mercredi 31 août 2011

Vous et votre trône de fer


Suite à une mini-discussion avec Akroma, et au vu des commentaires sur le concours-surprise qu'elle a remporté, je me demandais... Ca vous dirait qu'on se fasse une mosaïque de photos où tou(te)s ceux et celles d'entre vous qui sont en train de lire la série de George R.R. Martin poseraient avec un de leurs bouquins? Vous pourriez montrer votre tête ou pas, et vous shooter dans le décor/la position de votre choix. Pour vous motiver, je pourrais même promettre un lot sympa au cliché le plus original. Des amateurs?

EDIT 18h29: Bon allez, on se le fait! Un petit concours Trône de Fer, parce que la série le vaut bien. Vous avez jusqu'au mercredi 14 septembre midi, soit deux semaines, pour me faire parvenir votre photo à l'adresse mail du blog (cf colonne de droite). Tout le monde peut participer, filles et garçons, lecteurs réguliers ou pas, habitant en France ou à Tananarive. Le lot sera un paquet-surprise personnalisé en fonction des goûts du/de la gagnant(e). Si c'est quelqu'un que je ne connais pas du tout, je lui choisirai des bouquins de fantasy ou un truc de ce genre. A vos appareils, prêts? Partez!

Une bonne et une mauvaise surprises


Quand je suis arrivée à Monpatelin hier soir, en plus du monceau habituel de factures, de colis Amazon et de cartes Postcrossing, j'ai trouvé deux choses dans ma boîte aux lettres:

- Un avis de passage du service de la redevance audiovisuelle. Il m'informe que quelqu'un est venu me voir le 3 août, que j'étais absente et que j'ai une semaine pour renvoyer un bon confirmant que je n'ai pas d'appareil de télévision chez moi, faute de quoi je serai imposée d'office en septembre. WTF? En pleines vacances d'été? Notre bon gouvernement ne sait vraiment plus quoi faire pour remplir ses caisses.

- Une enveloppe avec juste mon prénom dessus et un hibou autocollant. Elle contenait un mot de Gabrielle et ces deux petites choses:


Du coup, je ne savais plus si je devais m'énerver ou me réjouir. Mais vu le mal que j'ai eu à m'endormir le soir, et le fait que je me suis réveillée à 5h20 avec le film d'un cauchemar administratif qui tournait en boucle dans ma tête, je crains que ça ne soit pas le zen qui l'ait emporté... Le chemin vers la sérénité risque d'être encore long pour moi!

Août 2011



mardi 30 août 2011

Concours-éclair sur la page FB du blog (1)


Si vous voulez gagner un exemplaire du tome 5 de la série "Les bannis et les proscrits" de James Clemens, qui vient juste de sortir en poche, rendez-vous dans la soirée sur Facebook.
Pour participer, vous devez habiter en France ou en Belgique, aimer la page du blog (accessible par un lien dans la colonne de droite) et être le ou la plus rapide à vous manifester quand je posterai.
Il va sans dire que si vous n'avez pas lu les quatre premiers tomes et n'envisagez pas de le faire, ce lot ne vous servira à rien sinon à récolter de la poussière dans votre bibliothèque; laissez-le donc à quelqu'un à qui il fera vraiment plaisir :)
A tout à l'heure!

La Paz de Mavala


Comme je songeais qu'une deuxième paire de mains ne serait pas superflue pour tester tous les vernis de mon exponentielle collection, j'ai eu l'idée de mettre mes pieds à contribution. D'habitude, je me contente de leur coller du rouge vif que je change toutes les deux semaines, l'été, pour qu'ils aient l'air gai dans mes sandales. Mais la routine, c'est fini pour eux! Ne me sentant pas encore prête à leur mettre des couleurs zarbis, j'ai modestement commencé par le La Paz de Mavala, un rose vif peu original et néanmoins très joli qui possède toutes les qualités habituelles de la marque: facilité d'application, bonne opacité et excellente tenue.


Introducing: mon pied gauche, que j'ai toujours ostensiblement préféré au droit. (Vous comprenez pourquoi il vaut mieux que je n'aie pas d'enfants?) Vous noterez l'ordre parfait dans lequel sont rangés mes orteils, du plus grand au plus petit. Le pied égyptien, qu'on appelle ça. Chouchou me soutient que ça manque de classe comparé à son pied grec; moi je dis que le deuxième orteil plus long que le premier, c'est le début de l'anarchie dans les chaumières - ou les appartements bruxellois.

Autres lectures août 2011


ROMANS

"Londres mon amour" (Hanan El-Cheikh)
Les destins croisés de trois Arabes arrivés ou revenus à Londres par le même avion en provenance de Dubaï. Lamis, une jeune mère irakienne fraîchement divorcée, tombe amoureuse de Nicholas, expert en antiquités orientales. Samir, un Libanais qui a laissé derrière lui femme et enfants, dissimule un petit singe dans ses bagages et a bien l'intention de profiter de son séjour à Londres pour explorer son homosexualité réprimée jusque là. Amira, une prostituée marocaine, décide de se faire passer pour une princesse afin d'escroquer de riches Arabes. J'ai aimé la façon dont l'auteur dépeint le sentiment d'être à la fois chez soi et étranger dans un autre pays, au sein d'une autre culture. J'ai moins aimé la traduction malhabile, qui colle probablement de trop près au texte original.

"La brocante Nakano" (Hiromi Kawakami)
Comme dans "Les années douces", que j'avais adoré, l'auteur propose des chapitres presque indépendants les uns des autres, mais qu'on ne peut pas vraiment qualifier de nouvelles puisqu'on y retrouve toujours le même décor - ici, une brocante de quartier - et les mêmes protagonistes - le propriétaire des lieux, sa soeur et ses deux employés -, dont les relations évoluent très subtilement au fil du temps. C'est lent, contemplatif et japonais en diable. Je suis fan, malgré une traduction parfois maladroite.

"Tolstoy lied" (Rachel Kadish)
C'est érudit et bien écrit, avec quelques passages vraiment drôles ou finement observés... mais impossible de m'attacher à cette prof de littérature qui prêche le célibat et se fiance sans s'en rende compte dès la page 130. Sans doute parce que j'ai trouvé totalement inintéressantes les manoeuvres politiques au sein du département où elle enseigne - manoeuvres qui, au final, doivent occuper plus d'une moitié du bouquin. Une déception.

J'ai cru comprendre que la plupart des fans avaient détesté cette histoire de voyage dans le temps durant lequel la reine des vampires et sa soeur cadette l'Antéchrist changent le passé de Betsy avec des conséquences désastreuses. Moi, j'ai bien aimé; j'ai trouvé que c'était audacieux de la part de l'auteur, et que ça évitait à la série de tourner en rond avec des scénarios répétitifs. Vivement la sortie en poche du tome 10.

BEDE

"Burka babes" (Peter De Wit)
Comic strip néerlandais qui se veut subversif et grinçant, et que j'ai juste trouvé triste.

AUTRES

Une ode photographique et textuelle au désordre domestique, que l'auteur considère comme la marque d'un foyer chaleureux. Les neuf portraits de maisons - dont la sienne - qu'elle dresse dans cet ouvrage m'ont légèrement oppressée. Je serais incapable de vivre dans ce qui n'est pour moi qu'un vaste foutoir. Mais j'ai quand même relevé quelques idées de déco sympas dans ce bel et gros ouvrage.

"Squeamish about sushi" (Betty Reynolds)
Merveilleux ouvrage illustré sur les différents plats japonais, la façon de les consommer et les manières de table à observer au Japon. Les dessins de l'auteur (dont le style rappelle un peu Floret Chavouet) m'ont mis l'eau à la bouche et donné une furieuse envie de retourner au pays du Soleil Levant. L'auteur a également publié deux carnets de voyage japonais appelés "Clueless in Tokyo" et "Still clueless in Tokyo", plus un carnet de voyage à Bali. Il me les faut.

"Diplomatic Incidents" (Cherry Denman)
Les mémoires d'une femme de diplomate qui déteste voyager et a dû vivre successivement à Pékin, à Chypre, à Hong-Kong et à Tripoli. Bien que certaines de ses anecdotes soient drôles ou au moins intéressantes, je suis gênée par sa façon d'impliquer qu'on n'est bien qu'en Angleterre et que toutes les autres cultures demeurent à la limite de la barbarie. Il se peut qu'elle ne soit pas du tout raciste et n'adopte cette position que pour faire rire le lecteur, mais elle a surtout réussi à me mettre mal à l'aise, et je ne crois pas que je terminerai son bouquin.

lundi 29 août 2011

64, 65...


L'an dernier à la même époque, j'étais à Toulouse avec Chouchou. Soeur Cadette et sa petite famille vivaient encore au Texas. Le 28, nous avions été déjeuner à l'Entrecôte avec mes parents, parce que mon père avait envie de frites et de viande de boeuf bien cuite (hérésie!). Après ça, nous avions cherché quelques géocaches dans le centre; Chouchou et moi venions juste de commencer notre brillante carrière et nous pensions que ça pouvait faire un but de promenade dans la ville. Au retour du jardin Compans-Caffarelli, où nous avions fait chou-blanc, j'avais fait arrêter tout le monde pour prendre une photo dans les vitres sans tain de mon ancienne école. Mon père n'avait pas bien dormi la nuit précédente et savait déjà qu'il aurait une nouvelle crise de douleur abominable le soir même. Pourtant, nous ignorions encore qu'un crabe lui grignotait le ventre. Ma grand-mère n'avait plus que deux semaines à vivre.

Cette année, Soeur Cadette et sa petite famille sont rentrés de Dallas depuis belle lurette, mais ils partaient à Mimizan le 28 et n'ont pu déjeuner avec nous - non plus que Chouchou, déjà venu à Toulouse le mois dernier et donc resté à Bruxelles avec Scarlett. Dédaignant l'auberge du village qui sert une cuisine roborative plus appropriée à l'automne et à l'hiver, mon père a voulu aller manger à la Pizzeria de l'Opéra sur la place Saint-Georges, parce qu'il avait envie de frites et d'une entrecôte bien cuite (hérésie, bis). Nous avons trinqué, mes parents avec du Marsala amande et moi avec un kir royal, et j'ai offert à mon père un triple DVD de Brel et des réglisses achetées au Paradis Gourmand la veille. Après le repas, nous avons fait une promenade digestive sur le bord de la Garonne - pas trop longue, parce qu'on lui avait retiré son diffuseur de chimio la veille et qu'il n'était encore pas très vaillant. Et puis les bas de contention qu'il est obligé de porter depuis qu'une phlébite l'a conduit aux urgences en début de mois lui tenaient chaud sous son jean. Mais je crois qu'il était content de cette petite sortie.

L'an prochain, j'espère qu'il sera toujours avec nous le 28 août pour fêter ses 66 ans. Nous l'emmènerons manger des frites et une entrecôte bien cuite. Ce sera toujours une hérésie, mais je serai si heureuse de le voir manger de bon appétit que je lui pardonnerai volontiers.

Sorbet madeleine, tête de mort, anti-cernes et blue burger in the pink city with le chat et la souris


C'est toujours un peu délicat, une rencontre avec quelqu'un qu'on ne connaît que virtuellement. On a bien aimé ce qu'on a perçu de lui ou d'elle sur internet, mais la réalité sera-t-elle conforme à notre imagination? Va-ton réellement se plaire une fois face à face, ou va-t-on se creuser la tête pour trouver une excuse qui permettra d'écourter le supplice au plus vite? Parfois, le début d'une amitié potentielle est aussi flippant qu'un blind date.

J'ai découvert Nekkonezumi à l'occasion du swap d'été. Je l'ai choisie comme destinataire de mon colis parce qu'elle semblait cultivée, que son métier la faisait voyager pas mal et qu'elle était comme moi passionnée par le Japon. Et puis, comme elle habitait à Toulouse, je me disais que si on accrochait bien, on pourrait facilement se voir et faire des trucs ensemble quand je rendrais visite à mes parents.

A travers son blog et ses réponses sur le forum du swap, je m'étais formé l'image d'une fille un peu costaud, au visage carré et aux épaules larges. Elle me paraissait calme et posée - placide, disons -, confortablement installée dans son célibat et sans doute d'une nature assez contemplative.

Autant dire que j'avais tout faux.

Sachant que je suis fan d'Octave, Nekko m'avait donné rendez-vous samedi après-midi devant son propre glacier préféré: O Sorbet d'Amour. Je suis arrivée en marchant vite, craignant d'être à la bourre après avoir passé un peu trop de temps coincée dans la file des caisses de la parapharmacie Lafayette. J'ai balayé la ruelle du regard. Ah, voilà le pantalon rouge dont Nekko m'avait parlé au téléphone. A vue de nez, c'est du 36. Au-dessus, une veste H&M grise à faux brandebourgs que je connais bien puisque je traîne la même depuis deux étés et ai failli la mettre aujourd'hui. Et encore au-dessus, un petit visage triangulaire piqueté de taches de rousseur. Y'a pas à dire, j'ai limite un don de voyance, il faut vraiment que je joue au Loto.

Un petit pot pastèque-madeleine (effectivement délicieux!) à la main, j'ai suivi Nekko dans un tour de ses magasins préférés. Rosalie était en travaux, et il ne restait pas une seule paire de chaussures dans toute la boutique fermée de surcroît - ouf! Un peu plus loin, j'ai quand même craqué pour un collier d'inspiration mexicaine: tête de mort en turquoise couronnée de fleurs rouge pétant. "C'est l'oeuvre d'une créatrice toulousaine", m'a dit la vendeuse. Je ne romps pas mon voeu de frugalité, je soutiens l'artisanat local - nuance. Nous avons encore été fureter chez Méric avant de nous poser la question du dîner. Nekko avait dans sa manche un bon japonais, un resto de poisson ou un bistrot qui fait des super burgers. Avec une pensée pour Funambuline, j'ai opté pour la troisième solution.

En chemin, nous avons longé les Galeries Lafayette, et comme il était encore tôt, Nekko a voulu entrer pour passer au stand Bobbi Brown afin de s'acheter un de leurs fameux anti-cernes. Elle a été prise en mains par une charmante demoiselle prénommée Sarah, qui l'a fait asseoir sur un tabouret pour essayer différentes teintes sur elle. Contrairement à certaines des vendeuses de Sephora, dont le maquillage donne envie de s'enfuir en courant, Sarah avait le teint très joliment fait et les yeux juste soulignés de khôl. Déjà, elle n'avait pas mauvais goût, c'était rassurant. Et puis elle a pris son temps, expliquant bien le mode d'emploi et l'intérêt de son produit sans jamais pousser à l'achat. Du coup, une fois Nekko parée, j'ai pris sa place sur le tabouret face à Sarah. Je n'ai jamais porté d'anti-cernes de ma vie parce que jusqu'ici, je n'en avais pas besoin. Là, je commence à griser sous les yeux façon zombie, et je me disais que ce serait peut-être une bonne idée de profiter des compétences de Sarah pour me filer un petit coup d'éclat.

Au total, nous avons bien dû passer vingt minutes sur ce stand, et c'était un chouette moment de féminité partagée. Délestées chacune de 31€ (la dézombification a un prix), nous nous sommes dirigées vers le Bistrot d'Austerlitz. Nous avons d'abord bu un verre en terrasse avant de rentrer nous attabler avec nos burgers. Choix réduit et pas d'une originalité foudroyante, mais une des meilleures viandes que j'aie jamais mangées entre deux tranches de pain: épaisse, cuite pile comme j'avais demandé, et vraiment savoureuse. L'association avec le bleu d'Auvergne et la sauce au roquefort m'a arraché un grognement de bonheur. Quant aux frites, elles n'étaient pas croustillantes et sèches, mais un peu molles juste comme j'aime. Miam. Pour un burger pareil, je veux bien payer 15€. Le flan au caramel (écrit "flanc" sur la carte; j'ai hésité entre gloussement amusé et gémissement de désespoir) que j'ai partagé avec Nekko en dessert était fort bon aussi. Vin plus quelconque, mais pas mauvais.

Et au fil de ce repas, je me suis rendu compte à quel point j'étais à côté de la plaque concernant Nekko, qui s'est révélée plutôt volubile, énergique et en proie à certaines interrogations concernant ses rapports avec la gent masculine. Mais sur l'essentiel, je ne m'étais pas trompée: c'est bien une fille intéressante et rigolote, qui a des tas de choses à raconter. Nous nous reverrons sûrement en octobre lors de mon prochain passage à Toulouse.

dimanche 28 août 2011

Malibu Green d'American Apparel (ou: noyez-moi, mes soeurs, car je n'ai vraiment AUCUNE retenue)



Archi-séduite par le Mount Royal, j'ai eu envie de tester d'autres couleurs crème d'American Apparel. Je me disais que c'était peut-être un coup de chance: difficile de croire qu'un non-spécialiste de la beauté puisse produire des vernis d'une telle qualité. J'étais, en quelque sorte, investie d'une mission divine bloguesque. (C'est bon comme excuse, Mr Monbanquier?) Et je ne pouvais pas attendre mon retour à Bruxelles, puisqu'il n'y a pas de magasin de la marque là-bas. Donc, voilà.

(Non, pas dans la Garonne, je nage comme un fer à repasser! Noooo... Gloubgloublblbblll.)

Je ne sais si je dois me lamenter ou me réjouir de vous annoncer que le Malibu Green, qui plairait beaucoup à La Princesse au Petit Pied, est tout aussi facile à appliquer et tout aussi couvrant que son frangin, qu'il sèche tout aussi vite et a une couleur tout aussi éclatante. Par contre, j'ai lu qu'il tachait épouvantablement les ongles - ce qui n'était pas DU TOUT le cas du Mount Royal. Donc, comme je n'ai pas mis de base (Non, Funambuline, patapé, aïeuuuuh!), j'attends avec un peu d'appréhension le moment où je l'enlèverai. Je vous ferai un edit pour vous tenir au courant.



Edit: Ouais, il tache. Si vous en mettez, ne faites pas comme moi, évitez de sauter l'étape "base" par flemme...

CHALLENGE PHOTO Semaine 4: Vert



1. Casier de rangement de patins à glace (Toulouse)
2. Ficus à messages créé par Yoko Ono (Bruxelles)
3. Théière alien achetée au Tea House, à Londres (Monpatelin)
4. Tuiles vernissées sur le toit d'un riad (Marrakech)
5. Studio d'enregistrement de Plug TV (Bruxelles)
6. Escalier menant au XXX (Istanbul) J'ai oublié le nom du restaurant et je n'ai pas mes notes sous la main, donc je rectifierai plus tard
7. Les Devil's Desire d'Irregular Choice, aux pieds d'une invitée pendant une fêtes donnée par Editeur Préféré (Paris)
8. Coeur sculpté dans l'écorce d'un des arbres du parc Josaphat (Bruxelles)
9. Enseigne de fast-food dans Istiklal Caddesi (Istanbul)
10. Scarlett se repose sur un coussin La Redoute (Bruxelles)
11. Des makis à l'avocat, un de mes grands vices (Bruxelles)
12. Musée Sherlock Holmes (Londres)
13. Poires du jardin de mes parents (Toulouse)
14. Aire de jeux dans le parc JB Lebas (Lille)
15. Affiches à la gare du Nord (Paris)
16. Bagel au Pays des Merveilles (Bruxelles)
17. Soeur Cadette fait une pause shopping au centre commercial de Balma (Toulouse)
18. Stand Perrier à la gare Montparnasse (Paris)
19. L'aquarium de mes neveux (Toulouse)
20. Station de métro Esquirol (Toulouse)

Huit des vingt photos de cette mosaïque verte ont été prises spécialement pour ce challenge couleurs.

Ont également participé cette semaine:
(Si vous n'êtes pas dans la liste, dépêchez-vous de m'envoyer un lien vers votre blog, votre Flickr ou votre Tumblr pour que je vous rajoute.)

Dès demain, on continue avec le rose, une couleur qui sera sans doute très facile pour certaines et très difficile pour d'autres! A dimanche prochain?

samedi 27 août 2011

Concours-surprise: la gagnante!


Après avoir éliminé les commentaires qui n'étaient pas des participations, j'ai dressé une liste numérotée des participant(e)s. Comme vous pouvez le voir ci-contre, le hasard a désigné pour gagnante l'auteur du commentaire n°16, soit Akroma.

Miss, si tu m'envoies rapidement tes coordonnées postales à l'adresse mail que tu trouveras dans la colonne de droite, tu devrais commencer à recevoir ton prix d'ici la fin de la semaine. Oui, commencer à recevoir. Ai-je réussi à exciter votre curiosité? ^^

Merci à tou(te)s pour votre participation; c'était très sympa de découvrir ce que vous lisez!

Mount Royal d'American Apparel (ou: pardonnez-moi, mes soeurs, car j'ai ENCORE péché)


Jeudi après-midi, j'ai planté là le tome 15 d'Ex-Série Préférée pour suivre Soeur Cadette dans une virée shopping. Je l'ai prévenue: "C'est mon mois sans achats, je ne fais que t'accompagner". Nous avons atterri au centre commercial de Balma où Okaïdi n'a pas pu nous fournir de tablier pour les cours d'arts plastiques d'Attila, mais où IKKS avait un ravissant T-shirt violine un peu slouchy qui me plaisait beaucoup, et où Natures & Découvertes vendait des fleurs de thé ainsi que tout un tas de boîtes à thé décorées que j'aurais bien ajoutées à ma collection. J'ai vaillamment résisté.

Puis nous sommes passées devant Sephora, et je me suis dit que j'achèterais bien un vagin artificiel (copyright Funambuline) pour laisser chez mes parents. "Un quoi?" s'est exclamée Soeur Cadette, horrifiée. J'ai expliqué le concept. Elle a eu l'air sceptique. Nous avons fureté un peu dans les rayons. Je voulais voir les nouveaux vernis Chanel, dont le fameux Peridot qui est déjà la coqueluche de la blogosphère beauté. Effectivement, il est superbe mais il ne m'a pas fait envie. Son petit frère le Graphite me rappelait un OPI de la collection Swiss de l'an dernier que j'ai à Bruxelles. Par contre, voyons ce Quartz... "Soeur Cadette, file-moi un doigt", ai-je ordonné puisqu'elle ne portait pas de vernis. J'ai barbouillé son pouce. Argh, trop beau. Vraiment trop beau. Au final, nous avons craqué et nous en avons pris un flacon chacune. Comme j'avais fait plein d'essais sur elle, Soeur Cadette a testé le vagin artificiel dans la foulée, et j'ai vu s'inscrire sur son visage un ravissement d'habitude réservé aux scones au Nutella de chez Bapz. Inutile de dire qu'elle en a embarqué un elle aussi.

(Jusqu'ici, vous ne voyez pas le rapport avec le titre de mon article. Attendez, ça va venir.)

Par association d'idée, nous nous sommes ensuite rendues en centre-ville pour goûter dans notre salon de thé préféré. Jus de fruits et scone au Nutella, donc, pour Soeur Cadette; thé à la menthe glacé et apple pie du tonnerre pour moi. Et en regagnant la voiture garée au bord de la Garonne, je suis tombée en arrêt devant la vitrine d'American Apparel, magasin de djeûns où je ne fous jamais les pieds. C'est quoi, ces vernis avec un joli flacon rectangulaire et des couleurs trop sympas? J'ai traîné Soeur Cadette à l'intérieur, et la mâchoire m'est tombée devant le présentoir des vernis. J'ai de nouveau réquisitionné les mains de Soeur Cadette pour tester un bleu qui m'intriguait, plus un orange et un rose de la collection Neon. Sublimes. Juste sublimes. Un peu épais mais hyper faciles à appliquer, opaques dès la première couche, séchage très rapide et teintes de folaï. 9€ l'un ou 21€ les trois. Croyez-moi, j'ai dû me faire violence pour n'acheter que le bleu. Les photos ne lui rendent pas justice, mais pour que vous vous fassiez une petite idée:




Aujourd'hui, je dois retourner en centre-ville pour rencontre miss Nekkonezumi, a.k.a ma swapée estivale, et je sens que je vais avoir beaucoup de mal à ne pas repasser chez American Apparel.

vendredi 26 août 2011

"Amy & Roger's epic detour"


Du rose, une profusion de symboles américains artistiquement agglomérés: il n'en fallait pas plus pour que je saisisse "Amy & Roger's Epic Detour" sur la table des nouveautés de Sterling Books. Je le retourne pour lire la quatrième de couverture et voir de quoi ça cause. Un road trip à travers les USA. J'embarque en me disant que même si c'est mal écrit et que l'histoire est inintéressante, ça me rappellera toujours des souvenirs.

Amy Curry a 17 ans et vit en Californie. Sa vie a basculé trois mois auparavant, lorsque son père est décédé dans un accident de la route. Depuis, sa mère et son frère jumeau sont partis s'installer sur la côte Est. L'adolescente doit les rejoindre avec leur voiture, et comme elle refuse de conduire, c'est le fils d'une amie de la famille qui lui servira de chauffeur. La mère d'Amy leur a préparé un itinéraire et réservé des hôtels sur la route, mais dès le départ, les jeunes gens décident de jeter ses instructions aux orties...

Quand j'ai découvert l'âge de l'héroïne, je me suis dit "Aïe aïe aïe, un roman YA*". J'ai craint une niaiserie consommée, et puis pas du tout. C'est vrai qu'au cours de leur périple transaméricain, les deux héros vont finir par tomber amoureux l'un de l'autre comme on s'en doutait dès le début. Ceci mis à part, Morgan Matson évite tous les écueils du genre. Ses personnages n'ont rien de stéréotypé; au fil des pages, ils révèlent leur caractère, leurs goûts, leur sensibilité et leurs blessures tandis que l'asphalte défile sous les roues de leur voiture.

J'ai aimé les flash-backs qui dévoilent la vie d'Amy avant l'accident et juste après celui-ci, aimé revoir par procuration certains lieux que j'ai visités, aimé l'émotion sincère et le sens de l'aventure qui imprègne chacune des rencontres faites par les deux héros, aimé la mise en page qui intègre des éléments de scrapbooking au texte du roman (playlists spécialisées par Etat traversé, photos, tickets de restaurants, de fast-foods ou de mini-marts...). Et j'ai plus que jamais envie de faire mon propre road-trip américain avec Chouchou.

*YA = Young Adults, c'est-à-dire qui vise la tranche des 15-20 ans

jeudi 25 août 2011

Fair Game + Your Hut Or Mine d'Essie





Quand on a autant de vernis à tester que moi ces derniers temps, la manucure bicolore se révèle une bonne solution pour aller deux fois plus vite! D'autant que si, séparément, ce Fair Game (bleu avec une pointe de gris) et ce Your Hut Or Mine (rose moyen soutenu) sont très jolis, je trouve qu'associés, ils se mettent mutuellement en valeur et rendent encore mieux. Rien à dire au niveau couvrance: elle était bonne dès la première couche. La texture est parfaite, ni trop liquide ni trop pâteuse, ce qui donne une application aisée. Voilà deux flacons qui devraient rester dans ma collection :) Merci encore, Poupoune, je suis ravie!

Ne touche pas à ces flacons d'OPI, Harry Potter!


Depuis que les douanes belges m'ont taxée sur "140€ de logiciels" pour un colis qui contenait un peu moins de $100 de papiers de scrapbooking, je ne me fais plus livrer à Bruxelles aucune marchandise expédiée depuis l'extérieur de l'Europe. Et comme les délais de livraison annoncés par UPS et consorts sont assez imprécis ("de 2 à 6 semaines"...), je n'ose pas non plus me faire livrer à Monpatelin où je ne passe qu'une semaine sur 5 environ de peur que la Poste renvoie mes paquets avant que j'aie pu venir les récupérer. Résultat: ce sont mes parents qui réceptionnent mes achats en provenance d'Amérique du Nord ou d'Asie. Et chaque fois que j'arrive chez eux, c'est un peu Noël.

Hier, entre autres choses, j'ai récupéré ma dernière commande NailETC, le lot gagné sur le blog de Poupoune et les goodies envoyés par Red Velvet. Résultat?




Onze nouveaux vernis. Onze. A croire qu'ils se reproduisent dans mon dos comme les artefacts de Bellatrix Lestrange dans son coffre de Gringotts. De gauche à droite, nous avons:
- le fameux DS Reflection que j'ai refusé de payer 21€ chez Sephora (mais que j'ai essayé, et qui est sublime, probablement une entrée directe dans mon Top 5)
- le top coat OPI qui était offert en cadeau avec
- "I Lily love you", toujours d'OPI
- le Kiwo Cool-ada de China Glaze, dont la couleur "en vrai" me fait saigner les yeux; je voulais tester un vernis de cette marque, je n'ai peut-être pas choisi le meilleur!
- le Click it or Ticket d'Essie
- le French Affair d'Essie
- le Turquoise & Caicos d'Essie, qui est le fameux vernis "bleu caca" selon mon père, et qui me paraît fort sympathique bien que d'une couleur assez proche de deux ou trois autres vernis de ma tentaculaire collection
- les 4 mini-vernis Essie du cube Resort Collection: Fair Game, Da Bush, Your hut or mine et Lion around; comme j'ai promis à Poupoune de faire des swatchs, je vais commencer par tester deux de ceux-là avec une manucure bicolore

A l'ordre du mois de septembre, il y aura donc un grand tri pour ramener ma collection à des proportions moins poulpesques. Sans quoi, je crains de mourir un de ces jours ensevelie sous une avalanche d'OPI et de Mavala. Idéalement, il faudrait que je vire la moitié de mes flacons. Mais avant ça, je dois tester tous ceux que je n'ai pas encore ouverts; vous pouvez donc vous attendre à bouffer du post manucure pendant les jours et les semaines à venir :)

Par ailleurs, j'ai une chouette idée de concours pour un giveaway - ou plutôt deux, vu le nombre de vernis que ça risque de concerner. Je publierai les modalités fin septembre (vous comprendrez alors pourquoi je ne pouvais pas le faire avant), et la participation sera réservée à mes lectrices fidèles: c'est-à-dire, celles qui auront laissé au moins un commentaire sur mon blog avant le début du concours. En me promenant sur Hellocoton, je viens de me rendre compte que certains blogs répertoriaient les concours existants sur les autres blogs, et même si je peux comprendre que ça augmente le traffic des blogs en question et que tout le monde est gagnant au final, je préfère gâter les filles qui me suivent depuis un petit moment déjà. J'espère que personne ne trouvera ça trop dictatorial de ma part ^^

mercredi 24 août 2011

Khaki Vintage de Mavala



Après la déception causée par les vernis de "petites marques" testés ces derniers temps, j'avais envie d'une valeur sûre qui ne me décevrait pas. Je me suis souvenue que je n'avais pas encore essayé tous les Mavala achetés au printemps, et hop, pour aller avec la météo apocalyptique sur Bruxelles, j'ai sorti ce Khaki Vintage que je définirais comme un kaki clair tirant légèrement sur le gris. C'est une couleur originale, mais un peu tristounette pour moi; je pense que ce flacon aussi va aller grossir la pile des trucs à donner pendant la prochaine après-midi troc.

Par ailleurs, j'ai compté mes vernis cette semaine: avec les top coats pailletés mais sans les soins, j'en ai 90 à Bruxelles (plus deux ou trois chez mes parents et, à vue de nez, entre 12 et 15 dans le frigo de Monpatelin). Le chiffre m'a légèrement horrifiée. J'ai donc décidé, un, de faire un grand tri là-dedans, et deux, de n'acheter désormais plus que des OPI, des Mavala ou des Essie, les trois marques que je trouve irréprochables au point de vue de la facilité d'application, de l'opacité et de la tenue. Va retro Kruidvat, tes 12 km de scotch autour de chaque pauvre flacon à 2,95€, tes files d'attente interminables aux caisses et tes vigiles aimables comme des portes de prison. Désormais, je me fournirai en parapharmacie ou sur internet, point.

PS: Mmmmh, je suis en train de me demander si je ne ferais pas un petit give-away vernis? Pas avec ceux que je trouve de mauvaise qualité, genre le Kiko d'hier, mais avec ceux dont je n'aime pas la couleur même si je n'ai rien de particulier à leur reprocher par ailleurs. Ca vous dirait?

"Margherita Dolcevita"


Apparemment, plus le temps est apocalyptique dehors, plus j'ai la main heureuse en matière de bouquins. Ma grande veine littéraire de l'été se poursuit avec "Margherita Dolcevita", roman de l'auteur italien Stefano Benni que j'avais découvert à Noël 2009 avec "La grammaire de Dieu". La quatrième de couv me paraissant excellente, je vous la livre telle quelle:

Quinze ans, quelques kilos en trop et un (grand) coeur qui bat sur un rythme atypique, voici Margherita Dolcevita. Elle écrit des poèmes et dialogue avec la Petit Fille de poussière, qui hante une maison jadis frappée par un bombardement. Un père bricoleur acharné, une mère qui fume des cigarettes virtuelles, deux frères, l'un fana de foot, l'autre de mathématiques, un grand-père qui avale des yaourts périmés pour se mithridatiser et un chien de race indéfinissable: c'est la famille de Margherita, qui habite un reste de campagne aux abords d'une petite ville.

Quand apparaît un jour juste en face un énorme cube noir et menaçant, la maison des nouveaux voisins, les Del Bene, l'adolescente est la seule à mesurer les risques qu'encourt leur vie paisible. Mais elle est décidée à se battre jusqu'au bout contre la modernité maléfique que les Del Bene incarnent, avec son humour, son intelligence et son refus des stéréotypes qui font d'elle une sorte de Zazie italienne.

"Margherita Dolcevita" est un roman inclassable. A la fois poétique et politique, il emprunte avec bonheur des éléments à la satire, à la littérature fantastique mais aussi au thriller. Stefano Benni déploie un style vigoureux, inventif et jubilatoire, très bien servi par une merveilleuse traduction de Marguerite Pozzoli. Avec un humour féroce, il crucifie le capitalisme et la société de consommation auxquels il oppose la fantaisie et l'individualité dans le meilleur sens du terme. "Parfois, les nomades volent, mais beaucoup moins que les gens domiciliés à Monte-Carlo", fait remarquer sa piquante héroïne. Je l'aurais aimée rien que pour cette phrase, mais chaque page de "Margherita Dolcevita" contient au moins un passage que j'ai envie de citer d'un air triomphant pour vous convaincre de le lire toutes affaires cessantes. Quand je pense que ma pile contient encore un bouquin de Stefano Benni, j'en frétille d'avance.

mardi 23 août 2011

Kiko 298



Le test du premier des six vernis Kiko achetés samedi dernier à la boutique de Lille n'est pas du tout concluant. Même après trois couches, l'opacité reste imparfaite et je n'ai pas réussi à obtenir une répartition égale, comme on peut le voir sur le majeur et l'index. Quant à la couleur et à l'aspect... beuh. Nacré ET pailleté, c'est un chouïa too much pour moi. Le résultat fait ultra cheap, au point que je ne vais sans doute pas oser mettre le flacon dans le carton des produits réservés pour la prochaine après-midi troc. De plus, au bout d'une demi-journée, j'avais des coups très visibles sur pratiquement tous les ongles. J'espère vraiment que c'est une exception dans la gamme et que les cinq autres ne me décevront pas autant.

La thérapie conjugale en 7 séances


En mai, suite à une Nième explosion spectaculaire de Chouchou, j'ai suggéré, puisque nous ne parvenions pas à régler ce problème seuls, de faire appel à une tierce personne neutre. Je ne suis pas du tout une fana des psys, mais je ne voulais pas vivre avec la perspective de l'explosion suivante suspendue au-dessus de ma tête telle une épée de Damoclès. Il fallait que quelque chose change.

Miss Sunalee a suggéré une thérapeute qu'elle avait consultée à titre individuel des années auparavant, mais qui exerçait toujours et qui recevait aussi des couples en difficulté. "Tu verras, elle propose des solutions très concrètes", m'at-elle dit. Ca me convenait; j'ai pris notre premier rendez-vous pour un vendredi soir de début juin. Depuis, nous y sommes allés sept fois, et nous avons annoncé vendredi dernier notre intention d'arrêter là pour le moment. C'est un petit bilan de cette expérience que je vous propose ici. Il me semble que la thérapie conjugale reste quelque chose d'un peu honteux auquel les gens n'osent pas avoir recours, ou sont gênés d'admettre qu'ils ont recours - alors que les couples parfaits qui roulent toujours tout seuls et sans friction, ça n'existe pas.

Trois de ces séances - les deux premières et l'avant-dernière - ont été extrêmement dures pour moi. J'ai eu l'impression de me faire jeter à la tête des reproches infondés, injustes ou dont il n'avait jamais été question jusque là. Je suis tombée de haut, au point de me dire que la relation essentiellement harmonieuse que je croyais avoir avec mon compagnon n'était qu'un fantasme et n'avait en fait jamais existé. Je sais que je ne suis pas parfaite et, notamment, que mes brusques sautes d'humeur peuvent être difficiles à supporter pour la personne qui partage ma vie. Mais tout ce que je demande quand je vais mal, c'est qu'on me laisse mariner dans mon coin jusqu'à ce que je touche le fond et décide de remonter à la surface par mes propres moyens, ce qui ne tarde jamais beaucoup car je ne suis pas du genre à me complaire dans l'auto-apitoiement. Je ne comprenais pas pourquoi mon compagnon ne pouvait pas m'accorder cette liberté, pourquoi il se sentait nécessairement tenu de me "rattraper" de force alors que je ne lui réclame rien dans ces moments-là, pourquoi il voulait absolument me faire partager certaines expériences ou opinions qui ne m'aidaient pas, ou me pousser à adopter des solutions qui lui ont convenu quand il était confronté à des problèmes similaires, mais qui ne me correspondent pas du tout.

Par ailleurs, j'ai été stupéfaite de découvrir à quel point il m'en voulait de ne pas porter de montre et de ne jamais penser à recharger mon téléphone portable, ce qui faisait de lui le "gardien de l'heure" dans notre couple. J'ai argué que je me débrouillais toujours pour être extrêmement ponctuelle; il a répliqué que oui, pour ça comme pour l'informatique, j'y arrivais en m'appuyant sur lui, et que moi qui me proclamais fièrement autonome, je ne l'étais en réalité pas du tout. J'ai répliqué que s'il ne pouvait ou ne voulait pas me donner l'heure, je pouvais toujours la trouver autrement, et qu'effectivement je suis nulle en informatique, mais que personne ne sait tout et que lui-même serait bien obligé de faire appel à quelqu'un d'autre s'il avait un problème d'électricité ou de plomberie. Bref, ça a beaucoup crié pendant ces séances, et je crois que c'est l'une des premières fois où j'ai osé élever la voix en retour parce que je me trouvais dans un cadre sécurisant et que je savais que ça ne pouvait pas (trop) dégénérer.

Du déballage, il y en a eu, et pratiquement que du côté de mon compagnon. Moi? Quand quelque chose m'énerve, ou bien je décide que ça n'est pas important et je laisse filer, ou bien je le dis en expliquant pourquoi je préfèrerais que les choses soient autrement. Du coup, j'ai passé toute cette thérapie à encaisser des attaques et à me défendre. Ca m'a franchement épuisée, et à la fin, je saturais. Je ne suis pas certaine que tout ait été dit, et je soupçonne que nous devrons probablement retourner chez la psy un jour, mais pour le moment, j'avais atteint le maximum de ce que je pouvais encaisser. Nous avons largement matière à travailler, chacun de son côté ou ensemble, durant les mois à venir.

J'ai pris conscience que non, mes états d'âme n'appartiennent pas qu'à moi, qu'ils ont des répercussions importantes sur la personne qui partage mon quotidien et que de ce fait, je dois m'efforcer de les maîtriser un minimum. Maintenant que je sais combien cette histoire d'heure ennuie Chouchou, je vais faire attention à avoir toujours mon GSM chargé avec moi. Et pour l'informatique ou la photo, au lieu de redemander dix fois la même chose, je vais tâcher de prendre des notes. Pour sa part, Chouchou a admis qu'il y avait une colère immense en lui, une colère qui prend sa source dans un passé douloureux et que, malgré dix ans de thérapie individuelle (EMDR, hypnose...), il ne parvient toujours pas à contrôler. Cette colère n'est pas de mon fait même s'il m'arrive involontairement de la déclencher en appuyant sur un mauvais bouton. Et j'aurai beau marcher sur des oeufs en permanence, je ne parviendrai jamais à éviter tous les mauvais boutons de Chouchou qui sont nombreux et sensibles, surtout en période de stress. Or, son travail le stresse quasi constamment... La gestion de la colère est donc une chose à laquelle il doit travailler de son côté.

En ce qui concerne nos rapports de couple, la psy a fait une suggestion toute simple mais dont nous avons déjà pu tester l'efficacité: malgré la petite taille de notre appartement, nous devons mettre de la distance entre nous quand ça ne va pas, et ne pas hésiter non plus à le faire même quand tout va bien. C'est tout bête, mais c'est vrai que le fait de se mettre, lui dans la salle à manger sur son iMac et moi dans la chambre avec mon MacBook ou un livre quand il y a de la tension entre nous, nous permet de nous ressourcer séparément et de laisser retomber cette tension au lieu de l'entretenir en nous surveillant du coin de l'oeil, chacun attendant que l'autre fasse le premier pas. Et même les soirs normaux, j'ai cessé de penser que je devais rester à la salle à manger pour profiter de la présence de Chouchou. J'ai pris l'habitude d'éteindre mon portable dès que j'en ai fini pour ce jour-là, et d'aller lire au lit souvent une heure avant qu'il soit prêt à me rejoindre. Résultat: je glande moins sur internet, ma PAL descend à vue d'oeil et nous ne partageons pas moins de choses finalement puisque Chouchou reste toujours à portée de voix.

Nous sommes deux personnes compliquées qui trimballent pas mal de casseroles chacune de son côté, même si je pense que celles de Chouchou sont beaucoup plus difficiles à gérer que les miennes. Si pénible qu'elle ait été pour moi, cette thérapie a permis de déballer un certain nombre de choses qui avaient besoin d'être dites et qui, jusque là, étaient restées informulées ou non-entendues. Nous avons pris conscience que nous ne sommes plus les mêmes personnes qu'aux débuts de notre histoire, il y a presque cinq ans, et que continuer à baser notre façon d'agir sur ce qui a pu se passer à l'époque est une mauvaise idée. En concluant, la psy nous a félicités pour notre honnêteté émotionnelle (comprendre: nous avons été tellement bavards tous les deux qu'elle a dû lutter sans cesse au cours de nos séances pour en placer une ^^). Je suis bien contente d'avoir entrepris cette démarche dont les effets positifs se font déjà sentir sur notre couple. Je ne suis malheureusement pas certaine que nous ne devrons pas reprendre notre travail là où nous l'avons interrompu, plus tard... mais au moins, nous savons maintenant que pour 55 euros de l'heure, nous pouvons obtenir une aide efficace quand nous sommes arrivés au bout de nos propres moyens.

lllustration chipée sur ce site

lundi 22 août 2011

Du pouvoir des petites attentions pour lutter contre la grisaille


Quand j'ouvre un oeil ce matin, il fait encore gris, pluvieux et lourd sur Bruxelles. Scarlett hurle à la mort depuis deux heures et j'ai l'épaule gauche complètement bloquée. Ca fait un an que j'ai un truc coincé à cet endroit, mais là ça devient vraiment douloureux, il faut que je me décide à aller voir un ostéo. Pour tout arranger, j'ai une migraine carabinée. Je me verticalise péniblement et traîne les pieds jusqu'à l'armoire à pharmacie que moins de deux mètres séparent de mon côté du lit. Mais j'ai beau fouiller dedans et puis aussi dans la boîte de la cuisine et dans la trousse de mon sac, je dois me rendre à la terrible évidence: pour la première fois depuis aussi loin que remonte ma mémoire, je n'ai pas un seul cachet de Doliprane dans la maison. Et ma hanche qui a commencé à faire des siennes samedi me décourage de me traîner jusqu'à la pharmacie de la place Jourdan en quête de Daffalgan. Je sens que cette journée va être bonne. Pas question de bosser avec le Choeur des Tambours du Bronx qui me martèle les tempes, et pas non plus question d'aller prendre la flotte l'air dehors. J'ai le moral au fond des pantoufles.

Et puis à midi, je réussis à descendre mes deux étages en boitillant pour relever la boîte aux lettres. Dedans, à défaut de Doliprane miraculeux, je trouve ça:




Deux tablettes de mon chocolat gruyérois préféré envoyé par Lady Pops avec un gentil petit mot et les deux paires de chaussettes oubliées chez elle en juin, plus deux chouettes cartes de Postcrossing en provenance de l'Allemagne et de l'Ukraine, et une autre très rigolote envoyée par la gagnante du concours zombie feltie. J'ai toujours l'impression d'avoir 90 ans dans mon corps, mais mon petit coeur est tout gonflé de joie par ces gentilles attentions. Je ne dirai jamais assez combien j'adore recevoir des surprises par la Poste, et combien j'aime encore plus que les gens pensent à moi. Merci infiniment, les filles!

Concours-surprise


Etant donné le succès du concours précédent, je vous en propose un autre, légèrement différent puisque... je ne peux pas vous dire quel est le lot à remporter. Sachez juste qu'il est susceptible de vous plaire si vous aimez:
- les OVNI littéraires (OLNI?)
- le vrai courrier qu'on reçoit dans sa boîte à lettres
Et que je suis prête à l'expédier n'importe où dans le monde.
Si vous êtes intéressé(e), laissez-moi un commentaire avant vendredi minuit, en me disant ce que vous lisez en ce moment et si ça vous plaît ou pas. Je désignerai un(e) gagnant(e) ce week-end. Bonne chance!

Une belle journée d'été (ou: mieux vaut tard que jamais)


- Un brunch à Lille, chez Philou
- Trois géocaches cherchées et trouvées: une dans le parc Jean-Baptiste Lebas, dont j'ai adoré les bancs intégrés dans les grilles rouges design; une à la Maison Folie de Wazemmes pour laquelle nous avons été les Second to Find (youhou!); une enfin dans le passage des Trois Anguilles, la rue la plus étroite de la ville
- Du soleil, plein
- Un cornet pamplemousse-ananas chez Kokoa
- Plein de photos colorées pour mes mosaïques
- Un micro-shopping chez l'Atelier de la Sorcière Verte, Habitat et la Compagnie de Provence
- Trois ou quatre tableaux en relief de Cathy Mouis admirés et abandonnés à regret chez Carré d'Artiste (heureusement, ils seront exposés jusqu'à Noël, ce qui devrait me laisser le temps d'aller en chercher au moins un d'ici là!)
- Six vernis supplémentaires raflés à la boutique Kiko où à peu près un million de filles faisaient la queue à la caisse
- Un film vu au Majestic: "The Future", que j'ai adoré parce que c'est du pur Miranda July mais qui a laissé Philou plus que perplexe (par contre l'histoire de Paw-Paw serrerait le coeur de n'importe quel ami des animaux; en sortant du ciné j'avais hâte de retrouver Scarlett et son concert de miaulements discordants)
- Un retour en voiture ponctué de soupirs de bonheur tandis que le bleu du ciel virait lentement au rose et au gris
- Une assiette de canard aux crêpes dans le jardin du Tom Yam à l'atmosphère très "Alice au Pays des Merveilles" avec ses ouvertures découpées dans des haies de verdure et ses chaises en métal ornées de roses rouges peintes
- La fin d'"Une longue route" pour s'endormir sur une note tendre

...Oui, samedi était une belle journée comme j'aurais aimé en vivre plus souvent cet été!

dimanche 21 août 2011

"Une longue route"


Est-ce un hasard si, après "Une bonne épouse indienne", j'ai enchaîné sur une autre histoire de mariage arrangé? Ici aussi, un garçon se retrouve lié à une fille qu'il n'a pas choisie, dont il ne veut pas et pour qui il n'entend pas renoncer à sa vie d'avant. Ici aussi, cette fille va supporter son indifférence et rester à ses côtés malgré les difficultés. Mais si Anne Cherian traitait son sujet de façon très sérieuse, "Une longue route", en revanche, joue dans le registre de la comédie décalée.

Sôsuke est un branleur de première bon-à-rien incapable de garder un travail, doublé d'un Don Juan porté sur la boisson et toujours à la recherche d'une nouvelle maîtresse. Michi, de son côté, est complètement dans la lune, incapable de se rendre compte de ce qui se passe autour d'elle ou d'y attacher vraiment de l'importance. Pourtant, malgré sa soi-disant totale absence de charme, on se surprend très vite à éprouver une énorme tendresse pour elle.

Les dessins de Fumiyo Kouno, que je trouvais un peu trop enfantins au départ, sont en réalité parfaitement approprié au ton de son histoire. Les chapitres très courts (3 ou 4 pages) lui permettent de se renouveler sans s'enfermer dans une narration linéaire qui aurait vite pu devenir ennuyeuse. J'ai particulièrement aimé les mini-récits sans paroles, dans lesquels on perçoit encore mieux la poésie douce du quotidien. Une jolie découverte.

CHALLENGE PHOTO Semaine 3: Jaune



1. Sur la digue (Ostende)
2. Le restaurant Denny's d'Ikebukuro (Tokyo)
3. Champ de tournesols (Toulouse)
4. Tortelloni à la truffe de la Caneva (Bruxelles)
5. Quai de la Yamanote (Tokyo)
6. Lampadaires (Ostende)
7. Canards du forum AFBA (Paris)
8. Voiture garée près de la Tate Gallery (Londres)
9. Publicité près de la Bourse (Bruxelles)
10. Genêts (Monpatelin)
11. Musée d'histoire naturelle (Bruxelles)
12. Clown qui faisait des animaux en ballons à l'inauguration de la nouvelle place Flagey (Bruxelles)
13. La salle du fond au Mamma Roma de la place Jourdan (Bruxelles)
14. Distributeurs de savon chez Habitat (Lille)
15. Omelette au Straw Hat Café, Musée Ghibli (Tokyo)
16. Vase en raku réalisé par la maman du Pingouin Amoureux (Bruxelles)
17. Devanture d'une librairie (Lille)
18. Mes vernis jaunes (Bruxelles)
19. Une des théières de l'impressionnante collection de Philou (Lille)
20. Boutons d'or chez un fleuriste (Lille)

Neuf de ces vingt photos ont été prises exprès pour le challenge couleurs.

Ont également participé au challenge cette semaine:
(Si vous n'êtes pas dans la liste, dépêchez-vous de m'envoyer un lien vers votre blog, votre Flickr ou votre Tumblr pour que je vous rajoute.)

Dès demain, on continue avec le vert. A dimanche prochain?

samedi 20 août 2011

Où mon père ne comprend décidément RIEN à la cosméto


Il y a quelques mois, Elsie Larson lançait par l'intermédiaire du site Kickstarter une collecte visant à récolter de quoi financer sa future mini-collection de robes automne-hiver 2011. Comme j'adore l'univers de cette fille et que j'étais en fonds à l'époque, j'ai contribué à hauteur du don maximum. Et conformément au principe de Kickstarter, je devais donc recevoir, non pas un remboursement, mais une sorte de "prime de remerciement" sous la forme d'un sac rempli de goodies Red Velvet. Je ne savais pas quand c'était censé arriver chez mes parents, et je me réjouissais d'avance de la surprise que ça me ferait.

Ce soir, en rentrant d'une merveilleuse journée à Lille dont je vous reparlerai probablement demain, je trouve ce message de mon père dans ma boîte mail :

Bonjour fille aînée de moi (et de Maman),

Il vient d'arriver un colis "Red Velvet" contenant un joyeux bordel à savoir :
- un carnet,
- un "leg impressions",
- un vernis bleu caca,
- un noeud papillon,
- un tour de cou avec pendentif en tissu,
- deux broches (une en bois et une en tissu),
- une boîte de "sour patch kids",
- une écharpe en soie,
- un sac en toile avec des dessins de flèches,
- et un carton plat style grande enveloppe bien fermé avec je ne sais quoi à l'intérieur, j'ose pas ouvrir !

Je n'ose pas lui demander si "caca" désigne la couleur du vernis ou constitue son appréciation personnelle de ladite couleur. Mais je suis tout excitée à l'idée de mettre la main sur ce colis entièrement handmade dès mon arrivée à Toulouse la semaine prochaine :)

vendredi 19 août 2011

Rendez-moi l'été


Hier, vers 18h, j'étais place Flagey, sous l'abri du 38 et du 60. Un clochard qui empestait l'urine prenait toute la place sur le banc, à l'exception du petit bout occupé par un type qui fumait une brune sans filtre. La main droite sciée par les quelques emplettes que je venais de faire en liquidant diverses cartes de fidélité arrivées à leur terme, je grelottais dans mon T-shirt sans manches et ma jupe qui exposait mes mollets. Mes sandales rouges ouvertes au bout et pleines d'eau, avec lesquelles j'avais cavalé une bonne partie de l'après-midi, me torturaient les pieds. Je m'étais déjà fait à moitié tremper par le déluge tombé une demi-heure auparavant, et mon parapluie surmené refusait de s'ouvrir correctement. Je poireautais depuis plus de vingt minutes sans avoir vu passer aucun bus dans mon sens (sans doute parce que les tunnels du Ring étaient inondés, ai-je appris plus tard). Un grand moment de solitude et de "qu'est-ce que je fous ici, déjà?". Au final, j'ai appelé Chouchou pour qu'il passe me chercher en voiture.

...Mais ça aurait pu être pire: j'aurais pu être au Pukkelpop.

"United States of Tara" saison 2


Si j'ai eu du mal à accrocher à la première partie de la saison 1 de "United States of Tara", la saison 2 m'a maintenue en haleine d'un bout à l'autre. Finies les pitreries des alters qui avaient composé la première demi-douzaine d'épisodes de la série. Tara est bien décidée à remonter à la source de son mal, et pour cela, elle va devoir affronter des souvenirs traumatiques qui vont faire surgir deux nouveaux alters: Shoshanna, une thérapeute un peu baba-cool, et Chicken, la petite fille qu'elle était à l'âge de cinq ans lorsque ses problèmes ont commencé.

De presque comique au début, la série devient un drame qui ne laisse jamais le moindre répit ni à ses protagonistes, ni aux spectateurs. Max, le mari de Tara, atteint son point de rupture en restant toutefois fidèle à lui-même; Marshall, leur fils de 14 ans, se lance dans une aventure avec son amie Courtney avant d'admettre son homosexualité; leur fille Kate développe une amitié avec une artiste excentrique et se glisse dans la peau d'une princesse de fantasy; Charmaine, la soeur de Tara, doit épouser Nick-l'homme-parfait alors qu'elle est enceinte de Neil-le-crapaud. Les révélations du finale laissent supposer une troisième et dernière saison d'anthologie. Dont, à la vitesse où nous regardons les épisodes, je devrais vous faire un compte-rendu très prochainement!

"Une bonne épouse indienne"


Parfois, je reste trois mois sans tomber sur un bouquin qui m'enthousiasme; et parfois, j'en enchaîne plusieurs à la suite. A défaut de météo merveilleuse, cet été aura au moins été placé sous le signe de la bonne, voire très bonne pioche littéraire.

Dès qu'il a pu le faire, Suneel Sarath a échappé à sa famille indienne pour partir étudier à l'université de Stanford. Devenu anesthésiste, il a changé son prénom en Neel, s'est acheté un bel appartement à San Francisco et trouvé une très blanche et très blonde maîtresse censée le guérir de son sentiment d'infériorité raciale. Il a désormais 35 ans, et aucune intention de se ranger alors qu'il vit au pays de tous les possibles. Mais lors d'une visite à sa famille, il se fait piéger par sa mère et son grand-père et, avant d'avoir compris ce qui lui arrivait, il se retrouve marié à une femme qu'il n'a rencontrée qu'une seule fois auparavant.

Leila a 30 ans. Elle est belle et intelligente, mais issue d'une famille pauvre qui ne peut pas lui procurer une bonne dot. Et surtout, un incident dans son passé entache sa réputation, de sorte qu'aucun des hommes que lui ont présentés ses parents n'a accepté de l'épouser. Jusqu'au jour où ce riche médecin américain a, semble-t-il, le coup de foudre pour elle. Mais quand il refuse de consommer leur union, la ramène aux USA sans lui adresser la parole plus de deux fois et prend l'habitude de la laisser seule tous les soirs dans son appartement si froid, Leila se retrouve complètement perdue, très loin des siens et de tout ce qu'elle connaît avec un mari dont elle ne comprend pas l'indifférence...

"Une bonne épouse indienne" raconte la genèse et l'évolution d'un mariage arrangé qui, contre toute attente, va se changer en histoire d'amour. Bien sûr, en tant qu'occidentale, jamais je n'aurais imaginé épouser quelqu'un que mes parents avaient choisi pour moi, et encore moins adopter une attitude soumise et conciliante envers un homme pour qui je n'étais clairement qu'une gêne. Cela dit, la moitié des mariages d'amour se terminant par un divorce, il est permis de s'interroger sur le bien-fondé des mariages arrangés - ceux qui sont décidés, non pas en fonction de la dot comme je crains que ça arrive souvent, mais en fonction de la compatibilité des futurs époux. Quand l'objectif est de fonder un foyer stable et non pas de se réaliser affectivement comme c'est si important dans nos pays occidentaux, j'imagine que le mariage arrangé apparaît comme une solution logique. La soumission automatique de la femme à son époux reste une tout autre question.

Quoi qu'il en soit, je n'ai pas eu l'impression qu'Anne Cherian tentait de faire l'apologie des mariages arrangés, mais plutôt qu'elle s'appliquait à retranscrire le choc des cultures et l'évolution de deux êtres que beaucoup de choses séparent a priori. Au début du roman, j'approuvais à fond les arguments de Neel pour ne pas céder à sa famille; j'étais même indignée de sa part, et je brûlais d'envoyer bouler sa mère et son grand-père. Puis Leila est entrée en scène comme un soleil dont la chaleur discrète contrastait très fort avec la froideur de son mari. Impossible de ne pas aimer ce personnage de femme à la fois respectueuse des traditions et déterminée à être heureuse. Sa docilité apparente cache une grande volonté, ainsi que beaucoup d'esprit et de caractère tenu en laisse mais qu'elle laissera peu à peu s'épanouir. L'auteur sait nous faire partager ses doutes et tout le cheminement intérieur qui lui permettra enfin de conquérir son mari.

Que dire d'autre? C'est bien écrit, bien traduit et les 500 pages de la version poche défilent toutes seules. Lisez-le.

jeudi 18 août 2011

Georges-Arthur Ze FanArt




Après Georges-Arthur Ze Amigurumi et Georges-Arthur Ze Nail Polish, je vous présente Georges-Arthur Ze FanArt, un craquant dessin réalisé par ma swapeuse et arrivé aujourd'hui avec la lettre explicative du contenu de ce colis. Je ne vous montre pas le reste, mais Mah s'est amusée à me dessiner deux arc-en-ciels qui sortent d'un chaudron rempli plein d'or, et à côté de chaque couleur elle a écrit le nom des créations maison et des objets achetés correspondants. C'est le plus joli courrier que j'aie jamais reçu et il m'a touchée autant que le colis. Georges-Arthur Ze FanArt trouvera une place d'honneur sur le pêle-mêle derrière la porte d'entrée dans l'appart' de Monpatelin, et je sais déjà que chaque fois que je l'apercevrai en arrivant ou en partant, il me tirera un sourire.

Pour l'occasion, j'ai créé un tag "Georges-Arthur" à l'usage des lecteurs récents qui pourrait se demander de qu(o)i je parle. En cliquant dessus, vous obtiendrez la liste de tous les messages que je lui ai consacrés depuis son apparition dans ma vie.

Crème fouettée pour le corps Magic Touch de Rituals


Je n'ai pas été totalement honnête dans ce post. Le jour de ma visite chez Rituals, en plus du gommage pour les pieds, j'ai embarqué un pot de crème fouettée pour le corps à la cerise et au lait de riz. Il faut dire que je gardais un souvenir orgasmique d'un produit similaire chez Origins, marque dont je suis une fan absolue et qu'il est désormais impossible de trouver en France. Je vais être obligée d'aller me ravitailler à Londres ou aux Zuess, la vie est vraiment trop dure.

Bref, j'espérais trouver en cette Magic Touch un ersatz acceptable. Verdict après test? Elle n'est pas mal du tout. J'aime son odeur agréable, bien présente mais pas trop forte. Sa texture me semble, de mémoire, plus riche que celle de la crème Origins. Avantage: ça hydrate mieux et plus longtemps; inconvénient: il reste après l'application une légère sensation "grasse" sur la peau - mais qui s'estompe assez vite. Et le pot de 200 ml ne coûte que 14,90€ (contre 30 ou 32 pour la crème Origins). La Magic Touch s'avère donc être un super produit, notamment pour les peaux sèches ou très sèches, et je compte l'adopter en attendant de pouvoir à nouveau me procurer sa grande soeur.

mercredi 17 août 2011

Swap d'été: le colis que j'ai reçu


J'ai été la première à envoyer mon colis cette fois, et je pensais que je serais la dernière à recevoir celui de ma swapeuse. Aussi ai-je été surprise d'entendre le facteur sonner un peu après midi - d'autant que c'est un remplaçant en ce moment, et que je m'attendais à ce qu'il laisse juste un avis de passafe dans la boîte.

Je suis remontée en courant avec le gros paquet bleu envoyé par Mah. En tant qu'organisatrice de ce swap, j'avais eu le privilège de choisir à la fois ma swapée (avec qui je me suis découvert plein d'affinités au fil des semaines), et ma swapeuse. Il se trouve que je lisais Mah du temps où elle tenait un blog féministe récemment ressuscité, et que j'étais intriguée par les cosmétos maison qu'elle avait confectionnés pour les swaps précédents. C'est donc à elle qu'est revenu le douteux privilège de me préparer un colis :)

...Colis que j'ai déballé comme une sauvage, arrachant les jolis emballages colorés dans ma hâte de découvrir leur contenu. Je n'ai même pas pensé à faire de photos au fur et à mesure, donc vous devrez vous contenter des objets "nus". Et d'une description parfois approximative, car Mah a oublié de mettre sa lettre d'accompagnement dans la boîte avant de l'envoyer :)



GOURMANDISES:

- Un paquet de mystérieuses boules en provenance de la Maison Larnicol, meilleur ouvrier de France (mais en quoi?)
- Deux tablettes de chocolat, du blanc aux cranberries et du au lait avec des amandes caramélisées
- Cinq navettes de la Cure Gourmande - je sais, il n'en restait déjà plus que quatre le temps que je finisse de déballer mon colis, et j'en ai boulotté deux autres (fleur d'oranger et citron, un délice) avec le yaourt de mon goûter à l'instant. Les survivantes ne perdent rien pour attendre; je leur prédis une espérance de vie limitée à mon prochain petit dej'.



RETRO STYLE:

- Un porte-clés marqué "I don't do housework on days that end in Y"
- Un magnet "If it fits in a toaster, I can cook it", qui a déjà trouvé sa place dans le pêle-mêle sur notre porte blindée (les réputations se faisant vite, je tiens néanmoins à préciser que je suis une cuisinière passable)
- Un mini-paquet de chewing-gum "Every time you masturbate, God kills a kitten" - tout à fait mon genre d'humour; je l'ai mis dans la petite trousse de toilette qui ne quitte jamais mon sac à main
- Un mug orange "Only my cat understands me" (même si en ce moment, ce serait plutôt: I don't understand my cat any longer)
- Un grand carnet ligné "Well behaved women rarely make history"



ACCESSOIRES:

- Une mini-manique rouge à pois blancs
- Une jolie carte postale de Paris comme on en trouve chez Les Fleurs
- Un hibou porte-monnaie en tissu violet
- Une bague avec une rose jaune comme on en trouve chez les Fleurs (coïncidence? je ne pense pas); j'ai sa cousine en rose et je suis ravie d'agrandir la famille
- Une mini-bague avec une rose verte
- Un collier sur lequel je vais revenir ci-dessous car c'est LE truc qui m'a le plus touchée dans ce colis
- Des mitaines en dentelle rouge avec plein de petits coeurs; je ne sais absolument pas avec quoi je vais les mettre mais miraculeusement, elles ne scient pas mes avant-bras dodus, donc je vais trouver quelque chose



...Oui, le collier, donc. Une pièce unique "Le rose et le noir" fabriquée par les blanches mains de Mah, qui a dû bien se prendre la tête pour trouver des charms correspondant à tout ce que j'avais dit aimer: poulpe, chat, renard, hibou, pas moins de 2 Georges-Arthur, une chaussure à talon, un cocktail, 3 étoiles roses, un noeud noir à pois blancs, et tenez-vous bien, elle a même imprimé mon avatar du forum Beauté Test et le fond d'écran de mon blog pour en faire des médaillons. En plus, elle avait présenté ça dans une ravissante boîte noire à pois blancs capitonnée de fuschia. Franchement, j'en suis restée sans voix. Et je n'avais pas encore vu la fin!



COSMETIQUES:

- Trois pots contenant l'un un truc jaune solide sans odeur, l'autre un truc violet tout léger plein de paillettes bleues qui sent quelque chose mais je ne sais pas quoi, et le dernier (le gros) est plein d'un truc orange assez épais qui ressemble à une crème pour le corps
- Un flacon plein d'un truc liquide à la couleur démentielle, entre le violine et le bordeaux un peu nacré; probablement un gel douche, mais j'attends confirmation pour le tester!
- Deux savons (je présume); le bleu finira certainement sur la mosaïque de la semaine 7 du challenge photo :)
- Et enfin un rouge à lèvres
Tout cela fabriqué maison par Mah, qui a également ajouté à son colis:
- Un paquet de mini-limes à ongles à motif japonais, parfaites pour la trousse de toilette dans mon sac
- Trois vernis: un vert de chez Hema, un jaune clair et un top coat pailleté de chez Claire's
- Une grande lime à ongles bleue d'un côté et verte de l'autre

Merci encore, Mah, pour toutes ces jolies choses sélectionnées avec soin. J'ai vraiment hâte d'essayer tes produits de beauté, et je suis super touchée du mal que tu as dû te donner pour fabriquer le collier, que je porterai fièrement. Grâce à toi, c'était un peu Noël en octobre août aujourd'hui à la maison :)

...Bon, c'est quand qu'on lance le swap d'automne?