lundi 31 octobre 2011

45 - Sole Mate d'Essie


C'était la grande nouvelle verniesque de la rentre 2011: Essie débarquait en France chez Monoprix avec une gamme d'une centaine de couleurs et un produit retravaillé pour l'occasion: nouveau pinceau, nouvelle formule censément opaque dès la première couche... Il se trouve que jusque là, j'étais assez partagée sur cette marque. J'appréciais la grande variété des teintes proposées et leur excellente tenue, mais trouvais leur texture trop liquide, donc difficile à appliquer et insuffisamment couvrante. Lors de mon dernier passage à Toulouse, après avoir bavé devant la gamme sur internet histoire de faire une pré-sélection, je me suis donc ruée chez Monoprix avec la ferme intention de faire un carnage budgétaire.

Une demi-heure plus tard, je ressortais pourtant avec un seul pauvre petit flacon. En effet, entre l'absence de testeurs et la similitude apparente de beaucoup de couleurs avec des vernis d'autres marques que je possède déjà, je n'avais été convaincue que par le Sole Matte, à mi-chemin entre la lie-de-vin et l'aubergine. Mais bon, je me suis dit que c'était bien suffisant pour voir si la nouvelle formule tenait ses promesses ou pas.




Verdict? Le nouveau pinceau est formidable; il ne déborde pas sur l'arrondi du bas de l'ongle et permet quasiment de couvrir la totalité de la surface en un seul coup. La formule est moins liquide que celle des vernis US, donc très facile à appliquer pour une couvrance bien homogène. Par contre, je ne suis pas convaincue par le rendu à une seule couche - mais à deux, l'opacité est nickel. Si la tenue est équivalente à celle de la gamme US, Essie va devenir un must en France. Et sans doute aussi en Belgique, où la marque débarque courant novembre chez Di et Ici Paris XL au prix unitaire de 10,99€ (soit moins cher qu'en Pinardie, pour une fois!).

Octobre 2011


dimanche 30 octobre 2011

Les brunchs du dimanche (9): Banco!


Ca faisait bien trop longtemps que Chouchou et moi n'avions pas testé une nouvelle adresse où bruncher le dimanche. Hier après-midi, nous sommes donc passés chez Filigranes pour acheter la seconde édition de "Un an de brunchs à Bruxelles", une mine que je recommande à tous les amateurs vivant dans les parages. Et ce matin, nous avons rejoint La Princesse et Son Consort au Banco!, dans la rue du Bailli. Installé dans les locaux d'une ancienne banque (d'où coffre-forts peints sur le mur du fond et porte blindée pour accéder aux toilettes), ce restaurant-bar propose quatre formules brunchs: un continental avec buffet sucré, un breakfast salé à l'anglaise, un royal avec coupe de champagne et un spécial enfants.

Chouchou a opté pour le breakfast, comprenant une boisson chaude (et malheureusement, en guise de thé, il a vu arriver un vilain sachet de Lipton jaune), un jus de fruits frais pressé, des oeufs (au choix: sur le plat, à la coque, brouillés ou en omelette), un mini-burger, une saucisse, du bacon et des tomates-mozza, le tout pour 13€. Le reste d'entre nous a préféré choisir des burgers: classique pour La Princesse et auvergnat (au camembert) pour Son Consort; quant à moi, de façon assez prévisible, j'ai craqué pour le blue au fromage bleu et aux tomates séchées. Pour une fois, j'ai eu la bonne surprise de recevoir un steak très épais, tendre et réellement saignant comme je l'avais demandé. Halléluiah!* Bonne quantité de fromage et tomates délicieuses; frites rectangulaires pas exagérément cuites; pincée anecdotique de salade verte et de carottes râpées. A 15,50€, c'est plutôt honnête. J'ai juste regretté que la carte ne propose pas de recette vraiment originale. Et j'ai bien fait de ne pas me réserver pour le dessert, parce qu'il n'y avait qu'un gâteau au chocolat ou des glaces.

Pour le reste, le décor est du genre branché mais pas trop froid, et le service peut-être un peu lent mais rien de dramatique. Le Banco! accepte les réservations et les cartes Visa. En résumé, pas un incontournable, mais une adresse correcte où déguster des burgers si vous êtes dans le quartier du Châtelain.

Rue du Bailli 79
1050 Bruxelles
Tel: 02 537 52 65


*Ceux qui ne connaissent pas encore l'auteur de la chanson éponyme seront fouettés avec des orties enduites de gros sel.

Swap littéraire: c'est parti!


J'ai envoyé hier soir à chacune de vous le nom et l'adresse postale de sa swapée. Si vous n'avez encore rien reçu, n'hésitez pas à me relancer par mail.

J'ai formé ma boucle en tenant compte, en premier lieu, des desiderata exprimés par certaines d'entre vous: "pas d'envoi à l'étranger", ou "pas d'association avec telle autre fille que je connais IRL". Puis je me suis efforcée de créer des paires ayant au moins un genre littéraire en commun. Ca n'a pas été simple; j'espère que le résultat vous satisfera.

Par ailleurs, j'ai créé un permalien "Swap littéraire" dans la colonne de droite. En cliquant dessus, vous retomberez automatiquement sur le post dont les commentaires contiennent la description des goûts de chacune. Ca vous évitera d'avoir à remonter manuellement en arrière depuis la page d'accueil si vous souhaitez consulter les réponses de votre swapée ou ajouter des précisions aux vôtres.

Je vous rappelle que vous pouvez envoyer votre paquet dès qu'il est prêt, et au plus tard le 30 novembre. Dès que les premiers paquets arriveront, je créerai un second post également accessible depuis la colonne de droite pour héberger vos compte-rendus, ou les liens vers vos posts de blog pour celles qui en ont un (et qui sont d'ailleurs invitées à le signaler: ça peut permettre à leur swapée de mieux les cerner et de leur envoyer un paquet qui correspondra mieux à leurs goûts).

Amusez-vous bien les filles! Pour ma part, j'avoue que je suis tout excitée et déjà en train de cogiter sévère :-)

samedi 29 octobre 2011

Les bouquins que je n'ai pas aimés en octobre


ROMANS


"There Is No Dog" (Meg Rosoff)
Et si Dieu était un adolescent égoïste et obsédé par le sexe? (Pardon pour ce pléonasme.) Tel est le pitch intrigant de ce roman qualifié de "génial" par nombre de critiques et de lecteurs. Personnellement, je l'ai trouvé ennuyeux comme la pluie qui ne cesse de tomber tout au long de ses 250 pages. Malgré quelques jolies scènes, comme celle du pique-nique en felouque ou du ciel rempli de baleines volantes, je n'ai jamais réussi à m'intéresser aux caprices de Bob, au ras-le-bol de son assistant Mr B, aux frasques de sa mère accro au poker, et encore moins à la virginité de sa dulcinée Lucy. J'ai rarement vu des personnages aussi plats et un tel gaspillage de bonnes idées.


"Zombie business" (Jesse Petersen)
Suite de "Zombie thérapie", que j'avais traduit et beaucoup aimé. Quelques mois après le début de l'apocalypse zombie, David et Sarah sont devenus des exterminateurs endurcis qui vont devoir déjouer les machinations d'un savant fou. On perd toute l'originalité du premier tome, cette histoire de couple au bord du divorce rapproché par les nécessités de la survie. Du coup, il reste une histoire de zombies assez classique, avec deux-trois répliques sympas mais rien de bouleversant.


"La délicatesse" (David Foenkinos)
Une jeune veuve belle et inconsolable se fait draguer à la fois par son patron archi-sûr de lui et par un de ses subordonnées laid et maladroit, mais plein de sensibilité et d'humour. Devinez auprès duquel des deux elle va retrouver l'amour? Non, ce n'est pas une question piège. "Le roman aux 10 prix littéraires", clame la jacquette de "La délicatesse". Ce que je voudrais bien savoir, c'est: lesquels? Et surtout, le Prix Du Roman Le Plus Insipide et le Plus Surfait de l'Année figure-t-il parmi le nombre? Parce que c'est le seul que j'ai personnellement envie de lui attribuer.


BEDES


Dans un univers médiéval-fantastique, un village où chaque habitant possède un super-pouvoir. Celui de Ralph consiste à voir le nombre d'enfants qu'ont les gens. Du coup, personne ne l'aime et ses petits camarades le persécutent. Bouhou pour lui. J'adore Lewis Trondheim, mais je le préfère largement dans le registre des tranches de vie personnelles ou des one-shot déjantés du genre Bludzee.


"Pistouvi T1 (One shot)" (Merwan/Gatignol)
Une petite fille et un renard vivent seuls dans une cabane perchée en haut d'un arbre. A terre, un géant sourd monté sur un énorme tracteur défriche férocement les environs sous la surveillance d'énormes oiseaux. Si ceux-ci parlent à Pistouvi, le renard se couvrira de plumes et deviendra semblable à eux. Heureusement, le vent qui sème des graines partout pour remplacer la végétation coupée a donné à Jeanne un ocarina avec lequel couvrir les pépiements des oiseaux. Mais jusqu'à quand la fillette pourra-t-elle protéger son ami?
Bien sensible à la délicatesse épurée des dessins de Merwan ainsi qu'à la poésie mélancolique qui se dégage de "Pistouvi", j'ai refermé ce roman graphique avec une sensation frustrante de trop peu. J'aime les univers développés en détail; j'aime qu'on m'explique les choses bizarres qui s'y produisent; et j'aime qu'une histoire ne se termine pas en queue de poisson. Et puis au fond, les métaphores sur l'enfance, ce n'est pas trop mon rayon...

"De mal en pis"


Sherman voudrait devenir écrivain et passe son temps à pester contre son job de vendeur dans une librairie, mais ne fait rien pour en changer. Jane peine pour finir la biographie illustrée qu'elle espère publier un jour. Stephen est un prof d'histoire au physique de tueur en série et au coeur de nounours en guimauve. Ed rêve de s'échapper de la quincaillerie familiale pour publier son premier comics - oh, et aussi, de perdre son pucelage. Dorothy a un job prestigieux mais un tempérament instable et bordélique, ainsi qu'un sérieux problème avec l'alcool. Tous démarrent dans la vie d'adulte en tâtonnant pas mal. Certains vivent un bel amour évident tandis que d'autres enchaînent les déboires relationnels. L'arrivée dans leur vie d'un vieux dessinateur de super-héros qui s'est fait flouer de ses droits par son éditeur va révéler leurs travers les plus honteux comme leurs qualités les plus attachantes.

"De mal en pis", c'est un énorme pavé d'Alex Robinson. 600 pages de tranches de vie d'une longueur variable, entrecoupées d'interludes durant lesquels chacun des personnages répond à une question telle que "Avec qui aimeriez-vous bruncher?", "Quel est l'endroit le plus insolite où vous ayez fait l'amour?" ou "Si vous pouviez changer un détail de votre apparence, lequel choisiriez-vous?". L'auteur est extrêmement doué pour nous faire entrer dans la tête de ses personnages et susciter une forte empathie vis-à-vis d'eux, y compris lorsqu'ils sont odieux. Il retranscrit très bien les doutes et les hésitations qui accompagnent la naissance d'une relation amoureuse, et j'ai souvent eu le coeur serré par les passages les plus durs de son roman graphique. Un conseil: si vous lisez "De mal en pis", faites bien attention aux petits détails qui paraissent sans importance sur le coup, car ils en prendront une plus tard. Ainsi, cette jeune fugueuse qui apparaît de loin en loin sans qu'on sache trop ce qu'elle fait là, et qui connaîtra une fin particulièrement tragique, s'avère au final avoir un lien très important avec l'un des personnages principaux. Je pourrais encore vous vanter la beauté des dessins en noir et blanc d'Alex Robinson et son sens merveilleux de la composition, ou la virtuosité avec laquelle il joue sur toute la gamme des sentiments humains; je pourrais aussi faire valoir la qualité de la traduction de Sidonie Van den Dries, mais je craindrais de retarder le moment où les amateurs de bédé parmi vous fonceront chez leur dealer local ou se connecteront à Amazon pour commander "De mal en pis". Vous aurez rarement aussi bien investi une petite trentaine d'euros.

Chouchou est distrait


Hier vers 19h30, à la caisse du Delhaize Flagey.
MOI: Chouchou, tu as pris un seul pack de quatre yaourts pour te faire la semaine? Au rythme où tu les manges, dans deux jours, il n'y en a plus!
CHOUCHOU: Oui, mais c'est parce que je dois lutter contre ma tendance à me goinfrer de yaourts. A la place, il faut que je mange des fruits.
MOI (ironique): Tu veux dire, comme les poires que tu aurais oublié d'acheter si je ne t'avais pas dit "Tu auras vraiment assez de quatre bananes pour tenir jusqu'à vendredi prochain?" quand on a quitté le rayon fruits et légumes?

Chouchou, vexé, fouille dans son portefeuille pour détourner l'attention. Il en sort la carte de fidélité du magasin et un bon promotionnel qu'il brandit fièrement.
CHOUCHOU: Regarde, on va avoir 60 points grâce à mes yaourts!
MOI (prenant le bon et y jetant un coup d'oeil): Non. On aurait eu 60 points grâce à tes yaourts si tu en avais pris trois packs.
Je rends le bon à Chouchou déconfit, qui vérifie que je ne lui raconte pas des craques.
CHOUCHOU (triomphant): Ah ah! De toute façon, il était périmé.
MOI: ...

vendredi 28 octobre 2011

Challenge photo de novembre: la liste des sujets


Voici donc la liste des sujets sur lesquels je vous propose de plancher pendant le mois de novembre. Ils sont au nombre de 30, soit un par jour, mais vous pouvez prendre vos photos au rythme et dans l'ordre de votre choix, puisque le résultat sera publié en bloc à partir de début décembre (Funambuline m'ayant fait remarquer, à juste titre, que 30 photos d'un coup, ça risquait de faire un peu lourd, j'opterai sans doute plutôt pour un format "6 photos par jour pendant 5 jours"... mais on en reparlera d'ici là.)

Certains sujets sont des choses très concrètes et faciles à trouver autour de vous, qui nécessiteront juste un effort de mise en scène (ou pas, c'est vous qui voyez); d'autres sont des concepts par rapport auxquels vous pourrez laisser libre cours à votre imagination. N'hésitez pas à les accommoder à votre sauce, voire à les détourner. Et si vraiment vous séchez... passez au suivant; vous n'êtes pas obligés de produire une photo par thème. Prêtes?

1. Agenda/Calendrier
2. Arc-en-ciel
3. Amour
4. Animal
5. Auto-portrait
6. Automne
7. Bijou
8. Bottes/Bottines
9. Bureau
10. Ciel
11. Collection
12. Création
13. Doudou
14. Enseigne
15. Fleurs
16. Graffiti
17. Insolite
18. Jeu
19. Merci
20. Miam!
21. Nuit
22. Numéro
23. PAL (Pile A Lire)
24. Petit-déjeuner
25. Porte/Portail
26. Regard
27. Rond
28. Vintage
29. Voyage
30. Zen

Bonne chasse aux images! Je ferai un point en milieu de mois, pour qu'on parle des difficultés éventuellement rencontrées par chacune.

Edit 14h14: Je m'étais trompée et j'avais d'abord publié une vieille version de la liste. Je viens de la remplacer par la nouvelle (soit: suppression de "Courrier", et apparition d'"Automne").

Swap littéraire: inscriptions clôturées!


Un petit mot rapide pour vous dire que ça y est: nous sommes déjà 20. Je suis ravie par votre enthousiasme, et je vous remercie pour votre confiance. Je crée la boucle et vous communique le nom de votre swapée (oui, nous ne serons une fois de plus que des filles ^^) dans la journée de dimanche. Que celles qui ne l'ont pas encore fait profitent de cette attente pour répondre aux questions dans le post d'hier. A très vite!

78 - Blue Addicted d'Essence (ou: c'est pas ma faute, c'est Miss Sunalee qui m'a poussée)



Je sais: j'avais dit que je n'achetais plus de vernis pas chers. Mais vous savez bien que je suis infoutue de résister à des paillettes. En plus, si j'avais été seule, je n'aurais même pas regardé plus haut que les produits de soin dans le rayon Essence de chez Kruidvat: c'est Miss Sunalee qui a brandi ce bleu foncé à petites paillettes turquoise et grosse paillettes vertes, marqué d'une petite étiquette "NEW". Pour toute réclamation, adressez-vous donc ici.

Le Blue Addicted, donc. A la première couche, on a l'impression que la base ne va pas être assez opaque; à la deuxième, ça va beaucoup mieux; à la troisième, on obtient une très chouette intensité... et une quantité de paillettes suffisante pour détruire irrémédiablement un vagin artificiel. Ce vernis-là devra être ôté à l'ancienne, avec des Demak'Up que je laisserai poser un moment avant de commencer à frotter. Amatrices de résultats lisses et de zone vernie bien définie, passez votre chemin: entre les paillettes et la forme pas terrible du pinceau, il est impossible d'obtenir une application précise. Mais je trouve quand même le résultat fun.

(En guest, le cadeau offert par Chouchou pour nos 5 ans.)

jeudi 27 octobre 2011

Swap littéraire: c'est vous qui l'aurez voulu!


Vu le nombre de réponses enthousiastes que j'ai reçues hier en l'espace de trois ou quatre heures, je dirais que nous avons largement de quoi former une boucle intéressante!

Si vous souhaitez participer à ce swap, voici comment procéder:
- Envoyez-moi un mail à leroseetlenoir@hotmail.com pour vous inscrire et me donner l'adresse postale où votre colis devra être expédié. Précisez-moi également si votre budget mini aurait du mal à s'accommoder de frais de port vers l'étranger. Si je n'ai pas accusé réception sous 24h, c'est qu'il y a un problème; relancez-moi.
- Dès que j'ai validé votre inscription (et pas avant SVP!), rendez-vous dans les commentaires de ce post et répondez aux 3 questions suivantes: Quels sont les genres littéraires que vous aimez beaucoup ou souhaiteriez découvrir? A contrario, quels sont ceux qui ne vous intéressent pas du tout? (N'hésitez pas à donner des exemples, notamment s'il y a des auteurs que vous adorez mais dont vous avez déjà tout lu, ou s'il y en a d'autres que vous ne supportez absolument pas.) Et citez une dizaine de choses que vous aimez pour donner une petite idée de vos goûts en général.

J'arrêterai les inscriptions soit lundi prochain à midi, soit dès que nous serons arrivés à 20 personnes. Mardi dans la journée, je vous enverrai par mail le pseudo de votre swapé(e). Vous aurez ensuite jusqu'au 30 novembre pour composer un paquet fait des 3 choses suivantes:
- Un livre que vous souhaitez lui faire découvrir, choisi en tenant compte des goûts et dégoûts que la personne a exprimés;
- Deux petits objets en rapport avec le livre en question (par exemple, pour un roman culinaire, ça pourra être un accessoire de cuisine et un ingrédient qui a une importance particulière dans l'histoire).

Avoir un blog ou un profil Facebook n'est pas indispensable pour participer; par contre ce serait sympa que les gens qui ont un espace de publication sur internet montrent une photo de ce qu'ils ont reçu, et éventuellement fassent un compte-rendu de leur lecture par la suite. Pour les autres, je créerai un post spécial, et vous pourrez en discuter dans les commentaires.

Si vous pensez que j'ai oublié quelque chose, n'hésitez pas à me le signaler. A très vite!


llustration piquée ici.

Where the hell is Matt? à Lyon samedi


Il y a quelques jours, pendant que Chouchou regarde une bande annonce sur son ordinateur, je dresse l'oreille. La musique... je la connais. Je suis incapable de dire ce que c'est, et je ne sais plus où je l'ai déjà entendue; ce dont je suis certaine, c'est qu'elle s'était accompagnée d'une vive émotion. Pas du chagrin, pas vraiment du bonheur non plus, juste cette sensation de coeur qui se gonfle très fort et se soulève.

Au bout de quelques minutes, ça me revient: "C'est la musique de fond de la vidéo de Matt!"

En mai 2009, je découvrais Where the hell is Matt, une des plus jolies choses qu'il m'ait été donné de voir sur internet. Et en effet, je me souviens que j'en avais eu les larmes aux yeux d'émotion. Je suis archi-fière d'avoir reconnu, deux ans et demi plus tard, un morceau entendu à peine deux fois. Du coup, Chouchou et moi revisionnons la vidéo avec un sourire béat.

Et puis par une de ces coïncidences telles qu'il s'en produit parfois, ce matin en me levant à 6h30 comme tous les jours depuis le début de la semaine (amis qui me connaissez IRL, ne vous évanouissez pas, je vous expliquerai plus tard), je trouve cet email dans ma boîte de réception:

Where the Hell is Matt in Lyon!

If you're getting this email, you've either written to me or signed-up
on my site to be notified when I'll be in your area. Well, I'm coming
to Lyon to include it in my new dancing video. This is an
invitation to come out and join me.

In this new video, I'm actually learning how to dance, so I'll be
showing some easy moves and asking people to follow along. But
don't worry. I'm still not very good at dancing so you don't have to
be either. Just remember to smile and have fun.

Lyon Dancing Event Info:

PLACE: Place Bellecour next to the statue of Louis XIV
DATE: Saturday, October 29th
TIME: 3pm

Here's a Google map of the location:
http://tinyurl.com/5vsr947

The photo at the bottom of this email shows exactly where to meet.
You can also view the image here:
http://imgur.com/5FYdI

Facebook:
If you want to pass this around to friends, there is a Facebook event
page with the information included in this email.
You can view it here:
http://www.facebook.com/event.php?eid=188354531241289

Parisians, I am not planning a meet-up in your city because I included
it in the last video. I know there are many people there hoping to
dance, and I hope to get there again someday soon. In the meantime,
maybe you can plan a trip to Lyon on Saturday?

Special Dance Groups:
I will also have a little bit of free time in France on Thursday and
Friday and I would love to meet with smaller, organized groups.
I am looking for dance troupes (any style of dance is great,
professional or amateur), classes of school children,
or any other group that might be interesting. I am open to all sorts
of possibilities and I can get myself to most places in the country,
although the southern part is easier, since that is the direction I'm
heading in. If you can arrange for a group to dance in my video,
please reply to this email and tell me about it.

Meet-up Info:
I will be there no matter what the weather is like.

When you get to the spot, look for the guy who looks like the guy in
the dancing video. Just come on over, say hello, and ask if I am Matt.
If I'm not Matt, I will let you know.

Before we dance, I will need to get your legal permission to appear in
the video. I'll shout some legal-sounding stuff on camera and you can
just nod and give me a thumbs up if you're okay with it. Kids under
18, please bring a parent or guardian, or at least bring a photo of
one of their thumbs to hold up (just kidding, don't do that).

I can't guarantee the clip we shoot will end up in the final video.
There will be a lot of footage to choose from and some of it will not
be used.

Wearing distinctive clothing will make it easier to spot yourself in
the video, but please do not dress as a licensed character (Mario,
Spider-Man, Sarah Palin) or I will have to blur you and that will make
everyone think you showed up naked or something. Also, please do
not show up naked.

I don't have a sponsor for this video. I am self-funding the
production. To help with costs, I will be selling shirts after we're
done. The shirt says "I Danced With Matt", so you'll have
proof. It costs 12 Euros.
Cash or credit accepted. You can also view and order any size here:
http://store.wherethehellismatt.com/

You're welcome to bring your own camera. After the shoot, I'll stick
around for as long as anyone is waiting. I'm happy to dance with you
in your own picture/video, so don't hesitate to ask, but I do request
that you wait until we're finished shooting because I'll be very busy
until then.

I know a lot of you are nowhere near Lyon. I can
only put together so many of these events, so I look at where I've
received the most emails and I try to invite people to
the event that's closest to them.

Final Notes:
If you can, please click "I'm Attending" on Facebook if you plan to
attend, so we have a rough idea of how many dancers to expect.
If you're not on Facebook, don't worry about it. You're not missing
anything.

We're hoping to put the final video up on the Internet in early 2012.

Okay, that's everything.

I look forward to dancing badly with you!

-Matt

Mis à part le fait que j'ai beaucoup souri en le lisant (j'aime l'humour de ce garçon), je suis légèrement désespérée. J'ai à Lyon de la famille que je n'ai pas vue depuis longtemps, et si j'avais été prévenue un mois à l'avance, j'aurais très volontiers fait un saut pour le week-end. Mais là, 48h à l'avance... c'est juste trop court. Donc, je me contente de faire passer le message aux gens qui se trouvent dans le coin. Aux autres qui ne la connaîtraient pas encore, je propose de regarder la toute première vidéo réalisée par Matt.


mercredi 26 octobre 2011

The first four words you see describe you



Les miens sont: loyal, sincere, eloquent, impatient.
Ce qui me correspond en effet très bien.
Et vous, quels sont les quatre premiers mots que vous voyez là-dedans?

Swap littéraire: faites découvrir un livre que vous aimez


Je n'ai pas encore réalisé le doudou en feutrine prévu pour le swap créatif organisé par Lady Pops (mais ce sera fait d'ici la fin du week-end), et je me tâte encore pour participer au "gros" swap d'automne-hiver du groupe habituel. En fait, là, j'ai plutôt envie de "petits" swaps rapides et pas trop ruineux. Et j'ai eu une idée de swap littéraire, mais je ne sais pas trop si ce serait susceptible d'intéresser quelqu'un. Je vous soumets mon idée:

Les participants répondent à 3 questions:
- "Quel genre de livres aimez-vous?" (exemples bienvenus)
- "Quel genre de livres détestez-vous?" (idem)
- "Hormis les livres, citez dix choses que vous aimez" (non pas pour qu'on vous envoie celles-là, mais juste pour se faire une vague idée de vos goûts hors lecture).

Puis chacun envoie à la personne dont on lui a donné le nom et l'adresse un colis contenant 3 choses:
- Un livre qu'il souhaite lui faire découvrir
- Deux objets en rapport avec le livre en question
Exemple: Pour une amatrice de fantasy, le premier tome du "Trône de Fer" avec un mini loup en peluche, ou une figurine de dragon, et une jolie paire de moufles tricotées, ou une écharpe sympa (puisque l'hiver arrive)*. Vous voyez le principe?

Pour l'instant c'est juste un projet en l'air. Dites-moi si ça vous intéresserait.


*Non, Fun', Jon Snow ne rentrera pas dans un paquet de la Poste, inutile d'espérer.

Illustration trouvée ici, choisie parce que j'ai les mêmes serre-livres et que je les adore!

My first Instagrams


Je ne suis pas DU TOUT branchée gadgets. Je ne téléphone pratiquement jamais car je déteste ça, préférant envoyer des mails ou au pire des SMS. Et j'ai une haine tenace des claviers tactiles: pour une raison que j'ignore, je n'arrive pas à les faire fonctionner. Le bout de mes doigts n'est peut-être pas innervé correctement? Bref. Autant dire que je ricane en voyant la moitié de mon entourage accro à son iPad ou à son smartphone - et que je pousse moult soupirs quand Chouchou n'arrive pas à lâcher le sien au resto, me laissant contempler son crâne chauve avec un (gros) brin d'agacement.

Pourtant, la semaine dernière, je suis allée regarder les iPhones à la Fnac. Non, je ne veux pas jouer à Angry Birds. Non, je n'ai aucune intention de me créer un compte Twitter. Simplement, ça fait des mois que je crève de jalousie en regardant les jolis Instagram sur les autres blogs de fille. Mes pauvres efforts pour améliorer les photos prises avec mon Lumix me paraissent bien dérisoires et inutiles quand il suffit d'appuyer sur un bouton avec un index correctement innervé pour obtenir une foule d'effets tous plus réussis les uns que les autres, et faire de n'importe quel cliché atrocement banal une petite ode à la nostalgie ou au style pop.

Puis Chouchou m'a expliqué que si je me foutais de livebloguer (ce qui est le cas... j'aime m'asseoir tranquillement pour rédiger mes posts), je pouvais continuer à prendre mes photos avec mon Lumix, les passer dans son iPod Touch pour les "instagramiser" et les importer ensuite sur mon MacBook. Manoeuvre un chouïa plus compliquée, mais infiniment moins ruineuse que de prendre un abonnement téléphonique pour un appareil dont je n'ai pas l'usage. Je vous livre mes premiers essais:







...Qui ne seront pas les derniers, vu mon amour de la photo carrée et du look faussement vieilli.

mardi 25 octobre 2011

On se refait un Challenge Photo?


Vu l'enthousiasme suscité par le premier, je me disais que je m'en referais bien un en novembre, avant que tout le monde soit trop occupé par la préparation des fêtes. J'avais d'abord pensé à un challenge "matières". On aurait photographié du bois en semaine 1, du verre en semaine 2, du métal en semaine 3, du papier en semaine 4, du tissu en semaine 5... Vous voyez l'idée. Et puis j'ai eu envie de changer de format. J'ai vu sur internet pas mal de challenges photos de type "Une photo à thème imposé chaque jour", mais ça ne me convenait pas étant donné que je sors de chez moi deux fois par semaine seulement: j'aurais vite tourné en rond et manqué de sujets.

Au final, je vous propose donc une collecte d'images étalée sur un mois, du 1er au 30 novembre. Juste avant le début, je vous donne une liste de 30 thèmes. Vous prenez les photos correspondantes à votre rythme et dans l'ordre que vous voulez. Vous n'êtes pas obligés d'en collecter une pour chaque sujet, mais il me semblerait plus intéressant de tenter d'en faire le maximum. Encore une fois, ces règles ne sont qu'indicatives: l'essentiel, c'est de se faire plaisir! A la fin, je publie mes 30 photos et je relie vos participations selon le même principe que la dernière fois. Ca vous tente? La liste des thèmes est déjà prête et programmée pour paraître vendredi :-)

Le Petit Magre (ou: en France, on sait aussi faire les gaufres de Bruxelles, oui madame!)


Samedi dernier, après avoir fait la queue cinq minutes à la Fnac pour payer mes trois kilos de bédé, vingt minutes chez Monoprix où il y avait une seule caisse ouverte pour trente nanas qui voulaient s'acheter du vernis à ongles, et trois quarts d'heure aux Galeries Lafayette pour échanger deux articles à la mauvaise taille, Soeur Cadette et moi nous sommes dit qu'il commençait à faire soif. Et que nous avions bien mérité un petit remontant avant d'aller de nouveau faire le pied de grue une demi-heure sur le trottoir devant El Canaille, la charcuterie espagnole dont le jambon cru et le chorizo déchirent leur mémé.

Bapz était un peu loin, et Soeur Cadette avait envie de tester un autre salon de thé repéré en passant dans la rue des Tourneurs : le Petit Magre. Pourquoi pas ? Nous nous sommes donc attablées dans une salle bondée, à la déco franchement quelconque malgré un tableau noir sympathique et une jolie table d'hôtes dans le fond. Niveau atmosphère, rien de bouleversant. Côté carte, des thés Mariage Frères ou Cha Yuan servis chaud ou glacés, différentes sortes de cafés et de chocolat chaud façon Starbucks, des jus de fruits frais et des smoothies, à accompagner de glaces, de gâteaux maison ou de gaufres. Nous avons vus passer une de ces dernières, et comme elle avait l'air fort appétissante, nous en avons commandé deux.

Et bien cette gaufre était l'une des meilleures que j'aie jamais mangées, croustillante et goûtue juste comme il fallait, sans aucun excès de gras. La petite montagne de chantilly presque solide qui la couronnait nous a arraché à toutes deux des cris de bonheur moyennement dignes. Du coup, bien que très bons eux aussi, la glace vanille et le coulis de caramel salé (choisi parmi plusieurs autres sortes dont chocolat ou sirop d'érable) devenaient presque superflus. Sur le buffet, j'ai également vu traîner des madeleines nature ou au chocolat et des palets bretons qui semblaient tout à fait intéressants. Je n'ai pas été conquise par le cadre, mais je recommande le Petit Magre à tous les amateurs de gaufres qui ne souhaiteraient pas pousser jusqu'en Belgique pour satisfaire leur gourmandise.

Le Petit Magre
4, rue Baronie
31000 TOULOUSE

lundi 24 octobre 2011

"Des vies d'oiseaux"


J'avais lu d'excellentes critiques sur les romans précédents de Véronique Ovaldé, notamment "Et mon coeur transparent" et "Ce que je sais de Vera Candida", sans jamais avoir l'occasion de me pencher sur son travail. Quand j'ai eu vent de l'opération "Les matchs de la rentrée littéraire" organisée par Price Minister, c'est donc tout naturellement que j'ai choisi "Des vies d'oiseaux" comme roman à lire et à chroniquer, parmi une liste ne contenant par ailleurs que des titres qui ne m'inspiraient pas.

Vida Izzara s'ennuie à mourir dans sa somptueuse villa depuis que sa fille Paloma, en rébellion contre son père et contre leur mode de vie bourgeois, s'en est allée avec un beau garçon un peu inquiétant. Ensemble, ils squattent des demeures de riches dont les propriétaires sont momentanément absents. L'inspecteur Taïbo, appelé à enquêter sur cette affaire de cambriolages sans butin, va ramener Vida à l'endroit sordide où elle est née et a grandi. Il va peut-être, aussi, l'arracher à son apathie et la ramener à elle-même...

Dès les premières lignes, j'ai été choquée par l'utilisation du passé composé comme temps principal de narration - avec parfois une bascule brève et, semble-t-il, totalement arbitraire vers le présent ("Paloma et Chili se sont rencontrées à l'école Santa Teresa de Sonora. Elles ont à l'époque dix ans..."). Puis j'ai commencé à tiquer sur l'utilisation farfelue de la ponctuation: pas de point d'interrogation à la fin d'une question sur deux, virgules absentes là où il en aurait fallu, virgules remplaçant des points en de nombreux endroits et donnant, au final, des phrases interminables (dont une qui va du milieu de la page 117 au milieu de la page 121, si si)...

Je ne suis pas contre le fait de jouer avec les conventions de l'écriture. Les abus de digressions entre parenthèses sont la marque de fabrique d'un Philippe Jaenada, qui les maîtrise parfaitement. Les longues phrases heurtées passent très bien chez Lola Lafon, parce qu'elles retranscrivent l'ardeur impérieuse qui habite l'auteur. Mais ici, les libertés que prend Véronique Ovaldé ressemblent moins à la patte singulière d'un écrivain qu'à un manque d'efforts pour soigner son style. Je ne dis pas que c'est le cas, je dis juste que c'est l'impression que j'ai eue: celle de lire un roman à la rédaction bâclée.

Quant à l'histoire elle-même... Malgré des descriptions très brèves, j'ai trouvé que l'atmosphère de ce pays anonyme (et peut-être imaginaire) d'Amérique du Sud était fort bien rendue. J'ai vu la colline Dollars avec ses maisons de riches semblables à des bunkers, vu le bord de mer accablé par la chaleur en été et déserté en hiver, vu le territoire pauvre et sauvage d'Irigoy prendre vie sous mes yeux, et cela m'a paru être l'élément le plus intéressant de ces "vies d'oiseaux".

En revanche, je me suis peu attachée aux personnages qui sont restés à mes yeux des silhouettes de carton s'agitant dans un film muet. La faute, sûrement, à la rareté des dialogues qui auraient permis de leur donner une voix et une présence. Là, j'avais l'impression de les observer de loin - trop loin pour me soucier réellement d'eux. Je comprendrais que d'autres gens apprécient ce livre, qui n'est pas sans qualités, mais personnellement je suis restée sourde et aveugle à ses charmes.


les matchs de la rentrée littéraire

dimanche 23 octobre 2011

"Ikigami" tomes 1 & 2


Suite au conseil donné par une collègue/amie/lectrice à la suite de mon post sur « Afterschool Charisma », samedi après-midi, j'ai foncé à la Fnac de Toulouse pour acheter les 2 premiers tomes de cette série de Motorô Mase, et je me suis empressée de les lire dans le Teoz qui cet après-midi me ramenait leeeeeeeeeeentement vers Paris. (« Brive-la-Gaillarde, deux minutes d'arrêt ! »)

Au Japon, dans un futur que l'on suppose pas si lointain, tous les enfants sont vaccinés contre une multitude de maladies. Mais cette mesure de protection n'est qu'un prétexte. En effet, une ampoule de vaccin sur mille continent une nano-capsule qui va aller se loger dans le coeur du sujet et exploser à une date prédéterminée, lorsque celui-ci aura entre 18 et 24 ans. Le but officiel ? Enseigner à la population le sens de la vie. Fujimoto Kengo, employé du ministère de la prospérité nationale, est chargé d'apporter leur ikigami aux futures victimes : l'avis de décès qui les prévient qu'elles n'ont plus que 24 heures à vivre. Face à cette sentence aussi arbitraire qu'inévitable, les destinataires réagissent tous de façon très différente. Certains choisissent de régler leurs comptes ; d'autres, de réaliser leurs rêves – tandis qu'au fil des mois, Fujimoto Kengo est de plus en plus tourmenté par les implications morale de sa mission...

"Ikigami: Préavis de mort" est un thriller psychologique et social qui se présente sous la forme de deux histoires individuelles par tome, l'ensemble étant relié par le fil rouge que constitue le parcours de Fujimoto (dont j'adorerais qu'il reçoive un jour son propre ikigami, étant donné qu'il semble avoir l'âge adéquat !). Si toutes ces histoires ne sont pas également émouvantes, toutes ont le mérite de poser un dilemme intéressant. Un châtiment a-t-il encore un sens au bout de plusieurs années, lorsque le malfaiteur est devenu une personne différente et a peut-être oublié ses crimes d'autrefois ? Réaliser un rêve doit-il passer avant tout le reste, y compris la loyauté que nous devons à nos proches ? Rien de très gai, vous l'aurez compris, et je ne lirai sans doute pas les tomes suivants tous à la file. Mais je les lirai, c'est certain.

Le Crep'Chignon


Hier soir, nous voulions nous faire un resto en famille. Mon père - surprise... - n'avait qu'un desiderata: "Je veux manger une entrecôte bien cuite avec des frites". Soeur Cadette et moi, de sortie en ville, avons passé en revue les restos de viande que nous connaissions: ils étaient tous complets. Finalement, nous avons atterri au Crep'Chignon, qui "ne ressemble pas du tout à une crêperie traditionnelle, vous allez voir", nous a promis Soeur Cadette. Et de fait.

Bien que situé dans un endroit pas franchement passant, et uniquement accessible en voiture, le Crep'Chignon était plein en ce samedi soir. Tables normales ou très hautes, assez serrées les unes contre les autres: il ne faut pas avoir peur que les voisins écoutent votre conversation. Aux murs, des tableaux qui sont tous à vendre. Dans les toilettes, une vitrine publicitaire pour le caviar des Pyrénées.

La première bonne surprise vient de la carte. A côté des galettes et des crêpes classiques sont proposées des spécialités très originales et beaucoup plus travaillées, dont chacune porte le nom d'une coiffure pour rester dans le thème donné par le nom de l'établissement. J'ai ainsi choisi un "Catogan": foie gras, filet de canard, pommes sautées et fleur de sel. Admirez la bête:



Soeur Cadette et Cahouète se sont contentés d'une complète; David et ma mère ont pris une Meulette (saumon fumé, oeufs brouillés, éclats de truffe) et mon père a eu droit à son entrecôte bien cuite, avec un beurre de basilic qu'il a poussé sur le côté. Car en plus des crêpes, la carte propose aussi un choix réduit de viandes, de pâtes et de salades. Pour arroser notre repas, nous avons pris deux bouteilles d'un cidre bio que j'ai trouvé absolument délicieux alors qu'en temps normal, je n'aime pas le brut.

En dessert, huit spécialités gourmandes spéciales enfants (petits et grands!) à base de Chamallow, de Carambar, de Smarties et autres bonbons colorés qui personnellement ne me tentent pas beaucoup, mais aussi des compositions plus "adultes" à base de fruits, de glace, de chocolat... Comme je n'avais plus faim, je n'ai rien pris et je me suis contentée de photographier le Carré de Soeur Cadette:



Dernier détail amusant: l'addition est arrivée roulée dans un bigoudi. J'ajoute que le service était très gentil et souriant, même si la cuisine débordée avait un peu de mal à suivre le rythme des commandes, et que la direction privilégie visiblement les produits locaux, ce que je trouve toujours sympathique. En résumé, une adresse hors des sentiers battus, à découvrir absolument.

5 route de Toulouse
31700 Cornebarrieu

samedi 22 octobre 2011

"Afterschool Charisma" tome 1


"Vous êtes les clones de personnages célèbres ayant accompli des actes remarquables. Ce qui compte, c'est d'avoir foi en vous-même pour réussir là où votre original a échoué - bref, d'aller encore plus loin que lui. Telle est votre responsabilité. Voilà l'espoir que nous plaçons en vous."

C'est en ces termes qu'un professeur s'adresse aux élèves de l'élitiste académie St. Kleio. Leur destin semble donc tout tracé... Pourtant, Marie Curie n'aspire qu'à jouer de la musique; Napoléon mesure déjà 1,76 mètre; Mozart est certes un génie, mais caractériel et d'une violence inexplicable; Elizabeth 1ère rêve de se marier et de fonder une famille; Jeanne d'Arc redoute de périr comme son originale; quant à Adolf Hitler, il fait preuve d'une empathie hors du commun. Et au milieu de tous ces personnages célèbres, il y a Shiro Kamiya, un humain ordinaire qui ne comprend pas bien ce qu'il fait là...

Quand JFK est de nouveau assassiné pendant une campagne présidentielle, les couloirs de l'académie se remplissent d'hommes en armes. Etrange, juge Sigmund Freud, qui entreprend de pirater le système informatique pour découvrir de quoi il retourne. Qui est à l'origine du programme de clonage? Que deviennent les élèves qui faillissent à leur "mission"? Quel ennemi mystérieux vient de déclarer la guerre aux organisateurs du projet?

C'est un autocollant "Coup de coeur" dans les rayons de la Fnac Jaurès, à Toulouse, qui m'a inspiré l'achat du premier tome d'"Afterschool Charisma". J'y ai trouvé ce que je cherchais: un thriller psychologique rondement mené, avec au niveau de l'atmosphère une vague réminiscence de "L'infirmerie après les cours". Si je voulais pinailler, je pourrais dire qu'il manque au graphisme de Kumiko Suekane une petite touche d'étrangeté ou de noirceur pour mieux coller à l'ambiance de l'histoire. Qu'importe: j'ai déjà pré-commandé le tome 2 qui sort le 10 novembre, en espérant que la suite de la série sera à la hauteur de cet excellent démarrage.

vendredi 21 octobre 2011

"En un monde parfait"


Jiselle, une hôtesse de l'air qui a dépassé la trentaine et été demoiselle d'honneur trop de fois à son goût, se voit demander en mariage par le beau commandant Dorn sur lequel fantasment toutes ses collègues. Elle a l'impression de vivre un rêve, jusqu'au jour où son nouvel époux la ramène dans sa maison perdue au fond des bois, où vivent les trois enfants qu'il a eus avec sa femme précédente. Assez vite, Jiselle, qui a démissionné de son emploi, se retrouve coincée dans un rôle de gouvernante que personne ne lui est reconnaissant de remplir.

Puis une maladie mystérieuse commence à se propager aux Etats-Unis, leur donnant des allures de pays en guerre: coupures d'électricité de plus en plus fréquentes, pénurie d'essence et de produits alimentaires, apparition de charniers sauvages et de gangs de pillards... Livrée à elle-même avec ses beaux-enfants depuis que son mari est retenu en Allemagne par une interminable quarantaine, Jiselle va se découvrir des ressources qu'elle ne soupçonnait pas pour prendre soin de cette famille qui, malgré l'hostilité initiale de ses belles-filles, est peu à peu devenue la sienne.

Je l'avoue: je me suis pas mal ennuyée pendant la première partie de ce roman. Je trouvais que le personnage de Jiselle manquait de consistance et que sa romance avec un veuf séduisant était extrêmement téléphonée, tout comme ses rapports tendus avec ses beaux-enfants. Mais dès que l'angoisse a commencé à s'installer insidieusement, mon intérêt s'est éveillé. J'ai pensé à "Girlfriend dans le coma" de Douglas Coupland, lu et adoré il y a quelques années sur ce même thème de fin du monde tel que nous le connaissons. Et même si "En un monde parfait" ne m'a pas autant fascinée, j'ai apprécié la transformation de Jiselle dans la deuxième partie.

Il n'en reste pas moins que comparé (par exemple) à "La Vie devant ses yeux" qui traite pourtant un sujet bien moins dramatique, ce roman de Laura Kasischke manque à mon goût de profondeur psychologique. J'ai également été gênée par une traduction lourde et malhabile à certains endroits, l'utilisation régulière de "point" à la place de "pas" ou d'expressions désuètes telles qu'"appliquer une bourrade" au lieu de simplement la donner. Une lecture semi-satisfaisante, donc.

Des avantages de séjourner, adulte, chez ses parents


Quand mes parents ont quitté Monpatelin et sont venus s'installer à Toulouse pour être plus près de Soeur Cadette et de mes neveux, j'ai pensé que je ne me sentirais jamais chez moi dans leur nouvelle maison: trop grande, trop isolée, trop dépourvue de souvenirs. D'ailleurs, quand je rendais visite à ma famille, je dormais toujours chez Soeur Cadette. Puis mon père est tombé malade, et ça a changé la donne.

Désormais, au lieu d'une semaine en été et une autre à Noël, je viens à Toulouse tous les deux mois. Et par certains côtés, c'est une contrainte (que je m'impose toute seule, entendons-nous bien). C'est du temps que je ne passe pas avec Chouchou dont je déteste être séparée, des jours où je bosse peu et mal parce que mes parents refusent d'installer un petit bureau dans leur chambre d'amis alors que je ne travaille bien que dans le silence le plus complet. Mais la situation a aussi ses avantages:

- Aucun repas à préparer. Chaque jour à 12h45 et 19h45 apparaissent sur la table des petits plats maison, généralement confectionnés avec des légumes du jardin et de la viande Label Rouge. Il y a toujours un Rustique croustillant dans la huche à pain et du Coca Light au frigo (j'attends la fin du stock actuel pour annoncer que j'ai cessé d'en boire depuis que des études ont confirmé que l'aspartame et autres édulcorants étaient cancérigènes). En outre, les placards sont toujours pleins sans que j'aie besoin de faire les courses, ou très exceptionnellement. Et ma mère fait une compote de pommes absolument terrible. Malgré quoi, je ne grossis jamais chez mes parents parce que mon alimentation y est bien plus variée et moins calorique que les plats uniques à base de pâtes ou de céréales que je prépare généralement chez moi.

- Pas non plus de ménage à faire. Ni de lessive. Ni de draps à changer. Mes efforts domestiques se bornent à tirer la couette sur mon lit le matin. Après ces douze secondes en mode "fée du logis", quand mon père va bien, je peux passer en mode "quasi-assistée" pour le reste de la journée. Du coup, j'ai vachement plus de temps pour glander sur internet lire.

- Il y a un porte-serviette chauffant dans la salle de bain d'invités. Je connais peu de voluptés aussi grandes que de renfiler un pyjama presque brûlant en plein hiver au sortir de la douche.

- Un 3ème lieu de vie, c'est un 3ème set de produits de beauté. Ce qui me permet, à côté des incontournables que je possède en 3 exemplaires (la crème pour peaux intolérantes et l'eau micellaire Avène, la Washing Cream Menard, le vagin artificiel bain dissolvant express Sephora), de tester perpétuellement des nouveaux trucs achetés pas cher à la parapharmacie Lafayette. Et de justifier la prolifération de mes vernis à ongles, répartis géographiquement de telle sorte que personne - pas même moi - ne puisse estimer leur nombre réel.

- La présence d'un poste de télé généralement allumé sur 1/une émission de jeu débile 2/ une série policière 3/les infos de TF1 et surtout LA METEO me confirme que j'ai bien fait de me débarrasser de cet engin maudit il y a des années. Mais j'avoue que j'aime bien regarder Masterchef avec mes parents le jeudi soir.

- Je ne suis pas fan de Toulouse; néanmoins, la ville possède quelques atouts non négligeables en la présence d'un grand Monoprix qui vend toute la collection Essie (je vais devoir y passer une heure là-bas avec Soeur Cadette samedi après-midi, trop dure la vie), du salon de thé Bapz qui est un endroit merveilleux ou encore de la pétillante Nekkonezumi avec qui je peux dévorer un scone crème-confiture dans l'endroit merveilleux susnommé. Oui, j'ai des joies simples. (Mais toutes caloriques ou ruineuses, comme le lecteur attentif ne manquera pas de l'avoir remarqué.)

Plus fort que la coquille Saint-Jacques en céramique


Ma belle-mère n'est pas la seule à rapporter de vacances des cadeaux improbables dont les destinataires ne savent plus comment se débarrasser. Mes parents ont un couple de voisins à la retraite, plutôt friqués, qui passent environ la moitié de l'année en voyage. Pendant leurs absences, mes parents nourrissent leur chat, récupèrent leur courrier, vont tous les matins ouvrir les fenêtres de leur maison afin que les plantes aient de la lumière dans la journée et retournent les fermer le soir.

En récompense de leurs services de gardiens désignés volontaires, ils ont eu droit à des tas de brols à trois kopeks, probablement achetés à la hâte dans un aéroport dix minutes avant le début de l'embarquement: un papyrus imprimé dont l'encadrement sur mesure leur a coûté une fortune, un petit masque africain en bois foncé qui jure atrocement avec leur intérieur des plus traditionnels, un dessous de plat orné du coq portugais...

Leurs voisins doivent rentrer lundi d'un séjour d'un mois au Pérou. Qui sait ce qu'ils vont pouvoir leur rapporter cette fois? Mon père est fataliste: "Ce sera probablement un gri-gri en poils de cul de lama".

Les paris sont ouverts.

jeudi 20 octobre 2011

Non mais si ça se trouve j'ai été échangée à la maternité hein


Ma mère, hier soir au moment du choix du programme télé: Indiana Jones? Oh, tu peux regarder si tu veux. Ce que je supporte pas, moi, c'est l'autre truc, là: Les aventuriers de l'arche perdue.



Mon père, ce midi, alors que j'essaie les nouvelles Shellys que le facteur de Leurpatelin vient de m'apporter: Ah, tiens, tu t'es acheté des chaussures clown?

Appel à textes


Griffe d'Encre, un "petit" éditeur de littératures de l'imaginaire qui publie d'excellentes choses (par exemple ça, ça ou ça) lance un appel à textes pour une anthologie dont le thème sera Les différences. Si j'écrivais de la fiction, c'est exactement le genre de sujet qui m'inspirerait. Or, je crois que j'ai pas mal d'aspirants écrivains parmi mes lecteurs et lectrices... Intéressé(e)? Les détails sont ici.

mercredi 19 octobre 2011

Ta main dans la mienne


Nous marchons à petits pas prudents dans les allées du parc. Ta main droite tient une canne sur laquelle tu ne t'appuies guère: ta hanche te laisse en paix aujourd'hui. Tu n'as pas aimé devoir en acheter une; moi, je trouve qu'elle te donne l'air distingué. Ta main gauche, douce et ridée, est logée dans la mienne. Après tant d'années passées à nous promener ainsi, il me semble que nos paumes et nos doigts se sont moulés les uns aux autres.

Tu portes un bonnet enfoncé jusqu'à tes sourcils poivre-et-sel, plus tire-bouchonnants et exubérants que jamais. Désormais, mon index tremble un peu quand je les lisse, mais c'est toujours avec la même tendresse amusée que je te taquine à leur sujet. J'ai mis mon petit manteau rouge de demi-saison - incapable, malgré mon âge, de renoncer à porter des couleurs vives. J'ai cessé depuis longtemps de caracoler sur huit centimètres de talons, mais j'aime toujours autant les souliers et ce jour-là, j'ai choisi pour sortir avec toi des bottines bleu canard que je ne perds pas une occasion d'admirer en avançant un peu mon pied et en faisant tourner ma cheville. Je crois être discrète, mais mon geste ne t'échappe pas, et tu souris sans rien dire.

Un pâle soleil d'automne brille dans le ciel; il ne nous apporte pas beaucoup de chaleur, mais la façon dont il éclaire les arbres au feuillage flamboyant nous gonfle le coeur de joie. Au loin, j'aperçois notre banc, celui où nous aimons nous asseoir pour lire l'après-midi quand il fait beau. Dans mon sac, je porte un gros roman à l'encre désormais délavée, sur lequel je m'use les yeux. Depuis combien de décennies te moques-tu de mon incapacité à renoncer à ces objets lourds, encombrants et vétustes? J'ai oublié. Toi, tu voyages léger avec ton iRead 17, le dernier modèle qui est sorti la semaine dernière. Une simple pression sur la branche de tes lunettes, et le texte se matérialise devant tes yeux. Mais je n'ai jamais pu me résoudre à tirer un trait sur l'odeur, le contact et le poids du papier.

Tant de choses ont changé depuis notre rencontre... Nous avons assisté à l'élection de la première présidente de la République française, à la chute du système capitaliste, à huit catastrophes nucléaires d'ampleur mondiale avant que soient enfin développées des énergies alternatives propres. Des pays entiers se sont désertifiés, sol empoisonné, faune et flore ravagées, population décimée par la pollution radioactive. Contrairement à moi, tu n'as jamais perdu espoir en la capacité de l'humanité à redresser la barre. "Vois comme ce monde est encore beau", me disais-tu le mois dernier alors que nous contemplions une aurore boréale en Islande. Il est un certain nombre de choses que l'âge commence à rendre compliquées, mais nous nous débrouillons toujours pour voyager deux ou trois fois par an. Pour combien de temps encore? C'est la question que j'ai peur de me poser.

Nous avons eu de la chance; la maladie ne nous a pas épargnés, mais nous sommes encore valides et joyeux. Plus amoureux qu'au premier jour. Nous avons connu bien des chagrins, perdu beaucoup de proches. Devant le cercueil de mes parents, c'est ton bras qui m'a soutenu alors que mes genoux flanchaient. Devant celui de ta mère, c'est moi qui ai essuyé tes larmes. Les épreuves nous ont rapprochés. Et nous n'avons pas à nous plaindre: notre vie a été, pour l'essentiel, plus heureuse que beaucoup - pleine de complicité et de fou-rires. Nous avons dû abandonner quelques rêves au bord de la route, mais nous avons réussi à en réaliser d'autres. Nous n'avons jamais regretté de ne pas avoir eu d'enfants. Notre existence a été bien remplie même sans ça, et nous avons pu veiller avec bienveillance sur ceux de nos soeurs et de nos amis. Nous avons appris ce matin que l'aîné de mes neveux serait bientôt grand-père. Tout ça ne nous rajeunit pas.

Nous sommes le 19 octobre 2056; ce soir, nous fêterons les 50 ans de notre rencontre. Nous savons que nous approchons du bout du chemin, et ça nous rend tristes. Mais nous débordons de reconnaissance pour tout ce qui nous a été donné, tout ce que nous avons partagé au cours de ce demi-siècle passé ensemble. Une éternité d'amour.


Bon anniversaire, mon coeur.
Aujourd'hui et pour toutes les années qui viennent,
je ne veux qu'une chose:
garder ta main dans la mienne.

mardi 18 octobre 2011

Cuckoo For This Color d'OPI




Un beau bleu canard très finement pailleté, parfait sur ongles courts. Idéalement, je l'aurais souhaité un tout petit peu plus clair, car là, il faut vraiment le regarder de près pour l'apprécier; or je n'ai encore trouvé aucun moyen de brandir nonchalamment mes doigts sous le nez de mes interlocuteurs. Avec l'automne, j'abandonne mes vernis acidulés ou pastels de cet été pour revenir à des teintes plus sombres, mieux assorties à mes vêtements de mi-saison.

Mais en parlant d'OPI, j'en profite pour vous signaler un incident regrettable. Vous vous souvenez du giveaway que j'avais organisé il y a quelques semaines? Nuryko vient de recevoir le lot qu'elle a gagné, et deux des gros flacons d'OPI qui se trouvaient dans mon paquet pourtant bien emballé ont explosé pendant le transport. Allez voir le résultat ici, c'est assez impressionnant. Un peu dégoûtée je suis. Faut-il accuser la brutalité des postiers? Un manque de solidité des flacons OPI? Les deux?

lundi 17 octobre 2011

Les bienveillants


Les vrais gentils. Ceux qui se réjouissent de vos succès sans jamais en être jaloux, et qui vous invitent à partager les leurs. Ceux qui gardent leurs commentaires négatifs pour eux et qui, si on leur demande leur avis, essaient de dire la vérité de la manière la plus indolore possible. Ceux qui vous envoient des pensées affectueuses dans les moments difficiles - juste un texto ou un mail de deux lignes, mais qui vous rappelle que vous n'êtes pas seul. Ceux qui vous disent "Si je peux faire quoi que ce soit, n'hésite pas à m'appeler", et qui sont sincères. Ceux qui ne veulent pas de mal même aux gens qui leur ont fait du tort. Ceux qui, confrontés à une personne difficile, vont se dire qu'elle passe peut-être une mauvaise journée au lieu de penser que c'est une harpie. Ceux qui parleront gentiment à cette personne au lieu de lui crier dessus. Ceux qui se gardent de colporter des ragots ou de casser du sucre dans le dos des gens. Ceux qui ont de petites attentions spontanées pour embellir la vie de leurs proches. Ceux à qui donner fait au moins autant plaisir que recevoir, et qui choisissent leurs cadeaux avec soin au lieu de considérer ça comme une corvée dont il faut se débarrasser au plus vite. Ceux qui, dans leurs relations sociales, sont plus préoccupés par l'harmonie que par le pouvoir. Ceux qui font des choses parce que c'est juste, et pas parce qu'ils attendent des félicitations. Ceux qui cèdent leur place dans le bus, et qui aident leur voisine âgée à monter ses courses. Ceux qui essaient de se mettre à la place des autres, et qui les traitent comme ils aimeraient être traités eux-mêmes. Ceux qui ont la générosité discrète. Ceux qui sourient souvent, même quand ils auraient des raisons de faire la tête. Ceux qui répondent toujours présent quand vous avez besoin d'eux. Ceux qui s'abstiennent de juger. Ceux qui vous soutiennent dans vos choix même s'ils ne les comprennent pas. Ceux qui vous donnent la certitude que tant que vous les aurez dans votre vie, vous vous sortirez de tout.

Plus jeune, les gens que j'admirais par-dessus tout étaient ceux qui avaient de la culture et de l'esprit. On change. Je suis toujours sensible à la culture et à l'esprit, mais moins, désormais, qu'à la gentillesse et à la bienveillance. Ce sont les qualités que je recherche chez mes proches, les qualités qui me séduisent à tous les coups, les qualités que je tente de développer chez moi malgré une tendance naturelle au cynisme assez prononcée. Le chemin est long.

Toulouse de Mavala



Il fallait bien que ça arrive un jour.
Voilà, c'est fait.
Un vernis Mavala m'a déçue.
Si.
Trop liquide, pas assez couvrant même au bout de trois couches, ce Toulouse dont le nom comme la couleur avaient pourtant tout pour me plaire ne vaut pas mieux qu'un vulgaire Catrice.
Puisque c'est comme ça, je boude. Plus d'achats de vernis jusqu'à nouvel ordre la sortie de la collection Muppets d'OPI, na.

dimanche 16 octobre 2011

A voté


J'ai raté le premier tour des primaires socialistes parce que j'étais à Bruxelles le dimanche 9 octobre. Aujourd'hui, non seulement j'étais à Monpatelin, mais le vote était organisé dans l'école primaire qui jouxte ma résidence. Je n'avais donc aucune excuse pour ne pas aller glisser mon bulletin dans l'urne. Aucune excuse à part, peut-être, le fait que je ne savais pas pour qui voter. D'un côté, un candidat qui me sort par les trous de nez qui n'a à mon avis pas l'envergure d'un chef d'état; de l'autre, une candidate un peu trop libérale à mon goût. Pas facile de se décider.

A 13h, j'ai pris mon courage à deux mains et passé en revue leurs programmes respectifs avant de me décider pour Martine Aubry, parce que les mesures économiques proposées par François Hollande me semblaient à la fois floues et totalement irréalistes. Autrement dit, je n'ai pas voté "pour" quelqu'un, mais "contre" quelqu'un d'autre. Et j'ai beau me creuser la cervelle, je ne me souviens pas avoir jamais, dans le cadre d'une élection présidentielle, procédé autrement. Je ne vote pas dans l'espoir qu'un candidat fera triompher mes valeurs et mes convictions; je vote pour éviter le pire. Je trouve ça très triste.

2500 (+1)


Le message précédent est le 2500ème que j'ai publié sur ce blog. J'ai créé "Le rose et le noir" en mai 2005, après avoir passé un peu plus d'un an sur une autre plateforme avec un blog qui s'appelait "Le temps n'est rien". A la base, je cherchais juste un moyen de reprendre mon journal intime interrompu quelques années plus tôt, sur un support qui m'encombrerait moins que les dizaines de carnets accumulés depuis l'âge de 8 ans. J'écrivais de manière anonyme, dans l'idée de pouvoir vraiment me défouler en racontant tout ce que je voudrais.

Et puis, alors que je ne l'attendais pas du tout, des liens se sont créés, notamment avec des blogueurs belges (sans le savoir, j'avais choisi une plateforme basée à Friteland), notamment avec un certain Monsieur Tout-Le-Monde qui parlait de lui comme de l'archétype du mec anti-sexy. J'ai commencé à m'investir dans ce que j'écrivais, et du coup, j'ai eu envie de le faire lire à mes proches. Des amis, d'abord, puis des membres de ma famille. De ce fait, j'ai commencé à me censurer; mais en contrepartie, à une époque où Facebook n'était pas encore entré dans ma vie, cela a créé des liens supplémentaires avec les gens que j'aime mais dont je suis géographiquement séparée une grande partie de l'année. Je me suis mise à rencontrer des blogueurs qui me lisaient, et réciproquement. Beaucoup sont devenus des copains et m'ont enrichie de leur savoir, de leur humour, de leur générosité. Mes visites montaient lentement, mais ça n'avait rien d'étonnant vu l'absence de ligne éditoriale du blog, et puis je m'en foutais. J'étais déjà si émerveillée et reconnaissante du soutien que de parfaits inconnus m'apportaient dans les moments difficiles! Je ne voyais pas ce que je pouvais désirer de plus.

Mais au début de l'été 2011, j'ai décidé de passer à la vitesse supérieure. Ecrire davantage, m'impliquer dans une communauté en ligne, faire de mon blog une sorte d'activité annexe (non-rémunérée) à mon boulot. Je me suis dit: puisque ça m'éclate autant, ça mérite que je m'y investisse plus qu'en passant. Là, j'ai des idées pour rénover le design, des idées qui nécessiteraient sans doute le concours d'un professionnel du web pour être mises en place. Mais ce serait un assez gros investissement financier, et je me demande si ça en vaut la peine. Je vais sans doute attendre que tombent mon prochain solde de droits d'auteur, et si les bouquins que j'ai traduits se sont bien vendus, je me mettrai en quête de quelqu'un.

En attendant, et même si je ne sais pas trop comment tourner ça pour éviter que ça vire à la guimauve, je voulais remercier les gens qui me lisent, parfois depuis des années, parfois en silence. J'écris pour moi avant tout, parce que ça me fait du bien de raconter autre chose que les aventures d'un manchot en quête d'un grimoire maudit ou la 117ème orgie zoo-nécrophile d'une héroïne qui éprouve des difficultés grandissantes à garder sa culotte. Mais, de plus en plus, j'écris aussi pour les gens qui me lisent, pour les informer, amuser ou les émouvoir. J'espère que j'y parviens de temps en temps. Bon dimanche à tous.

samedi 15 octobre 2011

Où mon estomac préfère Bruxelles


Indéniablement, il fait plus beau à Monpatelin qu'à Bruxelles. Durant mes séjours au soleil, il arrive tout de même que la capitale fritelandaise me manque. Par exemple, quand je commande un brunch à 18€ et que je vois arriver ça:




En gros, un croque-monsieur, une tranche de pain grillé et une autre de brioche, un oeuf en omelette et trois ou quatre autres trucs anecdotiques, pas particulièrement renversants au niveau du goût... Franchement, je regrette bien fort le brunch du Cook&Book où on se tape la cloche pour moins cher que ça, et avec une orange pressée plus un thé, un café ou un chocolat chaud compris dans le prix.

Autre exemple: le samedi soir à 19h41, quand je suis prise d'une subite envie de pad thaï et que je me rends compte que je vis dans un no man's land traiteuresque où la seule chose qu'il soit possible de se faire livrer, c'est une pizza. Une pizza pas mal, mais néanmoins beaucoup moins succulente que celles de Mamma Roma.

En résumé, je vis à Bruxelles pour Chouchou et pour la bouffe. Théoriquement, pour la culture aussi. Mais là tout de suite, je m'en fous des films en VO et des expos méga-intéressantes: JE VEUX UN PAD THAI, bordel.