et la fierté sont, de fait, deux des choses qui me bloquent le plus dans la vie. De ce point de vue-là, mon tirage avait mis en plein dans le mille. "Par contre, pour l'ange, c'est du grand n'importe quoi", ai-je commenté en brandissant ma carte et en faisant la grimace. Catherine a souri d'un air entendu, et Claudia a haussé les sourcils en secouant la tête, l'air de dire: "Non, c'est très juste au contraire". Alors que moi, je me serais plutôt vue avec l'"Humour" pêché par mon voisin de gauche, l'"Amour" pioché par je ne sais plus quelle fille ou la "Responsabilité" dont avait hérité le Parisien du fond.

Même si je n'adhère pas à tout, ce travail me fait vraiment beaucoup de bien. Le prochain stage aura lieu dans six mois; d'ici là, j'espère pouvoir suivre les cours hebdomadaires que Catherine dispense sur Skype.

"X-Men: First Class"


Les X-men sont la toute première série de comics que j'ai commencé à suivre en VO quand j'étais encore ado, et la toute dernière série de super-héros que j'ai fini par abandonner vers la trentaine parce qu'au bout d'un moment, les bastons apocalyptiques, les personnages morts qui ressuscitent, les filles de plus en plus nichonnées et de moins en moins habillées, ça finit par lasser. Mais j'ai gardé une très grande affection pour les élèves du Dr. Xavier, gentils mutants obligés de se cacher d'une humanité qui les hait autant qu'elle les craint. Je suis, en revanche, très méfiante par rapport à la débauche d'effets spéciaux et aux scénarios rachitiques qui caractérisent la plupart des films de super-héros. Aussi, je n'avais pas l'intention d'aller voir "X-Men: First Class". Mais Chouchou a insisté: "C'est le réalisateur de "Kick Ass", et les critiques sont excellentes!". Bon, nous n'avions pas été au cinéma depuis longtemps et je me disais qu'une petite sortie à deux nous ferait du bien. Hier soir, après une seconde journée de stage remplie d'émotions et une petite séance de shopping spécial swap au Châtelain, nous nous sommes donc retrouvés au Toison d'Or, dans une salle merveilleusement climatisée (il faisait étouffant dehors...) et presque vide, week-end de l'Ascension oblige.

Comme son nom l'indique, "X-Men: First Class" s'intéresse à la toute première équipe de mutants formée par Charles Xavier avant qu'il perde ses cheveux et l'usage de ses jambes pour devenir le télépathe le plus célèbre de la planète Marvel. En 1962, il fait la connaissance d'Erik Lenhsherr, un rescapé des camps de la mort qui maîtrise le magnétisme, et tente d'empêcher un groupe de mutants maléfiques connus sous le nom de Hellfire Club de déclencher une guerre nucléaire afin de se débarrasser de l'humanité. J'ai bien aimé cette "revisitation" de la crise des missiles de Cuba. Les libertés que prennent les scénaristes avec la vérité tant historique que comic-esque (je n'ai pas le souvenir que Sebastian Shaw et Magnéto soient liés d'une quelconque façon) servent suffisamment bien le film pour qu'on les leur pardonne, voire qu'on les applaudisse. Les acteurs font du bon boulot, et j'ai beaucoup apprécié les deux caméos de Rebecca Romjin et surtout de Hugh Jackman qui envoie bouler ses recruteurs potentiels d'un "Go fuck yourselves" sans appel. Sans négliger la psychologie des personnages, le film est extrêmement bien rythmé et tonique, avec des scènes d'action jouissives et une fin ouverte qui appelle une suite à grands cris (ou peut-être est-ce juste moi qui criais: "More! More!" pendant le générique de fin). J'ai lu qu'il était question de faire deux autres films avec la même équipe. J'irai volontiers les voir.