vendredi 30 septembre 2011

Les bouquins que je n'ai pas aimés en septembre


ROMANS

"La deuxième vie de Fatima" (Joanne et Gerry Dryanski)
Au bout de quelques pages de ce soi-disant "splendide conte de fées moderne", une impression de déjà vu me saisit... Vérification faite, j'ai lu il y a des années, en VO, le premier opus des aventures de Fatima Monsour - et je l'ai trouvé parfaitement insipide. Hop, la suite va directement dans le sac pour Pêle-Mêle.

"Inspired sleep" (Robert Cohen)
Malgré d'excellentes critiques, ce bouquin ("Nuits insomniaques" en VF) mériterait plutôt de s'appeler "Inspires sleep", de mon point de vue. Un seul chapitre, c'est le temps qu'il aura fallu pour que les mésaventures d'une mère célibataire en manque de sommeil me fassent piquer du nez.

BEDES

"Ursula vers l'amour et au-delà" (Fred Bernard)
Après l'excellent "Lily Love Peacock", l'auteur choisit de tracer le portrait d'une autre fille libre. Mais son graphisme, qui passait assez bien en noir et blanc, me fait juste grincer des dents en couleur (ne pas se fier à la couverture). C'est quoi, cette nouvelle mode des dessins qu'on croirait faits par des gamins de douze ans? Et puis si Lily était poussée par son amour de la musique, Ursula n'a de passion que pour le cul, et sa rebellion ressemble surtout à de l'auto-destruction.

"Chef Magik" tomes 1&2 (Guerrive)
Moins abouti que son "Crépin et Janvier", bien qu'on y retrouve le même humour irrévérencieux. Quelques gags sympas, mais rien d'inoubliable.

"Lenore - Noogies" (Roman Dirge)
Comme je suis fan d'Emily the Strange et de Courtney Crumrin, je pensais que j'allais adorer les aventures de cette petite fille zombie, pleines de bébés et d'animaux morts. Et puis non. Du point de vue du graphisme aussi bien que des histoires, j'ai trouvé le tome 1 tout à fait dénué d'intérêt, et l'ai d'ailleurs abandonné au quart après avoir un peu feuilleté la suite pour vérifier que ça ne s'arrangeait pas en chemin.

"Salades de nouille" (Valentine Saffaty)
Les dessins sont très sympas. Pour le reste, c'est de la bédé de fille avec des gags sur des thèmes déjà rabâchés cent fois.

AUTRES

"Clueless in Tokyo" (Betty Reynolds)
L'ouvrage a précédé "Squeamish about sushi". Ses dessins sont moins aboutis et il ne contient pas grand-chose que je ne savais déjà avant de le lire. Une petite déception.

Et comme j'imagine que je n'ai donné envie à personne d'investir dans un de ces bouquins, je m'épargne la peine de vous filer des liens Amazon pour cette fois!

"Shä et Salomé: Jours de pluie"


Ces derniers temps, j'en ai plus que ras-le-bol de la "bédé de blogueuse fille", ces ouvrages au style honteusement repompé sur Pénélope Bagieu ou Margaux Motin qui mettent inévitablement en scène une célibataire pourvue de quelques kilos en trop et d'une tonne de mauvaise foi. Mais si, vous savez, la caricature de lectrice de Cosmo qui claque beaucoup trop de thunes en fringues importables, glousse aux terrasses des cafés avec ses copines et dit du mal des hommes alors que son seul rêve dans la vie, c'est d'en choper un pour se faire offrir une bague en diamant et 2,1 marmots. Au bout d'un moment, tant de stéréotypes et de manque d'imagination finissent par lasser.

C'est pour ça que même si j'avais repéré "Shä & Salomé : Jours de pluie" depuis ma dernière virée au Cook&Book, je ne me suis décidée à l'acheter qu'hier après avoir eu le temps de parcourir le début et de m'assurer que, ouf, rien à voir avec toutes les bédés en question. Je l'ai emportée chez Les Gens Que J'Aime (définitivement mon QG lecture en centre-ville). Je me suis assise au frais mais en pleine lumière, dans l'un des fauteuils avachis qui occupent le petit coin entre vitrine et bar. Tous les autres clients se pressaient en terrasse pour profiter de ces 25° si incongrus fin septembre à Bruxelles, et la salle était déserte - juste le barman qui ne faisait pas de bruit derrière son comptoir, un fond musical de qualité comme toujours, un verre de limonade citronnade maison bien fraîche et moi.

Pendant une heure de pur bonheur, j'ai savouré les tranches de vie d'un couple atypique et touchant. Salomé est rousse mais le nie farouchement; Shä est un chat, et ça ne leur pose aucun problème. Salomé collectionne les vieilles consoles de jeu et consacre ses soirées à faire des raids sanglants dans WoW; Shä est un écrivain en panne d'inspiration qui porte toujours la même vareuse de marin, fume la pipe et tape encore ses manuscrits sur une Olivetti. Salomé passe toutes ses nuits chez Shä, dont elle a colonisé la maison avec ses affaires, mais flippe à l'idée d'emménager avec lui. Shä compose des ritournelles absurdes, récupère les peluches de nombril de Salomé pendant qu'elle dort et les colle dans un cahier avec la date. Salomé soutient l'(éternellement perdante) équipe de foot de Papouasie-Nouvelle-Guinée; Shä a apprivoisé une mouche nommée Gencive, et il est persuadé que Dieu est un poney. Ces deux-là s'aiment avec une conviction inébranlable et une fantaisie débridée. Ce n'est pas qu'ils se rebellent contre les conventions, c'est juste qu'ils ont su se créer une bulle bien à eux, pleine de tendresse et de chaleur. Une bulle dont je ne suis sortie qu'à grand regret au bout de 110 pages. En principe, je déteste relire romans ou bédés, mais je sais que "Shä et Salomé" fait partie des ouvrages que je revisiterai encore et encore.

Un p'tit tour sur le blog de la dessinatrice?

mercredi 28 septembre 2011

De la suppression du "mademoiselle"



Deux associations féministes militent actuellement pour la suppression de la case "Mademoiselle" sur les formulaires administratifs, et depuis quelques jours, les débats font rage sur Facebook et dans la blogosphère. Je ne vais pas vous faire l'injure de vous expliquer pourquoi cette mesure me semble nécessaire et justifiée. Ou bien l'état marital d'un individu est pertinent, et il faut le demander aux hommes aussi bien qu'aux femmes; ou bien il ne l'est pas, et il ne faut le demander à personne. Affaire classée. Non, le but de cet article, c'est de m'étonner de certaines des réactions les plus communément suscitées par ce projet, y compris - à ma grande tristesse - chez les femmes, voire même chez celles qui se disent féministes.

Cette histoire de "mademoiselle", c'est un détail; tu n'as pas de plus grandes causes pour lesquelles te battre?
D'abord, j'aimerais savoir qui établit un classement de toutes les causes existantes. Qui décrète que la famine dans la corne de l'Afrique mérite qu'on lui consacre son temps et son énergie davantage que les génocides ethniques ou les crimes d'honneur? Qui dresse le top 10 des horreurs télégéniques contre lesquelles on peut s'insurger avec le sentiment de faire quelque chose d'important? Ensuite, défendre les droits des femmes n'empêche pas de se mobiliser aussi pour d'autres causes. Pas pour toutes, certes. Mais même en se foutant royalement des droits des femmes, nul ne pourra jamais tenter de remédier à tous les maux de ce monde. Que chacun s'emporte pour ce qui lui importe, ça ne sera déjà pas si mal.

Tout à fait d'accord pour défendre les droits des femmes, mais le coup du "mademoiselle", c'est anecdotique. Moi ce qui m'énerve, c'est que les administrations me collent systématiquement le nom de mon mari alors que j'ai gardé le mien; que les banques me réduisent à un "& Mme" sur la dénomination de nos chéquiers communs; qu'au boulot, une femme faisant montre d'autorité soit considérée comme une casse-couilles alors que son pendant masculin passe pour un homme à poigne et un vrai chef.
Dans une lutte globale, rien n'est anecdotique. On ne forcera pas les gens à changer de mentalité du jour au lendemain. Mais on peut légiférer sur ce qui te paraît être un détail pour faire petit à petit évoluer les choses dans le bon sens. Comment le macho lambda accepterait-il l'idée qu'une femme peut prétendre aux mêmes postes et à la même rémunération que lui si l'administration française, au début du XXIème siècle, continue à envoyer le message que cette femme n'est qu'un appendice de l'homme qui a bien voulu l'épouser, que c'est par rapport à lui qu'elle se définit socialement? L'égalité ne sera pas conquise en une fois, on le sait depuis longtemps; elle sera le produit d'une accumulation de "détails" comme la suppression de cet insultant "mademoiselle".

Insultant, le mademoiselle? Au contraire, je le trouve hyper flatteur! Mariée ou pas, je n'ai aucune envie qu'on m'appelle "madame": ça fait vieille rombière...
Donc, tu veux perpétuer un usage sexiste pour le seul plaisir de te faire flatter l'ego? Qu'est-ce que ça peut bien te foutre qu'un parfait inconnu trouve que tu fais ton âge, ou pas? La jeunesse n'est pas une qualité, c'est juste un état de fait - transitoire, qui plus est. Tout comme la beauté physique. Il faut arrêter de croire qu'une peau lisse et des seins défiant la loi de la gravité sont le seul moyen de séduire et de se donner de la valeur. Parce que ça aussi, ça fait partie des messages (pas très) subtils avec lesquels on nous matraque à longueur de journée pour nous empêcher de conquérir une égalité de droits. Je ne dis pas qu'il faut cesser de se maquiller ou de s'habiller joliment, parce que tout ce qui aide à se sentir bien dans sa peau est bon à prendre. Je dis qu'il faut cesser d'être obsédée par la beauté, la minceur, la jeunesse et le regard d'autrui - d'ailleurs souvent bien plus indulgent que le nôtre. Parce que pendant qu'une femme se mine pour une ride du lion un peu trop prononcée ou trois kilos en trop, elle ne cherche pas un vaccin contre le cancer, n'écrit pas les romans qui lui vaudront le prochain Nobel de littérature et ne fait pas campagne pour devenir secrétaire général de l'ONU.

Pfiou, tu ne vas pas chercher un peu loin, là? Je ne me sens pas spécialement féministe ni concernée par tout ça, moi...
Personnellement, je ne comprends pas qu'on puisse être une femme et ne pas se sentir concernée par l'égalité de nos droits avec ceux des hommes. C'est quand même sympa de pouvoir voter, gagner nos propres sous sans devoir en répondre à personne, ne pas être obligées d'épouser quelqu'un qu'on n'a pas choisi, divorcer de lui s'il nous gonfle, rester célibataire à vie, disposer de notre corps comme on l'entend, faire des enfants seulement si on le veut - non? Et tout ça nous serait impossible si ces féministes que tu prends (je le sens bien) pour des viragos écumantes ne s'étaient pas battues un jour. Elles ont fait un gros bout du chemin; à nous de ne pas baisser les bras avant la ligne d'arrivée. C'est une responsabilité que nous avons envers les générations futures.

Et pour en savoir plus sur cette initiative, cliquez ici.

Où je perds deux kilos en deux jours


Dimanche, alors qu'il faisait un temps magnifique, j'ai été patraque toute la journée, sans énergie et incapable de me motiver pour sortir. Le soir, parce que j'avais quand même une grosse envie de burger, Chouchou et moi nous sommes traînés en mission de reconnaissance à l'Amour Fou, où j'ai testé la recette Moine (moutarde, roquette, oignons grillés, fromage d'Orval, bacon, confit d'oignons aux chicons): une tuerie malgré un steak que j'aurais aimé un peu plus épais et un peu plus saignant. Il y avait peu de monde, juste assez pour mettre une bonne ambiance de fin de week-end, et ce fut un dîner très sympa. Contrairement à la nuit qui a suivi, durant laquelle j'ai passé plus de temps aux toilettes que dans mon lit. C'était donc une gastro...

Du coup, la reprise du boulot le lendemain a été laborieuse, et grâce à ce brave Murphy, ça tombait justement la semaine où je dois terminer une trad. Je n'ai pas été très productive lundi, et hier, pour tenter de rattraper un peu tout ça, j'ai bossé jusque vers 20h - ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je n'ai pas pu aller tester le nouveau cours de vinyasa du Serendip Spa, chaudement recommandé par Claudia; tant pis, ce sera pour la semaine prochaine. Cette nuit, j'ai encore dû dormir avec une bouillotte tant j'avais mal au ventre. Mais ce matin, je suis en forme pour profiter de mon mercredi de congé. Je me félicite de n'avoir pas annulé ma séance de réflexologie de 15h, et je cherche ce que je pourrais bien faire d'autre avant pour profiter du bel été indien qui devrait durer jusqu'à la fin de la semaine. Surtout qu'à 18h, j'ai retouches de tatouage, ce qui signifie bobo au bras pendant les deux jours suivants qui seront de plus surchargés niveau boulot. Joie.

mardi 27 septembre 2011

"True Blood" saison 4



En fait, True Blood est une série comique.
Une série comique absurde. Qu'il faut prendre au 7ème degré et ne regarder que pour le sexe, le sang et le facteur choc. Parce que si on aime les développement scénaristiques et psychologiques cohérents... C'est clair qu'il vaut mieux consacrer ses soirées à autre chose.

La saison partait pourtant sur une idée intéressante: après avoir passé quelques heures dans le royaume des fées, Sookie revient sur Terre pour s'apercevoir que plus d'un an s'est écoulé en son absence. Du coup, ses amis ont drôlement changé. Tara est devenue une lutteuse lesbienne, et Bill rien moins que le roi vampire de la Louisiane. Sam s'est mis à fréquenter d'autres métamorphes. Alcide s'est rabiboché avec une Debbie repentante et de nouveau tout amoureuse de lui. Lafayette a rejoint un chapitre de sorcières en compagnie de son petit ami Jésus.

Jusque là, ça semble prometteur. Puis les choses se gâtent. Un sort rend Eric amnésique et le transforme en insupportable toutou dont la bonté et la gentillesse (!) vont finir par séduire Sookie et l'amener à batifoler avec lui sous une pluie de flocons de neige. Barf. A partir de là, c'est la surenchère dans le grotesque, l'outrancier, le WTF. Victime d'un second sort, Pam commence à pourrir sur pied. Jason se fait violer par des cohortes de panthères-garous à peine pubères. Le bébé d'Arlène et René le défunt tueur en série semble possédé par quelque esprit démoniaque. L'histoire part dans tous les sens, avec pour seul effet positif d'accorder moins de temps d'antenne à l'ingénue de service, "son vagin féérique et son prénom incroyablement stupide" (sans contestation possible la meilleure réplique de la saison). Quelques sous-intrigues qui tiennent la route se détachent de cet immense foutoir; j'ai notamment bien aimé la nouvelle romance de Sam et ses démêlés tragiques avec son frère, ou la rupture douloureuse de Hoyt et Jessica. Mais c'était peu, trop peu pour que j'aie envie de regarder la prochaine saison.

Puis est arrivé le dernier épisode. Un summum de n'importe quoi durant lequel les méchants zigouillés ressuscitent et les héros vivants tombent comme des mouches (ce qui ne les empêchera pas de revenir dans la série, puisque Lafayette est désormais médium!). C'est là que Chouchou m'a expliqué que le génie d'Alan Ball résidait justement là-dedans; qu'il ne fallait chercher aucune cohérence et aucun message dans "True Blood": juste s'amuser de son absurdité jouissive.

Je vais essayer de faire des efforts, mais c'est vraiment pour le torse poilu d'Alcide les déguisements sexy de Jessica les répliques hilarantes de Pam. Et aussi un peu par curiosité malsaine, pour voir ce que mijote l'ex-révérend Newlin ou comment Russel Eddington va tenter de se venger.

Le top 10 des choses qui me manquent en Belgique


- De la vraie limonade
Ici, quand tu réclames un diabolo menthe, les serveurs froncent les sourcils. Tu expliques: "De la limonade avec un trait de sirop de menthe". Ils te répondent: "Avec un Perrier, ça ira?". NON, CA N'IRA PAS. "Dommage que le Spa citron n'existe plus, ça aurait bien fait l'affaire", avance Chouchou. "Euh, non, il ne faut pas de goût de citron dans le diabolo menthe." "Mais le Spa citron, ça ne goûte pas le citron! C'est comme le Spa orange, ça ne goûte pas l'orange, ça a juste la couleur orange." Parfois, la logique locale m'échappe.

- De la viande saignante
Ici, quand tu commandes une pièce de boeuf saignante, elle arrive immanquablement à point dans ton assiette. La première fois, j'ai cru à un cuisinier distrait. La deuxième fois, à un manque de bol. Après avoir réitéré la constatation dans une dizaine de restos différents, et même tenté de ruser en réclamant ma viande bleue, je dois me rendre à l'évidence: si je veux manger une entrecôte qui meugle encore sous le couteau, je dois repasser la frontière.

- Des desserts à base d'autre chose que de speculoos
Cheesecake avec croûte en speculoos. Glace au speculoos. Tiramisu au speculoos. Chocolat au speculoos. Pâte de speculoos. Les possibilités sont multiples. A la limite, on va dire que ça m'épargne quelques calories inutiles en fin de repas. Mais parfois, le speculoos est mesquin, planqué dans un gâteau dont le nom ne mentionne pas sa présence, et je me décompose en goûtant la première bouchée. C'est vil. Moi, je voudrais juste une innocente tarte Tatin ou une bête crème caramel pour faire passer le souvenir de ma viande trop cuite. Mais apparemment, la Belgique a décidé de m'affamer. (Vu le chiffre qui s'affiche actuellement sur ma balance, je peux vous affirmer que c'est raté, ha ha!)

- La carafe d'eau plate au resto
Ici, si tu veux boire quoi que ce soit avec ton repas, tu dois le payer. A 4 ou 5 euros la bouteille de Vittel, ça alourdit tout de suite la note...

- Des Sephora
Non parce que des Ici Paris XL, certes, y'en a partout (raison pour laquelle Sephora n'a jamais cherché à s'implanter à Friteland, apparemment), mais c'est moche, c'est cher et tu ne peux même pas toucher les produits qui sont planqués derrière des comptoirs auxquels seules les vendeuses ont accès. Grosse frustration.

- Des André
Ma chaîne préférée de magasins de chaussures pas chères, avec une mention spéciale à leur collection Studio repompée sur inspirée des grands créateurs, leur collection Jeune & Jolie à prix hyper doux (60 euros la paire) et les modèles créés pour eux, chaque saison, par de prestigieux invités comme Annabel Winship, Maloles ou les Prairies de Paris. Ici, dans le même genre et la même gamme de prix, on a Sacha... mais beaucoup de leurs modèles sont sérieusement importables.

- Des grands magasins dignes de ce nom
Genre, un Printemps ou des Galeries Lafayette. Les Inno sont tellement moches et vieillots que je n'y mets jamais les pieds: ils me dépriment.

- Des commerces qui acceptent la carte Visa
La plupart des petits restos la refusent, et beaucoup de boutiques indépendantes ne l'acceptent qu'à partir d'un certain montant. La faute aux frais trop élevés que réclame Visa, apparemment. Mais il y a de l'espoir: les distributeurs de tickets de bus et de métro qui, jusqu'ici, ne prenaient que les cartes locales (super pratique dans une ville où vivent et séjournent autant d'étrangers!) sont maintenant équipés pour accepter les Visa, halléluiah!*

- Le prix unique du livre
Parce que du coup, certaines librairies - dont mon très cher Cook & Book - pratiquent sur certains ouvrages des tarifs si prohibitifs que je me contente de noter les titres des bouquins découverts chez eux pour les commander plus tard chez Amazon.

- Des étés
Sans commentaire.

*Qui est une chanson de...?

lundi 26 septembre 2011

Swap d'été: tu veux la guerre?


Mail de: Sophie
A: Funambuline et Armalite

Hello les filles,
D'après la description faite par l'homme au téléphone, il semblerait que le colis soit enfin arrivé. YES! Merci à Funambuline pour sa patience et son courage face à l'ennemi postal international*.

Mail de: Armalite
A: Sophie et Funambuline

HALLELUIAH!
(Qui est une chanson du génial Leonard Cohen comme chacun sait, et pas de ce pitre de Jeff Buckley, merci.)

Mail de: Sophie
A: Armalite

J'ai entendu dire que Cohen était désormais prescrit à la place des somnifères dans de nombreuses institutions. Il serait cependant interdit aux dépressifs, on a retrouvé trop de corps sans vie après une écoute prolongée. Il va bientôt être également interdit sur les ondes... par mesure de prévention. Le ministère de la santé devrait donner sa décision dans les plus brefs délais.
Gnark gnark.
HalleluuuuuuuuuuUUUUUUUUUuuuuuuiaaaaaa


*L'histoire du colis vagabond est ici.

Giveaways vernis à ongles


Un mois déjà que m'est venue l'idée de ce giveaway. Comme vous le savez, mes vernis à ongles se démultiplient à l'insu de mon plein gré, c'est terrible, je suis envahie et j'ai peur de mourir un jour sous une avalanche de flacons ou un torrent en crue de Mavala. J'ai donc procédé à un tri assez draconien, et sorti de ma collection pas moins de 24 flacons qui ont servi zéro ou une fois et me semblent d'une qualité satisfaisante, mais dont la couleur ne me plaît pas ou fait doublon avec un autre vernis que je possède. Du coup, je me suis dit qu'il y avait largement de quoi gâter deux filles au lieu d'une. Voici les lots que je vous propose:


A:
- 7 vernis Mavala: Acapulco, Night Club, Romantic, Smoky Blue, Rose Dust, Bronze Green, Khaki Vintage
- 1 vernis Mac: Beyond Jealous
- 1 vernis Essie: Click It or Ticket
- 1 vernis Kiko: 254
- 1 vernis Maybelline: Urban Turquoise
- 1 vernis H&M: Hunt Me Down


B:
- 5 vernis OPI: DS Top Coat, Dutch Tulips, Curry Up Don't Be Late, plus le mini-rouge pailleté de la collection Alice in Wonderland et le mini-bleu pailleté de la collection Katy Perry
- 4 vernis Catrice: I Sea You, Cotton Candy At Eiffel Tower, Sweets For My Sweets, Wear My Sunglasses At Night
- 1 vernis Gosh: Miss Minty
- 1 vernis Estée Lauder: Black Wine
- 1 vernis China Glaze: Kiwi Cool-Ada

Pour les gagner, il va falloir reprendre les mosaïques du challenge photo qui m'a occupée ces derniers mois.
Lot A: Vous devez me dire, parmi les mosaïques des semaines impaires (soit la rouge, la jaune, la rose et la bleue), quelle est la photo chronologiquement la plus ancienne.
Lot B: Même chose avec les mosaïques des semaines paires (la violette, la verte, la orange et la noire & blanche).

Le règlement est le suivant:
- Ne peuvent participer que les lectrices habituelles du blog, c'est-à-dire celles qui, avant hier minuit, étaient inscrites sur la page FB ou avaient déjà laissé au moins un commentaire ici. Si vous avez commenté une seule fois en juin 2007, merci de me préciser dans quel post afin que je n'élimine pas votre participation.
- Je n'expédierai pas les lots hors Europe; donc, les gagnantes devront être en mesure de me fournir une adresse postale dans un pays européen.
- Chaque lectrice ne peut participer qu'une seule fois pour chaque lot.
- Les réponses doivent prendre la forme: COULEUR de celle des quatre mosaïques sur laquelle se trouve la photo la plus ancienne + NUMERO de la photo en question (le même que dans la liste que j'ai fournie sous les mosaïques).
- Chaque lot ira à la première personne qui m'aura donné la bonne réponse, date et heure du commentaire faisant foi.
- Si personne n'a trouvé la bonne réponse d'ici dimanche minuit, chaque lot ira à la première personne qui m'aura cité en réponse la deuxième photo la plus ancienne (ou la troisième, la quatrième, etc.)
- Afin que les participantes ne se basent pas sur le fait que, puisque le concours court toujours, les réponses laissées par les commentatrices précédentes doivent être fausses (ce qui, par élimination, finirait forcément par leur donner la bonne), je ne publierai les commentaires qu'une fois les gagnantes déterminées.
- Les deux lots devront aller à deux personnes différentes; si une participante trouve les deux bonnes réponses en premier, je lui demanderai de choisir son lot préféré pour faire gagner l'autre à la bonne réponse suivante.

Bonne chance à toutes!

Edit 12h08: Le lot A est déjà gagné! Trois personnes m'ont donné la bonne réponse en l'espace d'un court laps de temps: Sarah à 10h54, Miss Sunalee à 10h55 et Londoncam à 11h59; c'est donc Sarah qui remporte les vernis Mavala et leurs copains. Miss, tu m'envoies un mail pour me confirmer ton nom de famille et me donner ton adresse postale?

Edit 19h00: Le lot B est toujours en jeu, personne n'ayant trouvé la bonne réponse jusqu'ici! Concours ouvert jusqu'à dimanche minuit.

Edit mardi 16h30: de plus en plus de participations mais toujours pas de bonne réponse pour le lot B!

dimanche 25 septembre 2011

Le retour de la blonde



L'autre jour, en surfant sur internet, je m'aperçois qu'une vilaine auréole brunâtre, genre tache de café ou de thé, s'est formée dans ma barre de navigation Chrome autour du mot "Historique", et qu'elle déborde même un peu sur "Favoris". Alarmée, je tente de l'effacer d'un revers de manche (oui, oh, ça va hein). La vilaine auréole subsiste. Damned. Perplexe je suis: qu'est-ce qui a bien pu tacher durablement un écran de MacBook?

C'est en refermant la fenêtre Chrome pour aller sur Picasa que la vérité m'est apparue. La "vilaine auréole", c'était le haut des cheveux de ma mère sur la photo qui, depuis la veille, me servait d'économiseur d'écran.

Brèves du dimanche


Je suis en train de lire "A Storm of Swords", le tome 3 de "A song of fire and ice" (ou "Game of Thrones", si vous préférez, bien que ce soit en réalité seulement le titre du premier tome de la série). C'est tellement déprimant que je dois me bourrer de Xanax et me restreindre à deux chapitres par soir pour tenir le coup. Vu que le bouquin compte plus de 900 pages, je pense le terminer et vous en faire une critique d'ici 2019.

La Poste belge a repoussé les limites du tolérable en me réclamant plus de 3 euros pour envoyer une carte postale en France, au prétexte que ladite carte postale excédait le format standardisé d'un centimètre. Désormais, je ne posterai plus mon courrier que de France (et je m'en excuse par avance auprès des personnes qui ont gagné un lot à l'un de mes concours: elles devront attendre la deuxième semaine d'octobre pour que je les expédie).

Le swap créatif de Lady Pops est lancé. Je suis très contente de la swapée qui m'a été attribuée; j'ai déjà trouvé la surprise à mettre dans son paquet, et je sais ce que je vais lui fabriquer comme "création personnelle" (sans doute le week-end prochain). Un swap sympa qui ne me ruinera pas, quel bonheur! Les swaps de saison ont - un peu par ma faute, d'ailleurs - vraiment échappé à tout contrôle de ce côté-là, au point que je ne suis pas certaine de faire le prochain car je suis assez fauchée en ce moment.

Un bouleversement survenu cette semaine au travail de Chouchou va nous empêcher de planifier le moindre voyage avant le début de l'année prochaine. Le road-trip californien est mis en stand-by, tout comme le city trip pour lequel j'hésitais entre quatre destinations: Edimbourg, Tallinn, Oslo et Barcelone. Je suis frustration. En attendant, je vais peut-être réaliser un petit carnet de voyage dessiné sur nos vacances à Stockholm.

J'ai passé un bon moment sur le site de Sarenza hier et... je n'ai pas trouvé une seule paire de chaussures qui me plaise. Pas une. Aurais-je atteint l'overdose? Le virus inconnu qui, depuis vendredi soir, me fait gargouiller le ventre comme la tuyauterie d'un immeuble XIXème aurait-il également attaqué un élément constitutif de ma personnalité? Dois-je redouter - ou espérer vis-à-vis de mon portefeuille - que le prochain rhume suscite un brusque désintérêt pour les vernis à ongles?

Cette nuit, j'ai rêvé que j'étais enfermée dans un camp de vacances où il fallait faire du vélo toute la journée (alors que je pleure ma mère au bout de cent mètres en général). Le soir, on mangeait des sandwichs tout secs en faisant du karaoké sur des chansons des années 70. Et une des monos me confiait: "Le vélo, c'est super bon pour la santé; y'a qu'un inconvénient, c'est que ça fait tomber les seins. Dommage pour toi, les tiens tenaient encore bien malgré ton âge". Chouchou, les champignons que tu as mis dans ton risotto de vendredi soir, tu es bien sûr que c'était des cèpes?

CHALLENGE PHOTO Semaine 8: Noir & Blanc



1. Sur la porte des toilettes pour femmes du Shinkansen (Tokyo)
2. Ernest-Raoul pris en otage aux Utopiales (Nantes)
3. Un invraisemblable fait divers (Toulouse)
4. Notre salle de bain au Stallmästaregarden (Stockholm)
5. Les clés de notre chambre au Miauw Suites (Amsterdam)
6. Un livre trouvé chez Natures & Découvertes (Toulouse)
7. Exposition "C'est notre Terre" (Bruxelles)
8. Théodore le croque-mort (Bruxelles)
9. Vitrine d'un magasin dans Gamla Brogatan (Stockholm)
10. "Barbie Story", ballet du Nouvel An (Bruxelles)
11. Graffiti (Lisbonne)
12. Graffiti (Bruxelles)
13. Carnet de voyage (Marrakech)
14. Dansk Design Center (Copenhague)
15. Un chat des Stickettes monte la garde derrière notre porte (Bruxelles)
16. Feu d'artifice du 14 juillet (Carcassonne)
17. Façade du Musée d'Histoire Naturelle (Bruxelles)
18. Chaises d'un café sur la place Saint-Georges (Toulouse)
19. Dansk Design Center (Copenhague)
20. Rayon littérature étrangère pour enfants du Cook&Book (Bruxelles)

Six de ces photos ont été prises à l'occasion de ce challenge; les autres proviennent de mes archives personnelles.

Ont également participé cette semaine:
(Si vous n'êtes pas encore dans la liste, envoyez-moi un lien vers votre blog, votre Flickr ou votre Tumblr pour que je vous rajoute.)

Il me reste à remercier toutes les filles qui ont joué le jeu. C'était très sympa de se rendre sur vos blogs dimanche après dimanche pour voir ce que vous avait inspiré la couleur de la semaine. Quant à moi, je ne suis toujours pas la meilleure photographe du monde, mais j'ai appris deux ou trois choses utiles sur le maniement de mon Lumix, et je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin! J'ai déjà une autre idée de challenge photo sur un thème différent... mais je vais d'abord vous laisser souffler un peu. A très vite?

samedi 24 septembre 2011

"Chimère(s) 1887, T1: La perle pourpre"


Fin du XIXème siècle. Tandis que Ferdinand de Lesseps s'obstine à tenter de percer le canal de Panama en dépit d'un monstrueux coût matériel et humain, la jeune Chimère, une orpheline de 13 ans, est vendue par ses tuteurs à la patronne d'une maison close très chic. Sa virginité est mise à prix et suscite des enchères record, mais son premier client commence par la tabasser avant de coucher avec elle. Pourtant, Chimère n'est pas une victime: forte et déterminée, elle a déjà calculé combien de temps elle mettrait pour racheter sa liberté à Madame Gisèle. En attendant, elle découvre ses compagnes et les règles de la vie au bordel...

Ce sujet controversé, que Christophe Pelinq alias Arleston avait d'abord proposé à Canal + pour en faire une série télé (il se fera gentiment éconduire, et "Maison Close" sera produit quelques mois plus tard...), aurait pu donner une bédé sulfureuse, ou du moins très crue. Ce n'est pas le cas. Oui, les pensionnaires de Madame Gisèle se promènent les seins à l'air, mais on ne voit jamais une seule scène de fesses, tout au plus quelques bisous lesbiens. Après tout, pourquoi pas? Eviter le racolage est une intention louable. Le problème, c'est qu'il ne se passe pas grand-chose d'autre dans ce tome 1. Les scénaristes nous présentent un contexte historique intéressant, dont on devine qu'il aura un rôle à jouer plus tard; mais en attendant, on peine à trouver crédible cette héroïne qui a grandi à la campagne, exploitée par ses tuteurs, et qui est pourtant déjà si douée pour manipuler les gens. Un tome de mise en place qui laisse un peu le lecteur sur sa faim.

Kiko 235




Quatrième test de vernis Kiko: le 235, un orange citrouille nacré. Bof bof. Je me suis empressée de lui rajouter une couche de top coat matifiant, et ça allait déjà un peu mieux, mais je n'ai pas eu le coup de foudre pour cette couleur.

Je pense qu'en fait, cette expérience aura achevé de me dégoûter des vernis pas chers. A l'exception des H&M en flacon rectangulaire, je les trouve tous de mauvaise qualité, généralement trop liquides, pas assez couvrants, avec un pinceau mal adapté et des teintes au rendu souvent décevant par rapport à ce qu'on croit voir dans le flacon. Désormais, je pense que je vais m'en tenir à mes chouchous OPI et Mavala, avec de possibles infidélités chez Essie (dont j'ai hâte de tester la formule "grand public") et chez Chanel (même si je n'aurais jamais cru dire ça un jour).

vendredi 23 septembre 2011

Concours GoT: les résultats (pour de vrai cette fois)


Avec une voix d'avance sur Miss Sunalee et ses Jeux d'Ombres, et deux d'avance sur Tan et ses Lego, Nekkonezumi et son Winter Is Coming, et Lady Pops qui Ne Sera Pas Fort Dépourvue... c'est La Princesse au Petit Pied avec sa Sansa Contre-Attaque qui remporte le concours GoT. Je sais déjà quel va être son cadeau-surprise (il faudra juste qu'elle s'arme d'un peu de patience en plus de ses nombreuses épées ^^).

Pendant que j'y suis, saviez-vous que La Princesse, Française expatriée en Belgique par amour pour un autochtone - tss tss, quel manque d'originalité! - fabrique des bijoux basés sur des concepts totalement tordus bien sympathiques? L'autre jour, je me suis rendu compte que je la connaissais depuis moins de deux ans et que j'avais déjà fait l'acquisition, d'une façon ou d'une autre, de 7 de ses colliers. Admirez donc:





(Oui, il n'y en a que six, le dernier se trouve actuellement à Monpatelin.)

Il ne me reste qu'à remercier toutes les participantes, ainsi que les lecteurs qui ont voté sur la page Facebook du blog, et à réaliser un petit diaporama (je pense qu'une mosaïque ne permettrait pas de bien voir certains détails) pour l'envoyer au blog du Comptoir des Cotonniers. Bien sûr que les filles aiment la fantasy, et elles le prouvent!

Kiko 288




Troisième essai de vernis Kiko avec ce 288 pas hyper opaque, mais dont j'aime le rose acidulé et l'aspect brillant, parfaits pour relever un peu le gris de mon pull (et du ciel bruxellois). Je trouve que cette couleur, qui ferait un peu Barbie sur de longues griffes, convient parfaitement à mes ongles très courts en ce moment. Et il a séché vite. Par contre, le pinceau prend beaucoup trop de vernis et doit être soigneusement essoré avant application. Et sans top coat, deux heures seulement après la pose, j'avais déjà des accrocs, alors que mes Mavala et mes Opi tiennent sans problème au moins 3 jours. Du coup, partagée sur ce troisième vernis, je ne peux toujours pas me prononcer sur le cas Kiko! L'enquête continue...

jeudi 22 septembre 2011

Stallmästaregarden




Comme je l'ai déjà mentionné plusieurs fois, les hôtels design où nous aurions aimé séjourner pendant ces vacances à Stockholm affichaient tous des prix hors de notre budget pourtant assez confortable. Nous nous sommes donc rabattus sur le Stallmästaregarden, dont nos guides disaient qu'il était excentré mais bourré de charme.




J'ai aimé:

- La beauté du lieu. Situé dans le parc de Haga, au bord d'un lac, Stallmästaregarden bénéficie d'un cadre verdoyant idyllique. Cette ancienne auberge (la plus vieille de Stockholm) a été admirablement modernisée pour allier tradition et confort. A l'intérieur, plafonds bas avec poutres apparentes, fenêtres et baies vitrées à petits carreaux, mobilier traditionnel et lampes à la lumière douce donnent une atmosphère des plus cosy.




- Le confort. Notre lit devait faire 180cm de large, sinon 2 mètres, et il était juste parfait. Matelas ni trop ferme ni trop mou, montagne d'oreillers moelleux, couette chaude et légère à la fois... Chaque fois que nous nous couchions, Chouchou et moi poussions en choeur un râle de plaisir alors que personne n'avait encore touché personne. Par ailleurs, notre chambre était équipée: d'une télé (que nous n'avons jamais allumée), d'un fer et d'une table à repasser (ha ha ha), d'un sèche-cheveux puissant et de grands draps de bains (je déteste devoir me sécher avec un confetti en éponge rêche).



- Le petit déjeuner. Un des buffets les plus variés et les plus délicieux que j'aie jamais trouvé dans un hôtel. Des oeufs brouillés qui me donnaient envie de pleurer de bonheur, alors que je ne suis même pas fan à la base; des mini-saucisses et du bacon grillé juste à point; des crêpes et des pancakes sublimes; un confit de pommes vanillé dont j'aurais bien rapporté un tonneau; cinq sortes de jus de fruits frais bio; des montagnes de charcuterie, dont du renne fumé que nous goûtions pour la première fois (et sans doute la dernière, car nous n'avons pas été emballés!); du fromage local dont j'aurais bien aimé connaître le nom; un pain aux céréales hyper dense qui était juste à se damner; des petits radis ronds croquants, d'immenses tranches de concombre et des tomates pâlichonnes (la seule fausse note de ce buffet); un grand choix de marmelades de fruits ou de légumes... et j'en oublie. Pour des gourmands comme nous, c'était le paradis. Du coup, nous ne déjeunions que vers 15h, et très légèrement.



Je n'ai pas aimé:

- L'absence de wifi dans les chambres. Le réseau ne portant pas assez loin, nous avons surfé chaque soir depuis le salon ou la bibliothèque. J'ai beaucoup râlé au départ, puis j'y ai pris goût. Nous nous sommes fait apporter du thé à la menthe par les serveurs du restaurant, et en fin de compte, c'était assez plaisant.

- L'absence de miniatures dans la salle de bain. Juste deux petits savons à mains maison et un distributeur de savon corps/cheveux. Oui, c'est plus écologique. Mais j'adore les cosmétiques miniatures; chaque fois que j'arrive dans une chambre d'hôtel, je me précipite à la salle de bain pour voir s'il y en a ou pas. OK, c'est un détail.

- La situation géographique. Stallmästaregarden est desservi par le bus n°59, qui ne circule pas très tard et seulement toutes les demi-heures passé 18h30. Pour atteindre la station de métro la plus proche (Odenplan), il faut marcher quinze bonnes minutes: pas très commode quand il pleut ou qu'il fait très froid.

Je recommande?

Oui. Notre séjour a été vraiment très agréable. Même à un peu plus de 150 euros la nuit pour deux personnes, nous estimons en avoir eu pour nos sous.

Norrtull
113 47 STOCKHOLM

mercredi 21 septembre 2011

Concours Game of Thrones: les résultats, ou presque!


Il faut que je vous avoue un truc: je ne parviens pas à désigner une gagnante. Plusieurs des photos que vous m'avez envoyées me plaisent vraiment beaucoup, chacune dans un style bien à elle. Alors, je propose à tous mes lecteurs de voter pour leur préférée sur la page Facebook du blog. Pourquoi là-bas? Parce que ça m'évitera de devoir passer en revue toutes les adresses IP afin de vérifier que personne n'a voté plusieurs fois. Comment? Dans les commentaires du lien vers ce post, en évitant de me faire une tartine - pour plus de lisibilité, indiquez juste le numéro et le nom de la photo que vous souhaitez faire gagner. Les participantes peuvent voter elles aussi, y compris pour leur propre cliché. Vous avez, disons, jusqu'à vendredi 22h. Go!


1. Sansa contre-attaque



2. Nue dans son bain comme pour Boulet



3. Nourritures pas seulement spirituelles



4. En Lego



5. Avec une tasse de thé



6. Winter is coming



7. Jeux d'ombres



8. Ne sera pas fort dépourvue quand la bise sera venue



9. En tenue d'époque



10. Le chat a déserté son trône



11. Kawaï et fantasy

Oui mais non


Mail à mon père (qui collectionne les pièces d'euros):

Tout à l'heure en allant faire mes courses à l'heure du goûter, je me suis arrêtée à la boulangerie pour m'acheter une petite tarte aux pommes. J'ai donné un gros billet à la boulangère, qui m'a rendu:
- une des fameuses commémoratives belges avec les deux têtes de bonne femme (enfin!!!)
- une Louis Braille en bon état
- une présidence belge de l'union européenne
Comme quoi, contrairement au crime, la gourmandise paie...

Réponse de mon père:

Je n'ose pas te dire qu'il faut aller plus souvent chez ta boulangère.
En même temps, tu peux aussi lui acheter du pain.

Stockholm en détails


mardi 20 septembre 2011

Troc party reportée


Beaucoup des habituées n'étant pas disponibles dimanche prochain, ou pas sûres de pouvoir venir, et les nouvelles n'étant pas nombreuses à vouloir se jeter dans la gueule du loup (nous ne mangeons pas, je vous assure; enfin, seulement les petits gâteaux ou autres gourmandises que vous apporterez!) il me semble plus judicieux de remettre la troc party à une date ultérieure. Mon agenda étant hyper chargé jusqu'en fin d'année, je peux vous proposer le 9 octobre, 27 novembre ou le 4 décembre. Une préférence?

Holding my breath


Quand j'organise mes vacances, je me débrouille toujours pour prendre un dernier jour de congé le lendemain de mon retour. Ca me permet de défaire tranquillement mes valises, de laver le linge sale, de traiter le courrier en souffrance, de ravitailler le frigo, de faire mes comptes (et de frôler la crise cardiaque), de passer mes photos en revue et de ranger un à un mes souvenirs. C'est un moyen de prolonger encore un peu les vacances et de me remettre dans le bain en douceur avant de recommencer à bosser d'arrache-pied.

Mais ce retour-là a un goût un peu particulier. Pendant notre absence, l'automne a vraiment commencé, et avec lui, une nouvelle année - qui, décidément, ne partira jamais du 1er janvier dans ma tête. Et puis surtout, aujourd'hui, mon père passe un scanner pour connaître le résultat des six mois de chimiothérapie qu'il vient d'endurer. Je n'espère pas que ses métastases aient totalement disparu; je me contenterais très volontiers qu'elles aient suffisamment diminué pour qu'un chirurgien puisse le débarrasser du reste. Cette journée va être placée sous le signe de l'attente, souffle étranglé et doigts croisés.

Edit 13h30: Les résultats sont tombés. Les métastases ont diminué, mais pas beaucoup, pas assez. Mon père voit son oncologue demain. Il lui prescrira probablement une chimio différente et/ou plus agressive. Encore des mois et des mois de traitement... Mon père ne semblait pas trop abattu au téléphone; avant même d'aller passer ce scanner, il était persuadé de n'en avoir pas fini. Je me demande dans quelle mesure son pessimisme naturel influence (ou pas) son état de santé. Une question vouée à rester sans réponse, j'imagine.

Le calme avant la tempête?



Nous prenons notre dernier petit déjeuner pantagruélique en regardant une pluie battante tomber sur le lac au bord duquel se dresse notre hôtel. Chic alors: nous n'avons prévu que des activités en extérieur aujourd'hui! Il serait encore temps d'opter plutôt pour une visite du Nordiska Museet qui me tente bien aussi, mais non, je m'obstine dans mon choix. Nous nous sentons un peu seuls au monde lorsque nous nous présentons à la billetterie de Skansen, musée de plein air qui, sur 75 hectares, recrée la Suède d'antan à l'aide de bâtiments d'époque, d'animaux domestiques ou sauvages typiques du pays, de figurants en costume et d'artisans à l'oeuvre dans de véritables échoppes fonctionnelles. Mais au bout d'un quart d'heure de déambulations dans des chemins presque déserts, la pluie s'arrête, et nous pouvons alors profiter du parc en toute quiétude. La pluie exacerbe les couleurs et fait monter vers nous une bonne odeur d'humus. On sent vraiment que l'automne arrive, et c'est une atmosphère que je ne déteste pas du tout! En plus, je tiens là une excellente occasion de me moquer de Chouchou qui confond rennes et élans, qui m'annonce "là, c'est l'enclos des ours" là où je ne vois paître qu'un paisible ruminant, et qui confond étable et écurie - c'est vrai que les vaches et les chevaux, c'est un peu pareil, quand on y réfléchit bien. Malgré l'absence de vie humaine (les figurants doivent rester terrés au chaud dans leurs maisonnettes en bois), nous faisons une balade très agréable. La boutique du parc, en revanche, me laisse perplexe: je comprends la recherche d'authenticité, mais qui a envie d'acheter une hache ou un bidon d'huile de lin comme souvenir de vacances? Pas moi, qui économise du coup les quelques dizaines d'euros que je tends à dépenser d'habitude dans ce genre d'endroit.



Nous nous rendons ensuite sur Gamla Stan pour une nouvelle série de cinq géocaches, toutes trouvées sans problèmes. Comme j'ai beaucoup aimé le café où nous avons déjeuné vendredi et qu'il est réputé pour servir un des meilleurs chocolats chauds de la ville, nous y retournons vers 15h: un peu tard pour un déjeuner, mais parfait pour un goûter déjeunatoire! Nous nous partageons un morceau de tarte aux pommes avec des croisillons de pâte sur le dessus, et un autre de cheesecake au chocolat blanc avec une croûte en non-speculoos (orgasme des papilles). Nous avons encore du temps avant de devoir prendre le chemin du retour, aussi décidons-nous de remonter à pied vers Normalm en cherchant encore quelques autres caches. La Stockholm Spring qui nous a déjà échappé l'autre jour semble bien partie pour nous tenir en échec une seconde fois quand débarque un groupe de quatre géocacheurs allemands. L'un d'eux ne tarde pas à trouver le "truc", qui nous laisse babas d'admiration. Du coup, nous nous loguons aussi et bavardons un peu avec eux avant de repartir de notre côté. Nous faisons une cache de plus avant de prendre le bus 59 jusqu'à Norrtull, et encore une autre à la Haga Tingshus située à côté de notre hôtel. Puis nous allons nous installer dans le salon de celui-ci pour profiter du wifi pendant l'heure qui reste jusqu'à l'arrivée de notre taxi. Dîner de makis à l'aéroport de Bromma et vol de retour sans histoire. Ces courtes vacances ont été idylliques. Si les nouvelles qui doivent tomber demain (aujourd'hui, quand vous lirez ces lignes...) ne sont pas bonnes, j'espère avoir fait le plein de joie et de force pour les affronter.

lundi 19 septembre 2011

Où notre véritable nature de grands enfants refait surface à Stockholm


Arrivés sur Djurgarden, nous avons cherché un endroit où manger. Un peu au hasard, nous sommes entrés chez Big Porten qui semblait avoir un beau jardin plein de tables chauffées. Bonne pioche: même si c'était légèrement le bordel pour se faire servir, nos filets de poulet au pesto et aux rattes étaient délicieux, tout comme les gâteaux pour lesquels nous avons craqué en dessert. Et puis les plateaux rétro dans une dizaine de motifs différents étaient vraiment craquants.



Le ventre bien plein et les pieds un peu lourds, nous avons remonté vers le nord de l'île. Près du musée Vasa (que nous avions envisagé de visiter, mais trois heures pour explorer les moindres recoins d'un ancien galion de guerre coulé lors de son voyage baptismal à un kilomètre du port, et miraculeusement renfloué plusieurs siècles après, c'était quand même un peu trop à notre goût), nous avons trouvé une nouvelle géocache. Elle était planquée en haut d'une pente abrupte, dans une maison d'oiseaux accrochée à un arbre. Un monstrueux étron humain couvert de mouches bloquait les 30 cm de passage possible entre tronc et mur. Y'a des jours où il faut vraiment avoir le coeur bien accroché.



Nous nous sommes ensuite dirigé vers Junibacken, que je pensais dédié à Pippi Longstocking (en français: Fifi Brindacier). En réalité, il est consacré à toute l'oeuvre d'Astrid Lindgren. Mais peu importe, parce que c'est un très chouette endroit malgré les enfants qui pullulent dans tous les coins. Une première partie est consacrée à des reproductions de scènes de contes grandeur nature ou presque; j'avais juste envie de vivre dans une de ces petites maisonnettes rustiques si minutieusement reconstituées. La seconde partie fait monter les visiteurs à bord d'un petit train qui, comme dans les attractions Peter Pan ou It's a small world de Disneyland, les emmène à travers de multiples saynettes. Laissez-moi vous dire un truc: autant je vais me ruer sur les trois tomes en VF de "Karlsson sur le toit" dès mon retour à Bruxelles, autant la triste fin des "Frères Coeur-de-Lion" m'a donné envie de boucher les oreilles de tous les jeunes Suédois dont les parents auraient l'idée saugrenue de leur lire un truc aussi traumatisant. Brrr.



De plus en plus crevés, nous avons rebroussé chemin vers Gröna Lund, un parc d'attractions contenant pas moins de 5 grand huit dont un faisait baver Chouchou depuis qu'il l'avait aperçu, la veille, du bar du Fotografiska qui lui fait face par-delà un bras de mer. 10 euros l'entrée et ensuite, 2 ou 3 coupons de 2 euros chacun par manège: glups. Après avoir mis la main sur une autre géocache proche, nous avons fait ensemble un tour de chaises volantes, mon attraction favorite. J'aime cette sensation de voler sans être secouée brutalement dans tous les sens. Depuis le monstrueux grand huit en bois de Knott's Berry Farm, dont je suis ressortie hagarde en ayant manqué me faire arracher mes lunettes par la vitesse, je n'ai pas remis les pieds dans un manège de ce type, et ça ne me manque pas! C'est donc seul que Chouchou est monté à bord de l'Insane, et seul qu'il a adoré se faire traiter comme une bouteille d'Orangina. Après ça, nous avons déambulé dans les allées en prenant plein de photos. Je suis si contente des miennes que je vous infligerai prochainement une petite mosaïque (ça faisait longtemps, hein?). J'aurais bien acheté un magnet ou un souvenir quelconque, mais les boutiques ne contenaient que des trucs nuls. Bien que surnommé le Tivoli suédois, Gröna Lund est loin d'avoir le charme de son grand frère danois, mais il y a quand même moyen d'y passer un très bon moment, et sa situation au bord de l'eau lui prête une vue très agréable depuis les airs!

Où nous tentons de nous cultiver à Stockholm


Hier matin, nous avons pris deux bus pour nous rendre sur Skeppsholmen dite "l'île aux musées". Une première géocache sympa nous attendait non loin du Musée d'Art Moderne, planquée entre les racines d'un arbre; il fallait tirer sur une "lifeline" pour la faire sortir. Après une flopée de micro caches, c'était sympa de trouver un petit Tupperware avec quelques bricoles dedans. Puis nous avons visité le musée. La partie "expos temporaires" était actuellement vide. La collection permanente se divise en trois parties. La première, et celle qui m'a le plus intéressée, est consacrée à l'identité et à la façon dont elle a été redéfinie photographiquement dans la seconde moitié du XXème siècle. J'ai beaucoup aimé les portraits d'Irving Penn et surtout le travail de Duane Michals, qui écrit autour de ses photos des histoires inspirées par son sujet. "The man who invented himself", datant déjà de 1975, m'a particulièrement touchée:


J'ai moins aimé la seconde partie consacrée à l'état du monde, notamment au photojournalisme et au surréalisme. Je suis passée presque en courant à travers la troisième. Picasso, les affiches de propagande, beuark. Je me suis rattrapée en fouillant longuement la boutique très bien fournie en brols colorés de toutes sortes. Et heureusement que j'ai été vigilante: Chouchou s'apprêtait à acheter un set d'aimants alphabet façon "lettres découpées dans le journal", que nous possédons déjà depuis deux ans et avec lequel j'ai écrit "Chouchou à paillettes" derrière la porte d'entrée après notre retour de Gruyérie, en juin. Cela dit, smoked salmon, pas bien placée pour se moquer, toussa toussa.


J'aurais bien visité le musée de l'architecture voisin, mais je craignais que le temps nous manque ensuite pour boucler le programme de la journée. Nous sommes donc descendus jusqu'au bord de l'eau pour chercher une cache située près d'un dykdalb, construction en bois autrefois immergée qui servait à soutenir des ponts ou des chaînes tendues en travers de l'entrée des ports. L'énigme assez subtile m'a conduite à penser que la cache se trouvait dans une des boîtes aux lettres auxquelles ce dykdalb-là sert désormais de support. Mais une boîte à lettres, pour moi, c'est une propriété privée... Après avoir passé une demi-heure à chercher dans un vent froid assez désagréable, et y compris dans le local à poubelle voisin, je me suis résolue à soulever très vite le couverte. Dedans, il y avait un journal qui me masquait le fond. Je n'ai pas osé le sortir. Nous sommes repartis bredouilles et dépités: cette cache compte 100 favorite points, et nous aurions beaucoup aimé l'inscrire à notre tableau de chasse. (Rentrée à l'hôtel, je suis remontée très loin dans les logs précédents, et j'ai acquis la certitude que j'avais vu juste... Du coup, j'ai écrit au créateur de la cache pour, au moins, savoir de quoi il retourne et si j'aurais dû m'asseoir sur mes scrupules.)


Longeant le bord de l'eau, nous sommes arrivés à l'embarcadère du ferry qui, en été, relie Skeppsholmen à l'île voisine de Djurgarden où nous voulions nous rendre ensuite. Par chance, les liaisons se poursuivaient jusqu'au week-end suivant. Au lieu de remonter jusqu'en centre-ville afin de prendre un tram pour redescendre cent mètres plus loin, nous en avons donc été quittes pour attendre une petite demi-heure et franchir le bras de mer en moins de trois minutes. C'est ainsi que nous avons débarqué sur "l'île aux divertissements"... La suite plus tard, je me rends compte que ce post est déjà bien long!